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  • Les apéros français à l’étranger

    Nous sommes 2,5 millions à l’étranger et nombreux à chercher des lieux de rencontre.

    Les apéros français se sont heureusement multipliés à travers le monde.  Tour d’horizon

    Les apéros frenchies en Allemagne

    Parmi les concepts développés parmi les expats, les apéros frenchies. L’idée, de deux sœurs, est née en Allemagne, à Francfort, et s’est depuis développée en Europe. A Londres, Paris, Munich, Amsterdam.

    Les Français de Londres, Bruxelles, Amsterdam, sont nombreux à savoir que la vie ne se limite pas à la communauté. Pour autant, peu d’entre eux ont  oublié l’Hexagone,  et beaucoup, malgré tout, s’en rappellent avec nostalgie.

    De quoi s’agit-il ? Vous êtes Français, isolé, les apéros sont un des seuls liens de conviabilité pour faire des rencontres. La communauté française à l’international est parfois éparse. Plusieurs partenaires dont des marques d’alcool participent aux évènements en offrant divers dégustations.

    Plusieurs évènements organisés à Londres

    Autre possibilité, dans d’autres villes comme Londres, se réunir autour d’un tarot. Un jeu coûte £20 sur place, munissez-vous d’un exemplaire en français avant ! Il ravira beaucoup de joueurs. Information importante : les jeux d’argent, et notamment le poker, sont en revanche formellement interdits dans les pubs de la capitale anglaise !

    A New York aussi les Français se retrouvent! C’est le cas par exemple avec les apéros bon plan voyage tous les mardis à la cave à manger OCabanon. Autre ville, Tokyo, où le site Bonjour Tokyo organise un apéro très frenchy, aussi, tous les mardi.

    Les amitiés françaises de Namur et de Liège

    Dans plusieurs villes belges francophones, c’est le souvenir de la présence française, notamment sous Napoléon, qui est mis en avant lors d’apéros plusieurs fois par mois. C’est le cas par exemple à Namur et à Liège avec le soutien de la CCI franco-wallone.

    Avec l’apparition des réseaux sociaux dans le courant des années 2000, de tels évènements qui deviennent très facile à organiser se sont multipliés. Envie de se retrouver, désir de partager des instants avec des personnes qui partagent notre culture, souhait d’échanger, de rencontrer, de nouvelles personnes, les raisons sont multiples.

    Vous organisez / participez à des apéros français ? N’hésitez pas à nous en faire part !

     

     

  • Fin de l’exemption d’impôt sur le revenu pour les retraités au Portugal

    Les futurs retraités étrangers installés au Portugal vont devoir payer des impôts

    Le régime fiscal des résidents non habituels, les fameux RNH, va être modifié.

    C’est ce qu’annonce en une, ce vendredi 10 janvier 2020, le quotidien économique portugais Jornal de Negocios. Le gouvernement socialiste se prépare à présenter une proposition de modification du budget de l’Etat.

    Rien ne changera pour les RNH qui bénéficient déjà de ce régime. En revanche, les futurs retraités étrangers qui s’installeront au Portugal seront imposés. L’exemption totale va donc être supprimée.

    Les nouvelles règles sont en préparation au ministère des Finances, avance le Jornal de Negocios.

    Le ministre Mario Centeno répond ainsi favorablement aux exigences du Bloc de gauche, très critique envers le régime fiscal des RNH.

  • Réforme des retraites : Une mobilisation en replis, une grève qui s’enracine !

    Pour la 4e fois depuis le début de la grève, les opposants à la réforme des retraites s’étaient donnés rendez-vous ce jeudi 9 janvier. Les syndicats exigeant le retrait du projet, menés par la CGT et FO, étaient à l’origine de cette nouvelle journée interprofessionnelle de mobilisation.

    La journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites a réuni 452 000 manifestants dans l’Hexagone dont 56 000 à Paris, selon un décompte du ministère de l’intérieur. Lors de la journée d’action du 17 décembre, 615 000 personnes avaient défilé dans dont 76 000 à Paris, selon le ministère.

    De leur côté, les syndicats ont revendiqué près de 1,3 million manifestants dans 65 cortèges, dont 370 000 selon la CGT. Un chiffre qui tombe à 44 000 pour la manifestation parisienne selon le comptage du cabinet Occurrence qui avait dénombré 72 500 manifestants parisiens le 17 décembre.

    Dans le détail, ils étaient 22 000 à battre le pavé à Marseille, 14 000 à Toulouse, 11 000 à Lyon, 10 000 à Bordeaux, 8 400 à Nantes, 7 500 à Caen, 7 400 à Rouen… selon les chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

    À Paris, la grande manifestation entre la place de la République et la place Saint-Augustin, s’est élancée vers 14 heures. Quelques tensions ont été observées, notamment dans le défilé parisien, au niveau du boulevard Magenta.

    Plus tard, à l’approche de la place Saint-Augustin, la situation s’est de nouveau quelque peu dégradée à Paris. Autour de 16 h 30, l’ambiance s’est soudain tendue en tête du cortège : les force de l’ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène à des jets de projectiles. Auparavant, seize personnes avaient été interpellées selon un bilan de la préfecture de police donné à 16 h 15.

    En fin de matinée, la cité phocéenne avait donné le coup d’envoi des défilés dans les grandes agglomérations.

    Le 5 décembre, au premier jour du mouvement, entre 806 000 personnes, selon le ministère de l’intérieur et 1,8 million selon la CGT avaient battu le pavé dans toute la France, un score qui n’a plus été égalé les 10 et 17 décembre.

    SNCF : selon les chiffres dévoilés par la direction de l’entreprise publique, 32,9 % des cheminots sont en grève pour cette quatrième journée de mobilisation nationale, dont 66,6 % des conducteurs de train, 57,6 % des contrôleurs et 37,4 % des aiguilleurs.

    Éducation nationale : le taux de grévistes est de 18,81 % dans le primaire et de 16,49 % dans le secondaire (collèges et lycées) selon le ministère, et de respectivement 40 % et 50 % d’après les syndicats. Chez les Français de l’Etranger, le taux de participation fût très faible

    Outre des manifestations, les grévistes ont organisé un certain nombre d’actions pour appuyer leurs demandes. Ainsi environ 400 manifestants ont filtré dans la matinée l’accès à la centrale nucléaire de Gravelines, sur le littoral du Nord.

    Dans le même temps, quelques centaines d’avocats en grève ont bloqué dans la matinée les entrées du tribunal de grande instance de Lille, empêché la tenue des audiences et jeté leurs robes à terre. En fin de matinée, une vingtaine d’avocats formaient toujours un cordon devant le palais de justice alors qu’entre 200 à 300 assistaient à une assemblée générale dans une salle d’audience bondée. A Roanne également les avocats se sont mobilisés. Un « acte de malveillance » sur un poste électrique a par ailleurs entraîné la coupure de l’électricité pour quelque 2000 foyers et entreprises d’Hazebrouck (Nord) pendant une heure trente jeudi matin, selon la communication pour le Nord-Pas-de-Calais d’Enedis.

  • Réforme des Retraites : faible mobilisation dans les établissements français à l’étranger

    Réforme des Retraites : faible mobilisation dans les établissements français à l’étranger

    Ce 9 janvier fut l’occasion d’une nouvelle journée de mobilisation dans l’éducation nationale contre la réforme des retraites. Mobilisation en baisse, en France, mais aussi chez les Français de l’étranger.

    Comme nous l’avons constaté que ce soit auprès des syndicats SNES et UNSA ou auprès des lycées des Français de l’étranger, la mobilisation fut particulièrement faible. 4% de participation gréviste à La Haye selon la direction, un taux également faible annoncé en Allemagne, en Belgique et à Lisbonne.

    « Nous voulons donner une chance à la négociation » – Stéphane Crochet, secrétaire général de l’UNSA

    Une plus forte participation fut, selon l’UNSA, enregistrée dans les établissements français au Maroc.

    Aucune mobilisation en revanche dans les établissements qui ne sont ni en « gestion directe », ni en convention, et notamment les très nombreux lycées en Amérique du nord.

    En effet, certaines organisations enseignantes ont choisi de ne pas appeler à la grève, comme le Sgen-CFDT et le SE-UNSA. « Nous voulons donner une chance à la négociation », justifie son secrétaire général Stéphane Crochet, en évoquant les discussions prévues cette semaine autour des fins de carrière dans la fonction publique et celles programmées à partir du 13 janvier avec le ministère de l’éducation autour de la revalorisation des revenus des enseignants.

    Une revalorisation progressive pour atteindre les 10 milliards

    Lors de premières rencontres bilatérales avec les syndicats, mi-décembre, Jean-Michel Blanquer , le Ministre de l’Education Nationale, avait laissé entendre que l’ensemble des revenus des professeurs pourrait bénéficier progressivement, année après année, de 400 à 500 millions d’euros supplémentaires pour que la hausse atteigne, au bout d’une vingtaine d’années, les 10 milliards d’euros évoqués par le premier ministre Édouard Philippe lors d’un déplacement à Nancy.

    Le mouvement est-il en baisse ou une simple pause?.

    le syndicat SNES nous a bien indiqué que le préavis durait jusqu’au 17 janvier .  Et si à Lisbonne, La Haye et en Allemagne la mobilisation fut faible, cela ne veut pas dire pour autant que cela a disparu.

    Mais ces discussions doivent s’étaler jusqu’à l’été avant que ne soit adoptée une loi de programmation censée prendre effet en janvier 2021. Aussi, il y a peu de chances que la mobilisation enseignante se maintienne jusqu’à la fin de l’année scolaire.

     

     

  • INNOWWIDE : le programme de soutien à l’internationalisation de la Banque Publique d’Investissements française

    Innowwide vise à soutenir les entreprises innovantes européennes dans leur développement à l’international par le biais de partenariats technologiques avec des partenaires non-européens.

    Les entreprises lauréates pourront bénéficier d’un financement (subvention) de 60 000€ pour couvrir une partie des coûts liés à la réalisation d’études de faisabilité marché, technique et/ou juridique dans l’optique d’un potentiel partenariat technologique. Ces actions devront être menées avec un ou plusieurs sous-traitants identifiés du pays ciblé.

    Les PMEs de l’Union européenne ou du périmètre H2020 ayant un partenaire dans l’un des pays visés par le programme Innowwide sont éligibles au programme.

    Les pays visés par cette action sont les

    • pays en voie de développement,
    • pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Mexique),
    • pays développés.

    Consultez en cliquant ici la liste exhaustive des pays.

    Deux appels à projets sont organisés dans le cadre du programme Innowwide, le premier a eu lieu en 2019, le second débute dans quelques jours.

    L’occasion de créer un pont entre votre entreprise et votre terre d’accueil ou d’origine.

    Le formulaire de candidature devra être rempli par l’entreprise européenne en indiquant notamment son projet, son principal partenaire et des partenaires additionnels sur les pays cibles.

    Pour plus d’informations concernant le processus de candidature, les entreprises peuvent contacter l’équipe Innowwide : [email protected] ou consulter le site officiel du programme.

  • Le vignoble français craint une perte de surface avec les zones sans pesticides

    Le vignoble français craint une perte de surface avec les zones sans pesticides

    Mise en œuvre le 1er janvier, les zones de non-traitement aux pesticides sont décriées par les vignerons qui perdent de la surface d’exploitation, alors que la société civile les juge insuffisantes.

    Une barrière de sécurité anti-pesticide. L’idée des Zones de Non-Traitement (ZNT) s’est peu à peu imposée comme une solution de protection contre les effets nocifs des produits phytosanitaires, dont la France peine à s’affranchir. Malgré le plan Ecophyto, la consommation des pesticides ne cesse de progresser, et a même bondi de 25 % en 2018, de l’aveu du ministère de l’Agriculture. Sous le coup d’une pression sociétale sans précédent, et d’un nombre croissant d’arrêtés municipaux interdisant l’épandage de pesticides à proximité des habitations, le gouvernement a dégainé une nouvelle arme : les Zones de Non-Traitement  qui définissent des espaces de sécurité entre les zones agricoles et les habitations.

    L’annonce était attendue après la tenue d’une consultation publique à l’automne. Elle a été faite discrètement par le Ministère de l’Agriculture le 20 décembre 2019 et l’arrêté publié le 29 décembre.  Les distances minimales pour les zones de non-traitement seront de  cinq mètres pour les cultures dites basses comme les légumes et les céréales, et de dix mètres pour les cultures hautes, fruitiers ou vignes.

    Des « avancées », selon le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, car de telles limitations ne sont présentes que dans « très peu de pays en Europe » (Slovénie, Italie et quelques Lander allemands).

    Un arbitrage qui demeure très loin des demandes de certaines associations écologistes, qui réclamaient une distance de 150 mètres pour éviter tout risque de propagation en cas d’épandage de pesticides.

    « Les distances soi-disant de sécurité retenues sont inconséquentes, réagit François Veillerette, le directeur de Générations futures. Du côté d’Europe Écologie les Verts, l’arrêté ne convainc absolument pas non plus. « EELV continuera à soutenir les maires prenant des arrêtés interdisant l’utilisation de pesticides à proximité des maisons d’habitation » a d’ailleurs réagi le parti écologiste.

    Si l’efficacité de ces zones sans-pesticides est questionnée, l’impact sur les terres cultivables ne sera pas négligeable. « En instaurant, dans certaines situations, des distances de sécurité incompressibles, quelles que soient les pratiques et les mesures de protection, le Gouvernement laisse la place à l’idéologie et abandonne de nombreux agriculteurs sans aucune solution. Où est la logique ? » a regretté le principal syndicat agricole, la FNSEA.

    De fait, les zones de non-traitement concernent toutes les formes de traitement, à l’exception du biocontrôles. Et impose de fait des contraintes similaires à un agriculteur ayant un recours intensif aux phytosanitaires qu’à un agriculteur n’en utilisant qu’occasionnellement.

    Autre critique, l’absence de compensation pour les terres agricoles qui ne pourront plus être exploitées. « «Et que dire du fait que personne ne fasse mention de la compensation des pertes que subiront nécessairement les agriculteurs avec le retrait de surface de leur exploitation ? » s’agace la FNSEA. Le syndicat devrait discuter d’éventuelles actions de blocages au cours du mois de janvier.

    Le vignoble français en première ligne

    Si l’ensemble des terres agricoles sont concernées par les ZNT, le vignoble français se retrouve en première ligne. La proximité des vignes avec les habitations dans de nombreuses régions viticoles telles que la Champagne, la Bourgone ou encore l’Alsace expose les vignerons français à des pertes de surface importantes.

    D’après les estimations de l’Association des viticulteurs d’Alsace, ce sont 300 hectares de vignes qui seraient directement concernés par la ZNT, soit 2 % du vignoble. En Champagne,  ce sont environ 1000 hectares qui seraient concernés par les ZN, soit 3% du vignoble, dans une région ou le prix de la terre avoisine 1 million d’euros l’hectare.  Le vignoble de Bourgueil dans la Loire pourrait voir sa surface perdre 75 hectares avec ces ZNT, soit 5% de sa surface.

    La marge de manœuvre est limitée pour le vignoble, car même en agriculture biologique il est difficile de faire l’économie de traitement ponctuel au cuivre, pour lutter contre le mildiou, un fléau contre lequel les solutions de biocontrôles, seules à ne pas être soumises au ZNT, ne sont pas encore au point.

  • Boris Johnson veut des négociations éclair face à Bruxelles

    Boris Johnson veut des négociations éclair face à Bruxelles

    Le Premier ministre britannique souhaite conclure es négociations commerciales post-Brexit le plus rapidement possible. Un pari jugé difficile par les Européens.

    Boris Johnson compte placer sa rencontre du mercredi 8 janvier à Londres avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sous le signe de l’efficacité.

    Cette première entrevue entre le chef de gouvernement conservateur, élu à une large majorité en décembre sur la promesse de sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 janvier, et Mme von der Leyen depuis sa prise de fonction le mois dernier.

    « Le Premier ministre devrait souligner l’importance d’approuver une relation future de confiance et positive d’ici à la fin décembre 2020 », a indiqué son service de presse dans un communiqué, alors que les Européens ont émis des doutes sur ce calendrier serré.

    Une fois sorti du giron européen, après 47 ans d’une vie commune mouvementée, s’ouvrira pour le Royaume-Uni une période de transition jusqu’à fin 2020, censée permettre une séparation en douceur, durant laquelle les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes et d’en bénéficier – sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

    « Flexibilité » 

    L’accord de divorce conclu entre Londres et Bruxelles prévoit que cette période peut être prolongée jusqu’à deux ans si les parties n’arrivent pas à conclure, dans ce laps de temps, le complexe accord qui régira leur relation commerciale sur le long terme. Mais Boris Johnson l’exclut fermement.

    « Après avoir attendu plus de trois ans pour réaliser le Brexit, les citoyens britanniques comme européens s’attendent à juste titre à ce que les négociations sur un ambitieux accord de libre-échange s’achèvent dans les temps », devrait-il dire. Il vise un accord commercial « ambitieux », « pas un alignement » sur les règles de l’UE, selon le communiqué.

    De son côté, Ursula von der Leyen a déjà exprimé son inquiétude face à ce calendrier. « Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps », a-t-elle déclaré fin décembre dans le quotidien économique français Les Echos.

    Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier a également estimé que s’entendre et ratifier une relation post-Brexit en onze mois serait « un immense défi ».

    S’il veut y parvenir, Boris Johnson devra faire preuve de « flexibilité » dans les négociations, a prévenu mardi le président français Emmanuel Macron, évoquant un « calendrier ambitieux ».

    Et l’Union européenne sera « intransigeante » avec le Royaume-Uni qui devra « pour accéder au marché unique européen (…) respecter toutes (ses) règles », a de son côté déclaré le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique Thierry Breton, dans un entretien aux Echos.

    « Brexit » tabou

    Outre un accord de libre-échange, l’UE et le Royaume-Uni prévoient de s’entendre sur les questions internationales et de sécurité.

    Boris Johnson veut ancrer dans la loi d’application de l’accord de sortie négocié avec Bruxelles, dont les députés britanniques ont repris l’examen cette semaine, l’interdiction d’étendre la période de transition après 2020.

    Le projet de loi devrait être voté jeudi à la Chambre des communes, en vue d’une promulgation dans les deux semaines. Restera alors au Parlement européen à se prononcer.

    Et pour signifier que Boris Johnson est bien déterminé à passer à autre chose après le Brexit, qui domine la vie politique britannique depuis le référendum l’ayant approuvé à 52% des voix en 2016, le mot « Brexit » va devenir tabou au sein du gouvernement, selon une source gouvernementale.

    Le ministre britannique du Brexit, Stephen Barclay, ainsi que Michel Barnier prendront également part à la rencontre, prévue dans l’après-midi à Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre.

  • Réforme des retraites : Nouvelle journée de mobilisation en France

    Réforme des retraites : Nouvelle journée de mobilisation en France

    L’exécutif tente de négocier une sortie, les syndicats de mobiliser pour bloquer la réforme.

    La grève contre la réforme des retraites commencée il y a plus d’un mois donne lieu à une nouvelle journée de mobilisation. La circulation des trains et des transports publics parisiens reste très perturbée au 36jour consécutif de grève.

    Ce nouveau rendez-vous dans la rue jeudi est l’occasion de tester les forces en présence, avant une nouvelle mobilisation samedi. L’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-CFE-CGC-FSU y réclame le retrait pur et simple du projet, après plus d’un mois de mobilisation et déjà trois journées d’actions interprofessionnelles, les 5, 10 et 17 décembre.

    En plus des perturbations dans les transports terrestres jeudi, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) anticipe des « perturbations et des retards » possibles dans l’aérien. Elle a demandé aux compagnies d’annuler un tiers des vols programmés au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Toulouse. Dans les écoles, le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, annonce 40 % de grévistes parmi les enseignants jeudi.

    Les avocats continuent leur mobilisation, tout comme les salariés de raffineries qui ont voté sa poursuite, mardi, jusqu’à la fin de la semaine. D’après la CGT, plus aucune expédition de carburant ne se fait au dépôt pétrolier de la Compagnie industrielle maritime (CIM), au Havre, et le mouvement est reparti mercredi à Fos-sur-Mer (Esso), ainsi que dans les cinq raffineries qui dépendent de Total.

    L’âge pivot au centre des négociations

    Côté exécutif, un premier pas vers un compromis semble avoir été fait sur la question cruciale de l’âge pivot, en dessous duquel il ne sera pas possible de partir avec une retraite à taux plein. Un point dur pour le premier syndicat français, la CFDT, pourtant favorable à un système universel de retraite par points.

    Son secrétaire général, Laurent Berger, a estimé mercredi, sur Franceinfo, qu’un accord était encore « loin » d’être trouvé et a demandé au gouvernement « qu’on y arrive le plus vite possible », estimant que la balle était dans le camp de l’exécutif. A l’inverse, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé que la solution pour garantir l’équilibre du système passait « de toute façon par une mesure d’âge » inscrite dans la loi.

    Mercredi, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a convenu que l’âge pivot figurait « pour l’instant » dans la version de l’avant-projet de loi transmis au Conseil d’Etat. Mais cela « ne préjuge pas » du contenu final du texte attendu le 24 janvier en conseil des ministres, puis le 17 février à l’Assemblée nationale pour une adoption avant l’été. L’objectif est de « trouver ensemble des solutions qui permettent que le système soit durable » et « s’il y avait des meilleures solutions (…) que l’âge pivot, on les prendrait », a-t-elle dit.

    Les syndicats demandent la prise en compte de la pénibilité

    Le premier ministre, Edouard Philippe, a accepté la proposition de M. Berger de convoquer une conférence de financement du système. Il a invité les partenaires sociaux vendredi pour parler du « mandat de cette conférence » et du « délai qui lui sera accordé » pour trouver des solutions. Pendant ce temps, Les Républicains, partisans d’un report à 65 ans de l’âge légal de départ, ont dévoilé mercredi une batterie de propositions, dont un « régime universel de pénibilité » qui permettrait à ses bénéficiaires de partir un an plus tôt.

    La pénibilité était justement le sujet d’une réunion organisée par les secrétaires d’Etat Olivier Dussopt et Laurent Pietraszewski avec les syndicats de la fonction publique mercredi matin, mais la CGT, la CFE-CGC et la FSU ont claqué la porte. Selon ces syndicats, « la fin des catégories actives », qui permettaient aux agents ayant un métier particulièrement pénible de partir à la retraite anticipée cinq ou dix ans avant l’échéance, leur a été annoncée. FO et Solidaires avaient décidé dès mardi de boycotter cette réunion.

  • Iran: les Européens mis en difficulté par leur allié américain

    Iran: les Européens mis en difficulté par leur allié américain

    L’assassinat du général Soleimani par un drone américain a mis les pays européens engagés sur le théâtre irakien en porte-à-faux. Paris, Berlin et Londres s’activent pour convaincre tous les acteurs à stopper l’escalade. Un article de notre partenaire Euractiv.

    Le 3 janvier, un raid américain tuait l’émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes, le puissant général Qassem Soleimani, et un autre leader pro-iranien en Irak. Depuis, la tension ne redescend pas entre l’Iran et les États-Unis. Une situation délicate pour les alliés européens aux Américains, dont la France, le Royaume-Unis et l’Allemagne.

    « Cette frappe a été une surprise pour nous tous », affirmait mardi 7 janvier un diplomate occidental en poste à Bagdad . Ajoutant : « C’est maintenant très compliqué de parler avec les Américains. Nous parlons beaucoup entre membres de l’Union européenne mais les Américains sont pris par leurs propres problèmes. »

    Officiellement, aucune capitale européenne n’a formellement condamné la frappe américaine, mais personne ne l’a soutenue. La déclaration conjointe publiée ce week-end par Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson appelle à la « désescalade ». Les dirigeants européens veulent conjurer toute dynamique de représailles qui les exposeraient sur le terrain, mineraient définitivement les chances de tenir en vie l’accord sur le programme nucléaire iranien signé en 2015, et réduiraient à néant l’action conjointe menée depuis cinq ans en Irak pour contrer Daech et les réseaux terroristes. La plupart des diplomates refusent aujourd’hui de discuter publiquement des relations au sein de la coalition antijihadistes emmenée par Washington.

    Départ des Américains ?

    Les cafouillages de l’administration américaine rajoutent depuis lundi à la confusion et à l’absence de stratégie lisible de la part de Washington. L’annonce, rapidement démentie par le Pentagone, d’un départ imminent des troupes américaines du sol irakien a jeté la stupeur chez les alliés occidentaux. Après seize ans de présence en Irak, le départ des GI’s serait le meilleur cadeau possible pour les Iraniens, qui ont su exploiter, après le renversement de Saddam Hussein par intervention de l’administration Bush en 2003, toutes les faiblesses du dispositif américain.

    Ce départ mettrait en outre en extrême difficulté les contingents européens présents sur place (mille soldats français, autant d’Italiens, 400 Britanniques, etc.) au sein de la coalition anti-Daech. Les Français en particulier ont un besoin urgent de maintenir une présence en Irak et une coopération avec le gouvernement de Bagdad, sur le dossier ultrasensible des djihadistes français de Daech. Le gouvernement allemand a annoncé ce mardi le retrait d’une partie de ses troupes stationnées en Irak (environ 120 soldats) pour des missions de formation et leur transfert en Jordanie et au Koweït.

    On est  « dans la m… »

    Si le secrétaire d’État américain Mike Pompeo n’hésite pas à affirmer que « les Européens n’ont pas été aussi utiles » qu’il l’espérait, la pilule a du mal à passer au niveau diplomatique, ainsi que chez les militaires. Dans une dépêche de l’AFP publiée mardi 7 janvier, Maya Gebeily affirme que les militaires de la coalition antijihadistes emmenée par les Américains voient eux aussi s’élargir le fossé entre alliés. « On dirait qu’on a mis nos alliés occidentaux « dans la merde », lâche, amer, un responsable militaire américain en Irak.

    Dans les couloirs des états-majors, les Américains rasent les murs, assure un autre responsable militaire américain à l’AFP. Les autres membres de la coalition « ne nous regardent plus dans les yeux ». Il ajoute : « Imaginez, vous appartenez à une équipe et un type tout seul décide de frapper dans son coin ! ». Quant aux Irakiens, ils sont en pleine « crise de confiance », assure un responsable des services de sécurité irakiens. En fait, assure-t-il, « les Irakiens et les Américains ont quasiment cessé de se parler ».

    Les Britanniques entre Trump et l’Europe

    Pour le nouveau gouvernement de Boris Johnson, la crise irano-américaine bouscule un peu le calendrier et oblige Londres à définir une position tenable sur le plan stratégique. Comme l’affirme le petit-fils de Winston Churchill, Sir Nicholas Soames, cité dans un commentaire de Rachel Sylvester paru mardi 7 janvier dans The Times : « Nous sommes en train de quitter l’Union Européenne et de tracer notre propre route dans le monde. Nous avons besoin d’alliés et de partenaires et d’amis. Nous ne voudrons pas froisser les Européens ou les Américains. Il ne s’agit pas tant de mener une guerre que d’accomplir un ballet diplomatique très complexe. »

    Et complexe, il l’est depuis le 3 janvier. Durant plus de quarante-huit heures, le gouvernement de Londres a été littéralement « muet ». Certes, Boris Johnson était en repos dans le cadre paradisiaque de l’île Moustique, dans les Caraïbes, et les diplomates ont utilisé cet argument pour meubler l’embarrassant silence, mais justement. Le silence de Londres était en soi une réponse. Le Premier ministre britannique, si ouvertement soutenu par Donald Trump, n’a aucune envie de s’aligner sur le grand frère américain comme un Tony Blair a pu le faire en 2003 avec George W. Bush. Alignement dont le brillant leader du New Labour ne s’est jamais remis politiquement.

    Boris Johnson avait une très bonne raison de garder le silence ce week-end. L’ambassade britannique à Bagdad se trouve dans la fameuse Zone Verte, tout près de l’ambassade américaine. Autant dire tributaire de la sécurité américaine et en même temps surexposée aux représailles militaires après l’assassinat de Soleimani. D’où l’énorme bémol mis par Johnson sur la « relation spéciale » censée unir Londres et Washington. Dans ses reproches adressés aux Européens, Mike Pompeo mettait d’ailleurs les Britanniques au même niveau que les Français et les Allemands.

    On comprend mieux la participation active prise par Londres à la publication d’une déclaration commune avec Paris et Berlin, dimanche, appelant à la désescalade et dans laquelle l’allié américain n’est même pas mentionné explicitement. Il y a fort à parier que Boris Johnson et Emmanuel Macron ont déjà échangé sur la dimension stratégique de la nouvelle donne provoquée par le Brexit, et que Paris et Londres vont faire preuve de bonne volonté pour la relation bilatérale n’en pâtisse pas.

    Un trio européen à la manœuvre ?

    Vendredi, à Bruxelles, les ministres des affaires étrangères des 28 membres de l’UE (le Royaume-Uni ne devrait sortir que le 31 janvier officiellement) se réuniront pour adopter une position commune sur le Moyen-Orient. Mais trois capitales ont déjà un rôle de premier plan, en raison notamment de leur participation aux négociations sur le programme nucléaire irakien : ce sont Paris, Londres et Berlin.

    La brutalité de Trump et l’illisibilité de la stratégie américaine sont-elles en train de faire naître un axe stratégique durable entre la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ? Il est trop tôt pour le dire, mais tous les éléments concourent à cette dynamique. Cela ne suffit pas à faire de l’Union Européenne une puissance authentique sur le plan militaire et stratégique, mais cela contribue à sortir de l’âge de l’innocence stratégique dans laquelle les Européens se sont bercés depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Le monde est plein de brutes et le parapluie américain prend l’eau. Plus qu’un projet ardemment défendu par Emmanuel Macron dans une France repliée sur ses propres crises, la souveraineté européenne pourrait rapidement devenir une nécessité. Surtout si Donald Trump devait remporter les prochaines élections présidentielles, en novembre.