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  • La guerre mondiale du climat a commencé

    La guerre mondiale du climat a commencé

    La substitution des énergies renouvelables à celles qui sont carbonées est une révolution qui n’a pas de précédent dans l’histoire de l’économie.

    Depuis le début de l’ère industrielle, la croissance repose sur une démultiplication de la force générée par l’énergie. Les hydrocarbures se sont imposés car ils revêtaient de nombreux avantages : une intensité énergétique élevée, un prix de production modéré, une relative abondance et une facilité de transport.

    En moins de trois décennies, les États sont censés atteindre la neutralité carbone au prix d’un changement complet du mode de production de leurs richesses. Les précédentes mutations énergétiques se sont réalisées sur de très nombreuses années ; pour preuve, le charbon demeure la deuxième source de consommation d’énergie primaire (27,2 %) juste derrière le pétrole (31,2 %). Le défi à relever est d’autant plus immense qu’il est, par définition, mondial.

    Bataille climatique : Afrique et Asie en première ligne

    La France, en prenant en compte les importations, est responsable de 2 % des émissions globales de CO2, loin derrière les États-Unis, la Chine ou l’Inde. Les trois quarts de la population mondiale sont concentrés en Asie et en Afrique. Cette dernière sera aux premières loges de cette bataille climatique. Le doublement de sa population d’ici 2050 et l’augmentation des territoires désertiques en lien avec l’élévation des températures exposent les États africains à des tensions politiques et sociales de grande ampleur. Comme pour le téléphone où les États africains ont adopté le sans-fil en évitant l’étape du filaire, ces derniers pourraient, il est vrai, développer des activités à faibles émissions de CO2.

    Protectionnisme environnemental

    La bataille climatique risque d’être une source de tensions multiples au cours de ce siècle. Le réchauffement de la planète pourrait occasionner des migrations importantes de populations. L’accès à l’eau pourrait être la source de nouveaux conflits. Les pays émergents et en développement sont-ils disposés à freiner leur croissance afin de respecter des objectifs d’émission de CO2 rendus indispensables en raison des émissions passées des pays dits avancés ?

    Ces derniers sont aujourd’hui tentés de prendre des mesures limitant les importations qui auraient une empreinte carbone élevée, mettant ainsi en place un protectionnisme environnemental. Or, dans le passé, le protectionnisme a toujours été l’ennemi de la paix et de la croissance.

    Bataille climatique

    Chaque année plusieurs milliers de milliards de dollars

    La guerre contre le réchauffement climatique est mondiale et nécessite la mobilisation de tous les États sur une longue période. Cette guerre exige des investissements portant, chaque année, sur plusieurs milliers de milliards de dollars. Elle suppose comme toute guerre un effort de recherche sans précédent afin de trouver des solutions permettant de concilier croissance et environnement. D’importants progrès restent à réaliser en matière d’énergies renouvelables, en matière de captation du CO2.

    Imaginer des financements innovants Pour financer la transformation des économies, des moyens de financement innovants doivent être sans nul doute imaginés. Comme après la Seconde Guerre mondiale, faut-il imaginer, à l’échelle planétaire, un plan Marshall de la transition énergétique ? Faut-il créer aux côtés du FMI et de la Banque mondiale, un Fonds International du changement climatique ? Les engagements pris à l’occasion des différentes COP pourront-ils rester purement incitatifs ou devront-ils avoir force de loi ? La capacité à limiter autant que possible l’augmentation de la température de la planète dépendra sans nul doute des réponses apportées à ces questions.

  • L’Unicef alerte sur les progrès encore nécessaires pour la pleine protection des enfants en France

    L’Unicef alerte sur les progrès encore nécessaires pour la pleine protection des enfants en France

    Les enfants français en situation de vulnérabilité « peinent à voir leurs droits les plus élémentaires garantis », selon Unicef France, dans un rapport publié dimanche (20 novembre).

    Pour la Journée internationale des droits de l’enfant dimanche, Unicef France a publié une étude sur les droits des enfants en France. Parmi les éléments qui empêchent les enfants d’avoir un accès satisfaisant « à l’école, aux services de santé ou de protection », Unicef France pointe notamment les inégalités sociales et territoriales.

    Des progrès importants sont donc encore à réaliser, l’ONG constatant que 21 % des enfants français vivent sous le seuil de pauvreté.

    D’autant que plus de 40 000 enfants sont considérés comme étant « sans domicile » : près de 5 700 d’entre eux vivent dans des bidonvilles situés en France métropolitaine, alerte Unicef France, tandis que 30 000 sont logés à l’hôtel – solution jugée inadaptée à la vie familiale – et que 1 600 n’ont aucune solution d’hébergement.

    Ce sont notamment « les enfants les plus vulnérables, qu’ils soient en situation de grande pauvreté, de handicap, victimes de violences […] [qui] peinent à voir leurs droits les plus élémentaires garantis », se désole l’ONG.

    L’éventuelle clandestinité des enfants migrants aggraverait, selon les auteurs du rapport, les atteintes aux droits de l’enfant dans l’hexagone.

    Ainsi, le décompte d’Unicef France indique que « depuis 2012, au moins 33 786 enfants ont été placés en rétention », très majoritairement à Mayotte, territoire d’outre-mer français particulièrement exposé à l’immigration irrégulière en provenance des Comores.

    Les auteurs recommandent donc d’interdire « l’enfermement administratif des enfants », qui peut avoir lieu lorsqu’une famille en situation irrégulière doit être expulsée, et appellent à lutter « contre les séparations des familles ».

    Un ministère de l’Enfance pour défendre les droits de l’enfant

    Unicef France appelle aussi à la création d’un ministère de l’Enfance de plein exercice – aujourd’hui il s’agit d’un secrétariat d’Etat, rattaché auprès de la Première ministre – et au déploiement d’une « stratégie nationale ambitieuse pour l’enfance » pour garantir un meilleur respect des droits de l’enfant.

    En effet, juge l’organisme, « les politiques publiques existantes en matière d’enfance sont nombreuses, mais très éparses, ce qui nuit à leur lisibilité, à leur efficacité et à leur visibilité ».

    Unicef France considère enfin que « la Garantie européenne pour l’Enfance et la Stratégie européenne pour les Droits de l’enfant » permettraient de renforcer l’accès et la garantie des droits de l’enfant en France.

    Ces dispositifs « constitue[nt] une opportunité pour structurer une politique publique européenne ambitieuse en matière de prévention et de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des enfants ».

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 22.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 22.11.22

    Bonjour, bienvenue dans l’édition des Français de l’étranger du 22 novembre 2022. Aujourd’hui, c’est le premier jour de compétition, le match aura lieu à 20h (heure de Paris), après la COP 27 on se demandera comment être un expatrié eco-compatible, et on évoque l’annonce de la réforme du chômage en France. 

    Vibrer avec les Bleus

    C’est aussi possible pour les expatriés. Plusieurs Fan Zones ou points de rendez-vous existent à travers le monde. A Doha, évidemment, où 5 hôtels se sont réunis pour accueillir les supporters de notre équipe nationale, mais aussi à Dubai, New-York et Bruxelles. Toutes les adresses sont sur le site Lesfrancais.press. Coté sportif, aucune surprise dans les buts puisqu’Hugo Lloris sera titulaire. Pour la défense, l’incertitude règne à propos de la titularisation de Raphaël Varane. Le sélectionneur a assuré dans Téléfoot que le défenseur de Manchester United était « disponible » pour la rencontre face aux Socceroos après avoir effectué son retour à l’entraînement collectif samedi.

    France’s supporters react in front of their team hotel in Doha on November 16, 2022, ahead of the Qatar 2022 World Cup football tournament. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)

    Expatrié et écolo, comment faire ? 

    L’expatriation n’est pas toujours compatible avec un mode de vie écologique et le plus respectueux possible de l’environnement. Pourtant, l’urgence climatique n’attend plus, et nous devons tous, Français de l’étranger compris, adapter nos modes de vie. Pour vous aider, un dossier sur le site Lesfrancais.press et sur celui de votre radio est disponible. Conseils, outils pour estimer son empreinte carbone, vous y trouverez tout le nécessaire pour être Français de l’étranger tout en limitant son impact sur la planète. 

    Bataille climatique

    Nouvelles règles pour le chômage en France 

    Le projet de loi «marché du travail» qui doit être adopté ce jeudi par le Parlement prévoit la possibilité de moduler, par décret, les règles d’indemnisation du chômage. En clair, le gouvernement souhaite obtenir une assurance chômage «plus stricte lorsque trop d’emplois sont non pourvus, et plus généreuse quand le chômage est élevé». On reviendra en détail sur les conséquences pour les expatriés dans notre édition de demain.

    https://www.pole-emploi.fr/international/mobilite-internationale.html

    Bon mardi à tous ! Et prenez soin de vous où que vous soyez.

    Ecoutez le Flash des Français de l’étranger

  • Où regarder les Bleus pour leur premier match de la Coupe du monde 2022 ?

    Où regarder les Bleus pour leur premier match de la Coupe du monde 2022 ?

    Cette Coupe du monde 2022 est bien différente des précédentes éditions et à plus d’un titre. Droits de l’Homme, droit du travail, relations hors mariage et consommations d’alcool ont défrayé la chronique depuis la rentrée. Un boycott général qui est intervenu à quelques jours de l’ouverture alors que le pays qui accueille ces rencontres sportives est connu depuis 12 ans. Des conditions donc très particulières qui ont entrainé l’annulation de nombreuses Fan Zones à travers le monde. Comme la ville de Paris qui fait elle aussi l’impasse sur la Coupe du monde de football au Qatar en refusant d’installer des écrans géants et des Fan Zones dans ses rues, comme sept autres grandes villes de France, pour des raisons humanitaires et environnementales. Mais quelques espaces sont tout de même accessibles, et sinon il reste la télévision ! On vous explique tout !

    Les Fan Zones

    Un phénomène qui s’est répandu sur la planète et qui laisse les aficionados du ballon rond sans lieux de rencontre à la hauteur de l’évènement. Et pourtant, quelques associations ou villes ont décidé de maintenir leur dispositif (souvent en l’ayant adapté à une fréquentation qui s’annonce moindre). Et les supporters des Bleus ne seront pas en reste. En tout cas dans certains pays ! La rédaction du site Lesfrancais.press vous dresse une première liste, non exhaustive, des Fan Zones ouvertes aux Français dans le monde.

    Une Fan Zone française sur 3 hôtels à Doha

    « Il n’y aura pas de Casa Bleue car il n’y a pas de lieu adéquat correspondant au cahier des charges dans le budget imparti », expliquait la FFF à L’Équipe pour justifier l’absence de ce lieu de rassemblement pour les supporters français qui sont présents lors des grandes compétitions internationales. Selon le journal, une fan zone privée dédiée aux fans tricolores va voir le jour dans trois hôtels huppés de Doha.

    Mais les 10 000 Français attendus au Qatar ne pourront pas tous se rendre à cet espace baptisé la « guinguette » . En tout, cette contre-Casa ne pourra contenir que 1000 âmes par jour. Et qui dit privée, dit payant. Selon le quotidien, le ticket d’entrée s’élèvera à 30 euros. En plus de l’accès à cette fan zone, le ticket comprendrait une boisson puis des tarifs préférentiels sur le reste du buffet.

    France’s supporters react in front of their team hotel in Doha on November 16, 2022, ahead of the Qatar 2022 World Cup football tournament. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)

    5 hôtels aux couleurs françaises à Abu Dhabi

    Dans les Emirats arabes unis, c’est LCS Sport Services, le service de coaching sportif des francophones d’Abu Dhabi qui accompagne la communauté française pour tous les matchs de la Coupe du monde. Ils ont conclu un partenariat avec 5 hôtels à découvrir ci-dessous. Et pour participer à la fête, les organisateurs vous demandent de venir habillé aux couleurs françaises.

    FAIRMONT BAB AL BAHR au Briges Bar https://goo.gl/maps/2GREQosrpepSkCBX7
    EMIRATES PALACE au TDB https://goo.gl/maps/nf4j7WQwNXz5aDzw9
    DUSIT THANI au MC Gettingan’s https://goo.gl/maps/RguJ7CeGWcFgDroa6
    JUMEIRAH SAADIYAT au Offside Sport Louange https://g.page/offside-sports-lounge?share
    ROYAL MERIDIEN -PJ’s https://goo.gl/maps/2JgBx8rxsHtfoQzT9

    Fan Zone française à Bruxelles

    A Bruxelles, c’est la 5ème édition de la Fan Zone organisée par l’Union des Français de Belgique (dont l’administrateur est le rédacteur en chef du site Lesfrancais.press, Fabien Ferasson de Quental). Après avoir longuement hésité, l’association a opté pour le maintien de l’événement. Non en soutien à l’organisation décidée par la FIFA, qui, comme vous le savez, est sujette à de nombreuses critiques, mais tout simplement pour accompagner notre équipe nationale tout au long de la FIFA World Cup ! 

    Ainsi pour chaque match de la France, les Français de Belgique se donnent rendez-vous au coeur de Bruxelles, dans le parc du Cinquantenaire, pour vibrer avec les Bleus. Pour le premier match, un petit bonus attend les participants avec une animation autour du Beaujolais nouveau et des produits de nos terroirs.

    Casablanca : deux «fan zones» pour la Coupe du Monde 2022

    Casablanca abritera l’événement « Live Foot Zone », du 20 novembre au 18 décembre. L’événement en question consacrera les deux espaces d’Anfa Park et Morocco Mall aux fans de football, à travers la projection de la Coupe du monde 2022.

    Les fan zones seront accessibles tous les jours de 10h jusqu’à 23h avec des billets d’entrée variant entre 20 et 50 dirhams (Morocco Mall) et 150 dirhams (Anfa Park). Au programme, la diffusion des matchs en direct, des animations pour les petits et les grands, le gaming, showcase, programmation musicale…

    New-York : OCabanon réunira les Français

    OCabanon est situé dans le quartier de Chelsea juste au sud de Penn Station et du Madison Square Garden. Il a été créé par 3 Français : Alexandre, Michael et Armel.
    Ils voulaient créer des plats, des boissons, mais aussi avoir comme ligne de conduite la convivialité, un véritable style de vie et un patrimoine familial, car pour la petite histoire, ils sont beaux-frères. 

    Leur objectif est vraiment de combiner la qualité et la simplicité, tout en mixant des spécialités de chaque pays. Ouvert depuis 2013, ce lieu est vraiment agréable.
    On se sent à la fois à New York avec sa déco, son ambiance… mais aussi un peu en France car vous verrez qu’il y aura toujours un des 3 patrons pour vous accueillir en français. C’est pour cela que ce lieu est devenu le rendez-vous incontournable de la communauté française à New-York.

    Et ils feront honneur à leur réputation en diffusant, malgré le décalage horaire, tous les matchs de l’équipe de France.

    Et à la télévision ?

    A la télévision, c’est avant tout une question de droits. En tout cas, dans la plupart des pays, les matchs de toutes les équipes seront retransmis sur les chaines nationales et le plus souvent gratuitement.

    Mais si ce n’est pas le cas ou si vous voulez suivre la compétition avec des commentaires en français, il existe des solutions.

    Vous avez un abonnement en France ?

    Que ce soit dans le cadre d’une résidence secondaire ou l’abonnement pour le dernier qui est rentré faire ses études, savez-vous que vous pouvez recevoir via les applications des opérateurs les chaines françaises où que vous soyez dans l’Union européenne ?

    Ainsi pour ceux qui disposent d’un abonnement Internet en France, le plus simple peut être de se tourner vers le service TV de son fournisseur d’accès Internet. La plupart des FAI proposent des applications qui permettent de profiter de ses contenus depuis l’Union européenne (et l’EEE). Ces derniers ont anticipé la mise en place de nouvelles règles visant à assurer la portabilité des services au sein de l’UE (voir ci-dessous) en permettant aux abonnés d’accéder à leurs programmes lorsqu’ils voyagent. Orange confirme par exemple que son service chaînes TV est accessible depuis l’Union européenne (France incluse) pour ses clients TV Orange, tout comme le service B.tv de Bouygues Telecom qui est disponible pour les clients forfaits Bouygues Telecom, cartes prépayées Bouygues Telecom et Bbox depuis l’Europe.

    La plateforme Molotov peut aussi être une solution de choix pour accéder à des contenus, et le service permet à ses utilisateurs de regarder les chaînes françaises lorsqu’ils sont en déplacement dans l’Europe. Cette décision, liée à la nouvelle réglementation européenne, se limite toutefois aux abonnés payants. Il faudra donc souscrire à au moins une option sur Molotov pour regarder des contenus dans un pays de l’Union européenne.

    Le service précise que la portabilité est réservée aux résidents français. Il faut s’enregistrer avec une carte bancaire française ou justifier de sa résidence française pour en profiter. Enfin, les abonnés à des plateformes payantes de streaming comme myCanal pourront accéder au service depuis les pays de l’UE.

    Le satellite en Europe et dans le bassin méditerranéen

    La télévision sur IP prend le pas sur celle par satellite, mais cette dernière solution reste intéressante pour bon nombre d’utilisateurs. En effet, il peut être avantageux de recevoir ses chaînes par satellite via Fransat ou TNTSAT. Si l’accès aux chaînes gratuites de la TNT par satellite est gratuit, il faudra disposer du matériel d’accès (parabole, décodeur et carte d’accès).

    En France, Fransat du groupe Eutelsat et TNT SAT du groupe Canal+ sont les deux principaux services de télévision par satellite. À noter que l’option ne s’adresse pas forcément aux expatriés et peut flirter avec les conditions d’utilisation. TNT SAT explique que « les chaînes de la TNT diffusées par satellite ne peuvent être reçues qu’en France métropolitaine pour protéger les détenteurs de droits sur les programmes. Aussi, les chaînes de la TNT sont cryptées et les décodeurs TNT SAT sont commercialisés uniquement en France ».

    Notre partenaire TVCORNER peut vous accompagner dans l’installation d’un tel système de réception où que vous soyez sur la zone de couverture.

    Hors d’Europe, VPN ou IPTV

    En dehors de l’Union européenne ou des zones couvertes par les satellites dédiés, il n’y a que deux solutions pour suivre les matchs sur les chaines françaises. Toutes deux sont illégales et peuvent, selon les législations locales, vous porter préjudice. Soyez donc attentif et responsable !

    VPN

    La solution privilégiée par de nombreux usagers consiste à utiliser un VPN. Pratiques et simples à utiliser, les services sont nombreux – gratuits et payants – et offrent plusieurs avantages, dont celui de contourner les géoblocages. Cela permet d’accéder à de nouveaux contenus ou de profiter d’un service qui n’est pas encore disponible dans son pays d’origine. Si la solution existe, il est difficile de vous la conseiller, car elle implique le plus souvent de violer les conditions d’utilisation des services vidéo.

    Certaines plateformes sont encore peu regardantes sur cette pratique, mais d’autres, comme myCanal, précisent que l’utilisation d’un VPN n’est pas autorisée « pour des raisons de sécurité ». Il en va de même pour les sites de streaming qui proposent d’accéder à des chaînes et qui font régulièrement l’objet de fermetures.

    IPTV

    Afin de suivre votre équipe, vous aurez besoin d’une expérience de streaming fiable. L’IPTV permet de regarder facilement des événements sportifs sur votre téléviseur, y compris la Coupe du Monde de la FIFA en 2022.

    Parce qu’il y a tellement de fournisseurs IPTV différents qui offrent du contenu sportif, il pourrait être difficile d’en choisir un seul. Il est possible que certains d’entre eux enfreignent la loi, tandis que d’autres sont fiables et dignes de confiance.

    Vous n’aurez aucune difficulté technique à regarder la Coupe du Monde de la FIFA 2022 si vous utilisez l’un des fournisseurs de sports IPTV suivants :

    Bons matchs à tous que ce soit en Fan Zone ou devant votre téléviseur !

  • Cop 27 : écologie et expatriation

    Cop 27 : écologie et expatriation

    Le grand rendez-vous annuel pour sauver la planète s’est achevé ce samedi 19 novembre, avec 24 heures de retard. L’occasion pour nous de se poser la question du coût environnemental de l’expatriation.

    Une Cop 27 mi-figue mi-raisin

    C’est un sentiment mitigé qui a envahi les participants à la fin de la COP 27 en Egypte, comme souvent.

    « D’un côté il y a une grande victoire, de l’autre une profonde déception.« 

    Anne Bringault, coordinatrice des programmes du réseau action climat (RAC) qui rassemble plusieurs ONG engagées contre le réchauffement climatique, à TV5MONDE

    La bonne nouvelle c’est l’annonce de la création d’un fonds pour « les pertes et dommages ». Les associations l’attendaient depuis plusieurs années et c’est vraiment, pour elles, une excellente nouvelle. Ce processus va faire en sorte que les pays riches qui ont causé des dégâts aux pays pauvres du fait de leurs émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique paient pour ces dégâts. En clair, les pays pauvres impactés par les changements climatiques et notamment la montée du niveau des mers, les sécheresses à répétition, les inondations, alors qu’ils ne sont pas responsables des dégradations, se battaient pour ce fonds. Mais pour l’instant, si le principe d’un fonds est acquis, aucun chiffre n’a été communiqué comme les modalités pour l’abonder.

    Aussi on notera que si l’objectif de rester au maximum à 1,5°C de réchauffement global demeure, aucun engagement supplémentaire n’ a été pris par les États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Bureau de la COP 27 – Samedi 19 novembre 2022 – AFP

    Etre expatrié et éco-responsable ?

    On le sait, pour s’expatrier le citoyen est souvent obligé de prendre l’avion. Ainsi il va multiplier les allers-retours avec la France mais aussi se faire envoyer des produits français… L’expatriation n’est donc pas toujours compatible avec un mode de vie écologique et le plus respectueux possible de l’environnement. Pourtant, l’urgence climatique n’attend plus, et nous devons tous, Français de l’étranger compris, adapter nos modes de vie.

    Ainsi, si les trajets de l’aller et du retour en avion semblent indispensables, le risque pour les expatriés est d’enchaîner les va-et-vient entre la France et leur nouveau pays, et de voir augmenter leur bilan carbone. Pour cela, il faudra essayer au maximum de les limiter, et si vous êtes en Europe : pensez au train !

    Compenser son bilan carbone

    Il y a aussi l’option de compenser son bilan carbone, même si essayer de le limiter avant tout est mieux : d’abord, vous pouvez commencer par le calculer pour vous faire une idée, puis vous pouvez, par exemple, participer à une action de reforestation ou faire un don à une association environnementale…

    On le voit avant tout, c’est donc le choix de la destination qui compte. En effet, comment être un expatrié écolo si on part vivre dans un pays qui n’a aucune politique en la matière ? Pour vous aider, InterNations a sorti un classement des meilleurs et pires pays en matière de développement durable.

    L’Europe et surtout les pays scandinaves en tête 

    Sans grande surprise, les pays scandinaves dominent le classement. La Finlande arrive à la première place, notamment pour la qualité de son environnement et de l’air. Vient ensuite la Suède, entre autres pour les produits et services, c’est-à-dire la possibilité de trouver facilement des produits verts, des aliments frais et locaux, par exemple, mais également pour les mesures mises en place par le gouvernement pour protéger l’environnement. Sur la dernière marche du podium, on trouve la Norvège, pour la qualité de l’air, de l’eau et des systèmes sanitaires. Puis on remarque que l’Europe est en force dans tout le top 10 : après ce podium, on trouve l’Autriche, la Suisse, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, le Canada et le Luxembourg. La France n’est, quant à elle, que 17e

    Les mauvais élèves 

    Dans le bas du classement, on trouve l’Égypte – notamment pour sa mauvaise gestion des déchets et du tri, et pour le gaspillage –, le Koweit – entre autres pour son manque d’intérêt pour les enjeux environnementaux –, et l’Inde – particulièrement pour la pollution, mais aussi car 40 % des expats se disent “insatisfaits de l’environnement naturel”.

    Agir au quotidien à son échelle

    Au delà du lieu de résidence et de la fréquence de leurs voyages, les Français de l’étranger, comme tout un chacun, peuvent agir au quotidien.

    Sur place, il faudra donc privilégier le local et éviter de faire venir des produits de France. Manger local et de saison, favoriser les petits producteurs et agriculteurs aux grandes chaînes internationales.

    Évidemment, habiter dans un nouveau coin du monde donne, aussi, envie de visiter les pays alentour. Dans la mesure du possible, essayez de faire ces voyages en train, en transports en commun, en auto-stop… Pensez aussi à limiter les escales, les phases de décollage et d’atterrissage étant les plus gourmandes en carburant. Et là aussi, vous pouvez compenser votre bilan carbone !

     

  • « Le prochain sommet de la francophonie aura lieu en France »

    « Le prochain sommet de la francophonie aura lieu en France »

    La France accueillera le prochain Sommet de la Francophonie. C’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron lors d’un entretien accordé à TV5 Monde. L’événement se tiendra dans la ville de Villers-Cotterêts.

    Lors d’un point presse, dans un tweet de BFM TV, il a confirmé la reconduction de Louise Mushikiwabo dans ses fonctions de secrétaire générale de l’OIF pour les années qui viennent.

    “Nous avons parlé des grands dossiers du moment et nous avons pu avoir une déclaration de tous les membres”, ajoute-t-il. Il félicite les délégations présentes sur place.

    Il a aussi traité de la question des visas, des étudiants étrangers, en particulier africains, et de l’aide au développement. 

    La jeunesse au centre des regards

    En acceptant ce titre, un jeune ambassadeur de la francophonie s’engage activement au développement de la francophonie dans le monde. Pour ce faire, il travaille avec différents acteurs de son milieu à la valorisation de la langue française et de la culture francophone dans un contexte d’ouverture et de diversité. L’ambassadeur souscrit à la mission et à la vision, apporte son appui et soutient les initiatives et projets mis en avant par le Centre tout en contribuant à la création d’espaces francophones.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • « France 2030 » : 20 milliards d’euros dans l’innovation technologique et énergétique avant 2024

    « France 2030 » : 20 milliards d’euros dans l’innovation technologique et énergétique avant 2024

    Le gouvernement français a présenté vendredi 18 novembre un premier bilan de son plan France 2030, lancé en octobre 2021, consacré à l’innovation pour la transition. En 2022, ce sont ainsi plus de 10 milliards d’euros qui ont été investis. Autant le seront en 2023.

    Annoncé le 12 octobre, le plan France 2030 vise à soutenir l’innovation et accompagner la transition du monde industriel. Le président de la République annonçait initialement 30 milliards d’euros d’investissements, dont huit milliards dans les nouvelles énergies. Aujourd’hui, les montants promis s’élèvent à 54 milliards d’euros, dont 8,4 milliards déjà engagés sur l’année 2022.

    Mais pour 2023 et les années suivantes, la Première ministre a annoncé, dans un entretien au journal Les Echos, qu’il était « plus important que jamais d’accélérer la mise en oeuvre » du plan. C’est pourquoi le gouvernement prévoit d’engager 10 milliards sur l’année 2023. 

    Avec 1 700 projets soutenus sur l’année 2022, « France 2030, ce sont des moyens pour être, aujourd’hui, au rendez-vous de l’histoire », écrit le président de la République dans le dossier de presse pour les « un an d’actions » du plan.

    L’innovation énergétique

    Dans les domaines proprement énergétiques, le gouvernement annonce 169 millions d’euros investis sur l’année. En réalité, plus de 5,7 milliards d’euros ont été engagés dans les fonds d’investissement, l’écosystème de la recherche, le soutien aux entreprises, le domaine des transports ou encore des matières premières, qui auront une répercussion directe sur les projets énergétiques.

    Les fonds sont en effet répartis ainsi que, d’ici à 2030, une moitié sera consacrée à la décarbonation de l’économie, l’autre à l’émergence d’acteurs et de porteurs d’innovations « sans dépenses défavorables à l’environnement ».

    En outre, 1,6 milliard d’euros pour l’année 2022 n’ont pas encore été affectés. Objectif : « avoir engagé 20 milliards d’euros à la fin de l’année 2023 », annonce la Première ministre, présente vendredi matin dans le laboratoire Charles Fabry de l’université Paris-Saclay. Soit, en seulement deux ans, l’investissement des deux tiers de la somme annoncée initialement, laquelle était de 30 milliards d’euros d’ici à 2030.

    Le gouvernement profite ainsi de l’annonce pour présenter des projets qui seront sécurisés l’année prochaine, comme le projet NUWARD qui « progresse », ainsi que trois autres projets « identifiés » dans la création de petits réacteurs nucléaires modulaires, dits SMR, l’une des promesses phares du président de la République lors de la présentation du plan fin 2021.

    Ces projets commenceront à être financés à la fin du premier trimestre 2023 avec pour objectif de construire le premier SMR en 2030.

    Le gouvernement vise ainsi à « réduire les coûts » de la filière nucléaire « par un fort effet de série », sans rogner sur la sûreté, bien au contraire. Il affirme dans le dossier de presse que les SMR, et en particulier celui développé par EDF (NUWARD) « permettra, entre autres, à de nombreux pays de pouvoir remplacer leurs centrales électriques thermiques (gaz et charbon) de puissance comparable dans une logique de décarbonation des mix électriques ».

    1,2 milliard pour les petits réacteurs nucléaires

    D’ici à 2030, le développement des SMR recevra ainsi 1,2 milliard d’euros sur les 54 milliards prévus par le plan qui prévoit également un appel à projets pour des « réacteurs nucléaires innovants » qui, s’ils sont sélectionnés, bénéficieront de « l’appui scientifique et technique du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) », acteur majeur de la recherche nucléaire française.

    Pour 2030, la France compte également investir plus de 9 milliards d’euros dans le développement d’une filière hydrogène « complète », précise la Première ministre. Cela représenterait 6,5 gigawatts (GW) de capacité d’électrolyse, pour une production de 650 000 tonnes d’hydrogène décarboné et 100 000 emplois créés.

    Le plan d’innovation prévoit 1 milliard d’euros dans les énergies renouvelables, notamment pour accélérer les processus d’industrialisation, que ce soit dans l’éolien — 2 GW d’éoliennes flottantes d’ici à 2030 — ou le solaire — 10 GW de production annuelle de cellules et modules.

    2 millions de voitures électriques en 2030

    La mobilité n’est pas en reste. 2 millions de véhicules électriques en production sont attendus à l’horizon 2030, avec un objectif intermédiaire de « 1 million d’ici à 2027 », commente la Première ministre.

    Un premier avion bas carbone pourrait également voir le jour dans huit ans. 1,5 milliard d’euros sont consacrés à son développement.

    L’accès aux matières premières — métaux critiques, terres rares, aimants — sera donc indispensable. 2,9 milliards prévus, notamment dans l’exploitation directe de mines sur le sol français. Le gouvernement a d’ailleurs récemment sécurisé un premier projet de mine de lithium dans l’Allier.

    Plutôt que d’extraire, les fonds permettront surtout de développer le recyclage de ces matières à grande échelle. 

    En parallèle, la formation bénéficiera de 2,8 milliards d’euros pour former plus d’un million de personnes aux « métiers d’avenir », ainsi que pour soutenir un certain nombre de projets, comme « l’École de la batterie », de la start-up spécialisée dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques Verkor et ses 11 partenaires.

    En outre, la Première ministre a également annoncé que l’État déploierait des « sous-préfets France 2030 et investissements » chargés d’accompagner la réindustrialisation des territoires en transformation. Ainsi, de faciliter le dialogue entre l’administration centrale et les collectivités territoriales.

  • Le Qatar n’a pas d’odeur 

    Le Qatar n’a pas d’odeur 

    Le Qatar n’est pas un Etat, c’est un écran géant. On y voit verrues et grains de beauté. A la télévision, sur la chaîne de télé de son neveu, personne ne regardera l’émir : tous n’auront d’yeux que pour l’un de ses milliers de salariés aux sorts contrastés : M’Bappé. Il est la pointe émergée de ces forçats de la gloire qui font qu’un latéral gauche de Ligue 2 gagne bien plus qu’Alain Aspect, prix Nobel de physique, créateur d’un des premiers ordinateurs quantiques au monde. Entre la tête et les jambes, le père Noël choisit les jambes. 200 millions par an pour M’Bappé, 1M pour l’œuvre d’un Nobel. 

    Mais qui parle d’argent ? Le Qatar n’est pas un État, c’est un puits sans fond. Il aurait investi, selon Deloitte, 200 milliards de dollars dans cette Coupe du monde. En comparaison, l’Europe réunit chichement 18 milliards pour que les Ukrainiens luttent contre les Russes et l’hiver. Dire qu’il y a quatre ans, Boris Johnson parlait déjà de boycott : c’était la Russie. Poutine n’avait investi que 11 milliards. II recevait Coca-Cola, sponsor, avec le tapis rouge. C’est mieux que d’envoyer des missiles sur les civils. Ou de financer les Frères musulmans.

    Permettre aux dirigeants sportifs de se faire acheter en toute indépendance

     « L’argent n’a pas d’odeur », le sport et le gaz non plus. Le Président de la République l’a rappelé : « Il faut laisser le sport éloigné de la politique ». Les différentes chartes nationales et internationales qui réglementent le sport en font une règle absolue. Ce qui permet aux dirigeants sportifs de se faire acheter en toute indépendance.  

    C’est parce que le sport est sans relation avec la politique que le Qatar a autant investi dans le sport, comme auparavant l’Allemagne de l’est, l’URSS ou encore la Chine. Pourquoi un Etat achèterait-il un club de foot comme Manchester city (Emirats), PSG (Qatar) ou Newcastle (Arabie) ? Aberrant ! A-t-on déjà vu un Président s’afficher en supporter, recevoir des joueurs, leur passer des coups de fil et le faire savoir ? Ridicule !

    A chaque fois qu’il y a une grande compétition, des Jeux de Berlin à ceux de Moscou, on parle récupération, boycott et politique. La concentration des médias attire : 1 milliard de téléspectateurs pour la dernière finale. Profiter de l’occasion pour se montrer, défendre une cause, ajouter un message au ballon rond, c’est logique. 

    Quel sort le Qatar réservera-t-il aux militants qui vont interrompre les matchs comme ce fut le cas pour PSG/OM ? La Coupe du monde de 78 en Argentine, alors dirigée par un général dictateur, avait déjà donné lieu à une campagne de boycott, et même à une tentative de kidnapping de Michel Hidalgo, entraîneur de l’équipe de France. L’entraineur argentin Cesare Menotti aurait dit à ses joueurs, avant la finale : « Nous ne jouons pas pour des tribunes remplies d’officiers, de militaires, mais nous jouons pour le peuple. Nous ne défendons pas la dictature mais la liberté. » Une façon de se dédouaner ? On accusa l’Argentine d’avoir truqué un match.

    Business as usual et matchs truqués. 

    Le sport est un business comme les autres : un petit monde. L’industrie du sport s’élèverait à plus de 500 milliards de dollars (et plus de 1700 milliards de paris sportifs) selon l’ONUDC. Interpol s’est même doté d’une cellule spéciale sur les matchs truqués. Le crime organisé s’est introduit dans les paris clandestins, blanchit les revenus illicites, touche les commissions sur les joueurs, infiltre les clubs, les instances nationales et internationales. 

    Six mois après l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, la justice américaine commençait les arrestations. Le FBI a fini par recenser 125 millions de dollars de pots de vin. 12 des 22 membres du Comité exécutif ont été, au fil des années, suspendus, écartés, poursuivis. Deux sont morts : la justice américaine n’a pas fini son enquête. Tout comme, d’ailleurs, la justice française (à propos d’un déjeuner entre Nicolas Sarkozy, Michel Platini et l’Emir). Personne n’a jamais remis en cause le choix du Qatar. Qui voudrait se priver de gaz ? 

    Nicolas Sarkozy et l’Emir du Qatar dans la tribune du PSG en 2016

    Boycotter supposerait refuser aussi d’acheter du gaz, de vendre des Rafale, comme on devrait le refuser à d’autres : Arabie, Chine, Egypte, Algérie, les trois quarts des pays de la planète qui ne respectent pas les droits de l’Homme, encore moins les droits des minorités sexuelles ou ceux des travailleurs immigrés. 

    Selon cette logique, pourquoi donner de l’argent à tant de pays africains qui interdisent encore l’homosexualité et malmènent le droit des femmes ? Certes, on pourrait s’abstenir, comme le Danemark, d’envoyer un représentant officiel à la cérémonie d’ouverture (le sport n’est pas politique), mais oserait-on, comme le gouvernement danois (social-démocrate et bien sous tout rapport), envoyer les demandeurs d’asile au Rwanda pour l’examen de leurs demandes ?

    Ce monde injuste, violent, inquiétant, suscite ses propres remèdes. 

    Ce monde est plein de contradictions. Il est injuste, violent, inquiétant. Heureusement il suscite ses propres remèdes, pas toujours à la hauteur des défis, mais ils existent : le droit, la coopération, la science, une certaine idée de l’humanité. L’aspiration des peuples à la paix, à la liberté, à la solidarité, à la justice, contrebalance la pente à la violence et l’ignorance.

    L’Organisation Internationale du Travail et Amnesty International reconnaissent qu’avec la Coupe du monde, le Qatar a modifié sa législation. Les Népalais se refilent les filières d’émigration au Qatar tant ce qui paraît comme de la servitude leur apparaît comme une occasion : 25% du PIB du Népal vient des transferts de salaires des travailleurs népalais, qui seraient près de 400.000, selon le FMI.

    Ceux pour lesquels le scandale est plus important que le spectacle se féliciteront qu’on ait parlé du scandale.  

    Comme tant d’autres manifestations, la Coupe du monde est frivole, absurde, grotesque, utile, festive, joyeuse, stupide. Au Brésil, la dernière Coupe du monde devait sauver le gouvernement ; elle l’a fait apparaitre en pleine corruption. Et l’équipe brésilienne fut humiliée. L’exaltation du sentiment national est aussi festive que stupide. Il y eut ainsi une guerre du football entre le Honduras et le Salvador qui fit plusieurs milliers de morts.

    Regarder les matchs, mais les yeux ouverts.

    La Coupe du monde est politique et elle ne l’est pas. Elle est une affaire de fric et n’est pas que cela. Elle est scandaleuse et elle ne l’est pas. Elle est joyeuse et elle est triste. Elle est utile et elle ne l’est pas. Ceux pour lesquels le scandale est plus important que le spectacle se féliciteront qu’on ait parlé du scandale. L’aurait-on fait sans le spectacle ? Finalement le monde est bien fait : il est absurde et cela peut convenir à tout le monde. Regarder les matchs, mais les yeux ouverts. 

    On ne se privera pas de foot à cause des corrompus de la Fifa, pas plus qu’on ne se privera de gaz à cause du Qatar ni de jouets de Noël à cause de Xi Jinping. « Le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités », disait le gardien de but Albert Camus, autre prix Nobel. « J’appris tout de suite qu’une balle ne vous arrivait jamais du côté où l’on croyait. » La morale, comme le ballon, ne vient pas toujours du bon côté. 

    Dans deux ans, Paris accueillera les Jeux Olympiques. Des jeux éthiques ? En diable.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 21.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 21.11.22

    Bonjour à tous, heureux de vous retrouver après 15 jours de pause, je suis Radwan et je vais vous accompagner toute la semaine dans vos flashs dédiés aux expatriés. Dans l’édition de ce 21 novembre, on parle de sport avec les Jeux internationaux de la jeunesse, on revient sur le sommet de la francophonie, et Emmanuel Macron qui défend la politique ferme de visas pour les pays du Maghreb.

    Plus que 15 jours pour candidater pour les JIJ 2023

    Et cette année, c’est à Pau que les jeunes Français de l’étranger des 4 coins de la planète se retrouveront en juin pour la 12ème édition des Jeux internationaux de la jeunesse de l’AEFE. Au coeur des Pyrénées atlantiques, l’Union national des sports scolaires prépare des épreuves inédites avec au programme du sauvetage en montagne mais aussi des épreuves nautiques dans la baie d’Anglet au pays basque, et donc on assistera même à une compétition de pelote basque. Pour y participer, la classe de votre enfant doit se porter candidate, vous retrouverez toutes les informations et le dossier de candidature sur le site Lesfrancais.press 

    Jeux internationaux de la jeunesse 2023
    Jeux internationaux de la jeunesse 2023

    Le 18ème sommet de la Francophonie laisse place au forum économique

    Ce week-end se sont retrouvés 60 chefs d’Etats ou de gouvernement à Djerba en Tunisie. L’objectif de ce sommet était de mettre en place des solutions numériques accessibles aux pays africains. Alors que le Français progresse en terme de locuteur, il sera même le premier idiome européen, devant l’anglais, en 2050, il recule sur le net du fait de la faible connectivité du continent africain. Ce fut aussi l’occasion d’annoncer que le prochain sommet se passera en France et sera lui dédié à la jeunesse. Nouveauté cette année, le sommet est suivi d’un forum économique qui ne cache son ambition de créer à terme un Commonwealth francophone. 

    Toujours peu de visas pour le Maghreb 

    En septembre 2021, Paris avait décidé de réduire de 50% le nombre de visas accordés à l’Algérie et au Maroc pour mettre la pression sur des gouvernements jugés trop peu coopératifs dans la réadmission de leurs ressortissants expulsés de France. Le taux de refus avait atteint 30% pour la Tunisie. Au sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron s’est redit favorable « à la mobilité des étudiantes et étudiants, à la mobilité économique, académique, politique » et prêt à rétablir une politique de visas plus souple à la condition que ces Etats reprennent les ressortissants expulsés, ceux qu’ils font avec difficulté à ce jour. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition.

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Sommet de la Francophonie – Djerba 2022

    Sommet de la Francophonie – Djerba 2022

    Une soixantaine de chefs d’Etat, de chefs de gouvernements et de ministres, se sont retrouvés à Djerba au 18ème Sommet de la Francophonie ces 19 et 20 novembre 2022. Après deux reports, le XVIIIe Sommet de la Francophonie s’est enfin tenu pour établir des stratégies de développement de la langue française mais aussi des États membres. Cette année encore, la France, représentée par Emmanuel Macron, a porté le projet, soutenu par le MEDEF, de relancer un espace économique francophone à travers l’organisation d’un forum économique, demain, lundi 20 novembre 2022.

    « Je considère pour ma part que nous allons vers une francophonie renouvelée, où chaque pays a sa place« .

    Louise Mushikiwabo – Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

    La langue française en recul ?

    Mais en premier, c’est la place de la langue française dans le monde qui fut au coeur du week-end tunisien. Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le français rassemble aujourd’hui 321 millions de locuteurs à travers le globe et est la 5ème langue mondiale.

    Parmi eux, 255 millions de personnes font un usage quotidien du français. Mais l’avantage de notre langue, c’est la démographie des pays qui l’ont adoptée. Ainsi en 2060, c’est plus de 760 millions de personnes qui utiliseront le français, soit 8% de la population contre 3% actuellement. L’anglais lui ne sera plus parlé « que » par 560 millions de personnes, tandis que l’espagnol comptera 660 millions de locuteurs. Le français deviendra donc le premier idiome européen au monde. Seuls le mandarin, l’hindi et l’arabe seront parlés par plus de personnes. En continuant la projection démographique, le français pourrait même devenir la deuxième langue parlée au monde au cours du prochain siècle.

    Un recul géopolitique ?

    Comme l’a rappelé le président de la République à nos confrères de TV5MONDE, la démographie ne doit pas masquer les écueils qui menacent notre langue. Emmanuel Macron, dans l’extrait ci-dessus, évoque la situation au Maghreb. Si en Tunisie le français n’est pas menacé, le glissement culturel au Maroc, qui l’amène chaque jour un peu plus vers un repli sur soi, fait disparaître son usage dans les jeunes générations.

    Louise Mushikiwabo, Emmanuel Macron, Kaïs Saïed (président de la Tunisie), au sommet à Djerba le 19 novembre 2022 ©AFP

    En Algérie, c’est sous l’impulsion de l’Etat, qui cherche à rendre responsable la France de la situation de la population sur place, que le français recule. Nous avions évoqué l’ajout de l’anglais, à la rentrée 2022, dans les classes dites de « primaire » des écoles algériennes aux dépens des heures de français.

    Tandis qu’ailleurs, la politique peut être un garant du respect de la francophonie. C’est le cas du Canada et en particulier du Québec où l’encadrement juridique de l’utilisation du français est prégnant. Il est en plus renforcé par une politique migratoire qui favorise, largement, ceux qui maîtrisent le français, et ce quelles que soient leurs origines. Pour les Africains, mais aussi les Européens, c’est souvent la porte d’entrée privilégiée pour le nouveau monde.

    Le numérique

    Pour renforcer la langue française et bâtir un espace de prospérité commun, les pays francophones misent sur le numérique. C’est d’ailleurs le thème retenu pour ce sommet.

    Dans le paysage linguistique d’internet, l’arbre anglophone cache la forêt multilingue. Forêt dans laquelle la présence de la langue française régresse. Non pas tant parce qu’elle diminue en terme absolu, mais parce que les autres langues progressent davantage. Pourtant, le français demeure le quatrième idiome utilisé sur la Toile, à égalité plus ou moins avec le russe, le portugais, l’hindi et l’arabe.

    La cause de ce recul dont l’Organisation internationale de la Francophonie a bien conscience, c’est la fracture numérique dans les pays africains. Or, «le français a une promesse extraordinaire dans le futur», estime Daniel Pimienta, responsable de l’Observatoire de la diversité linguistique et culturelle dans l’internet et présent à Djerba, promesse qui s’appuie sur les perspectives démographiques du continent africain, comme nous l’évoquions plus haut.

    «La vision de la Francophonie numérique est celle d’une civilisation respectueuse du droit international relatif aux droits de l’Homme, et des prérogatives de l’Etat de droit, dans laquelle les Etats respectent et protègent les valeurs démocratiques et les libertés fondamentales, en ligne comme hors ligne, tout en poursuivant les idéaux de diversité et d’inclusion, d’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que ceux de la diversité culturelle et linguistique»

    L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans son dossier de presse

    Pour tenter d’amorcer la réduction de la la fracture numérique sur le continent africain, Business France et France EduNum International (FENI) ont organisé un colloque ce 19 novembre 2022.

    Cet événement avait comme thème les technologies pour l’éducation et la Francophonie, les débats se sont déroulés en présence de la délégation française d’entreprises du numérique pour l’éducation et la formation. 

    Trois tables rondes se sont succédées, rassemblant des institutionnels français, des décideurs africains et des experts de la EdTech francophone, pour échanger sur les sujets suivants :

    – Regards croisés sur les enjeux du numérique du service de l’éducation et de la formation 

    – Le numérique au service de l’employabilité tout au long de la vie professionnelle

    – EdTech et impact : porter l’éducation et la formation sur de nouveaux territoires

    Stratégie économique pour la Francophonie 2022-2026

    Adoptée lors de la 39e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie le 10 décembre 2021, la Stratégie de la Francophonie numérique 2022-2026 engage les États et gouvernements membres, l’OIF et les autres acteurs de la Charte de la Francophonie. C’est la première fois que les responsables politiques se réunissaient depuis son adoption.

    La stratégie vise à créer une sphère d’influence pour la langue française et pour l’expertise francophone sur la scène multilatérale, notamment sur les marchés internationaux et dans le développement de normes internationales liées au numérique, à développer un espace numérique inclusif, responsable, solidaire, sain et sécurisé, favorisant la diversité culturelle et linguistique, et à accélérer la transformation numérique au service du renforcement de la démocratie et des droits de l’Homme en fournissant des informations fiables et de qualité, et luttant contre la désinformation, la haine en ligne et les discriminations sous toutes leurs formes.

    Si on est loin de trouver un cadre commun, certaines règles ou dispositions voulues par les pays démocratiques et les économies libérales peuvent encore s’opposer à la résistance de certains régimes, les observateurs s’accordant pour affirmer qu’il y a une volonté commune chez tous les membres de traiter les priorités économiques. Et dans ce sillage, le 18ème Sommet de la Francophonie 2022 a accordé une priorité à la situation économique des jeunes et des femmes, puisqu’ils ont été particulièrement touchés par la précarité des suites de la pandémie de Covid-19.

    Téléchargez le rapport émis en 2021 sur la stratégie économique pour la Francophonie :

    Un environnement international instable

    La réunion des chefs d’Etats et de gouvernements francophones fut aussi l’occasion d’aborder les grands enjeux internationaux. Préoccupations autour des droits démocratiques, incertitude concernant la tenue des Jeux de la Francophonie en 2023, impact de la guerre en Ukraine sur les pays africains, conflit entre le Rwanda et la République démocratique du Congo… les sujets n’ont pas manqué.

    RDC – Rwanda

    La situation entre ces deux pays africains a particulièrement plombé l’ambiance. Le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, s’est fait représenter par son Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, du fait de l’invasion de l’est du pays. Tandis que leur opposant, Martin Fayulu, pour une fois, a joint sa voix au couple exécutif, en exigeant la condamnation du Rwanda par l’OIF.

    « Si le sommet de la francophonie qui débute aujourd’hui à Djerba en Tunisie ne condamne pas l’agression de la RDC par le Rwanda à travers ses supplétifs de M23, cette institution internationale perd sa raison d’être. Et la RDC n’aura plus aucun intérêt à en rester membre »

    Martin Fayulu, deuxième à l’élection présidentielle en RDC de 2018
    Dans l’Est de la République démocratique du Congo, plus précisément dans le camp de Kanyaruchinya, des dizaines de milliers de personnes, toutes fuyant l’avancée des rebelles du M23 qui contrôlent une partie du territoire de Rutshuru, continuent de s’entasser dans cette contrée qui mène vers Goma, dans le Nord-Kivu. ©digitalcongo 07/11/2022

    Ukraine

    L’autre grand sujet, ce fut bien sûr la guerre en Ukraine. Le conflit a mis sous tension les exportations de céréales et engrais ukrainiens comme russes. L’Afrique est d’ailleurs la région la plus touchée par cette guerre en raison de la dépendance des pays africains à ceux-ci.

    L’OIF, qui n’a que peu d’influence sur le contexte international, a toutefois abordé le dossier du Sahel et de l’insécurité dans cette région qui concerne plusieurs pays membres, sans apporter de nouvelles solutions.