En 2025, le coefficient de Gini de l’Union européenne s’établissait à 29,2, en légère baisse par rapport à 2024 (29,4). Le coefficient de Gini permet de mesurer les inégalités de répartition des revenus au sein d’un pays, en comparant la distribution observée à une situation d’égalité parfaite. Une valeur de 0 correspond à une égalité totale, dans laquelle tous les individus disposent du même revenu, tandis qu’une valeur de 100 traduit une inégalité absolue, une seule personne percevant l’intégralité des revenus.
En 2025, au sein de l’Union européenne, le coefficient de Gini variait de 23,0 en Slovaquie à 37,7 en Bulgarie. Après la Slovaquie, les pays présentant les répartitions des revenus les plus égalitaires étaient la Belgique (23,4), la République tchèque (24,0), la Slovénie (24,6) et la Pologne (24,9). À l’inverse, les inégalités de revenus étaient les plus marquées en Bulgarie (37,7), suivie de la Lettonie (35,6) et de la Lituanie (35,5).

Croissance : des divergences entre régions
Cinq ans après la dernière année précédant la pandémie de Covid-19, l’économie européenne a retrouvé une croissance positive sans pour autant effacer les disparités territoriales. Entre 2019 et 2024, le PIB de l’Union européenne a augmenté de 5,6 % en volume. Cette progression masque des écarts considérables entre les régions.
Selon Eurostat, sur les 244 régions européennes étudiées, 197, soit près de 81 %, ont retrouvé en 2024 un PIB supérieur à celui de 2019. À l’inverse, 46 régions n’avaient toujours pas renoué avec leur niveau d’activité d’avant la pandémie. L’Irlande domine le classement des régions les plus dynamiques. La région d’Eastern and Midland, qui comprend Dublin, affiche une croissance de 38 % en cinq ans, devant Northern and Western (+36,4 %). Ces performances sont toutefois largement influencées par l’implantation de multinationales, dont l’activité contribue à gonfler les statistiques de production irlandaises. En dehors de l’Irlande, les plus fortes progressions ont été enregistrées dans la région de Bucarest-Ilfov en Roumanie (+33 %), à Malte (+32,9 %) et à Mayotte (+32,1 %). À l’opposé, plusieurs territoires ont connu un véritable décrochage. Le PIB de la région bulgare de Yugoiztochen a reculé de 20,5 % en cinq ans, celui de la Macédoine occidentale en Grèce de 18 % et celui de Groningue aux Pays-Bas de 14 %. Dans cette dernière région, la réduction de l’exploitation gazière a pesé sur l’activité.
En France continentale, la Bretagne, l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur figurent parmi les régions les plus dynamiques sur la période, avec des progressions comprises entre 6,3 et 10,7 % selon le classement établi à partir des comptes régionaux de l’Insee. Ces résultats illustrent la diversité des trajectoires économiques françaises, entre les territoires bénéficiant de la concentration des activités à forte valeur ajoutée et ceux confrontés à des difficultés structurelles.







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