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  • Amsterdam Light Festival – Podcast Vidéo de la French Radio Benelux

    Il s’agit déjà de la 8è édition de ce festival qui permet une mise en lumière différente, mais très photogénique de la capitale batave. Avec un programme varié, qui permet de découvrir Amsterdam sous un nouveau jour. Et cette année, fini ou presque les canaux historiques de la ville, place à la découverte de quartiers moins connus des touristes.

     

  • Grève pour les vacances en France ?

    Si vous aviez l’intention de rentrer au pays pour passer Noël sous la neige à la montagne, ou auprès de votre famille… cet article va vous intéresser. En effet, la mobilisation en France contre la réforme des retraites, qui paralyse les transports, est entrée dans sa deuxième semaine et pourrait se prolonger jusqu’à Noël malgré de nouveaux appels au « dialogue » du gouvernement.

    Coté Ciel

    La grève des contrôleurs aériens du mardi 17 décembre, débutera lundi soir 16 décembre à 19h et se terminera le mercredi 18 décembre à 6h du matin. Normalement, elle ne devrait pas être reconduite.. Les aéroports seraient donc pleinement en activité pour les vacances.

    Lors des deux dernières grèves les 5 et 10 décembre, ils a eu 20% des vols annulés, principalement les courts et moyens courriers.

    Coté Rail

    La grève dans les transports ne connaît pas de trêve. Pas même celle dite « des confiseurs », pour les fêtes de fin d’année. La CGT-Cheminots, un des principaux syndicats dans les chemins de fer, a annoncé que le blocage continuera « sauf si le gouvernement revient à la raison » en retirant son projet. Résultat, ce vendredi, deux tiers des conducteurs de train sont toujours à l’arrêt et la situation pourrait se prolonger encore de nombreux jours, quitte à impacter les vacanciers de Noël.

    Du côté de la SNCF, seul un quart des TGV, des Intercités et des Transiliens circulent. Tandis que quatre TER (Transport Express Régional) sur 10 sont assurés, essentiellement par bus. Si vous prévoyez de traverser l’hexagone en train, armez-vous de patience. Ou alors, optez pour un autre moyen de transport. Avec, là aussi, une nécessaire anticipation.

    Coté Route

    La région parisienne sera bien entendu encore la plus encombrée suite aux grèves. Les fortes perturbations dans les transports en commun entraînent chaque jour d’importants retards sur les routes et autoroutes, en particuliers celles pour accéder à la capitale française. Bref, ces fêtes de fin d’année ne semblent pas le meilleur moment pour envisager un petit break au pied de la Tour Eiffel. En ce qui concerne le réseau des bus, des métros et des RER, le trafic reste très perturbé avec neuf lignes de métro fermées et un peu plus de 50% des bus à l’arrêt. Selon les lignes, un RER (desservant la banlieue) sur deux ou trois circule.

    En revanche, si vous deviez prendre l’avion depuis Paris CDG, la position périphérique de l’aéroport permet d’éviter les encombrements parisiens. Pour le reste, les principaux axes vers le sud ne connaissent de perturbations particulières. Pas de risque donc si vous rejoignez la montagne. Evitez toutefois certaines zones sur votre parcours. Les zones industrielle et portuaire du Havre ont été bloquées jeudi, tout comme les entrées du Grand Port maritime de Marseille, par des manifestants mobilisés à l’appel de la CGT. Des dockers ont également organisé des blocages au port de La Rochelle ou à Rouen.

     

  • Théâtre: les pièces françaises à l’étranger

    Nous l’ignorons parfois, mais le théâtre français s’exporte très bien, dans sa langue originale ou dans la langue du pays d’accueil. Des pièces classiques aux œuvres contemporaines, il y en a pour tous les goûts !

    Sacha Guitry à Londres

    La vie de Sacha Guitry intéresse le public londonien

    A Londres et depuis plusieurs années, la pièce « Sacha Guitry, ma fille et moi » connait un incontestable succès. Déclamée en français avec des sous-titres en anglais, la pièce reprend de manière libre la vie du célèbre auteur français. La pièce évoque en particulier sa passion pour les femmes et sa façon étonnante de mélanger la fiction et la réalité.

    Une offre particulièrement riche à Bruxelles

    Dans la capitale de l’Europe et de la Belgique, très majoritairement francophone, l’offre est particulièrement riche. Les grands classiques comme Cyrano de Bergerac au célèbre Théâtre Royal du Parc, mais aussi des offres originales comme le cycle proposé par « ouvrir les portes« . Cette organisation, qui officie dans les centres culturels d’Uccle et d’Auderghem, propose une sélection éclectique allant de Chance! une comédie musicale, en passant par vipère au poing et la machine de Turing.

    Des cours de théâtre à Berlin et Rome

    Autre possibilité pour les amateurs de théâtre, celle de bénéficier de cours. Le théâtre français de Rome en propose pour les enfants, les ados, les adultes, les amateurs comme les personnes plus confirmées. Même chose à Berlin avec le TFB, pour les initiés comme les non initiés ainsi qu’à Prague.

    L’institut français de Tokyo propose aussi régulièrement des représentations théâtrales, tout comme ses établissements frères à travers en particulier le programme Théâtre Export.

    Autre acteur majeur, l’UNESCO. A travers son institut international du théâtre, elle promeut partout dans le monde cet art présent depuis des millénaires sur tous les continents. Une sortie idéal à l’occasion des fêtes!

  • Pendant les grèves : la campagne de publicité pour une retraite au Portugal

    Certains organismes ont pris un contre-pied cette semaine pour évoquer la grève liée à la Réforme des Retraites.

    Le portail immobiliser Green-Acres.com, qui compte près de 5 millions de visites par mois, en a ainsi profiter pour vanter les mérites du Portugal auprès des retraités français. Jusqu’au 10 décembre, 250 affiches publicitaires étaient visibles sur le site, avec notamment une mamie Rock’N’Roll, sur un fond rouge, pour rappeler la lutte de la CGT contre la réforme, présentée par Edouard Philippe.

    Et les atouts portugais sont nombreux pour les retraités français. D’abord, le coût de la vie y est 27% moins élevé qu’en France, selon l’OCDE. Ce sont donc près de 9% d’internautes français qui ont pris des renseignements sur le Portugal, lors des 6 dernières années, sur le site Green-Acres.com

    Ensuite, le prix de l’immobilier y est bien plus abordable. Le prix au mètre carré est l’ordre de 6 000€ à Lisbonne, là où il affiche 10 000€ à Paris. Mais la région de l’Algarve attire aussi largement, pour sa proximité avec la mer.

    Enfin, le régime fiscal proposé aux retraités est très avantageux. Ils peuvent bénéficier d’une exonération fiscale sur les pensions non imposables en France, pendant 10 ans. Seule condition, qu’ils demeurent au moins 183 jours par an au Portugal. Le nombre de ressortissants français installés au Portugal a donc augmenté de 29%, rien que sur l’année 2018. Avec 20 000 français, dont 1/3 de retraités, il s’agit de la 7è communauté étrangère au Portugal, derrière le Brésil et le Cap Vert.

  • Revue de Presse : Victoire de Johnson.. Brexit confirmé !

    Plus rien ne s’oppose au Brexit : le Premier ministre britannique Boris Johnson a réuni jeudi aux élections législatives une majorité écrasante lui donnant les coudées franches pour sortir son pays de l’Union européenne le 31 janvier, selon les premières projections. Le succès semble sans appel pour le dirigeant conservateur, déterminé à mettre fin à trois ans d’une saga qui a déchiré le pays et à 47 ans de mariage tumultueux entre le Royaume-Uni et l’UE.

    « Merci à tous ceux à travers le pays qui ont voté, qui se sont portés volontaires, qui se sont présentés. Nous vivons dans la plus grande démocratie du monde », a réagi Boris Johnson, élu pour un mandat de cinq ans, sur Twitter.

    Sans surprise, c’est la victoire écrasante de Boris Johnson qui fait la Une de tous les journaux britanniques. « Un raz-de-marée électoral », titre le Daily Telegraph, qui reprend la photo du Premier ministre britannique, qui est allé voter avec son chien, lançant une mode aux bureaux de vote et souligne la défaite « catastrophique » des travaillistes. « Le mur rouge s’est bel et bien effondré », note une collaboratrice du journal.

    Le Guardian ne cache pas son choc face aux résultats de ces élections législatives et prédit même un « changement de la politique anglaise ». « La victoire est indéniablement celle de Johnson. Il y a un an, il se trouvait encore sur les banquettes arrières. Cet été, la majorité des députés conservateurs ne voulaient pas qu’il soit leur chef. Aujourd’hui, il est le maître de la scène politique britannique », remarque le quotidien.

    « Désormais, la question est de savoir si cette victoire a davantage à voir avec ‘mettre en œuvre le Brexit’ ou s’il s’agit plutôt d’un soutien plus large au conservatisme johnsonien », s’interroge le quotidien, qui voit un deuxième enseignement dans le score du parti national écossais. Il prédit une confrontation entre l’Ecosse et Johnson, qui a clairement fait savoir qu’il ne concéderait pas un deuxième référendum sur l’indépendance.

    Le quotidien écoassais The Herald annonce d’ailleurs une « crise constitutionnelle » en perspective concernant le futur de l’Ecosse. Le journal estime qu’un rejet pur et simple par Boris Johnson susciterait davantage de réactions défavorables à son égard et ne ferait que renforcer le soutien à l’indépendance. Sans compter sur les élections de 2021 : si le SNP répète sa majorité absolue de 2011, cette victoire constituerait un « mandat démocratique » pour un second référendum, selon plusieurs politiciens écossais.

    The National, un journal en faveur de l’indépendance écossaise, va encore plus loin et voit dans les résultats de ces élections que l’Ecosse « est un pays différent », reprenant les mots d’Angus MacNeil, membre du SNP.

    Le Daily Mail, lui, ne cache pas sa joie et se « réjouit » » de la victoire « écrasante » des conservateurs. Au contraire, le Daily Mirror ne cache pas sa déception et n’hésite pas à titrer « Le cauchemar avant Noël ». Tandis que le Daily Express note une victoire également pour le Brexit.

    Le Sun, lui, n’a pas décidé de faire dans la finesse en titrant « The dog’s Bollox ». Le terme ‘bollocks’ (ou ‘bollox comme il est écrit ici) est un terme d’argot vulgaire pour désigner les ‘testicules’. Mais dans le cas présent, il reflète la langue vernaculaire londonienne qui utilise régulièrement ce terme pour désigner quelque chose de très positif.

     

  • Alger, après le fantôme de Bouteflika, l’élection fantôme.

    Toute manifestation est interdite à Alger depuis 2001. Pourtant, depuis six mois, les Algérois manifestent tous les vendredis. Une des manifestations les plus importantes a eu lieu vendredi dernier. Justement parce que le Général Salah, chef d’Etat-major de l’Armée, avait dit que le temps des manifestations était fini et que celui de l’élection était venu. Alors la foule a scandé « Mackache le vote » (pas de vote), en se moquant de Salah bardé de décoration comme un maréchal soviétique. C’est bien normal, c’est à Moscou que Salah a appris l’art des casernes et de la démocratie populaire.

    Ce 11 décembre, une nouvelle manifestation, exceptionnelle, un jour de semaine, a affronté la police. C’est normal : le 12 a lieu le vote. Le successeur de Bouteflika, fantomatique chef de l’Etat algérien, sera élu. Par qui ? Par le peuple bien sûr, et sans le peuple. Peuple fantôme dans une démocratie fantôme, avec des candidats fantômes, qui n’osent rien dire, qui n’ont même pas osé faire campagne dans tout le pays (aucun par exemple n’est allé à Tizi Ouzou), qui ne se sont prononcés ni sur le régime, ni sur les opposants, ni sur les arrestations, ni sur Bouteflika, sur rien.

    En France, les bureaux de vote sont ouverts depuis dimanche, des manifestants conspuent ceux qui viennent voter. Le Président de l’autorité organisatrice admet quelques ratés mais considère que le taux de participation est « normal », sans donner de chiffres. La transparence, ce sera plus tard.

    On se demande comment cela peut-il tenir. Quel que soit l’élu, il sera dévalué par la rue, par son appartenance au « système ». Comment pourrait-il en être autrement ? Le système est le même depuis l’indépendance : le FLN, l’Armée, les luttes de clans pour la répartition de la rente pétrolière.

    Dans cette lutte de clan, depuis que Salah a retourné sa veste, celui de Bouteflika est le grand perdant. Saïd Bouteflika, « Monsieur 15% » selon Bernard Bajolet, ancien Ambassadeur de France à Alger, est toujours en prison. Deux anciens Premiers ministres ont été condamnés, des hommes d’affaires. Personne n’est dupe : ils ont certainement beaucoup de choses à se reprocher, ils ne sont pas les seuls. Grâce à eux, Salah a pu faire peur et asseoir son pouvoir. Il a fait un peu le ménage dans l’armée, écartant les personnalités les plus fortes. Comme il n’a jamais brillé par ses talents d’organisateur ou d’innovateur, il y a peu de chances qu’il ait fait la promotion de moins terne que lui.

    L’élu, demain soir, pourrait-il prendre le pouvoir ? Parfois, l’apparence du pouvoir peut prendre le pouvoir. L’armée n’est pas si solide, elle a besoin de paravents. Il y a des gens intelligents en Algérie, très bien formés, très bien informés, bien plus ouverts sur la réalité que les dirigeants actuels. Ils auront peut-être, par un moyen ou un autre, accès au nouvel élu, qui de toute façon, se sentira à la fois bien seul, et très -trop- entouré. L’avantage, dans les régimes sclérosés, c’est qu’une petite brèche peut faire s’effondrer tout l’ensemble. Il faut un réformateur à la tête du pays. Salah a été incapable de prendre ce rôle, peut-être que le nouveau Président y sera contraint par la rue.

    Des cinq candidats qui concourent au poste de Président de la République tous sont des anciens du système. Seul l’ancien Premier ministre Ali Benflis s’était opposé à Bouteflika et avait osé se présenter contre lui. On verra s’il représente le choix des militaires, car personne n’imagine qu’un candidat vraiment indépendant, qui n’aura pas donné les garanties nécessaires, puisse l’emporter. D’ailleurs la Commission ad hoc n’a retenu que ces cinq noms.

    Hors d’Algérie, beaucoup attendent, inquiets. La France se tait, de crainte d’être accusée par le pouvoir de manipuler les manifestants, ou par les manifestants de soutenir le pouvoir. Le 2 décembre, l’Ambassadeur inaugurait la campagne Campus Franceen Algérie sans qu’un mot ne sorte de l’ordinaire. Pourtant, la moitié de la population algérienne a moins de trente ans, et manifeste. Partir en France est devenu l’espoir des étudiants qui pensent n’avoir aucun avenir dans leur propre pays. Le même Ambassadeur avait été plus audacieux en juillet dernier, confessant « Nous autres diplomates, n’avons peut-être pas vu juste. Il faut l’avouer, nombre d’entre nous n’avions pas perçu la formidable force de changement qui sommeillait dans ce pays ».Il serait temps de s’en apercevoir.

    Le Parlement européen a voté une résolution pour condamner les arrestations arbitraires et les attaques contre les manifestants. 150 personnes auraient été arrêtées. Le Général Salah a répondu en déclarant qu’il ne tolérerait aucune ingérence. Sauf de Moscou, qui manifeste sa totale confiance dans le « processus démocratique » et explique que les manifestants ne sont qu’une poignée. Se rendent-ils compte qu’ils ont quitté les années 80 ?

    La Tunisie, elle aussi, s’interroge, avec son nouveau Président et son assemblée à nouveau dominée par le parti islamiste, mais sans majorité. Enfin tous regardent le cours du pétrole, qui décide, in fine, de la survie du régime.

    Soit, se moquer du Général Salah, hors d’Algérie, est un exercice facile. Il prête facilement à la caricature. Il n’a en aucune façon la figure d’un vainqueur. Pourtant, s’il réussit à faire rentrer dans sa boîte le génie de l’Algérie, à faire rentrer chez eux ces manifestants, à remettre une chape de silence sur la société algérienne, alors il deviendra un modèle politique, plus emblématique que Jaruzelski. Mais peut-être est-ce cela qui manque au « Hirak », une figure comme celle d’un Walesa, un syndicat comme « Solidarnosc », qui existe peut-être en exil ou en prison. A moins, que, parmi les cinq miraculés de l’ère Bouteflika qui sollicitent les suffrages, quelqu’un se sente pousser les ailes d’un Gorbatchev.

    Parfois les fantômes prennent corps. Il y a toujours des surprises en politique. Si la réforme ne peut venir d’en bas, elle peut venir d’en haut, ce serait la surprise du chef. Et si elle ne vient pas, le « Hirak » continuera, un peu de désespoir en plus.

    Jeudi, élection. Vendredi, manifestation.

  • Élections fatidiques pour le Brexit au Royaume-Uni

    Le Brexit avec Boris Johnson ou un second référendum avec Jeremy Corbyn ? Les Britanniques votent jeudi lors de législatives anticipées fatidiques pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et l’avenir du pays pour des décennies. Un article de notre partenaire Euractiv

    Les électeurs se rendent aux urnes depuis 07H00 (locales et GMT) dans un pays embourbé dans le Brexit depuis le référendum de 2016 remporté à 52 % par le « leave ».

    C’est justement pour sortir de l’impasse que le Premier ministre conservateur a voulu ces législatives, les troisièmes en quatre ans. Il espère obtenir la majorité absolue qui lui a fait défaut pour tourner la page de cette saga qui divise profondément le Royaume-Uni.

    Boris Jonhson espère une victoire du camp conservateur

    Mais si les tories ont toujours dominé leurs rivaux travaillistes dans les sondages, le résultat s’annonce serré et incertain au vu des dernières enquêtes d’opinion. L’une d’elles, publiée jeudi dans le Telegraph, donne cinq points d’avance aux conservateurs, une autre, réalisée par Kantar, 12 points.

    Et les averses attendues jeudi, voire la neige dans le nord, pourraient décourager plus d’un électeur de se déplacer pour désigner les 650 députés de la Chambre des communes lors de scrutins uninominaux à un tour (est élu le candidat arrivant en tête dans sa circonscription).

    Un sondage sorti des urnes sera publié à la fermeture des bureaux de vote à 22H00 (GMT). Les premiers résultats sont attendus dès 23H00.

    « Sauvez le Brexit, sauvez le Royaume-Uni », exhorte le tabloïd The Sun, tandis que le Daily Mirror, mettant notamment en une infirmière, retraités ou sans-abri, appelle « Pour eux… » à « voter Labour ».

    À Noël, Brexit et dinde

    « Réalisons le Brexit ! » Boris Johnson, 55 ans, l’a répété comme un mantra tout au long d’une campagne sans relief.

    « Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé — ce que vous nous avez ordonné de faire — il y a trois ans et demi », a promis l’ex-maire de Londres qui, malgré ses gaffes à répétition, a réalisé l’ambition d’une vie en prenant la tête de l’exécutif en juillet.

    « Imaginez comme il sera merveilleux de s’attabler autour de la dinde de Noël, le Brexit réglé », a-t-il poursuivi.

    Outre l’unification du pays, il s’agit d’enfin pouvoir s’atteler aux « priorités » des Britanniques, comme la santé et la sécurité, a affirmé le chef du gouvernement, accusé de récupération après l’attentat meurtrier de London Bridge fin novembre.

    En cas de victoire, Boris Johnson veut soumettre l’accord de divorce qu’il a négocié avec Bruxelles au Parlement avant Noël pour mettre le Brexit en œuvre au 31 janvier, après trois reports.

    « L’accord est prêt. Mettez-le juste dans le four », a-t-il régulièrement plaisanté, n’hésitant pas à pulvériser au bulldozer un faux mur symbolisant « l’impasse » du Brexit.

    Mais au dernier jour de la campagne, l’opposition a une fois de plus dénoncé ses mensonges, son affirmation de pouvoir boucler un accord commercial post-Brexit en moins d’un an avec l’UE étant jugée irréaliste à Bruxelles, selon la presse.

    « Vrai changement »

    Plus sobre, Jeremy Corbyn, vétéran de l’aile gauche du Parti travailliste, n’en a pas moins promis un « vrai changement » après presque une décennie de pouvoir conservateur, lors d’un dernier meeting mercredi soir à Londres.

    Nationalisations et investissements massifs dominent son programme, surtout dans le service public de santé (NHS), affaibli par des années d’austérité.

    Misant à bloc sur cet autre grand sujet de préoccupation des électeurs, le chef du Labour n’a eu de cesse d’accuser les conservateurs de vouloir brader aux Américains, après le Brexit, cette institution gratuite et chérie des Britanniques.

    « Le choix auquel vous êtes confronté, vous le peuple de ce pays, est véritablement historique », a-t-il lancé, clôturant une campagne où il a traîné comme un boulet des accusations d’inaction face à l’antisémitisme dans son parti.

    Sur le Brexit, le septuagénaire reste ambigu. Il promet de négocier un nouvel accord de divorce plus favorable aux droits des travailleurs, qu’il soumettrait à un référendum avec comme alternative le maintien dans l’UE. Lui-même resterait « neutre ».

    Le dernier sondage publié mardi par YouGov, portant sur un échantillon de 100 000 personnes, donne aux conservateurs une majorité absolue avec 339 sièges. Mais la marge d’erreur, l’impact d’un éventuel vote utile et la récente remontée du Labour peuvent encore conduire à un Parlement sans majorité, comme en 2017.

    « L’électorat est (…) plus volatil que jamais », constate Chris Curtis, directeur de la recherche politique de YouGov, interrogé par l’AFP.

    Le score des Tories dépendra notamment, selon lui, de leur capacité à séduire les électeurs des circonscriptions traditionnellement travaillistes dans le centre et le nord de l’Angleterre, mais très favorables au « leave ».

    Sur les flancs des conservateurs et des travaillistes, les plus petits partis comme les libéraux démocrates ou les nationalistes écossais du SNP pourraient grappiller quelques sièges, insuffisant pour faire dérailler les poids lourds.

  • Sahel : avant le sommet, le point sur les opérations

    A la suite de l’accident qui a couté la vie à treize soldats français, et des critiques élevées contre la présence française au Sahel dans les pays de la région, Emmanuel Macron a convoqué un sommet Sahel des pays du G5 à Pau le 16 décembre prochain. « Je ne peux, ni ne veux avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit, alors même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements antifrançais, parfois portés par des responsables politiques », a-t-il déclaré.

    Que font exactement les soldats français, au quotidien ?

    lesfrancais.presstransmet publiquement les informations données par l’Etat-major, qui fait le point sur l’action des militaires français engagés au Sahel. Avant d’engager des analyses géopolitiques, il est important d’observer l’action quotidienne des Forces francaises de la mission Barkhan

    « Samedi 30 novembre, les corps des treize militaires morts pour la France au cours d’une opération de combat, le lundi 25, ont été rapatriés en France, après une cérémonie d’adieux célébrée dans l’intimité par leurs frères d’armes, à Gao. L’hommage national, sous la présidence d’Emmanuel Macron, s’est tenu aux Invalides, le lundi 2 décembre, en présence de nombreux citoyens, civils et militaires, venus témoigner leur compassion, et honorer la mémoire de nos treize camarades.

    Après cette épreuve, Barkhane reste déterminée à œuvrer pour le retour de la stabilité au Sahel, aux côtés des forces partenaires. Sur ce théâtre complexe s’enchevêtrent des problématiques sécuritaires, ethniques, sociales, politiques et climatiques. Dans ce contexte, la stratégie de Barkhane repose sur trois objectifs complémentaires et convergents : la lutte contre les groupes armés terroristes, pour les mettre à portée des armées locales ; l’accompagnement de ces forces partenaires, pour qu’elles s’approprient cette lutte et gagnent la confiance de la population ; l’action au profit des Sahéliens, afin de limiter l’influence des groupes armés terroristes et d’améliorer les conditions de vie.

    Cette stratégie se fonde sur une approche zonale de résolution de crise, avec un effort concentré sur la région du Liptako-Gourma, Barkhane restant capable d’intervenir dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne en tant que de besoin.

    L’action de BARKHANE s’inscrit également dans une approche globale en étroite collaboration avec les acteurs politiques, diplomatiques et économiques du Sahel.

    ACTIVITÉ DE LA FORCE

    Opération dans le Gourma

    Le 30 novembre, Barkhane a frappé une importante colonne de motos d’un groupe armé terroriste qui évoluait dans la région de Douentza, dans le Gourma.
    L’action combinée des Mirage 2000 et des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de détruire plusieurs motos et de mettre hors de combat une dizaine de terroristes.
    Cette action de Barkhane a selon toute vraisemblance entravé la préparation d’une attaque complexe, potentiellement dirigée contre les forces armées maliennes.

     Le groupement tactique désert Logistique «Marne» en convoi vers le Gourma

    Le groupement tactique désert logistique « Marne » a mené une opération de convoi logistique du 23 au 25 novembre à destination de la base avancée de Gossi, située au sud-est de Gao.

    Le convoi était constitué d’une centaine de personnels répartis dans une cinquantaine de véhicules de la force Barkhane. Il emportait essentiellement du carburant, de l’eau, des groupes électrogènes autonomes et des pièces de maintenance.

    Le convoi a emprunté la RN16 sur une distance de 170 km au départ de Gao. Cette route bitumée est praticable sur les vingt premiers kilomètres. Les 150 km suivants mettent en revanche à rude épreuve l’ensemble des véhicules de la rame et le personnel de bord.

    Le convoi est appuyé par une section de combat du génie du groupement tactique désert « Acier », qui assure une vérification des passages et des ponts propices à la pause d’engins explosifs dissimulés, intervenant en cas de besoin.

    La nationale traverse un territoire où l’EIGS et la Katiba Gourma constituent une menace. En complément de toutes les mesures de sécurité, un appui aérien MIRAGE 2000 assure la protection en effectuant plusieurs survols de reconnaissance du convoi afin de déceler toute menace et de dissuader tout agresseur.

    Les militaires du Train de combat accompagnent le convoi et assurent le soutien matériel et technique nécessaire au bon déroulement de la mission, notamment l’entretien des véhicules réalisé par les conducteurs et le ravitaillement en carburant.

    La gestion des pannes et des pneumatiques, soumis à rude épreuve, constitue le deuxième poste logistique essentiel. Outre les roues de secours propres à chaque véhicule, le sous-groupement peut compter sur un camion avec un plateau, le porteur polyvalent lourd (PPLD). À chaque anomalie ou crevaison, l’équipe légère d’intervention, formée par des mécaniciens chevronnés, déploie le PPLD pour une réparation en un temps record.

     Formation opérationnelle tactique de 100 militaires burkinabè.

    Du 22 au 30 novembre, une compagnie des forces armées du Burkina Faso (FABF) a été formée au combat par la Force Barkhane sur le camp burkinabè de Dori.

    Un détachement de 40 militaires du Groupement Tactique Désert « Acier » a initié un programme d’instruction établi sur les savoir-faire techniques et tactiques : combat niveau section, armement, secourisme au combat et encore lutte contre les engins explosifs improvisés.

    Ce partenariat militaire opérationnel (PMO) a pour vocation de soutenir et d’accompagner les FABF dans leur montée en puissance afin d’acquérir à terme la capacité à assurer leur sécurité de manière autonome. Plusieurs exercices sur le terrain ont été établis sur la base des retours d’expérience de cas concrets rencontrés en bande sahélo-saharienne.

     Don de matériel orthopédique à l’hôpital de Kaïgourou au Mali

    Le 23 novembre à Gossi, les soldats de la force Barkhane ont accompagné les forces armées maliennes pour effectuer un don de matériel orthopédique au profit de l’hôpital des Nomades de Kaïgourou. Cette action va permettre au directeur de l’hôpital et à son équipe de combler le manque de moyens dans leur mission quotidienne au service des populations locales.

    Ce centre de soins, qui se situe à deux heures de route de Gossi, est fonctionnel malgré un manque de médicaments et de matériel médical. Les deux médecins et la responsable de la maternité ont donc accueilli avec enthousiasme ce don de matériel qui leur fait cruellement défaut, et qui leur permettra de combler leurs lacunes dans leur mission quotidienne au service des populations locales.

    Dans un état impeccable malgré les faibles moyens dont dispose l’établissement, la maternité gère 30 à 40 naissances par mois. Cette rencontre aura d’ailleurs été l’occasion pour l’équipe médicale de Gossi d’échanger et de prodiguer des conseils aux médecins du centre.

     Sorties air hebdomadaires (bilan du 27 novembre au 03 décembre inclus)

    Les avions de la force Barkhane ont réalisé 94 sorties, parmi lesquelles 38 sorties de chasse, 26 sorties de ravitaillement/ISR et 30 missions de transport. »

    (Source : Etat-major des Armées, Ministère de la Défense)

     

  • La Réforme des retraites : les chiffres et les dates clés – Age pivot appliqué dès la génération de 1959

    On connait désormais les détails de la réforme des retraites, présentée ce mercredi 11 décembre par Édouard Philippe.

    Au cours d’une longue allocution, le Premier ministre a détaillé les prochaines dates clés de l’aboutissement de cette réforme. « Le projet de loi de réforme des retraites sera prêt à la fin de l’année, nous le soumettrons au Conseil des ministres le 22 janvier et il sera discuté au Parlement à la fin du mois de février », a souligné le chef du gouvernement.

    Sur le calendrier, « dès aujourd’hui, je souhaite que les présidents d’entreprises publiques engagent le dialogue avec les organisations syndicales (…) Il faut que la grève qui pénalise des millions de Français s’arrête », a déclaré le Premier ministre qui adresse « une pensée » aux Français « qui galèrent ».

    « Sur la question de la pénibilité, des carrières longues, des seniors, exigeront un travail particulier (…) Au 1er janvier 2022, les nouveaux droits seront mis en place. En 2025, les générations qui sont à plus de 17 ans de la retraite intégreront le nouveau système », explique-t-il avant d’ajouter être « totalement déterminé à mener à bien cette réforme ».

    2021 : revalorisations des salaires des enseignants

    Le niveau des pensions des enseignants sera « sanctuarisé », a ajouté Édouard Philippe. « Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions » des enseignants, « nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021 », a-t-il poursuivi. 

    2027 : l' »âge d’équilibre » à 64 ans

    Le futur système universel de retraite maintiendra l’âge légal de départ à 62 ans, mais créera un « âge d’équilibre » à 64 ans en 2027, avec « un système de bonus-malus », a affirmé Édouard Philippe.

    15 ans au total pour la réforme de la CSG

    Concernant les travailleurs indépendants, les artisans et les professions libérales, le Premier ministre a annoncé la réforme de la CSG et des cotisations vieillesse, « sera mise en œuvre au 1er janvier 2022 ».

    « Nous adopterons des modalités douces de convergence des cotisations. Je veux ne rien brusquer. Je propose de nous donner un horizon de 15 ans pour y parvenir, ce qui n’interdira pas de le faire avant lorsque cela est possible », a-t-il expliqué.