Frédéric Petit: « ce n’est pas une honte que l’enseignement français à l’étranger soit en partie financé par ses usagers »

Frédéric Petit: « ce n’est pas une honte que l’enseignement français à l’étranger soit en partie financé par ses usagers »

10 juillet 2020 0 Par Redaction

Dans un échange exclusif avec lesfrancais.press, le député Frédéric Petit (MoDEM- Français hors de France pour la circonscription d'Europe centrale), très actif sur les dossiers traitant de l'enseignement à l'étranger, partage avec nous sa vision de l'avenir du réseau.

Dans un courrier adressé au personnel des Etablissements d’Enseignement Français à l’étranger, le député a tenu à donner sa vision de l’Enseignement Français à l’Etranger à cinq ans et à dix ans.

 

Frederic Petit

Frederic Petit

 

Dans cette lettre ouverte au corps enseignant et à l'ensemble du personnel des lycées français à l'étranger, M. Petit dévoile des mécanismes de financement pérenne afin de proposer d'autres options que la création de nouvelles dettes auprès de l'Etat, pour faire face à la crise liée à la pandémie.

Parfois caricaturé comme un partisan de l'ultra privatisation du réseau, alors que ce dernier fonctionne déjà largement via des associations de droit local. En effet, seuls 70 lycées sont en gestion directe sur un réseau de près de 500 établissements. Frédéric Petit, qui a par ailleurs tenu à saluer le travail de sa collègue Samantha Cazebonne, a tout d'abord souligné auprès des francais.press quelques principes:

"il n'y a pas d'opposition en France entre service public et redevance et [...] ce n'est pas une honte qu'un service public soit en partie financé par ses usagers".

 

 

"Le réseau a bien réagit mais la crise a montré ses limites: une gestion centralisée, la place des familles à prendre en compte" Frédéric Petit

450 des 522 lycées français du réseau d'enseignement à l'étranger sont des établissements de droit local.

"Le réseau a bien réagit mais la crise a montré ses limites: une gestion centralisée, la place des familles à prendre en compte" a souligné M. Petit. Il rappelle que "la gestion ne peut pas être une juxtaposition mais bien le fonctionnement d'un réseau".

Pour le député des Français de l'étranger, "la crise est venue rendre cette réforme [du réseau NDLR] encore plus nécessaire".

 

 

Une fierté pour le député, qu'il partage avec sa collègue Samantha Cazebonne: "les missions françaises à l'étranger, lycées et alliances françaises ne sont plus des choses exotiques au sein de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale".

Parmi les "résistances" possible, aux conclusions qui font souvent l'unanimité à l'Assemblée Nationale, celles parfois d'une partie du corps enseignant et par exemple de professeurs détachés

 

 

Réinventer la relation entre les parents d'élèves et les lycées au sein du réseau.

"Ce qui serait catastrophique serait que les parents se mêlent de pédagogie" rappelle M. Petit.

Cependant, comme de nombreux acteurs de ce dossier, il encourage la refonte du processus décisionnaire afin que les parents puissent être un vrai pouvoir dans les conseils d'administrations.

 

 

La rentrée sera cruciale, l'avenir du réseau est partiellement en jeu. Lesfrancais.press suivront comme toujours ces questions et les débats au parlement, à l'AEFE, au sein des ministères concernés et bien sûr auprès des familles sur place parmi la diaspora.

 

Retrouvez l’intégrale de l’échange avec M. le député ci-dessous :

 

TELECHARGER L'ENSEMBLE DES DOCUMENTS DU COURRIER DE M. PETIT AU PERSONNEL DES EEFE EN CLIQUANT ICI