Alors que les bruits de bottes résonnent de plus en plus à l’Est, tous les pays européens réfléchissent à réintroduire le service militaire. Emmanuel Macron a annoncé en cette fin d’année qu’un service réellement « militaire » mais volontaire sera proposé aux jeunes Françaises et Français dès janvier 2026. La Suisse, pays connu pour sa neutralité, ne compte pas rester sur la touche et désire désormais que tous les détenteurs de la nationalité suisse réalisent leur service militaire. Il peut être exécuté dans un autre pays dont on détient la nationalité, à condition que ce soit un dispositif similaire à celui mis en place en Suisse. Vous l’aurez compris, la Journée de Défense, dont de nombreux jeunes expatriés sont, en plus, exemptés, ne suffira plus. Qu’ils soient suisses ou français, les binationaux Franco-Suisses devront servir sous les drapeaux. On fait le point pour les expatriés.
Pas de « pseudos » services militaires
Le parlement national suisse a adopté mercredi 10 décembre, dans une version amendée, une motion du Conseil des États pour empêcher les binationaux de contourner moins facilement les obligations militaires suisses.
Dans son texte, le conseiller aux États Mauro Poggia (MCG/GE) ciblait les Franco-suisses, en demandant qu’il ne leur soit plus possible de se soustraire à leurs obligations militaires en Suisse en participant à la « Journée défense et citoyenneté » en France. La Chambre du peuple suisse est allée plus loin : tous les doubles nationaux suisses ne doivent plus pouvoir remplacer le service militaire en Suisse par un « pseudo-service » dans le deuxième pays d’origine.
En prenant le texte à la lettre, les jeunes Français devront donc choisir entre un service militaire volontaire en France ou celui obligatoire en Suisse, mais sur les rives du lac Léman, il y a toujours une possibilité de « s’arranger » !
Ainsi, pour être reconnu, le service militaire accompli par les doubles nationaux suisses à l’étranger doit être comparable à celui effectué en Suisse. Mais, les personnes concernées peuvent décider de payer une taxe d’exemption de l’obligation de servir en Suisse.
Pour autant, si le texte a été adopté par la chambre nationale suisse. Celle-ci devra se prononcer à nouveau car le Conseil fédéral (gouvernement) y est opposé refusant de renégocier les 7 accords, traitant du service militaire, avec ses voisins. Surtout que seul le nombre de conscrits « perdus » en France a une influence sur les effectifs de l’armée helvétique, a indiqué le ministre de la défense Martin Pfister. En moyenne, au cours des dix dernières années, 731 personnes concernées n’ont pas été incorporées par an en Suisse. Le Conseil fédéral voudrait limiter la disposition aux Français. D’ailleurs, le gouvernement s’est dit disposé à entamer des négociations avec la France. Nous ne manquerons pas de suivre le parcours législatif de cette disposition en donnant la parole au député des Français de Suisse.
Depuis le 8 décembre, les Français résidant à Bruxelles, Genève, Londres et Mexico peuvent désormais effectuer une pré‑demande en ligne pour obtenir une carte nationale d’identité ou un passeport. Cette nouvelle procédure, déjà utilisée en France, sera normalement progressivement déployée dans le réseau consulaire afin de simplifier les démarches administratives de nos compatriotes installés à l’étranger.
Objectif : simplifier les démarches administratives
Selon l’administration consulaire, la pré‑demande en ligne offre plusieurs avantages significatifs. Elle permet d’abord d’accéder à une procédure entièrement numérique, simple à utiliser depuis l’étranger. Grâce à la saisie préalable des informations personnelles, le passage au guichet du consulat devient par la suite plus rapide, puisque seules les empreintes digitales et la vérification des données restent nécessaires.
« La pré‑demande en ligne rend possible le renouvellement anticipé des anciennes cartes d’identité »
Cette nouvelle étape permet également de réduire les délais d’attente pour obtenir un rendez‑vous, ce qui représente un gain de temps précieux pour les expatriés. Par ailleurs, la pré‑demande en ligne rend possible le renouvellement anticipé des anciennes cartes d’identité, même si elles sont encore valides. Les Français de l’étranger peuvent ainsi obtenir la carte nationale d’identité électronique (CNIe) au format carte bancaire, valable 10 ans, et accéder plus facilement aux services de l’identité numérique « France Identité ».
Enfin, ce système devrait aussi améliorer la fiabilité et la sécurité des données transmises à l’administration. Il permet également de régler en ligne les droits à payer par l’achat de timbres électroniques, lorsque cela est nécessaire.
Une phase pilote dans quatre consulats
Les consulats de Bruxelles, Genève, Londres et Mexico font partie des quatre postes pilotes chargés de tester cette nouvelle fonctionnalité. L’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) a déjà mis en place ce système sur le territoire français, et son déploiement à l’étranger se met donc actuellement en place.
Pré demande de son passeport en ligne
À l’issue de ce test grandeur nature, le dispositif devrait progressivement se généraliser à l’ensemble des postes consulaires.
Mode d’emploi : comment effectuer votre pré‑demande en ligne ?
Je réalise ma pré‑demande en ligne
Il est désormais possible de remplir sa pré‑demande en ligne, comme en France. Cette étape permet de saisir à l’avance toutes les informations nécessaires, ce qui facilite et accélère l’entretien au consulat.
Je prépare mon dossier
La liste des documents à fournir varie en fonction de la situation personnelle de chaque demandeur : majeur ou mineur, première demande ou renouvellement, possession ou non d’une ancienne carte d’identité. Toutes les pièces nécessaires peuvent être consultées sur le site Service Public.
Prenons l’exemple de la carte nationale d’identité est gratuite en première demande ou en renouvellement classique. En cas de perte ou de vol, un timbre électronique de 25 euros est requis. Ce timbre peut être acheté en ligne sur le site https://timbres.impots.gouv.fr/
Pré demande en ligne Carte identité
Si le paiement en ligne pose problème, il est possible de régler directement au guichet du consulat. Les délais de fabrication et d’acheminement varient selon le lieu de résidence et la période de l’année. Il faut compter plusieurs semaines, et les délais s’allongent généralement à l’approche des vacances d’été ou des fêtes de fin d’année.
Je prends rendez‑vous au consulat
La présence du demandeur est obligatoire pour déposer la demande, car la prise d’empreintes digitales doit être effectuée en personne. Pour les mineurs, la présence d’un titulaire de l’autorité parentale est indispensable. Chaque consulat indique sur son site les modalités de prise de rendez‑vous.
Je suis l’avancement de ma demande
Il est possible de suivre l’état d’avancement de la fabrication de la carte d’identité grâce au service en ligne France Titres, qui informe l’usager de chaque étape du processus.
Je retire ma carte nationale d’identité
Lorsque la carte est prête, l’usager est informé par SMS ou par e‑mail. La carte doit être retirée en personne au consulat dans un délai de trois mois, faute de quoi elle sera détruite.
Pour un adulte, la comparution personnelle est obligatoire. Pour un mineur, les règles varient selon l’âge : entre 12 et 17 ans, l’enfant et un parent doivent être présents ; entre 0 et 11 ans, seul un parent doit se présenter, la présence de l’enfant n’étant pas obligatoire.
« Les Français qui ne souhaiteraient pas utiliser la procédure de pré-demande en ligne pourront toujours suivre la démarche plus classique, avec la saisie des données au consulat »
Le jour du retrait, l’usager doit présenter le récépissé de demande et, s’il s’agit d’un renouvellement, l’ancienne carte d’identité. Il est également possible de demander le retrait auprès d’un consul honoraire habilité, à condition de l’indiquer explicitement lors du dépôt de la demande au consulat.
L’administration consulaire nous a également informés que les personnes qui ne souhaiteraient pas utiliser cette procédure de pré-demande en ligne pourront toujours suivre la démarche plus classique, avec la saisie des données au guichet au consulat, telle qu’elle existe actuellement.
La mise en place de la pré‑demande en ligne représente une avancée importante pour les Français de l’étranger. Elle simplifie les démarches, raccourcit les délais et permet d’obtenir une carte d’identité électronique. Les résidents de Bruxelles, Genève, Londres et Mexico peuvent déjà en bénéficier, tandis que les autres communautés françaises à l’étranger devront patienter encore un peu avant de profiter de ce dispositif… si bien entendu le test grandeur nature est validé.
Les Français de l’étranger dépendant des quatre consulats pilotes peuvent effectuer leur pré‑demande sur le site officiel.
En 2023, selon l’Insee, les entreprises industrielles en France emploient près de 3,4 millions de salariés en équivalent temps plein (EQTP), soit 22 % de l’emploi des secteurs marchands non agricoles et non financiers.
L’industrie manufacturière compte à elle seule 2,9 millions de salariés, soit 87 % de ceux de l’industrie. En son sein, les premiers secteurs employeurs sont l’agroalimentaire, avec 666 000 salariés, puis l’ensemble formé par la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques, avec 439 500 salariés, la fabrication de matériel de transport, avec 400 300 salariés, et la métallurgie et le travail des métaux, avec 360 400 salariés. Hors industrie manufacturière, les entreprises de l’électricité et du gaz emploient 222 400 salariés, celles de la distribution d’eau, de la gestion des déchets et de la dépollution en emploient 196 800, et celles de l’extraction 14 400. Au sein de l’industrie, les grandes entreprises et celles de taille intermédiaire (ETI) ont un poids élevé. Ainsi, les 112 grandes entreprises industrielles emploient à elles seules 1,2 million de salariés, soit 34 % du total de l’industrie. Cela est à comparer à l’ensemble des secteurs non industriels, où 215 grandes entreprises emploient 26 % des salariés.
L’industrialisation consommatrice de capitaux
Le secteur industriel compte 2 077 entreprises de taille intermédiaire (ETI) employant 1,2 million de salariés, soit 35 % du total. Cette part est bien plus élevée que dans les autres secteurs, où les 5 219 ETI non industrielles emploient 23 % des salariés. Prise ensemble, grandes entreprises et ETI industrielles pèsent ainsi 69 % de l’emploi industriel, contre 49 % hors industrie.
La part des petites et moyennes entreprises (PME) et des microentreprises dans l’emploi salarié, qui s’élève à 51 % dans les secteurs non industriels, n’atteint que 31 % dans l’industrie. Environ 25 000 petites et moyennes entreprises industrielles (PME, entendues ici hors microentreprises) emploient 791 000 salariés, soit 23 % du total, contre 31 % dans les autres secteurs ; 295 000 microentreprises industrielles n’emploient que 242 700 salariés, soit seulement 7 % des salariés, contre 20 % dans les autres secteurs. Cette concentration s’explique par les niveaux très élevés de capital physique nécessaires (machines, équipements, etc.).
Au sein de l’industrie manufacturière, les grandes entreprises dominent ainsi nettement dans les activités pour lesquelles les immobilisations corporelles contribuent le plus à la production. Cette situation prédomine pour la fabrication de matériels de transport, où elles emploient 70 % des salariés. C’est également le cas dans la distribution de l’électricité et du gaz, ainsi que dans la distribution d’eau et la gestion des déchets. En revanche, les ETI sont davantage présentes dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, l’industrie chimique et pharmaceutique, la fabrication de textiles, ainsi que dans l’industrie de l’habillement et du cuir et chaussures. Elles y emploient respectivement 57 %, 48 % et 38 % des salariés. Les PME hors microentreprises représentent environ 38 % des salariés des industries manufacturières les plus anciennes et représentatives de l’activité de transformation de biens, à savoir l’ensemble formé par les industries textiles, celles du bois et du papier, de la métallurgie, du plastique et du caoutchouc.
Enfin, les microentreprises industrielles engagent peu de capital mais nécessitent un accès direct au client, selon une logique proche du commerce de proximité ou des services aux particuliers. L’agroalimentaire représente 45 % de leurs salariés et recouvre l’artisanat commercial. Ces microentreprises comptent ensuite 25 % de leurs salariés dans l’ensemble des activités du textile, du bois et du papier, de la métallurgie, ainsi que du plastique et du caoutchouc, puis 10 % dans la réparation et l’installation de machines et d’équipements.
Les entreprises étrangères prépondérantes
Les groupes étrangers emploient 738 000 salariés dans l’industrie française, soit 22 % du total de celle-ci, alors que leur part dans l’emploi des autres secteurs marchands non agricoles et non financiers est moindre, à 14 %. De façon cohérente, un tiers de l’emploi en France des groupes étrangers est situé dans l’industrie, nettement plus que la part de l’industrie dans l’ensemble de l’emploi des entreprises non agricoles et non financières, à 22 %. Sur les 112 grandes entreprises industrielles, 31 sont contrôlées par des groupes étrangers. De même, sur les 2 077 ETI industrielles, les groupes étrangers en contrôlent 762.
Les grandes entreprises et ETI industrielles à contrôle français sont également fortement investies à l’étranger. Sur les 81 grandes entreprises industrielles à contrôle français, toutes ont des filiales à l’étranger, à l’exception de deux. Sur les 1 315 ETI industrielles à contrôle français, 794, soit 60 %, ont des filiales à l’étranger. La France représente désormais une part minoritaire de l’activité des groupes industriels français ayant des filiales à l’étranger : 61 % de leur effectif salarié est situé à l’étranger, et l’étranger représente une part équivalente de leur chiffre d’affaires mondial consolidé. En revanche, le déploiement international reste peu présent parmi les PME. Seulement 12 % de l’emploi des PME industrielles (hors microentreprises) dépendent de groupes étrangers, et 7 % des PME industrielles (hors microentreprises) françaises ont une filiale à l’étranger.
En France, les grandes entreprises industrielles réalisent à elles seules 42 % du chiffre d’affaires à l’exportation de l’ensemble des entreprises présentes, tous secteurs confondus, les ETI industrielles 17 % et les PME industrielles 3 %. Sur les 112 grandes entreprises industrielles, 111 ont réalisé des exportations en 2023. Ces exportations s’élèvent en moyenne à 47 % de leur chiffre d’affaires. Cette part atteint 52 % du chiffre d’affaires pour les grandes entreprises industrielles à contrôle étranger, contre 46 % pour les grandes entreprises à contrôle français. 91 % des ETI industrielles exportent, et leurs exportations représentent 34 % de leur chiffre d’affaires. Les ETI sous contrôle étranger exportent davantage que les ETI françaises, respectivement 42 % du chiffre d’affaires contre 28 %. Parmi les PME industrielles hors microentreprises, 44 % exportent, pour 18 % de leur chiffre d’affaires.
Au niveau sectoriel, les industries automobiles et la fabrication des autres matériels de transport pèsent un poids majeur, du fait de l’aéronautique.
En Australie, sur la place de Bondi Beach, un Français est mort, de nouveau, sous les balles du terrorisme islamiste. Ce dimanche 14 décembre 2024, vers 18h30, deux hommes vêtus de noir ont tiré au fusil sur les participants à une fête juive en plein air, à proximité de Bondi Beach, à l’occasion du premier jour d’Hanoukka. Notre compatriote, Dan Elkayam, y a perdu la vie tandis qu’un jeune franco-néerlandais y a été blessé. On fait le point pour les Français de l’étranger.
16 morts et au moins 40 blessés
Seize personnes ont été tuées (15 innocents et l’un des tireurs) et au moins 40 autres blessées, a indiqué la police d’État tôt lundi dans un nouveau bilan lors de l’attaque de Bondi Beach. Sur place, on ne trouve plus désormais que des sacs, une poussette, des serviettes jonchent le sable ensanglanté de la célèbre plage de Bondi à Sydney comme en témoigne un journaliste de l’AFP. Plusieurs centaines de personnes participaient à cet événement en plein air organisé par la communauté juive locale.
Les assaillants, un père et son fils, âgé de 24 ans, ont été neutralisés par la police australienne. Le père, d’origine pakistanaise, a été abattu alors que son fils a été grièvement blessé lors de son interpellation. Un engin explosif artisanal a par ailleurs été découvert dans le véhicule de l’un des suspects. Les auteurs de cette attaque ne comptaient pas s’arrêter à la fusillade ce qui aurait conduit à alourdir le bilan.
Un expatrié comme les autres
Parmi les 15 victimes ayant perdu la vie, on compte donc Dan Elkayam. Comme bon nombre de jeunes Français, il avait pris la route de l’Australie. Ces dernières années, le nombre d’expatriés français y a plus que doublé. Cette tendance s’explique partiellement par l’accessibilité relativement aisée pour les jeunes Français au visa « vacances et travail » (working holidays).
Dan Elkayam, de confession juive, avait grandi en France avant de poursuivre sa carrière à l’étranger. Sur son profil LinkedIn, il se décrivait comme une personne « travailleuse, motivée et persévérante ». Passionné de voyages, il documentait régulièrement ses déplacements sur Instagram : Mexique, Thaïlande, Vietnam, Bali ou encore Philippines. Depuis son arrivée en Australie, ses publications mettaient en avant les paysages de Sydney et ses sorties pour assister à des matchs de football, un sport qu’il pratiquait depuis plusieurs années en club. Il y a peu de temps, ce jeune ingénieur en informatique, il avait obtenu un master en génie des systèmes et réseaux en 2022, avait décidé de poser ses valises en Australie. Il disposait, même, d’un visa de résidence pluriannuel et travaillait dans une entreprise locale du secteur.
L’émotion de part et d’autre de la planète
Cette attaque qui frappe, un an après celle aux couteaux, fait basculer l’Australie dans la peur. Le pays va mettre ses drapeaux en berne en signe de deuil national, a annoncé lundi le Premier ministre Anthony Albanese.
« Les drapeaux seront en berne dans tout le pays aujourd’hui en hommage aux victimes et aux blessés »
Une émotion que partagent de nombreux pays comme, évidemment le Royaume-Uni. Pour rappel, le roi Charles III est aussi le chef d’Etat de l’Australie. Il s’est dit « horrifié » qualifiant l’attaque « d’effroyable attaque terroriste antisémite contre des Juifs ».
« Je sais que l’esprit de communauté et d’amour qui brille si fort en Australie, ainsi que la lumière au cœur de la fête de Hanouka, triompheront toujours des ténèbres »
Le roi Charles III
En France, aussi l’émotion fut grande avant même l’annonce du décès de notre compatriote. Dès l’annonce de la tragédie, le Président de la République s’était exprimé.
« À Sydney, une attaque terroriste antisémite a frappé des familles rassemblées pour célébrer Hanouka. La France exprime ses pensées pour les victimes, les blessés et leurs proches. Elle partage la douleur du peuple australien et continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite qui nous meurtrit tous, partout où elle frappe »
Emmanuel Macron sur X
Puis en toute fin de journée, dimanche, la nouvelle est tombée par la voix du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
« C’est avec une immense tristesse que nous avons appris que notre compatriote Dan Elkayam compterait parmi les victimes de l’attaque terroriste abjecte qui a frappé les familles juives rassemblées sur la plage de Bondi à Sydney, au premier jour de Hanouka »
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
D’ailleurs, plusieurs appels à témoins avaient été lancés par ses proches dans la journée pour retrouver le jeune homme qui était sur les lieux de l’attaque, laissant présager le pire… qui se concrétisa. Un ami d’enfance, Ilan, contacté par le Parisien, a évoqué un jeune homme « toujours souriant, toujours partant pour découvrir de nouvelles choses ». « Dan, c’était une vraie lumière. […] Il représentait vraiment la mixité, il ne faisait aucune différence en fonction des religions. C’était une lumière pour tout le monde », a-t-il confié. Les deux hommes s’étaient connus à l’école ORT de Montreuil. Le maire du Bourget, Jean-Baptiste Borsali, a également réagi en annonçant un temps de recueillement pour les habitants.
Ouverture d’une enquête en France et mobilisation du consulat
Sur place, le consulat s’est mobilisé rapidement, et invite les Français sur place à participer à la collecte de sang toujours organisée ce lundi soir à Sydney. Une cellule d’écoute et de renseignement a aussi été mise en place, elle est joignable à l’adresse électronique suivante : [email protected]. Du côté des élus, si Anne Genetet (députée des Français de la région) comme Caroline Yadan (députée des Français d’Israël) ont partagé leur solidarité avec les victimes de l’attentat, aucun post dédié à la victime française n’a été aperçu par la rédaction.
Mais à Paris, ça bouge. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête en France, dont le principal objectif « est de permettre aux victimes et à leurs proches qui résideraient en France d’avoir accès aux informations relatives à l’avancement des investigations ». Une enquête qui permettra aussi de renforcer la connaissance de la mécanique conduisant à la perpétration de tels massacres. Un modus operandi qui semble si facile et qui pourrait inspirer quelques « fous de Dieu » ailleurs dans le monde.
À l’approche de sa lecture définitive à l’Assemblée nationale, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 s’impose comme l’un des textes les plus remaniés de la législature. Adopté de justesse, profondément transformé par la navette parlementaire et lesté de compromis politiques, il dessine un nouveau paysage social dont les effets dépassent largement les frontières de l’Hexagone. En cette fin d’année, en guise de bonne résolution, Lesfrancais.press vous explique ce que les expatriés rattachés à la Sécurité sociale française doivent vérifier dès maintenant.
Budget sécurité sociale : un équilibre budgétaire largement redessiné
Le texte qui arrive en bout de course n’a plus grand-chose à voir avec la version présentée par le gouvernement à l’automne. Sur le plan budgétaire, l’objectif initial de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d’euros en 2026 a volé en éclats. Après un passage à plus de 24 milliards à l’Assemblée nationale, puis un resserrement opéré par le Sénat, les députés ont finalement arrêté le déficit à 19,4 milliards d’euros. Un niveau politiquement acceptable pour l’exécutif, mais qui confirme que l’équilibre du système repose désormais davantage sur des arbitrages politiques que sur une trajectoire strictement maîtrisée.
Dépenses de santé : un Ondam en hausse, mais sous contrainte
Cette tension se retrouve dans l’évolution de l’Ondam, l’objectif national des dépenses d’assurance maladie. Initialement fixé à 1,6 %, il a été progressivement rehaussé jusqu’à atteindre 3 %, portant les dépenses de santé à plus de 274 milliards d’euros en 2026. Pour les expatriés affiliés à la Sécurité sociale française, cette hausse constitue un signal rassurant.
« Relire son contrat à la lumière du PLFSS 2026, c’est se donner les moyens d’éviter de mauvaises surprises demain. »
Elle limite le risque de restrictions brutales de prise en charge, notamment lors de soins réalisés en France ou dans le cadre de dispositifs transfrontaliers. Mais cette progression reste inférieure à l’augmentation structurelle des dépenses de santé, estimée autour de 4 % par an, ce qui laisse présager des ajustements, des contrôles accrus et une pression administrative renforcée.
Franchises médicales : un recul qui compte pour les assurés à l’étranger
Le renoncement au doublement des franchises médicales constitue une bonne nouvelle tangible pour les assurés rattachés au régime français hors de France. La hausse du reste à charge, qui aurait concerné les médicaments, les consultations et les examens, a été écartée face à une opposition transpartisane. Pour les expatriés, souvent déjà exposés à des coûts de santé élevés à l’étranger, cet abandon évite un surcoût immédiat et limite le risque de répercussion sur les cotisations des complémentaires santé françaises ou des contrats associés à la CFE (Caisse des Français de l’étranger).
Retraites : une pause stratégique aux effets très concrets
Sur le terrain des retraites, le PLFSS 2026 opère un tournant politique majeur avec la suspension de la réforme de 2023 jusqu’au 1er janvier 2028. Les expatriés continuant à cotiser au régime français sont pleinement concernés par ce gel.
L’âge légal de départ reste provisoirement fixé à 62 ans et 9 mois, tandis que la durée d’assurance requise pour le taux plein demeure à 170 trimestres. Cette mesure bénéficiera principalement aux assurés nés en 1963, mais elle offre surtout, pour les carrières internationales souvent discontinues, une précieuse période de lisibilité.
Mères expatriées : des avancées longtemps attendues
À cette suspension s’ajoutent des améliorations ciblées en faveur des mères de famille, y compris expatriées, tant dans la prise en compte des carrières longues que dans le calcul des pensions. Les règles évoluent pour mieux intégrer les interruptions de carrière liées aux enfants, avec un dispositif spécifique pour les femmes fonctionnaires à l’étranger, souvent pénalisées par des trajectoires professionnelles fractionnées.
Recettes abandonnées, pression déplacée
En contrepartie de ces concessions sociales, le gouvernement cherchait à sécuriser de nouvelles recettes. L’« année blanche » sur les pensions et prestations sociales, tout comme la hausse supplémentaire de la contribution exceptionnelle des complémentaires santé, a finalement été abandonnée. Seule subsiste la surtaxe initiale sur les complémentaires, une décision qui pourrait se traduire, à moyen terme, par une augmentation des cotisations. Les expatriés disposant d’une complémentaire française ont donc tout intérêt à examiner attentivement l’évolution de leurs garanties.
CSG : le patrimoine dans le viseur
La fiscalité sociale constitue un autre point de vigilance. Le gel du barème de la CSG sur les revenus de remplacement a été écarté, évitant un durcissement pour les retraités percevant une pension française à l’étranger. En revanche, une hausse ciblée de la CSG sur certains revenus du patrimoine a été adoptée. Même résidents hors de France, de nombreux expatriés restent imposables sur leurs revenus immobiliers ou certains produits d’épargne de source française. Cette mesure peut donc avoir un impact direct sur leur situation, en fonction des conventions fiscales applicables.
Nouveaux dispositifs, effets indirects
Le PLFSS 2026 acte également la création du réseau « France Santé », destiné à renforcer l’offre de soins de proximité, ainsi qu’un nouveau congé de naissance indemnisé par la Sécurité sociale dès 2026. Des dispositifs qui concernent avant tout les résidents en France, mais dont les effets indirects peuvent toucher les expatriés lors de retours temporaires ou dans le cadre de droits familiaux maintenus.
Relire son contrat : un réflexe désormais indispensable
Au final, le PLFSS 2026 ne cible pas explicitement les Français de l’étranger. Pourtant, pour ceux dont le régime social du contrat reste adossé au système français, il modifie subtilement les équilibres. Retraite, santé, fiscalité sociale, complémentaires : autant de paramètres qui méritent une relecture attentive des contrats d’expatriation, des conventions de détachement, des affiliations à la CFE et des garanties associées.
Anticiper plutôt que subir
Dans un contexte budgétaire contraint et à l’approche d’échéances politiques majeures, le message est clair : pour les expatriés rattachés à la Sécurité sociale française, le temps n’est pas à l’inquiétude immédiate, mais à l’anticipation. Relire son contrat à la lumière du PLFSS 2026, c’est se donner les moyens d’éviter de mauvaises surprises demain.
L’essor des outils numériques change la manière de suivre l’argent. Une application simple aide à voir chaque dépense, à prévoir les mouvements du mois et à garder un rythme stable. Ce texte montre comment ces outils apportent plus de clarté, plus de calme et une vision nette des priorités du quotidien.
Pourquoi les applications de finance attirent autant
Les outils numériques facilitent la gestion de l’argent, et certaines plateformes permettent même de créer compte 1xbet pour accéder à des fonctionnalités de casino en ligne en toute simplicité. Une application montre les entrées et les sorties sans démarche complexe, ce qui rend le suivi financier plus intuitif. Les écrans deviennent plus clairs quand tout apparaît au même endroit. Une personne découvre le total mensuel en quelques secondes. Cette vue directe aide à éviter des décisions prises sans réflexion.
Les données jouent un rôle important. Une étude rapporte que plus de 60% des utilisateurs contrôlent mieux leurs dépenses après trois semaines d’usage. La progression reste visible grâce à des graphiques simples. Le suivi quotidien limite les surprises. Une personne voit ainsi les petites dépenses qui s’accumulent vite.
Comment une application construit une vision claire
Une application suit plusieurs éléments du budget. Chaque catégorie affiche un total précis. Cette présentation ordonnée donne une idée rapide du rythme de dépense. La structure reste simple :
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Cette liste aide à voir les points sensibles. Une dépense fixe reste stable alors qu’une dépense variable peut évoluer chaque semaine. Une organisation claire réduit la confusion.
Ajuster le budget étape par étape
Un budget se construit par petites touches. Une application aide à faire ces ajustements sans pression. Une personne peut réduire une catégorie. Elle peut déplacer un montant. Elle peut ajouter un objectif simple.
Chaque ajustement se voit aussitôt sur l’écran. Cette réaction rapide motive la progression. Une réduction de dix unités par semaine conduit à une économie notable en peu de temps. Les outils montrent ce résultat sans délai.
Comment les données renforcent la discipline
Les données chiffrées créent un repère clair. Une personne suit ses progrès grâce à un tableau. Les montants apparaissent jour après jour. Cette continuité renforce la discipline. Une moyenne journalière montre un rythme réel. Si la moyenne monte trop haut, la personne ajuste son comportement. Le simple fait de voir un nombre précis suffit souvent à reprendre le contrôle.
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Application Budget finance
Une méthode adaptée à chaque profil
Certaines personnes préfèrent une vue simple. D’autres aiment les graphiques. Les applications proposent plusieurs modes. Chacun choisit la présentation qui convient le mieux. Un mode direct affiche seulement trois chiffres principaux. Un mode avancé propose plus de détails.
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Les applications de finance intelligentes transforment la gestion de l’argent en un geste clair et stable. Elles regroupent les chiffres, les trient et les montrent sans détour. Elles aident à suivre un rythme, à réduire les excès et à renforcer la discipline. Elles servent surtout d’appui solide pour éviter les tensions liées au budget. Une routine simple et constante suffit pour avancer avec confiance.
En 2016, le Royaume-Uni a fait le choix du grand large. Près de 10 ans après le référendum, les résultats escomptés par les partisans du Brexit sont loin d’être au rendez-vous. La croissance est plus de deux fois plus faible que celle de la moyenne de l’Union européenne, le déficit budgétaire s’est accru et la question de l’immigration reste entière.
Les Britanniques seuls face à la tempête
La croissance du Royaume-Uni tourne autour de 1 % quand, avant le Brexit, elle était en moyenne près de deux fois supérieure à celle de la zone euro. Depuis 2019, le déficit public a toujours été supérieur à 4 % du PIB et la balance des paiements courants est déficitaire, en 2025, de plus de 4 points de PIB. Le Royaume-Uni paie cher son isolement. La France, dont les caractéristiques économiques sont assez proches, désindustrialisation poussée et double déficit (paiements courants et budget), dispose de plus de liberté que sa voisine.
Hors de l’euro, le Royaume-Uni doit convaincre les marchés de la solidité de sa monnaie et de la soutenabilité de sa dette quand la France, au sein de l’euro, bénéficie de la crédibilité collective de la Banque centrale européenne.
La crise budgétaire britannique de l’automne 2022, qui a provoqué la démission de la Première ministre, Liz Truss, quarante-quatre jours après sa nomination, a souligné la faiblesse économique et financière du Royaume-Uni. La crise est née de la présentation du « mini-budget » le 23 septembre 2022 par le chancelier de l’Échiquier, Kwasi Kwarteng. Ce projet comportait une série de baisses d’impôts non financées, près de 45 milliards de livres sterling, incluant la suppression du taux marginal de 45 %, l’annulation de la hausse de l’impôt sur les sociétés et un gel des prix de l’énergie. Le gouvernement affirmait vouloir relancer la croissance par un choc d’offre. Les investisseurs se sont inquiétés du dérapage du déficit public et les taux d’intérêt ont vivement progressé dans un contexte fortement inflationniste. Les taux longs ont dépassé 5 %.
Prix GBP USD 2003 à 2025
Cette augmentation s’est accompagnée d’une dépréciation de la livre sterling. Ces tensions financières se sont répercutées à l’ensemble des établissements financiers, obligeant la Banque d’Angleterre à intervenir en urgence le 28 septembre. Elle a annoncé des achats temporaires d’obligations longues pour éviter un effondrement systémique. Cette perte de contrôle financière a obligé la Première ministre à renoncer à son projet budgétaire. Le chancelier Kwasi Kwarteng fut limogé et remplacé par Jeremy Hunt, ce qui ne calma guère les marchés. La Première ministre dut se résoudre à la démission le 20 octobre 2022. Elle est devenue ainsi la cheffe de gouvernement la plus éphémère de l’histoire moderne britannique.
L’exemple qui démontre l’absurdité d’un Frexit ?
La France bénéficie de la protection et de la mutualisation de la zone euro. Le Royaume-Uni doit maintenir des taux d’intérêt à court terme élevés pour défendre son taux de change et éviter l’inflation importée. Les taux directeurs de la Banque d’Angleterre évoluent autour de 4 % contre 2 % en zone euro. Les taux d’intérêt à long terme sont également plus élevés au Royaume-Uni qu’en zone euro et qu’en France. L’écart entre le taux de l’OAT à 10 ans et son équivalent britannique est d’un point. La dette britannique est perçue comme plus risquée que la dette française grâce à la présence protectrice de la BCE.
La situation du Royaume-Uni doit faire réfléchir les éventuels partisans d’un Frexit. Sans l’euro, la France aurait une monnaie plus volatile, des taux courts plus élevés pour défendre cette monnaie et des taux longs plus élevés pour financer sa dette. Le pays pourrait faire face à une crise de change et serait donc contraint d’instituer des politiques de réduction de la consommation afin de limiter le recours aux importations. L’euro agit comme une mutualisation de la confiance. Il n’efface pas les déséquilibres français, mais il en amortit les conséquences financières.
En cette fin d’année 2025, alors que les lumières des fêtes illuminent les rues et les cœurs, les Français de l’étranger ont une raison supplémentaire de se sentir fiers de leurs racines. Deux événements culturels majeurs ont mis la France sous les projecteurs internationaux : le succès planétaire de la publicité de Noël d’Intermarché, saluée pour son authenticité et son refus de l’intelligence artificielle, et le triomphe du jeu vidéo « Clair Obscur : Expedition 33 », qui a remporté neuf Oscars du jeu vidéo lors des Game Awards. Ces deux réalisations, portées par des talents français, rappellent au monde entier que la créativité, l’émotion et l’audace sont des valeurs bien vivantes en France.
La publicité de Noël d’Intermarché : un conte français qui émeut la planète
Diffusée début décembre 2025, la publicité de Noël d’Intermarché, intitulée « Le Mal-Aimé », raconte l’histoire touchante d’un loup solitaire qui apprend à cuisiner des légumes pour se faire accepter par les autres animaux de la forêt. En seulement quelques jours, ce court-métrage d’animation a cumulé plus de 600 millions de vues sur les réseaux sociaux, devenant viral bien au-delà des frontières françaises, notamment aux États-Unis et en Europe.
Ce succès inattendu s’explique par plusieurs facteurs :
Un storytelling universel : l’histoire du loup, inspiré par la chanson « Le Mal-Aimé » de Claude François, parle de solitude, de partage et de rédemption, des thèmes qui résonnent partout dans le monde.
Un refus de l’IA : à l’heure où de nombreuses marques utilisent l’intelligence artificielle pour leurs campagnes, Intermarché a fait le choix de l’artisanat et du travail humain. Tous les dessins ont été réalisés à la main par le studio montpelliérain Illogic Studios, une décision saluée par les artistes et le public.
Une émotion pure : la publicité ne cherche pas à vendre un produit, mais à raconter une histoire. Elle met en avant la convivialité, la joie de se retrouver, et la beauté du savoir-faire français.
Le patron d’Intermarché, Thierry Cotillard, s’est dit « très fier de donner une leçon aux Américains » en prouvant que l’émotion et la créativité humaine peuvent surpasser les productions générées par IA. Aux États-Unis, des artistes et des internautes ont salué la qualité artistique du spot, le comparant favorablement aux publicités de Coca-Cola ou McDonald’s, critiquées pour leur usage de l’IA.
Ce succès a également mis en lumière le talent des studios d’animation français, déjà reconnus à l’international. Illogic Studios, basé à Montpellier, a travaillé pendant un an avec une centaine de personnes pour donner vie à ce projet, sans recourir à l’IA.
« Clair Obscur : Expedition 33 » : le jeu vidéo français qui a conquis les Game Awards
Le 11 décembre 2025, lors de la cérémonie des Game Awards à Los Angeles, le jeu vidéo « Clair Obscur : Expedition 33 » a marqué l’histoire en remportant neuf trophées, dont celui du « Jeu de l’année« . Développé par le studio montpelliérain Sandfall Interactive, ce jeu de rôle inspiré du Paris de la Belle Époque, mais plongé dans un univers post-apocalyptique, a séduit la critique et le public par son scénario poignant, sa direction artistique unique et sa bande originale envoûtante.
Parmi les récompenses obtenues :
Meilleur jeu de l’année
Meilleure direction artistique
Meilleure narration
Meilleure musique
Meilleur jeu indépendant
Avec plus de 5 millions de joueurs dans le monde, « Clair Obscur : Expedition 33 » a prouvé que le jeu vidéo français peut rivaliser avec les plus grandes productions internationales. Son univers sombre et poétique, son gameplay innovant et son esthétique soignée ont conquis un public varié, y compris des non-joueurs touchés par sa musique et son histoire.
Guillaume Broche, le créateur du jeu, a souligné que ce projet, » dans lequel on a mis toute notre âme et tout notre cœur « , espère inspirer d’autres studios à créer des jeux sincères et audacieux. Le président Emmanuel Macron a également salué ce triomphe, y voyant une preuve de » l’audace et de la créativité à la française « .
Des succès qui résonnent chez les Français de l’étranger
Pour les Français de l’étranger, ces deux réalisations sont bien plus que des succès culturels : elles incarnent l’excellence et la singularité de la France. À travers la publicité d’Intermarché et « Clair Obscur : Expedition 33 », c’est toute une industrie créative qui est mise en avant, prouvant que la France reste un acteur majeur dans les domaines de l’animation, du jeu vidéo et du storytelling. Pascal Luban (Splinter Cell, Alone in the Dark, Wanted – Weapons of Faye et Fighters Uncared…) que nous avions reçu en novembre peut en témoigner.
Écouter l’interview de Pascal Luban
Dans un monde où l’intelligence artificielle et la standardisation menacent de gommer les particularités culturelles, ces deux projets montrent que l’humain, l’artisanat et l’émotion restent au cœur de la création. Pour les Français de l’étranger, souvent confrontés à des cultures dominantes, ces succès sont une source de fierté et de réconfort : la France continue d’innover et d’inspirer, sans renier ses valeurs.
La publicité d’Intermarché, avec son message de convivialité et de partage, résonne particulièrement en cette période de fêtes. Pour les expatriés, souvent éloignés de leur famille, elle rappelle l’importance de se retrouver, de cuisiner ensemble et de célébrer les liens humains. Quant à « Clair Obscur : Expedition 33 », son scénario autour de la perte, du deuil et de la quête de sens touche une corde sensible, surtout pour ceux qui vivent loin de leur pays natal.
Un héritage à cultiver
Le succès de ces deux projets ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour la culture française. Illogic Studios et Sandfall Interactive ont prouvé que des équipes françaises, même modestes, peuvent rivaliser avec les géants internationaux. Pour les Français de l’étranger, cela signifie que la France reste un terreau fertile pour l’innovation et la créativité, et qu’ils peuvent en être les ambassadeurs.
Ces succès devraient encourager les jeunes Français, où qu’ils vivent, à poursuivre leurs rêves dans les domaines artistiques et technologiques. Que ce soit dans l’animation, le jeu vidéo ou d’autres secteurs, l’audace et la passion sont des atouts majeurs pour se faire une place sur la scène mondiale.
Pour conclure, que vous soyez à New York, Tokyo ou Sydney, ces bonnes nouvelles en cette fin d’année sont l’occasion de célébrer ce qui nous unit : une culture riche, un savoir-faire unique, et une capacité à émouvoir le monde entier. Joyeux Noël, et vive la France !
Ce dimanche 14 décembre 2025, sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney, une attaque par balles ciblant un festival lié à la célébration de la fête juive d’Hanouka a frappé l’Australie. Au moins 11 morts sont à déplorer. On fait le point avec les Français de l’étranger de la région.
Une tragédie prévisible ?
Au moment de l’attaque, un événement festif avait lieu sur la célèbre plage de Bondi pour célébrer Hanouka, fête juive qui commence ce dimanche. L’hypothèse d’un attentat antisémite a été confirmée lors d’une conférence de presse du Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns. Le président israélien, Isaac Herzog, a, lui, dénoncé « une attaque très cruelle contre des juifs ».
Selon la police, un des deux assaillants présumés a été tué et l’autre, blessé, se trouve dans un état critique. « Un certain nombre d’objets suspects dans le voisinage sont en train d’être examinés par des spécialistes et une zone d’exclusion est en place », a-t-elle, en outre, indiqué dans un communiqué. Onze blessés ont, par ailleurs, été transportés vers divers hôpitaux.
Il s’agit d’une « tragédie, mais tout à fait prévisible », a dénoncé Robert Gregory, chef de l’Association juive d’Australie, ajoutant que le gouvernement d’Anthony Albanese « a été averti à maintes reprises, mais n’a pas pris les mesures adéquates pour protéger la communauté juive ».
Mais le pire a été évité, en effet, la police locale a découvert un « engin explosif artisanal » dans la voiture d’un des assaillants de Sydney. Prête à exploser, elle aurait alourdi le bilan de façon importante.
Secouristes et forces de l’ordre interviennent à Bondi Beach, à Sydney, après l’attaque meurtrière survenue lors d’un festival, le 14 décembre 2025.
Des actes de bravoure
L’année dernière, en avril 2024, l’Australie avait déjà été frappée, sans qu’elle le reconnaisse, par le terrorisme islamiste. Six personnes avaient perdu la vie et sept autres avaient été hospitalisées. L’agression, menée par un Pakistanais, s’était produite dans le centre commercial Westfield Bondi Junction.
Deux Français s’étaient distingués lors de cette attaque au couteau. Silas Despreaux et Damien Guerot ont « fait preuve d’un grand courage en tentant d’arrêter l’assaillant » , avait précisé l’ambassadeur de France. L’un des deux, Damien Guerot, qui l’a héroïquement repoussé à l’aide d’un poteau dans un escalator, s’est vu offrir la citoyenneté australienne, par le premier ministre Anthony Albanese. Et en 2025, les Australiens ont fait, aussi, preuve de courage, comme cet homme qui s’en est pris directement à un des deux assaillants. Une vidéo de deux Français sur place a été récupérée par nos confrères du Parisien, on la partage avec vous.
Pour nos compatriotes installés sur place, c’est le choc. Aux antipodes, ils pensaient avoir laissé le terrorisme islamiste loin derrière eux. Pourtant les hélicoptères survolent sans relâche le domicile de François Romanet, Président de l’Alliance française de Sydney. Ils évacuent les blessés. Ce Français vit cette tragédie en direct, avec l’angoisse d’un père alors que son fils est sur place.
« Qui aurait pu imaginer qu’un tel cauchemar se déroulerait ici, en Australie ? Les gens sont en état de choc, et le bilan humain, déjà lourd, risque malheureusement de s’alourdir encore. »
François Romanet, Président de l’Alliance française de Sydney
Sur les réseaux sociaux, les Français sont nombreux à réagir. En ce dimanche, dans ce quartier où sont installés de nombreux expatriés, c’est le sentiment d’insécurité qui s’est propagé.
« C’est une véritable catastrophe qui nous frappe aujourd’hui. Nos vies ne seront plus jamais les mêmes après ce jour. »
François Romanet, Président de l’Alliance française de Sydney
Mais, quelques heures après l’attaque, c’est avant tout la solidarité qui s’exprime.
Solidarité Australie
Que ce soit sur place ou à Paris où Emmanuel Macron a transmis lasolidarité de la Nation française aux Australiens.
« La France exprime ses pensées pour les victimes, les blessés et leurs proches. Elle partage la douleur du peuple australien et continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite qui nous meurtrit tous, partout où elle frappe ».
La troisième circonscription des Français de l’étranger (Royaume-Uni et Europe du Nord) est en première ligne sur les grands enjeux internationaux : Brexit, guerre en Ukraine, réarmement européen. Depuis juillet 2024, son député, Vincent Caure, siège à l’Assemblée nationale, au groupe Ensemble pour la république, dans un contexte de majorité introuvable et d’inquiétudes croissantes parmi les expatriés.
Invité du podcast En toute confidence sur lesfrancais.press, il décrit une vie parlementaire sous tension, la spécificité des Français installés en Europe du Nord, mais aussi ses combats concrets sur le service national volontaire ou la reconnaissance des diplômes de médecine obtenus au Royaume-Uni avant le Brexit.
Écouter le podcast avec Vincent Caure
« La politique est un sport de combat » dans une Assemblée sans majorité
Interrogé sur ce qu’il a découvert une fois entré à l’Assemblée nationale, Vincent Caure confirme que le travail parlementaire est tout sauf un long fleuve tranquille : « Je me suis confirmé par l’expérience que la politique est un sport de combat et un sport assez violent. »
« Il faudra peut-être un jour simplifier certaines règles (…) parce qu’il faut aussi quand même toujours garder à l’esprit que tout ça, on le fait pour les citoyens et les citoyennes »
Vincent Caure, député des Français de l’étranger, 3ème circonscription
L’absence de majorité claire renforce encore cette pression : « Quand il n’y a pas de majorité, (…) sur chaque texte qu’il y a une incertitude (…) il faut aller chercher les voix, il faut aller négocier avec les collègues. Ça, c’est du vrai travail parlementaire. » La France, estime-t-il, est en train de rattraper son retard par rapport aux « vieilles démocraties européennes » plus habituées à la culture du compromis.
Vincent Caure, député de la 3eme circonscription des Français de l’étranger
Mais cette complexité se voit peu de l’extérieur. Même lui reconnaît que « parfois on s’y perd entre les lectures, entre les votes, entre les secondes délibérations ». Il dit comprendre que les Français, qu’ils vivent en France ou à l’étranger, soient désemparés, et en tire une leçon politique : « Il faudra peut-être un jour simplifier certaines règles (…) parce qu’il faut aussi quand même toujours garder à l’esprit que tout ça, on le fait pour les citoyens et les citoyennes », nous dit notre invité.
Des Français de l’étranger en première ligne face aux risques internationaux
La spécificité de cette circonscription, qui inclut la Finlande et les pays baltes, tient aussi à sa proximité avec la Russie et avec la guerre en Ukraine. Vincent Caure constate : « On est probablement dans un des endroits où les Français expatriés sont le plus à même de connaître les risques internationaux. »
« Je me fais fort de relayer cela à la fois au ministre des Affaires étrangères et aux personnes avec qui j’ai travaillé par le passé (…) qui sont aujourd’hui à l’Élysée avec le président de la République »
Vincent Caure, député des Français de l’étranger, 3ème circonscription
Ces Français, installés dans des pays qui ont payé le prix fort au XXᵉ siècle, lui envoient beaucoup de messages : ils comprennent les enjeux de sécurité, certains soutiennent même les propos jugés très fermes du chef d’état-major devant les maires de France, « parce qu’en fait ils savent tout simplement ce qu’est la réalité du conflit en Ukraine mais ce qui a aussi été l’histoire du XXe siècle pour la Finlande, pour les pays baltes. »
Le député assure relayer ces remontées de terrain : « Et bien sûr, je me fais fort de relayer cela à la fois au ministre des Affaires étrangères et aux personnes avec qui j’ai travaillé par le passé (…) qui sont aujourd’hui à l’Elysée avec le président de la République. »
Kit de survie, préparation civile et diversité des situations des expatriés
La question du fameux « kit de survie » et des consignes de préparation en cas de crise revient naturellement lorsqu’on évoque les Français de l’étranger. Pour l’invité d’ « En toute confidence » Vincent Caure, la diffusion des instructions doit être maximale : « Les instructions je pense qu’il sera nécessaire qu’elles aient la diffusion la plus large. (…) Ça permet une acculturation de nos concitoyens, c’est nécessaire. »
Vincent Caure en déplacement à Ashford (Royaume-Uni) lors d’une conférence sur le transport
Mais il rappelle que tous les expatriés ne vivent pas dans les mêmes environnements : « Si vous êtes expatrié vous pouvez d’ores et déjà vivre dans un pays dont les standards (…) de préparation, de défense passive (…) sont déjà très élevés. (…) À rebours vous pouvez avoir des Français expatriés au Portugal ou au Brésil (…) où ce n’est pas les mêmes besoins. » D’où sa prudence sur un kit unique : « Sur le kit il faudra avoir je pense plus au cas par cas et éviter d’être redondant avec ce qui peut exister dans certains pays. »
Service national volontaire : inclure aussi les Français de l’étranger
Au-delà de la protection civile, le président Emmanuel Macron souhaite instaurer un service national volontaire exclusivement militaire de dix mois. Pour les jeunes Français de l’étranger, souvent très attachés au lien avec la France, la question de l’accès à ce dispositif est cruciale. Vincent Caure le reconnaît : « Moi je pense qu’il faudra, c’est le même débat qu’on avait aujourd’hui sur les journées d’appel à la défense pour les jeunes, savoir comment on en trouve des déclinaisons (…) numériques. »
« Aujourd’hui, en tant qu’Européens notamment, on prend conscience du besoin de défense »
Vincent Caure, député des Français de l’étranger, 3ème circonscription
Sur la possibilité d’effectuer ce service au sein de contingents situés à l’étranger, il souligne les défis de coopération, mais aussi l’opportunité européenne : « Aujourd’hui, en tant qu’Européens notamment, on prend conscience du besoin de défense (…) de se penser et d’agir en tant qu’Européens. Donc peut-être que le service national volontaire pourrait trouver effectivement (…) des traductions dans les différents contingents qui se situent en Europe. »
Médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit : effacer une injustice
Autre dossier très concret pour les Français du Royaume-Uni : la situation des étudiants en médecine partis étudier outre-Manche avant le Brexit, avec un diplôme britannique aujourd’hui difficilement reconnu en France. Vincent Caure a déposé une proposition de loipour corriger ce qu’il considère comme une injustice : « Il s’agit un peu d’effacer l’effet du Brexit pour ces étudiants en médecine, partis étudier au Royaume-Uni avant le Brexit, et qui ne pouvaient donc tout simplement pas anticiper les conséquences politiques qu’aurait le Brexit. »
Vincent Caure à la tribune de l’Assemblée nationale
Ces diplômés, rappelle-t-il, ont été formés « dans un pays où la formation en médecine est excellente », mais « du fait du Brexit, ne peuvent plus revenir tout simplement exercer en France, alors que certains étaient simplement partis s’expatrier pour leurs études. » Résultat : ils partent exercer au Royaume-Uni, au Canada, en Suisse ou ailleurs, alors même que la France souffre de déserts médicaux. Pour lui, le texte est gagnant-gagnant : « C’est à la fois bon pour ces étudiants-là, qui étaient un peu les oubliés de l’histoire du Brexit, et bon pour des gens qui (…) ne trouvent pas un médecin. »
« C’est à la fois bon pour ces étudiants-là, qui étaient un peu les oubliés de l’histoire du Brexit, et bon pour des gens qui (…) ne trouvent pas un médecin »
Vincent Caure, député des Français de l’étranger, 3ème circonscription
Il assure avoir travaillé « avec le ministère de la Santé à Paris » afin que la proposition soit compatible avec le cadre juridique européen, et dit espérer une adoption rapide, dans un climat politique plutôt consensuel sur ce sujet. La discussion à l’Assemblée nationale devrait avoir lieu le 19 janvier 2026.
Présidentielle de 2027 : faire barrage à l’extrême droite
En fin d’entretien, la discussion glisse vers la présidentielle de 2027 et les sondages donnant Jordan Bardella gagnant face à plusieurs figures de la majorité. Sans se prononcer sur un nom, Vincent Caure pose un critère : « Le bon candidat ou la bonne candidate sera celui qui sera en capacité de faire le rassemblement le plus large avec une dynamique politique autour de lui ou autour d’elle. »
Son opposition au Rassemblement national reste frontale : « Je ne me résous pas à voir le Front National gagner dans mon pays. » Il estime que le parti cherche « à se maquiller » L’exemple du Royaume-Uni nourrit son avertissement : « Je vois bien, par exemple, ce qu’a créé le Brexit au Royaume-Uni en termes de croissance économique perdue ou en termes de dégradation des conditions de flux migratoires. »
Écoutez l’épisode complet du podcast « En toute confidence » avec Vincent Caure, député des Français de l’étranger (3ème circonscription – Royaume-Uni et Europe du Nord) pour comprendre, entre autres, pourquoi, « la politique est donc un sport de combat ».