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  • Coronavirus: Alexandre Bezardin, élu en Italie du nord répond aux francais.press

    Coronavirus: Alexandre Bezardin, élu en Italie du nord répond aux francais.press

    L’Italie du nord, qui compte 20 000 Français, le poumon économique de la péninsule est désormais en quarantaine. Alexandre Bezardin, suppléant du député Meyer Habib et élu consulaire, qui travaille à Milan et vit à Breschia, deux villes situées dans la région confinée de Lombardie, a accepté de répondre aux questions des francais.press.

     Lesfrancais.press: Quel est le ressenti des Français sur place, sont-ils inquiets, sereins… quel impact cela a sur la vie quotidienne très concrète?

    Les Français sont soucieux face à l’incertitude qui règne autour de cette crise sanitaire et de ses conséquences économiques. Ils souhaitent être informés en continue de l’évolution de la situation, c’est ce que nous faisons quotidiennement. Notre quotidien est bouleversé par les mesures de précaution qui sont imposées par les autorités italiennes. Face à une crise de cette ampleur, les Français sont solidaires des décisions et respectent ces consignes. Depuis ce soir, toute l’Italie est classée zone rouge, par conséquent il devient impossible de se déplacer sur l’ensemble du territoire italien sans avoir une raison valable.

    Alexandre Bezardin, élu des Français, notamment d’Italie du nord, a accepté de répondre à nos questions

     Lesfrancais.press : les informations de la part des autorités italiennes circulent-elles bien? relayées par le consulat?

    Les informations transmises par les autorités italiennes sont précises et très explicites. Nous sommes informés régulièrement de l’évolution de la situation. Toutes les informations qui sont publiées ou ajournées sont relayées par le Consulat. En outre, le Député Meyer Habib fait un remarquable travail en envoyant régulièrement des Newsletters sur le sujet et en répondant à toutes les questions qui lui ont été adressées. Moi-même, je fais un bulletin du suivi sanitaire chaque jour afin d’informer nos 20.000 français installés dans le Nord de l’Italie.

     Lesfrancais.press : Les entrepreneurs Français installés dans la région ressentent ils déjà les conséquences économiques?

    Il est encore trop tôt pour mesurer toutes les conséquences de cette crise, toutefois elle va laisser des traces sur le long terme car elle était inattendue il y a encore 2 mois. Personne n’a mesuré les conséquences du Coronavirus et surtout personne n’a vu venir cette crise…

     

  • Le gouvernement ne veut pas mettre la France en quarantaine.

    Le gouvernement ne veut pas mettre la France en quarantaine.

    Ce sont les médecins qui montent au créneau : «  Tout ce qui empêche les gens de vivre, de faire les courses, et donc qui bloque l’économie, est bien plus délétère que l’épidémie elle-même. L’économie, c’est aussi la santé » dit le chef du service Maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris, François Bricaire.

    Le gouvernement cherche l’équilibre entre le blocage du pays et les mesures pour éviter la contagion. Ici, on ferme les écoles. Là, non. Partout, les rassemblements de plus de mille personnes sont interdits. Comme en Allemagne. Mais les transports doivent continuer à fonctionner.

    De l’autre coté des Alpes, l’Italie assume la mise en quarantaine de tout le nord du pays, son cœur économique : Un quart de la population italienne. Le gouvernement français ne veut pas arriver jusque là. Mais l’OMS salue les « mesures courageuses » italiennes. Comme l’OMS a changé plusieurs fois d’avis, ce n’est pas trop grave, tant que personne ne reproche au gouvernement de ne pas en faire assez.

    Le gouvernement, pour l’instant essaie de diffuser ses messages de précaution, de confinement et restrictions à la carte, sans créer de panique. Tout est affaire de dosage. Ne pas en faire trop sans pouvoir être accusé de n’en pas faire assez. Un Conseil de défense (ce qui suppose un recours à l’armée ?) mais des décisions au cas par cas dans les départements..

    La société devance parfois les recommandations. Certains portent des masques, comme s’ils étaient déjà malades, mais rares sont ceux qui ont changé leurs mauvaises habitudes d’hygiène. 70% des Français ne se lavaient pas les mains en sortant des toilettes avant la crise. Depuis la crise, ils sont 69% : la marge d’erreur.

    Une forte campagne de prévention et d’éducation hygiénique et sanitaire est donc utile, bien au delà du coronavirus. Et contre le coronavirus, c’est peut-être la seule utile et efficace en dehors de l’organisation des soins pour les malades les plus touchés.

    Toute la difficulté est dans la gestion du temps. L’idée du gouvernement est qu’il faut tenir le plus longtemps possible sans quarantaine, sachant que le virus passera, du moins on l’espère. Chaleur du printemps, recherche médicale, progression des mesures de prévention… il faut croire que le temps joue contre le virus, ce qui n’est pas scientifiquement certain.

    Tout le monde attend donc l’annonce du « stade 3 », sans que personne ne sache vraiment de quoi il s’agit : Simplement de constater que la France est touchée par l’épidémie. Ce qui suppose de privilégier l’accès aux soins  et les lits dans les hôpitaux aux personnes les plus gravement touchés, les patients sans gravité restant chez eux (80% des cas).

    En fait, le gouvernement prend déjà, progressivement, en fonction des évolutions locales, les mesures prévues en phase 3, mais pas à pas. Ainsi, quand viendra le moment de déclarer le caractère national de l’épidémie, le passage sera en grande partie déjà effectué, et donc moins traumatisant. Surtout, l’annonce de la Phase 4, la décroissance de la contagion, moins long à venir. La Phase 4 : le retour à la normale. Une gestion du temps tout autant que de la maladie.

  • Crise économique du coronavirus : Les secteurs économiques les plus exposés

    Crise économique du coronavirus : Les secteurs économiques les plus exposés

    La crise du COVID-19 a eu un effet brutal sur les marchés car elle menace la demande, l’offre et les échanges. Le nombre des secteurs directement concernés est élevé en raison des interdépendances.

    L’industrie en première ligne

    La zone asiatique assure plus de 55 % de la production de biens manufacturiers. Que ce soit en biens intermédiaires ou finis, la Chine et ses voisins sont incontournables. De ce fait, un arrêt ou une réduction de la production a des incidences. Si le secteur de l’automobile est relativement compartimenté au niveau de chacune des grandes zones de consommation, il dépend de plus en plus des pièces électroniques et des batteries fabriquées en Chine. Pour le secteur électronique et de l’informatique, l’éclatement des chaînes de valeur est important avec une voie de passage quasi-obligée par les pays asiatiques. L’ampleur de l’épidémie en Chine, en Corée et au Japon peut générer des ruptures de stocks sur certains composants mettant en difficulté plusieurs productions. Apple a ainsi fait part de quelques difficultés pour la fabrication de ses smartphones.

    Le secteur de la santé sous pression

    Le secteur des médicaments est mis sous tension pour plusieurs raisons. Premièrement, la demande en produits pouvant limiter les effets du COVID-10 peut faire craindre des pénuries. Deuxièmement, la Chine est devenue un important producteur de médicaments qui sont exportés. Les problèmes de production peuvent avoir lieu en fonction du nombre de malades. Troisièmement, l’acheminement pourrait être rendu difficile du fait de transports internationaux entravés (personnel malade, fermeture des frontières).

    Le secteur du tourisme fortement touché

    Le secteur du tourisme est le premier secteur à être touché par la crise du COVID-19. La fermeture début mars, en application du droit de retrait de la part du personnel, du musée du Louvre qui a reçu 9,6 millions de visiteurs en 2019, est tout un symbole. Elle traduit tout à la fois l’anxiété des salariés de ce secteur et le risque d’arrêt net de cette activité. À Tokyo, les parcs d’attractions Disneyland et Universal Studios ont fermé leurs portes. Les autorités saoudiennes ont décidé d’interdire l’accès de La Mecque aux croyants étrangers. Dans la baie d’Ha Long, au Vietnam, le nombre de visiteurs a baissé de 60 % en un mois. En Indonésie, et notamment sur l’île de Bali, le taux d’occupation des hôtels est inférieur à 30 % contre 70 % en temps normal.

    Les agences de tourisme constatent une baisse des réservations de 30 à 40 %. Le secteur du tourisme représente 10 % du PIB mondial avec un chiffre d’affaires de plus de 7 860 milliards d’euros selon le World Travel & Tourism Council. Un actif sur dix dans le monde travaillerait pour ce secteur.

    Le nombre de touristes internationaux a, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, atteint 1,5 milliard en 2019 (touristes en-dehors de leur pays d’origine). Les Chinois en représentent plus de 200 millions et sont responsables de plus de 250 milliards d’euros de dépenses.

    Avant l’internationalisation de l’épidémie, la seule baisse des dépenses des touristes chinois était évaluée à plus de 20 milliards d’euros, a estimé la présidente du Conseil mondial des voyages et du tourisme (WTTC). Compte tenu des derniers évènements, le manque à gagner pourrait dépasser 100 milliards de dollars, soit bien plus que l’épisode infectieux de SRAS observé en 2002 et 2003. La contraction des recettes issues du tourisme est très forte pour les pays asiatiques. La Thaïlande pourrait enregistrer une baisse de sa fréquentation d’au moins 50% au cours du premier semestre. Son PIB dépend à hauteur de 20% du tourisme. L’Égypte qui reçoit chaque année une abondante clientèle asiatique est également concernée, le tourisme représentant plus de 12% de son PIB.

    Pour le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, «l’épidémie de coronavirus a coûté un milliard d’euros par mois à l’industrie touristique européenne ».

    La France est avec les États-Unis, l’Italie et l’Espagne un des pays les plus concernés par la chute du tourisme avec 87 millions de touristes étrangers dont 2,2 millions viennent de Chine. Ce secteur assure plus de 173 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an et représente 7,4 % du PIB. 20 % des emplois du pays en dépendent directement ou indirectement de cette activité.

    La diminution du tourisme d’affaires pèse également sur le secteur. L’Allemagne, la France et la Chine sont en première ligne. Les grandes multinationales dont Amazon, Nike, Google, LVMH, ont interdit à leurs salariés de se déplacer. La suspension des grands évènements sportifs et musicaux ainsi des salons professionnels joue un rôle amplificateur pour le secteur du tourisme. Les compagnies aériennes sont particulièrement touchées par la crise actuelle. Air France a annoncé un manque à gagner d’au moins 200 millions d’euros pour 2020. Lors de l’épidémie de SRAS de 2003 (8458 cas et 807 décès), la baisse de la fréquentation des avions en Chine et en direction de ce pays avait été de 72 % au point le plus bas (mars). Pour les liaisons avec les autres pays asiatiques, le nombre de passager avait diminué de 34 %. La remontée avait été progressive à compter de juillet. Selon une étude d’ID AERO, le nombre de passagers pourrait se contracter de plus de 16 % dans les prochains mois. Cette étude ne prenait pas en compte la transformation de l’épidémie en pandémie. D’après une étude réalisée par une équipe de l’université de Bergame, le coût de la crise pour le secteur pourrait être de plus de 16,7 milliards d’euros. Une étude de l’Association internationale du transport aérien mentionne une baisse du chiffre d’affaires de 113 milliards de dollars, le secteur ayant fait un chiffre d’affaires de 830 milliards de dollars en 2019.

    Le secteur du luxe, victime collatérale

    Le marché du luxe est lié à celui du tourisme. Il est, en outre, de plus en plus dépendant des consommateurs des pays émergents, et en premier lieu de la Chine. La réduction du nombre de touristes et les restrictions de circulation pèsent sur les ventes.

  • FRONT UNI POUR CONTRER LE VIRUS ?

    FRONT UNI POUR CONTRER LE VIRUS ?

    La crise de 2008/2009 avait démontré la violence des anticipations face aux annonces économiques et financières. Au temps d’Internet, de l’interdépendance, les réactions en chaîne sont de plus en plus rapides.

    La chute de la production et des échanges avait été quasi-immédiate en 2009 accentuant le blocage des paiements interbancaires. Aujourd’hui, avec le coronavirus, l’effet de contagion concerne autant le virus que les informations vraies ou fausses qui lui sont liées.

    Dans une société très averse aux risques, la moindre rupture dans la chaîne de confiance génère des spirales dépressives de grande ampleur. Les banques centrales et les États sont ainsi appelés au secours de manière très rapide et cela avant même d’avoir une idée réelle de l’évolution du problème et des dégâts. L’accumulation des mesures de confinement, de fermeture des entreprises et des services publics, l’annulation des spectacles tout autour de la planète constitue un phénomène sans précédent qui ne peut qu’amener une récession.

    Face à cette situation, une coopération internationale tente de s’organiser. Après plusieurs années de remise en cause du multilatéralisme, cette crise sanitaire démontre tout l’intérêt des politiques concertées et coordonnées.

    L’ensemble des systèmes de santé sous tension

    Dans un grand nombre de pays, les systèmes de santé éprouvaient avant même la crise des difficultés à faire face aux conséquences du vieillissement des populations. La faible croissance de ces dernières années dans les pays occidentaux pèse sur les budgets de la santé publique. L’épidémie de coronavirus provoque un afflux de malades dans les services d’urgence et de réanimation difficile à gérer, même au sein de grands pays comme l’Italie.

    L’Italie avec plus de 3 000 personnes atteintes et 107 décès (au 5 mars 2020) éprouve les pires difficultés à gérer la crise. Par sa soudaineté et par sa médiatisation, l’épidémie génère un effet de psychose au sein des populations. Si le taux de la létalité au regard des autres virus demeure moyen, le ressenti est tout autre en grande partie en raison de l’absence de connaissances sur le virus et les traitements curatifs possibles.

    Le caractère mondial de l’épidémie accroît son caractère anxiogène.

    La létalité de la maladie varie d’un pays à un autre. L’Iran et la Corée du Sud enregistrent les taux de morbidité les plus importants (entre 4 et 5%). La fiabilité des chiffres iraniens a été à maintes reprises soulignées. Le taux moyen de mortalité, calculé le mercredi 4 mars à partir des données du site « Gisanddata » est de 3,4 % selon le « Center for systems science and engineering » de l’université Johns Hopkins aux États-Unis. Selon d’autres études, le taux se serait entre 2 et 3 % sachant que la Chine n’avait pas pris des mesures de santé publique dès le début de l’épidémie.

    Le taux varie en fonction de l’âge des personnes atteinte. Faible jusqu’à 50 ans, il augmente assez rapidement au-delà de 60 ans. En ce qui concerne les personnes infectées, ce sont les 50 à 60 ans qui paient le plus lourd tribut du fait qu’elles sont actives et donc en contact avec un grand nombre de personnes et qu’elles sont membres de générations larges (générations du baby-boom). Des doutes existent, en revanche, sur la véracité de certaines statistiques. Ainsi, l’Inde, jeudi 5 mars, avec 1,4 milliard d’habitants comptabiliserait une trentaine de cas avec aucun décès. L’Afrique reste également préservée. Nul ne sait si c’est en raison de la température ou de la faiblesse des systèmes de santé.

    Ces approximations sont autant d’incertitudes rendant difficile la modélisation de l’épidémie et de ses conséquences. Les premières remontées statistiques de l’épidémie soulignent que les États dont le système de santé est de bon niveau enregistrent le moins de décès. C’est le cas dans les pays d’Europe du Nord, de l’Irlande et dans une moindre mesure de la France et de l’Allemagne. La rapidité des prises en charge et la présence de plateaux de réanimation constituent les deux facteurs pouvant expliquer, en l’état actuel des connaissances, les écarts de mortalité.

  • Expatrié(e)s, attention aux zones de quarantaine dans le monde lors de vos voyages

    Expatrié(e)s, attention aux zones de quarantaine dans le monde lors de vos voyages

    Villes et provinces confinées, navires de croisières maintenus au large, isolement de voyageurs : plusieurs pays ont mis en place des mesures de quarantaine depuis l’apparition du nouveau coronavirus.

    Chine

    Environ 50 millions de personnes sont bloquées dans les villes et villages de la province du Hubei en vertu d’un cordon sanitaire mis en place fin janvier. C’est le cas pour le chef-lieu Wuhan, où le coronavirus est apparu en décembre.

    Partout dans le pays, différents types de quarantaines, plus ou moins poussées, sont mises en place (chez soi ou dans un autre lieu, avec possibilité de sortir de son appartement ou non).

    Pékin impose depuis le 26 février une quarantaine de 14 jours aux voyageurs en provenance de pays « gravement touchés » par l’épidémie.

    Par ailleurs, plusieurs pays (France, Allemagne, Canada…) ont placé en quarantaine leurs ressortissants rapatriés de Wuhan.

    Italie

    Le gouvernement a pris par décret dimanche des mesures de confinement de plus de 15 millions d’habitants du nord du pays, valables jusqu’au 3 avril.

    Dans la région de Lombardie et dans quatorze provinces italiennes, vaste zone allant de Milan à Venise, les entrées et sorties sont désormais étroitement limitées.

    Onze communes de Lombardie et Vénétie avaient déjà été placées en quarantaine le 23 février.

    Vietnam

    Mi-février, une commune de 10 000 habitants près de Hanoï, Son Loi, a été placée en quarantaine pour vingt jours après la découverte de six cas.

    Corée du Nord

    3 650 personnes qui étaient en quarantaine dans les provinces de Kangwon et Chagang ont été autorisées le 5 mars à reprendre une vie normale.

    Une quarantaine à domicile a été imposée depuis début février à 380 étrangers résidant dans le pays, levée récemment pour 221 d’entre eux.

    Le pays a suspendu les liaisons aériennes et ferroviaires avec l’extérieur et interdit la venue des touristes étrangers.

    Navires de croisière

    Le Diamond Princess a été mis en quarantaine au large de Yokohama près de Tokyo avec 3 711 personnes à bord, à partir du 5 février. Des centaines de cas d’infection au coronavirus s’y sont développés et plusieurs gouvernements ont décidé d’évacuer leurs ressortissants paraissant sains pour les placer quatorze jours en quarantaine dans leurs pays respectifs.

    Les autres passagers ont commencé à débarquer au bout de 14 jours, mais les membres d’équipage seulement à partir de la fin février.

    Le paquebot Grand Princess est confiné au large de San Francisco avec 3 533 passagers et membres d’équipage depuis quelques jours. Les passagers les plus touchés doivent commencer à débarquer lundi à Oakland (nord de la Californie) pour être soignés, l’équipage doit être placé en quarantaine et traité à bord.

    Quarantaine des voyageurs

    Plusieurs pays ou territoires ont pris des mesures concernant les arrivées en provenance de Chine et de pays présentant, tels l’Iran, la Corée du Sud ou l’Italie, un grand nombre de cas.

    Par exemple, les autorités de Hong Kong ont imposé le 8 février une quarantaine de deux semaines à tout voyageur en provenance de Chine continentale, les récalcitrants encourant six mois de prison.

    Israël impose depuis début mars une quarantaine de deux semaines pour les voyageurs en provenance de France, Allemagne, Suisse, Espagne et Autriche, après des restrictions pour l’Italie et plusieurs pays asiatiques.

    Les non-résidents en provenance de ces pays sont interdits d’entrée, sauf s’ils prouvent qu’ils ont un lieu d’isolement.

    Le Japon a annoncé le 5 mars que toute personne arrivant dans l’archipel et ayant séjourné récemment en Chine ou en Corée du Sud devrait passer 14 jours en quarantaine.

    Au Salvador, l’entrée est désormais interdite aux arrivants d’Allemagne et de France, après Chine, Corée du Sud, Italie et Iran. Les citoyens salvadoriens ou personnels diplomatiques devront respecter une quarantaine de 30 jours.

    Les îles Marshall, dans le Pacifique, ont interdit dimanche tous les vols vers leur territoire, ainsi que les arrivées par la mer depuis dix pays.

  • 1000 cas en France… faut-il craindre des mesures à l’italienne ?

    1000 cas en France… faut-il craindre des mesures à l’italienne ?

    Le Covid-19 s’étend de façon accélérée en France, où de premières mesures contraignantes seront mises en œuvre lundi, alors que le nombre de contaminations frôle les 1000 cas.

    Hôpitaux et cliniques sont déjà « mis sous tension » et doivent se tenir prêts à déclencher leur « plan blanc ». « Nous avons engagé le niveau 1 du plan blanc qui met tous les hôpitaux sous tension pour planifier » la mise en œuvre rapide des « moyens indispensables en cas d’afflux » de patients, a souligné Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé. Dans le Haut-Rhin et l’Oise, deux départements parmi les plus touchés, toutes les écoles et les crèches seront fermées à partir de lundi, pendant au moins deux semaines. La situation reste inchangée dans les autres territoires.

     

    La France, l’un des principaux foyers

    Alors que le cap des 105 000 personnes contaminées a été atteint samedi après-midi à travers le monde, la propagation du virus s’accélère en France, qui constitue l’un des principaux foyers du virus en Europe, avec l’Italie et l’Allemagne. Le dernier recensement des autorités, samedi soir, faisait état de 949 personnes contaminées, et de cinq nouveaux décès, portant à 16 le nombre de morts depuis fin janvier.

     

    Les mesures mises en place si vous voyagez en France

    Le ministère des Solidarités et de la Santé actualise ses recommandations régulièrement pour protéger votre santé et vous recommander les bons gestes à adopter face au Coronavirus COVID-19.
    Pour les personnes se trouvant ou revenant d’une zone où circule le virus :

    • Surveillez votre température 2 fois par jour ;
    • Surveillez l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) ;
    • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez une solution hydro-alcoolique ;
    • Evitez tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…) ;
    • Evitez de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) ;
    • Évitez toute sortie non indispensable (grands rassemblements, restaurants, cinéma…) ;
    • Travailleurs/étudiants : vous pouvez retourner travailler en l’absence de symptômes ;
    • Les enfants, collégiens, lycéens peuvent être envoyés à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée.

    En cas de signes d’infection respiratoire (fièvre ou sensation de fièvre, toux, difficultés respiratoires) si vous habitez dans une zone où circule le virus ou dans les 14 jours suivant le retour d’une zone où circule le virus :

    • Contactez le Samu Centre 15 en faisant état de vos symptômes et de votre séjour récent.
    • Evitez tout contact avec votre entourage.
    • Portez un masque (sur prescription médicale).
    • Ne vous rendez pas chez votre médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination.

    Annulation de tous les évènements de plus de 1000 personnes

    Ce dimanche 8 mars 2020, à l’issu du Conseil de défense en présence du président Emmanuel Macron, le nouveau ministre de la santé, Olivier Véran a annoncé une nouvelle mesure de sécurité sanitaire : désormais, tous les rassemblements de plus de 1000 personnes sont interdits en France.

    Aucune précision n’a été apportée entre l’interdiction dans les manifestations à l’air libre et celles en milieu confiné. Tout au long de la semaine, les annonces se sont succédées afin de lutter contre la menace. La Ville de Paris ainsi que la RATP ont par exemple révélé les précautions prises afin de limiter la propagation du virus.

    Cette annonce entraîne d’ores et déjà l’annulation de certains évènements en région parisienne : le semi-marathon de Paris n’aura donc pas lieu et le salon de l’agriculture ferme ses portes un jour plus tôt. 

    Avec cette nouvelle mesure de sécurité, le gouvernement espère ainsi freiner la propagation du virus afin de retarder, voire d’éviter le stade 3, phase à laquelle le virus est considéré comment circulant activement sur le territoire. Une menace « inexorable » d’après les autorités sanitaires. 

     

    300 000 enfants confinés

    Des établissements scolaires resteront fermés à partir de ce lundi dans les foyers les plus actifs du coronavirus en France, deuxième pays le plus affecté en Europe, après l’Italie. En tout c’est plus de 300 000 élèves pendant au moins deux semaines dans le Haut-Rhin et l’Oise, deux départements parmi les plus touchés, mais aussi en Corse.

  • Tous n’en mourront pas mais tous seront frappés.

    Tous n’en mourront pas mais tous seront frappés.

    Le coronavirus est un esprit malin : Même ceux qui l’ignorent peuvent en mourir.

    Premier mort, et de taille : l’OPEP. La réunion de Vienne s’est terminée sur un échec fatal pour l’Organisation, déjà fragile. Le but de la réunion était de parvenir à une baisse de la production, en accord avec la Russie, pour éviter une baisse des prix. Les Russes ont refusé, considérant qu’ils pouvaient tenir avec un baril à 40 $. Comme les Etats-Unis inondent le marché mondial de pétrole de schiste (Ils sont les premiers producteurs de pétrole du monde), les efforts ne peuvent peser que sur l’OPEP et la Russie. Celle-ci a toujours considérer que le pétrole ne pouvait descendre durablement en dessous de 50 $ le baril, parce que les petits producteurs américains ne sont plus rentables en dessous de ce chiffre. Sauf que les techniques de forage ont changé, le pétrole abonde, la demande chinoise s’effondre.

    Les Saoudiens, les grands régulateurs, ont baissé leurs prix immédiatement. Tous les pays liés au pétrole vont souffrir. Déjà, prenant ses précautions sur le front intérieur, le Prince Ben Salman a enfermé trois membres de sa famille qui pourraient lui faire de l’ombre. La crise vient, on verrouille. Comme en Chine, en Russie, ou en Iran. Jusqu’où peut-on aller dans le contrôle quand l’économie s’effondre et que le virus gagne ?

    Les conflits ne s’arrêtent pas pendant la crise.

    Ils s’accentuent, selon la vieille loi qu’une crise en appelle d’autres. Le Liban est en faillite. Les Israéliens (qui n’ont toujours pas de gouvernement stable malgré les élections) frappent régulièrement les unités iraniennes en Syrie. Frappe aussi les Syriens, engagés contre les Turcs, qui se trouvent face à leurs nouveaux amis Russes. Virus de la guerre qui détruit aussi les hôpitaux, crée des orphelins et des réfugiés. Les Turcs s’en servent pour menacer l’Union européenne d’une nouvelle crise migratoire. Celle-ci parait plus unie pour répondre. Mais la coalition qui gouverne l’Allemagne est fragile, et la crise migratoire pourrait l’achever.

    Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la campagne électorale commence vraiment. Il ne reste que trois postulants : Sanders, Biden, et Trump. Aucun ne compte revenir sur le désengagement américain. Toutes les audaces électorales seront possibles. Les turbulences de cette année seront plus fortes que les années passées, c’est dire.

    L’Europe doit gérer une sorte de refondation, avec sa nouvelle frontière britannique et ses difficiles frontières balkaniques. Sans oublier la Méditerranée, avec l’Algérie au bord de la rupture, l’Italie malade, la Grèce convalescente.

    Le réflexe, face au coronavirus, est de s’enfermer, de voir le moins de monde possible. Si on verrouille la porte, il rentrera par la fenêtre. Le chacun pour soi se voit à l’œil nu. Même ceux qui ne l’ont pas seront rattrapés par les désordres qu’il va accentuer.

    Les deux seuls pays en Europe capables de se coordonner pour faire face à une crise économique, sociale de grande ampleur sont la France et l’Allemagne. Face à la crise italienne qui s’annonce, le solo américain, les menaces turques, les fragilités de la Méditerranée, les raidissements et les bouleversements probables, France et Allemagne seront-ils capables de mettre en place des politiques communes ? Des politiques nouvelles ?  Comme la capacité de persuasion de la France s’est émoussée, que sa capacité financière est nulle, reste l’Allemagne. La France peut-elle encore dire aux Allemands qu’ils n’ont aucune chance de rester riches et indépendants tout seuls ?

    Chaque crise est une chance pour ceux qui la surmontent. Mais pour la dépasser, il faut –un peu– se dépasser. C’est-à-dire sortir de ses habitudes, de sa zone de confort. La crise du coronavirus est un accélérateur, de raidissements, de conflits, de violences, de recherches, de coopérations, de nouveaux investissements. Il ne faut pas seulement une politique de prévention, mais une politique de guérison.

    Laurent Dominati

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Parsi

  • Municipales : Anne Hidalgo veut soumettre les géants du Net à Paris

    Municipales : Anne Hidalgo veut soumettre les géants du Net à Paris

    À une semaine des élections municipales, l’actuelle maire de la capitale présentait jeudi sa stratégie numérique. Son but, « instaurer un nouveau rapport de force » avec les géants du numérique comme Amazon.

    Anne Hidalgo veut réguler les plateformes du numérique… à l’échelle de Paris. C’est l’une des promesses phares de son programme, alors que l’actuelle maire de la capitale brigue un second mandat lors des élections municipales, qui se dérouleront le 15 et 22 mars. « Pour le Paris de demain, nous ne voulons pas tomber amoureux d’une courbe d’hypercroissance (…) qui a conduit à la création d’entreprises monstres, en occultant notre souveraineté », affirme Diana Filippova, tête de liste du 7e arrondissement de Paris en commun.

    « Nous en payons aujourd’hui le prix au quotidien : les immeubles se vident de leurs habitants, car il est plus lucratif d’en faire des meublés touristiques, les rues sont remplies de véhicules polluants pour livrer des produits que nous pourrions acheter en bas de chez nous… », liste Diana Filippova.

    L’équipe d’Anne Hidalgo souhaite ainsi « instaurer un nouveau rapport de force entre les plateformes et la ville ». Un défi de taille pour une métropole, alors que les appels à régulation se multiplient ces dernières années à tous les échelons (international, européen et étatique). Sans compter que l’équipe en place s’est heurtée sous son mandat à plusieurs embûches : croissance des meublés touristiques sur un marché de l’immobilier ultra-tendu, prolifération des nouvelles mobilités, comme les vélos et trottinettes en libre-service…

    « L’État ne devrait pas être le seul à faire entendre sa voix, car les grandes villes sont concernées au premier plan par les externalités négatives des plateformes », estime Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris et chargé des sujets liés à l’innovation et à l’urbanisme. « Nous réclamons de la part des pouvoirs publics — l’État et l’UE — une prise de conscience et une aide pour fabriquer de nouveaux outils de la régulation à notre échelon. »

    L’équipe évoque alors l’instauration d’une taxe selon le principe du « pollueur-payeur », à destination des entreprises de e-commerce, comme Amazon. Deuxième bête noire : la plateforme de locations de logements entre particuliers Airbnb.

    « Entre 250 000 à 300 000 résidences principales sont louées à l’année sur Airbnb — c’est quasiment un arrondissement de Paris transformé en location touristique saisonnière », déplore Jean-Louis Missika.

    Anne Hidalgo souhaiterait ainsi limiter la location entre 30 à 40 jours par an, contre 120 actuellement.

    Remettre la main sur les données des citoyens

    Derrière ces deux exemples emblématiques, l’actuelle maire met l’accent sur l’accès et le partage de données. En cas de victoire, elle s’engage à organiser une « conférence de consensus avec les plateformes privées » afin de poser un cadre pour le partage de données. L’objectif : créer une nouvelle application « pour permettre à tous les citoyens de télécharger l’ensemble de leurs données détenues par les plateformes », au regard du droit à la portabilité des données conférée par le fameux RGPD (règlement général sur la protection des données).

    Si les contours restent vagues, l’application devrait permettre de « partager de façon anonymisée les données avec la ville de Paris, pour les utiliser dans des secteurs prioritaires comme le logement ou la mobilité », selon Diana Filippova. « La ville remettra alors un rapport périodique sur l’usage de ses données. »

    « L’accès aux données est au centre de la régulation. Elles sont aujourd’hui aux mains d’entreprises privées qui les récoltent, les exploitent et les monétisent pour concurrencer les services publics », regrette Diana Filippova.