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  • Les delphinariums dans le monde

    Les delphinariums dans le monde

    Le célèbre parc d’attractions marin, Marineland, le plus grand delphinarium d’Europe, a fermé ses portes ce dimanche 5 janvier, anticipant l’interdiction des spectacles de cétacés prévue en 2026. L’occasion pour nous de faire le point sur les législations dans le monde.

    Aucun delphinarium au Royaume-Uni depuis 1993

    Mais certains pays n’ont pas attendu aussi longtemps pour interdire ou faire fermer ce genre de parcs. Au Royaume-Uni notamment, il n’en existe plus aucun depuis 1993. Pourtant, ils ne sont pas exactement interdits. Mais, suite à une forte mobilisation de l’association « Blue » en 1991, le gouvernement a instauré de nouvelles normes pour ces parcs qui sont tellement difficiles à respecter qu’aucun delphinarium n’a pu financièrement se le permettre. Ainsi, comme le raconte la BBC, tous les parcs ont fermé un à un, jusqu’au dernier, le Flamingoland, en 1993.

    La Suisse a, en juin 2012, interdit l’importation dans le pays de dauphins et baleines. Le dernier parc du pays, le Connyland, avait alors décidé de transférer ses trois dauphins en Jamaïque (mais l’un d’entre eux est mort avant), puisqu’il serait dans l’impossibilité de maintenir son parc ouvert sans importer de nouveaux cétacés.

    D’autres pays, comme la Croatie ou Chypre, ont interdit l’utilisation des cétacés à des fins commerciales ou lucratives. Mais à Chypre, le gouvernement est revenu sur cette décision de 1991 en 2014 en se disant ouvert une proposition d’ouverture de delphinarium par des investisseurs étrangers.

    En Finlande, les delphinariums n’ont pas explicitement été interdits mais le dernier d’entre eux, le Särkänniemi, a fermé en août 2016. Les raisons évoquées? Un intérêt faiblissant du public pour des spectacles de dauphins captifs. Le parc a alors envoyé ses dauphins dans un centre aquatique en Grèce. Comme le rapporte le quotidien finlandais Aamulehti, l’un d’entre eux est mort dans ce parc depuis.

    ©Francois Glories/MAXPPP

    Une loi qui protège les cétacés au Chili

    Hors des frontières de l’Europe, plusieurs pays notamment en Amérique Centrale et du Sud ont adopté des législations limitant ou interdisant les parcs aquatiques avec des cétacés. Le Costa Rica est le premier pays à interdire la captivité des cétacés et autres mammifères marins en 2005. Dans le texte, les activités de tourisme autour de ces animaux sont clairement réglementées en terme de distance entre les bateaux et animaux par exemple.

    Le Chili s’y mettra en 2008. La loi protège entre autres les cétacés contre toute capture, transport et stockage morts ou vifs. Dans la ville de Mexico, un projet de loi porté par le parti écologiste a été présenté devant l’assemblée locale en avril 2017. Un article en particulier concerne les parcs aquatiques pour les mammifères marins. Il est dit qu’il est interdit « d’utiliser des mammifères marins peu importe leur espèce dans des spectacles fixes ou itinérants ». Cette loi a été approuvée par les députés.

    La menace de la Chine

    En Asie, si la Chine crée de plus en plus de delphinariums, l’Inde a elle interdit les parcs à dauphins en 2013, alors même qu’un SeaWorld devait voir le jour dans ce pays. « Les cétacés sont en général hautement intelligents et sensibles », a souligné le Ministère de l’Environnement et des forêts. « Le confinement en captivité peut sérieusement compromettre leur bien-être et la survie de tous types de cétacés en altérant leur comportement et en causant un stress extrême ».

  • Les compagnies aériennes les plus ponctuelles en 2025

    Les compagnies aériennes les plus ponctuelles en 2025

    Aeromexico, Saudia et Delta Air Lines font partie des compagnies aériennes les plus ponctuelles au monde en 2024, selon un nouveau rapport publié par la société d’analyse aéronautique Cirium.

    Selon le classement mondial de Cirium, la compagnie aérienne nationale du Mexique, Aeromexico, se distingue comme étant la plus ponctuelle de l’année 2024, avec un taux de 86,70%. Saudia se classe en deuxième position, avec un taux de ponctualité de 86,35%, suivie de Delta Air Lines, qui atteint 83,46%.

    Un vol ponctuel selon Cirium est défini comme «un vol qui arrive dans les 14 minutes 59 secondes après l’heure d’arrivée prévue à la porte d’embarquement».

    Les cinq compagnies aériennes les plus ponctuelles :

    Aeromexico: 86,70%

    Saudia: 86,35%

    Delta Air Lines: 83,46%

    LATAM Airlines: 82,89%

    Qatar Airways: 82,83%

    Les prix régionaux

    L’analyse de Cirium a également distingué plusieurs compagnies aériennes régionales pour leur «excellence opérationnelle».

    En Amérique du Nord, Delta Air Lines continue de dominer, consolidant sa position de leader. Copa Airlines, l’un des principaux transporteurs en Amérique latine, a remporté une victoire historique en décrochant son 10e titre dans cette région.

    Du côté de l’Europe, Iberia Express, membre de l’International Airlines Group, se distingue non seulement comme la plus ponctuelle du continent, mais aussi comme la plus ponctuelle dans le secteur des compagnies aériennes à bas prix.

    En Asie-Pacifique, Japan Airlines a pris la tête, suivie de près par All Nippon Airways. Enfin, FlySafair, opérant principalement en Afrique et au Moyen-Orient, s’est vu attribuer le titre de compagnie la plus ponctuelle de cette région.

    Avion de la compagnoe Aeromexico
    Avion de la compagnoe Aeromexico

    Les aéroports les plus performants

    Dans la catégorie des aéroports, l’aéroport international Roi-Khaled de Riyad, en Arabie saoudite, a été couronné aéroport mondial le plus ponctuel en 2024, avec un taux de départs à l’heure de 86,65%. Il a également dominé la catégorie « grand aéroport ». Rien pour Paris.

    D’autres aéroports ont aussi été récompensés, tels que l’aéroport international de Tocumen au Panama, élu le plus ponctuel pour un «aéroport moyen», ainsi que l’aéroport international José Joaquin de Olmedo à Guayaquil, en Équateur, qui a remporté le titre de « petit aéroport » le plus ponctuel.

    Classement des aéroports:

    1. Aéroport international Roi-Khaled de Riyad: 86,65%

    2. Aéroport international Jorge Chávez de Lima: 84,57%

    3. Aéroport international Benito Juarez de Mexico: 84,04%

    4. Aéroport international de Salt Lake City: 83,80%

    5. Aéroport international Santiago Arturo Merino Benitez: 82,84%

    Delta Air Lines remporte un prix

    Pour la quatrième année consécutive, Delta Air Lines a reçu le prestigieux Platinum Award de Cirium pour l’excellence opérationnelle mondiale.

    Cette récompense souligne la capacité de la compagnie aérienne à maintenir une performance de ponctualité exceptionnelle malgré la «complexité de son réseau, le volume de vols et la capacité à limiter l’impact des perturbations de vol sur les passagers.» En 2024, Delta a enregistré un taux de ponctualité de 83,46% sur un total de plus de 1,7 million de vols.

  • Pouvoir d’achat : le compte n’y est pas

    Pouvoir d’achat : le compte n’y est pas

    Depuis le début du siècle, les ménages ont le sentiment que leur pouvoir d’achat se dégrade même s’il a augmenté de plus de 30 %. Leur ressenti n’est pas infondé. En monnaie trébuchante, leurs revenus augmentent mais moins vite que le coût de certains biens ou services indispensables au quotidien. Leur niveau de vie relatif baisse en raison, notamment, de la hausse du prix des logements à l’achat ou en location.

    Depuis 2000, les prix de l’immobilier ancien ont été multipliés par 2,7 sur l’ensemble du territoire français. À Paris, le ratio est de 3,4. Sur la même période, le montant des loyers au sein des grandes agglomérations a progressé de plus de 40 %. Les dépenses liées au logement, à la plomberie, à l’électricité, ou bien encore à la peinture ont augmenté plus rapidement que les salaires moyens du fait notamment de la pénurie d’artisans.

    Le prix des voitures neuves a augmenté en vingt ans de plus de 50 %, soit plus vite que les salaires réels. Le poids des dépenses pré-engagées au sein du budget (logements, assurances, abonnements téléphoniques et services financiers) est passé de 2004 à 2023 de 27 à 30 %. Pour les locataires du secteur privé, ce ratio dépasse 32 % et 41 % pour les ménages les plus modestes.

    La part « libre d’usage » du budget familial tend à rétrécir. 

    En intégrant les prélèvements obligatoires, la part « libre d’usage » du budget familial tend à rétrécir. Une augmentation du prix de l’énergie ou de l’alimentation expose ainsi un nombre croissant de ménages à d’importantes difficultés financières.

    Pour expliquer l’érosion du niveau de vie, un mauvais partage des revenus est souvent avancé. Or, en la matière, la France se distingue par rapport aux autres pays occidentaux. La part des salaires dans la valeur ajoutée est passée de 61 à 59 % de 2000 à 2023, quand les valeurs respectives sont de 63 et 58 % en Allemagne et de 59 et 54 % aux États-Unis. En France, ce partage de revenus jugé plus égalitaire est en partie, responsable du processus de désindustrialisation.

    Le pays s’est spécialisé malgré lui dans les services domestiques à faibles rémunérations et valeur ajoutée. Cette évolution n’est pas sans lien avec l’apparition, depuis 2003, d’un important déficit commercial. La France n’a pas su tirer profit de ses atouts. Les touristes étrangers y dépensant par exemple deux fois moins qu’en Espagne.

    La France a un cruel besoin de croissance économique

    Le pays manque de croissance économique. Tant pour mettre un terme au malaise général que pour financer son système de protection sociale. Hors évènement exceptionnel, celle-ci avoisine 1 % depuis une dizaine d’années, ce qui est notoirement insuffisant. Pour certains, ce petit train est une fatalité. Pour d’autres, la voie vers la décroissance est indispensable pour assurer la pérennité de la planète. Or, sans croissance, le pays ne pourra pas s’acquitter des dépenses de retraite, de santé, de dépendance, d’éducation ou de défense dans les prochaines années et, dans le même temps, rembourser son imposante dette.

    adobestock
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    La population pressent les menaces qui s’accumulent et renforce constamment son épargne. En 2024, les Français ont mis de côté 18 % de leur revenu disponible brut de côté, contre 15 % avant la crise sanitaire.

    Les problèmes sont pourtant connus, de même que les solutions

    Pourtant, il n’y a pas de fatalité en matière économique ou budgétaire. D’autres pays le prouvent comme l’Espagne dont le taux de croissance est de près de 3 % par an ou le Portugal, au bord du gouffre en 2010 qui dégage désormais un excédent budgétaire. Placée sous tutelle financière en 2012, de son côté, en 2024, la Grèce a emprunté à un taux inférieur à celui de la France.

    En France, l’économie ne fait pas rêver. Lors des dernières élections législatives, peu de discours avaient trait à la croissance, aux gains de productivité, à la compétitivité, aux secteurs de pointe, etc. Les problèmes sont pourtant connus, de même que les solutions. Le volume de travail est insuffisant, son coût est élevé et les prélèvements n’encouragent pas à la montée en gamme. Or l’augmentation du nombre d’heures de travail, la relance de l’investissement, la refonte du barème des cotisations sociales, la baisse des prélèvements en parallèle à la réalisation d’économies budgétaires sont des propositions hautement conflictuelles.

    La France possède des atouts uniques

    Pour débloquer la société, pour bouger les lignes, les réformes doivent être gagnantes pour toutes les parties. La suppression des niches fiscales, plus de 450 dénombrées en 2023, devrait donner lieu en contrepartie à une réduction des taux d’imposition. L’augmentation du volume du travail doit s’accompagner d’une hausse des rémunérations et d’une meilleure prise en compte de la pénibilité. L’instauration d’un barème de cotisations sociales sans effet de seuils doit donner lieu à l’allègement de ces dernières.

    Le champ de la négociation sociale devrait être constitutionnellement protégé afin de permettre aux partenaires sociaux d’être réellement responsables des régimes d’assurances sociales. L’État ne devrait avoir de compétences qu’en matière d’assistance aux plus modestes ou aux plus fragiles.

    En ce début d’année 2025, la France est confrontée à un ralentissement de son économie, à l’absence de budget et à un malaise profond de sa population. Récemment l’Espagne, le Portugal ou la Grèce ont prouvé que des trajectoires de redressement étaient possibles. Cela, même dans une situation plus que délicate. L’Italie est en voie d’avoir un déficit public inférieur à 3 % du PIB.

    La France possède des atouts uniques comme un haut niveau de qualification ou un réseau d’infrastructures performant. Mais aussi une créativité reconnue à l’international, un patrimoine riche et varié. Une croissance durable et inclusive n’est pas hors d’atteinte. Il suffirait de recentrer les efforts sur l’innovation ou encore la montée en gamme des produits et services. Sans oublier la valorisation de secteurs stratégiques. Une croissance durable et inclusive n’est pas hors d’atteinte. Celle-ci suppose évidemment un minimum de consensus. La modernisation du dialogue social et le renforcement de la responsabilité des partenaires sociaux sont une ardente nécessité.

  • Réforme du médicament : 2025, la sortie de l’impasse ?

    Réforme du médicament : 2025, la sortie de l’impasse ?

    Alors que le processus législatif de la réforme européenne du médicament suit son cours, Euractiv revient sur les avancées notables de 2024, les perspectives attendues pour 2025, sans oublier la question épineuse des « mesures d’incitation ».

    Présenté pour la première fois en avril 2023, le « paquet pharmaceutique » est une révision en profondeur de la législation européenne sur les médicaments (une directive et un règlement), afin de les rendre plus abordables et plus accessibles.

    Cette refonte a nécessité la création de « groupes » de mesures, afin de la rendre plus digeste. Jusqu’à présent, les négociations concernant le groupe des « mesures d’incitation » se sont avérées les plus difficiles.

    Le Conseil est en effet divisé sur ces mesures d’incitation, notamment la Pologne et le Danemark, qui assureront respectivement la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne (UE) à partir du 1er janvier et du 1er juin.

    La proposition de la Commission réduit la période de protection des données réglementaires (PDR) de huit à six ans.

    La PDR est un moyen de compenser les entreprises pharmaceutiques pour les coûts élevés d’autorisation, en particulier les essais cliniques. Cependant, les entreprises peuvent obtenir des prolongations de la PDR si elles rendent les médicaments disponibles dans les 27 États membres de l’UE ou atteignent d’autres objectifs, comme le développement de médicaments répondant à des besoins médicaux non satisfaits.

    Un diplomate a décrit l’approche axée sur les « mesures d’incitation » comme le pilier de la réforme européenne du médicament, arguant les possibilités d’aplanir les inégalités entre les Vingt-Sept et d’unifier le marché pharmaceutique européen.

    Actuellement, les entreprises pharmaceutiques ont tendance à se concentrer sur l’obtention d’autorisations de mise sur les marchés dans les pays les plus grands et les plus riches. Certains médicaments se sont donc toujours pas disponibles dans les pays les plus petits et les moins développés.

    Le marché pharmaceutique de l’UE étant très fragmenté, les entreprises du secteur doivent négocier des accords de remboursement et de tarification avec chaque État — un problème soulevé dans le rapport de l’ancien Premier ministre italien Mario Draghi.

    Réduire les coûts ou promouvoir l’innovation ?

    Les deux grandes associations professionnelles du secteur, la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques (EFPIA), qui représente les plus grandes entreprises pharmaceutiques européennes, et Medicines for Europe, qui regroupe les fabricants de génériques et de biosimilaires défendent également des points de vue différents.

    L’EFPIA considère la mise en place de nouvelles règles comme une attaque contre le secteur pharmaceutique européen. Medicines for Europe les voit comme une occasion de réduire les dépenses de certains systèmes de santé en difficulté et d’aider la diffusion des médicaments génériques et biosimilaires.

    C’est ici que réside de fait le nœud du problème : si l’octroi d’une protection étendue peut contribuer à promouvoir l’innovation et la compétitivité de l’Europe, l’impact de la législation sera tout de même inégal au sein de l’UE et aura des conséquences financières.

    Les produits pharmaceutiques représentent environ 20 % des dépenses de santé au sein de l’UE. Pour les États les moins prospères, rarement dotés des secteurs pharmaceutiques les plus avancés, des médicaments génériques moins chers permettent de réduire les coûts des soins et peuvent s’avérer plus utiles pour les fabricants nationaux.

    À titre de comparaison, l’économiste en chef de la Danske Bank, Las Olsen, a déclaré à Euractiv que « l’industrie pharmaceutique a représenté environ la moitié de la croissance totale du Danemark l’année dernière ».

    Il estime que Novo Nordisk, le producteur d’Ozempic — un médicament pour traiter le diabète, également utile pour combattre l’obésité —, représentait 1,5 % du PIB danois en 2024.

    Le Danemark, ainsi que la Suède, la France, l’Allemagne et l’Italie, sont les principaux opposants à la modification du statu quo. La Pologne, qui présidera les discussions au cours des six prochains mois, est d’un avis différent.

    Perspectives polonaises

    « Certains pays accordent la priorité à la compétitivité et au maintien de la position privilégiée des entreprises qui développent des médicaments innovants. D’autres — et c’est la majorité — se concentrent sur l’accès de leurs citoyens à des médicaments abordables », a expliqué la ministre polonaise de la Santé, Izabela Leszczyna.

    « Nous visons un consensus, en comblant le fossé entre les parties opposées avec détermination et diplomatie », a-t-elle ajouté.

    Les produits pharmaceutiques représentent environ 20 % des dépenses de santé dans l’UE. Pour les États membres les plus pauvres, qui ne disposent souvent pas des secteurs pharmaceutiques les plus avancés, des génériques moins chers permettent de réduire les coûts des soins de santé et peuvent s’avérer plus utiles pour les fabricants nationaux. ©EU/ Ference Isza
    Les produits pharmaceutiques représentent environ 20 % des dépenses de santé dans l’UE. Pour les États membres les plus pauvres, qui ne disposent souvent pas des secteurs pharmaceutiques les plus avancés, des génériques moins chers permettent de réduire les coûts des soins de santé et peuvent s’avérer plus utiles pour les fabricants nationaux. ©EU/ Ference Isza

    En effet, les deux camps ont les mêmes objectifs : promouvoir l’innovation et la compétitivité et garantir l’accès et le caractère abordable des médicaments.

    Bien que le « paquet pharmaceutique » soit resté bloqué au Conseil en 2024, des initiatives ont vu le jour pour tenter de résoudre les divergences.

    Les progrès de 2024

    La Belgique, qui a assuré la présidence du Conseil de l’UE lors de la première moitié de l’année 2024, a mis l’accent sur les pénuries de médicaments en inaugurant la Critical Medicals Alliance, précurseur d’un texte législatif attendu pour le début de l’année 2025.

    En ce qui concerne le débat sur les mesures d’incitation propres à la réforme européenne du médicament, la Belgique a orienté les discussions sur les objectifs plutôt que sur les délais.

    Avant les élections de juin, le Parlement européen a adopté sa position sur la réforme en première lecture : les mesures d’incitation, la protection des données règlementaires (PDR) de sept ans et demi et les deux ans de protection du marché, ont obtenu le soutien de tous les partis, ce qui a ramené le curseur vers la position actuelle.

    Au cours de ses six mois de présidence, la Hongrie s’est démenée pour parvenir à un compromis sur cette question complexe, et, bien qu’un texte ait été amendé à plusieurs reprises, aucun accord n’a pour l’heure été conclu.

    Le compromis proposé par les Hongrois combine une période de PDR de sept ans, à laquelle s’ajoute une année supplémentaire si le médicament répond à un besoin non satisfait.

    Plutôt que d’étendre à l’ensemble des 27 États la période d’exclusivité commerciale dont bénéficie un laboratoire pharmaceutique qui demande l’accès à son médicament, la Hongrie propose une « obligation » plus faible, en vertu de laquelle la protection du marché pourrait être supprimée pour un médicament si un laboratoire pharmaceutique n’a pas déposé de demande d’autorisation dans un délai de quatre à cinq ans.

    Cette proposition est plus proche du point de vue du secteur pharmaceutique, mais certains estiment qu’elle ne va pas encore assez loin.

    L’impasse a encouragé certaines idées novatrices. Le ministre letton de la Santé, Hosams Abu Meri, a récemment reconnu, lors de la conférence annuelle de l’EFPIA, que les États membres pourraient faire davantage en simplifiant leurs propres procédures d’autorisation et a appelé à une plus grande harmonisation.

    « La bureaucratie est le plus gros problème de l’UE », a-t-il critiqué.

    D’autres États envisagent des solutions alternatives. Chypre appelle à davantage de marchés publics européens communs, ce qui permettrait d’améliorer l’accès et d’accélérer la disponibilité des médicaments grâce à la coopération.

    La République tchèque, quant à elle, a proposé un compromis dans lequel la protection des données serait liée aux engagements d’établir une production au sein de l’UE.

    2025 : une conclusion en vue ?

    Toutes les parties devront cette année faire preuve de plus de créativité pour parvenir à un accord. Lors du dernier Conseil « Santé », la ministre danoise Sophie Løhde a exposé les deux priorités de son pays : « Améliorer l’accès aux médicaments pour tous les Européens et faire en sorte que l’Europe soit un marché attrayant pour notre industrie des sciences de la vie ».

    La ministre a fait part de sa préoccupation quant à l’orientation actuelle des négociations, qui prévoient l’introduction de nouvelles obligations complexes : « Plus de paperasse n’améliorera pas l’accès ».

    Selon elle, il est primordial de se concentrer sur des « solutions concrètes pour améliorer l’accès », citant la proposition chypriote.

    Même si cela peut sembler contre-intuitif, le fait que ces camps apparemment opposés mènent les discussions peut contribuer in fine à débloquer la situation. Les acteurs en présence prennent conscience que d’autres modifications de la législation existante seront retardées sans une position commune sur les mesures d’incitation.

    Le nouveau commissaire à la Santé, Olivér Várhelyi, a exhorté les ministres de la Santé des États membres à « faire preuve de souplesse et de volonté pour trouver des compromis ».

    Il a rappelé que l’impasse actuelle bloquait dans le même temps des réformes et des simplifications indispensables au sein du « paquet pharmaceutique ». L’ambition de la réforme vise plus largement à rationaliser les processus et à adapter les règles à la numérisation, à l’intelligence artificielle, aux approches innovantes pour développer de nouveaux médicaments afin de lutter contre la résistance aux anti-microbiens, et aux mesures visant à lutter contre les pénuries de médicaments.

    « La réforme des règles offre une réelle opportunité de mettre à jour le cadre réglementaire européen afin de favoriser la compétitivité et l’innovation dans l’industrie et d’apporter l’innovation aux patients à travers l’UE. C’est l’occasion de donner à l’UE un avantage concurrentiel », a déclaré le commissaire hongrois.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.01.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 07.01.2025

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 07 janvier 2025 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : 7 janvier 2015 : les attentats contre Charlie Hebdo – le PS met la pression sur la réforme des retraites – Connaissez-vous Rillette ?

    10 ans après les attentats contre Charlie Hebdo

    En France, cette semaine on commémore l’attentat de Charlie Hebdo survenu il y a 10 ans. L’heure est au recueillement et à l’hommage dans la classe politique. Mais sans que les divergences sur « l’esprit Charlie » et le journal satirique ne soient occultées à gauche. Mercredi, au lendemain des 10 ans de l’attentat, le PCF organisera d’ailleurs un hommage aux victimes. Avec la présence notamment de Gérard Biard, rédacteur en chef du journal. À l’inverse, les plus critiques sont les élus de La France insoumise. Pour le fondateur de LFI, Jean-Luc Mélenchon c’est Charlie Hebdo qui a changé. Ses détracteurs pointent plutôt sa propre évolution sur la question de la laïcité. Lui qui qualifiait, il y a 15 ans, le voile islamique de « signe de soumission patriarcale » et refusait d’utiliser le terme « islamophobe ». En 2020, le leader insoumis accusait ainsi l’hebdomadaire d’être un « bagagiste de Valeurs Actuelles ». Et vous, êtes-vous toujours Charlie ? Répondez à la question sur le site Lesfrancais.press

    Slogan "Je suis Charlie"

    Le PS menace de censure François Bayrou

    Olivier Faure veut faire monter la pression. Reçu ce lundi 6 janvier par le ministre de l’Économie Éric Lombard pour discuter du budget de l’État et de la sécurité sociale, Olivier Faure le patron des socialistes s’est dit prêt à censurer le gouvernement s’il n’obtient pas de « concessions remarquables » sur la question de la réforme des retraites à 64 ans. Si le gouvernement espère boucler les lois de finance d’ici la mi-février, la gauche est bien décidée à jouer au bras de fer. Il faut dire que François Bayrou ne peut pas se passer des voix du PS ou au moins de son abstention s’il veut parvenir à faire adopter les budgets.

    olivier-faure
    olivier-faure

    Qui est Rillette ?

    Une jeune laie recueillie par une éleveuse équine dans l’Aube en avril 2023 et qui risque d’être abattue en ce début d’année. «Rillette» est depuis quelques semaines soutenue, en France, par près de 100.000 personnes, dont Julien Courbet et Brigitte Bardot à l’origine d’une pétition. Partout, l’éleveuse raconte comment elle a découvert Rillette. À l’époque elle n’était qu’un marcassin de deux à trois kilos, en train de chercher dans ses poubelles. Visiblement blessée et sans mère, probablement abattue lors d’une chasse. On suivra cette affaire et si vous êtes touché par cette histoire, signez la pétition !

    Petition Rillette

    C’est tout pour ce mardi. On se retrouve demain pour un nouveau bulletin quotidien des Français de l’étranger. Belle journée où que vous soyez !

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • Être Charlie ? 10 ans après, les gauches s’opposent sur la satire

    Être Charlie ? 10 ans après, les gauches s’opposent sur la satire

    En France, cette semaine on commémore l’attentat de Charlie Hebdo survenu il y a 10 ans. L’heure est au recueillement et à l’hommage dans la classe politique. Mais sans que les divergences sur « l’esprit Charlie » et le journal satirique ne soient occultées à gauche.

    Des avis divergents à gauche

    Au sein des dirigeants du Nouveau Front populaire, le soutien le plus affiché de l’hebdomadaire « satirique, laïque et joyeux » est Fabien Roussel.

    Le dirigeant du Parti communiste français rend régulièrement hommage aux membres de la rédaction. Ces derniers violemment abattus lors de l’attentat islamiste du 7 janvier 2015. Il se présente par ailleurs comme un grand défenseur de la laïcité et la liberté d’expression. Mais également des valeurs défendues par Charlie Hebdo, né dans l’esprit libertaire qui a suivi Mai 1968.

    Mercredi, au lendemain des 10 ans de l’attentat, le PCF organisera d’ailleurs un hommage aux victimes. Avec la présence notamment de Gérard Biard, rédacteur en chef du journal. À l’inverse, les plus critiques sont les élus de La France insoumise.

    Les 12 victimes de Charlie Hebdo
    Les 12 victimes de Charlie Hebdo

    Pour l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, figure du centre-gauche et chantre de la lutte contre le « communautarisme », cela s’expliquerait par les caricatures visant l’Islam publiées par le journal satirique.

    « Une partie de la gauche extrême considère cyniquement les musulmans comme une clientèle électorale à conquérir », a-t-il accusé cette semaine dans Le Nouvel Obs.

    « J’ai été trainé dans la boue bien des fois par la nouvelle équipe de Charlie Hebdo, celle qui a succédé à l’époque de mes amis assassinés », regrettait en 2021 Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier saluait pourtant après les attentats de 2015 « le droit d’être irréligieux« . Il recommandait aussi de faire « un acte civique » en achetant le numéro de l’hebdomadaire qui suivait la fusillade.

    Pour le fondateur de LFI, c’est Charlie Hebdo qui a changé. Ses détracteurs pointent plutôt sa propre évolution sur la question de la laïcité. Lui qui qualifiait, il y a 15 ans, le voile islamique de « signe de soumission patriarcale » et refusait d’utiliser le terme « islamophobe ».

    En 2020, le leader insoumis accusait ainsi l’hebdomadaire d’être un « bagagiste de Valeurs Actuelles ».

    Plus récemment, plusieurs élus LFI ont dit leur colère contre le journal. Notamment pour des dessins humoristiques sur l’affaire des viols de Mazan ou une caricature de la députée Danièle Obono, qui avait été jugée « antisémite » et « raciste ».

    « Liberté de critiquer »

    « Leur ligne politique se rapproche de plus en plus de l’extrême droite », estime auprès de l’AFP le coordinateur du mouvement de gauche radicale Manuel Bompard. Il précise cependant que « ce qui doit l’emporter dans la période actuelle, c’est l’hommage aux victimes des attentats et pas un débat sur leur ligne éditoriale » .

    Prudent, le député des Bouches-du-Rhône ne veut pas utiliser l’expression « islamophobe » pour décrire le journal. Cependant, il estime que « certaines de leurs publications s’inscrivent dans un contexte de libération de la parole et des actes islamophobes« .

    « La liberté d’expression c’est la liberté de publier mais aussi la liberté de critiquer » , ajoute-t-il en se disant « bien sûr » favorable au droit au blasphème et à « la liberté de critiquer les religions ».

    Concernant le slogan « Je suis Charlie », né en solidarité avec la rédaction de Charlie Hebdo au lendemain des attentats, Manuel Bompard ne veut pas le reprendre en 2025.

    Slogan "Je suis Charlie"
    Slogan « Je suis Charlie »

    « La formule veut dire tout et son contraire maintenant. Mais cela ne nous empêche évidemment pas d’avoir une pensée émue pour les victimes des attentats » , explique-t-il.

    À gauche, les critiques contre la ligne éditoriale de Charlie Hebdo ne sont cependant pas l’apanage des Insoumis.

    La députée écologiste Sandrine Rousseau explique ainsi à l’AFP ne pas « aimer » la publication, qu’elle trouve « misogyne et parfois raciste » .

    En 2022, une caricature l’avait représentée en gorille en train de commettre un viol dans la jungle.

    « Mais j’ai été, je suis et je serai toujours Charlie, ad vitam aeternam« , précise-t-elle. « Au nom du droit de se moquer des religions et de la liberté de la presse » .

    « On s’en fiche de leur ligne éditoriale, le sujet n’est pas là« , balaie pour sa part le député socialiste Jérôme Guedj, secrétaire national à la laïcité du parti, qui se dit « plus que jamais Charlie » .

    « Les combats pour la laïcité et pour le droit au blasphème ne sont plus aussi présents qu’il y a 10 ans à gauche et c’est désespérant » , regrette-t-il.

  • La Journée Mondiale de la Corse

    La Journée Mondiale de la Corse

    La Journée Mondiale de la Corse, que l’on célèbre ce 9 janvier, a été initiée par le cinéaste Magà Ettori le 9 janvier 2009 dans le cadre du centenaire de la naissance de la résistante Danielle Casanova.

    Les plages, les montagnes, la charcuterie, les rivières, mais surtout : les Corses ! Fier, têtu et revanchard, le Corse ne se livre pas comme ça au 1er « pinzutu » venu. Si vous arrivez avec vos gros sabots français, en réclamant un brocciu en plein mois de juillet à l’heure de la sieste, vous risquez de flinguer vos vacances en moins de temps qu’il n’en faut pour dire vendetta. Car si les Français ont la mémoire courte concernant leur Histoire, les Corses n’oublient pas les 13 ans, 9 mois et 25 jours qu’a duré l’indépendance menée par Pascal Paoli.

    À l’occasion de cette journée, on se plonge dans les symboles de l’île de beauté !

    Le drapeau corse A BANDERA CORSA

    Le drapeau corse fut adopté en 1755 par le général Pascal Paoli qui proclama l’indépendance de la Corse comme une nation à part entière. Il représente le profil d’une tête de Maure* / testa Mora coiffée d’un foulard blanc. 

    Le drapeau corse
    Le drapeau corse

    Il existe plusieurs légendes à son sujet. Romantique, guerrière ou historique, ces légendes s’accordent sur un point : le drapeau corse est inséparable de l’identité profonde de l’île et de ses habitants.

    Le liège corse

    La Corse regroupe à elle seule 63 500 hectares de chênes lièges. Les forêts se trouvent principalement dans le Sud Corse. L’île de beauté, grâce à ses conditions climatiques exceptionnelles, permet la production d’un liège de haute qualité. 

    Il se récolte à partir de 3 cm d’épaisseur généralement entre les mois de juin et août. Cette pépite représente un réel potentiel économique dans la fabrication de bouchons, décorations, isolants, sacs… Vous trouverez bons nombres de boutiques en Corse spécialisées dans la fabrication d’objets en liège.

    Le maquis Corse

    Le maquis en Corse c’est 78 espèces endémiques (plantes propres à l’île de Beauté) et 42 variétés d’orchidées. Parmi les espèces les plus célèbres :

    L’Arbousier

    Les fruits de l’arbousier ont de nombreux avantages, notamment pour la cuisine ! En effet, vous pouvez utiliser les arbouses pour la préparation de confitures, de compotes, de gelées ou encore d’alcool avec la célèbre « liqueur d’arbouses » qui est un excellent digestif Corse !

    Fleur de l'arbousier
    Fleur de l’arbousier

    Le Myrte

    Le myrte est utilisé dans la gastronomie Corse. En effet, le feuillage aromatise les viandes grillées et les baies servent à la conception d’une liqueur.

    Fruits de Myrte
    Fruits de Myrte

    L’Immortelle

    L’Immortelle est une plante très présente dans le maquis Corse et est utilisée majoritairement en aromathérapie. En effet, l’huile essentielle d’immortelle dispose de nombreux avantages.

    L'Immortelle
    L’Immortelle

    Géologie de la Corse

    L’île de beauté est une véritable montagne dans la mer. Elle s’est détachée, avec sa grande sœur la Sardaigne, de la partie sud du continent Européen. 

    ville de Bonifacio au sommet d'une falaise
    ville de Bonifacio au sommet d’une falaise

    La Corse est constituée de deux grands domaines géologiques : avec la partie occidentale « cristalline » et la partie nord-est « schisteuse ».

    Bonifacio
    Bonifacio

    L’altitude moyenne de l’île est de 568 mètres la faisant ainsi la plus élevée de toutes les îles de Méditerranée occidentale. Le point culminant est le Massif du Cintu avec 2 706 mètres d’altitude.

    La langue corse

    Sur l’île de beauté, le corse s’apprend dès le plus jeune âge jusqu’au parcours universitaire, le but étant de d’entretenir son usage et sa transmission. Comme de nombreuses langues il existe une différence entre l’oral et l’écrit et le Corse n’échappe pas à cette règle ! En effet, la dernière voyelle des mots est souvent avalée… Exemple : en Corse bon appétit s’écrit : « bon appetitu » mais se prononcera à l’oral : « bon apetit’ ». Une connaissance qui vous sera fort utile lors de votre venue sur l’île. Bon à savoir également : la lettre « U » se prononcera « OU », le « T » se prononcera « D »et le « V » dans le nord de l’île aura tendance à se prononcer « B ».

    Les Corses dans le monde

    La diaspora corse compte selon les estimations entre 1 000 000 et 2 000 000 de personnes issues de l’émigration des Corses dans le monde, dont environ 1 000 000 en France continentale, 300 000 en Sardaigne, avec environ 200 000 corsophones en Gallura.

  • Retour aux urnes pour les électeurs de la VIIIème ?

    Retour aux urnes pour les électeurs de la VIIIème ?

    Caroline Yadan a posté sur son compte Instagram, ce samedi 04 janvier, une lettre officielle qui a étonné de nombreux soutiens de la Députée. Selon le site LPH : « Les électeurs de la 8e circonscription des Français de l’étranger vont-ils être rappelés aux urnes pour désigner leur député à l’Assemblée nationale ? » 

    Invalidation des comptes de campagne

    En effet, la commission nationale des comptes de campagne a rejeté les comptes de la campagne de la députée élue Caroline Yadan. Le conseil constitutionnel a donc été saisi pour qu’il se prononce sur l’invalidation de l’élection. Cette sanction pourrait être prononcée dans deux cas. Si une volonté de fraude se révèle ou bien un manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des élections.

    Communiqué de presse de Caroline Yadan
    Communiqué de presse de Caroline Yadan

    La députée Yadan a écrit dans un communiqué avoir pris acte de la décision de la commission nationale des comptes de campagne. Elle indique qu’elle transmettra « dans les plus brefs délais ses observations écrites à ce sujet ».

    Caroline Yadan pourra-t-elle se présenter ?

    En tant que juge de l’élection, le Conseil constitutionnel remplit un double office. D’une part, depuis 1958, il contrôle non seulement l’éligibilité des candidats proclamés élus. Mais encore et surtout la régularité et la sincérité de l’élection des parlementaires et du Président de la République. Intransigeant sur le premier point, il se montre plus indulgent sur le second. En effet, moins de quatre-vingt élections ont été invalidées depuis le début de la Ve République···

    D’autre part, depuis les années 1990, le Conseil constitutionnel est chargé de vérifier le financement des campagnes électorales. À ce titre, il contrôle, après la CNCCFP, la régularité ainsi que la sincérité des comptes de campagne des candidats et dispose de pouvoirs importants. Il est notamment en droit de :

    • Rejeter les comptes
    • Fixer le montant du remboursement des dépenses électorales, en le modulant en fonction de la nature et de la gravité des manquements constatés.
    • Déclarer les candidats fautifs inéligibles pendant une durée de trois ans au maximum
    • annuler leur élection ou de les déclarer démissionnaires d’office.

    Il est fort possible que la députée sortant Caroline Yadan ne puisse se présenter aux élections de la VIIIème circonscription des Français de l’étranger. Cela malgré le fait qu’il parait acquis que les électeurs devront retourner aux urnes prochainement. Assurant un retour en fanfares à Meyer Habib ?

  • Justice pour Rillette

    Justice pour Rillette

    Une jeune laie recueillie par une éleveuse équine dans l’Aube en avril 2023 risque d’être abattue en ce début d’année. «Rillette» est depuis quelques semaines soutenue, en France, par près de 100.000 personnes, dont Julien Courbet et Brigitte Bardot à l’origine d’une pétition.

    Un animal domestique ?

    Cette femelle sanglier âgée d’un peu plus d’un an suscite un vif intérêt depuis quelques semaines en France. Retrouvée le 1er avril 2023 dans les poubelles d’Élodie Cappé, une éleveuse équine installée dans une propriété d’une dizaine d’hectares à quelques kilomètres de Chaource dans l’Aube, la laie est menacée d’euthanasie. Pourtant, cette dernière est entièrement apprivoisée et serait incapable de survivre seule dans la nature. Pour lui éviter un sort fatal, Élodie Cappé fait tout ce qui est en son pouvoir et fait parler de son histoire sur les réseaux sociaux et dans les médias. 

    Partout, l’éleveuse raconte comment elle a découvert Rillette. À l’époque elle n’était qu’un marcassin de deux à trois kilos, en train de chercher dans ses poubelles. Visiblement blessée et sans mère, probablement abattue lors d’une chasse. La jeune laie a été recueillie par Élodie Cappé et son compagnon dans leur grande propriété isolée. La jeune Auboise explique alors s’en être occupée en tentant « évidemment de ne pas s’attacher ». Son objectif premier étant de la placer dans un parc spécialisé. Or à ce moment-là, les centres qui accueillent des animaux sauvages étaient déjà « surchargés de sangliers », détaille la maîtresse de Rillette au quotidien L’Ardennais. Les autres centres refusaient aussi de l’accueillir, « considérant le sanglier comme un nuisible ». Mais surtout parce que celui-ci « est trop imprégné de l’homme », ajoute-t-elle.

    L’euthanasie ou la nature

    Adopté, donc, en avril 2023 par Élodie, l’animal, qui était alors un petit marcassin, avait été trouvé à l’agonie au milieu de ses poubelles. Mais depuis, Rillette a bien grandi et pèse plus de 100 kg. Bien qu’ayant un enclos de 1 200 m2 dans la ferme d’Elodie, l’animal est menacé car la détention d’un animal sauvage à domicile est interdite.

    Photo d'Élodie faisant un bisou à un sanglier
    Photo d’Élodie faisant un bisou à un sanglier

    Elodie a fait les démarches pour faire reconnaître Rillette. Mais les services de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) et de l’Office français de la biodiversité (OFB) lui ont présenté deux solutions. Soit l’euthanasier, soit le relâcher dans la nature. Synonyme de mort pour un animal domestiqué.

    Une retraite à Charleville ?

    Depuis plusieurs mois, la propriétaire de Rillette a donc entamé un bras de fer avec les autorités et a reçu de nombreux messages de soutien à travers le monde. Pas suffisant pour la procureure de Troyes. Cette dernière a répété dans un communiqué du 17 décembre que la détention d’un sanglier, « espèce non domestique », est « irrégulière ».

    Toutefois, le maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon a proposé que sa commune accueille Rillette, explique France 3. Il avait auparavant déjà trouvé un enclos à Toto, un autre sanglier. Espérons que Rillette ait autant de chance.

    Pour soutenir ces démarches, une marche blanche sera organisée le 11 janvier en France.

    Pour participer au sauvetage de Rillette, vous pouvez signer cette pétition :


    Petition Rillette


    Pétition rillette