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  • Johnson brandit le risque de « paralysie » du Brexit en cas de défaite

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde le 10 décembre contre le risque d’une nouvelle « paralysie » du Brexit en cas de victoire de l’opposition travailliste aux législatives de jeudi.

    Un sondage publié mardi soir par l’institut YouGov donne toujours gagnant, avec une petite majorité de 28 sièges, le dirigeant conservateur. Il semble en passe de réussir son pari, lui qui a convoqué ces deuxièmes élections anticipées depuis le choc du référendum sur le Brexit en 2016 afin d’obtenir la majorité nécessaire pour sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne au 31 janvier.

    Mais l’écart avec l’opposition travailliste ne cesse de se réduire : la formation de Boris Johnson était auparavant créditée d’une majorité plus confortable de 68 sièges, dans un parlement qui en compte 650. Ces projections n’excluent d’ailleurs « absolument pas la possibilité d’un parlement sans majorité » en raison de la marge d’erreur, souligne l’institut dans son communiqué.

    Alors que la campagne entrait dans ses dernières heures, les deux principales formations politiques britanniques s’échangeaient leurs derniers coups pour rallier de précieux électeurs qui pourraient bien faire basculer le scrutin de jeudi.

    Le Labour n’a pas manqué de reprocher à Boris Johnson les dégâts causés au système public de santé (NHS) par neuf ans de politique d’austérité conservatrice, quand il s’est montré embarrassé lundi devant la photo d’un enfant de quatre ans étendu sur le sol d’un hôpital en attendant d’être traité.

    « Je ne blâme pas les infirmières. Je ne blâme pas les médecins. Je ne blâme pas les services de santé », a déclaré mardi le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn. « Je blâme le gouvernement qui a sous-financé notre NHS ».

    Autre coup dur pour le chef du gouvernement, il a été accusé mardi de récupération politique de l’attentat meurtrier de London Bridge par David Merrit, le père de l’une des victimes, pour avoir promis un durcissement sécuritaire.

    « Désastreux » Corbyn

    En campagne dans le centre de l’Angleterre, en terre pro-Brexit, le Premier ministre s’est lancé dans une virulente critique de Jeremy Corbyn, qui veut négocier un nouvel accord avec l’Union européenne et le soumettre à référendum avec comme alternative le maintien dans l’UE.

    « C’est grotesque. Pire, ce serait désastreux », a-t-il jugé lors de cet événement où il s’est mis au volant d’un engin de chantier pour démolir un faux mur de briques indiquant « blocage. (…) Soit nous allons de l’avant (en réalisant le Brexit) soit c’est encore la paralysie ».

    Le Premier ministre a mené campagne avec pour seul message de réaliser le Brexit, qui a plongé le Royaume-Uni dans une profonde crise politique et reste dans l’impasse trois ans et demi après le vote des Britanniques à 52 % en faveur d’une sortie de l’UE.

    Fidèle à sa tactique habituelle, Boris Johnson a aussi insisté sur la confusion au sein du Labour, patente le matin même. Le spécialiste travailliste des questions de Santé, Jonathan Ashworth, a jugé « désespérées » les chances de victoire de son parti, et mis en cause la personnalité de M. Corbyn, chef très à gauche de la formation, dans une conversation privée qui a fuité sur un blog politique pro-Brexit, Guido Fawkesun. Selon lui, les électeurs « ne peuvent pas supporter Corbyn et pensent que le Labour a bloqué le Brexit ».

    Des propos tenus sur le ton de la « plaisanterie », s’est défendu M. Ashworth au micro de la BBC, mais qui tombaient mal.

    Ce député Labour « pense que le chef de son propre parti présente un risque pour la sécurité » du pays, a martelé M. Johnson.

    Avec un scrutin qui s’annonce serré dans de nombreuses circonscriptions, les travaillistes cherchent à combler leur retard. Mais si Boris Johnson ne réussit pas son pari d’obtenir une majorité absolue, ils pourraient s’allier avec des petits partis pour diriger le pays.

    Ils ont mené une campagne très à gauche, fondée sur la défense des services publics, notamment le NHS auquel les Britanniques sont très attachés.

    Après le Brexit, le système de santé est la deuxième préoccupation des électeurs. Selon une étude de l’institut YouGov, cette question est vue comme le principal point fort du programme travailliste, qui prévoit des dépenses massives pour l’améliorer.

  • La Réforme des retraites en France : les mesures prises pour ceux nés en et après 1975

    Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mercredi que sa réforme des retraites ne s’appliquera qu’aux Français nés en 1975 et après, une concession aux syndicats qui “justifie”, selon lui, la fin d’une grève massive paralysant largement la France depuis près d’une semaine.

    “Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève” Edouard Philippe

    “La transition sera progressive” vers le système universel de retraite, qui entend fusionner les 42 systèmes actuellement existants en France, a promis M. Philippe. “Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève”, a affirmé le Premier ministre, en référence aux nombreux traitements qui permettent actuellement à certaines professions en France de partir plus tôt en retraite, notamment les cheminots de la SNCF et les conducteurs de la RATP.

    Réforme “sans brutalité”

    “Nous mettrons fin aux régimes spéciaux”, mais “progressivement, sans brutalité, avec respect”, a-t-il assuré en direction des syndicats qui, dans leur grande majorité, marquent leur opposition au projet gouvernemental avec des manifestations et une grève très suivie depuis près d’une semaine. La réforme ne concernera donc que “la génération qui aura 18 ans en 2022″, pour ceux qui entrent dans la vie active, et, pour ceux qui y sont déjà, seuls seront concernés ceux nés en 1975 et après.

    Retraite des enseignants

    Le Premier ministre a également “garanti” les retraites des enseignants, très mobilisés dans l’opposition à la réforme. “Nous inscrirons dans la loi la garantie selon laquelle le niveau des retraites des enseignants sera sanctuarisé et comparable au niveau des retraites des fonctions ou des métiers équivalents dans la fonction publique”, a-t-il annoncé. “Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions” des enseignants, “nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021″, a-t-il également assuré.

    Les femmes, les “grandes gagnantes”

    Les femmes seront de plus “les grandes gagnantes” de la réforme, a-t-il certifié, le nouveau système projetant d’accorder “des points supplémentaires pour chaque enfant, et ce dès le premier enfant, et non à partir du 3e comme aujourd’hui”, a-t-il expliqué, en précisant que “cette majoration de 5% par enfant sera accordée à la mère, sauf choix contraire des parents”.

    “Pension minimale de 1.000 euros”

    Le système des retraites réformé garantira “une pension minimale de 1.000 euros net par mois pour une carrière complète au SMIC”. Ce minimum de pension “sera garanti par la loi à 85% du SMIC dans la durée et évoluera comme celui-ci”.

    Pour M. Philippe, ces propositions “justifient que la grève s’arrête”. “Les garanties données aux populations les plus inquiètes justifient que le dialogue reprenne et que la grève qui pénalise des millions de Français s’arrête”, a-t-il répété.

    “Système de bonus-malus”

    L’actuel âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans mais la réforme “incitera à travailler plus longtemps”. “Au-dessus de l’âge légal, un âge d’équilibre avec un système de bonus-malus” est fixé à 64 ans, ce qui est “déjà un horizon raisonnable pour la très grande majorité des Français”, a estimé M. Philippe.

    Le projet de loi sera soumis au conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février.

    Des “concessions” qui ne convainquent pas les syndicats

    Si l’on en croit les premières réactions syndicales, les aménagements proposés mercredi n’apaiseront pas les tensions.

    “La ligne rouge est franchie”

    Pour la CFDT, principale organisation syndicale en France, Laurent Berger a estimé que “la ligne rouge est franchie” – avec l’âge d’équilibre à 64 ans alors que l’âge de départ légal est de 62 – et a annoncé une réunion des instances de son syndicat dans l’après-midi pour “décider des actions dans les jours à venir”. Il a dénoncé une réforme “lestée par un angle budgétaire accru”. Le syndicat était pourtant le seul à se montrer favorable à un régime universel.

    “Le gouvernement s’est moqué du monde”

    “Le gouvernement s’est moqué du monde”, a réagi le numéro un de la CGT (Confédération générale du travail) Philippe Martinez qui “ne croit pas que les cheminots seront satisfaits” par le discours d’Édouard Philippe sur la réforme des retraites. La CGT-Cheminots a d’ailleurs appelé à “renforcer la grève”, tandis que le deuxième syndicat du rail, l’Unsa, a déclaré que les annonces d’Édouard Philippe “n’étaient pas à la hauteur” des revendications.

    “Renforcer la mobilisation”

    Le discours d’Édouard Philippe “ne peut que confirmer la nécessité de renforcer la mobilisation”, a réagi Force ouvrière qui appelle “l’ensemble des salariés du privé et du public à s’y associer”. “Incontestablement la mobilisation exceptionnelle et la grève engagée le 5 décembre conduisent le gouvernement à retarder l’application effective à la génération 1975 plutôt qu’à la génération 1963 comme initialement prévu. Pour FO cela ne peut que confirmer la nécessité de renforcer cette mobilisation”, juge dans un communiqué le bureau confédéral du syndicat.

    L’avis du Medef

    À l’opposé, le président du Medef, l’organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux a qualifié les propositions présentées par le Premier ministre de “bon équilibre”.

  • Enquête expatriation HSBC : la Suisse offre le package plus complet pour les expatriés

    Le Groupe Bancaire HSBC réalise depuis plusieurs années une enquête mondiale sur l’expatriation. L’enquête Expat Explorer 2019 a interrogé 18059 expatriés à travers le monde. L’étude a été menée en ligne par YouGov en mars et avril 2019. Pour qu’un pays soit inclus, il faut un minimum de 100 personnes ayant répondu au questionnaire en ligne, et trente parents. Les tableaux de classement sont calculés en utilisant les réponses à 27 questions posées dans la recherche. On peut dire que HSBC est spécialiste de l’expatriation, d’une part parce qu’elle  a été fondée par un Ecossais expatrié à Hong Kong, d’autre parce que le pôle spécialisé pour les expatriés est lui-même installé à Jersey. Une expatriation qui a du sens pour les banquiers :

    HSBC s’est en effet  dévouée à ses clients sans toujours regarder ce qu’elle faisait, ce qui lui a valu plusieurs scandales et quelques milliards d’amendes (cartels de la drogue, financement du terrorisme, Swiss Leaks, Panama papers). On ne peut que l’encourager à se mettre, dans le droit chemin, au service des expatriés petits et grands.

    Même si les échantillons paraissent faibles pour chacun d’entre eux l’enquête réalisée par YouGov signifie assurément quelque chose sur la qualité de vie dans les différents pays. Dans cette enquête, la Suisse se positionne dans le top 10 chaque année depuis 2011. Mais cette année, la Suisse a atteint la première marche, gagnant sept places.

    Après la Suisse, Singapour et Canada

    82% des expatriés vivant en Suisse ont vu une amélioration de leur qualité de vie par rapport à leur pays d’origine. Les expatriés saluent également les faibles niveaux de pollution de la Suisse, 70% d’entre eux notant un environnement plus propre et plus agréable qu’à la maison. C’est bien plus que la moyenne mondiale avec seulement 40% de tous les expatriés exprimant le même point de vue. Berceau de Genève, ville de la paix, la Suisse est réputée pour ses faibles taux de criminalité et ses rues sûres. Les deux tiers (67%) des expatriés s’y sentent plus en sécurité que dans leur pays d’origine.

    Les facteurs financiers sont ceux où la Suisse continue d’exceller. Des niveaux de revenu disponible plus élevés sont signalés par 71% des expatriés, contribuant à un salaire moyen des expatriés de 111 587 $, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 75 966 ​​$. Les expatriés notent également les niveaux remarquables de stabilité politique et économique du pays. Dans une année où près de la moitié des expatriés dans le monde (49%) sont préoccupés par la situation économique de leur pays, seuls 20% en Suisse ont de telles réserves et 86% sont détendus quant au statut politique du pays.

    L’Espagne gagne dix places

    Singapour occupe la deuxième place du classement, la meilleure destination au monde pour les expatriés avec enfants. Plus des deux tiers (69%) des expatriés louent la capacité de leurs enfants à y apprendre des langues, tandis que 62% disent que le système éducatif du pays est meilleur que dans leur pays d’origine.

    Le Canada occupe la troisième place, où les expatriés profitent d’une meilleure qualité de vie et d’un coût de la vie moins élevé – 40% de ceux qui ont un revenu disponible plus élevé dans leur nouveau pays ont réduit leurs dépenses, contre une moyenne mondiale de 26%.

    L’Espagne, qui affiche également une excellente qualité de vie, a gagné 10 places cette année pour monter à la quatrième place. La majorité (58%) des expatriés y voient une amélioration de leur bien-être mental, contre seulement un tiers (35%) dans le monde.

    Après l’Espagne, viennent, pour Yougov et HSBC, la Nouvelle Zélande et l’Australie, devant la Turquie, 7ème. Un classement étonnant si l’on tient compte de la situation politique et économique en Turquie. L’Allemagne est huitième, la Pologne 13ème, devant l’Irlande 14ème, et Hong Kong 15ème. La France est à la 17èmeplace devant l’Inde, Jersey siège de la branche HSBC qui a commandé l’étude, et la Suède. Les Etats-Unis sont au 23èmerang et le Royaume-Uni 27ème. Une étude à lire plus en détail sur le site HSBC Expat puisque la banque cherche apparemment à attirer cette clientèle.

  • Le libra sera-t-il approuvé en 2020 ?

    Facebook veut voir sa devise numérique approuvée par les régulateurs européens l’année prochaine, malgré les nombreuses inquiétudes des ministres européens des Finances.

    « Nous comprenons les craintes éprouvées par le bloc », a déclaré Dante Disparte, l’un des administrateurs de l’Association Libra. Mais, selon lui, « les inquiétudes du sérail politique européen sont, à bien des égards, infondées ».

    M. Disparte était en visite à Bruxelles cette semaine pour rencontrer des représentants européens et participer à un évènement au Parlement européen.

    En juin dernier, la plateforme Facebook a annoncé le lancement de sa « cryptomonnaie », une devise numérique soutenue par les « devises indépendantes les plus performantes », afin d’offrir à ses utilisateurs un moyen de paiement rapide et bon marché.

    Mais depuis, les régulateurs et législateurs du monde entier ont fait remarquer que le projet représentait de graves risques pour la stabilité financière et qu’il remettait en question la souveraineté monétaire des pays.

    Décidés à trouver une parade, les ministres européens des Finances sont tombés d’accord (le 5 décembre) : toutes les options devraient être envisagées, notamment la mise en place de mesures pour empêcher que certaines cryptomonnaies mondiales ne provoquent des risques ingérables.

    Toutefois, Dante Disparte a confirmé que l’association à l’origine du Libra avait la ferme intention d’obtenir les autorisations nécessaires d’ici à l’année prochaine.

    « Nos plans demeurent inchangés : nous nous concentrons sur 2020 », a-t-il dit, ajoutant que « nous ne visons peut-être pas le monde entier », mais l’Europe fait très certainement partie de l’objectif à atteindre.

    Les régulateurs sont encore en train d’évaluer les avantages et les risques que représentent les « cryptomonnaies » comme le Libra, qui est considéré moins volatile que les précédentes devises du même type.

    « Depuis le début, nous avons maintenu que le projet visait à être réglementé », a indiqué M. Disparte, et ce, grâce à des dispositions sur sa disponibilité opérationnelle, sa conformité et sa gouvernance.

    La gestion des risques, la conformité financière et la sécurité opérationnelle ne sont ainsi pas laissées sur la touche.

    « Les promesses faites par l’association sont extrêmement positives », s’est-il réjoui.

    Par ailleurs, c’est la Suisse qui lancera l’offensive de charme, car le pays arbore une « approche neutre » face aux cryptomonnaies.

    Comme l’association du Libra « tente de s’installer sur ce côté de l’Atlantique », le message qu’elle transmet est clair : « ne poussez pas les innovations Fintech hors du marché européen, parce qu’à long terme, cela nuira à la concurrence économique de la région ».

    Les membres de l’association réclament d’ailleurs que le principe directeur « mêmes risques, mêmes règles » soit respecté, un principe que les régulateurs défendent à travers l’Europe.

    « Si nous œuvrons à la mise en place d’un système de payement du XXIe siècle, alors il est nécessaire d’en définir le cadre législatif de la même façon qu’on le ferait pour d’autres réseaux de payement », soutient M. Disparte.

    Inquiétudes, scandales, manque de confiance

    Les inquiétudes autour du Libra concernent en grande partie son principal sponsor. Les nombreux scandales liés à Facebook, en particulier dans l’affaire Cambridge Analytica, ont entravé la confiance que les législateurs et citoyens du monde entier plaçaient dans le réseau social.

    En conséquence, le géant américain ne semble pas apte à gérer un système de payement direct qui pourrait être étendu à ses 2,4 milliards d’utilisateurs. De plus, les régulateurs et sociétés intéressées ne disposent pas d’information suffisante à ce sujet, ont précisé des représentants et sources proches du secteur.

    La Commission européenne a envoyé deux séries de questionnaires pour obtenir davantage d’information sur le projet. Entre temps, un quart des entreprises qui avaient rejoint le projet à ses balbutiements ont plié bagage. Parmi elles figuraient PayPal, Visa et MasterCard. D’aucuns ont révélé que les responsables de Libra n’étaient pas parvenus à clarifier les aspects essentiels en jeu, notamment la gestion des données.

    « Nous prenons en compte les craintes de chacun », a expliqué M. Disparte. Mais le Libra ne devrait pas être perçu comme autre chose qu’un système de paiement qui ne déstabilise pas le marché et s’adresse à des millions d’utilisateurs », argue-t-il.

    « Je ne peux pas changer le fait que les gens n’aiment sans doute pas la plateforme utilisée pour l’implantation du Libra », a-t-il fait remarquer, se référant à Facebook, mais « il est important de transmettre le message », celui de parvenir à l’inclusion financière.

    M. Disparte a aussi répondu aux détracteurs du projet qui critiquaient son manque de précision.

    « Demandez à n’importe quelle autre startup de répondre aux questions qui nous ont été posées pour satisfaire la communauté internationale. C’est impossible à l’heure actuelle », maintient-il.

    « Je leur dirais : revenez dans un an, pour juger de ce que nous avons accompli », a-t-il ajouté.

    Une bataille sur trois fronts

    Le projet progressera sur trois fronts pendant les six à neuf mois prochains : la gouvernance, la technologie et l’approbation du cadre législatif.

    L’organisation compte désormais 21 membres, mais elle souhaite en attirer 100 au total.

    Pour M. Disparte, les membres détiendront tous les mêmes droits et profiteront des mêmes avantages. « Facebook est sur le même pied que les autres membres du projet ».

    Tout grand changement relatif, entre autres, au panier de devises, au code de l’organisation, à la technologie utilisée, devrait passer par le conseil général et être accepté à majorité qualifiée, soit l’approbation de 66 membres.

    Mais, c’est le conseil d’administration (CA) composé de cinq membres exécutifs qui s’occupera de la gestion quotidienne. Il sera chargé de « l’action opérationnelle », au vu des mandats des membres exécutifs, a admis Dante Disparte. Et, l’un de membres du CA sera le représentant de Facebook, David Marcus.

    Business plan

    Pour les promoteurs du Libra, cette initiative est une façon de garantir l’inclusion financière.

    Les actions lancées par la communauté internationale ne sont pas suffisantes pour assurer un accès financier, car « nous utilisons des instruments surannés pour fournir des services à des gens du XXIe siècle », a déploré M. Disparte.

    Environ 1,7 milliard de personnes n’ont pas de compte bancaire et pas moins de 1,3 milliard manquent actuellement de services fournis par les institutions financières, alors qu’un milliard d’entre eux ont un téléphone qui bénéficie d’une connexion internet.

    Derrière ces chiffres et les objectifs altruists avancés, se cache une étude de cas.

    « Si l’on pense à la taille de ce marché, le Libra représente une opportunité de l’étendre. Il s’agit de fournir les services de base grâce auxquels un téléphone devient un moyen de paiement. »

    En outre, l’association n’entend pas offrir d’options directes pour ses utilisateurs, mais elle souhaite plutôt établir un cadre institutionnel et un réseau mondial de paiement dans lequel les entreprises pourraient offrir leur propre portefeuille numérique.

    « Le plan initial de l’association est de façonner un réseau qui peut soutenir ce type de paiement d’un point à un autre et à moindre coût », a expliqué M. Disparte.

    Les entreprises actives dans le Libra décideraient elles-mêmes des services additionnels qu’elles fourniraient et des tarifs qu’elles appliqueraient.

    Les banquiers centraux

    L’arrivée du Libra a également été un signal d’alarme pour les banquiers centraux, car leur souveraineté monétaire était en jeu. La Banque centrale européenne et d’autres banques centrales étudient la possibilité de lancer leur propre « cryptomonnaie ». « C’est une idée fantastique », s’enthousiasme Disparte.

    « L’effet Libra a été de forcer les gens à se regarder longuement dans le miroir et à se demander à quoi devrait ressembler l’innovation si nous voulons mieux servir nos citoyens au XXIe siècle », a-t-il indiqué.

    Mais, il a ajouté que les banquiers centraux tentaient principalement de soutenir un service de gros, afin de connecter les banques centrales aux systèmes banquiers plus efficacement.

    « Ils ne pensent pas vraiment à la mise en place de ces technologies au niveau des ménages. Pourtant, c’est là que nous aurions le plus d’impact », a-t-il conclu.

  • Retour en France pour les fêtes: les reflexes à prendre

    Retour en France pour les fêtes: les reflexes à prendre

    Un nombre extrêmement important parmi les 2,5 millions de Français établis hors de France s’apprête prochainement à rentrer dans l’Hexagone pour les fêtes. Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, réservez le plus vite possible vos billets, les prix s’envolent.

    Les grèves qui paralysent la France ces derniers jours seront-elles encore d’actualité à l’approche de noël et du nouvel an ? Impossible à dire à l’heure actuelle mais il convient en l’occurrence d’être prudent, en choisissant par exemple une assurance annulation en cas de location de logement ou de réservation d’hôtel.

    Les mesures pour les enfants non accompagnés

    A cette occasion, les petits Français peuvent être amenés à voyager, parfois sans leurs parents. Des formules existent au sein des compagnies aériennes et des structures aéroportuaires.

    Ainsi, par exemple, Air France a développé le programme Kids Solo

    Plusieurs étapes sont nécessaires : avant le voyage, il faut tout d’abord préciser si l’enfant mineur voyagera seul. Par ailleurs, il faut remplir les documents de voyage dédiés aux mineurs non accompagnés.

    Plusieurs informations à cet égard : les compagnies, qui sont pour la plupart membres d’alliances internationales, ont des partenariats avec leurs compagnies alliées pour le voyage des mineurs non accompagnés. Par ailleurs, selon les destinations, des formalités complémentaires peuvent être obligatoires comme des déclarations pour les services des douanes quand on se rend aux Etats Unis

    Une attention particulière dans l’avion et à l’arrivée

    Les enfants non accompagnés font l’objet d’une attention particulière durant le vol. Ils bénéficient de repas adaptés et sont encadrés par le personnel navigant. A l’arrivée aussi, un processus est mis en place. Chez Air France, ils débarquent en dernier et sont accompagnés par un membre du personnel. La personne accueillant l’enfant doit bien sûr prouver son identité au moment de l’accueil.

    Pour tous, des mesures simples à prendre

    Au delà de la question des enfants non accompagnés, des mesures sont simples à prendre pour tous. Faire une check-list des choses indispensables à prendre pour le voyage, s’assurer avant le départ vers la gare ou l’aéroport, de la validité du vol, faire ce qu’il faut dans le logement que l’on quitte temporairement.

  • Mouvement contre la réforme des retraites : tassement de la mobilisation – Carte des manifestations

    Les opposants à la réforme des retraites ne désarment pas. Cinq jours après la mobilisation du 5 décembre, qui avait rassemblé entre 800 000 personnes (selon le ministère de l’intérieur) et 1,5 million de personnes (selon la CGT), de nombreux rassemblements avaient lieu dans toute la France, mardi 10 décembre. La mobilisation était sensiblement plus faible que le 5 décembre dans l’ensemble des cortèges.

    À la veille des annonces d’Édouard Philippe qui doit détailler la réforme, la mobilisation de ce mardi avait un enjeu particulier pour les syndicats, galvanisés par le succès de la première mobilisation la semaine précédente. L’ampleur de la manifestation fût également scrutée à la loupe par le gouvernement, alors que Emmanuel Macron et son premier ministre doivent fignoler dans la journée les derniers détails de la réforme, après une dernière concertation sans grand succès lundi soir avec les partenaires sociaux.

    Pour les Français, cette nouvelle mobilisation risque de se traduire par une nouvelle journée compliquée, tout particulièrement au niveau des transports.

    Le Président de la République Emmanuel Macron ne « ressent pas une grande inquiétude » chez nos compatriotes… A t il raison ? La journée de mercredi sera déterminante.

     

  • Après six mois, 800.000 manifestants à Hong Kong.

    800.000 manifestants, c’est le chiffre le plus élevé depuis le début des manifestations pro-démocratie à Hong Kong, en juin dernier.  Dans la soirée, les manifestants ont allumé la lumière des smartphones, créant une rivière de lumière. Deux semaines après le triomphe des candidats pro démocratie lors des élections locales du 24 novembre, et le vote au Congrès américain d’une loi liant le respect du statut spécial de l’île au statut économique accordé par Washington et promouvant les « droits humains et la démocratie », cette manifestation était une réponse aux intimidations et aux menaces lancées par le PC chinois et ses relais locaux.

    Des centaines de personnes ont été arrêtées, mais la Chine se refuse à une solution de force, qui, outre  les dégâts qu’elle provoquerait pour son image internationale, aurait des répercussions économiques et financières considérables sur l’empire du milieu.

    La bourse de Hong Kong résiste, malgré les soubresauts, et se montre plus attentive au ralentissement de la croissance et aux incertitudes des négociations commerciales avec les Etats-Unis qu’aux menaces pesant sur le statut de l’île. Comme si le monde de la finance considérait une intervention chinoise comme impossible.

    Ce n’est pas tout à fait le cas au Consulat de France, où les procédures d’alerte et d’évacuation de la communauté française ont été révisées.

    A noter que cette manifestation avait été autorisée par la police, ce qui était devenu rare ces dernières semaines. La plupart des manifestations avait alors lieu sans autorisation.

     

  • Français à Hong-Kong et Macao

    Une destination prisée par les expatriés Français qui souhaitent travailler en Asie.

    A ce jour, ce sont plus de 14.000 Français qui sont inscrits auprès du Consulat général de France à Hong-Kong et Macao. Première communauté européenne, si l’on se réfère à l’estimation qui est entre 22.000 et 25.000. Une communauté qui a plus que doublé en dix ans. Avec Singapour, la communauté française de Hong Kong et Macao est la plus importante d’Asie.

    Composée pour plus de 60% de personnes de moins de 35 ans, le profil des expatriés Français s’est rajeuni au fil des années. On constate également un fort enracinement avec un niveau élevé de la proportion de ses membres établis à Hong-Kong depuis plus de cinq ans. Bien que concentrée, pour la grande majorité, sur l’Ile de Hong Kong (2/3), la langue de Molière est parlée sur l’ensemble du territoire.

    Les naissances restent en augmentation avec 438 nouveaux nés en 2018, contre 371 en 2017. Il en est de même des mariages. Le nombre global d’actes de mariage et de naissance a subit une hausse de 22,5% depuis 2013.

    Scolarité française.
    Le lycée français international de Hong Kong créé en 1963 accueille aujourd’hui plus de 2.000 élèves dans la section française. Réparti sur 4 sites, avec une section internationale, l’établissement affiche des résultats exceptionnels au examens avec, lors du dernier baccalauréat, 100% de réussite, 44% de mentions très bien sur l’ensemble des Terminales (pour une moyenne en France de 7,6 % en 2018), et un total de 69% de mentions bien et très bien.

    Hong-Kong compte 4,7 millions d’habitants et Macao près de 670.000. La communauté française a toujours été en augmentation. Les Français sont également présents à Macao avec une estimation d’environ 500 ressortissants.

    L’ancienne colonie portugaise dispose désormais de sa chambre de commerce française. Créée en 2008 par Pantsy Ho,  la “France Macau Business Association” (FMBA), a rejoint, en 2017, le réseau mondial des Chambres de commerce française à l’étranger et est devenue la « France Macau Chamber of Commerce » (FMCC).

    Forte de près de 150 membres, le FMCC compte en son sein des Français certes mais également des macanais qui ont un lien avec la France. On y retrouve les secteurs aussi variés que Le luxe, la restauration, hôtellerie ou encore le BTP ou les services publics.

     

    Créée en 1986, la Chambre de commerce française à Hong Kong, « La French Chamber », avec près de 1.000 membres, compte parmi les chambres les plus influentes au sein de l’ancienne colonie britannique. Organisation connue et appréciée par la communauté d’affaires et par les autorités de Hong Kong, elle est aujourd’hui un acteur important dans le paysage hongkongais et reste représentative de la présence française à Hong Kong.

     

    La plus grande évolution ces dernières années s’est faite au sein du secteur de la Tech avec l’arrivée en masse de startup française. La French Tech Hong Kong, lancée en 2016 et devenue la French Tech Hong Kong et Shenzhen en avril dernier, est aujourd’hui une des plus dynamique de la région

     

    Le secteur de la restauration s’est également développé avec un grand nombre d’ouvertures de restaurants Français allant de la brasserie à la rôtisserie au gastronomique étoilé et faisant le bonheur des hongkongais, véritables amateurs de bonne cuisine.

     

    Enfin, la communauté française reste fortement impliquée au sein d’organisations caritatives avec un grand nombre d’association d’entraide pour les français et également une forte implication au sein d’organisation venant en aide aux plus démunis de la zone. Plusieurs associations oeuvrent chaque jour pour proposer des activités ludiques, sportives et familiales à la communauté sans oublier bien sûr l’importance du réseautage avec un grand nombre de rencontres “networking”, événements courants à Hong-Kong.

     

    Une communauté française qui se sent bien à Hong-Kong et Macao et qui a su en une décennie y trouver sa place.

     

     

  • Russie-Ukraine: qu’en pensent les Français de la région?

    Le Président de la République Emmanuel Macron a réuni ce lundi 9 décembre, dans le format dit « Normandie », la Chancelière Allemande et les Présidents Ukrainien et Russe pour un dialogue sur la résolution du conflit à l’Est de l’Ukraine entre la communauté russophone, qui dans deux provinces a fait sécession, et le pouvoir à Kiev. Ce dialogue, qui n’a pas pour ambition d’aboutir à un accord contraignant, vise cependant à, à travers les concertations, trouver des pistes pour résoudre ce conflit qui depuis des années empoisonne les relations russo-ukrainiennes et par ricochet l’Union européenne.

    La communauté française en Russie, forte de plus de 6 000 personnes, suit ces discussions même si la période de fin d’année, l’habitude désormais prise de vivre sous un régime de sanctions et le format non contraignant des discussions font largement intégrer dans la vie quotidienne la situation tel qu’elle est.

    Des raisons économiques et personnelles à s’intéresser à la question

    Il y a toutefois un intérêt pour au moins deux raisons selon Alexis Tarrade, Délégué LR Russie et membre du bureau LR de la fédération de l’étranger, que nous avons contacté : une raison économique tout d’abord, les dirigeants des entreprises françaises en Russie ont envie que les sanctions puissent être arrêtées, elles pénalisent leur capacité à travailler correctement et avec moins de concurrence avec des entreprises d’autres nationalités qui ne subissent pas les sanctions ou de manière plus marginale, et des raisons personnelles également. La communauté a évolué : « on ne parle plus beaucoup d’expatriés mais d’immigrés, la grande majorité des Français de Russie sont mariés avec des compagnes Russes, ce sont des familles binationales et il y a peut-être un regard plus compréhensif des problématiques du monde russe, notamment la partie est de l’Ukraine » selon M. Tarrade.

    Une très modeste communauté française en Ukraine

    La communauté française en Ukraine est très réduite, et faute de candidat, ne dispose pas de conseillers consulaires. Si 5 000 personnes étudient le français à travers le réseau des alliances françaises et l’Institut français de Kiev, nos compatriotes sur place ne sont que quelques centaines. Les troubles, la guerre civile, l’incertitude politique et économique n’ont pas favorisé un renversement de cette situation.

    Pour autant, ils suivent eux aussi sans nul doute les discussions avec une grande attention.

    La possibilité, avec le nouveau président ukrainien, de voir une solution au conflit, qui pourrait passer par un régime spécial d’autonomie pour les régions sécessionistes et une démilitarisation de la zone de conflit, pourrait offrir des perspectives économiques intéressantes pour les entrepreneurs français dans la région.

  • Lundi noir pour les Français !

    La mobilisation contre la réforme des retraites poursuivra sur sa lancée mardi 10 décembre. Logiquement, le trafic restera fortement perturbé pour la deuxième journée d’appel à une grève interprofessionnelle. La majorité des trains ainsi que des métros franciliens seront une nouvelle fois à l’arrêt, selon les prévisions communiquées par la RATP et la SNCF. Le point sur la situation en détail.

    • Trafic toujours fortement perturbé à la SNCF

    L’ensemble des lignes de la SNCF sera une nouvelle fois « très perturbé »mardi. Un TGV sur cinq en moyenne sera en circulation : un Ouigo sur six, un train sur cinq sur l’axe Est, un sur quatre sur l’axe Atlantique, un sur quatre sur l’axe Nord et un sur cinq sur l’axe Sud-Est.

    Par ailleurs, un train Intercités sur six et un Transilien sur cinq seront en circulation, a détaillé le groupe, lundi.

    Par ailleurs, trois TER sur dix circuleront en moyenne, mais le service sera « essentiellement » assuré par des bus. Le trafic international sera lui aussi « perturbé ».

    La SNCF recommande aux voyageurs qui le peuvent d’annuler ou de reporter leurs déplacements prévus ce jour.

    • La RATP prévoit un trafic semblable à celui de lundi, la grève reconduite

    La majorité des métros seront à l’arrêt mardi, selon les prévisions de circulation de la RATP. Seules les lignes 1 et 14, et le Orlyval, qui sont automatisées, circuleront toute la journée. Quatre autres lignes (4, 7, 8 et 9) circuleront partiellement, mais uniquement aux heures de pointe. Les autres lignes seront fermées toute la journée.

    De même, le trafic sera très fortement perturbé sur les RER A et B, ainsi que sur les lignes de tramway. Le RER A circulera à raison d’un train sur deux aux heures de pointe et le RER B à hauteur d’un train sur trois. Le réseau de surface (les bus et tramway) sera quant à lui assuré à plus de 50 %.

    Par ailleurs, « les assemblées générales ce [lundi] matin ont voté la prolongation de la grève jusqu’à au moins mercredi », a déclaré sur BFM-TV Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP, tandis que des sources syndicales interrogées par l’Agence France-Presse (AFP) ont fait état de reconductions votées jusqu’à mercredi, jeudi ou vendredi inclus. Selon Thierry Babec, secrétaire général de l’Unsa RATP – 1er syndicat de la régie –, « la semaine est morte ».

    • Les compagnies aériennes appelées à réduire leur programme de vols de 20 %

    « En prévision des préavis de grève déposés par des organisations syndicales », la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes, pour la journée du 10 décembre, de réduire de 20 % leur programme de vols, au départ et à l’arrivée, sur les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

    L’USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier à la DGAC tous personnels confondus, et FO (troisième syndicat de la DGAC), ont appelé à faire grève mardi. Ces deux syndicats avaient déjà appelé à participer à la première journée de grève interprofessionnelle, jeudi 5 décembre, qui avait fait descendre au moins 800 000 personnes dans la rue. Air France, Transavia, EasyJet et Ryanair avaient été contraints d’annuler des centaines de vols jeudi et vendredi.

    Pour mardi, Air France a annoncé l’annulation d’environ 25 % de ses vols intérieurs et de 10 % de ses vols moyen-courriers. En revanche, toutes les liaisons long-courriers devraient être assurées, a fait savoir un porte-parole de la compagnie à l’AFP. Transavia va, pour sa part, annuler un aller-retour Paris-Marrakech prévu mardi.