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  • Les  mesures contre le Coronavirus pourraient tuer 6.000 enfants par jour dans les prochains mois, selon l’Unicef.

    Les mesures contre le Coronavirus pourraient tuer 6.000 enfants par jour dans les prochains mois, selon l’Unicef.

    Selon l’UNICEF, qui reprend une étude publiée dans la revue The Lancet Global Health, les mesures de lutte contre le Coronavirus (Couvre feu, confinement, interdiction des déplacements) ont fait baisser le nombre de visites dans les centres de santé. A cela s’ajoute la perturbation dans l’approvisionnement en médicaments, la malnutrition, accentuée par la rupture des circuits d’échanges et de distribution.

    Jusqu’à 1.2 millions d’enfants  de moins de cinq ans, selon l’Unicef, pourraient mourir en six mois dans 118 pays.

    56.000 femmes pourraient aussi être victimes d’une baisse des soins médicaux avant et après l’accouchement.

    A la mi-avril, 117 millions d’enfants dans 37 pays n’ont pas été vaccinés contre la rougeole parce que les campagnes de vaccination ont été interrompues à cause de l’épidémie.

    Les écoles sont fermées, les parents sont au chômage et les conditions socioéconomiques se détériorent, l’accès au soin est limité. Les risques de violence, d’abus, de négligence, augmentent. Les femmes et les filles sont davantage exposées aux violences. Les migrants, les enfants de migrants sont particulièrement exposés.

     

    « Nous avons observé les conséquences de la pandémie dans les pays disposant de systèmes de santé développés, et nous sommes préoccupés par ses effets possibles dans des pays où les systèmes de santé sont plus faibles et qui disposent de ressources moins importantes », explique Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef.

    Elle a demandé une aide d’1.6 milliards de dollars pour financer ses actions contre la pandémie. Elle a pour l’instant reçu 215 millions de dollars supplémentaires, attribués à des campagnes d’informations, des achats de masques, des blouses, de gants dans 57 pays.

    Catastrophes sanitaires en cascade ?

    Le point majeur est de constater que les mesures prises pour lutter contre la pandémie risquent de provoquer des catastrophes sanitaires. On peut bien sûr estimer que sans de telles mesures, l’épidémie aurait fait un nombre encore plus élevé de victimes ; de même que l’on peut se dire que l’étude de The Lancet est surévaluée et que l’Unicef la reprend à son compte, pour lancer un énième appel au secours. 1.2 Millions d’enfants menacés, cela semble raisonnable pour appeler au secours.

     

    Il n’est pas étonnant que la panne économique mondiale touche les plus vulnérables dans les pays les plus pauvres. La logique décrite par cette étude et les constats faits en Afrique de l’est et de l’ouest, en Inde et en Amérique latine, confirment la dégradation rapide des situations économiques, qui touche les plus faibles, et donc les enfants.

  • Maduro prend l’Ambassadeur de France en otage

    Maduro prend l’Ambassadeur de France en otage

    Au Venezuela, l’épidémie de Covid 19 a encore isolé un peu plus le pays.

    Une centaine de cas, une dizaine de morts, les chiffres sont incertains, mais crédibles, le pays étant isolé. Le corona n’y est pour rien : les rassemblements sont interdits, la pénurie s’accroit. Heureusement, le Président veille sur la santé du régime : il a déjoué une tentative d’invasion, en pleine épidémie. Une dizaine de malheureux -huit sont morts, deux en prison- avaient débarqué sur les plages, nul ne sait pourquoi, si ce n’est Maduro, qui pense qu’il s’agissait, comme d’habitude, d’un coup d’état américain. On peut croire Trump quand il dit qu’il ne s’y serait pas pris comme çà.

     

    Mais ce n’est pas parce que Maduro est paranoïaque qu’il n’a pas d’ennemis.

    Plus de 50 pays ont reconnu comme Président Juan Guaido, son opposant, en cavale. Parmi ces pays, avec la quasi totalité de l’Europe et de l’Amérique latine, la France. Ce qui explique que l’Ambassadeur, Romain Nadal, était allé accueillir Juan Guaido à l’aéroport, après une tournée de celui-ci en Europe, il y a quelques mois, au cours de laquelle il avait rencontré Macron. Un geste justifié publiquement par l’Ambassadeur par le besoin de protéger Juan Guaido de la Sebin, la police politique vénézuélienne.  Romain Nadal a aussitôt été accusé par Maduro de s’être immiscé gravement dans les affaires intérieures du pays.

     

    Et Maduro a retenu l’affront.

    Depuis le 2 mai, les accès à la rue de la Résidence sont fermés par la police politique. L’eau est coupée. Le gaz aussi. La résidence a bien un groupe électrogène mais le fuel s’épuise. Les camions citernes d’eau ou de fuel ne peuvent passer. Coronavirus aidant, Maduro a cloitré l’Ambassadeur dans  sa résidence, sans eau et sans électricité, de quoi lui apprendre à vivre.  

    « Les Autorités françaises attendent qu’il soit mis fin sans délai à ces mesures afin de rétablir le fonctionnement normal de notre représentation diplomatique » a fait savoir le Quai d’Orsay, qui estime, à juste  titre, qu’il s’agit d’une atteinte à la Convention de Vienne.

    Pour mieux être entendu, le Quai d’Orsay a convoqué deux fois l’Ambassadeur du Venezuela à Paris pour protester contre le sort réservé à sa Représentation diplomatique.

     

    Une curiosité juridique puisque la France ne reconnaissant plus Maduro, elle ne devrait pas reconnaitre non plus son ambassadeur. Mais bon. La diplomatie, c’est du pragmatisme. Romain Nadal ne va-t-il pas bientôt récolter les eaux de pluie ? La doctrine française selon laquelle on ne reconnaissait pas les gouvernements mais seulement les pays revient peut-être à l’ordre du jour : Une bonne tradition diplomatique qui évitait bien des inconvénients et permettait de résoudre pratiquement les problèmes.

     

    Romain Nadal n’est pas le seul ambassadeur à être puni : Les résidences et ambassades des Etats-Unis, d’Espagne, d’Autriche, d’Afrique du sud,  sont aussi privées d’alimentation. Mais eux sont partis. Romain Nadal, lui, a voulu rester, et a peu de chances de partir. D’abord il n’y a plus d’avion. Ensuite, la route est coupée puisqu’il y a, dans ce paradis pétrolier, pénurie d’essence.

     

    Autrefois, une atteinte porte à un Ambassadeur était un casus belli. La communauté internationale se liguait contre le régime considéré comme barbare et délinquant. Cette situation ne devrait donc pas durer très longtemps. Même les Russes et les Chinois, derniers défenseurs de Maduro, sont choqués par de tels procédés. Ils doivent certainement transmettre à leur collègue des messages d’amitié, avec un peu d’eau et d’alcool à brûler. Etre ambassadeur, c’est apprécier avec la même humeur l’or des palais et les coupures de courant. Nadal tiendra, il risque même de devenir, malgré lui, un symbole de résistance. Maduro, c’est moins sûr. Il vient d’ailleurs d’être accusé par les Américains de « narco-terrorisme ». Et par la France de prise d’otage ? 

  • Le nouveau sous-marin nucléaire français, un Ambassadeur fort et discret.

    Le nouveau sous-marin nucléaire français, un Ambassadeur fort et discret.

    Le premier sous-marin nucléaire d’attaque de nouvelle génération, le Suffren, du programme Barracuda (six exemplaires pour un coût d’environ 9,1 milliards d’euros),  parti de Cherbourg fin avril, devrait bientôt rejoindre la Méditerranée.  Compte tenu de l’épidémie du coronavirus, tout le personnel à bord, 65 sous mariniers, a été testé de façon préventive. Mais les principaux tests sont ceux qui concernent ce bâtiment d’une nouvelle génération, le premier d’une série de six qui vont équiper la marine nationale.

    « Le meilleur sous marin du monde »

    Il s’agit de la classe « Baracuda » qui remplace la classe « Rubis », actuellement en service. Le Suffren peut rester en plongée 70 jours, et plonger à une profondeur supérieure à 300 mètres. Sa propulsion nucléaire le rend très discret : en fait il est pratiquement indétectable. Il peut s’approcher des côtes, intercepter les communications, frapper des cibles marines, envoyer des commandos des forces spéciales, lancer des missiles jusqu’à mille kilomètres à l’intérieur des terres, plus loin que les avions. « Ce sont les meilleurs sous-marins du monde » dit fièrement Hervé Guillou, le PDG de Naval Group, qui a construit le navire. A peu près 1 milliard par sous marin.  « 30 à 40% moins cher que ceux de nos partenaires européens » avance Hervé Guillou. Seuls les Britanniques ont un sous-marin avec propulsion nucléaire en Europe. Dans le monde, seuls les Américains ont un tel concentré de technologie sous-marine. Russes, Chinois et Indiens, y aspirent.

    Un concentré de prouesses technologiques

    Cinq autres Barracuda, programme lancé en 1998, seront progressivement livrés à la Marine nationale. Leur durée de vie sera supérieure à trente ans. Ils sont tous équipés d’une propulsion nucléaire de nouvelle génération, d’une barre en X qui accroit leur manœuvrabilité, et d’équipements de très haute technologie. Ce qui fait du Suffren un Ambassadeur, dans la diplomatie navale, de premier ordre. Tout d’abord parce qu’il est une vitrine technologique d’exception. Ensuite parce qu’il signifie que la France peut frapper où elle veut, quand elle veut. Enfin parce que ces sous-marins sont des espions capables d’intercepter les communications et de les décrypter.

    La France  a donc fait le choix de rester une puissance marine importante. Logique, puisque son domaine maritime est le deuxième plus vaste au monde. Elle prouve sa capacité à intervenir pour le protéger ou répondre à toute menace le concernant.

    Le Suffren ne sera livré à la Marine nationale qu’à la fin des essais en mer qu’il effectue actuellement. Il devrait arriver à Toulon avant la fin juin.

  • Cinéma: ces films que vous pourrez bientôt voir

    Cinéma: ces films que vous pourrez bientôt voir

    Le déconfinement est en cours un peu partout dans le monde ! Peu à peu, les mesures s’assouplissent, les magasins rouvrent, les personnes se retrouvent, le monde qui a tenu sa respiration pendant si longtemps commence lentement à sortir de cette longue apnée.

    Pour autant, pour les amoureux de la toile, cela reste compliqué. Les cinémas sont des lieux à risque : du fait de la difficulté de pratiquer la distanciation, que des personnes qui ne cohabitent pas se retrouvent dans la même pièce pendant plus d’une heure, du fait des files d’attente difficilement gérables….

    Mais cela ne sera pas définitif ! Et les grands studios hollywoodiens, les petits indépendants et l’ensemble du 7ème art se préparent à la reprise !

    Films reportés, productions annulées

    Le prochain James Bond sortira en novembre!

    Le plus célèbre espion au monde a anticipé la nature spectaculaire de la pandémie qui venait. 007, qui devait nous livrer son nouvel opus « mourir peut attendre » avec Daniel Craig, Rami Malek, la française Léa Seydoux et le britannique Ralph Fiennes, devait sortir dans le monde entier en avril. Ce sera finalement en novembre ! Le dernier James Bond avec Daniel Craig avait, heureusement, déjà été filmé et monté, ce n’est donc qu’un léger contretemps.

    D’autres productions sont moins chanceuses. La deuxième saison de la série Messiah, sur Netflix, qui raconte l’arrivée d’un homme qui de manière très troublante semble être un messie, devait être tournée à Rome avec un casting international. Trop compliqué, trop risqué, Netflix a préféré annuler le tout malgré le succès critique et public de la première saison.

    Le succès spectaculaire des services de vidéo à la demande

    Netflix a largement profité du confinement malgré des annulations de certaines de ses productions

    Le confinement quasi planétaire a généré beaucoup de perdants, les compagnies aériennes, l’ensemble du secteur du tourisme, l’édition… il y a aussi quelques rares secteurs qui en ont bénéficiés. Parmi ceux-ci, les fournisseurs de vidéo à la demande. Netflix doit se désoler de l’annulation de Messiah et du report de nombreuses productions mais peut se consoler avec l’augmentation considérable du nombre de ses abonnés du fait du confinement.

    Parmi les productions disponibles sur la plateforme, notons par exemple Mommy de Xavier Dolan, film bouleversant, ou encore les productions des studios japonais Ghibli comme par exemple le voyage de Chihiro.

    Disney, qui souffre du fait de la fermeture de ses parcs, du retard de ses productions, et de l’interdiction de déplacement de ses navires de croisière, peut en revanche se féliciter du lancement spectaculaire de sa propre plateforme Disney + qui a très rapidement compté plus de 50 millions d’abonnés. Productions Disney, Marvel, Lucasfilm, XXth Century Fox sont disponibles sur la plateforme de la firme aux grandes oreilles.

    Mulan, top gun et les minions sortiront, mais plus tard

    La sortie du film tiré de la série Kaamelott est décalée, mais pas annulée

    Que les fans des classiques se rassurent. Ils pourront voir les nouvelles versions de leurs films préférés. Mulan, film Disney tiré d’une légende chinoise qui avait déjà fait l’objet d’un dessin animé, n’est que décalé. Tout comme le nouveau Top Gun, toujours avec Tom Cruise. Les minions, ces insupportables êtres jaune fluo auront également un nouveau film qui sera diffusé. La liste des films décalés mais pas annulés est trop longue pour être citée entièrement, mais indiquons cependant que cela concerne également Black Widow, tiré de la saga Avengers, Pinocchio avec Roberto Benigni, Wonder Woman ….

    Quant aux fans de Kaamelott qui depuis si longtemps attendent la version cinématographique de la saga d’Alexandre Astier, qu’ils se rassurent, le film est prêt et sortira en France le 25 novembre prochain. Vivement demain !

  • Vers un fonds « catastrophe » pour les Français de l’étranger?

    Vers un fonds « catastrophe » pour les Français de l’étranger?

    Le 10 février dernier, le Sénateur Ronan Le Gleut (LR) et les Sénateurs Christophe-André Frassa et Jacky Deromedi ont déposé  une Proposition de Loi (PPL) pour créer un Fonds d’urgence pour les Français de l’étranger. Des initiatives dans la lignée de précédentes, et notamment de celle de la Sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

    Proposition qui vient de franchir une étape décisive en étant inscrit à l’agenda de la Haute Assemblée. L’initiative, qui vient du Président du groupe LR Bruno Retailleau, est un « signal envoyé aux Français de l’étranger » pour M. Le Gleut qui a échangé sur ce sujet avec lesfrancais.press.

    Le Sénateur Ronan Le Gleut

    Désormais, la proposition est entre les mains de la Commission des Finances et du Rapporteur désigné Jérôme Bascher. Mais de quoi s’agit-il ?

    Un fonds concernant les catastrophes sanitaires, naturelles et les troubles politiques

    A l’origine de cette proposition, la volonté d’aider les Français de l’étranger victimes de catastrophes naturelles comme le tsunami de 2004, de guerres civiles, coups d’Etat… dans leur pays de résidence. Apprenant par les élus consulaires en Asie que la situation sanitaire y était particulièrement préoccupante, M. Le Gleut a ajouté le concept de menaces sanitaires.

    L’objectif de ce fonds ? Aider sans délai ses bénéficiaires à faire face à la menace à laquelle ils sont exposés ou à subvenir à leurs besoins essentiels auxquels ils ne peuvent répondre. Il serait, dans sa version actuelle, financé par de nouveaux impôts. Le texte est cependant amené à évoluer, au Sénat à travers le travail notamment de la commission des finances, et en assemblée plénière qui prévoit de statuer dessus le 2 juin.

    L’avenir incertain de la proposition

    Quel avenir pour autant pour cette proposition ? M. Le Gleut estime que l’Assemblée Nationale, qui devra elle aussi étudier et proposer des amendements au texte si il « passe » l’épreuve du Sénat, pourrait adopter elle aussi si ce n’est la proposition tel qu’elle existe actuellement, en tout cas l’idée, le principe, d’un fonds pérenne pour les Français de l’étranger en cas de crise majeure.

    Pour devenir loi, la proposition devra passer par l’étape difficile de l’Assemblée Nationale

    Le gouvernement, pourrait aussi « s’emparer » de la proposition pour en faire un projet de loi sous sa signature. Le concept pourrait également évoluer : le Fonds de Garantie, qui existe déjà et indemnise les victimes françaises de terrorisme y compris à l’étranger, pourrait aussi voir le champ de ses activités élargi à ce type de sinistres. C’est une possibilité parmi d’autres que nous explorons.

    En tout état de cause, et compte tenu du calendrier législatif, cela, quand bien même la proposition franchirait ces nombreux obstacles, ne devrait pas bénéficier aux Français de l’étranger qui ont tant souffert avec la pandémie du Coronavirus.

    Il est à ce stade très incertain de prédire l’avenir de cette proposition, mais elle pourrait en tout état de cause avoir une conséquence positive : mettre en avant, et faire connaître y compris au plus haut niveau de l’Etat, que la crise que nous traversons a aussi, et fortement, impacté négativement les Français de l’étranger et que, outre la proposition de loi, il pourrait être utile de mettre en place des mécanismes d’aide à nos compatriotes expatriés.

    Cela démontre en tout cas une chose: la préoccupation d’élus pour le sort des Français de l’étranger.

  • Les médicaments, un terrain de chasse pour les mafieux ?

    Les médicaments, un terrain de chasse pour les mafieux ?

    La crise du COVID-19 a révélé la dépendance de la France et plus largement de l’Union européenne aux importations de médicaments provenant notamment de l’Asie. Cette crise a également souligné que les contrefaçons de médicaments étaient légions et constituaient un véritable fléau pour la santé publique. Les statistiques des saisies en douane réalisées de 2014 à 2016 montrent que les ventes de médicaments contrefaits se sont élevées à 4 milliards d’euros. Ce chiffre ne tient pas compte des faux médicaments produits et consommés sur le même territoire, ni des médicaments volés pendant leur transport et acheminés vers un autre marché ou pays.

    Les faux médicaments pullulent

    Selon le rapport de l’OCDE et de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), la plupart des faux médicaments saisis de 2014 à 2016 étaient des contrefaçons d’antibiotiques, de traitements contre les troubles de l’érection, d’antidouleurs, d’antipaludéens, et de médicaments contre le diabète, l’épilepsie, les cardiopathies, le VIH/sida, le cancer, l’hypertension et les allergies. Ils contenaient pour la grande majorité d’entre eux des proportions incorrectes d’ingrédients actifs, de sorte qu’ils étaient peu susceptibles de faire effet. Beaucoup comportaient des substances non déclarées pouvant présenter des risques graves pour la santé.

    Les analyses réalisées sur des échantillons suspects ont montré que 90 % des médicaments contrefaits pouvaient porter préjudice aux patients. L’importance de la demande mondiale, les marges bénéficiaires élevées et le faible risque pour les contrefacteurs d’être repérés expliquent la vulnérabilité particulière des produits pharmaceutiques face à la contrefaçon. Les groupes criminels peuvent commercialiser des médicaments fabriqués à partir d’ingrédients non conformes ou voler des médicaments destinés aux hôpitaux pour les revendre dans la rue à prix réduit, en les entreposant souvent dans de mauvaises conditions qui en réduisent l’efficacité.

    Les médicaments comptent parmi les produits les plus contrefaits. Les entreprises pharmaceutiques des États‑Unis, de l’Union européenne et de Suisse sont les plus durement touchées par la contrefaçon. Les faux médicaments peuvent à un moment ou un autre se retrouver dans les circuits légaux. Plus de la moitié des faux médicaments saisis ces dernières années provenaient d’Inde et près d’un tiers de Chine, les principales destinations étant l’Afrique, l’Europe et les États‑Unis. Singapour et Hong Kong sont les principaux points de transit de la chaîne d’approvisionnement qui peut aussi emprunter d’autres itinéraires à travers les Émirats Arabes Unis, l’Égypte, le Cameroun et la Turquie.

    Selon l’OCDE, 96 % des sites web qui proposent des produits pharmaceutiques sont illégaux. Les réseaux recourent à des bannières pour publicitaires alléchantes tout à la fois pour vendre des produits illégaux ou pour récupérer des données bancaires.

    Les pénuries nourrissent la peur,  terreau des réseaux mafieux

    Avec la crise du COVID-19, les réseaux mafieux ont exploité les pénuries pour développer leurs activités. Selon Interpol, des contrefaçons de masques de protection respiratoire, des solutions hydroalcooliques de qualité inférieure et des médicaments antiviraux non autorisés ont été saisis en grand nombre par les services de police et de douane et les autorités de contrôle sanitaire de 90 pays.

    Les services de police ont recensé plus de 2 000 bannières publicitaires concernant des articles en lien avec la COVID-19 proposant de faux médicaments ou des masques sortis des filières illégales. Plus de 600 affaires de concernant des contrefaçons de masques chirurgicaux ont été instruites. Interpol a saisi plus de 34 000 masques contrefaits et de qualité inférieure ainsi que des vaporisateurs anticoronavirus n’ayant aucun effet. Les services de police ont constaté un essor de trafic d’antiviraux et de chloroquine dont l’offre sur les circuits parallèle aurait augmenté de 100 % en un an.

  • Nouvelle donne au Moyen-Orient : Israël a (presque) gagné la guerre d’Iran.

    Nouvelle donne au Moyen-Orient : Israël a (presque) gagné la guerre d’Iran.

    Avant le temps du coronavirus, le monde était déjà, selon les collapsologues, au bord de la catastrophe. Un twitt ou une fatwa risquait de déclencher une guerre entre l’Iran et les Etats-Unis. La catastrophe n’a pas eu lieu, la guerre oui, discrètement. Elle devrait bientôt se finir par une victoire israélienne, qui pourrait être moins discrète.

    En novembre 2019[1], fort des propos de Ron Dermer, l’Ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, et d’Aviv Kokhavi, chef d’Etat-major de Tsahal, j’avais interprété le nom de code de la nouvelle stratégie israélienne « Momentum » par « C’est le moment».  Bonne traduction : La guerre a été livrée ; elle est (presque) finie.

    Les Iraniens épuisés

    Depuis novembre donc, Tsahal, l’armée israélienne, mène deux à trois attaques aériennes par semaine contre l’Iran. Ses avions survolent sans gêne le Liban et la base militaire russe de Tartous. Les Syriens tirent bien quelques missiles, jamais ils n’ont réussi à abattre un avion, ce qui en dit long sur la technologie russe vendue aux Syriens. La semaine dernière encore, deux attaques israéliennes, menées par des F35, ont détruit un QG et des entrepôts militaires des Gardiens de la révolution iraniens en Syrie. L’aéroport touché est à quelques kilomètres seulement du palais d’Assad. Comme quoi, si certains voulaient… Il n’y a pas que le général Suleimani, le chef des Gardiens de la Révolution qui aurait pu disparaitre.

    Les Iraniens, crise du coronavirus aidant, devraient retirer leurs forces de Syrie. Seul le Hezbollah les retient. Nasrallah, son chef, reconnait qu’Israël s’attaque à tout ce qui concerne la fabrication de missiles en Syrie, mais proteste de la faible présence iranienne. Comme pour reconnaitre que l’Iran va diminuer ses forces. Assad les presse, car les Syriens subissent eux aussi les attaques israéliennes. Quant aux Russes ils se sont lassés de tout, des Iraniens, des Turcs, et même d’Assad. Poutine a le spleen. Sa popularité chute. Ses réserves aussi.

    Mike Pompeo en visite éclair

    A la suprématie militaire israélienne s’est ajouté l’effondrement des prix du pétrole. Russie, Iran, Irak, tous sont touchés, presque coulés. L’Iran n’a pas les moyens de continuer cette bataille, même en captant les ressources pétrolières du vassal irakien (Belle réussite américaine d’avoir livré deux guerres pour confier l’Irak à l’Iran). Si les Israéliens expulsaient complètement l’Iran de Syrie, l’autoroute chiite de Téhéran à Beyrouth serait coupée. Ce qui signifierait une nouvelle donne au Liban en faillite, qui se meurt sous l’emprise du Hezbollah et de ses alliés.

    Un nouveau gouvernement formé pour conclure

    Le gouvernement israélien, constitué par une alliance surprise entre les deux adversaires d’hier, une quasi unité nationale de 71 députés sur 120, va conclure, la raison de cette coalition Gantz-Netanyahou n’étant pas la crise du Coronavirus mais bien la fin de cette guerre. Tsahal l’a dirigée seule, maintenant il y a des décisions à prendre. Mike Pompeo, le Secrétaire d’Etat américain, fait donc un voyage éclair en Israël ce 13 mai. Il y a rencontré Netanyahou, Gantz et Gabi Ashkenazi, nouveau ministre des Affaires étrangères, un centriste, ancien chef de Tsahal, comme Gantz.

    En Israël, comme souvent, les modérés sont les militaires. Ainsi le plus virulent opposant aux projets d’annexion de Trump et Netanyahou est un député, Ram Ben-Barak, ancien chef adjoint du Mossad, les services secrets.

    Le Plan américain prévoit l’annexion de la vallée du Jourdain et de 130 colonies en Cisjordanie. Comme pour le transfert des ambassades à Jérusalem, Trump et Netanyahou pensent qu’après les communiqués d’indignation, viendra l’habitude du fait accompli. Surtout si cette annexion s’articule avec une attaque contre les installations nucléaires iraniennes, au grand soulagement des pays arabes et des Européens.

    Détruire les installations nucléaires iraniennes

    Les Israéliens peuvent détruire les installations nucléaires iraniennes. Qui les en blâmerait ? Alors que Pompeo était à Jérusalem, les Etats-Unis dénonçaient à l’ONU le tir d’un missile balistique par l’Iran en avril dernier et appelaient au prolongement de l’embargo sur les armes décidé contre l’Iran en 2015. Celui-ci devrait être renouvelé en octobre, sauf que les Russes s’y opposent. Une bonne raison de montrer qu’il n’y a pas d’autre solution que de détruire ces installations et les sites de construction de missiles. La fenêtre de tir pour Israël serait entre juillet et octobre, avant l’élection américaine, ce qui ne déplairait pas à Trump.

    Les Etats arabes tous menacés

    En ce moment, la plupart les Etats arabes sont tous sous pression. Aux complots, aux révoltes, s’ajoutent les faillites. Liban, Irak, Iran, l’axe chiite s’effiloche. Assad gagne, mais quoi ? Un cimetière. Le projet moderniste du Prince Salman, qui a du décréter une trêve unilatérale au Yémen, s’évapore. Trump a fait retirer une batterie de missiles Patriot pour l’amener à plus de conciliation sur le pétrole. L’Egypte durcit son régime. La guerre de Lybie installe une partition de fait. Tous, dans le monde arabe, sont assis sur des sièges en poudre. Un peu d’eau empêche l’explosion, mais dissout. Il faut la bonne dose, le bon mélange.

    Les Israéliens n’ont pas tout à fait gagné : une guerre ne se gagne que lorsque l’adversaire accepte la paix. Une paix unilatérale n’est pas une paix. Une défaite iranienne serait l’occasion d’une nouvelle donne au Moyen-Orient, et plus généralement dans le monde arabe et musulman.

    Cela concerne directement la France. Elle peut, dit-on, parler à tout le monde. C’est le moment de proposer quelque chose de neuf, y compris à Israël. Pas seulement de l’antiterrorisme ambigu, du troc d’armes contre pétrole et droits de l’homme, sur fond de méfiance et de susceptibilité. L’intérêt de la France n’est pas d’avoir un monde arabe désespéré et ruiné.

    La France peut mettre à profit ces crises pour définir une politique de paix – fondée sur des intérêts – en Méditerranée. Ce n’est pas la paix entre palestinien et israéliens qu’il faut viser, ni la paix en Syrie, c’est une alliance pour la paix et la prospérité en Méditerranée. Seuls les Etats-Unis, les Russes, et les Chinois s’en moquent. C’est le moment. « Momentum » comme disent les Israéliens.

     

    [1] Voir « La guerre d’Iran commence en Israël », publié en novembre 2019, dans lesfrancais.press. Signe qu’il s’agit là d’un excellent hebdomadaire digital qui parle des Français dans le monde, et du monde dans lequel vivent les Français. Ce remarquable hebdo se complète d’une lettre quotidienne, à laquelle vous avez le droit de vous abonner, avec un service premium, pour 1.5€ par mois, le prix d’un café.  Parfois, le café est plus cher.

  • L’Europe veut réouvrir ses frontières intérieures pour sauver le tourisme, la France injecte 18 milliards dans le secteur

    L’Europe veut réouvrir ses frontières intérieures pour sauver le tourisme, la France injecte 18 milliards dans le secteur

    L’Union européenne a appelé mercredi 13 mai ses membres à rouvrir leurs frontières intérieures pour faciliter le tourisme, en dépit de la poursuite de la pandémie de nouveau coronavirus qui refait des victimes dans plusieurs pays.

    L’Union, qui avait déjà dû se confronter à une fermeture des frontières dans le désordre, souhaite que les mêmes recommandations soient suivies par tous.

    Le casse-tête des frontières internes.

    Si de nombreuses restrictions et mesures de distanciation sociale ont été mises en place face à l’épidémie de coronavirus en France, en Italie, en Espagne ou encore au Royaume-Uni, le souhait de la Commission Européenne semble être de rétablir la liberté de circulation et de lever les contrôles aux frontières afin de relancer le secteur touristique au plus vite.

    Mercredi, la Commission Européenne a en effet présenté un ensemble d’orientations et de recommandations visant à aider les États membres à lever progressivement les restrictions en matière de voyages. Concernant la levée des restrictions aux frontières, la Commission propose « une approche progressive et coordonnée, débutant par la levée des contrôles entre les régions ou les États membres qui présentent une situation épidémiologique suffisamment similaire » et insiste bien sur le caractère non discriminatoire :

     « lorsqu’un État membre décide d’autoriser les déplacements sur son territoire ou vers des régions ou des zones particulières de celui-ci, il devrait le faire de manière non discriminatoire, en autorisant les déplacements à partir de toutes les régions et zones ou de tous les pays au sein de l’UE qui connaissent des conditions épidémiologiques similaires. » – Commission européenne

    L’Autriche et l’Allemagne prévoient déjà de rétablir à partir du 15 juin la libre circulation à leur frontière commune ainsi qu’avec la Suisse et la France. Cet assouplissement permettra notamment les voyages d’affaire et les visites familiales. L’Espagne devrait maintenir ses frontières fermées jusqu’en juillet afin d’éviter une résurgence de l’épidémie de nouveau coronavirus, ont confirmé deux sources au ministère espagnol des Affaires étrangères. Le Portugal lui a prévu une réouverture progressive et a réussi à trouver un accord avec le Royaume ibérique afin que que la circulation avec le reste du continent ne soit pas totalement interrompu.

    Concernant la France et les vacances d’été, Edouard Philippe a fait plusieurs annonces ce jeudi midi : « Il n’y a pas beaucoup de certitudes à ce sujet, compte tenu de tout ce que nous ne savons pas sur l’évolution du virus. Mais nous devons fixer un cap et ouvrir les horizons. Pour les cafés et restaurants, la date de réouverture sera fixée au cours de la semaine du 25 mai. Pour ceux qui sont dans les départements verts, une réouverture le 2 juin pourra être envisagée si l’évolution de l’épidémie ne se dégrade pas et sous réserve que les mesures sanitaires qui sont recommandées soient parfaitement respectées ».

    Il poursuit :

    « S’agissant des vacances [d’été], et là encore sous réserve de l’évolution de l’épidémie et de possibles restrictions très localisées, nous privilégions une hypothèse raisonnable. Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d’août, en métropole et dans les outre-mer ». – Edouard Phillipe

    Les Français de l’Union européenne, non soumis, à la quatorzaine sur le territoire sont donc assurés de pouvoir venir passer leurs vacances en France. Pour ceux hors UE, il faudra donc attendre la liste des pays désignés comme à risque et la date de fin définitive de la mesure.

    Dans un communiqué,  la Commission Européenne a invité les États membres de l’espace Schengen et les pays associés à l’espace Schengen à prolonger la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l’UE de 30 jours supplémentaires, jusqu’au 15 juin :

    « La levée des restrictions en matière de déplacements devrait être progressive : comme souligné dans la feuille de route européenne commune sur la levée des mesures de confinement, les contrôles aux frontières intérieures devront être arrêtés de manière progressive et coordonnée avant que les restrictions aux frontières extérieures soient assouplies, dans une seconde phase ».

    Une industrie ravagée par les conséquences de la Covid-19

    « Le tourisme fait face à la pire épreuve de l’histoire moderne, son sauvetage est une priorité nationale », assure le premier ministre Edouard Philippe à l’issue du comité interministériel pour venir en aide au secteur sinistré par la crise du coronavirus.

    L’engagement de l’Etat sera au total de 18 milliards d’euros, indique Edouard Philippe. 

    Des mesures pour soutenir le secteur à traverser la crise

    A commencer par un plan de 6,2 milliards d’euros de prêts garantis accordés à 50.000 entreprises du secteur.

    Par ailleurs le fonds de solidarité actuellement en place restera ouvert jusqu’à fin 2020 pour les entreprises du tourisme. Cette aide sera versée plus favorablement aux entreprises, assure Edouard Philippe, puis que le plafond sera calculé sur les trois meilleurs mois de l’année précédente. L’aide pourra atteindre 10.000 euros.

    D’autres mesures sont prévues pour aider le secteur à traverser la période actuelle de fermeture et d’éviter les licenciements massifs. Ainsi les banques s’engagent au report des mensualités des entreprises sur 12 mois et non plus six ce qui était le cas jusqu’à présent. Les cotisations salariales et patronales seront exonérées tant que la fermeture durera. Et enfin le gouvernement s’engage à accorder un crédit de 20% sur les cotisations dues depuis le début de l’année, avant la crise du coronavirus.

    Un plan de relance budgété à 1,3 milliard d’euros

    Le Premier ministre annonce aussi un plan de relance pour l’après-crise. Il s’agit d’un plan d’investissement de 1,3 milliard d’euros qui sera financé par la Caisse des dépôts et Bpifrance. Cette somme sera complétée par des investissements privés en plus pour atteindre un total de 7 milliards d’euros.

    Le gouvernement annonce aussi que les collectivités pourront alléger les taxes de séjour. L’Etat leur apportera 50% du manque à gagner.

     

  • Frontières fermées dans le monde ? Le point sur ces pays interdits aux Français.

    Frontières fermées dans le monde ? Le point sur ces pays interdits aux Français.

    Circuler en tant qu’expatriés ou comme touristes n’a jamais été aussi compliqué. Les Français.press font pour vous le récapitulatif des pays fermés aux Français dans le monde.

    Quels sont les pays qui ferment leurs frontières aux Français en Europe ?

    • Pologne : après avoir fermé ses frontières aux étrangers, la Pologne a annulé lundi les vols intérieurs jusqu’à nouvel ordre.
    • Allemagne : Le pays a annoncé la quasi-fermeture de ses frontières avec la France, le Luxembourg, la Suisse, l’Autriche et le Danemark. Seuls les travailleurs transfrontaliers et les marchandises pourront désormais circuler. La date butoir pour une réouverture complète est le 15 juin suite à un accord entre ce pays, la France, l’Autriche et la Suisse.
    • Autriche : L’Autriche a mis en œuvre la quasi-fermeture de sa frontière avec l’Italie en instaurant des contrôles rigoureux, dans le sud du pays, aux points de passage empruntés par les automobilistes qui doivent désormais présenter un certificat médical. La frontière sera de nouveau librement franchissable dès le 15 juin.
    • Malte : les autorités maltaises ont annoncé la suspension de tous les vols avec la France, l’Allemagne, la Suisse et l’Espagne à compter du 11 mars minuit. Les ressortissants de ces pays qui arriveraient à Malte par d’autres routes aériennes à compter de cette date doivent s’astreindre à un auto-confinement de 14 jours sous peine d’être sanctionnés d’une amende d’un montant de 1000 euros.
    • L’Espagne : Lundi 16 mars, le gouvernement espagnol a annoncé la fermeture de ses frontières terrestres.
    • Trinité-et-Tobago : les autorités de Trinité-et-Tobago ont annoncé l’interdiction d’entrée sur le territoire pour les personnes ayant voyagé et transité par la France.
    • République tchèque : les autorités tchèques interdisent l’entrée sur leur territoire, pour 30 jours, des voyageurs des « zones à risque » dont la France.
    • Slovaquie : les autorités slovaques ont décidé de fermer leurs frontières à tous les étrangers.
    • Pologne : face à l’épidémie de coronavirus, la Pologne a décidé de fermer ses frontières.
    • Norvège : Les étrangers sans permis de séjour en Norvège ne sont plus acceptés sur le territoire norvégien. La France est définie par les autorités norvégiennes comme zone à risque
    • Danemark : les autorités danoises ont fermé les frontières à tous les étrangers non-résidents ou ne travaillant pas au Danemark.
    • Suisse :  Les marchandises et les transfrontaliers sont les seuls à pouvoir circuler. Dès le 15 juin, la frontière sera de nouveau accessible.

    Quels sont les pays qui ferment leurs frontières aux Français en Asie ?

    • Chine : le Ministère chinois des Affaires Etrangères a annoncé le 26 mars suspendre temporairement l’entrée en Chine des ressortissants étrangers titulaires de visas ou de permis de séjour encore valables. Toutes les politiques en matière de visas sont concernées par cette suspension temporaire d’entrée, comme le visa gratuit de transit jusqu’à 72h/144h applicable dans certaines régions, telles que Beijing ou encore Shanghai, tout comme l’exemption de visa de 30 jours pour les voyageurs désireux de visiter l’île de Hainan. Seuls les titulaires de visas diplomatiques, de service, de courtoisie ou « C » équipage ne seront pas affectés par cette mesure.
    • Thaïlande : le pays a fermé toutes ses frontières – terrestres, maritimes et aériennes – aux étrangers qui tentent d’entrer dans le pays. L’état d’urgence restera en vigueur jusqu’à la fin avril 2020.
    • Russie : le pays a annoncé la fermeture de toutes ses frontières le 28 mars. La mesure est entrée en vigueur dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mars, à minuit heure locale. La frontière avec le Bélarus, habituellement ouverte et se traversant sans contrôle douanier, a également été fermée.
    • Laos : le pays a fermé a fermé ses frontières aux Français jusqu’au 20 avril
    • Qatar : A compter du 19 mars inclus, pour une durée de 14 jours renouvelable, l’entrée sur le territoire qatarien n’est plus possible pour personne, sauf pour les Qatariens.
    • Vietnam : les autorités vietnamiennes ont annoncé que toute personne en provenance de l’espace Schengen (dont France) ou ayant séjourné / transité dans l’espace Schengen dans les 14 jours se verra refuser l’accès au territoire vietnamien.
    • Sri Lanka : les autorités locales ont annoncé que tous les voyageurs en provenance ou ayant transité au cours des 14 jours précédents par la France, l’Espagne, l’Allemagne, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, l’Italie, l’Iran, la Corée du Sud et ou l’Autriche seront interdits d’entrée sur le territoire.
    • Oman a suspendu tous les visas touristiques pour les étrangers.
    • Singapour : Singapour refusera à partir de lundi l’entrée sur son territoire ou le transit aux voyageurs s’étant rendus en France au cours des 14 derniers jours.
    • Liban : le pays a classé la France parmi les pays visés par une interdiction d’entrée des voyageurs.
    • Inde :  L’Inde ne délivre plus de visas aux ressortissants de plusieurs pays (dont la France, l’Espagne et l’Allemagne) et annule les visas en cours de validité. Les voyageurs de nationalité française ou en provenance des aéroports français ne sont plus admis en Inde. Le visa des voyageurs arrivés en Inde avant le 11 mars reste valide.
    • Israël : les autorités israéliennes ont annoncé début mars l’interdiction pour les Français et les ressortissants de plusieurs autres pays européens dont l’Allemagne et l’Espagne d’entrer sur leur territoire.
    • Mongolie : les autorités mongoles ont suspendu toutes les liaisons aériennes et ferroviaires internationales jusqu’au 28 mai inclus.
    • Jordanie : à compter du 16 mars, les voyageurs français ne seront pas autorisés à entrer sur le territoire. Les touristes présents en Jordanie sont invités à contacter leur agence de voyage et leur compagnie aérienne pour l’organisation de leur retour.

    Quels sont les pays qui ferment leurs frontières aux Français en Amérique ?

    • Etats-Unis : les Etats-Unis ont interdit depuis le vendredi 13 mars et pour 30 jours tous les voyageurs en provenance de l’Europe hors Royaume-Uni. Donald Trump a également annoncé la fermeture temporaire de la frontière entre les Etats-Unis et le Canada pour tous les déplacements « non-essentiels ».
    • Canada : le pays ferme ses frontières à tous les étrangers.
    • Argentine : interdiction d’entrer en Argentine (par voie aérienne, terrestre ou maritime), pour tous les étrangers non-résidents en Argentine et ayant, au cours des 14 derniers jours, séjourné ou transité par l’une des zones ou pays affectés par la circulation intense du virus dont l’Union européenne.
    • Cuba a fermé ses frontières aux Français jusqu’au 24 avril.
    •  La Jamaïque interdit les Français d’entrée sur le territoire.
    • Salvador : les autorités locales ont pris la décision d’interdire l’entrée sur le territoire à tous les étrangers.
    • Guatemala : à compter du 12 mars, les citoyens européens se verront refuser l’entrée sur le territoire.

    Quels sont les pays fermés aux Français en Afrique ?

    • L’île Maurice n’autorise plus aucun atterrissage depuis ce jeudi matin et pour les quinze prochains jours. Il est recommandé aux Français non-résidents de passage de mettre fin à leur séjour et de regagner dès que possible la France.
    • Le Maroc a suspendu les vols et les bateaux en provenance de France.
    • La Tunisie a décidé la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes.
    • Algérie : le pays a décidé de suspendre toutes ses liaisons avec l’ensemble des pays européens pour tenter d’endiguer la pandémie.
    • Kenya : les autorités locales ont décidé d’interdire l’accès au territoire à toute personne en provenance d’un pays ayant des cas déclarés de COVID-19, dont la France.
    • L’Afrique du Sud : le président Cyril Ramaphosa a déclaré l’état de catastrophe nationale et engagé une série de mesures, parmi lesquelles l’interdiction des voyages à destination et en provenance de pays comme l’Italie, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis jusqu’au 31 mai.
    • L’Angola : l’état d’urgence a été déclaré le 25 mars. Des mesures de restriction de la circulation des personnes et de l’ouverture des commerces sont entrées en vigueur le 27 mars. Les frontières terrestres du pays sont fermées.
    • Le Cap-Vert : l’état d’urgence a été décrété le 27 mars et le pays respecte un strict confinement. Les frontières extérieures, comme intérieures, aériennes et maritimes sont fermées.
    • Madagascar : le pays a annoncé mardi 17 mars et ce jusqu’au 20 avril, la suspension de toutes les liaisons aériennes avec le reste du monde, et non plus seulement l’Europe.
    • Sénégal : le pays a annoncé la suspension de ses liaisons aériennes avec la France, l’Italie et cinq autres pays d’Europe et d’Afrique du Nord.

    Quels sont les pays fermés aux Français en Océanie ?

    • Australie : le gouvernement australien a décidé d’interdire l’accès à tous les non-citoyens et non-résidents, avec des exemptions uniquement pour les citoyens australiens, les résidents permanents et leur famille immédiate, y compris les conjoints, les tuteurs légaux et les personnes à charge.
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