Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Limitation des visas dorés au Portugal

    Limitation des visas dorés au Portugal

    Visas « dorés » délivrés au compte-goutte.

    Mercredi 5 février, le Parlement portugais a approuvé une mesure limitant la délivrance des « visas dorés » pour les investissements immobiliers réalisés sur le littoral, y compris à Lisbonne et à Porto.

    Cela signifie que les investissements immobiliers ne pourront bénéficier du régime que pour les municipalités de l’intérieur du pays, ainsi que pour les régions autonomes des Açores et de Madère.

    La mesure vise à promouvoir l’investissement dans les régions à faible densité et à soulager la pression du marché immobilier dans des régions telles que Lisbonne et Porto (les deux plus grandes villes portugaises).

    Pour le Portugal, le régime de visa de séjour « doré » pour les étrangers a rapporté 742 millions d’euros rien qu’en 2019. Les principaux bénéficiaires de ce programme sont la Chine (4 467), le Brésil (863), la Turquie (380), l’Afrique du Sud (320) et la Russie (296).

  • Hommage à Kirk Douglas ! La légende hollywoodienne

    Hommage à Kirk Douglas ! La légende hollywoodienne

    Retour sur la vie du plus grand professionnel du cinéma, déjà célèbre lors du maccarthysme , il est à l’origine d’une  des premières dynasties du 7ème art.

    « C’est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd’hui à l’âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma, (…) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa », écrit l’acteur. « Kirk a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d’un philanthrope reconnu qui a œuvré pour le bien public et la paix dans le monde », poursuit Michael Douglas

    De son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, Kirk Douglas était né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, petite ville de l’Etat de New York. Malgré son enfance misérable, ou peut-être à cause d’elle, ce fils de chiffonnier juif ayant fui la Russie n’avait d’yeux que pour le cinéma. Après s’être enrôlé dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale, il décroche de petits rôles avant de rencontrer enfin le succès en enfilant les gants d’un boxeur acharné dans Le Champion. Hollywood lui ouvre ses portes et il enchaîne les films, une centaine au total, dont les meilleurs sont devenus des classiques : 20 000 lieues sous les mers (1954), Les Sentiers de la gloire (1957) de Stanley Kubrick, qu’il retrouve pour Spartacus (1960), péplum qui en fait une vedette mondiale.

    « Au revoir à une légende d’Hollywood »

    « Kirk a gardé son charisme de star de cinéma jusqu’à la fin de sa vie merveilleuse », a écrit Steven Spielberg au magazine spécialisé Hollywood Reporter, ajoutant que ses « notes manuscrites, ses lettres et ses conseils paternels » lui manqueraient. « 103 ans sur cette Terre. Ça sonne bien ! C’était chouette de traîner avec toi », a de son côté salué sur Twitter l’acteur Danny DeVito. Des vedettes comme Mark Hammill (Star Wars) et William Shatner (Star Trek) ont également rendu hommage à un « acteur inoubliable » et une « icône incroyable ».

    Quant à l’Académie des Oscars, qui devrait certainement lui réserver un hommage, dimanche, lors de sa grande cérémonie annuelle, elle s’est contentée de dire « au revoir à une légende d’Hollywood » avec une citation de Kirk Douglas, rappelant qu’il avait voulu être acteur depuis l’école primaire.

    Un Oscar d’honneur en 1996

    Malgré la gloire, les succès et trois nominations dans les années 1950, Kirk Douglas n’a jamais obtenu d’Oscar au cours de sa carrière, son grand regret. La légende d’Hollywood a dû attendre 1996 pour remporter un Oscar d’honneur récompensant l’ensemble de sa carrière. Il venait de subir une attaque cérébrale qui l’avait laissé paralysé d’un côté du visage, ce qui ne l’avait pas empêché de monter sur scène pour recevoir son prix et prononcer un discours.

    Après une crise cardiaque en 2001, il avait retrouvé le chemin des plateaux pour Une si belle famille, où il figurait en 2003 aux côtés de son fils Michael, de son petit-fils Cameron et de son ex-femme Diana Dill. En 2009 encore, Kirk Douglas était remonté sur les planches d’un théâtre portant son nom près de Los Angeles pour quatre représentations d’un one-man show autobiographique.

    Découvrez un hommage réalisé sur youtube par « la Voix raconte »

    Bonne séance…

    https://www.youtube.com/watch?v=qcniVX6KyMk&t=72s

  • Sondage : RN et LFI les seuls opposants à Macron

    Sondage : RN et LFI les seuls opposants à Macron

    Le premier parti cité comme principal groupe d’opposition à l’exécutif est le Rassemblement National, arrivant loin devant La France Insoumise.

  • Coup de froid pour les marchés

    Coup de froid pour les marchés

    La décision de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de proclamer l’état d’urgence internationale au sujet du coronavirus était assez logique compte tenu de sa diffusion rapide. Au nom du principe de précaution, les compagnies aériennes suspendent les liaisons aériennes avec la Chine.

    Si le scénario ressemble à celui du SRAS en 2003, il en diffère sur deux points. Premièrement, les autorités chinoises ont été plus transparentes sur l’évolution de la maladie ; deuxièmement, la place de la Chine au sein de l’économie mondiale n’est pas celle de 2003. Elle est aujourd’hui la première puissance commerciale et le premier pays du monde. L’épidémie de SRAS en 2003 avait concerné 7 761 personnes avec 623 décès notifiés au sein de 28 pays. 5 209 cas et 282 décès avaient été enregistrés en Chine.

    L’OMS avait également lancé une alerte mondiale encourageant très largement l’isolement et la mise en quarantaine des personnes touchées pour enrayer l’épidémie. L’épidémie de coronavirus en cours a déjà occasionné la mort d’au moins 300 personnes.

    Dans ce contexte, les investisseurs ont délaissé les placements actions et ont opté pour les obligations d’Etat sûrs. Les taux d’intérêt sont, de ce fait, à nouveau orientés à la baisse. Le CAC 40 a perdu 3,62 % sur la semaine et 2,87 % sur le mois. Les secteurs de l’automobile, du tourisme et des produits de luxe sont les plus touchés par la baisse des cours étant fortement dépendants du marché chinois.

    Face à la propagation du virus, 14 provinces et villes chinoises, représentant, selon les calculs de Bloomberg, près de 69 % du PIB national, ont annoncé une prolongation de plus d’une semaine du Nouvel An Lunaire. Cette prolongation a pour conséquence de maintenir à l’arrêt de nombreuses entreprises. Les réouvertures sont désormais prévues, au mieux, pour la deuxième semaine du mois de février au moins.

    Le constructeur automobile Peugeot a indiqué que les usines PSA de Wuhan resteront fermées jusqu’au 14 février, Valeo et Seb ont prolongé la fermeture de leurs sites dans la ville, tandis qu’Air France a suspendu ses vols au départ et à destination de la Chine jusqu’au 9 février.

    Si la crise épidémiologique perdure, la croissance chinoise pourrait fondre assez rapidement. Certains économistes prévoient même une croissance inférieure à 3 % pour 2020.

    A la peur du coronavirus se sont ajoutées des mauvaises nouvelles sur le front au sein de la zone euro. Le PIB s’est contracté en France et en Italie (-0,3 %, la plus mauvaise performance trimestrielle depuis 2013). Dans un contexte économique peu porteur, le baril du pétrole est en forte baisse depuis le début du mois.

    En un mois, le baril de pétrole Brent a perdu près de 16 % de sa valeur. L’or, valeur refuge par excellence, continue son mouvement haussier. En un mois, l’once d’or a gagné près de 5 %. En un an, la progression dépasse désormais 20 %.

  • Dégel entre Paris et Varsovie

    Dégel entre Paris et Varsovie

    Au terme de sa visite en Pologne, Emmanuel Macron a relancé la coopération entre les deux pays, tout en mettant en garde contre la négation des principes européens. Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Il aura fallu près de quatre ans, à l’époque Emmanuel Macron n’était pas président, pas même candidat, pour que la relation franco-polonaise retrouve une respiration plus convenable aux intérêts des deux pays. L’arrivée au pouvoir du parti Droit et Justice, fin 2015, marqua un tournant. Vite exprimé lorsque Varsovie, en 2016, suspendit une commande d’hélicoptères militaires, jetant un froid entre les deux pays.

    L’élection d’un nouveau président français ne changeait rien à l’affaire en 2017, loin de là. Puisque les tentatives du pouvoir polonais de régler ses vieux comptes politiques en muselant notamment l’indépendance de la justice offraient un second sujet de contentieux : l’état de droit. Aggravé de surcroît par les relents racistes justifiant bien souvent la fermeture totale à toute solidarité en matière d’accueil de réfugiés.

    Les petites phrases fusèrent à Paris, aussi blessantes pour les Polonais que probablement inutiles, au fond, pour débloquer la situation. À l’époque, Emmanuel Macron misait encore sur un élan allemand à ses propositions de réforme de l’Europe. Depuis, le tableau européen a évolué. Berlin n’a pas vraiment répondu et se distingue par une absence criante de projet collectif pour l’UE. Les Britanniques ont mené à terme leur procédure de divorce. De nouvelles échéances communautaires approchent. Il fallait donc bouger.

    C’est ce qu’a fait le président français depuis quelques mois en réorientant son approche des pays d’Europe centrale, et durant les deux jours qu’il vient de passer en Pologne. On partait de loin, les pièges à déminer étaient nombreux. Au nom d’un certain réalisme dicté par les circonstances. Le Brexit modifie les équilibres européens, et tend à déplacer le barycentre de l’UE un peu plus à l’Est. Les grands dossiers en négociation à Bruxelles (climat, budget, défense) exigent de forger des alliances, notamment avec cette zone de l’Europe longtemps négligée par le pouvoir français.

    Défense des valeurs

    Un point demeure central, dans le cas de la Pologne. 94 % des Polonais sont attachés au maintien de leur pays dans l’UE. Record absolu parmi les Vingt-sept. L’antagonisme avec la Russie structure, bien sûr, cet attachement. Mais la mobilité des Polonais au cours des trente dernières années (vers la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou l’Italie) a diffusé dans les familles polonaises l’évidence absolue qu’il serait absurde de se couper de l’Europe. Ce qui est en contradiction avec le désir de repli et d’affirmation identitaire.

    Cette contradiction traverse toute l’Europe et toutes nos sociétés. Tout le monde perçoit simultanément deux phénomènes contradictoires : un besoin de relocalisation pour rompre avec certaines absurdités de la mondialisation, et une crainte d’enclencher un mécanisme de repli portant en soi un germe profondément réactionnaire, qui risque de miner nos valeurs.

    Devant les étudiants de Cracovie, Emmanuel Macron a tenté de jouer sur la corde d’une identité européenne permettant justement de transcender cette contradiction. Il est difficile de dire s’il a convaincu les jeunes Polonais. Mais peu importe. Il appartient aux dirigeants politiques de faire vivre le débat politique dans cet espace que nous partageons, sans laisser ce rôle à l’administration bruxelloise. À l’heure du Brexit, le silence des autres dirigeants européens sur un tel registre paneuropéen est consternant. Le Brexit a pourtant démontré que la convenance ou la rationalité économique ne compense pas le besoin de politique. C’est-à-dire le besoin d’élaborer un récit commun.

  • Assurance rapatriement, cartes bancaires, consulat…Que faire en cas de soucis médicaux graves pendant son expatriation ?

    Assurance rapatriement, cartes bancaires, consulat…Que faire en cas de soucis médicaux graves pendant son expatriation ?

    Cloué sur un lit d’hôpital ou simplement malade pendant un séjour à l’étranger, on peut se sentir bien démuni face au système administratif local, sans compter la barrière de la langue. Dans ces situations, le consulat français local peut vous venir en aide. Néanmoins, il vous appartient aussi de prendre certaines précautions avant votre installation.

    Toutefois, les personnes résidant à l’étranger qui ne disposent pas de ressources suffisantes peuvent, sous certaines conditions, demander leur rapatriement aux frais de l’Etat auprès du consulat. Cette demande nécessite l’accord du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

    Il y a d’autres solutions pour vous gérer en autonomie. On pense souvent à sa carte bancaire mais elle a des limites rapidement atteintes. Vous trouverez aussi des assurances.. On fait le tour pour bien comprendre comment bien se protéger et anticiper les coups durs.

    Les limites de la carte bancaire française à l’étranger

    Les cartes bancaires proposent, dans leur grande majorité, des garanties d’assurance et d’assistance qui vous permettront de faire face à une urgence de santé (transport/rapatriement, avance sur frais d’hospitalisation, vol ou détérioration de bagage, responsabilité civile, etc.) uniquement lors de courts séjours de moins de 3 mois.

    Qui est couvert par la carte bancaire ?

    Le titulaire de la carte ainsi que son conjoint ou concubin.
    Sont également couverts :

    • pour les garanties d’assurance, ses enfants,
    • pour les garanties d’assistance, les enfants à charge du titulaire et âgés de moins de 25 ans, ainsi que les ascendants fiscalement à charge.

    Une couverture limitée dans le temps

    Il est primordial de savoir que la couverture de votre carte bancaire est limitée dans le temps. Ainsi, quelle que soit votre carte bancaire, votre couverture ne s’étend généralement que jusqu’à 90 jours (3 mois). Très rapidement donc, vous ne pourrez donc plus bénéficier d’aucune couverture en santé et en assistance à l’étranger si vous n’avez pas souscrit en parallèle une assurance santé internationale.

    Des plafonds limités

    Pour vos dépenses de santé, les cartes bancaires peuvent intervenir jusqu’à une certaine limite :

    • Carte Visa et Mastercard : 11 000 €
    • Carte Premier et Gold : 155 000 €

    Quand on sait qu’une journée d’hospitalisation aux Etats-Unis peut coûter plusieurs milliers d’euros, ces plafonds peuvent être très vite atteints et dépassés, notamment pour les cartes dites « classiques ».
    Pour votre garantie vol ou détérioration de bagages, vous n’êtes pas couvert si vous possédez une simple carte Mastercard ou Visa, et vous n’êtes couvert qu’à hauteur de 800 € par évènement avec une carte Visa Premier ou Mastercard Gold.

    Une franchise appliquée à chacun de vos remboursements

    Quel que soit votre type de carte de crédit, sachez qu’une franchise, comprise en général entre 50 et 75 €, vous sera facturée à chaque intervention, que vous ayez besoin d’une garantie d’assurance ou d’assistance.

    En résumé

    Les garanties d’assurance associées à votre carte de crédit (Visa, Mastercard, American Express) permettent dans certains cas de gérer une situation d’urgence telle qu’une maladie inopinée ou un accident, à condition que l’événement en question soit de moindre importance. En effet, les plafonds de remboursement peuvent être largement insuffisants pour faire face aux dépenses de santé constatées dans certains pays où les coûts médicaux sont très élevés (ex : Etats-Unis, Canada, Chine…).

    Nos recommandations

    Si vous partez pour plus de 3 mois et que vous souhaitez une couverture comparable à celle à laquelle vous êtes habitué(e) dans votre pays d’origine, pensez à souscrire une assurance santé internationale pour toutes vos dépenses de santé. Pensez également à l’assistance/rapatriement, la prévoyance, la protection juridique et/ou la responsabilité civile (qui n’est par exemple pas prise en charge avec une Mastercard ou Visa « simple »), garanties indispensables à l’étranger !

    Pour trouver la solution la mieux adaptée à votre situation, choisissez votre profil dans « nos solutions » ou laissez-vous guider par l’aide en ligne. Nos offres sont complètes et apportent à chacun des solutions adaptées selon le niveau de garantie souhaité, son âge, sa situation de famille et son pays d’expatriation. Vous disposerez de plafonds de garanties nettement supérieurs, qui vous permettront de partir à l’étranger en toute sérénité.

    Vous pouvez consulter le détail des garanties et des exclusions de votre carte bancaire sur les sites :

    Les assurances privées ! indispensables dans certains pays !

    Si vous vivez ou voyagez dans des zones avec faible niveau d’équipement médical, il est primordial de bénéficier d’une assurance médicale incluant l’évacuation sanitaire ainsi que le rapatriement. En effet, une assurance santé seule prend uniquement en charge les soins médicaux mais pas les frais de transport engagés au cours d’une urgence médicale. Si vous ne disposez pas d’une assurance rapatriement et évacuation sanitaire, vous risquez de payer de votre poche des factures importantes, pouvant atteindre des milliers d’euros. Certains cas dépassent même la centaine de milliers d’euros.

    Qu’est-ce qu’une assistance évacuation ?

    En cas d’urgence médicale dans une zone où vous ne pouvez pas recevoir de traitement, l’équipe d’assistance organise votre évacuation vers le centre médical le plus proche en mesure de vous soigner. Cela peut être un hôpital dans le pays où vous vous trouvez, voire dans un autre pays. L’assistance évacuation ne peut intervenir que pour les traitements non planifiés.

    Vous pouvez être confronté à deux types de situation :

    1. Vous êtes dans un pays où les infrastructures de santé sont réparties inégalement. Le Brésil, par exemple, compte de nombreux hôpitaux d’excellent niveau mais ils se situent tous dans les grandes villes. A l’inverse, les zones rurales souffrent d’un manque criant d’infrastructures et de personnel médical. Si vous êtes amené à voyager dans des zones reculées, l’assistance évacuation est une couverture essentielle.
    2. Autre cas de figure, vous vous trouvez dans un pays où même les hôpitaux des grandes villes ne disposent pas des moyens pour traiter certaines conditions médicales. Par exemple, de nombreux hôpitaux d’Afrique subsaharienne, bien qu’en mesure de soigner les urgences, ne disposent pas forcément de toutes les technologies ou des moyens humains pour les cas médicaux complexes. Dans ce type de pays, l’assurance évacuation s’avère indispensable.

    Evacuation ou rapatriement sanitaire ?

    Dans le cadre d’une évacuation, l’assuré est transporté vers l’hôpital le plus proche en mesure de le soigner ; mais ce ne sera pas forcément son lieu d’origine si l’accident a eu lieu loin de là où il réside.

    Dans le cadre d’un rapatriement sanitaire, l’assuré est renvoyé vers son lieu de résidence ou pays de nationalité pour se faire soigner.

    Si vous souscrivez à une assurance santé incluant le rapatriement en plus de l’évacuation, vous pouvez choisir d’être évacué ou rapatrié. Mais attention, ce choix est possible uniquement si votre état médical le permet : vous ne pouvez pas demander un rapatriement immédiat à la place d’une évacuation si le voyage risque de nuire à votre état de santé. Généralement, ce sont les médecins de l’équipe médicale d’assistance qui décideront du lieu où vous serez transféré. Leur décision se base sur ce qu’ils jugent être dans le meilleur intérêt du patient. Ce n’est qu’une fois votre état stabilisé et que vous n’avez plus besoin d’attention médicale urgente, que vous pourrez ensuite être rapatrié pour le reste de votre traitement.

    Le coût d’une évacuation ou d’un rapatriement

    Les frais engagés pour un déplacement médical d’urgence peuvent s’avérer très élevés, parfois plus élevés que le traitement lui-même. Ces coûts se justifient par le fait que vous êtes transporté avec des moyens spéciaux (en fonction de la situation cela peut être l’avion commercial, de ligne, une ambulance aérienne, le bateau…) et le fait qu’une équipe médicale et des équipements médicaux voyagent avec vous. D’autres éléments sont pris en considération. Par exemple : la piste d’aéroport dispose-t-elle des équipements lumineux pour les vols de nuit ? L’aéroport  est-il fermé le soir ? L’assuré a-t-il besoin d’un visa ? Faut-il effectuer des demandes de permissions pour décoller et atterrir ? Autant d’éléments qui peuvent alourdir la facture de l’évacuation.

    Voici des exemples de coûts (ceux-ci peuvent varier considérablement) :

    • De la Namibie vers l’Afrique du Sud avec air ambulance : 11 500 euros
    • De Jakarta vers Singapour, avec médecin à bord : 5 700 euros
    • D’Accra, Ghana vers Paris, via air ambulance : 42 000 euros
    • Du Malawi vers l’Afrique du Sud avec air ambulance : 15 500 euros
    • De l’île Anguilla vers la Martinique avec air ambulance : 17 500 euros
    • De la Tunisie vers l’Arabie Saoudite : 31 000 euros
    • Du Qatar vers les Etats-Unis : 115 000 euros
    • Du Vietnam vers Bangkok : 13 000 euros
    • Du Mozambique vers l’Afrique du sud : 13 000 euros
    • De l’Afrique du sud vers la France : 88 000 euros

     Comment s’organise une évacuation ou un rapatriement ?

    Une évacuation médicale requiert une préautorisation de la part de votre compagnie d’assurance. Il est donc important de la contacter le plus tôt possible.

    Si vous n’êtes pas dans l’état de la contacter vous-même, un proche ou l’équipe médicale de l’hôpital où vous vous trouvez le fera pour vous. C’est pourquoi il est essentiel de toujours avoir sur vous les coordonnées de votre compagnie d’assurance afin que vous ou une autre personne puisse la contacter.

    Une fois votre compagnie d’assurance informée, elle contacte à son tour l’équipe d’assistance médicale qui se chargera des modalités de l’évacuation ou du rapatriement. C’est l’équipe d’assistance médicale et non votre compagnie d’assurance qui choisit l’établissement médical où vous serez évacué ainsi que le mode de transport utilisé et les autres mesures d’urgence prises sur place.

    Comment choisir son assistance évacuation/rapatriement

    Il est important d’étudier jusqu’à quel point votre assistance évacuation / rapatriement vous couvre. Généralement, un bon plafond de couverture est de minimum un million d’euros.

    En fonction de vos besoins, il faudra également vérifier si certains frais sont inclus comme par exemple :

    • La visite et/ou le voyage d’un proche ou membre de la famille
    • Les opérations de recherche du blessé par les sauveteurs
    • La prise en charge des frais de cercueil et rapatriement du corps en cas de décès

    Une assistance évacuation/rapatriement ne peut être souscrite seule et il faut souscrire à une assurance santé pour en bénéficier. Parfois, l’assistance est incluse automatiquement dans la police, parfois c’est une option à laquelle l’assuré souscrit séparément. Cette garantie peut également être couverte par un autre type d’assurance comme par exemple une assurance voyage ou une assurance avec votre carte bancaire.

    Il est important de bien comparer les différentes offres des assureurs avant de choisir votre assurance santé internationale avec assistance évacuation. 

  • Paris vise la première place financière d’Europe après le Brexit

    Paris vise la première place financière d’Europe après le Brexit

    Londres représente le premier centre financier européen, mais les autorités françaises rêvent de voir Paris en tête. Reste encore à voir si la City perdra l’accès aux marchés européens après les négociations entre le Royaume-Uni et l’UE. Un article d’Euroefe.

    Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a indiqué cette semaine que « Paris [allait] devenir la première place financière » d’Europe. Cette affirmation, pour l’instant difficilement vérifiable, tient plus de la déclaration d’intention que de la constatation.

    Les services financiers représentent environ 7 % du produit intérieur brut (PIB) britannique et se concentrent principalement à Londres, où le secteur représente 250 000 emplois directs. La capitale française compte quant à elle 180 000 employés dans la finance, d’après les chiffres fournis par Paris Europlace, l’organisme qui promeut le secteur financier parisien.

    Arnaud de Bresson, directeur général de l’organisation, souligne que Paris se trouve en tête de l’Europe des – désormais – 27, bien loin devant les 70 000 travailleurs du secteur financier de Francfort et les 30 000 de Dublin ou du Luxembourg.

    En Europe, Paris n’est pas seulement leader en matière de capitalisation boursière, mais aussi en ce qui concerne la gestion des actifs, les produits dérivés et le marché de l’assurance.

    Les atouts de Paris

    Pour Arnaud de Bresson, plusieurs raisons expliquent cette première place, à commencer par le fait que sur le Vieux Continent, Paris « est la seule autre capitale mondiale comparable à Londres ».

    En raison de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, officialisée ce 31 janvier, entre 80 et 100 entreprises du secteur financier londonien ont décidé de délocaliser environ 4000 emplois directs à Paris, et ce processus « risque probablement de s’accélérer », annonce le PDG français.

    À l’instar du gouvernement français et du président Macron, Paris Europlace insiste sur le fait que le départ du Royaume-Uni de l’Union n’est pas une bonne nouvelle, mais plutôt une réalité lourde de conséquences. Bruno Le Maire va même jusqu’à dire que l’économie française « doit tirer parti du Brexit ».

    Pour l’instant, c’est en effet le cas, par exemple avec la délocalisation de l’Autorité bancaire européenne (ABE) de Londres à Paris. Les 250 employés de cette agence européenne viennent ainsi côtoyer un autre organisme de régulation, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), dont le siège était déjà établi dans la capitale française.

    Transferts d’activité

    Depuis le référendum de juin 2016, lors duquel les Britanniques se sont majoritairement prononcés en faveur d’une sortie de l’UE, des banques d’affaires comme HSBC, Bank of America, JP Morgan, Morgan Stanley ou Goldman Sachs ont annoncé augmenter leurs effectifs à Paris.

    Mais rares étaient ceux qui parlaient directement d’un transfert d’activités depuis Londres.

    HSBC a précisé que sa filiale en France avait ouvert plusieurs succursales aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne, en République tchèque, en Irlande et au Luxembourg. Le groupe bancaire rappelle que les opérations étaient réalisées dans ces sept pays sur la base du passeport européen, dont bénéficiaient les entités britanniques jusqu’à présent.

    HSBC affirme qu’en dépit de son intention de « provoquer le moins de changements possible », sa filiale en France procédait à une augmentation de son offre de produits et de services, ainsi que de son personnel sur place (sans toutefois donner de chiffres), consciente que les clients de l’Espace économique européen ne pourraient peut-être plus être pris en charge depuis Londres.

    Incertitudes à l’horizon 2021

    Derrière ces formules alambiquées se cache toute l’incertitude sur l’avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE une fois la période de transition terminée, en janvier 2021.

    En effet, entre-temps, le Royaume-Uni appartiendra encore à l’union douanière et au marché unique. Le pays bénéficiera d’un accès garanti au secteur des services financiers et aucun impact économique direct ne se fera sentir.

    Comme l’explique Aarti Sakhuja, analyste à l’agence de notation S&P, « en dépit des disputes politiques, ce n’était que la partie facile ces trois dernières années ». C’est maintenant, dans les pourparlers entre Londres et Bruxelles, que se jouera le futur.

    D’après S&P, il existe une contradiction évidente entre l’intérêt des deux parties à éviter toute fracture des marchés financiers et la volonté affichée du gouvernement britannique de pouvoir négocier librement des accords commerciaux avec des pays tiers.

    L’agence de notation avertit que plus le Royaume-Uni s’éloignera des régulations européennes, plus les transactions commerciales avec l’UE seront coûteuses pour le secteur financier britannique.

  • Les élections consulaires en zone de guerre 1/2

    Les élections consulaires en zone de guerre 1/2

    100% des votes exprimés chez les Français de Lybie en 2017 ont été en faveur d’Emmanuel Macron au second tour. A l’inverse, près de 65% des électeurs en Syrie ont glissé le bulletin de Marine Le Pen, le seul des 146 territoires recensés des Français de l’étranger à avoir voté d’abord pour la leader frontiste.

    Dans un cas comme dans l’autre, cela reste anecdotique : il n’y eu que 15 votants en Syrie et 16 en Lybie. Dans une autre zone de conflit, le Yémen, aucun des 109 inscrits ne s’est déplacé. Si la France dispose de 160 ambassades dans le monde, troisième réseau diplomatique après les Etats-Unis et la Chine, elle n’en a aucune dans les trois pays précités.

    Le contexte sécuritaire, tragique dans ces trois pays en proie à la guerre civile, en est naturellement la raison principale. Les relations détestables entre la France et le régime syrien et la situation politique totalement confuse en Lybie en sont aussi des raisons importantes.

    Les réseaux diplomatiques français à Beyrouth au Liban gèrent la question des Français de Syrie

    La minuscule communauté française dans ces pays en guerre n’est pour autant pas totalement inexistante. Damas compte d’ailleurs un lycée français toujours en activité, et qu’il le fut y compris pendant les périodes les plus dures du conflit, grâce à l’activisme courageux en particulier de mères d’élèves qui y gèrent une partie des activités.

    Comment organiser les élections dans une zone en guerre ?

    Si les Français de Syrie étaient plus de 3 000 inscrits sur les registres consulaires en 2010, ils n’étaient plus que 500, 6 ans plus tard. Les consulats de Damas et d’Alep ainsi que l’ambassade dans la capitale syrienne ne sont plus opérationnels, en raison de la guerre civile. Les relations diplomatiques sont gérées par un ambassadeur « pour la Syrie » résidant en dehors du territoire. Les services consulaires sont eux gérés par le consulat de France à Beyrouth, au Liban voisin.

    Amélia Lakrafi, ici avec le ministre des affaires étrangères, élue d’une circonscription qui inclue Syrie, Irak, Yémen, RDC …

    Les élus Français sur place sont également des relais : la députée des Français de l’étranger de la 10ème circonscription de l’étranger, est notamment élue dans les communautés de plusieurs pays en guerre : Syrie, Yémen, Irak, et de plusieurs pays soumis à des troubles très sévères : Liban, Sud Soudan, République Démocratique du Congo par exemple. Une circonscription qui oblige forcément à des actions et des déplacements ciblé, auprès des Chrétiens d’Orient, dans le cadre de la crise bancaire qui frappe le Liban, concernant les questions sécuritaires au Congo …

    Des élus et des expatriés majoritairement dans les Etats voisins

    Les élus consulaires sont aussi présents pour être relais des Français dans les zones de guerre. Deux problèmes cependant : ils sont souvent résidents dans les pays voisins, Beyrouth pour la Syrie, péninsule arabique pour le Yémen, et l’immense majorité des électeurs sont eux aussi localisés dans ces pays tiers : 23 000 Français enregistrés au Liban contre 500 en Syrie, 30 000 aux Emirats contre une centaine au Yémen …

    Dès lors peut on communiquer efficacement avec les personnes sur place et comprendre leurs problématiques forcément spécifiques ? Les programmes des différentes listes dans ces circonscriptions complexes montreront combien les candidats se préoccupent des problématiques de nos compatriotes en zones de conflit…

  • Le « congé après le décès d’un enfant » fait tanguer la majorité

    Le « congé après le décès d’un enfant » fait tanguer la majorité

    Lors d’une réunion des députés LaREM, plusieurs élus étaient très remontés contre les propos du président de la République, qui les a appelés à « faire preuve d’humanité » sur le sujet du congé parental après la mort d’un enfant. Alors que des parlementaires de la majorité sont invectivés de toute part, cette déclaration du chef de l’État passe très mal.

● Radio en direct
En pause