Un Français assassiné en Colombie

Un Français assassiné en Colombie

On l’a appris la semaine dernière, le 11 novembre dernier, un Français a été tué chez lui à Santa Marta, en Colombie.

Cambriolage qui a mal tourné ?

Le scénario pourrait laisser penser à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mais une enquête a été ouverte début décembre à Paris pour « meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs » par la Junalco, juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée. Paisible père de famille ou bien maillon d’un réseau international de trafic de drogue : qui était vraiment Mohamed-Ahmed Chenkaoui, un Parisien né en novembre 1985 quasiment inconnu des services de police?

Mohamed-Ahmed Chenkaoui

Un an en Colombie

La victime, Mohamed-Ahmed Chenkaoui , parisien né en 1985, marié à Sandy d’origine vénézuelienne et père de 3 enfants, presqu’inconnu des services de police, sa présence en Martinique entre 2016 et 2017 puis son installation sur la côte caribéenne dans cette ville intriguent les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée. 

Mohamed-Ahmed Chenkaoui était propriétaire d’une petite crêperie et était installé depuis plus d’un an en Colombie. Avec sa femme et ses trois jeunes enfants, il habite un complexe résidentiel et sécurisé dans le quartier chic d’El Rodadero.

Pistolet et arme blanche

Et pourtant le gardien de l’immeuble, où résidait la famille française, a laissé entrer sans problème deux hommes arrivés en taxi, qui se présentent comme des ouvriers venus effectuer des travaux. Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux faux peintres ligotent et bâillonnent les deux employés de maison présents, immobilisent la mère avec son bébé dans les bras et conduisent le père à l’étage de la maison.

Mohamed-Ahmed Chenkaoui s’est-il rebellé? A-t-il refusé d’ouvrir un éventuel coffre contenant une importante somme d’argent, comme le suggèrent certains articles ? Ou s’agit-il d’un assassinat ciblé réalisé par un duo de «sicarios » vénézuéliens, des tueurs opérant pour les cartels, comme le laisserait supposer leur accent? D’après plusieurs sources concordantes, le Français a non seulement été touché de plusieurs balles mais aussi violemment poignardé. Certaines sources évoquent même un égorgement. N’emportant au final qu’une bague en or et un vélo, qui sera rapidement retrouvé, les deux meurtriers sont repartis comme ils étaient arrivés, en taxi.

Auteur

  • Samir Kahred a suivi ses parents dont le père était ingénieur dans une succursale du groupe Bouygues. Après une scolarité au Lycée français et des études au Caire, il devient journaliste pour des médias locaux et correspond pour lesfrancais.press

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