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  • Les dépôts à vue au plus haut historique à 1 106 milliards d’euros

    Les dépôts à vue au plus haut historique à 1 106 milliards d’euros

    Ménages et entreprises continuent de gonfler leurs comptes courants : les dépôts à vue ont augmenté de 10,4 % en juillet en France sur un an, et ce malgré des taux de rémunération réels négatifs.

    Les taux bas ne dissuadent pas les ménages ni les entreprises de mettre de l’argent de côté, au contraire. Les dépôts à vue, autrement dit les liquidités laissées sur les comptes courants, ce qui ne comprend pas les comptes sur livret ou les dépôts à terme, ont en effet encore augmenté le mois dernier pour atteindre 1 106 milliards d’euros. En juillet, ces dépôts « continuent de croître à un rythme soutenu (+10,4 % après +10,7 % [en juin]) » soulignent les experts de la Banque de France dans une note publiée ce jeudi 29 août. Déjà, à fin décembre 2018, les dépôts à vue avaient atteint « un plus haut niveau historique en France », à 1 017 milliards d’euros, soit « environ la moitié du PIB en 2018 ».

    La croissance de 8,5 % enregistrée l’an dernier était certes plus faible qu’en 2017, mais plus soutenue qu’en moyenne dans la zone euro (+6,9 %). Les dépôts à vue français représentaient plus de 14 % de ceux de la zone euro, un poids inférieur à celui de la France dans le PIB de la zone euro (19,2 % selon Eurostat).

    L’épargne des ménages pèse un peu moins de la moitié de ce total.

    « Depuis 2015, les sociétés non financières françaises sont à l’origine de 53 % des dépôts à vue, les ménages en représentant 42 % », relèvent Youssef Mouheb et Guillaume Cousin, de la direction des statistiques monétaires et financières de la Banque de France, dans une note détaillée sur l’évolution de la monnaie et du crédit en 2018 également publiée ce jeudi.

    Le solde concerne essentiellement les assurances.

    [Dépôts à vue en France, en milliards d’euros par contreparties. Crédit : Banque de France]

    Taux de rémunération réels négatifs

    Ce record a été atteint « malgré des taux de rémunération réels négatifs », pointent ces experts. Retraitée de l’inflation, la rémunération réelle des dépôts à vue est négative depuis 2017, de façon convergente entre pays européens : en France, elle était en moyenne de -1,7 % pour les entreprises (non financières) et de -1,2 % pour les ménages l’an dernier. Autrement dit, les unes et les autres perdent de l’argent en laissant dormir leur épargne.

    De leur côté, les banques européennes subissent un taux négatif de 0,40 % depuis 2016 sur les liquidités excédentaires qu’elles laissent en sécurité au jour le jour dans les coffres de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui leur a coûté plus de 7 milliards d’euros l’an dernier. Un effet secondaire que l’institution de Francfort envisage de compenser partiellement.

    Même si la tendance était à la remontée des taux en fin d’année, la perspective est désormais plutôt à la baisse des taux d’intérêt, du fait de la faible inflation, comme l’a dit clairement la BCE fin juillet. Une action est même attendue dès septembre.

    [Crédit : Banque de France]

    En France, les comptes courants rémunérés sont peu répandus et même de plus en plus rares, dans ce contexte de politique monétaire aux taux durablement bas ; la Macif propose par exemple un taux de 0,20 %, plafonné à un encours de 5 000 euros, pour son compte Bleu Anis.

    Selon la Banque de France, les taux moyens de rémunération des encours des dépôts bancaires des comptes à vue étaient de 0,03 % en juin 2019, quand ceux des comptes à terme se situent entre 0,77 % et 1,43 %. Les banques françaises ne prélèvent pas non plus de commissions sur les dépôts des particuliers, comme ont pu commencer à l’annoncer certaines banques au Danemark, en Allemagne ou en Suisse.

    Les dépôts à vue, 1er produit d’épargne des ménages

    Selon une étude du groupe BPCE (Banque Populaire Caisses d’Epargne) publiée en avril, l’encours des dépôts à vue des Français a atteint un record depuis 2009 à 422 milliards d’euros l’an dernier. Les ménages ont laissé dormir plus d’argent sur leurs comptes qu’ils n’en ont viré sur leurs livrets (A ou LDDS).

    « Après une collecte de plus de 33 milliards d’euros en 2017 et 2018, les dépôts à vue devraient croître de 38,2 milliards d’euros cette année et de 30 milliards d’euros l’an prochain. Un niveau inédit », prédit Éric Buffandeau, le directeur adjoint des études chez BPCE, dans une note de juillet.

    Il relève que les ménages ont laissé s’accumuler « près de 15 milliards d’euros » sur leurs comptes depuis le début de l’année 2019, « ce qui fait des dépôts à vue le premier produit d’épargne des Français. »

    Les raisons de ces arbitrages financiers seraient « un environnement de taux d’intérêt négatifs, une faible inflation et une perception d’un marché boursier de plus en plus sophistiqué et professionnalisé qui les dissuadent de chercher des placements légèrement mieux rémunérés. Ce qui conduit à une forme d’attentisme », selon Éric Buffandeau. Les mesures d’amélioration du pouvoir d’achat, comme les « primes Macron », ont également pu soutenir ce regain d’épargne.

    Les Français ont également continué à alimenter leurs contrats d’assurance vie : selon les chiffres publiés ce jeudi par la Fédération française de l’assurance (FFA), ils ont placé 16,7 milliards d’euros depuis le début de l’année, à fin juillet, en net (contre 14,2 milliards un an plus tôt), avec une collecte nette positive pour le septième mois consécutif (1,6 milliard d’euros).

    Les comptes sur livrets sont aussi à la hausse, malgré un ralentissement (+4,6 % en juillet), selon la Banque de France. Du côté du Livret A, la collecte nette s’est élevée à 13 milliards d’euros entre janvier et fin juillet selon la Caisse des Dépôts, contre 10 milliards l’année passée à la même période. Les livrets de développement durable et solidaire ont récolté 3,26 milliards (contre 1,89 milliard). Rémunérés à 0,75 %, les livrets A et LDDS présentent eux aussi un taux de rémunération réel négatif, retraité de l’inflation (-0,2 % et +1,1 % en juillet sur un an selon l’Insee). Le taux d’épargne des ménages français était de14,2 % selon l’Insee en 2018, en légère hausse (13,9 % du revenu disponible brut en 2017).

  • Les profs sont-ils si mal payés en France ? Petit tour d’Europe

    Les profs sont-ils si mal payés en France ? Petit tour d’Europe

    Le ministre de l’Éducation a annoncé que les rémunérations annuelles des enseignants seraient augmentées en 2020. La question salariale est une revendication de longue date chez les professeurs, qui s’estiment mal payés par rapport à nos voisins européen.

    « Une société qui estime ses enseignants est une société qui va bien ». C’est le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer qui le dit. Parmi les sources de mal-être des enseignants en France, la question des rémunérations est un sujet récurrent. Souvent, les professeurs s’estiment mal payés par rapport à leur niveau d’étude, leur responsabilité et leur charge de travail. Jean-Michel Blanquer a annoncé mardi 27 août une augmentation de 300 € en moyenne pour les enseignants à l’horizon 2020. Quel sera l’impact de cette hausse ?

    La comparaison avec d’autres pays ou d’autres secteurs n’est pas si simple, car il y a de nombreux cas de figure. Un jeune professeur des écoles en début de carrière gagnera beaucoup moins qu’une professeure agrégée en lycée. À la forte variabilité en fonction de l’expérience et du domaine d’enseignement s’ajoutent de nombreux systèmes de primes : supplément familial de traitement, heures supplémentaires, prime de réseau d’éducation prioritaire… Tous ces facteurs rendent difficile d’établir un salaire moyen des enseignants.

    Il faut aussi garder à l’esprit que d’un pays à l’autre la balance varie entre niveaux de revenus et les différents impôts et charges.

    8e de la zone Euro

    Pour pouvoir établir une comparaison avec les voisins européens de la zone euro, nous avons choisi de retenir pour chaque pays le salaire annuel brut d’un enseignant du secteur public, au collège et en début de carrière. Les chiffres présentés ici par Statista proviennent de l’OCDE :

    Les enseignants de sept pays de la zone euro gagnent donc plus que les enseignants français, qui touchent 27 436 € annuels brut, selon les chiffres 2017 de l’OCDE. Cela correspond à un salaire très proche du salaire médian en France dans le secteur privé. Les 300 € d’augmentation moyenne promis par Jean-Michel Blanquer pour 2020 éviteront de se faire dépasser par l’Italie, mais ne permettront pas de rattraper le Portugal.

    C’est au Luxembourg que les professeurs ont la meilleure rémunération : de 70 399 € en début de carrière à plus de 120 000 € annuels en fin de carrière. C’est quatre fois plus qu’en Grèce, où un enseignant débutait en 2017 à 17 145 €.

    Cette hiérarchie entre les pays évolue peu au fil des carrières. Vous pouvez consulter sur le tableau ci-dessous les variations de rémunération pour un professeur de collège selon l’expérience dans les 27 pays de l’Union européenne :

    Après un mois de juin agité et un baccalauréat 2019 chahuté, la rentrée scolaire s’annonce également houleuse. Des préavis de grève sont déjà déposés, notamment contre la réforme du bac. La question des rémunérations sera également centrale.

  • Villeurbanne : La piste de l’attentât réfutée, l’auteur mise en examen pour assassinats / Vidéo

    Villeurbanne : La piste de l’attentât réfutée, l’auteur mise en examen pour assassinats / Vidéo

    Un jeune homme armé d’un couteau et d’une fourchette de barbecue s’en est pris aux badauds à une sortie de métro, à Villeurbanne, une commune jouxtant Lyon, blessant mortellement un jeune de 19 ans et blessant huit autres personnes, dont trois se trouvaient entre la vie et la mort dans la soirée.

    L’auteur présumé de cette attaque aux couteaux, dont les motifs sont encore inexpliqués, a été arrêté et placé en garde à vue pour «assassinat et tentative d’assassinats», a indiqué à l’AFP le parquet de Lyon. Selon une source policière, il s’agit d’un Afghan demandeur d’asile de 33 ans, inconnu des services de police et de renseignement.

    La police judiciaire, chargée de l’enquête, fait face à un individu qui «n’est pas très prolixe» et qui a changé trois fois de versions dans les premières minutes de sa garde à vue samedi, selon une source policière.

    Sur l’esplanade de la sortie du métro Laurent Bonnevay de Villeurbanne, où ce demandeur d’asile s’est attaqué à l’aveugle à des passants samedi, le cordon de sécurité a été levé et calme était revenu dimanche matin, a constaté l’AFP.

    Vers 16H30 samedi, le suspect armé d’un couteau et d’une fourche de barbecue « s’est mis à mettre des coups de couteau dans tous les sens » devant un arrêt du bus, selon le témoignage d’une jeune fille au débardeur taché de sang, interrogée par l’AFP peu après les faits.

    Il a tué un jeune homme de 19 ans, blessé huit personnes dont trois demeuraient en urgence vitale absolue. Et c’est grâce à l’intervention des passants et des agents TCL (les transports en commun lyonnais) qu’il a pu être appréhendé.

    Le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret a salué le « courage » de ces « gens qui ont quand même pris leurs responsabilités ».

    A droite et à l’extrême-droite, la nationalité de l’auteur présumé n’a pas manqué de faire réagir. « La naïveté et le laxisme de notre politique migratoire menacent gravement la sécurité des Français! », a écrit la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter.

    « Il y en a assez de faire preuve de mansuétude avec des +fous+ qui ressemblent quand même beaucoup à des terroristes. Que la France demande à la justice afghane de régler elle-même le cas de son ressortissant! », estimait pour sa part Julien Aubert, candidat à la présidence de Les Républicains.

    « Les informations qu’on a à ce stade montreraient que c’est plutôt un acte isolé d’une personne qui était en recherche d’asile, venant d’un pays très éloigné de la France, l’Afghanistan, peut-être qui a vécu des choses terribles sur son voyage ou là-bas, et qui n’a peut-être pas supporté beaucoup de choses et qui rentre dans une crise de démence », a avancé Bruno Bonnell, député LREM du Rhône sur LCI.

    Dans cette vidéo publiée sur les réseaux sociaux et diffusée par de nombreuses chaînes de TV, on voit un homme à la peau mate, barbe noire courte, bien taillée, sweet capuche noir et baskets rouges avec une lame et une petite fourche dans une main discutant avec des hommes, avant de jeter ses armes puis s’accroupir à la sortie d’un ascenseur du métro.

  • Quels événements culturels dans le monde ces prochaines semaines?

    Quels événements culturels dans le monde ces prochaines semaines?

    C’est bientôt la rentrée ! Les plus de 2 millions de Français de l’étranger retournent tranquillement dans leur terre d’expatriation après des vacances méritées, parfois passées dans l’Hexagone.

    Que faire de retour ? Tour d’horizon de quelques évènements.

    Expositions, festivals et compétitions sportives

    A New-York, la ville qui ne dort jamais, il se passe toujours quelque chose. Notons deux exemples parmi de nombreux autres, le MET, célébrissime musée de Manhattan, une exposition reviendra sur la mission Apollo et sa seule muse, la Lune, et ce jusqu’au 22 septembre.

    L’US Open, jusqu’au 8 septembre

    Autre événement, l’US Open. L’un des 4 tournois du grand chelem avec Roland Garros, Wimbledon et l’Open d’Australie est en cours avec les finales féminine et masculine qui auront lieu les 7 et 8 septembre prochains.

    Toujours en Amérique du nord, à Montréal à Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire une exposition est organisée sur le thème de la cuisine française! Une bonne manière pour les Français de Montréal de garder attache avec la France!

    Iron Maiden en tournée à travers le continent américain

    Beaucoup plus au sud, 800 000 personnes sont attendues à Rio pour la biennale du livre. Le plus grand événement de ce genre de toute l’Amérique du Sud.

    Iron Maiden en grande tournée

    Les fans de heavy metal résidant dans les deux amériques pourront acclamer le groupe Iron Maiden qui y effectue une immense tournée. Les Britanniques seront notamment le 13 septembre à Las Vegas et le lendemain à Los Angeles, les 27, 29 et 30 septembre à Mexico, le 4 octobre à Rio, le 12 à Buenos Aires et les 14 et 15 octobre à Santiago!

    Festivals et expositions en Europe

    Le 15ème festival des lumières de Berlin aura lieu du 11 au 20 octobre 2019. L’occasion de revoir la capitale allemande sous de nouveaux feux, et de redécouvrir ses plus grands monuments comme la porte de Brandebourg, le Bundestag et la Cathédrale.

    Dans un tout autre genre, le British Museum de Londres prépare une exposition qui s’annonce passionnante sur la façon dont l’art islamique a influencé l’occident. Elle se tiendra du 10 octobre au 26 janvier prochain.

    La 76ème Mostra est en cours à Venise

    En périphérie de Lisbonne se déroulera du 12 au 15 septembre le comic-con. Ce type d’événements, né aux Etats-Unis, célèbre la culture geek, la bande dessinée et les films de type avengers. A Venise, la 76ème Mostra se déroule jusqu’au 7 septembre. Parmi les films sélectionnés, citons « J’accuse » de Roman Polanski qui reprend l’affaire Dreyfus.

    La musique du monde célébrée à Shanghai

    La ville-monde Shanghai, forcément, célèbre pour sa part la musique du monde à travers un grand festival annuel qui aura lieu en 2019. Des artistes du monde entier se retrouveront durant le mois de septembre.

    Le Musée National d’Art Moderne de Tokyo organise, pour sa part et jusqu’au 6 octobre, une exposition consacrée à Takahata Isao, légende de l’animation avec notamment le dessin animé Heidi.

    Plus au sud et durant tout le mois de septembre aura lieu le festival alternatif Fringe de Sydney. Parmi les événements, le meilleur de la comédie britannique.

    Le reggae célébré à Abidjan

    L’Institut Français d’Abidjan co-organise le 6 septembre prochain un concert du chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly. Habitué des festivals en France comme la fête de l’humanité et les francofolies de la Rochelle, il se produira au sein de l’Institut Français à partir de 20 heures.

    Enfin, la 14ème édition du salon international de l’agriculture aura pour sa part lieu du 24 au 29 septembre à Tunis.

    Une multitude d’activités partout dans le monde et de tous ordres. Impossible de prétendre ne rien avoir à faire!

  • Finissions l’été avec d’épatants expats #8 les Bonaparte d’Amérique

    La famille Bonaparte a fourni à la France une série de personnages atypiques. Napoléon bien sûr, légende française qui bâtit un empire avant de chuter à deux reprises et de finir en exil à St Hélène. Napoléon III également, dont le Second Empire permit à la France d’amorcer sa modernisation avec la révolution industrielle.

    L’Aiglon, fils du premier, qui connut un destin tragique et finit par mourir, à 21 ans, dans la Vienne impériale qui chercha à effacer l’héritage de son illustre paternel.

    De l’Empire au FBI

    Charles Joseph Bonaparte, fondateur du FBI

    Une branche, étonnante, est également à mettre en avant, les Bonaparte qui vécurent aux Etats-Unis. Le premier fut Jérôme, le plus jeune de la fratrie de 7 enfants qui compte aussi Napoléon. Il s’y mariera, à 19 ans en 1803, à Baltimore sur la côte est. Le mariage sera annulé mais sa furtive épouse, Elisabeth « Betsy » Patterson, donnera tout de même naissance à leur fils Jérôme Napoléon Bonaparte, dit « Bo ».
    L’un des fils de « Bo », Charles Joseph Bonaparte, restera dans l’histoire comme le fondateur du Bureau of investigations, depuis devenu le légendaire et tentaculaire FBI. Par ailleurs homme politique, membre du parti républicain, Charles Joseph Bonaparte fut également secrétaire à la marine et procureur général des Etats-Unis sous Théodore Roosevelt.
    Le FBI qu’il fonda en 1908 compte aujourd’hui plus de 35 000 agents et près de 9 milliards de dollars de budget annuel.

    Joseph Bonaparte, mondain de New-York et du New-Jersey

    Joseph Bonaparte

    Autre exemple, Joseph Bonaparte. Parti en exil avec New-York en 1815 avec une fortune rapatriée de Suisse, il mena grand train dans sa propriété du New-Jersey, conviant toute la bonne société de cette nouvelle nation alors en plein développement.
    La famille passera plusieurs années entre l’Europe et l’Amérique avant de quitter cette dernière.
    Un autre Bonaparte fera une incursion pendant quelques mois aux Etats-Unis en 1837, Louis Napoléon, futur empereur.
    De nos jours, la présence d’héritiers de la famille aux Etats-Unis n’est pas avérée. Le souvenir semble être largement éteint mais le FBI, tous les jours et dans les 50 Etats, joue plus que jamais un rôle crucial.

  • Méditerranée, la mal aimée du G7

    Avez-vous entendu l’appel de la forêt et des océans ? Emmanuel Macron l’a renvoyé en écho aux membres du G7. Il a menacé de rejeter le traité UE-Mercosur -un excellent traité pourtant – si le misérable Bolsonaro ne faisait rien contre les feux de forêt. L’appel pourrait attirer l’or : un fonds international pour sauver l’Amazonie. 25 millions d’euros, une aumône, remercie Morales le bolivien qui laisse aussi brûler la forêt.

    « Le Sommet des Deux rives a fait pschitt. »

    Il y a pire que le feu, il y a l’eau : l’eau tranquille, belle, lumineuse, irréelle qui s’empoisonne dans l’indifférence des sommets. L’Amazonie, soit. La France sait faire la leçon. C’est même une spécialité. Et la Méditerranée ? France a-t-elle une politique en Méditerranée, autre que celle du bouchon flottant au fil de l’eau?

    23/24 juin 2019, Marseille accueille les délégations des dix pays riverains de la Méditerranée Occidentale : Maurétanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie, Malte, Italie, France, Espagne, Portugal. Résultat : « Le Sommet des Deux rives a fait pschitt. » titre un hebdomadaire étranger, l’un des rares à en avoir parlé. Misère politique de la Méditerranée.

    Et pourtant : Le détroit de Gibraltar a remplacé celui de Sicile comme entrée de l’Europe pour les migrants. La moitié de la jeunesse marocaine souhaite partir. L’Algérie marche sur le vide. La Tunisie bégaie sa démocratie, coupée de sa voisine, une Lybie toujours en guerre. Espagne, Portugal, France, Italie représentent toujours l’Europe des déficits budgétaires, des dettes et du chômage, que l’Europe du nord regarde de haut. Quant à la Méditerranée elle-même, ceux qui en fréquentent les bords y rencontrent plus de plastiques que de poissons. On meurt en Méditerranée, la Méditerranée se meurt, et puis ?

    24/26 août 2019, Biarritz accueille les dirigeants du G7. Les thèmes proposés par la France sont ceux de l’air du temps : Lutte contre les inégalités, égalité Hommes-femmes, lutte contre le réchauffement climatique. Les vrais débats portent sur le protectionnisme. On parle du détroit d’Ormuz, où se croisent et se recroisent les drones et le cours du pétrole, tous vus sur des écrans et corrigés par des algorithmes dont on craint qu’ils ne déclenchent un krach ou un missile.

    On parle aussi Hong Kong et Mer de Chine : guerre des changes, guerre des monnaies, guerre commerciale, guerre tout court, entre deux vins français que Trump menace de taxer. Syrie, Yémen, Ukraine sont aussi au menu. Macron reçoit Poutine, il aurait pu inviter le Brésil, il invite l’Inde, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du sud, l’Egypte, acteurs du « Partenariat pour l’Afrique » : 2.5 milliards d’habitants en 2050, une croissance démographique toujours supérieure au taux de croissance, sans compter le terrorisme, les razzias, les guerres tribales, religieuses, civiles, les guerres du pétrole, du diamant, de l’or, des minerais.

    L’Afrique n’a-telle pas une rive nord ? Ne sont-ils pas maliens ou soudanais, les corps de ceux que l’on retrouve en Méditerranée ? Pense-t-on établir un partenariat avec l’Afrique sans les pays de la Méditerranée ? Le Sénégal et le Maroc ne le croient pas. Quand un tanker iranien veut livrer du pétrole à la Syrie, il est arrêté par les Britanniques à Gibraltar. La Méditerranée est au centre du monde.

    Vous parlez protectionnisme ? Par les anciennes colonnes d’Hercule passe 30% du commerce mondial. La Chine investit au Pirée, au Maroc, en Algérie. Le premier port d’Afrique est en Méditerranée, à Tanger, comme la plus grande usine de construction automobile.

    Voulez vous parler écologie ? Personne ne sait si les conférences et subventions diverses feront baisser d’un demi centigrade la température de la planète. Tous savent, même les Indiens qui nous renvoient nos plastiques et nos déchets, que la Méditerranée se meurt.

    Vous voulez parler terrorisme ? Au Sahel, où sont installées depuis plus de dix ans les principales forces françaises, les groupes se nourrissent des trafics de drogue, d’armes, d’otages, de migrants, qui débouchent en Méditerranée. Pense-t-on lutter contre le terrorisme en ignorant ses ports?

    Vous voulez parler d’immigration ? Nulle part il n’y a de mur aussi mortifère que la Méditerranée. D’égalité hommes femmes ? Où se baigne-t-on en Burkini ? Où y a-t-il encore des mariages forcés mais aussi des jeunes femmes qui manifestent dans la rue ?

    Où est le plan d’investissement promis à la jeune démocratie tunisienne, désertée par les touristes ? La jeunesse algérienne aurait-elle pu entendre un mot du G7 pour savoir que l’Algérie n’est pas seule ?

    Les uns prophétisent la grande crise qui ne manquera pas de venir, soit à cause de la guerre commerciale avec la Chine, soit à cause des taux d’intérêt, de l’Iran, de Hong Kong, des dettes. Chacun essaie de deviner quelle sera l’étincelle qui enflammera le monde. Personne ne voit l’incendie qui brûle déjà à nos portes. Si les mille drames, les mille guerres de Méditerranée se coagulent, la planète basculera.

    Dans les dizaines de documents du G7, jamais le mot « Méditerranée » n’apparait. On ne nomme pas ce qu’on ignore. Etrange de constater que la France s’ignore elle-même à ce point.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de France

    Président de la société éditrice du site lesfrancais.press

  • Jean-Yves Le Drian annonce de nouveaux moyens pour l’enseignement français à l’étranger

    « Comment transformer le désir de France que l’on constate en avantage compétitif? ». Le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé lors de la XXVIIème conférence aux ambassadeurs des moyens renforcés pour l’enseignement français à l’étranger.

    Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian

    Pour le Ministre, « l’enseignement français à l’étranger est au coeur de notre politique d’influence ». M. Le Drian a confirmé l’ambition présidentielle de doubler le nombre d’élèves dans les établissements français hors de France d’ici 2030 et le porter à 700 000 personnes.

    3 mesures pour soutenir l’enseignement français à l’étranger

    Le ministre, qui a travaillé de concert avec le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer et qui fera des annonces détaillées avec le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne dans les prochains jours, a fait 3 annonces précises:

    Un élargissement des partenariats au delà des cercles actuellement homologués. L’objectif est de mobiliser des investisseurs et associations. C’est donc un grand oui au développement du secteur privé dans l’enseignement français de l’étranger. Cela va dans le sens de l’opinion de nombreux acteurs de la majorité présidentielle. En effet, le réseau actuel est dominé par l’AEFE, agence publique, mais voit de nombreux nouveaux acteurs sur le marché comm Odyssey. Les procédures d’homologation seront, annonce le ministre, simplifiées

    Le Grand Lycée Franco-Libanais de Beyrouth

    Une augmentation du nombre de professeurs détachés, 1000 nouveaux postes étant crées avec en complément des recrutements locaux. Le ministre cite les exemples d’établissements au Liban et au Maroc

    25 millions d’Euros de subventions supplémentaires dès 2020 pour l’AEFE et son réseau de 600 lycées. Les coûts de scolarité, en forte hausse ces dernières années, reviendront au niveau de 2016 promet par ailleurs le ministre

    De nouveaux campus universitaires

    Dernière annonce sur ce thème, la création de nouveaux campus universitaires à Dakar, en Côte d’Ivoire et à Tunis. Un programme ambitieux donc et ce alors que l’enseignement français à l’étranger a souvent été vu comme une variable d’ajustement des politiques budgétaires.

  • Réforme des institutions: les français de l’étranger, citoyens de seconde zone ?

    La ministre de la justice a présenté lors du Conseil des Ministres de mercredi 28 août plusieurs projets de loi  portant sur la réforme des institutions et notamment du Parlement.

    Parmi ces éléments, un projet de loi organique portant sur la réduction de 25% du nombre de parlementaires. Le nombre de députés passerait ainsi de 577 à 433 et le nombre de sénateurs de 348 à 261. Autre aspect de la réforme, les parlementaires, les présidents d’exécutifs locaux et les maires des communes de plus de 9 000 habitants ne pourront plus se faire élire dans le même fauteuil plus de trois fois d’affilée. La France est souvent vu par ses citoyens comme un pays qui compte trop d’élus. Rappelons cependant quelques faits: avec un nombre d’habitants significativement identique voir inférieur, le Royaume-Uni compte 650 membres de la chambre des communes et 781 membres de la chambre des Lords, le Sénat italien a 320 membres et la chambre des députés a quant à elle 630 membres.

     

    La ministre a indiqué que le principe d’1 député par département au minimum serait maintenu. Cela pourrait entrainer une inégalité entre les citoyens. La Lozère compte 80 000 habitants. Les Français de l’étranger sont plus de 2 millions. Si le nombre de députés est réduit à 9, 7 ou 5, comment ne pas penser que les Français de l’étranger sont des citoyens considérés comme de seconde zone ?

    Les élus français de l’étranger sur la sellette?

    Les élus des Français établis hors de France pourraient pâtir de cette réforme. Il est envisagé de passer à une circonscription unique, entièrement à la proportionnelle et avec un nombre réduit de parlementaires. Rappelons que nous disposons actuellement de 11 députés et de 12 sénateurs.

    Toute une série de questions sont posées par ce projet de réforme :

    -les élus des Français de l’étranger seront-ils au fait des problématiques locales si ils représentent une circonscription qui englobe le monde entier ?

    -cela ne risque-t-il pas de favoriser l’abstention et ce alors que le taux de participation est déjà très faible ?

    -la proportionnelle ne risque-t-elle pas de favoriser des parachutages de personnes totalement étrangères à la situation des Français hors de France ?

    Une réforme encore semée d’embûches

    Le projet de loi n’est cependant pas exempt d’un chemin d’embûches. Une loi organique répond à des conditions de validation strictes :

    -l’Assemblée nationale ne peut avoir le dernier mot qu’à la majorité absolue de ses membres, alors que la majorité simple est suffisante pour les lois ordinaires

    -l’accord du Sénat est nécessaire pour l’adoption des lois organiques qui lui sont relatives

    -le contrôle de la conformité de la loi à la Constitution par le Conseil constitutionnel est obligatoire

    Les 9 sages du Conseil Constitutionnel doivent valider la réforme

    L’obstacle de l’Assemblée nationale devrait être facilement passé, tant la majorité présidentielle y est majoritaire. En revanche, au Sénat, dominé par la droite, l’idée de se voir amputé d’une partie de ses troupes ne risque pas de faire beaucoup d’heureux. D’autant plus que se pose une question technique : le Sénat est renouvelé en 2 fois tous les 3 ans, la réforme sera-t-elle d’application avant le prochain renouvellement de l’automne 2020 ? Entrainant une inégalité entre les deux tranches de la Chambre haute ?

    Dernier obstacle, le Conseil Constitutionnel. La ministre a indiqué que le principe d’1 député par département au minimum serait maintenu. Cela pourrait entrainer une inégalité entre les citoyens. La Lozère compte 80 000 habitants. Les Français de l’étranger sont plus de 2 millions. Si le nombre de députés est réduit à 9, 7 ou 5, comment ne pas penser que les Français de l’étranger sont des citoyens considérés comme de seconde zone ?

  • Brexit : le gouvernement prévoit de suspendre le Parlement jusqu’au 14 octobre

    Le gouvernement britannique prévoit de suspendre le Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines avant la date prévue du Brexit, selon la BBC et Sky News. Ce qui pourrait empêcher les députés de s’opposer à une sortie sans accord de l’Union européenne.

    La livre sterling a chuté d’environ 1 % face à l’euro et au dollar à la suite de cette information, qui renforce l’hypothèse d’un Brexit dur.

    La rentrée parlementaire est prévue mardi. Les députés ne siègeraient que quelques jours avant une suspension le 10 septembre jusqu’au 14 octobre, selon Sky News et la BBC. La session parlementaire reprendrait alors avec le traditionnel discours de la Reine, dans laquelle elle expose le programme de son gouvernement.

    Cela rendrait improbable que les députés opposés à une sortie sans accord de l’Union européenne puissent faire voter des lois pour empêcher un Brexit sans accord le 31 octobre.

    Le Premier ministre Boris Johnson s’est dit prêt à quitter l’UE « coûte que coûte » à cette date, même sans accord de sortie.

    Le Parlement britannique est traditionnellement suspendu plusieurs semaines en septembre en raison des conférences annuelles des partis politiques mais une possible extension de cette suspension jusqu’à la mi-octobre a provoqué des réactions outragées de l’opposition, qui a dénoncé une manœuvre « antidémocratique ».

    « Cette action est un affront particulièrement scandaleux à notre démocratie. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a tweeté Tom Watson, chef adjoint du Labour, principal parti d’opposition, tandis que la cheffe du groupe des Indépendants, et ancienne députée conservatrice, Anna Soubry a jugé que la démocratie était « menacée par un Premier ministre impitoyable ».

    « Il semble donc que Boris Johnson soit sur le point de fermer le Parlement pour imposer un Brexit sans accord. À moins que les députés ne s’unissent pour l’en empêcher la semaine prochaine, aujourd’hui entrera dans l’histoire comme une sombre journée pour la démocratie britannique », a réagi sur Twitter la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

  • Sylvie Goulard, une europhile chevronnée candidate pour le poste de commissaire française

    La France a proposé l’ex-eurodéputée centriste au poste de commissaire pour la France. Calée sur les questions européennes, elle avait largement aidé Emmanuel Macron à développer ses contacts européens durant la campagne présidentielle de 2017.

    Deux jours après la date limite proposée par le Conseil européen, l’Elysée a finalement proposé le nom de Sylvie Goulard pour occuper le poste de commissaire qui sera dévolu à la France dans l’équipe d’Ursula von der Leyen.

    Agée de 54 ans, cette spécialiste des questions économiques, qui avait fait ses armes au cabinet de Romano Prodi pourrait prétendre au portefeuille d’une éventuelle nouvelle direction générale de la Commission européenne : celle de la défense. Elle avait été nommé ministre de la défense en 2017, lors de la formation du premier gouvernement d’Edouard Philippe, avant de démissionner rapidement. Enarque et diplômée d’HEC, elle avait auparavant surtout développé des compétences sur les questions économiques et sociales notamment en tant qu’eurodéputée.

    Depuis début 2018, elle était en poste à la Banque de France, au titre de sous-gouverneure en charge des questions internationales notamment, un poste auquel elle s’est consacré « très sérieusement, c’est une bosseuse » selon un de ses collaborateurs.

    C’est aussi la réputation qu’elle avait en tant que membre de la toute puissante commission parlementaire des affaires économiques au Parlement européen, où elle avait creusé les sujets de l’union bancaire et du pacte de stabilité.

    Elle s’est aussi dédiée à la commission de la pauvreté et des inégalités, au sein de l’intergroupe de lutte contre la pauvreté, une cause qu’elle estimait fondamentale.

    Elle avait aussi largement milité pour la cause des femmes, se présentant pour présider le Parlement européen à mi-mandat, en 2016, notamment pour mettre en valeur l’absence de femmes à ce poste.  Comme elle le soulignait en 2014 sur Euractiv, « on ne peut pas avoir une Commission de vieux messieurs blancs ! » . Une position devenue la norme en 2019, mais qui ne l’était pas il y a 5 ans.

    En 2018, lors de la journée de la femme, elle expliquait l’urgence de lutter contre les abus de pouvoir en général.

    « Il y a des abus sexuels parce que le pouvoir est détenu par un certain type d’hommes. Le système d’accession au pouvoir favorise ceux qui jouent le jeu de la domination : cela peut décourager les femmes – comme les hommes qui refusent ces pratiques. C’est ce qu’il faut faire cesser : les abus de pouvoir en général, la domination qui ne laisse pas de place aux autres. »

    Si sur les questions techniques l’audition au Parlement européen ne devrait pas poser problème à cette spécialiste de l’Union européenne, l’affaire judiciaire qui l’avait empêché de rester à son poste de ministre de la défense devrait en revanche ressurgir.

    Avec une autre eurodéputée centriste, Marielle de Sarnez, et François Bayrou, elle avait en effet été mise en cause par l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, concernant des soupçons d’emploi fictif au Parlement européen. C’est cette enquête qui l’avait poussée à la démission du ministère de la défense, ce qui avait ensuite entraîné le départ de Marielle de Sarnez et François Bayrou du gouvernement.

    Selon nos informations, le contenu des auditions des différents assistants parlementaires entendus par le service de police contiendrait des éléments plus gênants pour les autres membres du Modem que pour la candidate à la Commission européenne. Le fait que le dossier ait peu avancé en deux ans plaide aussi en sa faveur. En 2017, elle avait expliqué sa démission au JDD pour des motifs éthiques :  « Vous imaginez un acte judiciaire me concernant en pleine opération militaire ou terroriste? J’ai estimé que ce n’était pas possible ».

    Sitôt nommée, la candidate a été à la fois saluée par certains comme Jean Arthuis ou Pascal Canfin, ou encore Alexander Stubb, le finlandais qui fut candidat malheureux à la tête du parti populaire européen.

    Alexander Stub

    Great news for Europe! @GoulardSylvie nominated as France’s candidate for Commissioner. I have known her since we shared offices in the Commission 2001-2003. Brilliant mind, pro-European and fluent German, English and Italian. Will be one of the most influential Commssioners. ?

    Mais pour la délégation des eurodéputés socialistes, Sylvie Goulard a participé au paquet règlementaire du pacte de stabilité ou « six pack », qui est « co-responsable de la situation économique dans laquelle nous nous trouvons, car il impose toujours plus d’austérité. Cet ensemble de textes a étouffé la croissance, détruit des emplois et empêché une véritable reprise de l’activité économique. «
    L’extrême-droite a aussi rapidement dénoncé, dans la bouche de Florian Philippot, le côté européiste de Sylvie Goulard, tandis que Yannick Jadot condamnait sur RMC le fait « qu’on accepte au niveau européen ce qu’on accepte pas en France », faisant référence aux poursuites judiciaires de la candidate.