Halloween approche à grands pas et, partout dans le monde, les stocks de bonbons affluent dans les rayons. Mais savez-vous quels sont les plus grands mangeurs de bonbons de la planète ? Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les Américains qui trustent la première place du classement… En tant que Français de l’étranger, vous connaissez mieux que personne le manque de ces petits bonbons de l’enfance introuvables hors de France : impossible de dénicher une fraise Tagada à Chicago ou un Carambar à Sydney. Voici donc un tour du monde de la gourmandise sucrée : l’histoire du bonbon, les chiffres du marché mondial de la confiserie, un zoom sur la France, et tous nos conseils pour vous faire livrer vos bonbons préférés à l’étranger — ou en envoyer en France — pour Halloween.
Petite histoire du bonbon : du miel égyptien à la fraise Tagada
L’histoire du bonbon commence il y a près de 4 000 ans. Les traces les plus anciennes de friandises remontent à l’Égypte ancienne (vers 2000 av. J.-C.), où le miel était combiné aux fruits séchés pour créer les premières confiseries. Les Grecs et les Romains perfectionnent ensuite la recette avec des douceurs à base de miel, de noix et de sésame. Le mot « confiseur » viendrait d’ailleurs du latin condire, qui signifie « assaisonner ».
Le Moyen Âge : le sucre débarque d’Orient
Véritable tournant : entre 800 et 1200, le sucre importé d’Asie et du Moyen-Orient arrive en Europe. Les apothicaires du Moyen Âge, véritables ancêtres de nos confiseurs, apprennent à cristalliser le sucre et créent des bonbons considérés alors comme des remèdes. La France y prend une place prépondérante : au XIIIe siècle, un apothicaire de Verdun invente la dragée, cette amande enrobée de sucre devenue la star des baptêmes et des mariages. Le berlingot apparaît à Carpentras, les anis de Flavigny se façonnent en Bourgogne et le calisson naît en Provence. Chaque région française construit ainsi son patrimoine de confiseur, un héritage qui existe toujours.
De la Renaissance à la Révolution : le bonbon des rois
Entre 1600 et 1800, les bonbons deviennent des mets de luxe réservés aux cours royales européennes. Les chefs pâtissiers rivalisent d’imagination pour impressionner les têtes couronnées. Le sucre reste alors un produit rare et onéreux : le bonbon est un privilège d’aristocrates.
Le XIXe siècle : la révolution industrielle du bonbon
Tout change au XIXe siècle. La production industrielle de sucre à grande échelle fait chuter les prix et démocratise la confiserie. En 1851, la première boîte de bonbons est présentée à l’Exposition universelle de Londres, ouvrant la voie de l’emballage moderne. Le bonbon cesse d’être un luxe pour devenir la gourmandise populaire que l’on connaît. En France, le bêtise de Cambrai, la pastille de Vichy ou le nougat de Montélimar (aujourd’hui IGP) structurent une véritable industrie.

Le XXe siècle : l’âge d’or des marques emblématiques
Entre 1900 et 1950 naissent les marques qui dominent encore le marché mondial : Cadbury, Ferrero, Mars… En 1920, Hans Riegel fonde Haribo à Bonn et lance en 1922 le fameux ourson d’or, premier d’une longue dynastie de bonbons gélifiés. Les années 1950-1960 sont une épopée française : Carambar apparaît en 1954, Malabar en 1957, la sucette Chupa Chups en 1958, et surtout la fraise Tagada en 1964. Selon le Guinness World Records, les M&M’s (créés en 1941) restent l’une des confiseries les plus vendues au monde, avec environ 1,8 milliard de dollars de ventes rien qu’aux États-Unis dès 2007.
Les décennies 1970-1990 voient l’explosion des bonbons acidulés et des Jelly Belly, puis les années 2000 imposent une infinie diversité de formes, de saveurs et de textures, avec une révolution décisive pour les expatriés : la vente en ligne, qui permet enfin de commander des bonbons français depuis n’importe où dans le monde.
Le marché mondial de la confiserie : qui mange le plus de bonbons ?
Le marché mondial de la confiserie pèse lourd : environ 220,85 milliards de dollars en 2025 selon Fortune Business Insights, avec une projection à près de 295 milliards de dollars d’ici 2034 (soit une croissance annuelle moyenne de 3,26 %). L’Europe domine ce marché avec près de 38 % des parts, portée par une culture séculaire de la gourmandise sucrée. Le segment du chocolat concentre à lui seul plus de la moitié des ventes.
Le classement des plus grands mangeurs de bonbons
Alors, quel pays mange le plus de bonbons ? Surprise : c’est l’Allemagne qui truste la première place mondiale en consommation par habitant, loin devant les États-Unis.
Les pays nordiques et d’Europe centrale trustent le haut du classement : aux Pays-Bas, en Finlande, en Suède ou au Danemark, la consommation par habitant dépasse largement la moyenne mondiale. L’Allemagne, berceau de Haribo, cumule une tradition du bonbon gélifié et de la réglisse (la Lakritz y est quasi nationale) qui explique sa place de champion du monde.
En revanche, si l’on raisonne en volume total, c’est bien les États-Unis qui écrasent la concurrence : environ 611 000 tonnes de confiserie de sucre consommées en 2023, soit 17 % du total mondial selon les données FAO, suivi par l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et l’Iran. Les Américains mangent en moyenne 26 livres (près de 12 kg) de bonbons par personne et par an, et le bonbon y est indissociable d’Halloween : la fête génère à elle seule 3,9 milliards de dollars de ventes de bonbons en 2025 selon la National Retail Federation, sur un total record de 13,1 milliards de dollars pour la fête.
À l’autre extrémité du spectre, la Chine (environ 2,5 kg par habitant et par an) et l’Inde restent des marchés à fort potentiel, où les géants du secteur concentrent leurs efforts.

Zoom sur la France : un pays de (gros) gourmands
Et la France dans tout ça ? Les Français consomment environ 7 kg de confiserie de sucre et de chocolat par personne et par an, et 8 Français sur 10 consomment des bonbons. Plus de 95 % des foyers français achètent des bonbons au moins une fois par trimestre, un taux de pénétration exceptionnel pour ce produit.
Le marché français de la confiserie représentait environ 8,3 milliards de dollars en 2024, pour plus de 424 millions de kilogrammes consommés. Côté goûts, le bonbon gélifié légèrement acidulé règne sans partage : Dragibus, fraise Tagada, Schtroumpfs et Happy Cola de Haribo, Carambar au caramel, Arlequin de Lutti, Krema, Michoko ou Malabar forment le panthéon de l’enfance française.
La confiserie française cartonne aussi à l’international : la France a exporté pour environ 2,8 milliards de dollars de sucres et confiseries en 2025, avec une particularité : un tiers des ventes de confiserie des acteurs tricolores se fait désormais à l’export. Des spécialités régionales, calissons d’Aix, nougat de Montélimar, berlingots, bêtises de Cambrai, séduisent une clientèle internationale en quête d’authenticité. De quoi donner des idées à tous les expatriés qui veulent faire découvrir leurs bonbons préférés à leurs amis d’accueil.
Halloween : la fête mondiale du bonbon (et l’occasion rêvée des expatriés)
Avant d’être la fête du bonbon par excellence, Halloween est une très ancienne fête celtique : Samain, qui marquait la fin de l’été et l’entrée dans la saison sombre. Christianisée en Toussaint, elle a émigré aux États-Unis avec les immigrants irlandais au XIXe siècle, où la tradition du « trick or treat » (« des bonbons ou un sort ! ») s’est institutionnalisée. Depuis les années 1990, Halloween a conquis la France et de nombreux autres pays : le marché français a bondi d’environ 62 millions d’euros en 2013 à près de 300 millions d’euros en 2023, dont environ 50 millions d’euros rien que pour la confiserie. Halloween représente désormais environ 14 % des ventes annuelles de bonbons en France, et plus d’un foyer sur deux achète pour l’occasion. Une aubaine pour les Français de l’étranger : c’est LE moment de l’année où le réconfort sucré devient une affaire sérieuse.
Se faire livrer ses bonbons français à l’étranger
Le drame de tout expatrié : les bonbons de son enfance n’ont tout simplement pas le même goût ailleurs. Les fraises Tagada vendues hors de France n’existent souvent pas, et les recettes Haribo varient selon les pays : sources de gélatine différentes, texture, acidité et intensité des saveurs ne sont pas les mêmes selon l’usine de production. Le Croco de Berlin n’a rien à voir avec celui de Marseille. Même les gammes diffèrent : certains produits vendus en France sont introuvables à l’étranger, et inversement.
Bonne nouvelle : plusieurs épiceries françaises en ligne livrent désormais dans le monde entier. Pour Halloween, pensez à :
- Les boutiques spécialisées pour expatriés : des sites comme Mon Épicerie Française, Expat Saveurs ou French Corner Shop livrent les bonbons français partout dans le monde ;
- Les confiseries artisanales avec livraison internationale : Mon Épicerie Gourmande expédie nougats, calissons et bonbons Haribo dans le monde entier ;
- Les packs régressifs : fraises Tagada, Carambar, Malabar, Dragibus, Têtes brûlées… prévoyez un assortiment large pour votre soirée d’Halloween ;
- Commander tôt : visez début-mi octobre pour être livré avant le 31 octobre, les délais postaux internationaux étant imprévisibles.
Envoyer des bonbons en France depuis votre pays de résidence
Dans l’autre sens, pourquoi ne pas faire découvrir aux enfants (et aux grands enfants) restés en France les bonbons typiques de votre pays d’accueil ? Vos proches en France seront ravis de goûter des bonbons introuvables en Europe. Quelques idées selon votre pays de résidence :
- Depuis les États-Unis : les classiques d’Halloween comme le candy corn, les Reese’s ou les paquets de Skittles et M&M’s; des sites comme My American Market ou My American Shop livrent la France et l’Europe en 24/48 h avec plus de 2 000 produits américains ;
- Depuis le Royaume-Uni : les tablettes Cadbury, les Wine Gums et les bonbons à la réglisse britanniques ;
- Depuis la Suède ou les pays nordiques : la fameuse réglisse salée au salmiak, expérience culte (et choc gustatif garanti) pour un palais français ;
- Depuis le Mexique : les bonbons au chamoy et au piment, très populaires dans un pays où l’industrie du bonbon est l’une des préférées des consommateurs ;
- Depuis l’Allemagne : les véritables Goldbären de Haribo, différents de ceux vendus en France.

Les règles douanières à connaître avant d’expédier des bonbons
Envoyer des bonbons à l’international est en général légal et simple, mais quelques précautions s’imposent :
- Gardez l’emballage commercial scellé : bannissez les bonbons « faits maison » ou reconditionnés, les douanes les refusent presque systématiquement ;
- Déclarez précisément le contenu du colis (« confiserie, cadeau personnel sans valeur commerciale ») et joignez la liste des ingrédients si possible ;
- Restez dans des quantités cadeaux : un colis familial raisonnable passe sans problème, un colis en gros peut déclencher taxes et contrôles ;
- Attention aux destinations strictes : l’Australie impose une déclaration de bio-sécurité stricte — La Poste précise que les caramels, bonbons, guimauves et réglisses y sont acceptés aux mêmes conditions que le chocolat (emballage scellé et déclaration exacte) ; les États-Unis, le Canada et le Japon ont leurs propres restrictions, notamment sur les produits carnés ;
- Pensez à la fonte : évitez le chocolat en période de forte chaleur ou choisissez un envoi rapide ;
- Anticipez les délais : commandez ou expédiez 2 à 3 semaines avant Halloween.
FAQ : les questions que se posent les gourmands expatriés
Quel est le pays qui mange le plus de bonbons au monde ?
L’Allemagne détient le record de consommation de confiserie par habitant (environ 13 kg par an), devant la Suisse, l’Irlande, le Royaume-Uni et l’Autriche. Les États-Unis sont en revanche le premier marché en volume total.
Quels sont les bonbons les plus vendus au monde ?
Selon le Guinness World Records, les M&M’s détiennent le record de la confiserie la plus vendue au monde, avec environ 1,8 milliard de dollars de ventes annuelles rien qu’aux États-Unis dès 2007.
Combien les Américains dépensent-ils en bonbons pour Halloween ?
En 2025, les dépenses de bonbons pour Halloween ont atteint 3,9 milliards de dollars, sur un budget total de 13,1 milliards de dollars pour la fête selon la National Retail Federation — un record.
Où acheter des bonbons français quand on vit à l’étranger ?
Des épiceries françaises en ligne comme Mon Épicerie Française, Expat Saveurs ou French Corner Shop livrent les bonbons de l’enfance partout dans le monde, avec une commande à passer idéalement début octobre pour être livré avant Halloween.
Pourquoi les Haribo n’ont-ils pas le même goût à l’étranger ?
Les recettes Haribo varient selon les pays de production : gélatine, texture, acidité et intensité des saveurs changent, et certaines références françaises (fraise Tagada notamment) ne sont pas distribuées partout. Pour le goût d’origine, seule la livraison depuis la France fait foi.
Des premières douceurs au miel de l’Égypte ancienne aux rayons d’Halloween débordants de bonbons, la confiserie a conquis la planète : un marché de plus de 220 milliards de dollars, dominé par des Européens gourmands, l’Allemagne en tête, et des Américains compulsifs. Pour les Français de l’étranger, Halloween est la parfaite occasion de renouer avec les bonbons de l’enfance : une commande sur une épicerie française en ligne, un colis bien déclaré, et la magie opère. Des bonbons ou un sort !







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