Le président russe Vladimir Poutine a prononcé, ce 21 février, son discours annuel à la nation russe depuis le Kremlin à Moscou. Près d’un an après le lancement de son offensive militaire en Ukraine, son allocution y était totalement consacrée.
« Moment difficile et clef pour la Russie »
Le président russe Vladimir Poutine a promis mardi de poursuivre sa campagne militaire en Ukraine, près d’un an après le début de l’offensive, lors d’un discours très attendu à la nation. « Pour assurer la sécurité de notre pays, pour éliminer les menaces venues d’un régime néonazi existant en Ukraine depuis le coup d’Etat de 2014, il a été décidé de mener une opération militaire spéciale. Et nous allons régler pas à pas, soigneusement et méthodiquement, les objectifs qui se posent devant nous », a-t-il déclaré.
« Je parle à un moment difficile et clef pour la Russie, dans une période de changements cardinaux partout dans le monde »
Vladimir Poutine, Président de la Fédération russe
L’Occident en ligne de mire
Le président russe Vladimir Poutine a aussi accusé l’Occident d’utiliser le conflit en Ukraine pour « en finir » avec la Russie, estimant que les Occidentaux portaient « la responsabilité » de l’escalade.
« Les élites de l’Occident ne cachent pas leur objectif : infliger une défaite stratégique à la Russie, c’est-à-dire en finir avec nous une bonne fois pour toutes »
Vladimir Poutine, Président de la Fédération russe
Face à l’élite politique du pays et des militaires ayant combattu en Ukraine, il a aussi remercié « tout le peuple russe pour son courage et sa détermination ».
Evoquant les sanctions internationales qui frappent la Russie, M. Poutine a estimé que les Occidentaux « ne sont arrivés à rien et n’arriveront à rien », alors que l’économie russe a résisté mieux qu’anticipé par les experts. « Nous avons assuré la stabilité de la situation économique, protégé les citoyens », a-t-il noté, estimant que l’Occident avait échoué à « déstabiliser notre société ».
Analyse du correspondant de TV5MONDE Paul Gogo à Moscou
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 22 février, aujourd’hui on parle du statut des élus consulaires, des forces françaises qui ont quitté le Burkina Faso, et de la sécheresse qui s’abat déjà sur la France.
Les élus consulaires sont-ils des élus comme les autres ?
C’est une question à laquelle un groupe d’études du Sénat a tenté de répondre. Dans un rapport publié la semaine dernière, les sages du palais du Luxembourg ont pointé des dysfonctionnements, comme les passes d’armes entre élus et personnels des consulats quant à l’utilisation des moyens du consulat, la faiblesse de la rémunération des conseillers des Français de l’étranger qui doivent couvrir un ou plusieurs pays avec le budget alloué à un conseiller municipal d’une ville de moins de 100 000 habitants, etc. Les sénateurs ont donc émis 12 propositions pour ajuster le statut des élus des Français de l’étranger à leurs fonctions. On attend la réponse du gouvernement.
La force Sabre a quitté le Burkina Faso
En janvier, le Burkina Faso a donné à la France un mois pour retirer ses troupes alors qu’il mettait fin à un accord militaire qui permettait aux troupes françaises de combattre les insurgés sur son territoire, invoquant le souhait du pays de se défendre lui-même. Ce départ marque un nouveau chapitre dans la lutte du Burkina contre les groupes islamistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui se sont appropriés de vastes étendues de terres et ont déplacé des millions de personnes dans la région élargie du Sahel, juste au sud du Sahara. La Russie via la milice Wagner s’est déjà emparé des anciens camps français.
Capture d’écran du reportage de TV5MONDE disponible sur notre site
31 jours sans pluie
Météo-France a annoncé ce mardi que le record de sécheresse hivernale de 2020 était égalé. Cette absence de précipitations compromet le rétablissement des nappes phréatiques, épuisées par la sécheresse historique de l’été dernier. Depuis le 21 janvier, même s’il a pu pleuvoir ponctuellement à certains endroits, le cumul des précipitations agrégé sur toute la métropole a été tous les jours inférieur à 1 mm.
Derniers arrivés de la cohorte d’échelons locaux, les conseillers consulaires, créés sous François Hollande sous l’impulsion de la ministre chargée des Français de l’étranger de l’époque, aujourd’hui sénatrice représentant ces derniers, Hélène Conway, ne disposeraient pas de mêmes prérogatives que leurs confrères élus en France.
C’est en tout cas ce qui ressort du rapport du groupe d’études « Statut, rôle et place des Français établis hors de France » adopté ce 8 février par le Sénat sous l’impulsion du sénateur et président de la fédération des Français de l’étranger du parti « Les Républicains » Ronan Le Gleut qui présida les travaux tout au long du processus.
Un sous-financement
Premier problème relevé par le groupe d’études du Sénat, c’est la faiblesse de l’indemnité forfaitaire qui leur est versée.
Pour rappel, les élus à l’Assemblée des Français, comme les conseillers consulaires, sont des bénévoles, ils ne reçoivent qu’une indemnité semestrielle forfaitaire pour couvrir les frais qu’ils doivent engager pour effectuer leur mandat. Les montants sont définis par un barème, publié par décret, prenant en compte la taille du pays, le coût de la vie sur place. Logiquement la fourchette est donc large de 1100 euros en Serbie à 2800 euros au Japon, qui leur sont versés tous les 6 mois.
Comme le relève le rapport, il est fréquent que ces indemnités, qui sont en fait calculées sur la base du montant de l’indemnité de fonction d’un conseiller municipal d’une ville de moins de 100 000 habitants revu à l’aune de l’indice Mercer, soient insuffisantes. A population égale, se déplacer, vaquer à ses obligations sur un territoire comme la ville de Poitiers et assurer la même fonction sur 3 pays comme au Benelux, ne représente pas, de fait, le même volume financier de frais.
« Certains conseillers à l’AFE ont dû renoncer à se rendre à la deuxième session plénière d’octobre et certains conseillers des Français de l’étranger ont décidé de ne pas participer à certaines cérémonies officielles lorsqu’elles se tiennent loin de leur domicile.«
Extrait du rapport du Sénat disponible en téléchargement en fin d’article
Ainsi les sénateurs proposent, comme c’est le cas pour les élus locaux, de garantir le remboursement intégral des frais exposés dans le cadre du mandat des conseillers des Français de l’étranger et de les distinguer clairement de l’indemnité de fonction. Une vraie révolution si la proposition est retenue. Mais plus qu’une option de confort pour nos élus, une enveloppe budgétaire adaptée permettrait de renforcer leur présence sur le terrain et de consolider le lien avec la France malgré la distance. Les Président(e)s des Conseils consulaires devraient aussi, aux yeux des parlementaires, disposer de moyens supplémentaires du fait de leurs nombreuses sollicitations tant par les Français implantés dans leur pays que par les autorités locales. Il en serait de même, logiquement, pour les élus à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Enfin, le groupe d’étude propose que leur expérience d’élu(e) soit prise en compte dans le calcul de leur retraite et puisse ouvrir le droit à une validation des acquis sous la forme d’un diplôme certifiant.
Mieux les inclure dans les dispositifs consulaires
Les parlementaires se sont aussi penchés sur le fonctionnement au quotidien en circonscription des mandats. Car s’il est prévu dans les textes que les conseillers consulaires peuvent disposer des moyens du consulat pour assurer leurs tâches, sur le terrain, c’est souvent, avec regrets, qu’on constate que les interactions entre élus et administrations consulaires sont tendues.
Les sénateurs aimeraient aussi que soit rétablie la possibilité de délivrer aux élus consulaires des « passeports de service ». Si ces derniers ne donnent pas l’immunité diplomatique à ses détenteurs, ils affirment clairement que ces derniers travaillent au service de la République française.
Renforcer l’Assemblée des Français de l’étranger
A quelques semaines de l’ouverture de la session printanière de l’AFE, le groupe d’études s’est penché sur son fonctionnement.
Les élus de l’AFE autour de sa présidente Hélène Degryse
En premier lieu, il a constaté la quasi-absence de moyens. Que ce soit la présidence ou les commissions, personne ne dispose de bureaux, et seulement un « petit secrétariat » à tiers temps est mis à leur disposition. Une fois de plus, on compte sur leur dévotion et leur budget personnel pour assurer des missions de service public.
Car comme le rappelle le rapport des sénateurs, l’AFE se doit de procéder à « la saisine des membres du Gouvernement de toute question consulaire ou d’intérêt général concernant les Français établis hors de France. » Comment le faire sans moyens, sans informations et sans capacité de suivi ? C’est pour cela qu’il est proposé de créer, en sus, une cellule d’assistance et d’informations avec une large amplitude horaire de permanence pour pouvoir répondre aux questions des conseillers des Français de l’étranger, quel que soit le fuseau horaire.
Trois ans après la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, la City de Londres a vu quelques départs de traders et de banquiers et s’est vue dépassée par ses rivaux européens en courtage d’actions. Malgré les allers et départs, le quartier de Canary Wharf reste la première place financière en Europe.
Paris devant Londres ?
On a lu récemment que Paris aurait « détrôné » Londres comme place financière mais ce n’est pas encore totalement fait. Pour autant, les ministres britanniques sont sur le banc des accusés pour avoir laissé un « record d’échecs et de promesses non tenues » alors que les prévisions internes montrent que la Grande-Bretagne aura 15 ans de retard dans la réalisation de son objectif d’exportation annuelle de £1000 milliard de livres sterling suite au Brexit.
Les projections du Département du commerce international (DIT) montrent que la valeur des exportations britanniques n’atteindra pas 1000 milliards de livres sterling avant 2035, sur la base des tendances actuelles, le total devant tomber à 707 milliards de livres sterling l’année prochaine.
Le rapport souligne à quel point les ministres britanniques ont eu du mal à répondre aux nobles prédictions que les Brexiters avaient faites sur le commerce international après avoir quitté l’UE.
En ricochet et du fait de la sortie de l’espace bancaire commun, on constate que la City est la première victime du Brexit. Tous ces jobs et tout cet argent ont été éparpillés un peu partout en Europe. Le grand gagnant est Dublin. Mais Paris est juste après : une centaine d’entreprises ont quitté Londres pour la capitale française. Parmi les grands noms il y a les assureurs AXA notamment, et dans les banques : BNP Paribas, Société générale, les américains JP Morgan, Morgan Stanley, et bien d’autres encore.
La crise du coût de la vie touche tout le monde
Trois ans après sa sortie de l’Union européenne, l’économie britannique se trouve en situation de faiblesse avec un climat social tendu. Les expatriés en ressentent aussi les effets avec la crise du coût de la vie.
La situation est pour le moins critique et nombre de Britanniques et Français sont concernés par une inflation galopante à 10,1%. C’est le plus mauvais résultat des membres du G7 et la plus forte augmentation depuis plus de 40 ans.
Si la hausse des prix est plus virulente qu’ailleurs c’est, entre autres, que faute de marges de manœuvre budgétaires, le bouclier énergétique a été moins protecteur, notamment qu’en France. Le Brexit a aussi accentué les inégalités sociales.
L’application des accords du Brexit n’est pas encore totale, de nombreux secteurs vont voir leur possibilité d’exporter ou d’importer se réduire au fil des mois. Il faudra de longues années pour redonner son dynamisme à l’économie britannique. D’ici là, est-ce qu’on verra d’autres départs de Français ? L’émigration de Britanniques n’est aussi plus un tabou !
La France et le Burkina Faso ont officiellement marqué la fin des opérations militaires françaises dans cette nation d’Afrique de l’Ouest, ont déclaré dimanche les forces armées burkinabées, après une cérémonie de descente du drapeau au camp des forces spéciales françaises un jour plus tôt.
En janvier, le Burkina Faso a donné à la France un mois pour retirer ses troupes alors qu’il mettait fin à un accord militaire qui permettait aux troupes françaises de combattre les insurgés sur son territoire, invoquant le souhait du pays de se défendre lui-même. Leur départ marque un nouveau chapitre dans la lutte du Burkina contre les groupes islamistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui se sont emparés de vastes étendues de terres et ont déplacé des millions de personnes dans la région élargie du Sahel, juste au sud du Sahara. Dans un communiqué, l’état-major général des forces armées burkinabées a déclaré avoir participé avec les responsables des forces spéciales françaises Sabre à « une cérémonie solennelle de descente du drapeau marquant la fin officielle des opérations de la Task Force sur le sol burkinabé ».
Le départ des quelque 400 forces spéciales françaises du Burkina Faso fait suite à une forte détérioration des relations qui a vu Ouagadougou demander à la France de rappeler son ambassadeur.
Au cours de la semaine dernière, un petit groupe de manifestants anti-français s’est réuni chaque soir à Ouagadougou pour surveiller les signes de retrait français.
« Nous ne voulons pas que la moindre seconde soit ajoutée à la date prévue (du départ). Qu’ils partent et nous laissent notre Faso », a déclaré Amadé Maiga, qui faisait partie de ceux qui étaient parés de drapeaux burkinabés et qui agitaient un tricolore français barré d’une croix rouge.
Certains membres du groupe tenaient également des drapeaux russes – un signe des courants politiques sous-jacents compliqués qui façonnent la région.
Le Burkina Faso et le Mali voisin sont tous deux dirigés par des juntes militaires qui ont pris le pouvoir par la force au cours des deux dernières années, promettant d’améliorer la sécurité et de chercher du soutien au-delà de leurs alliés traditionnels.
La France a retiré ses forces du Mali l’année dernière après que la junte sur place ait commencé à travailler avec des entrepreneurs militaires russes. Le Ghana a accusé le Burkina Faso d’engager des mercenaires du groupe russe Wagner, ce qui a incité le président intérimaire du Burkina à nier la présence de telles forces dans le pays.
Le président français Emmanuel Macron a qualifié de « prédatrice » l’influence de la Russie dans les pays africains en difficulté, alors que la France a vu sa propre influence diminuer dans ses anciennes colonies.
« Marcher avec la Russie n’est pas un péché … La Russie est la solution », a déclaré Amadé Compaoré, un manifestant de 58 ans.
En France, l’époque n’est pas à la grande démission mais à la grande rotation des effectifs. À la différence des Américains, les Français n’ont pas décidé de se mettre, après les confinements, au bord de la route du travail. Bien au contraire, le taux d’emploi est au plus haut et celui du chômage au plus bas. Si les Français démissionnent de leur poste de travail, ce n’est pas pour « farnienter », vivre des prestations sociales ou de leur épargne, mais pour en changer et en occuper un autre plus en phase avec leurs attentes.
Après des années de chômage de masse, les Français deviennent plus sélectifs. D’ici 2040, avec plus de 800 000 départs à la retraite chaque année, près de la moitié de la population active sera renouvelée. Ce sont en effet les générations les plus nombreuses du baby-boom, celles du cœur des années 1960, qui liquideront leurs droits à la retraite ainsi que de nombreux travailleurs immigrés venus s’installer en France durant les Trente Glorieuses. Ces départs peineront à être compensés par l’arrivée des jeunes actifs, multipliant ainsi les risques de pénuries de main-d’œuvre, et favorisant les hausses de salaires.
L’appel du littoral
En parallèle au vieillissement de la population, l’appel du littoral devrait modifier également la géographie des emplois. Ces derniers seront de plus en plus nombreux sur les façades maritimes de l’Ouest et du Sud. La Corse est déjà la région qui, proportionnellement à son poids démographique, crée le plus de postes.
La digitalisation de l’économie, la transition énergétique ainsi que l’essor des services domestiques modifient en profondeur la nature des emplois proposés avec, à la clef, un risque de polarisation.
Les besoins se concentreront dans les prochaines années sur des emplois à faible valeur ajoutée, d’une part, avec par exemple les emplois à la personne, et sur des emplois très qualifiés, d’autre part. Cette polarisation est une source potentielle de montée des inégalités et des frustrations.
La grande révolution de l’emploi
Le télétravail est également une mutation de grande ampleur. En choisissant désormais leur lieu de travail voire leurs horaires, une partie des salariés se rapprochent ainsi du travail indépendant. Le fossé entre ceux qui peuvent télétravailler et les autres tend à s’accroître en créant deux populations qui se croisent de moins en moins.
La grande révolution de l’emploi en cours n’est pas sans danger sur les performances de l’économie française. Le faible taux d’emploi était jusqu’à maintenant compensé par une productivité élevée. Depuis la crise sanitaire, la productivité baisse en France quand elle est stable en Europe. L’essor des services au détriment de l’industrie explique en partie cette évolution.
L’autre facteur est la baisse sensible de la durée de travail par salarié. Le rejet des emplois à horaires décalés ou à forte pénibilité conduit les employeurs à embaucher plusieurs personnes sur un même poste, à augmenter les salaires, voire à réduire leur production par incapacité à pourvoir certains postes. Au quatrième trimestre de 2022, un cinquième des entreprises françaises déclaraient être dans cette situation. Faute d’un nombre suffisant d’actifs, la dégradation de la qualité des services publics et privés ainsi que celle de la balance commerciale ne peuvent que s’accentuer. L’économie est ainsi menacée d’attrition généralisée.
Améliorer les compétences, une nécessité
L’avenir de la France passera par une rotation réussie des effectifs d’ici le milieu du siècle. Si l’inclinaison actuelle se poursuit, la croissance s’étiolera, rendant difficile le maintien d’un haut niveau de protection sociale. L’amélioration des compétences accompagnant une montée en gamme est une ardente nécessité pour éviter une mauvaise spécialisation de l’économie sur les seuls secteurs de services domestiques.
La recherche et l’innovation que ce soit en matière de transition énergétique, de santé ou d’intelligence artificielle, constituent des priorités tant pour la France que pour l’Europe afin d’éviter une marginalisation par les deux grandes puissances économiques que sont les États-Unis et la Chine.
Le président américain Joe Biden a fait une visite surprise à Kiev lundi 20 février, une puissante démonstration de soutien à quelques jours du premier anniversaire de l’invasion russe.
« Joseph Biden, bienvenue à Kiev ! Votre visite est une marque de soutien extrêmement importante pour tous les Ukrainiens », a confirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram.
Presidents @POTUS and @ZelenskyyUa are headed to honor the memory of the Heroes from the Heavenly Hundred – who died nine years ago for Ukrainian freedom and democracy.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait invité le président américain Joe Biden à se rendre à Kiev il y a plusieurs mois, estimant qu’il était important que le dirigeant américain voie la situation de près.
M. Zelensky s’était rendu à Washington en décembre pour rencontrer M. Biden et s’adresser à une session conjointe du Congrès américain, ce qui constituait son premier voyage hors d’Ukraine depuis le début de la guerre.
Les sirènes de raid aérien ont retenti dans la capitale ukrainienne lors de la visite de M. Biden à Kiev, mais aucun rapport ne fait état de missiles ou de frappes aériennes russes, alors que certains réseaux sociaux indiquent une activité des avions de chasse russes à la frontière biélorusse.
M. Zelensky a déclaré que M. Biden et lui avaient discuté d’armes à longue portée pendant la visite, tandis que la Maison-Blanche a déclaré que le président Biden annoncerait de nouvelles sanctions contre la Russie et un soutien militaire à l’Ukraine.
Les sirènes de raid aérien ont retenti dans la capitale ukrainienne lors de la visite de M. Biden à Kiev, mais aucun rapport ne fait état de missiles ou de frappes aériennes russes, alors que certains réseaux sociaux indiquent une activité des avions de chasse russes à la frontière biélorusse. [EFE/PRESIDENT OF UKRAINE VOLODYMYR ZELENSKYY / PRESIDENT OF UKRAINE]
Soutien « indéfectible » des États-Unis
M. Biden a déclaré qu’il s’était rendu à Kiev pour réaffirmer le soutien « indéfectible » des États-Unis à l’Ukraine, annonçant une nouvelle aide militaire et une nouvelle série de sanctions lors de ce voyage historique.
« Alors que le monde se prépare à marquer le premier anniversaire de l’invasion brutale de l’Ukraine par la Russie, je suis à Kiev aujourd’hui pour rencontrer le président Zelensky et réaffirmer notre engagement inébranlable et indéfectible envers la démocratie, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Lorsque M. Poutine a lancé son invasion il y a près d’un an, il pensait que l’Ukraine était faible et que l’Occident était divisé. Il pensait qu’il pouvait nous survivre. Mais il avait complètement tort»
M. Biden dans un communiqué publié par la Maison Blanche.
Il a confirmé un autre don d’équipement militaire américain et a déclaré que, plus tard dans la semaine, son gouvernement « annoncerait des sanctions supplémentaires contre les élites et les entreprises qui tentent d’échapper à la machine de guerre russe ou de la soutenir ».
M. Biden est arrivé dans la capitale ukrainienne un jour avant le grand discours du président Vladimir Poutine, qui devrait exposer les objectifs de la Russie pour la deuxième année de l’invasion entreprise le 24 février dernier.
Le président américain se rendra également en Pologne dans le courant de la semaine, à l’occasion de l’anniversaire de l’invasion russe.
Les tensions sont au plus haut et la crainte d’une offensive militaire majeure dans les prochains jours, qui pourrait marquer la phase la plus meurtrière de la guerre depuis ses débuts, se fait sentir. Selon diverses analyses militaires, Moscou envoie depuis peu des milliers de recrues et de mercenaires au front en anticipation d’une attaque.
Bonjour, dans le flash quotidien des expatriés de ce mardi 21 février, on s’inquiète pour nos compatriotes à l’île Maurice et à la Réunion, on espère avec les conseillers du commerce extérieur en Asie, et on constate le retour du Président de la République sur le terrain ce mardi matin.
La nuit de l’horreur avec Freddy
Pas le célèbre prince des cauchemars des films d’horreur, mais le cyclone tropical qui a frappé hier et cette nuit l’île Maurice. Dans un podcast à retrouver sur Lesfrancais.press et le site de votre radio, Sophie, Française de l’île Maurice, témoigne. Dans ce petit coin de paradis, l’heure était au confinement et aux réserves des produits de première nécessité. L’île frappée par des vents pouvant aller jusqu’à 300 km/h, les dégâts sont importants.
Qui se déroulera du 01 au 03 mars à Ho Chi Ming Ville au Vietnam. Organisé par les Conseillers au Commerce Extérieur français, il réunira 500 cadres dirigeants d’entreprises qui partent à la conquête des marchés de la robotique, du paiement numérique ou de la télémédecine du Sud-Est asiatique. Tous les renseignements et le programme sur le site des Conseillers au Commerce Extérieur.
Emmanuel Macron à Rungis
Profitant de la semaine de vacances parlementaires en France, le Président de la République va à la rencontre des Français qui se lèvent tôt. Ce mardi matin, c’est à Rungis, qu’il va aller au contact des Français alors que plus de 60% d’entre eux sont opposés à la réforme des retraites. Une matinée qui s’annonce houleuse pour Emmanuel Macron.
L’île Maurice comme la Réunion est en alerte ce lundi et ce mardi alors que le cyclone Freddy s’apprête à lécher les côtes de ces îles.
Dans l’émission du midi, ce lundi 20 février, de la Radio des Français dans le monde, nous avons reçu une Française vivant sur place depuis 3 ans, Sophie Gidrol. Elle nous explique le confinement qu’ils vivent en famille depuis quelques heures.
Les Services météorologiques mauriciens (MMS) ont émis un avertissement de cyclone de classe 3, indiquant que des rafales de vent pourraient atteindre 300 kilomètres à l’heure.
Sophie Gidrol
Dans ce bulletin, il est précisé que Freddy se trouvait à 07H00 (03H00 GMT) à environ 275 kilomètres au nord-est de Maurice et qu’il se déplaçait vers l’ouest-sud-ouest à une vitesse d’environ 30 kilomètres à l’heure.
« Sur cette trajectoire, Freddy continue de s’approcher dangereusement de Maurice et représente une menace directe pour l’île« , ajoute cet avertissement en prédisant « une détérioration rapide du temps » en milieu de journée et « des conditions cycloniques » dans l’après-midi.
Freddy, qui est susceptible de provoquer des inondations côtières, pourrait passer à environ 120 km au nord nord-ouest de Maurice à son point le plus rapproché en début de soirée. Il prendra alors la direction de l’île française de la Réunion.
Une nuit dangereuse pour la réunion
Selon les dernières projections météo, le cyclone devrait passer au plus proche de l’île dans la nuit de lundi à mardi.
L’île réunionnaise a vu uniquement les côtes Nord-est et Est être placées en vigilance rouge « vague submersion » tandis que le reste de l’île est en orange.
« Le cyclone tropical intense Freddy passera ce soir à environ 180 km des côtes de La Réunion, avec un épisode de forts vents et une forte houle entre 18 heures et 7 heures » (15 heures et 4 heures heure de Paris)
Le Préfet de la Réunion dans un communiqué.
Pour découvrir la Radio des Français dans le Monde ? Rien de plus simple cliquer sur le lecteur en haut de cette page ou aller sur le site de la Radio des Français du Monde. Votre radio est aussi disponible sur vos téléphones en application mobile.
Près de 500 cadres dirigeants participeront au Forum Asie Pacifique des Conseillers au Commerce Extérieur (CCE), du 01 au 03 mars à Ho Chi Minh Ville (Vietnam).
L’Asie 4.0
Au cours du Forum, à travers des conférences et des ateliers autour du thème de l’Asie 4.0, des intervenants de premier plan au regard innovant sur les perspectives futures et les enjeux de la zone Asie-Pacifique échangeront avec les Conseillers au Commerce Extérieur et les chefs d’entreprises voulant exporter vers l’Asie ou s’y implanter ou qui y sont déjà présents.
On attend autour des tables rondes, Michel Barnier (ancien ministre et commissaire européen), Sébastien Bazin (le PDG du groupe Accor) et Claude Onesta, la légende de handball.
Ensemble, ils échangeront pour construire les meilleures stratégies pour pénétrer les marchés asiatiques. En ligne de mire, l’industrie 4.0, mais qu’est-ce donc ?
Un marché de 72 milliards de dollars
Le marché du 4.0 est segmenté par technologie (robotique industrielle, IIoT, IA et ML, blockchain, réalité augmentée, jumeau numérique et impression 3D), industrie de l’utilisateur final (fabrication, automobile, pétrole et gaz, énergie et services publics, électronique et fonderie, alimentation et boissons, et aérospatiale et défense) et par pays.
Ainsi le marché asiatique de l’industrie 4.0 était évalué à 20,19 milliards USD en 2020 et devrait atteindre 71,59 milliards USD d’ici 2026 et croître à un TCAC de 23,41 % sur la période de prévision (2021-2026). La numérisation et la révolution de l’industrie 4.0 agissent comme des catalyseurs de la croissance de l’automatisation dans les industries manufacturières, en utilisant des solutions plus intelligentes et automatisées, tels que la robotique et les systèmes de contrôle, qui améliorent les mesures de performance des processus de production.
Un savoir-faire technologique
De la robotique à la cobotique en passant par les nouvelles solutions digitales et la réalité virtuelle jusqu’aux installations & équipements Lean innovants et ergonomiques, les entreprises françaises peuvent accompagner les industriels vers l’excellence opérationnelle.
Que ce soit dans les usines, avec HUMAROBOTICS ou SCHMIDT, dans la relation clientèle avec AGILEA ou dans le paiement en ligne avec YOOZ, les entreprises françaises disposent du savoir-faire technologique et de l’agilité nécessaire pour réussir sur ces marchés émergents mais exigeants.
Ce forum est donc une porte d’entrée vers ces potentiels contrats en construisant un pont culturel, économique et humain entre l’hexagone et les pays de la région. Les entreprises comme les pouvoir publics l’ont bien compris, on compte ainsi, dans les partenaires du Forum Asie Pacifique des Conseillers au Commerce Extérieur, la BpiFrance (banque d’état d’investissement) mais aussi la BNP, Bolloré Logistic ou encore Artelia sans oublier le parrain de cette édition, le groupe Capital Export.
Un programme riche et diversifié
Au cours des 3 jours dédiés au Forum Asie Pacifique des Conseillers au Commerce Extérieur, les participants vont aborder de nombreux sujets.
Tout d’abord, ils vont faire le point sur l’implantation de la communauté françaises des hubs de la French Tech. Puis ensemble, ils vont identifier les marchés porteurs et échanger sur les meilleurs moyens de les aborder.
On y parlera smart city, transition énergétique, transports modulaires, mais aussi opportunités naissantes sur les nouvelles façons de soigner ou croissance des fintechs.