Bonjour, à tous nous sommes le vendredi 27 octobre, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés du mois. En effet, nous faisons le pont, on se retrouvera donc jeudi 02 novembre. Mais avant ce long week-end, voici les titres de cette édition : 35 morts en Israël, 54 Français bloqués à Gaza – Un rapport pour réformer l’AFE – Le budget des expatriés en hausse ou effet d’optique ?
Des morts, des otages et des citoyens pris au piège
Le ministère des Affaires étrangères vient de communiquer un nouveau bilan des victimes françaises en Israël. Selon le Quai d’Orsay, 35 ressortissants sont morts, 9 restent disparus, « dont certains d’entre eux sont otages du Hamas ». Aussi, 170 personnes devraient être évacuées de Gaza, 54 Français et leurs proches. Mais à l’heure où nous enregistrons aucune solution concrète a été trouvée.
Un groupe de travail a été constitué dans l’institution pour préparer « une autre étape de développement » pour l’AFE. Le rapport présenté ce jour demande également un renforcement des pouvoirs de cette assemblée « notamment dans sa capacité délibérative ». Il s’agit ainsi pour l’AFE d’être notamment plus « présente dans la vie de la République ». Et de donner aux élus une capacité concrète sur les décisions concernant par exemple les « dossiers du STAFE, du dispositif FLAM » (français langue maternelle), ou bien encore « des bourses scolaires ou des aides sociales ». Retrouvez l’interview du président du groupe sur le site Lesfrancais.press et sur toutes les plateformes de streaming.
C’est la ligne du ministère et des élus Renaissance mais du côté de l’opposition on ne voit pas les choses de la même façon. Si factuellement, le budget bénéficie d’une hausse sans précédent. C’est avant tout l’indexation des barèmes à l’inflation qui est en à l’origine. Pour les bourses scolaires, le budget 2024 est égal à celui réellement dépensé en 2023, c’est donc mécaniquement une augmentation du reste à charge des familles. L’autre grande annonce du gouvernement c’est la création de 160 postes au sein de la direction des affaires consulaires. En 2023, c’était 100 postes annoncés, mais au final seulement 11 ont été déployés dans les consulats. Les élus de l’AFE dans un avis rendu ce jour, vendredi, alertent le gouvernement sur ces points. À suivre
Bercy
C’est tout pour cette semaine, bon week-end de la Toussaint à tous, on se retrouve le 02 novembre.
Dix-neuf jours après les attaques du Hamas, l’armée israélienne a mené une nouvelle incursion « ciblée » dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire inquiète.
Le Quai d’Orsay annonce 35 morts Français, 9 sont toujours portés disparus
Le Ministère des Affaires Etrangères vient de communiquer un nouveau bilan des victimes françaises en Israël. Selon le Quai d’Orsay, 35 ressortissants sont morts, 9 restent disparus, « dont certains d’entre eux sont otages du Hamas ».
Par ailleurs, Emmanuel Macron va organiser « dans les prochaines semaines » un hommage pour les victimes françaises de l’attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, a annoncé jeudi la présidence à l’AFP.
« Le Président a décidé d’organiser dans les prochaines semaines un hommage pour les victimes françaises de l’attaque terroriste du 7 octobre en Israël »
Déclaration de l’Elysée
54 Français demeurent bloqués dans la bande de Gaza
Gaza : la France veut faire évacuer près de 170 personnes, dont 54 Français
Ils sont 54 Français bloqués dans la bande Gaza. Le chiffre donné par Emmanuel Macron lors d’un discours au Caire ce mercredi 25 octobre englobe des humanitaires, mais aussi des employés de l’Institut français à Gaza et des binationaux, selon Franceinfo.
Au total, le chef de l’Etat a indiqué que la France souhaitait protéger « près de 170 Français, personnels de notre institut et ayants droit ».
Parmi eux, René Elter, de l’ONG Première urgence internationale, qui dénonce auprès du Figaro« une véritable incompétence de la part de la diplomatie française » pour sortir ses ressortissants de « ce pétrin ». Déplacé en raison des bombardements israéliens, il se trouve actuellement dans le sud de la bande de Gaza, attendant d’être évacué.
« On doit nous faire sortir, nous prendre en charge. On ne peut pas nous laisser dans cette souricière »
Réné Elter
Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2023, Israël a mené des opérations militaires dans le nord de la bande de Gaza
Israël a conduit des « opérations ciblées » avec des tanks dans le nord de la bande de Gaza au cours de la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre 2023, a annoncé l’armée israélienne ce jeudi, alors que le lancement d’une opération terrestre d’envergure promise à plusieurs reprises par les autorités israéliennes se fait attendre.
Du coté des autorités de Gaza, le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi que 7.028 personnes, dont 2.913 enfants, avaient été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza le 7 octobre.
Selon le ministère, 1.709 femmes ont été tuées et 18.484 personnes blessées. A son 20ème jour, cette guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien est la plus meurtrière depuis le retrait unilatéral d’Israël de ce petit territoire palestinien en 2005, deux ans avant que le Hamas n’y prenne le pouvoir.
L’avenir de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a fait débat lors des dernières élections sénatoriales. Dans nos podcasts, « En toute confidence », les différents candidats se sont exprimés sur cette question.
Parallèlement, l’AFE s’est, elle-même, auto-saisie de son futur. Lesfrancais.press a pu interviewer Jean-François Deluchey sur ce sujet. Il préside en effet le groupe de travail sur la réforme de l’Assemblée des Français de l’étranger. Il présente le rapport final ce vendredi 27 octobre en session plénière à Paris.
Ecoutez le podcast avec Jean-François Deluchey
Groupe de travail réforme de l’AFE : l’ensemble des groupes politiques représentés
12 élus de l’AFE sont membres de ce groupe de travail et représentent l’ensemble des groupes politiques. C’est sur la base du consensus que les travaux ont pu avancer. Or, « ce n’est pas évident de mettre tout le monde d’accord » nous confie Jean-François Deluchey. Pour autant, les résolutions qui construisent le rapport final ont quasi toutes été adoptées à l’unanimité dans le groupe de travail.
Les élus AFE – 39eme session plénière
Mesures anti-covid, les retraites, la fiscalité, l’immigration…
Force est de constater que l’AFE reste peu consultée sur certains dossiers nationaux. Or, les élus représentant les expatriés souhaitent un changement. Le rapport demande que l’AFE puisse « donner son avis sur les grands projets gouvernementaux ». Les exemples de sujets donnés par notre invité portent sur les mesures anti-covid, les retraites, la fiscalité, l’immigration …
« Faire comprendre au gouvernement que les Français de l’étranger doivent être pris en compte »
Répondant à nos questions, Jean-François Deluchey est optimiste sur les avancées de ce rapport. « On a eu beaucoup de débats » nous dit-il. Et il fixe le cap : « Maintenant, il faut faire comprendre au gouvernement que les Français de l’étranger doivent être pris en compte à chaque projet gouvernemental ».
Groupe de travail réforme AFE
Une AFE plus « présente dans la vie de la République »
Le président du groupe de travail parle aussi « d’une autre étape de développement » pour l’AFE. Le rapport présenté demande également un renforcement des pouvoirs de cette assemblée « notamment dans sa capacitédélibérative ». Il s’agit ainsi pour l’AFE d’être notamment plus « présente dans la vie de la République ». Et de donner aux élus une capacité concrète sur les décisions concernant par exemple les « dossiers du STAFE, du dispositif FLAM » (français langue maternelle), ou bien encore « des bourses scolaires ou des aides sociales » comme évoqué par l’élu des Français du Brésil dans son interview.
Être en définitive des élus aux compétences similaires à ceux de l’hexagone. Comme l’ont d’ailleurs promis des candidats au cours de la campagne pour les élections sénatoriales de septembre dernier.
Le passage à l’heure d’hiver aura lieu le dimanche 29 octobre 2023 à 3 heures du matin (il faudra alors enlever 60 minutes à l’heure légale, il sera donc 2 heures du matin). Le changement d’heure est en vigueur en France métropolitaine depuis 1976.
Depuis 1916
Le changement d’heure a été appliqué pour la première fois en 1916, après l’Allemagne et le Royaume-Uni, dans le but d’économiser des ressources énergétiques comme le charbon. À la Libération en 1944, l’heure d’été est abandonnée en France. Un décret du 14 août 1945 fixe l’heure légale avec une heure de décalage par rapport à l’heure de son fuseau horaire (temps universel coordonné : UTC+1).
Le décret du 19 septembre 1975 introduit une heure d’été en France métropolitaine pour économiser l’énergie en réduisant les temps d’éclairage artificiel le soir. L’heure d’été est fixée à UTC+2. Cette mesure qui devait être provisoire est toujours appliquée.
Outre-mer, le changement d’heure ne s’applique pas (sauf pour Saint-Pierre-et-Miquelon). Ces territoires français ont un temps légal défini par un décret de mars 2017.
Dimanche 29 octobre à 3h, il faudra reculer sa montre d’une heure
Arrêt du changement d’heure, les Français comme les Européens majoritairement favorables
Si le sujet est sur la table depuis 2018 au sein de la sphère politique, les Français, eux, sont en grande majorité favorables à l’arrêt du changement d’heure en hiver et en été. Selon un sondage mené en 2019 par la Commission des Affaires Européennes de l’Assemblée nationale, 83,71% des sondés se disaient favorables à la fin du changement d’heure.
Ce changement d’heure dans la nuit du 29 au 30 octobre en France sera-t-il le dernier ? Les chefs d’État des membres de l’Union se sont prononcés pour l’arrêt du changement d’heure, mais les élus des différents pays peinent à s’entendre sur l’heure définitive à adopter. Plutôt heure d’hiver ou heure d’été ? Les avis divergent, provoquant un blocage au sein du Conseil européen. Résultat, la question reste à ce jour en suspens.
Car l’heure estivale avait été progressivement généralisée à tous les pays de l’Union européenne (UE) dans les années 1980. Dans un premier temps, chaque pays définissait sa propre date de changement d’heure.
Depuis 2002, le changement d’heure s’opère de façon homogène dans tous les États membres :
Le passage à l’heure d’été s’effectue dans la nuit du dernier samedi au dimanche du mois de mars ;
Le passage à l’heure d’hivers’effectue dans la nuit du dernier samedi au dimanche du mois d’octobre.
Pour rappel, les pays de l’UE sont répartis sur trois fuseaux horaires actuellement :
Europe occidentale (UTC) : Irlande et Portugal ;
Europe centrale (UTC+1) : Allemagne, Autriche, Belgique, Croatie, Danemark, Espagne, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie et Suède ;
Europe orientale (UTC+2) : Bulgarie, Chypre, Estonie, Finlande, Grèce, Lettonie, Lituanie et Roumanie.
Plusieurs autres Etats du monde sont également concernés par le changement d’heure
Et dans le reste du monde ?
À travers le monde, d’autres pays et États sont également concernés. En effet, le Canada, Israël, la Nouvelle-Zélande, le Liban ou encore le Chili et le Paraguay appliquent aussi le changement d’heure. En Australie, si les régions du sud-est, changent d’heure, ce n’est pas le cas pour le reste du pays.
Par le passé, d’autres pays s’ajoutaient à la liste comme le Brésil, l’Argentine, le Pérou, la Bolivie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, l’Afrique du Sud, mais aussi la Russie, l’Inde, le Japon, la Turquie ou encore la Chine. Ces pays ont finalement décidé d’abandonner ce système pour des raisons purement pratiques. Selon le site Statista, sur les 140 pays et États qui ont un jour mis en place le changement d’heure, seuls 40 % l’appliquent encore aujourd’hui.
Outre-Atlantique, le Sénat a approuvé mardi 15 mars 2022 un projet de loi baptisé The Sunshine Protection Act permettant de rendre l’heure d’été permanente aux États-Unis. Si celle-ci est finalement promulguée, les Américains n’auront plus à changer d’heure deux fois par an. Pour l’heure, le changement d’heure est toujours en place outre-Atlantique et aura lieu dans la nuit du 4 novembre au 5 novembre 2023.
Aux Etats-Unis, le passage à l’heure d’été avait débuté en 1918 afin de gagner quelques heures de clarté durant les mois les plus chauds de l’année. Certains États ne se plient pas à cette règle. C’est notamment le cas d’Hawaï et de l’Arizona.
La guerre entre le Hamas et Israël a suscité des réactions contrastées en Afrique. Alors que le gouvernement israélien s’efforce depuis plusieurs années de raffermir ses liens avec le continent, une poignée de pays seulement lui a ouvertement manifesté son soutien. TV5MONDE a invité la sociologue Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre de la Culture du Mali pour livrer son regard sur le conflit au Proche-Orient.
Un des aspects fondamentaux de la réalité historique du sionisme : sa dimension coloniale
Le conflit israélo-palestinien est ainsi avant tout un «conflit de légitimité» où la guerre des mots et des symboles est peut-être aussi déterminante que la guerre réelle. Parce que le regard externe de l’Occident, et pas seulement des Américains, est un élément clé dans la façon dont s’organise le rapport de force sur le terrain, les gouvernements israéliens successifs n¹ont eu de cesse de vouloir neutraliser les effets du sentiment d’injustice de plus en plus aiguisé en Europe depuis le déclenchement de la seconde Intifada. Il est vrai que, sur le plan de la communication, Israël a une longueur d’avance sur les Palestiniens, et que le procédé d’amalgame antisionisme/antisémitisme est de ce point de vue au cœur de la stratégie de communication visant à renverser aux yeux des opinions publiques la relation oppresseur/victime.
Aminata Dramane Traoré
La faible influence d’Israël en Afrique
Le Cameroun, le Kenya, le Ghana, le Togo, la République démocratique du Congo (RDC) et la Zambie, qui ont clairement pris position pour Israël, sont ses alliés traditionnels. Ils ont avec ce pays des liens étroits et anciens et la plupart d’entre eux avaient d’ailleurs continué à cultiver des relations, même après les deux grands moments de rupture qu’ont été la guerre des Six-Jours en 1967 et la guerre de Kippour en 1973. Mais, à l’échelle du continent, ce ne sont pas des pays qui ont un rôle géopolitique de premier ordre.
Il y a aussi un certain nombre de pays qui ne reconnaissent pas Israël : Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Mauritanie, Djibouti. De façon classique, ceux-ci ont exprimé leur soutien aux Palestiniens. D’autres pays reconnaissent Israël mais ont une vision double de leur relation. Ils entretiennent des liens diplomatiques et commerciaux avec les Israéliens tout en considérant que leur traitement de la question palestinienne est immoral. C’est par exemple le cas du Nigeria et plus encore de l’Afrique du Sud : malgré des relations économiques assez fortes avec Israël, le Congrès national africain (ANC, au pouvoir)demeure inflexiblevis-à-vis du conflit israélo-palestinien. Et cette fois encore, l’Afrique du Sud s’est rangée du côté des Palestiniens.
Regarder l’interview d’Aminata Dramane Traoré sur TV5MONDE
L’ouverture de la Chine au monde, à compter de la fin des années 1970, s’est accompagnée de l’arrivée d’un grand nombre d’investisseurs. Les grandes entreprises internationales ont financé de nombreuses usines industrielles permettant l’essor sans précédent des exportations et contribuant à la croissance du pays. Ces flux de capitaux semblent depuis 2021 se tarir en lien avec les tensions commerciales avec l’Occident et l’augmentation des coûts de production.
L’attitude de plus en plus hostile du gouvernement chinois
Les investissements directs des entreprises étrangères en Chine qui représentaient en moyenne plus de 250 milliards de dollars dans les années 2000/2020 s’élevaient à 400 milliards de dollars. En 2023, ce montant est tombé à 20 milliards de dollars traduisant tout à la fois la faible croissance de l’économie chinoise et une détérioration brutale de son image parmi les entreprises étrangères.
L’attitude de plus en plus hostile du gouvernement chinois à leur encontre joue en la défaveur des investissements. La crainte de l’augmentation des droits de douane sur les produits chinois dissuade également les entreprises étrangères d’investir en Chine.
La croissance potentielle de la Chine se réduit d’année en année
La croissance potentielle de la Chine se réduit d’année en année
Avec le vieillissement démographique et le recul des gains de productivité, les baisses de perspectives de croissance de la Chine expliquent également le changement de cap des capitaux. La population âgée de 20 à 64 ans diminue chaque année de 0,2 %. En 2030, la contraction sera de 1 %. La productivité par tête qui augmentait de 8 % dans les années 2000 ne croît plus que de 2 % par an depuis 2021.
La croissance potentielle de la Chine se réduit d’année en année. Après avoir atteint plus de 8 % dans les années 2000, elle tend vers 3 %.
La multiplication des sanctions américaines et européennes vis-à-vis de la Chine (équipements de télécommunication, semi-conducteurs, etc.) freine les investissements. Depuis 2021, les importations en provenance de la Chine pour les États-Unis et la zone euro sont en forte baisse, -20 %.
Les entreprises internationales optent pour d’autres pays d’implantation
Une partie de ces importations a été compensée par celles en provenance d’autres pays d’Asie qui reconditionnent des produits fabriqués en Chine afin de contourner les sanctions et les droits de douane.
L’augmentation des coûts de production incite, par ailleurs, les entreprises internationales à opter pour d’autres pays d’implantation. La forte chute des investissements directs des entreprises étrangères affaiblit la croissance de la Chine et provoque une dépréciation du RMB. En 2023, un dollar s’échange contre 8 RMB, contre 7 en 2021. Les pays occidentaux privilégient désormais les autres pays d’Asie de l’Est, Vietnam, Cambodge, la Malaisie les Philippines ou l’Inde.
Alors que les États membres de l’Union européenne sont les plus avancés en matière d’État de droit dans le monde, notamment parce que l’État de droit est en recul un peu partout, au sein de l’UE, la Bulgarie et la Slovénie ont réalisé les progrès les plus importants en 2023, tandis que l’État de droit s’est le plus dégradé en Grèce et en Belgique, selon un nouveau rapport du World Justice Project.
En bref :
La Bulgarie, qui avait la deuxième plus mauvaise note de l’UE (0,56 sur 1) en 2023, est en tête du classement en ce qui concerne les progrès de l’État de droit, avec une augmentation de 1,7 % par rapport à 2022 et une croissance dans tous les domaines, à l’exception de l’application de la loi. [Respiro / Shutterstock]
14 des 27 États membres de l’UE ont régressé entre 2022 et 2023.
La Bulgarie s’est classée au premier rang mondial en termes de progression (+1,7 %), tandis que la Slovénie s’est classée au quatrième rang (+1,6 %). La Bulgarie utilisera probablement ce résultat pour inciter l’Autriche et les Pays-Bas à lever leur veto à son intégration à l’accord de Schengen.
En ce qui concerne les progrès, la Grèce et la Belgique sont les plus mauvais élèves de l’UE, puisqu’elles ont respectivement régressé de 1,4 % et de 1 % par rapport à 2022.
La Hongrie n’a baissé que de 0,2 % par rapport à sa note de 2022, accumulant une baisse de 9,9 % depuis 2016, se classant plus bas que les pays des Balkans qui aspirent à intégrer l’UE.
La Pologne a baissé de 0,6 % par rapport à 2022, accumulant une baisse de 11 % depuis 2016.
Pente glissante
Selon le rapport, 78 % des pays du monde ont connu un recul de l’État de droit depuis 2016, les assemblées législatives, le pouvoir judiciaire et la société civile ayant perdu du terrain dans leur capacité de contrôle du pouvoir exécutif à l’échelle mondiale. Les scores de l’indice de contrôle gouvernemental et de l’équilibre des pouvoirs ont chuté dans 74 % des pays au cours des sept dernières années.
Même si l’UE reste un bastion de l’État de droit, les États européens ayant moins régressé que les pays d’autres régions, 14 États membres ont enregistré une baisse de l’indice entre 2022 et 2023.
L’indice de l’État de droit est basé sur des évaluations des systèmes juridiques des pays, de la transparence du gouvernement, des contraintes pesant sur le gouvernement, de l’évaluation du respect des droits fondamentaux, de l’ordre et de la sécurité, et enfin de l’application de la loi.
Les champions de l’UE
La Bulgarie, qui avait la deuxième plus mauvaise note de l’UE (0,56 sur 1) en 2023, est en tête du classement en ce qui concerne les progrès de l’État de droit, avec une augmentation de 1,7 % par rapport à 2022 et une croissance dans tous les domaines, à l’exception de l’application de la loi.
Actuellement candidate à l’entrée dans l’espace Schengen, la Bulgarie pourrait utiliser ce classement pour faire pression sur les États qui posent leur veto à son intégration, dont l’Autriche et les Pays-Bas, qui citent tous deux les préoccupations relatives à l’État de droit comme les arguments phares justifiant leur blocage.
Dans le même temps, ces bonnes nouvelles stabiliseront les positions de la coalition réformiste pro-UE au sein du parlement bulgare, qui se bat pour poursuivre les réformes.
L’amélioration du système judiciaire et de son indépendance peut être attribuée aux réformes radicales qui ont été lancées au printemps et qui concernent principalement les procureurs.
Les partis pro-UE de Sofia, avec le soutien de l’ancien ministre de la justice réformateur Krum Zarkov, ont réussi à limoger le procureur général de Bulgarie, Ivan Geshev, autrefois intouchable.
La Bulgarie prévoit également de nouvelles réformes constitutionnelles d’ici la fin de l’année, notamment en ce qui concerne le Conseil supérieur de la magistrature et le Parquet. Le pays devrait également donner aux citoyens un accès direct à la Cour constitutionnelle.
La Slovénie, quant à elle, arrive en quatrième position en termes de progrès annuel, avec une augmentation de 1,6 % entre 2022 et 2023 et une croissance dans tous les domaines. Elle obtient actuellement une note de 0,69 sur 1.
Sous le précédent gouvernement de droite, la Slovénie a subi de sérieux revers en ce qui concerne l’indépendance institutionnelle, la liberté des médias et le système judiciaire. Un nouveau gouvernement progressiste a été formé en 2022, dont le principal parti a promis pendant la campagne électorale de mettre fin à ce recul et de rétablir l’État de droit.
En juillet dernier, le gouvernement a adopté une loi polyvalente abrogeant 11 lois de l’exécutif précédent et, peu après, a rétabli le financement de l’Agence de presse slovène (STA), un point litigieux dans les derniers rapports de l’UE sur l’État de droit.
Plus récemment, le gouvernement a également proposé des changements constitutionnels en vertu desquels le parlement ne peut plus nommer les juges.
La liste des mauvais élèves
Parmi les États membres de l’UE qui ont régressé, la Grèce arrive en tête.
Alors que les législateurs européens soulignent depuis des années que l’État de droit en Grèce se trouve dans la « zone dangereuse », l’indice indique une baisse de 1,4 % depuis 2022 et de 0,4 % depuis 2016. Le pays se classe actuellement au troisième rang le plus bas de l’UE avec une note de 0,61, la plus forte régression étant enregistrée dans les domaines de la justice civile et pénale, avec une diminution respective de 2,2 % et 4,3 % par rapport à 2022.
Le système judiciaire grec a été continuellement évoqué dans les rapports annuels de l’UE sur l’État de droit. Le rapport 2023 a constaté une détérioration de l’accès à la justice et a indiqué que des changements étaient nécessaires, notamment une réforme du mode de nomination des hauts magistrats afin de préserver leur indépendance.
L’exemple le plus récent est le très controversé « Watergate grec», un scandale d’écoutes téléphoniques dans lequel les téléphones de plusieurs personnalités politiques, des affaires et journalistes ont été mis sur écoute par le logiciel espion illégal Predator.
Bien que le scandale ait éclaté en juillet 2022, la justice grecque n’a jusqu’à présent obtenu aucun résultat dans son enquête. Les partis d’opposition affirment qu’une pression continue est exercée sur la justice pour couvrir les responsables du scandale.
Le score de la Belgique a baissé de 1 % par rapport à 2022 dans tous les domaines, en particulier en ce qui concerne la justice civile, l’application de la réglementation et l’ouverture du gouvernement. Cependant, elle reste l’un des pays les mieux notés avec un score de 0,78 en 2023.
Selon le rapport 2023 de l’UE sur l’État de droit, la Belgique ne respecte pas non plus systématiquement les décisions de justice, n’analyse pas l’efficacité de son système judiciaire et présente des lacunes en matière de transparence.
Qu’en est-il des suspects habituels ?
La Hongrie et la Pologne, les deux pays dont le score en matière d’État de droit est depuis longtemps en baisse, ne sont pas directement mentionnées dans le rapport, bien que celui-ci mette en lumière les tendances à long terme dans ces deux pays.
La Hongrie a perdu 0,2 % par rapport à sa note de 2022 et accumule une régression de 9,9 % par rapport à sa note de 2016 pour atteindre un taux total de 0,51 en 2023 – le plus bas de l’UE.
Avec une note de 0,51, la Hongrie se classe en dessous des pays candidats à l’UE dans les Balkans, notamment le Monténégro (0,56), la Moldavie (0,53) et la Macédoine du Nord (0,53). La Hongrie est également moins bien notée que le Kosovo (0,56) et la Géorgie (0,60), deux pays qui aspirent à entamer le processus d’adhésion à l’UE.
Pour sa part, la Pologne a perdu 0,6 % depuis 2022 et accumulé une baisse de 11 % depuis 2016, avec un taux actuel de 0,64 – au-dessus de la Hongrie, de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Croatie et de la Grèce.
Étant donné les récentes élections qui ont donné une majorité aux forces pro-UE, la note de l’État de droit de la Pologne devrait probablement s’améliorer de manière significative au cours de l’année à venir.
[Contributions de Krassen Nikolov, Sebastijan R. Maček et Anne-Sophie Gayet.]
Bonjour à tous les Français de l’étranger, nous sommes le jeudi 26 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Le voyage en 4 étapes d’Emmanuel Macron au Proche-Orient, Les Entreprises des Français à l’étranger attendent leur label, Hausse du chômage en France.
Emmanuel Macron entre soutien à Israël et logique humanitaire avec les Palestiniens
Mardi et Mercredi, le président de la République a visité 4 Etats au Proche-Orient, dont Israël où il a rencontré les familles des 31 morts et des 9 otages. Il est allé en suite en Cisjordanie rencontrer le président de l’autorité palestinienne pour trouver des solutions humanitaires. Une première proposition a été faite en Egypte avec l’envoi d’un bateau hôpital pour s’occuper des Gazaouites.
La table ronde des EFE
EFE ? Kézako ? C’est un nouveau label qui distingue les sociétés créées par des Français à l’étranger et qui importent soit des produits français soit un savoir-faire. Née en septembre 2021, la plateforme des EFE milite pour la création d’un label « Made by France » qui permettra d’identifier ses entreprises et ainsi leur ouvrir les portes des aides françaises. La loi a déjà été votée au Sénat, Olvier Becht, le ministre des Français de l’étranger, lors de la table ronde lundi 23 septembre à l’Assemblée des Français de l’étranger, a indiqué qu’il voulait que la loi soit examinée par l’Assemblée nationale en 2024.
Hausse du chômage en France
Le gouvernement le redoutait mais cette fois ça devient une réalité. Le chômage est reparti à la hausse en France. En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a augmenté de 0,7 % (+19.300) au troisième trimestre 2023, selon l’administration, même s’il reste en baisse de 3,8 % sur un an.
C’est tout pour ce jeudi on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine.
Ce lundi 23 octobre, l’Assemblée des Français de l’étranger inaugurait sa 39 ème session. Reçus pour la première fois au sein du Conseil économique et social à Paris, les 70 élus représentant près de 3 millions d’expatriés ont accueilli le Ministre Olivier Becht avant de s’atteler à leurs missions. Parmi les rencontres proposées, nous nous sommes intéressés à celle organisée par les Conseillers au commerce extérieur et par les Chambres de Commerce et d’Industrie France International. Elle était dédiée aux Entreprises de Français à l’étranger (EFE). Une EFE est une entreprise étrangère portée par un entrepreneur français. Une entreprise française à l’étranger est une entreprise française qui a implanté une succursale à l’étranger ou qui exporte des produits ou un savoir-faire français. On estime qu’il existe 130000 EFE dans le monde.
Qu’est qu’une entreprise de Français à l’étranger?
Une entreprise de Français à l’étranger est une entreprise étrangère portée par un entrepreneur Français. On associe également le terme Entrepreneur Français de l’Etranger au signe EFE. Cependant, les entreprises de Français à l’étranger ne bénéficient pas du soutien de l’État français et ne font pas l’objet d’un recensement systématique. Le nombre important de dépôts de bilan d’EFE lors de la crise de la COVID-19 a accentué la pression sur l’économie française, alertant de fait le gouvernement. Ce constat a mené à la création de EFE International.
Lundi 23 octobre s’est ouverte la 39ème session de l’AFE
Soutenir les 500 000 entrepreneurs Français dans le monde
Pour mieux soutenir nos créateurs d’entreprises Français à travers le monde, la députée Anne Genetet a proposé en 2020 au gouvernement de créer le label France Impact.
Ce dernier faciliterait l’identification des EFE et ainsi permettrait à ces dernières :
– De se faire connaître des pouvoirs publics français ; – D’être inclus dans les circuits de visite officielle ; – De gagner en reconnaissance ; – D’intégrer des appels d’offres français ; – D’avoir un contact avec les institutions françaises ; – De disposer des aides au financement de la part d’opérateurs français ; – D’intégrer un réseau d’entreprise relié aux Chambres de Commerce françaises.
Déposée en 2020, la proposition de loi est toujours bloquée au niveau de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale.
Et pourtant, elle serait accueillie par les 500 000 Français de l’étranger entrepreneurs comme une preuve de reconnaissance de leur rôle dans l’économie de leur Nation. Mais la lumière pourrait venir du Sénat qui a lui adopté en première lecture une autre proposition.
Ce court texte, qui a été amendé par les sénateurs, propose :
Une définition de l’entrepreneur Français à l’étranger: il s’agit d’ « un citoyen de nationalité française, inscrit au registre des Français établis hors de France, qui crée, assure la direction générale ou exerce le contrôle effectif du capital d’une entreprise de droit local sans lien capitalistique avec une entreprise de droit français, ou en détient une part égale au maximum de ce qu’autorise le droit local lorsqu’existent des conditions restrictives de possession d’une société par un associé étranger » ;
La création d’un label pour valoriser les entrepreneurs Français à l’étranger « dont l’activité professionnelle contribue à la promotion d’un savoir-faire français, à la distribution de biens ou services français, à l’attractivité ou au rayonnement de la France à l’étranger » ;
L’instauration d’un comité d’identification chargé de recenser les entrepreneurs français à l’étranger souhaitant obtenir ce label et de sélectionner les bénéficiaires ;
Le regroupement dans un répertoire public des bénéficiaires du label.
Ce nouveau label sera rattaché au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Un décret devra définir son nom, sa durée de validité, ses conditions d’octroi… Le texte initial proposait un label dénommé « Made by French ». Mais là aussi, l’Assemblée n’a toujours pas programmé son examen. Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger, s’est engagé devant les élus que le texte soit étudié en 2024 pour une mise en application sûrement courant 2025.
Au cours de la table ronde consacrée aux EFE, plusieurs Français partis créer des entreprises à l’étranger ont partagé leur expérience.
Accompagner ceux qui créent des entreprises
Au cours de la table ronde consacrée aux EFE organisée au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger, Alain Taieb, Président d’EFE International, administrateur des Conseillers du Commerce Extérieur de la France et aussi de l’Union des Français de l’Etranger tout en étant aussi Président du Conseil de Surveillance du groupe Mobilitas, a voulu aborder ce qui fait la vie des entrepreneurs.
Pour cela, il a convié par vidéos interposées des Français partis créer des entreprises aux 4 coins du monde pour partager leur expérience. Vous pourrez les écouter en regardant la vidéo en fin d’article.
Mais aussi, fort de son expérience et des retours des chefs d’entreprises, Alain Taieb a voulu alerter au cours de cette table ronde sur les risques de disparition ou tout simplement d’absorption de nos entreprises françaises lorsque l’heure de passer la main arrive. En effet, c’est un moment crucial de la vie d’une entreprise qui souvent finit par une cession entraînant de fait la disparition d’une entreprise de Français à l’étranger. Tout simplement car il manque des candidats.
Lors de la table ronde, il nous a été exposé les avantages des Entreprises de Français à l’étranger pour notre Nation :
Participer au rayonnement de la France ;
Réduire le déficit abyssal de notre balance de commerce extérieur ;
Accélérer les transferts technologiques vers ou depuis la France ;
Etre une source d’emplois pour les Français de l’étranger mais aussi de l’hexagone.
Mais il existe aussi de nombreux freins à leur développement :
Absence de reconnaissance officielle;
Absence d’aides du fait d’être de droit local et non français ;
Défaut d’informations auprès des candidats à l’expatriation ou des Français de l’étranger ;
Recul de la culture entrepreneuriale dans notre pays.
Ainsi, les Conseillers au commerce extérieur et par l’intermédiaire des Chambres de Commerce et d’Industrie France International, ont crée une plateforme, le forum EFE International. Fondée en septembre 2021, elle se donne comme missions de développer le commerce extérieur de la France, d’apporter des services aux Entrepreneurs Français de l’Étranger et ainsi de renforcer le lien des Entrepreneurs Français de l’Étranger avec la France.
Pour cela, Alain Taieb et ses équipes veulent multiplier l’envoi de Volontaires Internationaux en Entreprise (V.I.E.) vers les EFE actionnaires tout en leur portant assistance. Enfin, le forum et tous ses partenaires se mobiliseront afin de faciliter l’accès aux informations, la mise en contact avec des prestataires, partenaires ou de potentiels investisseurs de France et de l’étranger.