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  • Les Français de l’étranger encore mobilisés contre la réforme des retraites

    Les Français de l’étranger encore mobilisés contre la réforme des retraites

    Comme en France, la mobilisation chez les Français de l’étranger s’est maintenue. A l’inverse de l’hexagone, ils étaient tout aussi nombreux à se mobiliser dans les établissements des réseaux affiliés à l’AEFE, du côté de l’administration consulaire, si certains ont fait la grève, ils étaient minoritaires mais ont rejoint leur collègues professeurs créant une nouvelle dynamique. Reprise au bond par les communautés des Français de l’étranger qui étaient parfois nombreux devant les consulats et ambassades.

    Mobilisation au Lycée français de Bangkok – Thaïlande ©Intersyndicale AEFE

    Ecoutez le podcast avec l’intersyndicale des établissements AEFE

    AEFE

    Les établissements des réseaux scolaires étaient encore fortement mobilisés ce 07 mars 2023. Ainsi ils étaient aux :

    • Lycée français de Cali, Colombie : 93% des détachés à faire la grève
    • Lycée franco-costaticien : 90% à faire la grève
    • Lycée franco-hellénique d’Athènes : 80% à faire la grève
    • Lycée français de Brasilia : 80% à faire la grève
    • Lycée français de Bangkok : 60%, où c’était la 4eme journée de grève majoritaire en quelques semaines

    Dans le podcast, on fait le point en détail sur les différentes facettes de cette mobilisation. Dans certains lycées, les grévistes ont même rédigé des courriers à destination du Président de la République comme ici avec l’intersyndicale FSU et Solidaires en Espagne.

    Consulats et ambassades

    La culture de la grève ne fait pas partie de celle des fonctionnaires du corps diplomatique. D’ailleurs, c’est en juin 2022, qu’ils ont posé un préavis de grève pour la première fois depuis des décennies. C’était à l’occasion de la volonté de réforme des modalités qui encadrent ce corps de l’Etat si spécifique.

    Pour la réforme de la retraite, certains y ont pris goût, et pour la deuxième fois, sur les 6 journées d’action, ils ont aussi débrayés. Cette fois, ils ont rejoint les points de rendez-vous indiqués par les partis ou syndicats de l’AEFE devant les ambassades pour renforcer leur impact.

    Manifestations devant les ambassades

    Devant certaines ambassades et consulats comme à Canberra, Londres, Madrid ou Bruxelles, etc., des Français de l’étranger se sont retrouvés pour marquer leur opposition à la réforme des retraites. La mobilisation des expatriés fut très fluctuante d’un pays à l’autre. Comme souvent, c’est en Espagne que nos compatriotes ont été les plus nombreux. Mais aux 4 coins du monde, des grappes de dizaines de Français ont été dénombrées, preuve que le rejet de la réforme semble être consensuel par delà les continents.

    Manifestations des Français expatriés à Barcelone qui sont allés à Perpignan ce 07 mars 2023 ©Intersyndicale AEFE
  • Réforme des retraites : « Le gouvernement table sur une résignation des Français »

    Réforme des retraites : « Le gouvernement table sur une résignation des Français »

    Lundi 06 mars, le politologue Bruno Cautrès, chercheur au CNRS, était l’invité de TV5MONDE pour évoquer l’avenir de la mobilisation contre la réforme des retraites. Il anticipait déjà une résignation des Français qu’on a pu constater ce 07 mars.

    Regardez l’interview de Bruno Cautrès

  • Réforme des retraites : la France pas à l’arrêt mais au ralenti

    Réforme des retraites : la France pas à l’arrêt mais au ralenti

    Des manifestations contre la réforme des retraites ont été organisées dans tout le pays toute la journée, ce 07 mars 2023, avec plus de 260 points de rassemblement recensés par les syndicats. Pour autant, le projet de loi continue d’être examiné au Sénat jusqu’au 12 mars, avant un retour à l’Assemblée prévu le 16 mars.

    Pour continuer à mettre la pression sur l’exécutif, l’intersyndicale envisage d’ores et déjà une nouvelle journée de mobilisation ce samedi 11 mars. Frédéric Souillot, le patron de Force ouvrière, a indiqué que l’intersyndicale va « envoyer un courrier ce soir » à Emmanuel Macron.

    1 fonctionnaire sur 4 en grève

    La mobilisation des fonctionnaires contre la réforme des retraites connaît mardi un net regain, avec 24,4% des 2,5 millions d’agents de la fonction publique d’Etat en grève à la mi-journée, selon le gouvernement, contre moins de 5% lors de la grève du 16 février.

    La mobilisation touche par ailleurs mardi à la mi-journée 11% des 2 millions d’agents de la fonction publique territoriale et 9,4% dans le versant hospitalier (sur 1,2 million d’agents), selon les chiffres du ministère de la Fonction publique. Ces chiffres sont également supérieurs à ceux du 16 février.

    Energie et industries

    Plusieurs sites industriels de la chimie sont touchés par la grève mardi, certains tournent au ralenti, d’autres ont arrêté leur production, pour protester contre le projet de réforme des retraites, selon la CGT et les directions de ces groupes.

    Du côté d’EDF, 41,5% des effectifs de l’entreprise sont en grève ce mardi selon la direction. Deux coupures d’électricité « sauvages » imputées à des grévistes et visant la zone portuaire de Capécure et une zone commerciale ont affecté mardi matin jusqu’à 4000 usagers à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, a indiqué Enedis à l’AFP. Ces coupures, provoquées entre 8H et 8H30, privaient encore de courant quelque 1500 clients à la mi-journée, selon le distributeur d’électricité à l’AFP.

    Education

    Alors que plusieurs syndicats lycéens annonçaient plus tôt dans la journée que plusieurs centaines d’établissements était mobilisés, voire bloqués, le ministère de l’Éducation nationale donne des chiffres bien plus bas. Selon cette source, 48 lycées ont été bloqués, soit 1,3% des 3720 lycées français. Il s’agirait essentiellement de blocages partiels, c’est-à-dire filtrants.

    AFP

    Le ministère de l’Éducation nationale, lui, annonce 32,71% de grévistes parmi les enseignants ce mardi. Ce chiffre était de 38,5% le 19 janvier et de 25,92% le 31 janvier. Alors que le Snes-FSU annonce 60% de grévistes dans les collèges et lycées ce mardi, le ministère de l’Éducation nationale recense lui 30% des enseignants du secondaire grévistes. C’est plus que lors des deux journées de mobilisation en janvier. Dans les écoles, le chiffre du ministère atteint 35,5%.

    Transports

    Le taux de grévistes mardi à midi à la SNCF attaignait 39% selon une source syndicale à l’AFP, soit moins que le 19 janvier (46,3%), première journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

    En revanche, la participation dépasse les mobilisations des autres journées et notamment celle du 31 janvier qui avait enregistré 36,5% de grévistes. On compte notamment 76% de grévistes chez les conducteurs et 55% chez les contrôleurs.

    Eurostar, qui gère les trains par le tunnel sous la Manche, a annulé 16 des 26 trains prévus dans la journée entre Londres et Paris et six autres entre la capitale britannique et Bruxelles. La compagnie a prévenu que les perturbations risquaient de se poursuivre après mardi.

    Dans le secteur aérien, EasyJet a annulé au moins 18 vols entre le Royaume-Uni et la France, British Airways 13 et Air France a supprimé quatre liaisons entre l’aéroport londonien d’Heahtrow et Paris. Les liaisons en ferries entre Douvres et Calais ont enregistré des retards dépassant parfois une heure. La compagnie P&O Ferries a recommandé aux passagers de repousser leurs déplacements.

    Les cortèges

    Le cortège parisien de cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites s’est élancé vers 14h du boulevard Raspail, direction la place d’Italie où les 700 000 manifestants étaient attendus pour 19 heures. Malgré quelques petits incidents, les défilés se sont déroulés dans le calme. Selon les forces de police, un groupe a tenté de s’emparer de barrières de chantier pour en faire des projectiles. Les forces de l’ordre sont intervenues et le cortège est resté arrêté quelques minutes.

    Selon les chiffres de la CGT, 245.000 personnes se sont rassemblées mardi 7 mars à Marseille pour défiler contre la réforme des retraites actuellement débattue au Sénat. La Police a recensé beaucoup moins de monde : il n’y aurait que 30.000 manifestants.

    Malgré la pluie, la manifestation à Bordeaux rassemble beaucoup du monde Place de la Bourse. Les syndicats espèrent faire mieux que les 50.000 manifestants comptabilisés le 7 février (9500 selon la préfecture).

    Les syndicats ont comptabilisé 6000 manifestants à Calais. La mobilisation est donc plus forte que lors des dernières journées de mobilisation où les syndicats avaient dénombré 5000 manifestants.

  • Sur la corde raide de l’endettement 

    Sur la corde raide de l’endettement 

    Après une relative stabilité des taux d’intérêt dans les années 2010, ces derniers sont en hausse constante depuis un an. Au premier trimestre 2021, selon l’hebdomadaire « The Economist », les taux directeurs des banques centrales d’un panel de 58 économies avancées et émergentes, représentant 90 % du PIB mondial, s’élevaient à 2,6 %. Au dernier trimestre de 2022, ce chiffre était passé à 7,1 %. L’endettement est en forte hausse depuis le début du siècle et s’est accéléré avec la survenue de l’épidémie de covid et la guerre en Ukraine.

    La dette totale de ces pays a atteint à 298 000 milliards de dollars, soit 342 % de leur PIB contre 255 000 milliards de dollars (320 % du PIB) en décembre 2019. Plus l’endettement progresse, plus les agents économiques sont sensibles à la hausse des taux d’intérêt. En 2021, le montant total des intérêts à acquitter a atteint 1 040 milliards de dollars, soit 12 % du PIB des pays concernés. En 2022, du fait de la hausse des taux et de l’endettement, ce montant a dépassé 1 300 milliards de dollars, soit 14,5 % du PIB.

    Le coût des dettes pourrait atteindre d’ici 2030 entre 17 et 20 % du PIB 

    Les effets de la hausse des taux en cours se feront réellement sentir d’ici quatre à cinq ans avec l’arrivée à échéance des emprunts souscrits à faibles taux et la montée en puissance de ceux souscrits à des taux plus élevés. Compte tenu des besoins publics et des volumes de dettes passées, la hausse des taux ne devrait pas provoquer immédiatement un ralentissement de l’endettement des agents économiques. Au rythme actuel, toutes choses étant égales par ailleurs, le coût des dettes pourrait atteindre d’ici 2030 entre 17 et 20 % du PIB. Un tel ratio a été constaté dans les années 1980 quand les taux d’intérêt avaient fortement augmenté. Au moment de la crise financière, aux États-Unis, le ratio des 20 % avait même été dépassé. 

    L’augmentation des services de la dette serait explosive pour les pays émergents ou en développement déjà en surendettement. Comme dans les années 1980, des plans d’annulation ou de consolidation des dettes publiques et privées pourraient être nécessaires pour éviter la banqueroute de plusieurs États. 

    L’inflation pourrait alléger la facture de la dette comme ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale ou après les chocs pétroliers. Les investisseurs tendent néanmoins à s’en protéger en demandant de plus en plus des obligations indexées à l’inflation. Face à l’augmentation des taux d’intérêt, les États et les agents économiques ne sont pas tous dans la même situation. Ainsi, au Danemark, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande ou en Suède, les ménages se sont fortement endettés ces dernières années et sont plus exposés aux variations de taux que dans d’autres pays. Leur niveau d’endettement représente plus de deux fois leurs revenus annuels. 

    Au niveau des États, les plus exposés à l’augmentation des taux sont le Ghana, l’Egypte, le Brésil et l’Argentine. Selon « The Economist », l’Italie est également dans une situation de vulnérabilité. Les États-Unis se classent 17e et le Royaume-Uni 19e sur 58 parmi les États soumis à un éventuel risque de surendettement public.

    Ghana, Egypte, Brésil, Argentine sur la corde raide 

    Les économies émergentes empruntent de plus en plus dans leur propre monnaie et non en dollar pour limiter les effets de taux et de change. Celles qui ont néanmoins des dettes extérieures élevées auront besoin d’aide. L’Argentine a récemment conclu un accord de renflouement avec le FMI. L’Égypte dont les taux des obligations d’État à moyen terme sont supérieurs de quatre à cinq points de pourcentage au-dessus de leurs niveaux d’avant la pandémie, est sur la corde raide. Le Ghana, qui a récemment rejoint l’Argentine dans le camp des pays en grande difficulté, s’engage maintenant dans un resserrement budgétaire et monétaire pour tenter d’obtenir le soutien du FMI. 

    En ce qui concerne la situation financière des entreprises, la France, le Luxembourg et la Hongrie figurent dans le trio des pays les plus fragiles.

    Les entreprises françaises particulièrement endettées  

    Les entreprises françaises sont particulièrement endettées, avec un ratio dette/résultat brut d’exploitation de près de neuf. Ce ratio est plus élevé que ceux constatés au sein des autres pays de l’OCDE à l’exception du Luxembourg. La dette des entreprises françaises a fortement augmenté depuis les années 2007/2009. L’épidémie de Covid-19 a donné lieu à une progression sans précédent, d’environ 150 milliards d’euros, de la dette des entreprises en lien avec la distribution à près de 700 000 entreprises des PGE (Prêts Garantis par l’État). 

    Au cœur des relations internationales dans les années 1980 et au début des années 2010, la question des dettes pourrait de nouveau occuper les gouvernements d’autant plus si la croissance de l’économie mondiale poursuivait son processus d’érosion. Le temps de l’argent facile semble avoir vécu. 

    Les pays occidentaux restreignent leurs aides aux pays en développement compte tenu de l’augmentation de leurs besoins d’investissement. La transition énergétique dont le coût pour les pays de l’OCDE dépasse 2 000 milliards de dollars et l’augmentation des dépenses militaires laissent peu de place pour l’aide au développement.

  • Carrefour va lancer en France un « panier anti-inflation » à 2 euros dès la mi-mars

    Carrefour va lancer en France un « panier anti-inflation » à 2 euros dès la mi-mars

    Alors que les prix de l’alimentation continuent d’augmenter, Alexandre Bompard le PDG de Carrefour a annoncé dimanche 5 mars dans le Journal du Dimanche (JDD) que des « paniers anti-inflation » seraient vendus au prix de 2 euros à partir de mi-mars et jusqu’à mi-juin. 

    Cette mesure concerne environ 200 produits : 100 produits dits « du quotidien » tels que la lessive, la farine, les couches pour bébé et 100 autres labellisés « sains » comme les yaourts, les œufs, les fruits et légumes frais ou encore le pain et les céréales. 

    Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’inflation alimentaire a augmenté de 14,5% en France en un an. 

    « La fin des négociations avec les industriels laisse présager une augmentation supplémentaire (des prix). C’est un nouveau choc violent pour les ménages les plus fragiles », a déclaré Alexandre Bompard dans le JDD.

    Avant d’ajouter : « Le niveau de l’inflation alimentaire va rester à deux chiffres jusqu’à cet été en s’élevant probablement au-dessus de celui atteint actuellement ».

    Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’inflation alimentaire a augmenté de 14,5% en France en un an.  [Veja/Shutterstock]

    Pas de panier commun aux distributeurs

    Initialement, le gouvernement devait mettre en place un « projet d’un panier uniforme et commun à toutes les enseignes », selon les déclarations du mois de décembre dernier de la ministre des Petites et moyennes entreprises (PME) Olivia Grégoire.

    Mais, selon le Journal du dimanche, cette idée a été rejetée par la plupart des distributeurs. 

    « Nous avons trouvé un très bon accord avec le ministre » de l’Économie Bruno Le Maire, a expliqué Alexandre Bompard dans l’interview, « il a décidé de laisser à chacun la liberté de définir les opérations de son choix ». 

    « Il était essentiel que tous les acteurs puissent s’engager en même temps, mais avec une pleine autonomie d’action. Le résultat en sera d’autant plus puissant », a-t-il ajouté.  

    Les supermarchés Intermarché et Système U ont également annoncé des paniers anti-inflations dans leurs rayons. 

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 07.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 07.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, ce mardi 07 mars, on va parler réforme des retraites et mobilisation, en France et bien sûr hors de France. 

    Mobilisation générale chez les Français de l’étranger

    Consulats, Lycées, et autres administrations ou organismes para-publics comme les Instituts de France, les Alliances françaises, garderont portes closes ce mardi 07 mars. Très peu de pays ne suivront pas à la différence de la dernière journée. Nous ferons le point en fin de journée avec l’intersyndicale dans un podcast exclusif à retrouver sur votre radio et le site Lesfrancais.press. Pour les Français qui voudraient se joindre aux mouvements, des rendez-vous sont prévus devant certaines ambassades comme à Madrid ou à Canberra. 

    réforme des retraites

    La France bloquée

    Une mobilisation chez les expatriés qui n’est qu’un écho aux défilés qui auront lieu toute la journée dans les villes françaises. On s’attend à plus de 2 millions de Français dans les rues dont 1 million dans celles de la capitale. Le véritable enjeu du mouvement c’est sa durée, dans les transports et l’énergie les préavis de grève sont reconductibles ! Forts du soutien de plus de 60% de la population, les syndicats vont jouer leur va-tout. 

    Et si vous voyagez 

    Malgré les annonces, vous n’avez pas eu le choix de maintenir votre voyage depuis ou vers la France ? Du côté du ciel, c’est 30% des vols qui ont été annulés, normalement vous avez reçu un message si vous êtes concerné(e). Mais une fois sur le sol national ou pour rejoindre l’aéroport, les difficultés vont devenir sérieuses. Avec 1 RER sur 5 en moyenne, aucun TER dans la plupart des régions et les TGV en mode minimum, il sera difficile de rejoindre votre destination finale, surtout que les taxis seront aussi en grève et que les actions de blocages sur les routes seront nombreuses. Courage à vous ! 

    C’est tout pour aujourd’hui, à demain pour un bulletin dédié aux conséquences de cette journée qui marquera le second mandat d’Emmanuel Macron. Bon mardi à tous ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • 07 mars : la journée cruciale pour la réforme des retraites en France

    07 mars : la journée cruciale pour la réforme des retraites en France

    Les renseignements territoriaux estiment ainsi à entre 1,1 et 1,4 million, le nombre de manifestants en France ce mardi, selon une note consultée par BFMTV et LCI. À Paris, entre 60 000 et 90 000 manifestants devraient battre le pavé pour cette nouvelle journée de grève. Pour les syndicats c’est 2 millions dans toute la France et 1 million dans la capitale. Chez les Français de l’étranger, les chiffres risquent d’être historiques. Le réseau AEFE sera mobilisé à presque 100%, l’administration consulaire fera aussi grève et les appels à manifester devant les ambassades se multiplient. On fait le point pour les expatriés sur les conséquences de l’opposition à la réforme des retraites en France.

    Journée noire dans les transports

    Ce dimanche 5 mars, au micro de France 3, le ministre des Transports a fait savoir que les premières prévisions de trafic pour mardi seront communiquées lundi matin. Quant à la SNCF et la RATP, ils s’attendent à un trafic « très perturbé » ce mardi.

    Le trafic sera ainsi « fortement perturbé sur l’ensemble des lignes opérées par SNCF Voyageurs », avec un train sur cinq en moyenne pour les TGV Inoui et Ouigo ainsi que pour les TER, selon la SNCF, dont l’ensemble des syndicats a appelé à un mouvement de grève reconductible. Thalys et Eurostar sont aussi concernés. De son côté, la RATP prévoit « un trafic très perturbé sur les réseaux RER et Métro » et « perturbé sur les réseaux Bus et Tramway ».

    Ne comptez pas sur les Intercités ce mardi. La SNCF annonce un trafic « très fortement perturbé ». Il n’y aura « pas de circulation » sur la journée, à l’exception d’un aller-retour Paris-Brive et deux allers-retours Paris-Clermont. Le trajet Toulouse-Hendaye sera normal mais se fera par car de substitution. Enfin, aucun intercités de nuit ne circulera.

    Et du côté de la SNCF, la situation ne sera guère plus réjouissante pour les usagers, avec un mouvement de grève très suivi. Comme c’est généralement le cas, les lignes A et B du RER seront particulièrement concernées, tout comme les lignes du métro non automatisées. À chaque fois, le niveau de service sera très largement dégradé, avec toutefois une légère amélioration aux heures de pointe (entre 5h30 et 10h30, puis entre 16h30 et 20 heures). En revanche, la situation sera bien meilleure pour ce qui est des bus et des tramways.

    Les liaisons internationales devraient aussi être affectées. Du côté du Thalys, « le trafic sera perturbé et tous les clients ont été prévenus », a indiqué samedi soir une porte-parole.

    Dans les airs, la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies de renoncer mardi 7 et mercredi 8 mars à une partie de leurs vols, en prévision de la grève des contrôleurs aériens. La DGAC a demandé aux compagnies de réduire leurs programmes de vols de 20 % à Paris-Charles-de-Gaulle et de 30 % à Paris-Orly, Beauvais, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Nice et Toulouse.

    Blocages et opérations escargots

    D’ailleurs, le secteur des transports connaît déjà quelques perturbations puisque certains routiers pourraient se sont mis en grève dès dimanche soir, avec des blocages qui sont intervenus dès lundi matin. La Fédération Nationale des Transports et de la Logistique Force Ouvrière-UNCP a appelé dans un communiqué « l’ensemble des conducteurs routiers à se mettre à l’arrêt à partir du dimanche soir 5 mars 22 h 00 », ajoutant que les arrêts de travail seront ensuite reconduits « le 6, 7 mars… ».

    Ainsi sont prévus des blocages de plateformes logistiques et de zones industrielles dans les Hauts-de-France et en région parisienne et des opérations escargots aux abords des grandes métropoles. Interrogé sur BFMTV, le secrétaire général de la FNTL FO, Patrice Clos, n’a pas voulu dévoiler le lieu des actions. En revanche, l’Union fédérale route FGTE-CFDT, syndicat majoritaire, n’a lui appelé à la mobilisation que pour le 7 mars.

    Ecoles et consulats fermés

    Pour les Français de l’étranger, il y aura aussi des perturbations. En premier lieu dans le réseau AEFE et écoles affiliées, dans ces établissements la mobilisation s’annonce importante avec des taux de participation entre 50 et 100 %.

    Du côté de l’administration consulaire, pour la seconde fois sur les 6 journées dédiées à la lutte contre la réforme des retraites , les syndicats des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères vont se joindre aux cortèges. Ainsi les consulats devraient resté portes closes ce mardi. Bien sur, le personnel de chaque poste diplomatique va décider lors d’assemblée s’ils participent ou non au mouvement, ainsi certains consulats pourraient être ouverts.

    Enfin, les élus consulaires ont décidé de se faire aussi entendre en organisant dans de nombreux pays des appels à manifester devant les enceintes diplomatiques de nos pays. A Rabat, en janvier, ils avaient une trentaine à faire « piquet de grève » devant l’ambassade, seront-ils plus nombreux ce mardi, au Maroc, mais aussi en Espagne, en Australie, etc.. Réponse demain !

  • Décès de Gérard Pélisson

    Décès de Gérard Pélisson

    Gérard Pélisson est décédé ce dimanche 06 mars en France, bien connu du grand public comme fondateur du groupe Accor, il fut aussi un bienfaiteur de la communauté des Français de l’étranger en tant que président de l’Union des Français de l’Etranger (UFE) qu’il a largement financée.

    Une success story à l’américaine

    Né le 9 février 1932 à Lyon, Gérard Pélisson part, diplôme d’ingénieur de l’Ecole centrale en poche, aux États-Unis où « les petits boulots » de sa femme paient ses études au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), avant qu’IBM ne l’embauche.

    Rentré en France, il rencontre Paul Dubrule, comme lui admirateur de la « success story » américaine Holiday Inn, aux chambres standardisées en périphérie des villes, quand en France l’hôtellerie n’est pas encore une industrie. En trois ans, ils réunissent 3 millions de francs et ouvrent près de Lille en 1967, sur un ancien champ de betteraves proche de l’autoroute du Nord, un premier Novotel.

    Paul Dubrule et Gérard Pelisson, les fondateurs d’Accor

    Succès immédiat. Deux autres Novotel sortent de terre en deux ans, à Colmar et Marseille et en 1974, Bordeaux accueille le premier Ibis, embryon du premier réseau d’hôtels économiques en France puis en Europe. Dans les années 70, la SIEH (Société d’investissement et d’exploitation hôteliers) investit en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et du Nord, et devient Accor en 1983.

    A coups de rachats -Courtepaille, Mercure, Sofitel…- le duo casse les codes, innove, inventant « la chambre à 99 francs » des Formule1, et se hisse parmi les leaders mondiaux du secteur. En 1990, ils veulent même créer le « Mc Donald’s de l’hôtellerie » en ouvrant 150 établissements par an.

    À partir de 1994, les acquisitions à tout-va pèsent sur les comptes d’Accor : le tandem abandonne la direction opérationnelle en 1997 mais conserve la coprésidence du conseil de surveillance jusqu’en 2005. En 1998, Gérard Pélisson avait aussi repris avec son ami Paul Bocuse l’Ecole des Arts Culinaires et d’Hôtellerie d’Ecully, rebaptisée Institut Paul Bocuse. Enfin en 2006, Gérard impose son neveu Gilles Pélisson à la tête du groupe, après une bataille d’actionnaires.

    Union des Français de l’étranger

    C’est donc au cours de son expatriation aux USA pendant ses études que Gérard Pélisson a inventé le futur groupe Accor. Il s’en est souvenu toute sa vie. Et c’est inspiré par sa propre expérience que le PDG s’est penché sur l’UFE.

    Il a accompagné l’association principale des Français de l’étranger, Union des Français de l’étranger (UFE) pendant 20 ans comme Président puis comme Président d’honneur jusqu’en 2018. Grâce à son généreux financement, l’association est reconnue d’utilité publique et générale ouvrant ainsi des droits à la défiscalisation des dons, l’Union des Français de l’étranger a pu se développer et ouvrir plus de 100 antennes à travers le monde.