Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 31 mai du flash quotidien des expatriés. Ce mercredi, on parle évidemment des annonces de Gabriel Attal qui lance une chasse aux expatriés fraudeurs et on évoque le cas des frontaliers télétravailleurs en Suisse.
Retraités et expatriés ?
Voilà une situation que le gouvernement voit désormais d’un mauvais oeil. Ce mardi, Gabriel Attal, ministre aux Comptes publics, a annoncé que les Français de l’étranger qui bénéficient d’une pension française et qui ont plus de 85 ans seront soumis à un contrôle. L’objet ? Vérifier qu’ils sont en vie ! Après une expérimentation en Algérie, Bercy a constaté que 30% des bénéficiaires étaient décédés. Une situation que le gouvernement extrapole à tous les pays. Ainsi, 6,3 millions d’euros auraient été détournés en 2019 ! Un chiffre finalement pas si important alors que c’est plus de 4 milliards d’euros qui sont versés par l’assurance-retraite aux 1,2 million de retraités résidant à l’étranger.
Gabriel Attal
Les conditions d’accès aux allocations sociales seront durcies
Actuellement, si vous résidez en France 6 mois et 1 jour, vous pouvez accéder aux aides sociales versées aux résidents en France (hors allocation logement). Désormais il faudra résider sur le territoire 9 mois pour y prétendre. Pour vérifier le temps de présence en France, le gouvernement va demander à la CNIL l’autorisation de consulter les billets d’avion au départ d’un aéroport européen.
Télétravailler pour une société suisse
En Europe, les initiatives bilatérales sur le télétravail se sont multipliées. Ainsi la France et la Suisse ont signé une convention sur le point fiscal dès décembre 2022 mais sa ratification prend du temps et à quelques semaines de l’échéance prévue par les textes afin de pérenniser l’accord, ni le parlement français ni le parlement suisse n’ont procédé aux votes nécessaires. Plus inquiétant, aucun accord ne semble émerger concernant les charges sociales et donc la couverture des salariés concernés. Si aucun accord n’est trouvé d’ici le 30 juin, les Français qui télétravailleraient depuis la France pour une société suisse plus d’un jour par semaine se retrouveraient privés de toute couverture sociale. Dans les faits, ca serait la fin du télétravail pour les Français salariés en Suisse. Une urgence que le gouvernement devrait traiter dans les prochaines semaines.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin d’informations dédiées aux Français de l’étranger. La rédaction et moi-même vous souhaitons un bon mercredi où que vous soyez !
Durant le premier confinement, à partir de mars 2020, de nombreux actifs aux 4 coins de la planète ont découvert le travail à distance, la « visio ». 2 ans après la fin des mesures d’exception, dans toutes les entreprises une organisation différente s’est installée. Parmi les salariés, beaucoup ont pris goût à ce qu’ils ont perçu comme un gain de temps. Un sentiment qui est encore plus renforcé chez les Français de l’étranger qui ont vu les opportunités professionnelles se multiplier. Cependant, pour ceux qui font partie de la catégorie des frontaliers, la complexité de leur situation à cheval sur deux pays a empêché l’établissement d’une règle simple et commune. En Europe, les initiatives bilatérales se sont multipliées. Ainsi la France et la Suisse ont signé une convention sur le point fiscal dès décembre 2022 mais sa ratification prend du temps et à quelques semaines de l’échéance prévue par les textes afin de pérenniser l’accord, ni le parlement français ni le parlement suisse n’ont procédé aux votes nécessaires.
Une convention sur la fiscalité
Les discussions entre la Suisse et la France, auxquelles des représentants des cantons ont été étroitement associés, se sont tenues au second semestre de l’année 2022 et ont conduit à un accord sur un régime fiscal en matière de télétravail.
40% maximum de télétravail
Concernant les travailleurs relevant de l’accord de 1983 signé entre le Gouvernement de la République française et le Conseil fédéral suisse agissant au nom des cantons de Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel et Jura, la France et la Suisse se sont accordées pour que l’exercice du télétravail, dans la limite de 40% du temps de travail, ne remette en cause ni le statut de frontalier, ni les règles d’imposition à la résidence des revenus d’activité salariée qui en découlent. Cet accord concerne la grande majorité des salariés.
Concernant les autres travailleurs (secteur bancaire, assurances, gestion de patrimoine, etc.), qui relèvent des règles prévues par la convention fiscale bilatérale signée en 1966 en vue d’éliminer les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et la fortune, un accord sur un régime pérenne a également été trouvé entre les deux Etats, sous forme d’un avenant modifiant cette convention. Celui-ci prévoit de maintenir l’imposition dans l’Etat de situation de l’employeur, si le travail effectué à distance depuis l’Etat de résidence n’excède pas 40% du temps de travail.
30 juin, date butoir
Les dispositions de l’avenant à la convention se sont appliquées depuis le 1er janvier 2023. Mais pour une période limitée à 2 trimestres en attendant sa signature, puis sa ratification, par chacun des deux Etats. Celle-ci pourra s’appliquer au plus tard jusqu’au 31 décembre 2024 si l’avenant est signé d’ici au 30 juin 2023 mais pour l’instant le processus est au point mort.
L’autre point épineux c’est la gestion de la couverture sociale pour laquelle aucun accord n’a été trouvé. Pourtant, l’Office fédéral des assurances sociales suisses a réussi à trouver un accord avec certains Etats de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange. Ce texte prévoit que les frontaliers dont le métier le permet, et lorsque les deux pays concernés l’approuvent, peuvent effectuer jusqu’à 49,9% de télétravail depuis leur pays de résidence, sans changement au niveau des assurances sociales. Il entrera en vigueur le 1er juillet 2023 pour une période de cinq ans, qui sera automatiquement prolongée.
Un accord multilatéral sans la France
A ce jour, outre la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche ou encore la Belgique ont annoncé avoir l’intention de signer l’accord. Mais la France, dont les frontaliers représentaient fin 2022 plus de la moitié (56,3%) de la main-d’œuvre frontalière en Suisse (23,5% venant d’Italie, 17,1% d’Allemagne) ne s’est pas positionnée. Ce qu’elle devrait faire, en urgence, dans les prochains jours. Car les conséquences peuvent être importantes pour nos compatriotes mais aussi pour les Suisses, en effet si la France ne signe pas le nouvel accord sur les assurances sociales dans les prochains jours, cela entraînera, de facto, le retour à un jour de télétravail par semaine maximum pour les frontaliers. Car sans garantie sur la pérennité de la couverture sociale, comment imaginer qu’un salarié active l’accord sur le volet fiscal ?
Pourtant la France et la Suisse s’étaient engagées au début de l’été 2022 à trouver des solutions adaptées à ce nouveau mode de travail. Mais les enjeux financiers liés à cette situation complexe semblent tétaniser les « grands argentiers » des deux pays.
Déclaration conjointe de la France et de la Suisse concernant la mise en place d’un accord provisoire applicable aux travailleurs transfrontaliers en vue d’aboutir à des règles d’imposition pérennes en matière de télétravail :
Le ministre délégué chargé des Comptes publics Gabriel Attal a dévoilé ce mardi un vaste plan de lutte contre la fraude liée aux allocations sociales qui doit permettre de faire des économies et de doubler les redressements d’ici à 2027. Ces annonces interviennent trois semaines après un premier plan centré sur la lutte contre la fraude fiscale. Dans un précédant article publié ce jour à 11h, nous avons évoqué les mesures pour encadrer les retraités qui sont installés hors de France.
6 milliards de fraude
La fraude aux prestations sociales seule est évaluée entre 6 et 8 milliards d’euros par an selon la Cour des comptes. Gabriel Attal se donne 10 ans pour mener le chantier, avec une première étape, à savoir avoir en 2027 « deux fois plus de résultats qu’en 2022« . Les redressements ont déjà augmenté de 35% depuis cinq ans. Il promet pour cela la création de mille postes supplémentaires durant ce quinquennat et un investissement d’un milliard d’euros dans les systèmes d’informations.
9 au lieu de 6 mois
En lien avec les Français de l’étranger, Gabriel Attal veut « renforcer » les conditions de résidence en France « pour bénéficier d’allocations sociales ». Il faudra désormais passer neuf mois de l’année dans le pays, contre six prévus actuellement, pour bénéficier des allocations familiales ou du minimum vieillesse, indique le ministre. De même pour les aides au logement (APL) qui ne nécessitent que huit mois de présence pour l’heure.
Billet d’avion avec les éléments dits PNR que Gabriel Attal veut utiliser pour pister les éventuels fraudeurs
Pour procéder à ces vérifications, Gabriel Attal «souhaite que les organismes de protection sociale puissent utiliser les données du fichier PNR (les dossiers des passagers des compagnies aériennes) pour savoir en cas de doute si une personne réside vraiment en France ou passe plus de temps à l’étranger». «Nous allons saisir la Cnil pour cela», annonce-t-il.
Concernant la fraude aux cotisations des employeurs, qui représente près de 2/3 du montant global, Gabriel Attal entend augmenter les moyens des Urssaf pour limiter la fraude, à travers des embauches et un meilleur croisement des données.
En outre, le plan prévoit le paiement à la source des cotisations des micro-entrepreneurs par les plateformes qui les font travailler, à l’instar d’Uber ou Deliveroo, car certains sous-déclarent, ce qui représente selon le ministre « une bombe sociale à retardement » dans la mesure où ils ne cotisent pas assez.
Le gouvernement va « mener un programme de contrôle des retraités de plus de 85 ans à l’étranger », principalement ceux vivant hors d’Europe, soit environ 500 000 personnes.
« Il ne s’agit évidemment pas pour nous de stigmatiser qui que ce soit, mais d’agir, explique Gabriel Attal. Concrètement, cela passera par des rendez-vous fixés dans les consulats ou des banques locales avec lesquelles on travaille. »
Gabriel Attal, Ministre du Budget, au Parisien ce 30 mai 2023
Alerte de la Cour des comptes
Ce problème n’est pas nouveau, puisque dès 2020, la Cour des comptes reconnaissait dans un rapport que « les actions mises en œuvre (…) couvrent insuffisamment le risque de poursuite injustifiée du versement de prestations à des assurés résidant à l’étranger et dont le décès n’a pas été signalé par leurs proches ou est dissimulé par l’envoi de certificats d’existence injustifiés ou falsifiés ».
L’avis de la Cour des comptes a été complété par un rapport parlementaire publié en septembre 2020, dans lequel l’un des principaux points noirs dénoncé concerne la branche vieillesse et une nouvelle fois la fraude aux pensions versées aux retraités installés à l’étranger. D’après les estimations effectuées par les parlementaires, en 2019, la Cnav a versé autour de 3,9 milliards d’euros de prestations à 1,2 million de retraités résidant à l’étranger, ce qui représente environ 3,3 % des 121,3 milliards d’euros de prestations servies.
Pour Gabriel Attal, il a été constaté un nombre important de centenaires dans certains pays, en particulier en Algérie. Pour prendre la mesure des efforts à réaliser, Gabriel Attal revient sur les contrôleurs envoyés à Alger à l’automne dernier. « Sur 1 000 retraités « quasi centenaires », 300 dossiers non conformes ont été identifiés », affirme-t-il.
Selon les derniers chiffres communiqués par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), sur l’année 2022, 1 087 595 retraités résidaient à l’étranger sur les 15 049 171 percevant une pension de la Cnav, soit 7,2 % des bénéficiaires. Les pays de résidence les plus représentés sont l’Algérie (341 184), le Portugal (163 850), l’Espagne (157 074), l’Italie (65 829) et le Maroc (60 864).
Pour rappel, la procédure pour vérifier que le retraité qui perçoit cette pension à l’étranger est toujours en vie manque de fiabilité. Ainsi, pour continuer à percevoir sa pension, il est obligatoire d’envoyer un certificat d’existence à sa caisse de retraite.
Ce document doit être validé par une autorité compétente comme le consulat ou l’ambassade. Or, dans certains pays, ces contrôles ne sont pas très fiables. Une pension peut toujours être versée alors que son titulaire est décédé et touchée indûment par ses proches. Les auteurs du rapport préconisent de concentrer ces contrôles “dans les pays à fort enjeu financier (Algérie, Maroc, Tunisie) dès lors qu’il n’existe pas d’échanges d’informations d’état civil automatisées avec les autorités locales”.
Pourtant, l’ensemble des montants touchés s’élevait alors à 6,8 millions d’euros sur l’année 2019, un montant faible face aux plus de 4 milliards versés par l’assurance-retraite (soit 3,2 % du total) à 1,2 million de retraités résidant à l’étranger. La proportion de centenaires parmi les retraités vivant à l’étranger restait par ailleurs similaire à celle observée dans la population en France.
Déploiement d’enquêteurs dans le réseau consulaire
Sur la base de leur interprétation et face à la multiplicité supposée des déclarations frauduleuses, le gouvernement souhaite, donc, mettre en œuvre de nouvelles modalités de contrôle. Parmi ces dernières, Gabriel Attal met en avant la création d’unités de contrôle qui se déploieront dans les pays cibles en s’appuyant sur le réseau consulaire.
Fusion de la carte vitale et de la carte d’identité ?
Parmi les annonces symboliques, Gabriel Attal proposait une fusion entre la carte Vitale et la carte d’identité afin de lutter contre le prêt et la location de carte Vitale pour profiter de soins gratuits.
Mais cette annonce n’a apparemment pas fait l’objet de concertation au sein du gouvernement puisqu’un un cadre du ministère de l’Intérieur a réagi immédiatement et mis en garde contre une telle mesure « techniquement impossible » et « constitutionnellement bancal« .
Lors d’une réunion publique, à l’est du pays, le Chancelier Olaf Scholz s’est fait apostropher par un de ses concitoyens qui considérait que l’Allemagne est un vassal des États-Unis. En réponse, le Chancelier a indiqué, de manière politique, qu’actuellement le problème vient de l’est et de non de l’ouest. Il a conclu que « l’Allemagne n’obéissait aux ordres de personne ».
Trente-trois ans après la fin de la guerre froide, le dirigeant du pays le plus puissant d’Europe a encore besoin de rappeler que l’Allemagne est indépendante. Dans les cinq Länder de l’est qui ont rejoint l’Allemagne fédérale en 1990, malgré des centaines de milliards d’euros d’investissement, de nombreux habitants estiment que l’Allemagne est alignée sur les États-Unis et mène un combat qui n’est pas le sien contre la Russie. Les 20 % des Allemands vivant dans ces Länder ne réagissent pas comme les Polonais, les Tchèques ou les Roumains. Si la moitié des Allemands de l’ouest estiment que les États-Unis sont un « partenaire fiable » et que l’Allemagne devrait accroître son aide militaire à l’Ukraine, près des trois quarts des Allemands de l’est pensent le contraire. Une enquête sur les attitudes à l’égard de la Russie en 2020 a montré un écart similaire.
26 % d’ « Ossis » voteraient pour l’AFD lors d’une élection nationale
Les Allemands de l’est étaient beaucoup plus nombreux à considérer que Vladimir Poutine était un président efficace. Ils étaient aussi moins nombreux à voir en lui un danger pour l’Europe. Ils pensent majoritairement que la propagande occidentale s’en prend à la Russie pour des intérêts économiques. Les anciens officiers de l’armée et du renseignement d’Allemagne de l’Est, formés par les Soviétiques et dont le prestige s’est effondré après l’unification, sont d’importants relais anti-américains et anti-européens. Ils inondent les réseaux de messages accusant l’OTAN d’avoir provoqué la Russie et les compagnies pétrolières américaines de profiter de la guerre aux dépens de l’Allemagne. Ces opposants aux États-Unis nourrissent les rangs du parti d’extrême droite, l’Alternative für Deutschland (AFD). Ce dernier est devenu en 2023 le parti le plus populaire à l’est (hors Berlin). 26 % d’Ossis voteraient pour l’AFD lors d’une élection nationale et 9 % pour le parti d’extrême gauche, Die Linke.
À l’ouest, ces deux partis ont deux fois moins de supporters. Si peu d’Ossis ordinaires souhaitent revenir aux temps du Pacte de Varsovie, ils sont nombreux à considérer être les délaissés de l’Allemagne. Les Länder de l’est sont nettement plus âgés que le reste du pays. Ils ont connu une émigration forte au point de créer des villes fantômes disposant de peu d’activités économiques.
Les Allemands de l’est restent sous-représentés dans tous les postes à forte valeur ajoutée. Une méfiance à leur égard persiste. Il n’y a pas de généraux Ossis dans l’armée allemande. Ils représentent bien moins de 5 % des juges fédéraux ou des PDG des 100 plus grandes entreprises allemandes. Une étude de 2022 suggère qu’ils occupent une minorité de postes de direction même à l’est. Ce retard persistant est en partie le résultat de handicaps évidents.
Moins une fusion qu’une prise de contrôle brutale
L’unification a à peine touché la plupart des Wessis, mais elle a fait basculer l’est, note Katja Hoyer, une universitaire née en Allemagne de l’est, dans une nouvelle histoire de l’État communiste, « Au-delà du mur ». Cela ressemblait moins à une fusion qu’à une prise de contrôle brutale, dans laquelle les « nouveaux États » sont tombés sans aucun capital propre, peu d’actifs commercialisables et de mauvaises compétences.
Sans surprise, un quart des Ossis âgés de 18 à 30 ans, souvent les plus qualifiés ou les plus ambitieux, ont déménagé vers l’ouest. Environ 3 millions se sont déplacés dans l’autre sens, mais en grande partie dans les grandes villes, laissant les zones rurales désolées. Les nouveaux arrivants se sont emparés de propriétés de choix, poussant les autochtones vers des franges urbaines moins chères.
En mars, un plébiscite local sur des mesures environnementales plus strictes à Berlin, la capitale allemande autrefois divisée, a révélé une nouvelle fracture : les quartiers centraux gentrifiés ont voté massivement en faveur de ces mesures, tandis que parmi les mornes lotissements de banlieue de Marzahn-Hellersdorf, un bastion de l’AFD, les trois-quarts ont voté contre.
Pourtant, ce qui dérange les orientaux, dit M. Oschmann, c’est moins l’économie que les mentalités. Dans la mesure où ils s’en soucient, les Allemands de l’ouest voient l’est comme « un lieu de maladie, de déséquilibre, de gémissements bruyants », dit-il. L’ancienne Allemagne de l’Est a peut-être en fait bénéficié de meilleures garderies pour les enfants, de moins de frictions de classes et d’une plus grande égalité pour les femmes, mais dire cela invite à ignorer le côté brutal du régime communiste.
Les deux parties de l’Allemagne convergent lentement
La culture populaire a tendance à dépeindre l’Allemagne de l’Est comme une chambre des horreurs ou un parc à thème à la mode épouvantable. Les deux parties de l’Allemagne convergent en fait lentement. L’écart de revenus, en particulier, se réduit, aidé par les gros investissements d’entreprises telles qu’Infineon, Intel et Tesla. Mais comme le révèlent des secousses telles que la guerre en Ukraine, les fissures sous-jacentes de la société allemande pourraient mettre encore une génération à se refermer.
Les multiples violations de la législation européenne par la Hongrie la rendent inapte à assurer la présidence tournante de l’Union en 2024, ont averti les eurodéputés cette semaine, dans une résolution qui devrait être adoptée la semaine prochaine.
Soutenue par les trois principaux partis du Parlement européen, le PPE de centre droit, les socialistes et démocrates, et le parti libéral Renew Europe ainsi que par les Verts et la Gauche européenne, la résolution n’est pas juridiquement contraignante, mais ouvre la voie à un nouveau conflit politique majeur entre Bruxelles et Budapest, où le Fidesz est au pouvoir depuis 2010.
Le gouvernement hongrois doit assurer la présidence semestrielle du Conseil des ministres de l’UE à partir de juillet 2024, moins d’un mois après les prochaines élections européennes.
Le gouvernement hongrois doit assurer la présidence semestrielle du Conseil des ministres de l’UE à partir de juillet 2024, moins d’un mois après les prochaines élections européennes.
Influence et corruption ?
Bien que la présidence tournante ait beaucoup moins d’influence politique pour façonner le débat depuis l’introduction d’un président permanent du Conseil européen par le traité de Lisbonne, elle est responsable de l’élaboration des négociations sur les lois de l’UE.
La résolution « remet en question la capacité de la Hongrie à remplir cette tâche en 2024 de manière crédible, étant donné qu’elle ne respecte pas le droit de l’UE ni les valeurs inscrites à l’article 2 du TUE [traité sur l’Union européenne] ni le principe de la coopération sincère ».
La résolution exhorte ensuite les gouvernements de l’UE à « trouver une solution appropriée dès que possible » et « rappelle que le Parlement pourrait prendre des mesures appropriées si une telle solution n’était pas trouvée ».
En réponse, le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltán Kovács, a accusé les eurodéputés de « la même vieille accusation rabattue selon laquelle la Hongrie viole les principes fondamentaux de l’UE et n’est donc pas en mesure d’exercer la présidence ».
« Cependant, nous en connaissons la véritable raison : ils n’aiment pas la position en faveur de la paix de la Hongrie et cherchent à nous pousser au conflit », a-t-il ajouté. Ces propos font référence à la position de la Hongrie sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a vu Budapest voter contre les sanctions à l’encontre de la Russie et s’opposer à l’envoi d’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine.
« Nous ne les laisserons pas priver la Hongrie d’une telle opportunité », a ajouté la ministre de la Justice, Judit Varga.
« Le Parlement européen n’a pas été consulté sur cette question. Aucun de ceux qui ont l’ont été n’a pensé que la Hongrie ne devait pas occuper la place qui lui revient. Nous sommes en contact quotidien avec le secrétariat général du Conseil et nous nous préparons à cette tâche », a déclaré Mme Varga.
Par ailleurs, la résolution accuse le gouvernement Fidesz de « corruption systémique » et « condamne les campagnes de communication anti-UE du gouvernement hongrois, qui font partie de la stratégie du gouvernement visant à détourner l’attention de son non-respect des valeurs inscrites à l’article 2 du traité sur l’UE ».
Ces dernières années, le gouvernement Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán a été en conflit quasi permanent avec les institutions de l’UE, principalement en raison de différends concernant l’indépendance de la justice, la liberté de la presse et de la société civile et l’État de droit.
La Commission a également bloqué des milliards d’euros du Fonds européen pour la relance post-pandémique de l’Union, alors que la Hongrie est l’un des principaux bénéficiaires nets des fonds européens.
Bonjour à tous, ce mardi 30 mai dans le flash quotidien des expatriés, on revient sur la Palme d’Or 2023 qui est française, on évoque le coût de la transition énergétique avant de conclure avec les essais sauvages du Docteur Raoult.
« Anatomie d’une chute »
Un film de Justine Triet a reçu la Palme d’Or samedi dernier. A 44 ans, Triet est la plus grande cinéaste française en ce moment et ce depuis la découverte à Cannes de sa Bataille de Solférino, dans la petite sélection off de l’Acid, suivie par Victoria à la Semaine de la critique et Sibyl, déjà présenté en compétition. On ne peut que féliciter le jury mené par le Suédois Ruben Ostlund pour ce choix, et c’est bien la preuve qu’un cinéaste avec lequel on n’a pas d’affinités de point de vue peut nous combler au-delà de tout.
Voilà le coût estimé par le gouvernement pour mener à bien la transition énergétique et écologique d’ici 2030. 7 milliards d’euros par an devront être investis dans le domaine énergétique, tandis que 3 milliards d’euros par an devront être alloués au transport routier. Pour le financement, un rapport estime qu’il faudra rediriger les taxations et impositions des énergies fossiles vers les énergies vertes.
Raoult et l’IHU Méditerranée sur la sellette
Dans une tribune publiée dimanche dans Le Monde, des organisations impliquées dans la recherche médicale dénoncent la méthode employée par des scientifiques au sein de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille pour mener un « essai thérapeutique « sauvage » sur l’hydroxychloroquine. Pour eux le médecin marseillais Didier Raoult a joué à l’apprenti sorcier et doit être sanctionné.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition !
En France, la tradition veut que l’on célèbre la fête des Mères le dernier dimanche du mois de mai. Une habitude qu’ont gardée les Français expatriés. Pourtant, les dates sont souvent différentes d’un pays à l’autre et cette année, en plus, la fête des Mères en France a été décalée au dimanche 4 juin. La raison ? Un chevauchement du calendrier, puisque la Pentecôte tombe également le dernier week-end de mai.
Un héritage de 1918 et de Vichy
La fête des Mères est apparue en France en 1918, après la Première Guerre mondiale, avec l’arrivée des soldats américains sur le sol français et leurs traditions. Mais elle sera officiellement instaurée par le régime de Vichy du maréchal Pétain pendant l’entre-deux-guerres, en 1941, pour favoriser la natalité dans un pays décimé par la guerre.
Elle va être pérennisée sous la IVe République par la loi du 24 mai 1950 de l’ancien président de la République, Vincent Auriol, qui assure que « chaque année, la République française rend officiellement hommage aux mères, au cours d’une journée consacrée à la célébration de la fête des Mères ».
Ainsi si la fête des Mères est célébrée dans de nombreux pays du monde, comme nous l’indiquions plus haut, les dates varient. Dans beaucoup d’endroits, elle est fêtée le deuxième dimanche de mai, comme en Allemagne, en Australie, au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Italie ou encore au Japon.
Pour de nombreux pays du Golfe persique et aux alentours, comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Qatar, la Jordanie, le Liban, les Émirats arabes unis, celle-ci est célébrée à l’équinoxe de printemps, le 21 mars. Elle tombe le 1er dimanche de mai au Portugal et le troisième dimanche d’octobre en Argentine.