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  • Ukraine, une économie en mouvement

    Ukraine, une économie en mouvement

    En Ukraine, la guerre avec la Russie a obligé les entreprises à s’adapter. Celles-ci ont été confrontées à des pénuries de main-d’œuvre avec la mobilisation des jeunes hommes et l’émigration d’une partie de la population. Plus de 6 millions de réfugiés ukrainiens se sont installés dans des pays européens. 1,8 million en Pologne, 1,1 million en Allemagne, 615 000 en République tchèque, 213 000 en Espagne, 196 000 en Italie et 107 000 en France).

    Les entreprises ukrainiennes ont également dû faire face aux coupures énergétiques, à la désorganisation des transports et aux opérations militaires. Dans les exploitations agricoles, à proximité du front, les retraités ont repris du service et ont travaillé avec des gilets pare-balles, un fusil automatique à leur côté. Faute de pouvoir écouler le lait, les fermiers ont produit des fromages, plus faciles à conserver et à distribuer. Avec la diminution du nombre de clients, les prix des produits agricoles ont eu tendance à baisser.

    En Ukraine, des taux d’intérêt à 13 % contre 20 % en Russie.  

    Dans son ensemble, l’économie ukrainienne s’est réinventée. Son poids s’est contracté de plus de 25 % par rapport à son niveau d’avant le début du conflit. Malgré tout, elle fait preuve d’une réelle capacité d’adaptation. La banque centrale ukrainienne prévoit une croissance du PIB de 4 % en 2024 et de 4,3 % en 2025. La monnaie est stable et les taux d’intérêt, à 13,5 %, restent proches de leur plus bas niveau depuis 30 mois. En Russie, les taux d’intérêt sont supérieurs à 20 % afin de lutter contre l’inflation et la dépréciation du rouble.

    La situation économique de l’Ukraine demeure précaire. Le pays dépend des aides des pays occidentaux et, en premier lieu, des États-Unis. Or, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier pourrait changer la donne. Depuis le déclenchement de la guerre, l’économie de l’Ukraine a connu trois phases. Lors de la première, au début de l’invasion russe et des combats, le gouvernement ukrainien a mené une politique d’urgence afin d’éviter un effondrement. Il devait réagir au blocage des ports de la mer Noire par la Russie, qui visait à empêcher toutes les exportations ukrainiennes. Celles-ci ont transité par la route ou les voies ferrées. La banque centrale a décidé de financer le déficit public provoqué par l’accroissement des dépenses militaires. Un contrôle strict des capitaux a été instauré. L’inflation a alors dépassé 20 % et le PIB s’est contracté de 33 %.

    La deuxième phase a commencé avec le recul des armées russes dans le sud du pays, à la mi-2022. Avec la restauration de la confiance, le PIB s’est stabilisé. Un accord négocié par l’ONU a permis à l’Ukraine d’expédier à nouveau des céréales par bateau. L’inflation s’est amoindrie. Début 2023, l’Ukraine a signé un accord avec le FMI pour faciliter le financement de son économie. La banque centrale a ainsi cessé de monétiser le déficit budgétaire. Avec la multiplication des aides internationales, les réserves de change se sont redressées, permettant un assouplissement du contrôle des capitaux.

    Protéger les centres de production des missiles russes.  

    Avec l’amélioration de la situation militaire et économique, le gouvernement et les entreprises ont mené des actions structurelles afin de protéger les centres de production des missiles russes. Des parcs industriels ont été construits dans des régions occidentales moins exposées. Les entreprises ont investi à l’étranger pour protéger leurs revenus contre la guerre. Dix pour cent des entreprises créées en 2023 en Pologne l’ont été par des Ukrainiens. Les expatriés ont également généré des revenus, dont une partie a été rapatriée en Ukraine.

    Le gouvernement ukrainien a été contraint d’installer le pays dans une économie de guerre pour une longue période. Les dépenses publiques ont fortement augmenté et représentent désormais les deux tiers du PIB, contre 41 % en 2021. La défense et la sécurité représentent à elles seules près de 30 % du PIB. Certaines entreprises publiques se sont réorganisées. En 2023, Naftogaz, une entreprise d’hydrocarbures ukrainienne, a nommé un conseil de surveillance composé d’administrateurs indépendants issus de grandes entreprises européennes. L’entreprise a affiché 79 milliards de hryvnias (2,4 milliards de dollars) de pertes en 2022. Mais a engrangé 24 milliards de hryvnias de bénéfices au premier semestre 2024, grâce à l’augmentation de la production de gaz et à ses investissements dans les énergies vertes.

    Les entreprises privées se sont également adaptées. Après la destruction de Marioupol, un port de la mer d’Azov, au printemps 2022, l’entrepreneur Vitalii Lopushanskyi a créé UADamage. U@ne société d’intelligence artificielle qui analyse les images satellites pour créer des cartes interactives présentant chaque bâtiment, route ou pont détruit. Il a depuis cartographié plus de 200 villes. Il a développé des solutions informatiques permettant aux drones de repérer les mines ou aux robots au sol de désactiver les bombes.

    L’Ukraine a réussi à rendre possible les exportations.

    En juillet 2023, la Russie a refusé de renouveler l’accord sur les céréales et leur exportation par la mer. L’Ukraine a réagi en ouvrant son propre corridor maritime, le sécurisant grâce à une remarquable campagne de dissuasion maritime par drones et missiles. La Russie n’a pas été capable d’empêcher ce corridor, du fait de la vulnérabilité de sa flotte et de la maîtrise imparfaite du ciel. L’Ukraine a réussi à rendre possible les expéditions non seulement de céréales, mais aussi de métaux et de minéraux, sa deuxième plus grande exportation.

    Une troisième phase a commencé en 2024, au cours de laquelle l’économie du pays est confrontée à ses plus grandes menaces à ce jour : de graves pénuries de main d’œuvre, d’électricité et d’argent. Depuis 2022, la Russie a attaqué sans relâche le réseau électrique ukrainien. Malgré des réparations continues, le pays peut compter sur moins de la moitié des 36 gigawatts (GW) de capacité de production qu’il pouvait exploiter avant la guerre. Le 13 décembre dernier, la Russie a envoyé 93 missiles et près de 200 drones sur des installations de transmission et des centrales thermiques. Douze missiles ont atteint leurs cibles, provoquant des coupures de courant. Les 27 et 28 novembre, dans une escalade imprudente, la Russie avait déjà frappé des installations de transmission des centrales nucléaires. Or, l’Ukraine dépend pour l’électricité à 70 % de l’énergie nucléaire.

    @Adobestock
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    En décembre, le pays peut néanmoins compter sur l’Europe, qui a la capacité de fournir un quart de la consommation électrique de l’Ukraine. Pour faire face aux coupures électriques, de nombreux agriculteurs utilisent les résidus de leurs activités en biogaz. Ces derniers disposent également de générateurs diesel. Les entreprises de taille moyenne possèdent souvent des centrales au gaz naturel, qu’elles combinent parfois avec l’énergie éolienne et solaire.

    Les stratégies d’adaptation et les réparations en cours permettront de contenir le déficit énergétique moyen du pays à 6 % de la demande totale en 2025 et à 3 % en 2026, selon le gouverneur de la banque centrale ukrainienne. Les prix de l’électricité sont néanmoins plus élevés qu’avant le conflit. Cette situation pourrait amputer le PIB d’un point en 2025.

    Manque de main-d’œuvre

    Le deuxième problème, le plus épineux, est le manque de main-d’œuvre. Depuis 2022, la mobilisation, les migrations et la guerre ont entraîné une diminution de plus d’un cinquième de la main-d’œuvre, à 13 millions de personnes. Le nombre d’offres d’emploi a atteint 65 000 par semaine, contre 7 000 pendant les premières semaines de la guerre. Mais chaque offre moyenne n’attire que 1,3 candidature, contre deux en 2021. Les salaires augmentent.

    Les ministères de l’Économie et de la Défense sont engagés dans une lutte acharnée autour de la mobilisation. Même les industries considérées comme essentielles ne peuvent protéger que la moitié de leurs travailleurs de la ligne de front. Le recours aux salariées femmes est limité car elles ont été nombreuses à s’expatrier.

    Les difficultés d’accès au crédit pèsent sur l’économie. Les petites exploitations agricoles et les petites entreprises peinent à financer leurs investissements. Les banques ont durci les conditions d’accès aux crédits. Avec ses besoins de financement importants, L’État génère un effet d’éviction.

    Malgré les immenses défis posés par la guerre, l’économie ukrainienne fait preuve d’une remarquable résilience. Cela témoigne de sa capacité d’adaptation face à des contraintes sans précédent. Les trois phases économiques qu’a traversées ce pays depuis le début du conflit illustrent une transition complexe. Il y a eu d’abord la gestion d’une crise immédiate à une stabilisation progressive, puis à une économie de guerre durable. Cependant, cette résilience repose largement sur un soutien international massif. De plus, il y a eu une mobilisation intérieure sans précédent et des stratégies d’innovation au sein des secteurs privé et public.

    Des menaces existentielles pour l’économie du pays.  

    Les pénuries d’électricité, de main-d’œuvre et de financement, couplées aux attaques répétées contre les infrastructures critiques, constituent des menaces existentielles pour l’économie du pays. À cela s’ajoutent les incertitudes liées aux dynamiques géopolitiques. Notamment la diminution potentielle de l’aide américaine et les divisions au sein de l’Union européenne.

    Dans ce contexte, l’Ukraine devra continuer à diversifier ses partenariats économiques et financiers. Mais elle devra aussi renforcer ses bases industrielles et agricoles pour préserver sa souveraineté économique. Enfin, le rapport de force militaire et diplomatique, ainsi que l’évolution des soutiens extérieurs seront importants. En effet, ils détermineront largement la capacité du pays à maintenir une trajectoire de reprise économique.

  • Le chargeur universel s’impose en France

    Le chargeur universel s’impose en France

    Smartphones, tablettes, écouteurs : tous ces appareils vendus neufs devront désormais être alimentés par un seul et même chargeur. Une mesure défendue pour réduire le gaspillage et la multiplication des câbles.

    Si la date exacte de l’entrée en vigueur semble peu connue, la mesure est bien accueillie par les consommateurs croisés dans le Xe arrondissement parisien.

    « C’est une bonne nouvelle, ça évite d’accumuler trop de matériel », commente Ariane Komorn, 36 ans. Elle s’attend néanmoins à une période d’adaptation. Cette dernière lui donnera le temps de se débarrasser de ses vieux chargeurs, encore utiles pour des « appareils historiques ».

    Aljosa Zapotnik, 30 ans, a lui « déjà vendu » de nombreux chargeurs. Il se félicite de pouvoir utiliser ce modèle universel sur son nouvel iPhone.

    Mais la mesure ne concerne pas uniquement les smartphones. Les tablettes, liseuses, appareils photo, consoles de jeu, écouteurs et casques également. Les souris ou clavier devront aussi se plier à cette nouvelle norme.

    À partir du printemps 2026, elle s’appliquera également aux ordinateurs portables.

    Le texte, qui découle d’une directive européenne adoptée en 2022, oblige les petits appareils électroniques vendus à posséder un port de charge type USB-C, déjà très répandu.

    Le décret, qui entre en vigueur en France samedi, coïncide avec la date limite d’application fixée dans l’Union européenne (UE).

    La décision votée par le Parlement européen a pour but de limiter la production de déchets électroniques.

    Selon les institutions européennes, les chargeurs jetés ou inutilisés représentent environ 11 000 tonnes de déchets par an dans l’UE. Et la nouvelle règlementation devrait permettre de réduire leur quantité annuelle de près de 1 000 tonnes.

    Chargeurs
    Chargeurs

    Mais la décision devrait aussi avoir un impact direct sur le portefeuille, vante la Commission européenne.

    Car en plus d’un chargeur unique, la mesure impose également une uniformisation de la charge rapide sur les appareils. Elle oblige aussi à proposer à la vente des appareils neufs avec ou sans chargeur.

    Selon la Commission, cela devrait permettre une économie de 250 millions d’euros par an. Un montant relativement faible à l’échelle de l’Union européenne : un peu plus de 50 centimes d’euro par habitant.

    Opérations de contrôle

    L’entrée en vigueur samedi de la mesure ne devrait toutefois pas s’accompagner d’un changement radical.

    Discutée depuis plusieurs années, la norme a déjà été très largement adoptée par les fabricants d’appareils électroniques.

    Apple, qui équipait ses iPhone de chargeurs « lightning » développés par la marque, a un temps affiché son opposition à l’adoption de cette nouvelle règle, l’accusant notamment de « nuire à l’innovation ».

    Mais l’entreprise californienne a finalement abandonné son bras de fer avec l’Union européenne en commercialisant à partir de 2023 un nouveau modèle — l’iPhone 15 — équipé d’un port USB-C.

    Désormais, l’ensemble de ses produits, ordinateurs portables, tablettes et écouteurs sont également compatibles avec le chargeur universel.

    De nombreuses marques concurrentes, telles que Samsung, Xiaomi ou encore Google avaient d’ores et déjà adopté ce type de port de charge.

    Une adoption que l’Agence nationale des fréquences (ANFR) sera chargée de surveiller en France.

    Les vérifications s’opèreront directement au sein des points de vente, et non chez les fabricants. « Nous pourrons aussi aller dans les entrepôts pour tout ce qui relève de la vente par correspondance », précise à l’AFP Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.

    Les vendeurs disposeront toutefois d’un délai autorisé s’agissant des appareils entrés sur le territoire européen avant samedi, le temps d’écouler leurs stocks auprès du public.

    Cette règle relative à la date d’entrée sur le territoire européen s’appliquera également aux appareils reconditionnés.

    « Même si [un appareil] est relativement ancien, à partir du moment où il est entré sur le marché européen avant la date en question, il a le droit de continuer à vivre sur le marché européen », explique Gilles Brégant.

    Quant aux vieux chargeurs inutilisables qui encombre les tiroirs, il est interdit – comme tout appareil électronique – de les jeter avec les autres déchets. Plusieurs sites Internet, notamment celui de l’Ademe, recensent les points de collecte adaptés.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le premier flash quotidien des expatriés de 2025 ! Toute la rédaction se joint à moi pour vous souhaiter une belle année où que vous soyez ! Dans les titres de l’édition de ce lundi 06 janvier : Une nouvelle élection législative pour les Français de l’étranger – Laurent St Martin est le nouveau ministre des Français de l’étranger – C’est le jour de la galette des rois

    Caroline Yadan devant le Conseil constitutionnel

    Caroline Yadan a posté sur son compte Instagram, ce samedi 04 janvier, une lettre officielle qui a étonné de nombreux soutiens de la députée des Français de la VIIIème circonscription. En effet, la commission nationale des comptes de campagne a rejeté les comptes de la campagne de la députée élue Caroline Yadan. Le conseil constitutionnel a donc été saisi pour qu’il se prononce sur l’invalidation de l’élection. Cette sanction pourrait être prononcée s’il est prouvé une volonté de fraude ou un manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des élections. Pire, elle pourrait être empêchée de se présenter. La décision dans quelques semaines.

    Caroline Yadan députée de la 8eme circonscription des Français de l'étranger
    Caroline Yadan députée de la 8eme circonscription des Français de l’étranger

    Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée

    Le premier conseil des ministres de l’année s’est tenu ce vendredi 3 janvier à 10 heures à l’Élysée. Finalement, la loi spéciale pour Mayotte n’a pas été présentée, le nouveau gouvernement a surtout appelé à lui faire confiance et s’est donné de nouveaux objectifs pour le budget. Sophie Primas, la nouvelle porte-parole du gouvernement a indiqué qu’elle partira en tournée à la rencontre des Français après le discours de politique générale le 14 janvier. Son successeur au portefeuille des Français de l’étranger, Laurent Saint Martin, ira à la rencontre des expatriés dès ce 09 janvier à Bruxelles. Nous en profiterons pour l’interviewer en exclusivité, un podcast que vous pourrez retrouver dimanche 12 janvier 2025.

    Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée
    Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée

    Après les fêtes, le tour de la galette  

    L’Épiphanie vient du grec “epiphaneia” qui signifie “manifestation” ou “apparition”. Généralement célébrée le 6 janvier, c’est une fête chrétienne qui représente la visite des Rois mages à Jésus. Mais peu à peu, dans de nombreux pays, les célébrations religieuses ont laissé place à des traditions païennes pour le plus grand plaisir des gourmands. Sur Lesfrancais.press vous découvrirez quelques-unes des coutumes gastronomiques ou non attachées à cette célébration.

    Galette des rois

    C’est tout pour ce lundi. On se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Belle journée où que vous soyez !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • Dix ans après Charlie, le Hara-Kiri du monde arabe.

    Dix ans après Charlie, le Hara-Kiri du monde arabe.

    Il y a dix ans, Charlie Hebdo, enfant d’Hara-Kiri, était victime d’un attentat revendiqué par Al Qaida. Charlie est toujours vivant, les enfants d’Al Qaida aussi. Daech a été bombardé par des Rafales il y a une semaine. Hayat Tahrir Al-Cham, « HTC », a pris possession de la Syrie.  

    « Il y a un peu moins d’un mois, un nouvel espoir s’est levé » a dit Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, venu dans la capitale syrienne avec Annalena Baerbock, la ministre allemande, pour rencontrer le chef d’« HTC » Ahmad al-Chareh. Même s’il a refusé de serrer la main à la ministre, une femme, il a affirmé vouloir protéger la liberté d’expression. Le drapeau tricolore flotte sur l’ambassade.

    La liberté est une idée neuve au Moyen-Orient. Salman Rushdie, comme Naguib Mahfouz, prix Nobel, reçurent fatwa et coups de couteau. Une autre fatwa, une malédiction, pèse sur le monde arabe.

    Une fatwa, une malédiction, pèse sur le monde arabe.

    Petit tour des maudits : En Algérie, la guerre civile continue depuis l’indépendance. La Lybie est découpée. L’Égypte emprisonne. La Palestine est rasée. Le Liban ruiné. La Syrie exsangue. L’Irak se remet lentement. Le Yémen, « l’Arabie heureuse », vit de sa guerre civile depuis dix ans : 400 000 morts, quatre millions de déplacés. Les Saoudiens s’accrochent à leur baril d’or et de poudre, tant l’Arabie produit autant d’islamistes que de pétrole. Elle exécute à tour de bras, presque autant que sa rivale perse, qui survit de la contrebande d’armes, de pétrole et de drogue.  La « galaxie Pasdaran » pèse environ 40 % du PIB iranien.

    Toute drogue alimente ceux qui savent passer les frontières : le Hezbollah, feu le clan Assad, les Gardiens iraniens, tous les petits seigneurs de guerre. Du Maroc, premier producteur mondial de cannabis à l’Afghanistan, premier producteur mondial d’opium, en passant par la Syrie, premier producteur mondial de Captagon,  la drogue irrigue tout le monde musulman, traverse les pistes et les guerres du Sahel jusqu’au Nigeria, atteint les relais de Thaïlande. Elle anime les réseaux d’Etat ou parallèles à l’Etat, dope la place financière de Dubaï.

    Les marges du monde arabe sont aussi sous le joug. La famille Aliev, héritière du KGB, a fait de l’Azerbaïdjan un sultanat pétrolier. Erdogan renonce à la laïcité, rêve à nouveau d’empire, remplit les prisons, réanime le terrorisme et ruine le pays : la Livre turque a perdu 98% de sa valeur depuis son accession.

    Est-ce la religion le malheur des pays arabes ?

    Les nouveaux maîtres de Damas, sont, paraît-il, plus ouverts que les Talibans. Ils ne condamnent pas les fenêtres. Dans leur émirat d’Idlib, les femmes n’ont pas l’obligation d’être voilées, les Chrétiens sont tolérés. En un demi-siècle, un million et demi de Chrétiens ont quitté la Syrie. Après avoir chassé les Juifs, les pays arabes se sont vidés des Chrétiens. L’Islam n’en est pas la cause, ils furent tolérés pendant des siècles.

    Comment la famille Assad a-t-elle pu massacrer, torturer, voler, régner si longtemps? Parce que la règle commune au Moyen-Orient est un clan au pouvoir, appuyé sur une armée et une police, qui, au nom de l’indépendance nationale, pille les richesses du pays.

    Est-ce la religion le malheur des pays arabes ? Salman Rushdie: « Il faut arrêter de dire que le djihadisme n’a rien à voir avec l’islam« . L’Algérie n’est pas un régime religieux, mais un régime militaire qui se maintient par la peur des Islamistes.  Bourguiba, Nasser, Assad, Saddam Hussein, furent nationalistes, socialistes et laïcs, trois références occidentales. Sans aller jusqu’au modèle d’Atatürk en Turquie, les nationalistes arabes considéraient la religion comme un facteur d’arriération.

    À force d’évincer tous ceux qui croyaient en une évolution démocratique, en une société ouverte, à force d’assassiner, d’humilier, les seules oppositions possibles se réfugièrent dans les mosquées. Les printemps arabes ont échoué, ils n’offraient d’alternative qu’entre les théocrates et dictateurs. La Tunisie en est le triste exemple.

    La modernité de l’islam viendra peut-être des marges du monde musulman, d’Asie, si elle vient.

    Si la religion anime les conflits de pouvoir, elle n’est pas le principal moteur. Il y a le conflit chiite-sunnite illustré par la rivalité irano-saoudienne. Il y a le mépris des Juifs, focalisé sur le conflit israélo-palestinien. Il y a le conflit avec les Chrétiens, visible au Liban, dans le rejet de l’Occident. Beaucoup disent que le monde musulman a raté le choix de la « modernité », au XIIIème siècle. Toute religion rejette la pensée critique.

    La modernité de l’islam viendra peut-être des marges du monde musulman, d’Asie, si elle vient. L’Indonésie rassemble 270 millions d’habitants en majorité musulmans. Elle est une des rares démocraties du monde musulman, avec mille peuples, 770 langues. La plus grande association musulmane du monde,  Nahdlatul Ulama, fondée en 1926, propose, contre le wahabisme, le nationalisme et le communisme, un Islam « humaniste ». L’Indonésie n’est pas épargnée par le fondamentalisme religieux, mais les groupes terroristes sont muselés autrement que par un régime militaire et policier.

    Ce qui mine le monde musulman n’est pas la religion, mais la règle d’accession au pouvoir, incertaine, sanglante, en fait illégitime. Seuls la Jordanie (le roi descend des émirs de La Mecque) et le Maroc (le roi se dit de la lignée de Mahomet) ont une légitimité institutionnelle. Ils étaient les premiers à condamner l’attentat contre Charlie. Ils n’ont pas aussi peur que les autres. Ailleurs, la légitimité repose sur la force, le pouvoir ne sert qu’à alimenter sa propre survie.

    Les régimes ne forment pas des Etats, mais des organisations de cooptation qui prennent l’apparence d’Etats. Pourquoi, malgré l’omniprésence des circuits de drogue, n’y a-t-il pas de mafia au Moyen-Orient ? Parce que des mafias claniques gèrent déjà des Etats, trafiquent armes, pétrole, hommes, femmes, et drogue, commettent des attentats ou terrorisent. : Entre 5 et 10 000 attentats ont ensanglanté le monde arabe ces dix dernières années, faisant 50 000 et 100 000 victimes.

    Ce qui mine le monde musulman n’est pas la religion, mais la règle d’accession au pouvoir, incertaine, sanglante.  

    L’un de ces groupes terroristes vient donc de prendre possession de la Syrie, un autre avait déjà pris possession de l’Afghanistan. Sont-ils différents d’autres clans d’autres Etats ? Tous utilisent l’Islam. Le djihadisme est une production de l’Islam. L’antidjihadisme une rente pour rester en place.

    La Chine et d’autres pays d’Asie ont assuré leur développement avec des régimes policiers, débarrassés du religieux. Les pays arabes et musulmans tentent de forger des nations par la propagande de leurs dirigeants. Ce sera toujours insuffisant, les assauts de la modernité sont permanents. Comment justifier le despotisme ? Comment expliquer la pauvreté ? Tous les régimes arabo-musulmans ont échoué. Tous tentent d’imputer leurs échecs aux autres, aux étrangers, à l’Occident, à Israël, au voisin.

    Qu’est ce qui manque à cette civilisation pour être heureuse ? La liberté. La liberté de l’esprit, affranchie de la censure, la liberté des femmes, la liberté économique face à la corruption de la Cour; la liberté d’apprendre des enfants, c’est-à-dire celle du savoir.

    L’amour du maître est une aspiration universelle, au Moyen-Orient, en Asie, en Europe.  

    Pourquoi la liberté manque-t-elle ? Parce qu’elle est une exception dans l’histoire de l’humanité.  L’amour du maître est une aspiration universelle, au Moyen-Orient, en Asie, en Europe. La liberté n’est pas une donnée, c’est un effort. La liberté autorise Hara-Kiri, journal bête et méchant, Charlie Hebdo, La Croix et l’Huma.  Comment libérer les peuples du monde musulman ? Où trouver Charlie ? Dans des journaux libres de caricaturer le Pape et Mahomet. Dans les livres : ceux de Rushdie, Mahfouz, Boualem Sansal et tant d’autres. Ce sont des armes à portée de tous les enfants. Ouvrir un livre, c’est délivrer un monde. Par exemple le monde musulman.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire France Pay

  • Lesfrancais.press, toujours au plus près des expatriés

    Lesfrancais.press, toujours au plus près des expatriés

    L’année 2024 s’est achevé comme elle s’est déroulée tout au long de l’année, chaotiquement et plein d’incertitudes. Que ce soit en Europe, en Afrique, en Asie mais aussi dans les Amériques, l’heure des questions et du doute a souvent sonné. Mais alors que faire en tant qu’expatriés ? Rentrer, se précipiter, laisser le temps au temps ? Des interrogations qui se sont souvent imposées dans les discussions à l’occasion de ces fêtes de fin d’année. 

    Évidemment, c’est la réflexion qui doit guider vos décisions. Et pour bien réfléchir, il faut avoir les bonnes informations. Et c’est dans cette optique, qu’il y a maintenant 7 ans, que nous avons fondé, avec Laurent Dominati, le média Lesfrancais.press. Libre, donnant la parole à tous, posant les questions, même et surtout celles qui embêtent, la rédaction, désormais riche de plus de 30 personnes, vous livre chaque jour de la semaine 5 articles pour bien comprendre le monde et répondre aux enjeux de l’expatriation.

    Expatrié et Citoyen

    Être Français de l’étranger, c’est aussi rester pleinement un citoyen français. Comme nos compatriotes, on participe à l’élaboration de la politique nationale à travers nos 11 députés et 12 sénateurs. Mais loin de l’hexagone, il est parfois compliqué de bien saisir les enjeux des débats qui enflamment nos amis et familles restés au pays.

    @adobestock
    @adobestock

    C’est pour vous accompagner et faire le lien entre l’actualité française et votre vie d’expatriation que nous vous proposons régulièrement des rendez-vous avec ceux qui parlent en votre nom à Paris que soit à travers des articles ou des podcasts comme « En toute confidence ». Car ce qui passe loin de vous a aussi des conséquences dans votre quotidien, tant pour votre prévoyance (le financement de la CFE), l’avenir de vos enfants (les bourses scolaires, la journée de défense nationale, etc.) mais aussi définit vos conditions de retour (continuité du chômage, reprise de votre ancienneté, vos droits retraites), sans oublier la fiscalité, un sujet important alors que certains veulent faire adopter l’imposition universelle.

    Créer du lien

    Vous l’avez compris en suivant notre média, que ce soit sur son site, sur youtube ou via nos fils d’actualités Telegram ou Whatsapp, sans oublier les réseaux sociaux vous resterez informé au niveau national mais surtout vous ne louperez aucune disposition liée à votre statut d’expatrié ou de futur impatrié. Ainsi pas de surprise et une meilleure planification de votre parcours ou de celui de vos proches. En plus avec les différents supports du site Lesfrancais.press vous pourrez découvrir le riche tissu associatif qui constitue les communautés des Français de l’étranger.

    Avec notre série de podcasts « Initiatives Expat », on a chaque mois à la rencontre de ces citoyens qui se mobilisent pour renforcer les liens entre les Français dans chaque pays. A travers nos pages cultures ou vie consulaire, vous accéderez ainsi aux évènements incontournables de l’Union des Français de l’étranger ou de Français du Monde – ADFE mais aussi aux programmes des institutions comme les Alliances françaises et leurs nombreux festivals comme à ceux des Instituts de France que nous soutenons alors qu’ils sont frappés par une disette budgétaire.

    Mais la vie des Français de l’étranger, ce n’est pas que la culture française. C’est aussi le business et la vie de salariés à l’étranger. Autour de Philippe Crevel, spécialiste des questions macroéconomiques, fondateur de la société d’études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, on fait le point sur l’économie mondiale chaque semaine. Mais la rédaction donne aussi la parole aux syndicats des professeurs détaches comme à ceux des agents qui servent nos communautés à travers le monde que ce soit dans les consulats ou dans les ambassades.

    Garder le contact

    Mais tout ceci n’a du sens que si vous recevez la bonne info au bon moment. C’est animé par la volonté de vous accompagner au plus près que nous avons décliné notre site sur de nombreux supports.

    Ainsi, vous pouvez accéder à la bonne info au bon moment soit en, évidemment, en parcourant note site, mais aussi en découvrant nos chaines Spotify ou Deezer mais aussi notre radio à Hong-Kong qui va se décliner à Dubaï et à Barcelone cette année. Enfin, en 2024, nous avons créé deux canaux de communication directe, un sur Whatsapp et un autre sur Télégram.

  • Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée

    Le gouvernement Bayrou a fait sa rentrée

    Le premier conseil des ministres de l’année s’est tenu ce vendredi 3 janvier à 10 heures à l’Elysée. Comme à chaque nouvelle année, les membres du gouvernement se sont d’abord retrouvés place Beauvau, au ministère de l’intérieur. Lors du traditionnel petit déjeuner de rentrée, l’hôte des lieux, le Vendéen Bruno Retailleau, a offert à tous une bouteille de « trouspinette ». Un vin d’épines. En rangs serrés, le gouvernement a ensuite rejoint à pied le palais présidentiel.

    Mayotte ?

    Le projet de loi « d’urgence » pour Mayotte ne figurait pas au menu de ce conseil des ministres, comme promis initialement. Il sera présenté la semaine prochaine, même si ce report ne devrait pas avoir d’impact sur son examen par le Parlement, qui reprend ses activités le 13 janvier.

    Durer plus de 3 mois ?

    Bayrou, qui espère durer davantage à Matignon que son prédécesseur. Ce dernier étant resté en poste seulement trois mois. Il est pareillement privé de majorité à l’Assemblée nationale. Faute de n’avoir pu élargir son gouvernement au-delà du centre et de la droite.

    Une lacune qu’il espère compenser par la présence de poids lourds politiques. Comme les ex-premiers ministres Elisabeth Borne (éducation) et Manuel Valls (outre-mer). Mais également de quelques ministres qui ont, dixit une source gouvernementale, « une histoire » avec la gauche. Tels Eric Lombard (économie) ou François Rebsamen (aménagement du territoire).

    Urgence budgétaire

    Plusieurs de leurs collègues étaient de sortie vendredi matin dans les matinales radio et télé. Le but étant de rappeler l’urgence d’adopter un budget pour 2025. Sans loi de finances depuis le 1er janvier, « la France fonctionne en service minimum », a affirmé sur RTL Catherine Vautrin, chargée notamment du travail et de la santé. « Si on n’a pas de budget, on ne va pas pouvoir s’occuper des habitants [des] quartiers », a pour sa part souligné la nouvelle ministre de la ville, Juliette Méadel, sur TF1.

    Ainsi, l’objectif chiffré de réduction des déficits « sera le fruit des discussions » avec les groupes politiques du Parlement, s’est contenté de répondre la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, dans son compte-rendu à la presse du premier Conseil des ministres de l’ère Bayrou. « Le déficit sera le résultat des concertations et du chemin qui sera trouvé lors des concertations à Bercy et également pour le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ndlr). Donc, on va se fixer d’abord ce dialogue », a affirmé la représentante du gouvernement.

    François Bayrou, entouré notamment d'Elisabeth Borne (g), ministre de l'Education et de Bruno Retailleau (d), ministre de l'Intérieur, se dirigeant vers l'Elysée pour le premier Conseil des ministres du Premier ministre ©AFP / Bertrand GUAY
    François Bayrou, entouré notamment d’Elisabeth Borne (g) et de Bruno Retailleau (d) ©AFP / Bertrand GUAY

    Le budget présenté pourra donc « être entre 5,4 ou 5,1, 4,9, 4,8 (en pourcentage du PIB, NDLR), on verra le résultat de ces négociations et on verra où est le chemin et ce qui est supportable pour le déficit« , a-t-elle souligné. Dans une interview à La Tribune Dimanche, Eric Lombard, avait précisé que le déficit serait inscrit dans le texte budgétaire à « un peu au-dessus de 5 % » du PIB. Cela « de façon à protéger la croissance« .

    Une adoption du budget « à la mi-février »

    Les ministres de l’Economie, Eric Lombard, et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, ont prévu de consulter l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement. En vue de les associer à la préparation du budget 2025, dont la France est pour l’instant dépourvue. Une privation en raison de la censure du gouvernement de Michel Barnier le 4 décembre. Mais le gouvernement français semble oublier la pression des marchés, alors que la France sera le plus gros emprunteur de la zone euro cette année et surtout l’avis de la Commission européenne qui pourrait refuser un tel budget.

    En sus, la nouvelle version du texte budgétaire devrait s’appuyer sur des prévisions macroéconomiques moins favorables. Cela, même si Bercy n’a pas confirmé que la prévision de croissance serait abaissée de 1,1 % à 0,8 % pour 2025, comme l’affirme le journal l’Opinion.

    Sur le déroulé de l’examen du projet de budget, la porte-parole du gouvernement a indiqué qu’elle n’avait « pas encore de calendrier exact à […] donner ». Mais que « les principales orientations seront probablement dans la déclaration de politique générale« . En décembre, François Bayrou avait dit espérer une adoption du budget « à la mi-février« , sans toutefois être « sûr d’y arriver« . Il avait précisé qu’il repartirait de « la copie qui a été votée » au Parlement avant la censure.

    « Ce gouvernement est né dans la tourmente »

    « Nous devons remettre la France en mouvement, rassembler au-delà des clivages et apporter des réponses concrètes à nos concitoyens », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, lors de son premier compte-rendu du Conseil des ministres. Cette dernière était anciennement ministre éphémère des Français de l’étranger. Afin de présenter le gouvernement et ses objectifs, elle promet notamment de faire un « tour de France » à la rencontre des citoyens. Un tour qui se fera après la déclaration de politique générale du Premier ministre le 14 janvier.

    Le nouveau ministre des Français de l’étranger commence, lui, sa tournée, dès ce 09 décembre, en allant à la rencontre des expatriés à Bruxelles.

  • Comment célèbre-t-on l’Épiphanie dans le monde ?

    Comment célèbre-t-on l’Épiphanie dans le monde ?

    L’Épiphanie vient du grec “epiphaneia” qui signifie “manifestation” ou “apparition”. Généralement célébrée le 6 janvier, c’est une fête chrétienne qui représente la visite des Rois mages à Jésus. Mais peu à peu, dans de nombreux pays, les célébrations religieuses ont laissé place à des traditions païennes pour le plus grand plaisir des gourmands.  On fait un petit tour d’horizon pour les Français de l’étranger

    France : la fracture gastronomique

    Et oui, l’Épiphanie suscite aussi une petite guerre gastronomique entre le Nord et le Sud de la France. D’un côté, les pro-galettes, ceux du nord et de l’autre les pro-brioches, ceux du sud. On retrouve donc dans l’hexagone deux sortes de galette, la feuilletée dans le Nord très souvent garnie à la frangipane et dans le Sud, la galette prend la forme d’une brioche garnie de fruits confits.

    Les deux seules choses qui rallient les deux causes, c’est la date : le 6 janvier, 12 jours et 12 nuits après le 25 décembre. Sur ça, tout le monde est d’accord comme pour leur forme, ronde et dorée.

    Mais la chose horrible (mais heureusement la France est sauve sur ce coup là), c’est que la galette des rois est un mets uniquement Français !

    Et oui ! Dans les autres pays où cette fête chrétienne est célébrée, il n’y a pas de gâteau pour fêter la venue du Messie qui reçoit la visite des trois Rois mages. Juste un jour férié (chez nous représenté par la fève) qui permet d’inverser les rôles entre esclaves & maître pour devenir roi d’un jour.

    @adobestock
    @adobestock

    Explorons quelques-unes de ces traditions ensemble.

    Espagne : La Cabalgata de Reyes

    En Espagne, les Rois mages sont les stars de la fête ! Le soir du 5 janvier, les petits et les grands peuvent assister à la « Cabalgata de Reyes », un défilé spectaculaire dans les rues espagnoles. Les Rois Mages défilent dans les rues, jetant des bonbons aux enfants. Le lendemain, les enfants découvrent les cadeaux apportés par les Mages, une tradition similaire à celle de Noël dans d’autres cultures. Les Espagnols dégustent généralement un roscón de Reyes, qui ressemble à la brioche des rois avec ses fruits confits. Côté verres, c’est habituellement le cava qui trône sur la table de l’Épiphanie.

    Russie : Le baptême de Jésus

    En Russie, l’Épiphanie est célébrée comme le baptême de Jésus. Les célébrations incluent la bénédiction de l’eau, et les plus courageux se baignent dans des rivières ou des lacs glacés. Glagla ! Ce rituel est considéré comme purificateur et apporte santé et bonheur pour l’année à venir. La légende raconte qu’une bouteille de vodka n’est jamais très loin pour réchauffer les esprits (en toute modération bien sûr). 

    Au Mexique : on écrit aux Rois mages

    Il est d’usage que les enfants écrivent des lettres aux rois mages. Puis, entourés de leurs proches, ils dégustent une « rosca de reyes », une fougasse briochée décorée de fruits confits dans laquelle une fève est cachée. Celui qui la trouve est chargé d’organiser une fête de la Chandeleur pour ceux qui étaient présents.

    Une bougie pour les anglo-saxons

    Comme en Irlande ou dans la plupart des pays scandinaves, à l’Épiphanie, on allume pour la dernière fois la grande bougie de Noël, comme on l’a fait tous les soirs depuis ce jour-là.

    En Inde, aussi

    L’Épiphanie rend hommage à Notre-Dame du Mont qui, d’après la légende, rendrait fertile les femmes stériles. En signe de reconnaissance, chrétiens et hindous la couvrent de bijoux tandis qu’à Goa (ancienne colonie portugaise), les enfants se déguisent en rois mages. Et en famille, on mange du pongal, mélange de riz, de lait, de sucre, de raisins, de noix et d’épices.

  • Les moments marquants de l’année 2024 par TV5MONDE

    Les moments marquants de l’année 2024 par TV5MONDE

    Avant de tourner la page de l’année 2024, il est l’heure de rembobiner les douze mois qui ont rythmé l’année écoulée. Du Sénégal en passant par l’Ukraine jusqu’au Liban, les rédactions de TV5MONDE et du site Lesfrancais.press vous proposent un retour sur les temps forts de l’année 2025. 

    Retrait des pays du Sahel de la CEDEAO : l’acte de rupture 

    Le 28 janvier, le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent, dans un communiqué conjoint, se retirer avec effet immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les trois pays ont un point commun : ils sont tous dirigés par des régimes militaires qui ont pris le pouvoir par la force (le Mali en 2020, le Burkina Faso en 2022 et le Niger en 2023). 

    Confrontés à des problématiques similaires d’insécurité, de terrorisme et de pauvreté, ils accusent notamment l’organisation ouest-africaine de ne pas les avoir appuyés face aux djihadistes qui sévissent dans la région depuis 2012. Au Mali d’abord, puis aussi chez ses deux voisins, les attaques terroristes ont fait des milliers de morts, combattants et civils, provoquant le déplacement de millions de personnes. 

    De son côté, la CEDEAO a pris de lourdes sanctions contre le Mali et le Niger pour endiguer les coups d’États et pousser au retour des civils au pouvoir. Elle est allée jusqu’à menacer de recourir à la force au Niger. 

    Les trois pays ont signé en 2023 un pacte de défense mutuelle contre toute agression extérieure ou intérieure : l’AES, l’Alliance des États du Sahel. Malgré plusieurs médiations, les pays de l’AES réaffirment le 13 décembre leur décision de quitter la CEDEAO.

    Le premier sommet de l'Alliance des États du Sahel a lieu le 6 juillet 2024 à Niamey, au Niger. Il réunit les trois dirigeants militaires : le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, celui du Mali, Assimi Goïta et le Nigérien, le général Tchiani. © Reuters
    Le premier sommet de l’Alliance des États du Sahel a lieu le 6 juillet 2024 à Niamey, au Niger. Il réunit les trois dirigeants militaires : le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, celui du Mali, Assimi Goïta et le Nigérien, le général Tchiani. © Reuters

    Attentat terroriste du Crocus City Hall à Moscou

    Les sirènes résonnent une bonne partie de la nuit dans tout Moscou. Le 22 mars, 140 personnes sont tuées et 300 autres sont blessées dans une attaque terroriste contre la salle de concert du Crocus City Hall située dans une banlieue de la capitale russe. 

    Quelques heures après les premiers coups de feu, la branche afghane de l’État islamique, Khorassan, revendique l’attaque meurtrière. Le président russe Vladimir Poutine ne s’exprime que près de vingt-quatre heures après les faits. Au lendemain, un deuil national est décrété en Russie. 

    Un bouquet de fleurs déposé sur le bord de la route devant le Crocus City Hall incendié à la suite de l'attentat meurtrier; 26 mars 2024.
    Un bouquet de fleurs déposé sur le bord de la route devant le Crocus City Hall incendié à la suite de l’attentat meurtrier; 26 mars 2024.

    Bassirou Diomaye Faye : de la prison à la présidence sénégalaise 

    Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, âgé de 44 ans, est élu président le 24 mars. Il devient ainsi le plus jeune chef d’État depuis l’indépendance du pays en 1960. Candidat du parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) d’Ousmane Sonko, Diomaye Faye remporte la présidentielle dès le premier tour avec plus de 54 % des voix sur la promesse d’un changement radical dans le pays. 

    Il est particulièrement attendu sur l’emploi, dans un pays où 75% de la population a moins de 35 ans. 

    Son élection a été précédée par trois années de tensions et de troubles. Le Sénégal, réputé comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, a connu une nouvelle crise en février 2024 quand le président Macky Sall décrète l’ajournement de l’élection. 

    Des dizaines de personnes sont tuées et des centaines arrêtées depuis 2021. Bassirou Diomaye Faye a lui-même été détenu pendant des mois avant sa libération en pleine campagne électorale, mi-mars 2024. 

    Bassirou Diomaye Diakhar Faye, 5ème président de la République du Sénégal, prononce son discours après avoir prêté serment le 2 avril 2024, au cours de la cérémonie d'investiture qui s'est déroulée au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio à Dakar.  © Associated Press
    Bassirou Diomaye Diakhar Faye, 5ème président de la République du Sénégal, prononce son discours après avoir prêté serment le 2 avril 2024, au cours de la cérémonie d’investiture qui s’est déroulée au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio à Dakar. © Associated Press

    Le président iranien Ebrahim Raïssi décède dans un crash d’hélicoptère

    Il était considéré comme l’un des favoris pour succéder à l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique d’Iran. Le président iranien Ebrahim Raïssi meurt le 19 mai, à 50 jours de l’élection présidentielle, dans un accident d’hélicoptère survenu dans le nord-ouest du pays près de Jolfa, ville proche de la frontière avec l’Azerbaïdjan. Huit autres personnes, dont le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, périssent aussi dans l’accident. 

    L’appareil s’est écrasé après un déplacement dans la province de l’Azerbaïdjan oriental, où il avait notamment inauguré un barrage en compagnie du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à la frontière entre les deux pays. L’incident a eu lieu dans une région montagneuse et difficile d’accès, ce qui a rendu les recherches difficiles dans des « conditions météorologiques défavorables ».

    Le président iranien Ebrahim Raïsi avait été retrouvé mort en mai 2024 après le crash de son hélicoptère. © Iranian state TV (IRIB)
    Le président iranien Ebrahim Raïsi avait été retrouvé mort en mai 2024 après le crash de son hélicoptère. © Iranian state TV (IRIB)

    Élections européennes : l’extrême droite en progression 

    Du 6 au 9 juin, les élections européennes ont lieu, avec une participation moyenne de 51 % au sein de l’Union européenne. Le Parti Populaire européen (PPE, centre droit), principale force politique du Parlement européen, s’impose une nouvelle fois et obtient 188 sièges sur un total de 720, suivi du groupe des socialistes et démocrates (S&D) avec 136 sièges. Les résultats des européennes ne sont pas sans conséquences sur la nouvelle composition de l’hémicycle européen : les formations de droite radicale et d’extrême droite progressent avec un total de 187 sièges répartis sur trois groupes. 

    Ainsi, les Patriotes pour l’Europe ont 84 sièges avec en tête le Rassemblement national français, vainqueur de l’élection en France. Ensuite vient le Groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), 78 sièges dont le parti victorieux de Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien. Enfin l’Europe des nations souveraines dispose de 25 sièges dont plus de la moitié pour l’AfD, le parti d’extrême droite allemand, arrivé deuxième en Allemagne. 

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprime avant le vote du Parlement européen sur le nouveau collège des commissaires au Parlement européen à Strasbourg, en France, le mercredi 27 novembre 2024.
    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’exprime avant le vote du Parlement européen sur le nouveau collège des commissaires au Parlement européen à Strasbourg, en France, le mercredi 27 novembre 2024.

    Emmanuel Macron dissout l’Assemblée nationale 

    Face à la victoire du Rassemblement national et l’échec de son camp aux élections européennes, le président français Emmanuel Macron décide de dissoudre l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024. « Les défis exigent la clarté dans nos débats […]. J’ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l’Assemblée », a-t-il annoncé à la télévision au cours d’une allocution de moins de cinq minutes, prononcé une heure après la publication des premiers résultats. Cette dissolution met fin au mandant de 577 députés élus lors des législatives de juin 2022, normalement pour cinq ans. L’ensemble des travaux parlementaires en cours, comme l’examen de textes, les séances publiques, les questions au gouvernement ou le travail des commissions d’enquête, s’arrêtent. De nouvelles élections législatives sont organisées les 30 juin et 7 juillet 2024.

    Le Nouveau Front populaire (NFP) est arrivé en tête du second tour des élections législatives (187 à 198 sièges), devant Ensemble (161 à 169) et le Rassemblement national (RN) (135 à 143), selon les estimations de l'institut de sondage Ifop.
    Le Nouveau Front populaire (NFP) est arrivé en tête du second tour des élections législatives (187 à 198 sièges), devant Ensemble (161 à 169) et le Rassemblement national (RN) (135 à 143), selon les estimations de l’institut de sondage Ifop.

    Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

    La France accueille les JO du 26 juillet au 11 août, puis les JP du 28 août au 8 septembre, réunissant plus de 14 000 athlètes tous les continents. Paris charme le monde entier avec des sites spectaculaires comme la Tour Eiffel pour le beach-volley ou les Champs-Élysées pour le cyclisme. Le « breaking dance » s’est vu introduit pour la première fois comme un nouveau sport olympique. 

    Les exploits sportifs ont suscité beaucoup de liesses et d’engouement pour les athlètes, tels le Français Léon Marchand, l’Américaine Katie Ledecky ou le Brésilien Gabriel Dos Santos Araujo (paralympiques) en natation, la gymnaste américaine Simone Biles ou en encore la boxeuses algérienne Imane Khelif. 

    La cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 au Stade de France, le dimanche 11 août 2024, à Saint-Denis, en France. © Associated Press
    La cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 au Stade de France, le dimanche 11 août 2024, à Saint-Denis, en France. © Associated Press

    La guerre n’épargne pas le pays du cèdre 

    Après un an d’affrontements frontaliers avec le Hezbollah, l’armée israélienne lance une série de bombardements sur le Liban. Objectif : déloger le mouvement paramilitaire chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran. Vendredi 27 septembre, Israël porte un coup dévastateur et tue son chef depuis 1992, Hassan Nasrallah, lors d’une importante frappe aérienne dans la banlieue sud de Beyrouth. L’offensive israélienne intervient dans un contexte de crises successives dans un Liban extrêmement fragilisé. Un cessez-le-feu est mis en place, deux mois plus tard, le 27 novembre. Plus de 4 000 personnes ont été tuées. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a dénoncé un bilan humain « dramatique ». « Ces dernières semaines ont été les plus meurtrières et les plus dévastatrices pour le Liban et son peuple depuis des décennies », a-t-il commenté. À ce jour, plus de 16 000 blessés ont été recensés par le ministère de la Santé libanais.

    Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi soir sur le lieu de la frappe israélienne qui a tué le secrétaire général du parti, le 27 septembre 2024.©Associated Press
    Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi soir sur le lieu de la frappe israélienne qui a tué le secrétaire général du parti, le 27 septembre 2024.©Associated Press

    L’escalade n’en finit pas en Ukraine  

    Après sa contre-offensive ratée de 2023, l’Ukraine mène une attaque surprise dans la région frontale russe de Koursk à l’été 2024, sans réussir à détourner les troupes russes de l’est ukrainien. Moscou riposte par des frappes meurtrières, mettant en difficulté les forces ukrainiennes, moins bien armées. 

    En novembre, Kiev frappe le territoire russe grâce à des missiles à longue portée fournis par Washington et Londres. En réponse, la Russie recourt à son missile Orechnik, sans charge nucléaire, et avertit qu’elle pourrait répéter ces tirs, voire bombarder des sites militaires des pays occidentaux qui arment Kiev. Parallèlement, Moscou intensifie ses attaques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

    Ces dernières semaines, les forces russes ont intensifié leurs frappes contre le sud de l’Ukraine. Les craintes d’une nouvelle offensive terrestre dans la région ne sont pas moindres. 

    Une famille ukrainienne assise bord d'une camionnette lors d'une évacuation de Pokrovsk, en Ukraine, le samedi 21 décembre 2024. ©Associated Press
    Une famille ukrainienne assise bord d’une camionnette lors d’une évacuation de Pokrovsk, en Ukraine, le samedi 21 décembre 2024. ©Associated Press

    Benjamin Netanyahou sous le coup du mandat d’arrêt international 

    Le 21 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) émet des mandats d’arrêt à l’encontre de trois personnalités clés impliquées dans le conflit israélo-palestinien : 

    • Benyamin Nétanyahou : Premier ministre israélien, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment pour l’utilisation de la famine comme méthode de guerre et des attaques intentionnelles contre des civils à Gaza selon le procureur de la CPI.
    • Yoav Gallant : Ancien ministre israélien de la Défense, faisant face aux mêmes accusations que Nétanyahou pour son rôle dans les opérations militaires à Gaza.
    • Mohammed Dief Ibrahim Al-Masri : Chef militaire du Hamas, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, y compris des meurtres de masse, des tortures et des violences sexuelles lors des attaques du 7 octobre 2023. Ces mandats d’arrêt ont été rendus dans le cadre d’une enquête ouverte par le Procureur de la CPI, Karim Khan, sur  “la situation dans l’État de Palestine” depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas a lancé une attaque meurtrière contre Israël, entraînant une riposte militaire israélienne de grande envergure qui s’est transformée en guerre sans fin à Gaza
    Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, en déplacement. ©Associated Press
    Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, en déplacement. ©Associated Press

    Tempêtes et inondations en cascade 

    En 2024, plusieurs régions aux quatre coins du monde sont confrontées à une série d’inondations dévastatrices, touchant des millions de personnes et causant des pertes matérielles considérables. Ces catastrophes sont surtout exacerbées par le changement climatique entraînant des précipitations plus intenses et fréquentes. Près de 7 millions de personnes sont concernées par des inondations en Afrique de l’Ouest et centrale. En Espagne, des inondations meurtrières frappent la région de Valence emportant plus de 200 mots et dévastant une vaste zone urbaine. Un épisode qui est s’est transformé en un véritable traumatisme. Dans l’Océan Indien, le cyclone Chido a ravagé mi-décembre l’archipel français de Mayotte.

    Encore plus chaude que 2023 : il est maintenant confirmé que 2024 sera la première année au-dessus de 1,5 °C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle, limite à long terme fixée par l’accord de Paris, selon le service changement climatique (C3S) de l’observatoire européen Copernicus.

    Le dernier bilan après le passage du cyclone Chido fait état de 35 morts et 78 blessés graves.© Associated Press
    Le dernier bilan après le passage du cyclone Chido fait état de 35 morts et 78 blessés graves.© Associated Press

    Donald Trump est de retour 

    Donald Trump, bien que dépeint par ses opposants comme un danger pour la démocratie, a remporté le 5 novembre une victoire sans appel face à la démocrate Kamala Harris. Celle-ci a été propulsée candidate dans l’urgence en juillet après le retrait du président sortant Joe Biden. Donald a décroché les sept États clés, dont l’Arizona, en remportant 312 voix de grands électeurs, contre 226 pour Kamala Harris. Il devient le premier président républicain depuis 20 ans à remporter le vote populaire.

    Le républicain de 78 sera investi le 20 janvier. Parmi les personnalités qui vont le suivre dans son mandat figure le milliardaire Elon Musk, qui a largement contribué au financement de sa campagne.

    Locataire de la Maison-Blanche de début 2017 à début 2021, il le sera donc de nouveau à partir du 20 janvier 2025, devenant alors le 47e président des États-Unis. ©Associated Press
    Locataire de la Maison-Blanche de début 2017 à début 2021, il le sera donc de nouveau à partir du 20 janvier 2025, devenant alors le 47e président des États-Unis. ©Associated Press

    La chute du régime de Bachar Al-Assad

    Le 8 décembre, le régime de Bachar al-Assad en Syrie s’effondre après une offensive éclair menée par les rebelles islamistes du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), marquant la fin de plus de cinq décennies de domination du clan Al-Assad. Lâché par son entourage et ses alliés dans la région, Bachar Al-Assad fui vers la Russie, où il obtient l’asile, laissant un pays miné par plus de treize ans de guerre civile.

    Parmi les symboles les plus forts de la chute de Damas figure la libération de la sinistre prison, située à 30 kilomètres au nord de la capitale, où des milliers ont péri au cours des plus de 50 ans de dictature de cette famille. Hommes, femmes, enfants, se sont massés, dès sa prise par les rebelles, devant ce sinistre centre pénitentiaire de Sednaya pour attendre de nouvelles de leurs proches, prisonniers et victimes du régime déchu de Bachar al-Assad.

    Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2024, le régime de Bachar el-Assad a été renversé par une offensive menée par le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et son homme fort, Abou al-Joulani. Associated Press
    Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2024, le régime de Bachar el-Assad a été renversé par une offensive menée par le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et son homme fort, Abou al-Joulani. Associated Press