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  • Investiture de Trump : entre craintes et enthousiasme

    Investiture de Trump : entre craintes et enthousiasme

    Alors que Donald Trump est de retour à la Maison Blanche, après avoir prêté serment lors de son investiture à Washington DC ce lundi 20 janvier, le monde retient son souffle. On fait un tour d’horizon des réactions dans le monde sans oublier les élus des Français de l’étranger.

    UE : le doux souvenir de l’alliance

    En Europe, 75% des citoyens sont inquiets du retour de Donald Trump. Sûrement à juste titre, car les États européens s’annoncent comme les grands perdants de la mandature qui s’ouvre. Installée confortablement derrière le parapluie américain, l’Europe a consacré ses ressources ces dernières décennies à construire un modèle social protecteur pour ses citoyens. Un choix qui a été possible grâce à la baisse drastique des dépenses militaires. C’est d’ailleurs le message publié sur les réseaux sociaux de l’ancien Premier ministre des Pays-bas, Marc Rutte, aujourd’hui Secrétaire général de l’OTAN : « Avec le retour du Président Trump, nous allons dynamiser les dépenses de Défense et la production. Mes chaleureuses félicitations à @realDonaldTrump pour son investiture en tant que 47e président des Etats-Unis, et à @JDVance en tant que vice-président. Ensemble, nous pouvons parvenir à la paix par la force – à travers l’Otan ».

    Mais selon les observateurs, les USA ne veulent plus prendre en charge notre défense. En pleine crise budgétaire, il faudra faire des choix pour réarmer nos nations, cela prendra du temps, les gouvernements l’ont bien compris et veillent à rappeler le « long partenariat » qui unit les deux continents.

    D’ailleurs, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen dans son message de félicitations a tenu à rappeler « la force durable du partenariat transatlantique » au nouveau président.

    « Ensemble, nos sociétés peuvent atteindre une plus grande prospérité et renforcer leur sécurité commune » – La présidente de la Commission Ursula von der Leyen

    Autre acteur de poids, le chancelier Olaf Scholz qui a souhaité la poursuite « de bonnes relations transatlantiques » avec les Etats-Unis, l' »allié le plus proche » de l’Allemagne.

    C’est donc la ligne des chefs d’Etats européens dans leur majorité, mais pas celui du Président de la République française. En effet, Emmanuel Macron a décidé de prendre une posture plus offensive en déclarant que « si on décide d’être faibles et défaitistes, il y a peu de chances d’être respectés par les États-Unis d’Amérique du président Trump« . Un message nuancé par la nécessité de « coopérer » avec le milliardaire américain qui « sait qu’il a en France un allié solide« . Car en réalité, la diplomatie française phosphore et réfléchit à l’approche qu’elle veut adopter avec le dirigeant américain, bien plus préparé que lors de sa première élection en 2016.

    Les expatriés français veulent croire au sursaut européen

    Du côté des élus des Français de l’étranger, ce jour d’investiture est aussi l’occasion de lancer un nouvel appel à l’Union européenne. Ainsi, Roland Lescure, député des Français du Canada et des Etats-Unis, estime qu’« il est nécessaire que l’Europe, comme premier marché mondial, se réveille ». Et l’ancien ministre de l’Industrie souhaite aussi que l’UE « ne cède pas à la volonté de Donald Trump de diviser pour mieux régner. »

    Depuis Washington, Olivier Piton qui représente nos compatriotes vivant dans cette zone, nous a confié que, pour lui, « l’élection de Donald Trump est l’occasion rêvée pour les Français et les Européens de reprendre leur destin en mains et de ne plus compter systématiquement sur les Etats-Unis ». Pour l’élu consulaire et spécialiste de la politique américaine, « cela vaut pour la défense, certes, mais aussi pour le commerce et les relations internationales ». Celui qui est aussi élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) indique également que « l’objectif prioritaire majeur des quatre années qui viennent est de se donner les moyens de notre autonomie retrouvée. Cela passera par quelques sacrifices, notamment financiers, mais c’est indispensable. »

    Pour Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France, ce jour d’investiture est aussi l’occasion de saluer le travail du président américain qui quitte la Maison Blanche. L’ancienne ministre souhaite « rendre hommage à Joe Biden, à sa longue carrière au service du peuple américain et à son bilan prospère en tant que Président». La spécialiste de la défense évoque également le leader démocrate sortant comme faisant « partie de ces derniers Américains à chérir le lien précieux qui unit Europe et Etats-Unis. »

    Dans le reste du monde, on salue l’arrivée de Donald Trump

    Sur les autres continents, l’arrivée de Donald Trump est assimilée à un renouveau. D’Israël à l’Inde en passant par la Russie, le nouveau président américain est synonyme de prospérité et de paix.

    Comme Vladimir Poutine a félicité son homologue américain et s’est dit « ouvert au dialogue » sur l’Ukraine pour aboutir à une « paix durable« , trois ans après s’être lancé à l’assaut de son voisin. Du côté du Canada, le Premier ministre démissionnaire a déclaré que « Le Canada et les États-Unis entretiennent le partenariat économique le plus fructueux au monde et sont le premier partenaire commercial l’un de l’autre ». Pourtant Justin Trudeau redoute que le président américain ne mette à exécution sa menace d’imposer des droits de douane de 25%.

    En Inde, c’est presque l’euphorie, alors que 80% des Indiens se disent confiant avec Donald Trump. Logiquement, le Premier ministre indien Narendra Modi a, donc, félicité lundi son « cher ami » Donald Trump, et s’est dit « impatient » de « travailler de nouveau en étroite collaboration » avec Donald Trump afin de « bâtir un meilleur avenir pour le monde » qui « bénéficiera à nos deux pays« . Même son de cloche en Israë où Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité Donald Trump, lui promettant « les plus beaux jours » des relations entre les deux pays dans les années à venir.

    Enfin, notons qu’au Brésil que le ton est plus proche de l’état d’esprit des Européens. En effet, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a exprimé lundi son souhait que les États-Unis demeurent un « partenaire historique » du Brésil sous l’administration du républicain Donald Trump, allié de son rival d’extrême droite Jair Bolsonaro. 

    « Nous ne voulons pas de querelles, ni avec le Venezuela, ni avec les Américains, ni avec la Chine, l’Inde ou la Russie ». – Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 21 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Trump est de nouveau président des USA – 2 Palestiniens libérés avaient tué un étudiant français – Tiktok est de retour aux USA

    Une présidence américaine qui inquiète en Europe

    Donald Trump a été officiellement intronisé ce lundi 20 janvier comme 47e président des États-Unis. En raison du froid polaire attendu, une partie de la cérémonie s’est déroulée exceptionnellement en intérieur, sous le Capitole, à Washington. Pour l’occasion, plusieurs personnalités politiques françaises ont fait le déplacement outre-Atlantique pour assister à l’événement. Une façon d’obtenir une certaine légitimité sur la scène internationale. Au sein du parti Reconquête, Éric Zemmour et la députée européenne Sarah Knafo ont fait savoir qu’ils seraient présents. Le couple a indiqué qu’ils avaient été invités directement par l’administration de Donald Trump. Idem pour Marion Maréchal, invitée en sa qualité de vice-présidente des Conservateurs et réformistes européens. Notons aussi que le benjamin de Nicolas Sarkozy a aussi été invité. Cependant, du côté des gouvernements officiels des Etats de l’Union européenne, c’est plutôt l’inquiétude qui domine, François Bayrou déclarant que si « les Etats de l’UE ne réagissent, ils seront écrasés ».

    Donald Trump et son futur vice-président J.D. Vance, le 19 janvier 2025 à Arlington, en Virginie. © Evan Vucci / A
    Donald Trump et son futur vice-président J.D. Vance, le 19 janvier 2025 à Arlington, en Virginie. © Evan Vucci / A

    Des terroristes libérés contre les otages à Gaza ?

    L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, est revenu ce lundi sur le profil des 90 Palestiniens libérés par l’État Hébreu dimanche. «L’un d’entre eux avait violé une jeune fille israélienne à Jérusalem et l’avait ensuite assassinée à coups de roches sur la tête. Deux autres d’entre eux qui sont libérés aujourd’hui avaient tué sept étudiants à Jérusalem, dont l’un d’entre eux est un Français» a précisé l’ambassadeur. En même temps, la diplomatie française a avoué n’avoir aucune nouvelle des deux otages français.

    Cessez-le-feu entre Israël et le Hamas: décryptage d’une élue française
    Cessez-le-feu entre Israël et le Hamas: décryptage d’une élue française

    14h sans Tiktok aux USA

    Suite à la promulgation de la loi interdisant l’app chinoise sur le territoire américain, l’application a tout simplement disparu des boutiques d’applications ce 19 janvier. Capcut et Lemon8, les autres plateformes de Bytedance, étaient également absentes de l’App Store ou du Google Play Store. Mais coup de théâtre ce lundi, l’application était de retour, celle-ci a notamment pu compter sur le soutien du président élu Donald Trump, qui a signé ce lundi 20 janvier un décret offrant un sursis à Tiktok !

    C’est tout pour ce flash quotidien des expatriés. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un beau début de semaine où que vous soyez !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • Frédéric Varin : Notaire spécialisé pour les Français de l’étranger – Épisode 3

    Frédéric Varin : Notaire spécialisé pour les Français de l’étranger – Épisode 3

    Écouter le podcast avec Frédéric Varin

    Dans ce troisième épisode de notre série, Frédéric Varin, notaire et expert des questions juridiques des Français vivant à l’étranger, nous invite à explorer plus en profondeur les défis liés aux successions, ainsi qu’à la gestion du patrimoine transnational. Frédéric Varin nous offre des éclairages précieux sur les démarches juridiques nécessaires pour éviter les écueils et garantir une gestion sereine du patrimoine au-delà des frontières.

    Les défis des successions pour les Français de l’étranger

    Frédéric Varin aborde d’emblée l’importance de la résidence habituelle en matière de succession. « La résidence habituelle est un élément absolument crucial en matière successorale », explique-t-il. En effet, selon le droit civil français, la loi successorale applicable dépend de la résidence du défunt. Mais cette règle peut se compliquer dans le cadre de successions internationales.

    Me Varin donne l’exemple des États-Unis, où la loi successorale peut être radicalement différente. « Aux États-Unis, par exemple, on ne passe pas chez un notaire mais devant un tribunal, qui délivre un ‘grant of probate’, un acte judiciaire. » Cela montre que les différences de systèmes juridiques peuvent rendre la gestion de la succession plus complexe pour les Français expatriés.

    preparer une succession internationale pour obtenir un héritage de France
    Une succession internationale

    La problématique se complique davantage lorsqu’un expatrié conserve des biens dans plusieurs pays. Par exemple, un résident aux États-Unis avec des biens en France peut se retrouver à devoir gérer une succession selon les lois américaines pour certains biens et françaises pour d’autres, en fonction de la localisation de ces biens.

    Il précise : « Si un expatrié choisit d’appliquer la loi de sa nationalité, il peut éviter certains renvois de juridiction. Mais cela reste une démarche complexe à gérer, surtout quand des biens sont situés dans plusieurs pays. » Les conseils d’un notaire sont donc essentiels pour éviter les pièges d’une telle situation.

    L’importance de la fiscalité dans la gestion des successions

    Frédéric Varin souligne également l’importance de la fiscalité dans les successions internationales. Selon lui, chaque pays a ses propres règles fiscales. Et il est crucial de déterminer la résidence fiscale de la personne décédée. « En France, l’article 4b du code général des impôts définit les critères pour déterminer la résidence fiscale, ce qui permet de savoir où et comment les biens seront taxés. »

    L'importance de la fiscalité dans la gestion des successions
    L’importance de la fiscalité dans la gestion des successions

    Les conventions fiscales internationales, si elles existent, peuvent aider à éviter la double imposition des biens. Il insiste cependant sur la nécessité de consulter un notaire pour s’assurer que toutes les démarches fiscales sont bien prises en compte et respectées.

    Le notariat à l’horizon 2050 : un métier en pleine évolution

    En fin d’entretien, Frédéric Varin partage sa vision du notariat en 2050. Selon lui, le notariat mondial est déjà bien implanté dans 92 pays. Mais les défis géopolitiques et climatiques à venir transformeront la profession. « Le notariat est très présent à l’échelle mondiale. Et la profession possède déjà des outils pour évoluer et répondre aux enjeux futurs », précise-t-il.

    Varin voit un rôle croissant pour les notaires dans des domaines comme la protection des ressources naturelles et la gestion des déplacements de population, en particulier à cause du climat et des conflits. « Nous avons une boîte à outils juridique qui permet de sécuriser le foncier, une question qui sera essentielle avec les changements climatiques à venir. »

    Le notariat à l'horizon 2050 : un métier en pleine évolution
    Le notariat à l’horizon 2050 : un métier en pleine évolution

    Il imagine également des notaires jouant un rôle clé dans des projets innovants, tels que les « smart cities », ou l’agriculture urbaine. « Il est certain que la profession saura s’adapter aux défis futurs », conclut-il.

    Retenez que, face aux complexités des successions internationales, il est primordial de consulter un notaire spécialisé, notamment pour les Français de l’étranger.

  • Les dates clés du calendrier fiscal français

    Les dates clés du calendrier fiscal français

    Les Français de l’étranger ne sont pas tous libérés du carcan fiscal français. En effet, si vous avez des revenus en France, dividendes, loyers, salaires, même si dans certains cas ils ne sont pas imposés dans l’hexagone, il faut réaliser une déclaration à destination de notre FISC. Mais il y a de nombreux cas où le Français de l’étranger peut être confronté aux exigences du calendrier fiscal français, si vous détenez un bien, ne pas oublier la taxe foncière voir la taxe sur les résidences secondaires. On fait le point pour vous.

    Avril

    Pas de changement pour la déclaration de revenus qui devra comme toujours être complétée au printemps. Si la date précise d’ouverture de la campagne 2025 n’est pas connue, cela aura lieu au mois d’avril avec l’envoi des formulaires papier d’abord, puis l’ouverture du service de déclaration en ligne quelques jours plus tard.

    Pour rappel, la déclaration en ligne est obligatoire sauf si la résidence principale du contribuable n’est pas équipée d’un accès internet ou si le contribuable n’est pas en mesure d’utiliser le service de télédéclaration.

    Mai-Juin

    Selon leur mode de déclaration et leur lieu de résidence, les contribuables auront plus ou moins de temps pour déclarer leurs revenus. La campagne 2025 s’achèvera en effet aux alentours du 20 mai pour les déclarants papier. Puis ce sera au tour quelques jours plus tard des télédéclarants des départements 01 à 19 et des non-résidents.

    À noter par ailleurs que les contribuables qui le désireraient peuvent opter pour le paiement mensuel de leurs impôts locaux de l’année en cours à condition d’en faire la demande avant le 30 juin.

    Juillet

    En cas de changement de la situation d’occupation d’un bien immobilier et s’ils ne l’ont pas déjà fait, les propriétaires devront en informer l’administration fiscale sur le site des impôts, rubrique « Gérer mes biens immobiliers ». Les évolutions concernées sont un changement de locataire, un bien devenu inoccupé, un logement qui n’est plus votre résidence principale ou l’achat d’un nouveau bien.

    Les contribuables ayant reçu en janvier une avance de 60% correspondant à leurs dépenses ouvrant droit à réductions et crédits d’impôt verront également leur situation régularisée grâce aux nouvelles informations dont disposera l’administration fiscale après la campagne de déclaration de revenus. À moins d’avoir perçu un montant trop élevé en janvier, ils pourront percevoir à l’été les 40% restants, voire davantage si le montant versé en début d’année a été sous-estimé.

    Les foyers qui ont payé trop d’impôts à la source l’année précédente seront eux aussi remboursés fin juillet. C’est enfin à cette même période qu’ouvrira le service de correction en ligne de la déclaration de revenus.

    Septembre

    Les contribuables qui n’ont pas payé assez d’impôts sur le revenu en 2024 devront s’acquitter du solde avant le 15 septembre s’ils ne règlent pas en ligne. Même échéance pour ceux soumis à l’impôt sur la fortune immobilière. Ceux qui payent en ligne auront en revanche jusqu’au 20 septembre pour régler ces deux impôts.

    Le premier prélèvement de l’impôt sur le revenu aura lieu le 25 septembre (hors mensualisation ou prélèvement à la source, c’est souvent le cas des non-résidents fiscaux). Si le montant restant à payer est supérieur à 300 euros, la somme due est prélevée en quatre échéances entre septembre et décembre.

    Octobre

    Les propriétaires auront jusqu’au 15 octobre pour payer leur taxe foncière s’ils n’utilisent pas le service en ligne. Ils disposeront d’un délai de cinq jours supplémentaires s’ils règlent sur le site des impôts. Le prélèvement sera effectué le 27 octobre, tout comme le deuxième prélèvement de l’impôt sur le revenu.

    Novembre

    Les contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière auront jusqu’au 17 novembre pour le payer s’ils ne payent pas en ligne. Dans le cas contraire, la date limite est fixée au 22 novembre, pour un prélèvement le 27. Date à laquelle aura également lieu le troisième prélèvement de l’impôt sur le revenu.

    Décembre

    S’agissant de la taxe d’habitation, la date limite de paiement est fixée au 15 décembre si vous n’utilisez pas un moyen de paiement dématérialisé. Si vous payez en ligne, vous aurez jusqu’au 20 décembre, pour un prélèvement le 29. Ce sera aussi à cette date qu’interviendra le quatrième et dernier prélèvement de l’impôt sur le revenu.

  • La proportionnelle peut-elle réconcilier les Français avec la politique ?

    La proportionnelle peut-elle réconcilier les Français avec la politique ?

    Lors de son discours de politique générale, François Bayrou a lancé un appel vibrant à plus de pluralisme et d’ancrage local pour réconcilier les Français. Ainsi, l’abandon progressif du bipolarisme dans la société et au Parlement invite à ce que « les différentes sensibilités vivent ensemble« . Pourtant, les appels de tous bords à une réforme du mode de scrutin législatif, bien que récurrents, manquent cruellement de précision quant au type de proportionnelle envisagé. Ce flou nourrit une interrogation fondamentale : la proportionnelle serait-elle alors un remède efficace ou simplement un mirage populiste ?

    La représentation proportionnelle : une nécessité ou un mirage ?

    La proportionnelle est souvent perçue comme une solution à la crise de la représentation, en offrant une Assemblée nationale plus représentative des forces politiques du pays. Les partisans de ce mode de scrutin soutiennent qu’il permettrait de dépersonnaliser les élections, en mettant l’accent sur les partis politiques et leurs programmes plutôt que sur les personnalités individuelles. De plus, il favoriserait une reconnaissance plus équitable des groupes parlementaires au sein de l’Assemblée.

    « La proportionnelle présente aussi des défis. Contrairement au scrutin majoritaire à deux tours, elle ne garantit pas de majorité claire »

    Ainsi les coalitions se formeraient principalement après les élections, dans l’enceinte parlementaire, permettant une plus grande liberté des partis durant la campagne électorale.

    L'Assemblée Nationale - Palais Bourbon - Paris
    L’Assemblée Nationale – Palais Bourbon – Paris

    Cependant, la proportionnelle présente aussi des défis. Contrairement au scrutin majoritaire à deux tours, elle ne garantit pas de majorité claire, ce qui complique la formation d’un gouvernement stable. Les coalitions, qui se forment généralement après les élections dans ce système, peuvent entraîner des négociations laborieuses et des compromis qui affaiblissent la lisibilité politique.

    Que font nos voisins européens : des modèles variés

    En Europe, la France est une exception avec son scrutin majoritaire à deux tours. Dix États membres de l’Union européenne, dont l’Espagne, les Pays-Bas et la Suède, ont inscrit la représentation proportionnelle dans leur constitution. Ce mode de scrutin varie toutefois selon les pays, allant de la proportionnelle intégrale, comme aux Pays-Bas, à des systèmes plus structurés favorisant les grands partis, comme en Allemagne.

    « Dix États membres de l’Union européenne, dont l’Espagne, les Pays-Bas et la Suède, ont inscrit la représentation proportionnelle dans leur constitution ».

    C’est d’ailleurs pour cela que le système allemand est souvent cité comme un modèle mixte : une partie des sièges est attribuée au scrutin majoritaire uninominal à un tour, tandis qu’une autre partie est répartie à la proportionnelle. C’est ainsi que chaque électeur dispose de deux voix, l’une pour un candidat local et l’autre pour une liste nationale. Ce système assure une représentation locale tout en reflétant la diversité des suffrages exprimés au niveau national. Cependant, il ne garantit pas une majorité absolue, obligeant les partis à former des coalitions, souvent complexes mais essentielles au fonctionnement du Bundestag.

    Un scientifique concentré se tient devant un tableau couvert d’équations complexes, tenant de la craie et contemplant la découverte de la prochaine percée avec curiosité et incertitude
    Un scientifique concentré se tient devant un tableau couvert d’équations complexes, tenant de la craie et contemplant la découverte de la prochaine percée avec curiosité et incertitude – ©Stockadobe

    Du côté des Pays-Bas, le système néerlandais, quant à lui, repose sur une proportionnelle intégrale sans seuil minimal de voix. Cela signifie que même les plus petites formations politiques peuvent obtenir un siège, ce qui en fait un modèle très inclusif. Si ce système garantit une diversité maximale au Parlement, il complique cependant la formation de gouvernements stables, car il exige des coalitions multipartites impliquant souvent de nombreux compromis.

    « En Belgique, le pays est connu pour ses négociations interminables pour former un gouvernement »

    En comparaison, la Belgique combine également une proportionnelle intégrale avec un seuil électoral fixé à 5 % dans certaines circonscriptions. Cela favorise une certaine diversité tout en limitant la fragmentation excessive. Toutefois, le pays est connu pour ses négociations interminables visant à former un gouvernement, comme en témoigne la crise politique de 2010-2011, où il a fallu plus de 500 jours pour établir une coalition.

    L’Espagne, de son côté, applique un système proportionnel mais utilise la méthode d’Hondt, qui favorise les partis les plus importants tout en limitant la représentation des plus petites formations. De plus, la taille des circonscriptions joue un rôle clé : dans les petites circonscriptions, le scrutin devient de facto majoritaire, ce qui contribue à maintenir une certaine stabilité politique.

    Proportionnelle : populaire ou populiste ?

    Plusieurs arguments remettent en question l’efficacité de la proportionnelle. Tout d’abord, elle n’augmente pas nécessairement le taux de participation, qui reste dépendant de la capacité des acteurs politiques à mobiliser les électeurs.

    « Bien qu’attirante sur le papier, la proportionnelle peut prendre des formes très variées aux impacts politiques divergents. »

    Ensuite, les modalités de mise en œuvre de la proportionnelle varient considérablement, allant de systèmes très inclusifs, comme aux Pays-Bas, à des approches plus restrictives, comme en Allemagne, où un seuil minimal de 5 % des voix au niveau national est requis pour entrer au Parlement. En Belgique, ce seuil est utilisé de manière variable selon les régions, alors qu’en Espagne, les petites circonscriptions favorisent de facto un système mixte entre proportionnelle et majorité. Ces différences illustrent bien que la proportionnelle, bien qu’attirante sur le papier, peut prendre des formes très variées aux impacts politiques divergents.

    « L’élection à la proportionnelle pourrait responsabiliser davantage l’Assemblée nationale »

    En France, l’adoption de la proportionnelle nécessiterait un changement profond de paradigme, tant elle diffère de la tradition historique et institutionnelle du pays. Elle affaiblirait le pouvoir présidentiel, notamment en matière de dissolution de l’Assemblée nationale, un outil souvent utilisé pour clarifier les rapports de force politiques. Cependant, ce rééquilibrage des pouvoirs pourrait responsabiliser davantage l’Assemblée nationale, qui, jusqu’à présent, n’a pas encore prouvé qu’elle pouvait pleinement assumer ses responsabilités institutionnelles de manière autonome.

    Une opportunité pour 2027 ?

    Ce qui relevait autrefois de la tradition républicaine est désormais codifié dans l’article L. 567-1 A du code électoral, qui interdit toute modification du régime électoral ou du périmètre des circonscriptions dans l’année précédant un scrutin.

    L’hémicycle est représenté au Palais du Luxembourg abritant le Sénat français, le 17 novembre 2016 à Paris. ©LIONEL BONAVENTURE / AFP

    Ainsi, François Bayrou profite judicieusement de la situation actuelle au sein du Parlement français pour proposer de réfléchir sur un mode de scrutin législatif. Les prochaines élections qui seraient alors touchées sont celles de 2027 au plus tôt, suivant l’élection Présidentielle.

    « Un débat approfondi permettrait en effet de définir un système adapté aux spécificités françaises »

    Un débat approfondi permettrait en effet de définir un système adapté aux spécificités françaises, en conciliant la stabilité politique et une représentation plus juste des divers courants d’opinion. L’objectif serait de renforcer la légitimité démocratique en répondant à la crise de confiance qui touche les institutions, tout en respectant les équilibres fondamentaux de la République.

    En l’absence de majorité claire au Parlement actuel, le moment est propice pour initier cette réforme structurelle et jeter les bases d’un modèle qui pourrait transformer durablement la vie politique française. Nos représentants auront-ils toutefois la volonté de s’asseoir autour de la table avec pour seul but de nous offrir une solution qui pourrait réconcilier les Français avec la politique ?

  • La Chine ne fait plus rêver les entreprises occidentales.

    La Chine ne fait plus rêver les entreprises occidentales.

    Selon le Conseil pour la promotion du commerce international de la Chine, organisme contrôlé par l’État, 90 % des entreprises étrangères jugent leur expérience dans le pays satisfaisante. Cependant, les dirigeants de ces entreprises sont de plus en plus nombreux à douter de la rentabilité de leurs investissements. Selon une enquête récente de la Chambre de commerce américaine de Shanghai, moins de la moitié des personnes interrogées ont déclaré être optimistes quant aux perspectives de leur activité en Chine au cours des cinq prochaines années, un niveau historiquement bas.

    Le 4 décembre dernier, General Motors (GM), un des plus grands constructeurs automobiles américains, a annoncé la dépréciation de la valeur de ses entreprises communes avec le constructeur chinois SAIC et la fermeture de certaines de ses usines dans le pays. Le 9 décembre dernier, le gouvernement chinois a ouvert une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles de Nvidia, le producteur de microprocesseurs destinés à l’intelligence artificielle.

    La moitié des entreprises auraient enregistré, cette année, une baisse de leurs ventes. 

    Les ventes en Chine des sociétés américaines et européennes cotées en bourse ont atteint un sommet en 2021 à hauteur de 670 milliards de dollars. Ces ventes représentaient alors 15 % du chiffre d’affaires total de ces entreprises. En 2023, ce montant n’était plus que de 650 milliards de dollars. Pour 2024, il devrait être encore plus faible.

    La moitié des entreprises auraient enregistré, cette année, une baisse de leurs ventes. C’est le cas notamment d’Apple, de Volkswagen, de LVMH ou de Starbucks. Parmi les rares entreprises accroissant leur chiffre d’affaires en Chine figurent le laboratoire pharmaceutique Lilly et la chaîne de magasins de vente au détail Walmart.

    Le recul des ventes des entreprises occidentales en Chine s’explique par le ralentissement de la demande, par une concurrence accrue et par une exacerbation du nationalisme. La crise immobilière, qui conduit à une baisse du prix des logements, a amené les Chinois à réduire leur consommation. Malgré les plans de relance du gouvernement, la demande demeure peu dynamique. La pression déflationniste nuit à toutes les entreprises chinoises et étrangères.

    27 % des entreprises industrielles chinoises accusaient des pertes.

    À la fin du mois d’octobre, 27 % des entreprises industrielles chinoises accusaient des pertes. L’offre excédentaire dans divers secteurs, des véhicules électriques aux matériaux de construction, provoque une guerre des prix féroce, pesant sur le chiffre d’affaires.

    27 % des entreprises industrielles chinoises accusaient des pertes.
    27 % des entreprises industrielles chinoises accusaient des pertes.

    Les entreprises occidentales ont, par ailleurs, de plus en plus de difficultés à rivaliser avec leurs homologues chinoises. Starbucks a ainsi cédé des parts de marché à Luckin Coffee, un concurrent local moins cher qui comptait 21 000 magasins dans le pays en septembre, soit environ trois fois plus que la chaîne américaine. Brian Niccol, le nouveau PDG de Starbucks, pourrait décider de céder ses implantations en Chine à un partenaire local. Dans de nombreux secteurs, les entreprises occidentales ne bénéficient plus de l’avantage technologique qu’elles avaient autrefois sur leurs rivales chinoises.

    Les producteurs chinois de robots industriels approvisionnent désormais près de la moitié du marché local, contre moins d’un tiers en 2020. Apple est de plus en plus concurrencée sur le créneau du haut de gamme par les nouveaux smartphones tape-à-l’œil de Huawei. Les véhicules électriques produits par BYD, NIO et d’autres constructeurs automobiles chinois sont non seulement moins chers que ceux des constructeurs occidentaux. Mais également mieux équipés, notamment en matière d’intelligence artificielle.

    Montée des tensions commerciales

    Les entreprises occidentales sont également confrontées à la montée des tensions commerciales entre leurs pays d’origine et la Chine. Le 2 décembre dernier, les États-Unis ont instauré de nouvelles restrictions sur la vente d’équipements de production de microprocesseurs à certaines entreprises chinoises. Cette mesure pénalise les fabricants américains tels qu’Applied Materials, Lam Research et KLA, ainsi qu’ASML, un fabricant néerlandais d’outils de lithographie avancés. Elle pourrait donner lieu à des sanctions par rétorsion. Quatre associations industrielles chinoises ont réagi en appelant à réduire les achats de puces américaines.

    En réaction aux droits de douane majorés à l’encontre des véhicules électriques en provenance de Chine, L’Union européenne voit les autorités de ce pays menacer de prendre des sanctions contre Rémy Cointreau et Pernod Ricard, accusés de dumping. En novembre, Uniqlo, un détaillant japonais de vêtements, a fait l’objet d’attaques de la part d’internautes chinois. La raison : l’annonce de la non-utilisation de coton du Xinjiang, une région de Chine en proie à des allégations de travail forcé.

    Les autorités chinoises pourraient compliquer le quotidien des entreprises américaines installées en Chine

    Le ministère chinois du Commerce pourrait imposer des restrictions aux activités locales de PVH, le propriétaire américain de Tommy Hilfiger et Calvin Klein, pour avoir respecté une loi américaine interdisant l’utilisation de coton provenant de cette région. Si Donald Trump met à exécution sa menace d’augmenter les droits de douane sur les produits chinois à hauteur de 60 %, voire 100 %, les autorités chinoises pourraient compliquer le quotidien des entreprises américaines installées en Chine.

    Certaines entreprises ont décidé, pour cette raison, de s’installer dans d’autres pays asiatiques, comme le Vietnam ou la Thaïlande. Mais Donald Trump a prévenu que ces pays pourraient également être concernés par la majoration des droits de douane.

    Par ailleurs, avec 1,3 milliard d’habitants, la Chine demeure un marché important pour de nombreuses entreprises occidentales.

  • La pression de Donald Trump sur le Danemark pour le Groenland

    La pression de Donald Trump sur le Danemark pour le Groenland

    NUUK, Groenland — Lors d’un entretien avec la Première ministre Mette Frederiksen, Donald Trump a de nouveau menacé d’imposer des droits de douane sur certains produits danois, si Copenhague ne cédait pas le Groenland aux États-Unis. 

    Mercredi 15 janvier, Donald Trump s’est entretenu 45 minutes avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen sur la question du Groenland, ont indiqué les autorités de Copenhague dans un message publié sur les réseaux sociaux.

    Selon des déclarations de Mette Frederiksen au média danois TV2, le futur président américain a de nouveau menacé d’appliquer des droits de douane ciblés sur certains produits du pays. Elle a indiqué s’être entretenue avec le Premier ministre du Groenland, Múte Bourup Egede, avant et immédiatement après cet appel téléphonique.

    Des personnalités du monde des affaires danois ont été invitées à une réunion d’information dans les bureaux de la Première ministre à Copenhague plus tard dans la journée de jeudi.

    Donald Trump a évoqué pour la première fois d’appliquer des sanctions économiques à l’encontre du Danemark lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière dans sa propriété de Mar-a-Lago. Il avait affirmé qu’il « imposerait des droits de douane très élevés au Danemark », si le pays ne cédait pas ou ne vendait pas le Groenland.

    « Nous sommes dans une situation grave », a annoncé Mette Frederiksen aux journalistes à Copenhague jeudi.

    La Première ministre danoise Mette Frederiksen tient une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre du Groenland Mute Bourup Egede (non photographié) dans la salle des miroirs du palais de Christiansborg à Copenhague, Danemark, le 10 janvier 2025. ©EPA-EFE/MADS CLAUS RASMUSSEN
    La Première ministre danoise Mette Frederiksen tient une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre du Groenland Mute Bourup Egede (non photographié) dans la salle des miroirs du palais de Christiansborg à Copenhague, Danemark, le 10 janvier 2025. ©EPA-EFE/MADS CLAUS RASMUSSEN

    Un porte-parole de la Commission européenne a confié à Euractiv que « l’Union européenne (UE) dispose d’instruments pour faire face à une coercition économique injuste à l’encontre d’un seul État membre ».

    La Commission européenne a mis en place en 2023 un Instrument de lutte contre la coercition (ACI), autorisant des représailles contre les pays qui exercent une pression économique sur les États de l’UE pour qu’ils modifient leurs politiques. La Commission peut donc imposer des contre-tarifs de manière unilatérale sans l’approbation de ses États membres.

    La conversation entre Donald Trump et Mette Frederiksen intervient après quelques semaines mouvementées qui ont tendu les relations entre Washington, Nuuk et Copenhague.

    Donald Trump a souligné à plusieurs reprises son désir d’obtenir le « contrôle et la propriété » du Groenland, un territoire autonome du Danemark, membre de l’UE et de l’OTAN. Il n’a pas exclu de recourir à la force militaire ou ou à des pressions économiques pour y parvenir.

    Son fils a ensuite effectué une visite surprise dans la capitale du Groenland, alimentant ainsi les spéculations.

    Les représentants du Danemark et du Groenland ont toutefois déclaré à plusieurs reprises que la région n’était pas à vendre. Le président américain avait évoqué l’achat du Groenland pour la première fois en 2019.

    Donald Trump avait déjà menacé d’imposer des droits de douane sur les produits de luxe français, en raison d’une taxe sur les services numériques. La menace avait finalement été abandonnée en 2021, peu avant la fin de son premier mandat.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le lundi 20 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Investiture de Donald Trump –Premiers otages libérés de Gaza – Roland Lescure appelle à Boycotter X –

    À quoi rêve Donald Trump ?

    Au Groenland, à Tiktok, à l’Ukraine, les sujets, sur lesquels est attendu le Président américain pour son second mandat, sont nombreux. Alors que les Européens s’inquiètent, 25% d’entre eux déclarent être inquiets de l’arrivée de Donald Trump, le reste du monde l’attend avec impatience avec des taux d’adhésion importants de 50 à 70% selon les pays. Alors à quoi faut-il s’attendre ? On a posé la question à Nicolas Conquer, son représentant personnel en France. Lors de cette interview, le militant trumpiste affirme que l’« on a besoin d’un meilleur rapprochement entre nos deux pays. Que cela passera par différentes formations politiques, mais surtout par une coalition forte au niveau de la droite ». Il analyse aussi le succès électoral obtenu par Donald Trump qui, pour lui, est davantage lié à la personnalité du candidat. Une situation qui pourrait aussi se produire en France.

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    Les otages français n’ont pas été libérés

    Dans le cadre du cessez-le-feu conclu entre le Hamas et Israël après 15 mois de guerre, trois premiers otages israéliens doivent être libérés ce dimanche 19 janvier. Alors qu’on ignorait leur identité, le Hamas a publié ce dimanche les noms des otages qui furent libérés un peu plus tard, Israël assurant dans la foulée avoir reçu « la liste » en question. Il s’agit de trois femmes de nationalité israélienne. Emmanuel Macron a contacté les familles des deux otages français pour leur indiquer que la diplomatie française restait mobilisée aux côtés des négociateurs et de l’État hébreux. Le Président de la République espère une libération la semaine prochaine.

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    La guerre UE-Musk continue

    Génie de la Silicon Valley pour les uns, homme d’affaires au service du mal pour d’autres. Dans la classe politique française, le patron du réseau X et de Tesla fascine autant qu’il inquiète en Europe, encore plus avec son offensive sur son réseau social, sa dérégulation. Le député des Français d’Amérique du Nord et ancien ministre de l’Industrie a choisi son camp. En effet Roland Lescure a décidé de quitter le réseau social et appelle à signer une pétition contre X. Car pour le parlementaire : « Rester sur X en 2025, c’est soutenir le pire ».

    C’est tout pour ce premier flash quotidien des expatriés. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un beau début de semaine où que vous soyez !  

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