À l’occasion de la 55ème édition du Festival du film français à Hong Kong, Julia Liotard-Vogt, directrice de l’Alliance Française de Hong Kong, présente une programmation de 60 films, pensée pour séduire aussi bien les cinéphiles que les spectateurs peu familiers du cinéma français. Au micro Lesfrançais.press elle évoque les coulisses de l’organisation et la mission de cet événement.
Un festival pour faire découvrir le cinéma français à tous
Du 11 novembre au 9 décembre 2026, le Hong Kong French Film Festival revient avec plus de 60 films, la venue de Jean-Pierre Jeunet et un nouveau programme de la Quinzaine des cinéastes. Julia Liotard-Vogt, directrice de l’Alliance Française de Hong Kong, défend une édition placée sous le signe de la diversité et du partage.
Face à la réputation parfois intimidante ou difficile d’accès de la salle de cinéma, notre invitée souhaite décomplexer chacune et chacun. « L’objectif de notre festival est de s’adresser à un public très large et peut-être encore plus aux gens qui peuvent avoir peur de rentrer dans une salle de cinéma comme on peut avoir peur de rentrer dans une galerie d’art » souligne-t-elle.
« Depuis le début de la guerre, plus de 6 000 Français juifs ont rejoint Israël. »
Julia Liotard-Vogt, directrice de l’Alliance Française de Hong Kong
Et la directrice de l’Alliance Française de Hong Kong ajoute, « notre mission, c’est effectivement de faire passer le message que le cinéma est pour tous. » Ainsi, la sélection de de films de cette édition cherche à équilibrer les sujets liés à la société française contemporaine, la découverte de nouveaux talents et la diversité des genres, avec une place pour l’animation, l’humour et l’absurde.
Quelques conseils de films à voir
Pour une première découverte, Julia Liotard-Vogt recommande notamment le diptyque consacré à « De Gaulle », proposé à l’ouverture les 11 et 13 novembre. Elle souligne son accessibilité, sa richesse historique et la qualité du travail du réalisateur Antonin Baudry.
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Son coup de cœur va également au film d’animation « Le Corset », de Louis Clichy : « C’est juste selon moi une très belle œuvre d’art. » Situé dans le monde agricole à la fin des années 1980, ce récit partiellement autobiographique aborde l’adolescence, la relation père-fils et l’émancipation par la musique. Elle conseille aussi « De la comédie française », de Pauline Clément, pour sa découverte des coulisses de l’institution théâtrale : « Pour les gens qui connaissent ou qui ne connaissent pas, ça vaut le coup. »
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La sélection fait aussi place aux adaptations, avec Les Misérables, de Fred Cavayé, et « Jeux dangereux », de Karine Silla, tiré d’un livre d’Alma Brami, écrivaine française installée à Hong Kong. L’« Affaire Marie-Claire » revient sur le combat de Gisèle Halimi lors du procès de Bobigny, tandis que « Jupiter » explore les dilemmes du pouvoir dans un thriller politique. Cette diversité répond à une volonté de ne pas réduire le cinéma français aux seuls sujets d’actualité.
Dans une salle de cinéma, une émotion qui se partage
Au cours de ce podcast, Julia Liotard-Vogt met également en lumière ce qui distingue une projection en salle du visionnage à domicile. « On a le sentiment d’émotion partagée », explique la directrice : l’expérience conjugue des réactions intimes et un moment collectif, que les échanges avec les artistes ou les experts invités permettent de prolonger.
« Quand on a été dans le noir pendant une heure et demie (…) il y a un mix entre des émotions qui sont très personnelles, très intimes et en même temps on se dit qu’il y en a sûrement un grand nombre qui sont partagées par les personnes autour de nous. »
Julia Liotard-Vogt, directrice de l’Alliance Française de Hong Kong
La directrice de l’Alliance Française de Hong Kong partage son ressenti à la fin d’une séance de cinéma : « Quand on a été dans le noir pendant une heure et demie, deux heures et que les lumières se rallument, je trouve qu’on a le sentiment d’émotion partagée. » Pour elle « il y a un mix entre des émotions qui sont très personnelles, très intimes et en même temps on se dit qu’il y en a sûrement un grand nombre qui sont partagées par les personnes autour de nous. »
Organiser le festival : un travail collectif face aux imprévus
À propos de la venue annoncée du réalisateur Jean-Pierre Jeunet, elle souhaiterait l’interroger sur son choix d’adapter « Changez l’eau des fleurs » et sur ce qui l’a poussé à revenir à la création cinématographique : « Qu’est-ce qui l’a motivé, qu’est-ce qui l’a inspiré […] et pourquoi ce livre en particulier ? », des questions entre passions et raisons.
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Pour ce premier festival à la tête de l’Alliance Française, sa principale fierté reste « la qualité des films que nous montrons ». Cette ambition s’accompagne aussi d’importants défis : coordination avec les distributeurs et les partenaires, planification des séances, accueil des talents et changements de dernière minute. Notre invitée souhaite également saluer les équipes, les partenaires et les sponsors, indispensables à la réalisation de cette édition qui mérite le succès.







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