Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le vendredi 24 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de la dernière édition de la semaine : A Davos, l’angoisse palpable des Européens – Le PS menace François Bayrou sur le budget – Le NFP veut s’exporter
À la French Soirée, le spectre de Donald Trump hanté tous les participants
Organisée mercredi soir par Business France à Davos, les premières décisions du président américain y ont alimenté toutes les discussions. «Jamais un absent n’a été aussi présent à Davos, Il a dicté l’agenda » résume un habitué au journaliste du Figaro. Les Américains présents à Davos ont passé leur temps à rassurer sur le fait que tout sera sous contrôle, confie le patron d’un autre fleuron français à l’AFP. Selon eux, « Donald Trump a plus confiance en lui et est mieux préparé à exercer sa fonction qu’il y a huit ans. Il a moins besoin d’en faire trop et est, en réalité, très soucieux de l’image qu’il laissera dans l’histoire. De plus, ses équipes économiques sont très pro, à commencer par le secrétariat au Trésor.». L’avenir le dira.
Un budget adopté mais qui sera remanié
Plus de trois mois après avoir été déposé au Parlement, le budget 2025 a été adopté dans son ensemble par le Sénat, jeudi 23 janvier, lors d’un vote sans grand suspense. Les sénateurs ont voté en grande majorité (217 voix pour, 105 contre) pour l’ensemble du projet de loi de finances, qui comprend la partie recettes et dépenses. Cependant, Le projet de loi de finances 2025 devrait être largement remanié en commission mixte paritaire pour satisfaire les socialistes, qui menacent de voter la censure lors de l’examen final.
Olivier Besancenot à Berlin à l’invitation du Nouveau Front Populaire
Cette figure centrale du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), activiste engagé, vient à Berlin pour participer à une conférence ayant pour thème : « Le Nouveau Front Populaire en France – un modèle d’antifascisme européen ? ». Le rendez-vous est donné, aujourd’hui, 24 janvier à 18h30 à l’Aquarium situé au Skalitzer Straße 6 dans la capitale allemande. Avant la conférence en elle-même, il sera possible de participer à une séance de tractages avec les Insoumis.
C’est tout pour ce dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un bon week-end.
Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger
Quacquarelli Symonds, reconnu comme un expert mondial en matière d’enseignement supérieur, a lancé en 2022 un classement des établissements qui se distinguent par les actions déployées en matière de développement durable. Pour savoir dans quelle mesure ils répondent aux défis environnementaux, sociaux et de gouvernance, QS a donc fixé trois domaines d’observation : l’impact environnemental de l’établissement, son impact social et la qualité de sa gouvernance. Ce classement mondial des universités durables offre aux étudiants, selon QS, « un regard unique sur les institutions qui démontrent leur engagement » dans le cadre des 17 objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies. En France 3 établissements sont rentrés dans le top des 100 universités qui agissent pour un développement durable.
Former aux nouveaux défis environnementaux et sociaux mais aussi montrer l’exemple par des politiques ambitieuses. Les universités ont une double mission à relever.
La Chine absente du Top 100, les États-Unis très représentés
Les États-Unis sont le pays le plus représenté, avec 239 établissements figurant dans le classement. L’Université de Berkeley, en Californie, reste l’établissement américain le mieux classé, se plaçant en troisième position. Toutefois, le score global moyen du pays est inférieur à celui de la plupart des pays d’Europe et d’Australie.
Malgré le deuxième plus grand nombre d’inscriptions, aucune université de Chine continentale ne figure dans le top 100. L’université de Fudan, la plus performante du pays, se classe 133e après avoir gagné neuf places.
Trois universités françaises dans le Top 100 mondial
Parmi les 60 établissements français qui contribuent à leur échelle à un monde plus durable, pour la première fois, trois universités françaises entrent ainsi dans le Top 100. L’Université Paris-Saclay se démarque, devenant l’établissement français le mieux classé, en gagnant 162 rangs pour se ranger en 39e position. Deux autres universités françaises la suivent et se classent également dans le Top 100 mondial. Elles progressent elles aussi de manière remarquable , Sorbonne Université (68e, + 43 places) et l’Université PSL (83 e , + 113 places).
Douze établissements français de plus sont entrés cette année dans le classement QS Sustainability . Il s’agit de :
l’École centrale de Lille ;
Centrale Nantes ;
L’Insa de Toulouse ;
L’Institut Agro (qui regroupe désormais Montpellier Sup Agro et Agro Campus Ouest qui, de fait, sont sorties du classement) ;
Les universités de Limoges, de Bretagne-Sud, de Lyon 3, d’Avignon, de Rennes 2, de Reims et du Mans ;
l’Université catholique de Lille.
Avec au total 60 établissements distingués dans ce ranking Sustainability, la France affiche une position honorable. Sur 100 pays observés, la France est 5e au palmarès des nations, après les Etats-Unis, la Chine (grâce au nombre d’établissements participants), le Royaume-Uni et l’Inde. Un peu de réconfort après le difficile classement de Shanghai de l’année dernière.
Devenue Sénatrice en août 2024 à la suite du décès de Jean-Pierre Bansard, le fondateur de l’ASFE, Sophie Briante Guillemont est au micro Lesfrancais.press. Depuis plusieurs jours, le Sénat travaille sur la loi de finances 2025 de l’Etat. Aussi, la parlementaire, représentant les Français établis hors de France, fait le point sur les budgets concernant les expatriés. Et le constat est sans appel : à la baisse initiale des crédits, s’ajoutent encore de nouvelles baisses. Ce sont des « montants inquiétants » pour les Français de l’étranger déclare notre invitée. Une interview vérité sur les chiffres mis sur la table.
Une véritable inquiétude sur le budget des Français de l’étranger
Alors que François Bayrou a succédé à Michel Barnier à Matignon après le vote de la censure en décembre dernier par l’Assemblée nationale, le Sénat travaille sur le même budget que celui proposé avant le changement de gouvernement. Ainsi, toute la partie recette adoptée est conservée et « c’est au Sénat qu’incombe le vote de ce budget, qui ira ensuite directement en commission mixte paritaire », précise notre invitée.
Sophie Briante Guillemont au Sénat
Si la maîtrise de la trajectoire budgétaire reste la ligne directrice défendue par les ministres, qu’en est-il des crédits qui seront accordés aux Français de l’étranger ? Cette tendance, qui se dessine vers la baisse, est-elle inquiétante pour les expatriés ?
« Quelques heures avant le vote de chaque mission du budget, on reçoit de nouveaux amendements d’annulation de crédit. C’est assez inquiétant. »
Sophie Briante Guillemont, Sénatrice des Français établis hors de France
À notre micro, la sénatrice est sans ambages : « on est en train de couper dans les dépenses sans regarder (…) Systématiquement, quelques heures avant le vote de chaque mission, on reçoit de nouveaux amendements d’annulation de crédit. C’est assez inquiétant » partage-t-elle.
Des « conséquences directes pour les Français de l’étranger »
Pour étayer son propos, la parlementaire, rattachée au groupe RDSE au Sénat, prend l’exemple de l’examen du budget de l’Action extérieure de l’Etat : « quelques heures avant l’étude de ce budget, on a reçu un nouvel amendement de suppression de moins de 25 millions. » indique-t-elle.
« Les dépenses sociales pour les Français de l’étranger sont les plus impactées. En réalité, elles l’étaient déjà dans le projet de loi de Finances initiale, et là, elles le sont encore plus ».
Sophie Briante Guillemont, Sénatrice des Français établis hors de France
Or, cela à des conséquences directes pour les expatriés. Ainsi, nous dit notre interlocutrice du jour, « les dépenses sociales sont les plus impactées. En réalité, elles l’étaient déjà dans le projet de loi de Finances initiale, et là, elles le sont encore plus ».
« On est sur des montants qui sont inquiétants »
Sophie Briante Guillemont, Sénatrice des Français établis hors de France
Et cette discussion au Sénat avec des crédits à la baisse amène à de nombreuses interrogations. « On est sur des montants qui sont inquiétants. » D’ores et déjà, des chiffres sont ainsi partagés au cours de cette interview :
Programme STAFE (Dispositif de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger) : moins 20%
OLES (Organismes locaux d’entraide et de solidarité): moins 14%
« Donc, c’est beaucoup, et on ne sait pas encore le détail de comment seront ventilées les nouvelles baisses annoncées » constate la sénatrice.
La commission mixte paritaire : quel espoir ?
La discussion finale sera réalisée dans une commission mixte paritaire (CMP). Après l’examen par le Sénat de cette partie budgétaire, et dans la mesure où il n’y a pas de texte commun avec l’Assemblée nationale sur la loi de Finances. Celle-ci a pour mission d’aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun. Composée de sept députés et sept sénateurs, cette instance est généralement favorable aux orientations du gouvernement.
« Il n’y a rien de plus mystérieux que ce qui se passe en commission mixte paritaire. »
Sophie Briante Guillemont, Sénatrice des Français établis hors de France
Mais, il est difficile de savoir comment les décisions sont prises lors de cette CMP. « Il n’y a rien de plus mystérieux que ce qui se passe en commission mixte paritaire. ». Celle concernant le budget devrait se réunir le 30 janvier prochain. Des ajustements pourraient être réalisés.
« Il n’y a pas grand-chose à attendre de cette commission mixte paritaire à partir du moment où c’est rare qu’un sénateur des Français de l’étranger y siège ».
Sophie Briante Guillemont, Sénatrice des Français établis hors de France
Sophie Briante Guillemont s’exprimant à la tribune du Sénat
Cependant, les crédits alloués pour les expatriés ne devaient pas être revus à la hausse. Comme il est dit au cours de ce podcast « il n’y a pas grand-chose à attendre de cette commission mixte paritaire à partir du moment où c’est rare qu’un sénateur des Français de l’étranger y siège ». Même si « le ministre actuel des Affaires étrangères a fait ce qu’il pouvait pour préserver le budget de l’action extérieure de l’État. »
Mieux faire connaître les Français de l’étranger
La diminution des crédits envers les expatriés n’est-elle pas due à une méconnaissance de la vie quotidienne des Français de l’étranger ? L’image de nanti reste souvent collée à notre diaspora vivant en dehors des frontières nationales. Alors comment faire évoluer cette perception ?
« Il y a une vraie méconnaissance des sujets propres aux Français de l’étranger »
Sophie Briante Guillemont, Sénatrice des Français établis hors de France
Au Palais du Luxembourg, constate notre invitée, « il y a une vraie méconnaissance des sujets propres aux Français de l’étranger, une vraie méconnaissance de ce que sont soit les expatriés, soit les binationaux ». Et elle ajoute « À chaque fois que j’avance des chiffres auprès de mon collègue, ils sont assez étonnés par ce que je leur dis ». Elle nous partage des pistes pour améliorer cette situation.
Enfin, Sophie Briante Guillemont est une dirigeante de l’Alliance solidaire des Français de l’étranger. Quelques mois après la disparition de son fondateur, Jean-Pierre Bansard, quelles sont les perspectives de la structure pour 2025 ? Certains s’interrogent sur la pérennité de l’ASFE. Nous avons posé la question à la sénatrice. Pour entendre sa réponse à cette question, et comprendre ce qui se passe actuellement sur le budget consacré aux Français de l’étranger, écoutez l’intégralité du podcast Lesfrancais.press de Sophie Briante Guillemont.
Santé, sécurité, changement climatique… International SOS a dévoilé, comme chaque année, la carte des risques (RiskMap) pour l’année 2025. L’objectif : identifier les pays les plus sûrs – et les plus dangereux – pour les voyageurs. Des informations utiles pour les grands baroudeurs que sont les expatriés.
International SOS
International SOS, entreprise spécialisée dans la sécurité et dans la gestion des risques sanitaires, vient de mettre à disposition sa carte annuelle des risques pour 2025. Afin d’évaluer les différentes menaces, l’entreprise s’appuie sur quatre axes majeurs : les risques sanitaires, sécuritaires, mais également la santé mentale et l’urgence climatique. Les risques auxquels les voyageurs s’exposent sont répartis en cinq niveaux, allant d’ « insignifiant » à « extrême ».
En matière d’urgence climatique, International SOS a produit en 2023 80% d’alertes supplémentaires par rapport à l’année précédente. « Les évènements climatiques (tempêtes, feux de forêt, qualité de l’air, chaleurs extrêmes…) prenant une telle ampleur, nous en adressons en moyenne 40 par jour à nos clients. Celles-ci sont toujours assorties de conseils » précise le Docteur Philippe Guibert, directeur médical global d’International SOS pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique.
Santé, sécurité, changement climatique… International SOS a dévoilé, comme chaque année, la carte des risques (RiskMap) pour l’année 2025.
La liste des destinations les plus sûres
Les nations scandinaves dominent le classement, rejointes par des pays comme la Suisse, la Slovénie et plusieurs îles tous classés a « risque insignifiant ». Ces destinations se distinguent par leurs faibles taux de criminalité, leur stabilité politique, la qualité de leurs services d’urgence et leurs infrastructures fiables. La rédaction a sélectionné pour vous le top 3 de ces 11 destinations pour vous permettre de partir en vacances en toute tranquillité !
Le classement
Danemark
Le royaume scandinave confirme sa réputation de havre de paix. Avec son système politique efficace, ses services publics de qualité et son faible taux de criminalité, le Danemark offre un environnement sûr pour les voyageurs. La capitale, Copenhague, est particulièrement appréciée pour son ambiance décontractée, sa scène culturelle et son engagement en faveur du développement durable.
Derrière on retrouve : la Norvège, la Finlande, l’Islande, le Groenland, le Cap-Vert, la Slovénie, les Seychelles, la Suisse, Saint-Martin et les Îles Marshall.
Les destinations les plus risquées
De l’autre côté du spectre, les pays les plus sensibles aux risques sécuritaires et sanitaires sont la Libye et l’Afghanistan, en raison de conflits permanents, de la faiblesse de leurs gouvernements et d’un manque d’infrastructure.
Donald Trump a annoncé que dès son investiture, il prendra des mesures radicales pour lutter contre l’immigration illégale. Il a ainsi promis le plus grand plan d’expulsions de l’histoire américaine, prévoyant des descentes sur les lieux de travail et la suppression des programmes de libération conditionnelle. Ses collaborateurs ont même indiqué que l’administration pourrait, si nécessaire, recourir à l’armée pour réaliser ces expulsions. Le président entend s’inspirer de l’« opération Wetback ». Cette dernière était une campagne controversée des années 1950, sous la présidence de Dwight Eisenhower, qui avait conduit à l’expulsion d’environ 1,1 million de personnes.
Une économie dépendante des travailleurs clandestins
Selon le Pew Research Center, environ 11 millions de migrants illégaux vivaient aux États-Unis en 2022, dont 8,3 millions étaient actifs. Les estimations récentes portent à 10 millions le nombre de travailleurs illégaux, soit environ 6 % de la population active. Ces derniers occupent principalement des emplois dans la construction, l’agriculture et la restauration. La Californie, la Floride, New York et le Texas abriteraient près de la moitié d’entre eux. Leur départ, total ou partiel, entraînerait des conséquences importantes sur l’économie. Cela toucherait l’emploi, les prix à la consommation et les finances publiques.
Pour Donald Trump, l’expulsion des travailleurs illégaux devrait profiter aux actifs américains en augmentant les offres d’emploi disponibles et les salaires. Cependant, rien n’est garanti et cette politique pourrait produire des effets inverses. Une étude menée par Chloe East, de l’Université du Colorado à Denver, et ses collègues a montré que les expulsions sous la présidence de Barack Obama avaient entraîné la perte d’un emploi autochtone pour 11 migrants expulsés. Un article du Peterson Institute for International Economics arrive à des conclusions similaires. L’expulsion de 1,3 million de travailleurs provoquerait une baisse permanente de l’emploi de 0,6 %. Une réduction accompagnée d’une diminution de la production nationale.
Les travailleurs clandestins ne se contentent pas de répondre à des besoins non satisfaits par la population active locale. Ils sont un maillon essentiel de nombreux secteurs économiques. En effet, les Américains natifs ne se précipitent pas pour récolter et conditionner les fruits et légumes, découper la viande, cuisiner dans les restaurants ou nettoyer les bureaux.
Pendant la pandémie de Covid-19, une enquête menée par le Conseil national des employeurs agricoles a révélé que, sur 100 000 postes saisonniers proposés aux Américains au chômage, seulement 337 candidatures avaient été reçues.
Avec le vieillissement de la population, les pénuries de main-d’œuvre ne cessent de s’aggraver.
Une dépendance sectorielle critique
Selon un rapport du Migration Dialogue de l’Université de Californie à Davis, près d’un million des 2,5 millions de travailleurs agricoles américains sont des immigrants clandestins. Les fermes laitières et avicoles, qui ne peuvent pas recourir aux visas pour travailleurs saisonniers, dépendent massivement de cette main-d’œuvre. Leur départ entraînerait des coûts accrus, une automatisation partielle ou un recours accru aux importations.
Une étude menée par Dartmouth College et l’Université Duke a montré que l’exclusion de 500 000 travailleurs agricoles temporaires mexicains dans les années 1960 avait conduit à une mécanisation accrue. Toutefois, certaines tâches restent difficilement automatisables, rendant inévitable une hausse des coûts.
Une dépendance sectorielle critique
Dans le secteur de la construction, les défis seraient encore plus importants. Contrairement à l’agriculture, les entreprises de bâtiment ne peuvent pas automatiser leur production ou importer des logements. Environ 1,5 million de travailleurs clandestins, soit un sixième de la main-d’œuvre totale, y sont employés. Ce chiffre atteint un tiers dans des métiers spécialisés comme la pose de cloisons sèches et de toitures.
Une pénurie de main-d’œuvre entraînerait une flambée des coûts de construction. Cela aggraverait la crise du logement déjà alimentée par la hausse des taux d’intérêt et des normes réglementaires. De surcroît, une étude de Troup Howard, de l’Université de l’Utah, a montré que les expulsions sous l’administration Obama avaient exacerbé la pénurie de logements.
Des conséquences sur les finances publiques
Les expulsions massives ne se limiteront pas à réduire la main-d’œuvre : elles affecteront également les finances publiques. En effet, les migrants clandestins ne sont pas éligibles à la plupart des prestations sociales fédérales, telles que l’Obamacare ou les logements sociaux. Toutefois, ils paient des impôts et des taxes, notamment à travers leurs dépenses de consommation et les loyers. De plus, en contribuant à l’offre de main-d’œuvre et à la production économique, ils augmentent le revenu imposable et les bénéfices des entreprises. Le Congressional Budget Office prévoit que la récente hausse de la migration réduira les déficits fédéraux de 900 milliards de dollars entre 2024 et 2034. Une réduction dûe à l’augmentation des recettes fiscales et de la croissance économique.
L’expulsion de ces travailleurs réduirait donc l’assiette fiscale, sans diminuer les obligations de dépenses publiques, creusant davantage les déficits.
Les expulsions : une perte économique nette
Moins de travailleurs clandestins signifierait pour les États-Unis plus d’inflation, moins de croissance et une baisse des recettes publiques. Dans une économie caractérisée par le plein-emploi, ces expulsions risquent de provoquer un ralentissement de la production et un recours accru aux importations.
Les Américains seraient perdants en termes de revenus. Ils seraient confrontés à une hausse des prix et à une offre de biens et services diminuée. Dans un contexte de plein-emploi et de vieillissement de la population, les expulsions massives risquent de plonger l’économie américaine dans une spirale de ralentissement, d’inflation et de déséquilibres budgétaires. Loin de bénéficier de cette politique, les Américains pourraient en payer le prix fort.
Pour le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), la politique protectionniste de Donald Trump pourrait augmenter les coûts d’emprunt de la zone euro et nuire à l’économie de l’Union.
Pour Pierre Gramegna, le directeur général du MES, un mécanisme créé lors de la crise de la dette souveraine afin d’assurer la stabilité financière de la zone euro, la politique économique proposée par le nouveau président américain pourrait faire exploser l’inflation aux États-Unis.
Ce qui obligerait la Réserve fédérale américaine (FED) à maintenir ses taux d’intérêt à un niveau élevé, et donc les pays de la zone euro à souffrir d’une hausse de leurs coûts d’emprunt.
Des États comme la France et l’Italie sont déjà très endettés.
Quelques minutes après l’investiture de Donald Trump, Pierre Gramegna a souligné que la hausse des coûts d’emprunt au niveau mondial indiquait que les investisseurs prenaient déjà en compte l’impact économique de la politique « America First » (l’Amérique d’abord).
Devant les journalistes, il a confirmé que le politique que compte mettre en place l’administration Trump pourrait avoir un impact négatif sur la croissance de l’Europe.
Ursula von der Leyen et Donald Trump
De même, les risques inflationnistes renouvelés et l’envolée du déficit budgétaire de Washington risquent de pousser les rendements obligataires — taux d’intérêt rapportés par les obligations — à un niveau plus élevé.
S’exprimant aux côtés de Pierre Gramegna, le président de l’Eurogroupe, Paschal Donohoe, a souligné que les États de l’Union européenne (UE) restaient déterminés à faire preuve de rectitude budgétaire.
Paschal Donohoe a noté que la plupart des États de l’UE ont présenté des plans budgétaires conformes aux règles fiscales de Bruxelles, ce qui constitue « un signal essentiel [montrant] que l’Europe dispose d’un cadre budgétaire crédible à moyen terme ».
Donald Trump s’est engagé lors de son discours d’investiture à « imposer des droits de douane et des taxes aux pays étrangers pour enrichir [les] citoyens » américains, même si, contrairement à ses récentes déclarations, il s’est abstenu de nommer des États en particulier.
Interrogé sur les commentaires du président américain, le commissaire européen à l’Économie, Valdis Dombrovskis, a répondu que l’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes au monde, et qu’ils « doivent travailler ensemble, en particulier dans ce contexte géopolitique turbulent ».
Il a toutefois prévenu que Bruxelles se tenait « prête » à « défendre les intérêts économiques de l’Europe », notant que, pendant le premier mandat de Donald Trump, la Commission avait imposé des droits de « rééquilibrage » sur les exportations américaines après l’introduction par Washington de droits de douane sur l’acier et l’aluminium européen.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le 23 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de l’édition de ce jeudi : Coopération franco-marocaine – Attaque aux couteaux en Allemagne – Les destinations phares de 2025
Le chef présumé du clan de narcotrafiquants « Yoda » est arrivé en France
Félix Bingui, chef présumé des « Yodas », un clan de narcotrafiquants basé à Marseille, est arrivé sur le sol français ce mercredi 22 janvier après avoir été extradé depuis le Maroc, a appris BFMTV. Surnommé « Le Chat », il avait été interpellé à Casablanca au début du mois de février 2024. Il doit être présenté à un juge d’instruction puis à un juge des libertés et de la détention. Pour certains, c’est le signe que le voyage, en fin d’année dernière, d’Emmanuel Macron a porté ses fruits.
Deux morts, dont un enfant de 2 ans en Bavière
L’attaque, dont les motivations ne sont pas connues à ce stade, s’est produite vers 11h45 dans le parc de Schöntal, dans le centre de la petite ville allemande. L’enquête se déroule « à un rythme soutenu », a indiqué la police, refusant de « spéculer » sur les motifs de l’attaque. Le suspect a été arrêté à proximité du parc qui a été évacué et les lieux restent bouclés par les forces de l’ordre, a-t-elle précisé. Selon le journal Süddeutsche Zeitung, le suspect « est considéré comme souffrant de troubles psychiques et aurait déjà suivi un traitement à plusieurs reprises ». Il s’en est pris à un groupe d’enfants accompagnés de deux éducatrices, ajoute le quotidien bavarois. L’homme tué se serait interposé.
Les 5 pays en vogue pour s’expatrier en 2025
Votre site, Lesfrancais.press, s’est penché sur les différents classements publiés pour vous proposer son Top 5 des destinations de l’année 2025. Au menu, Émirats arabes unis, Singapour, le Mexique, le Costa Rica et les Pays-bas. Fiscalité, culture, gastronomie, mode de vie, retrouvez tous les détails dans notre article dédié.
Où s’expatrier en 2025 ? On vous propose le Top 5 des destinations de l’année 2025 pour les Français de l’étranger.
C’est tout pour ce flash quotidien des expatriés. Passez un merveilleux jeudi on se retrouve demain pour une nouvelle édition.
Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger
Vous avez l’intention de vivre à Amsterdam ou vous venez d’emménager dans la capitale des Pays-Bas ? Si la communauté française est assez dispersée dans le pays, pour autant elle se retrouve principalement dans la conurbation du « Randstad ». Et plus particulièrement à Amsterdam. Avec l’aide de Bonjour Amsterdam, nous vous présentons tout ce qu’il faut savoir sur cette ville, et les endroits à privilégier pour rencontrer nos expatriés.
Quelques sites et associations à connaître
Pour rencontrer des Français à Amsterdam, la solution la plus simple est souvent de passer par internet… !
Un groupe Facebook actif
L’un des lieux les plus actifs et les plus connus en ligne est le groupe Facebook « Les Français à Amsterdam ». La page compte plus de 4 600 abonnés, et elle est plutôt active ! Les membres viennent régulièrement partager des bons plans, et c’est l’endroit parfait pour poser des questions ou proposer des rencontres. Il n’est pas rare de tomber sur des messages demandant des personnes pour une colocation ou pour une sortie, par exemple…
Meetup : un incontournable
L’autre site internet qui permet de rencontrer des Français à Amsterdam est Meetup, et plus particulièrement la page « Les rencontres francophones d’Amsterdam ». Cette page est un peu moins fréquentée que le groupe Facebook. Elle compte environ 1 500 membres… Mais ici, c’est du concret ! Les membres organisent en effet régulièrement des événements permettant aux Français et aux francophones de faire connaissance. Apéros du jeudi, afterwork, 14 juillet… Toutes les occasions sont bonnes pour se réunir et faire connaissance !
L’alliance française : notre porte-étendard
L’Alliance Française d’Amsterdam est une association qui pourra vous être utile. Créée en 1883, elle a pour objectif de diffuser la langue et la culture française partout dans le monde. En tant que Français, vous pouvez participer aux événements organisés par l’Alliance, et ainsi rencontrer d’autres compatriotes ou des personnes qui apprennent notre langue. Les événements organisés sont assez variés : ateliers conversations, cinéma, concerts, spectacles…
Amsterdam Accueil : une association pour venir en aide aux Français et aux francophones
Enfin, Amsterdam Accueil est une association créée en 1970 par Denise Werner. Elle appartient au réseau international de la Fiafe, la Fédération internationale des Accueils français et francophones d’expatriés. Elle a pour but d’accueillir, d’informer et de soutenir nos ressortissants qui viennent d’arriver ou qui vivent déjà à Amsterdam. L’association propose de rencontrer des familles déjà installées. De plus, elle organise régulièrement (plusieurs fois par semaine !) des événements : bibliothèques tournantes, conversations, marches, club photo, balades à vélo…
Les quartiers français d’Amsterdam
Toutefois, il n’y a pas forcément besoin de passer par des associations ou par des sites internet pour développer son réseau avec nos compatriotes résident aux Pays-Bas. Cela peut se faire plus naturellement, en fréquentant des endroits tenus par des Français, ou en privilégiant certains quartiers.
Lycée Français Vincent Van Gogh dAmsterdam
Ainsi, vous pourrez entendre parler la langue de Molière dans le quartier de Pijp, et alentour vers Apollobuurt, Vondelbuurt, et Rivierenbuurt… En effet, le lycée français Van Gogh se situe à Pijp, et l’International French School d’Amsterdam se situe non loin de là, dans les quartiers sud de la ville.
Enfin, on trouve surtout dans la capitale des Pays-Bas des restaurants tenus par des membres de notre diaspora. Ces restaurants attirent souvent des compatriotes qui souhaitent retrouver les plaisirs de la table que le monde entier nous envie.
Le Bistrot Neuf
C’est le cas notamment du Bistrot Neuf, un excellent bar à vin qui propose en outre une carte basée sur nos meilleures spécialités.
Le bistrot des Alpes
Le bistrot des Alpes et le restaurant Mont Blanc sont deux autres restaurants spécialisés dans la gastronomie française, et plus précisément alpine. Le premier propose une cuisine très traditionnelle et conviviale (raclette, fondue…), tandis que le second est un restaurant gastronomique.
Restaurant Le Mont Blanc
Amsterdam est aussi truffée de surprises. La ville dispose d’un patrimoine impressionnant, notamment en matière d’art et d’architecture ! Elle est célèbre pour ses canaux et pour ses artistes – Van Gogh, Rembrandt, Vermeer – dont les plus belles œuvres sont exposées dans les musées de la ville. La ville avec son agglomération compte environ 1,7 million d’habitants, et 80 % de ses habitants feraient du vélo une fois par semaine ! Et sur les nombreuses pistes cyclables, toutes les rencontres sont aussi possibles !
Près de 3 millions de Français ont pris le chemin de l’expatriation. C’est un phénomène qui reste important chez les Français alors que notre pays s’enfonce dans une crise de régime et de valeurs. Ainsi ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s’expatrier peut améliorer la qualité de vie, obtenir des opportunités professionnelles intéressantes, ou encore permettre de bénéficier d’un régime fiscal avantageux, mais s’expatrier ne se résume pas qu’à des indicateurs, c’est aussi un changement de rythme, de culture, d’habitude et de repère.
Il est important de ne pas se focaliser uniquement sur des avantages en laissant de côté d’autres variables qui pourraient devenir problématiques pour votre vie à terme. Votre site, Lesfrancais.press, s’est penché sur les différents classements publiés pour vous proposer son Top 5 des destinations de l’année 2025.
Les Émirats arabes unis
Les Émirats arabes unis, et plus particulièrement Dubaï, offrent un des régimes fiscaux les plus avantageux au monde, avec aucun impôt sur le revenu des particuliers. Bien qu’une TVA modérée de 5 % soit appliquée sur la plupart des biens et services, cela reste bien inférieur aux taxes pratiquées dans de nombreux autres pays.
Le coût de la vie, particulièrement dans des quartiers haut de gamme de Dubaï et Abu Dabi, est élevé, notamment pour le logement, les loisirs et les services de luxe. Cependant, ces dépenses sont compensées par un environnement favorable aux affaires. Les Émirats offrent de nombreuses zones franches qui permettent aux entrepreneurs étrangers de bénéficier d’incitations fiscales et d’une réglementation allégée.
L’attrait des Émirats réside dans leur mode de vie luxueux, une infrastructure ultramoderne, et un climat ensoleillé toute l’année. De plus, le pays est un véritable hub pour les affaires et les investissements internationaux, attirant les expatriés en quête d’opportunités économiques et d’un cadre de vie prestigieux. Si vous recherchez un lieu dynamique, propice aux affaires et au luxe, les Émirats sont une destination de choix.
Singapour
Singapour est devenu une véritable plaque tournante de l’expatriation internationale, et ce n’est pas étonnant quand on constate l’évolution de la ville ces 20 dernières années. Attirant des expatriés du monde entier grâce à son cadre business-friendly et sa fiscalité compétitive pour les étrangers, la cité-État accueille de nombreuses entreprises, investisseurs et particuliers qui souhaitent profiter de sa stabilité économique et de son régime fiscal.
Cependant, vivre dans ce hub financier sécurisé aux infrastructures ultra-modernes a un coût : le logement et l’éducation figurent parmi les dépenses les plus élevées au monde.
Singapour est bien plus qu’un simple centre économique : c’est une porte ouverte sur l’Asie, où innovation et opportunités se rencontrent dans un cadre cosmopolite et avant-gardiste.
Le Mexique
Si vous souhaitez vous installer en Amérique du Sud, nous vous conseillons le Mexique, qui peut vous permettre de profiter d’un pays riche de culture et de paysage, avec un coût de la vie très satisfaisant pour les Européens. Concernant la fiscalité, les accords de non-double imposition et les taux modérés d’imposition font du Mexique une option intéressante.
Le coût de la vie reste accessible, même dans des métropoles dynamiques comme Mexico ou Guadalajara, où l’immobilier offre encore des opportunités. Avec une richesse historique impressionnante et une gastronomie mondialement reconnue, et vous obtenez une destination idéale pour ceux qui souhaitent allier exotisme, confort et perspectives professionnelles prometteuses. Notons aussi que la compagnie aérienne nationale a été saluée pour sa ponctualité en 2024.
Le Costa Rica
Le Costa Rica est une destination de choix pour les expatriés en quête d’un cadre de vie paisible et en harmonie avec la nature. Son système fiscal, basé sur les revenus générés localement, permet aux expatriés de bénéficier d’une pression fiscale limitée, particulièrement avantageuse pour ceux qui disposent de revenus étrangers.
Le coût de la vie est abordable, surtout en s’éloignant des zones touristiques prisées. Des villes comme San José offrent un équilibre parfait, tandis que les régions rurales séduisent par leur tranquillité et leurs prix attractifs.
Avec sa biodiversité exceptionnelle, ses plages immaculées, et ses forêts tropicales luxuriantes, le Costa Rica est un modèle en matière de politique environnementale et de développement durable. Ce pays, qui prône le pura vida (la vie pure), attire les amoureux de la nature et ceux qui souhaitent adopter un mode de vie sain et serein. Pour les expatriés, il s’agit d’un véritable havre de paix.
Les Pays-bas
Les Pays-Bas sont prisés par les expatriés grâce à leur politique fiscale attractive, notamment le régime des 30 % ruling, qui permet à certains travailleurs étrangers de bénéficier d’exemptions fiscales significatives pendant plusieurs années.
Le coût de la vie, bien qu’élevé dans des villes comme Amsterdam ou Utrecht, est compensé par des salaires compétitifs et un excellent niveau de services publics. Les infrastructures, qu’il s’agisse des transports, des soins de santé ou des écoles internationales, sont parmi les meilleures au monde, assurant un confort quotidien aux expatriés.
Ce pays progressiste séduit également par son engagement en faveur de l’innovation, sa forte culture entrepreneuriale, et une qualité de vie équilibrée.