Le virus, une erreur de labo selon le Professeur Montagnier, prix Nobel 2008.

Selon Emmanuel Macron, « la Chine n’a pas tout dit ». Selon Dominic Raab, Premier ministre britannique par intérim, « La Chine va devoir répondre à des questions ». Et selon Trump, la Chine a caché la vérité. La vérité, c’est peut-être celle qu’imagine le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine pour la découverte du virus du Sida en 2008.

Professeur Montagnier, prix Nobel 2008.

Déjà, le Washington Post révélait qu’une mission américaine dans un laboratoire chinois, celui de Wuhan, spécialisé dans la recherche sur les coronavirus, situé à deux pas du fameux marché aux poissons d’où se serait échappé le virus, avait envoyé un rapport à l’administration américaine dénonçant le manque de sécurité du laboratoire. Un indice grave pesait sur les autorités chinoises, et sur le laboratoire.

Cette fois, Luc Montagnier va plus loin. Il affirme aujourd’hui que la structure de l’ADN du coronavirus, telle qu’elle a été transmise par les autorités chinoise, ne peut résulter d’une mutation naturelle, parce qu’elle contient des éléments issus du virus du sida, dont il est le découvreur. Il explique, dans un entretien au Dr Jean-François Lemoine, pour « Pourquoi docteur ? »[1], que ce résultat n’est possible qu’à la suite d’une manipulation. Selon toute vraisemblance, cette manipulation n’a pu avoir eu lieu que dans un laboratoire spécialisé en virologie, comme celui de Wuhan, à deux pas du marché aux poissons.

La communauté scientifique a souvent contesté les prises de position du Professeur Montagnié, notamment sur la mémoire de l’eau ou sur les vaccins. Cependant, personne ne lui conteste sa compétence en matière de virologie. Encore moins en ce qui concerne le VIH, le virus du sida, dont l’identification lui a valu le prix Nobel en 2008. Le Professeur Montagnié fait aussi état de chercheurs indiens qui ont fait le même constat mais qui n’auraient pas pu publier leurs études. La pression du gouvernement chinois les en ayant empêché.

Selon le Professeur, les autorités chinoises, qu’il connait bien puisqu’il a été appelé pour diriger un Institut de recherche à Shanghai en 2010, gagneraient à reconnaitre cette erreur, ce qui faciliterait les réponses. Selon lui, de telles recherches ont du être effectuées vraisemblablement pour découvrir un vaccin contre le Sida. Une erreur humaine aurait provoqué la dispersion du virus. Le patient zéro serait donc quelqu’un du laboratoire.

Pour lui, le virus est de toute façon vouée à disparaitre, car son génome, artificiel, recèle des incompatibilités. La dangerosité du virus devrait donc s’estomper au fur et à mesure de ses mutations.

En tout cas, l’accusation est lancée, les questions sont de plus en plus précises. L’hypothèse qu’il avance fera réagir, aussi bien d’autres virologues, que les autorités chinoises.

On comprend mieux les déclarations des dirigeants politiques s’ils sont en possession d’autres indices qui désignent le laboratoire de Wuhan comme le cœur de l’épidémie plutôt que le marché aux poissons.

[1] (L’intégralité de l’entretien, sur le site : « Pourquoi docteur ? »)

 

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