Arrivé à Londres le 1er septembre après quatre années à Boston, Mustafa Soykurt prend ses fonctions à la tête de l’un des postes consulaires français les plus fréquentés au monde. À l’occasion d’une rencontre avec la presse francophone, vendredi 6 novembre, le diplomate a détaillé ses premières priorités : simplifier les démarches, mieux relier les associations, les écoles et les entreprises, et préparer l’élection présidentielle de 2027. Avec 134 514 inscrits au registre consulaire au 30 septembre, Londres occupe désormais, selon lui, la première place parmi les communautés françaises enregistrées auprès d’un même poste. Une responsabilité qu’il entend exercer au plus près des Français, de la capitale britannique aux autres régions du Royaume-Uni. Cet entretien a été enregistré au format audio.
Un diplomate français face à une communauté en mouvement
Dans les salons du Consulat général, à South Kensington, Mustafa Soykurt ne s’est pas contenté d’égrener les chiffres. Le nouveau consul a d’abord raconté son itinéraire : le ministère de l’Économie et des Finances, le Quai d’Orsay, la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles, puis l’ambassade de France à Rome.
En avril 2020, en pleine crise du Covid-19, il rejoint Matignon, au cabinet du Premier ministre Édouard Philippe, comme conseiller technique chargé des affaires européennes. Il reste ensuite auprès de son successeur, Jean Castex, de juillet 2020 à mai 2022. Au cœur de sa mission : préparer la présidence française du Conseil de l’Union européenne, exercée de janvier à juin 2022. Après le départ de Jean Castex, Mustafa Soykurt prolonge son travail jusqu’à la fin juillet 2022 afin d’achever ce dossier. Nommé à Boston en mai 2022, il y prend finalement ses fonctions de consul général le 1er septembre de la même année. Arrivé à Londres le 31 août dernier, il a commencé sa mission le lendemain.
« Nous sommes au service de notre communauté, c’est notre mission première. »
Mustafa Soykurt, consul général de France à Londres
Le défi est aussi géographique. Si Londres concentre une grande partie des Français établis au Royaume-Uni, le consul veut mieux répondre aux besoins de ceux qui vivent ailleurs. Une tournée consulaire a ainsi été organisée à Manchester en octobre. Il dit avoir rencontré les élus consulaires et les consuls honoraires afin de mieux identifier les attentes locales.
Des passeports plus rapides, une administration qui s’adapte
Mustafa Soykurt a défendu les progrès réalisés dans la prise de rendez-vous pour les documents d’identité. Selon les chiffres présentés lors de la rencontre, un rendez-vous peut actuellement être obtenu le jour même ou le jour ouvré suivant, sous réserve des disponibilités, et le délai global annoncé pour recevoir un titre serait généralement de trois à quatre semaines. Le pré-enregistrement et la préparation du dossier en ligne permettent, a-t-il ajouté, de réduire à environ quinze minutes le temps consacré à un rendez-vous.

Le Consulat a également ouvert des créneaux en soirée, de 17 h à 19 h, pour les personnes qui travaillent en journée. Les rendez-vous d’état civil ont été renforcés le mardi afin de faire face à la demande. Sous certaines conditions, notamment l’inscription au registre et la fourniture d’une enveloppe adaptée, le passeport peut être expédié au domicile de son titulaire après un seul déplacement.
Présidentielle de 2027 : une organisation élargie
L’annonce la plus marquante concerne l’élection présidentielle de 2027. Pour faciliter la participation des Français de l’étranger, le Consulat prévoit 69 bureaux de vote, contre une cinquantaine lors de la précédente présidentielle. Leur implantation doit mieux tenir compte de l’évolution des lieux de résidence des électeurs, notamment au-delà des quartiers traditionnellement associés à la communauté française de Londres.
« Nous avons décidé de proposer 69 bureaux de votes au Royaume-Uni pour l’élection présidentielle française. »
Mustafa Soykurt, consul général de France à Londres
Le consul a appelé les Français à vérifier leur inscription sur la liste électorale consulaire, distincte de l’inscription au registre des Français établis hors de France, et a souligné le besoin de volontaires pour tenir les bureaux. Au-delà des élections, il souhaite rapprocher les différents réseaux français (associatifs, éducatifs, culturels, économiques et médiatiques) qui, dans une communauté aussi vaste, ne se rencontrent pas toujours.
Autre chantier évoqué : un accompagnement juridique des Français victimes de violences domestiques, en partenariat avec le Dispensaire français et deux avocats volontaires. Le projet, encore en cours de finalisation, pourrait être mis en place dans les prochaines semaines.
Interview de Mustafa Soykurt, consul général de France à Londres
Entretien réalisé à partir d’un enregistrement audio le 6 novembre 2026, au Consulat général de France à Londres, à l’occasion d’une rencontre avec la presse francophone. Le consul y revient sur ses priorités, les démarches administratives, l’accompagnement des Français du Royaume-Uni et la préparation de l’élection présidentielle de 2027.
« Lesfrancais.press : Vous venez de prendre vos fonctions à Londres après quatre années à Boston. Quelles sont les priorités que vous vous êtes fixées pour les Français du Royaume-Uni ?
Mustafa Soykurt : « Le consulat général travaille sous l’autorité de l’ambassadrice. La première réalité du consulat général, et le nôtre ne fait pas exception, c’est le service de notre communauté. Nous sommes à 134 514 inscrits le 30 septembre. Et nous sommes 2 000 à 3 000 de plus que Genève. Et nous sommes une dizaine de milliers de plus que Bruxelles. Je n’en fais pas un élément de gloire, je n’en fais pas une comparaison ou une concurrence avec les collègues. Notre souhait, c’est de faire en sorte que nous puissions donner à nos concitoyens le meilleur service, avec la meilleure efficacité.
Je ne dis pas que c’est juste le travail que je fais, c’est le travail qui a été engagé depuis plusieurs années, donc moi je m’inscris dans ce travail-là. En l’espace de trois semaines, quatre semaines maximum, vous obtenez votre titre. Maintenant, le rendez-vous dure un quart d’heure, c’est-à-dire qu’à partir du moment où vous entrez, en un quart d’heure, votre dossier est traité par les collègues. Mon travail avec Catherine et l’ensemble de l’équipe du consulat général, c’est de répondre au mieux aux différents besoins en nous adaptant. »
Des démarches consulaires simplifiées
Lesfrancais.press : Les Français peuvent-ils désormais recevoir leur passeport directement chez eux, sans devoir revenir au Consulat ?
Mustafa Soykurt : « L’envoi à domicile, c’est déjà le cas. Sous réserve que vous donniez une enveloppe timbrée à votre nom, nous pouvons vous envoyer votre passeport. Si vous êtes inscrit au registre, et que nous savons que vous êtes bien le titulaire de l’adresse, quand vous déposez votre dossier, nous sommes en mesure de vous envoyer votre passeport dans l’enveloppe que vous avez fournie et vous recevez le passeport chez vous. C’est-à-dire que vous n’avez pas besoin de revenir. Ensuite, il y a un phénomène d’expérimentation où, pour les personnes inscrites au registre, on est en train de voir si on est obligé de passer ou si on peut tout faire par voie dématérialisée. On expérimente, on s’assure que l’ensemble des conditions sont réunies, les sécurités sont réunies pour pouvoir transmettre les bons documents aux bonnes personnes et qu’il n’y ait pas d’usurpation d’identité.»
Lesfrancais.press : Comment répondez-vous aux besoins des Français qui vivent loin de Londres ?
Mustafa Soykurt : Nous faisons pour eux un certain nombre d’activités, notamment des tournées consulaires où nous allons dans les villes pour aider, notamment les plus vulnérables, à faire leurs documents. Au mois d’octobre, il y a eu une tournée consulaire qui a été effectuée à Manchester. On fait du mieux qu’on peut et on essaye aussi d’aller un peu dans l’ensemble des zones de façon à traiter de manière équitable les besoins. On en a fait huit, si je ne me trompe pas, et l’idée, c’est d’en faire au moins le même nombre, sinon plus, en fonction des besoins.

L’une de mes premières actions a été de rencontrer nos élus nationaux, donc le sénateur et le député, et j’ai rencontré individuellement avec Catherine l’ensemble de nos élus consulaires, qui sont neuf. Puis j’ai rencontré, d’une manière d’abord collective puis individuelle, chacun de nos consuls honoraires. Nous en avons dix-sept, et j’ai eu une discussion avec eux sur leurs besoins, la dynamique des différentes communautés. Nos consuls honoraires sont des capteurs, vous êtes également des capteurs, vos lecteurs en sont. On a les associations, les écoles donc on recueille ces informations et puis ensuite, on propose des créneaux. »
Brexit, jeunes Français et enseignement
Lesfrancais.press : Quelles sont aujourd’hui les principales difficultés rencontrées par les Français installés au Royaume-Uni depuis le Brexit ? Et comment comptez-vous renforcer les relations avec les jeunes Français qui souhaitent venir y travailler ?
Mustafa Soykurt : « La réglementation, la législation britannique sur l’accueil des personnes qui viennent travailler ici est du ressort exclusif des autorités britanniques. Donc le consulat général n’a pas vocation à s’ingérer dans ces questions. Moi, le premier conseil que je donne, c’est d’être dans le respect strict de la législation britannique. Nous, ce que nous pouvons faire, c’est accompagner notre communauté lorsqu’elle se trouve ici.
« On fait du mieux qu’on peut et on essaye aussi d’aller un peu dans l’ensemble des zones de façon à traiter de manière équitable les besoins. »
Mustafa Soykurt, consul général de France à Londres
Quand on est sollicités, on les envoie justement sur les sites d’information des autorités britanniques pour qu’ils soient au courant de la législation. On essaye d’ouvrir le spectre de nos réseaux et de nos moyens de communication pour toucher de nouvelles tranches de la population. Nous avions jusqu’à maintenant un site internet, une infolettre et un compte Twitter et un compte Instagram. Un compte LinkedIn [a été créé] pour toucher une nouvelle frange, notamment les jeunes professionnels. Il y a toujours un numéro d’urgence. C’est ça aussi notre travail.
Le consul a également évoqué ses rencontres avec les écoles françaises et le réseau FLAM (Français langue maternelle), qui organise des cours de français dans différentes régions du Royaume-Uni. Il a indiqué vouloir participer à une journée de présentation du réseau. Il a aussi cité les associations FLAM parmi les relais permettant d’identifier les besoins des familles hors de Londres. Sur le financement, il a reconnu la hausse des besoins et la réduction de certaines aides, tout en soulignant la place particulière du réseau d’enseignement français à l’étranger. »
Lesfrancais.press : Les frais de scolarité dans les établissements français préoccupent certaines familles, tandis que les associations FLAM manquent de subventions. Comment le Consulat peut-il les aider à conserver un lien avec l’éducation française ?
Mustafa Soykurt : « Je prends en compte cette situation, je sais que c’est un sujet d’intérêt pour notre communauté. Pour les Français qui veulent que leurs enfants aillent à l’école française, il existe le dispositif des bourses. Les bourses au Royaume-Uni, c’est 1,4 million que nous donnons à des élèves français qui veulent aller dans des institutions françaises. C’est un montant considérable. Sur les subventions, il faut plutôt poser la question à mes collègues du service culturel. Il y a des besoins qui sont élevés, il y a des financements qui sont en train d’être réduits.
Si on prend les critères qui sont les nôtres, nous avons, par rapport aux demandes et aux dossiers qu’on propose, le montant de bourse qui correspond à l’expression de nos besoins. Est-ce que le niveau doit être changé, doit augmenter ? C’est une problématique nationale. Et ça, c’est le législateur ou nos élus qui doivent le gérer avec le ministère. »
Violences intrafamiliales : un accès au conseil juridique en préparation
Lesfrancais.press : Le Consulat accompagne aussi les Français dans les moments difficiles. Quelles mesures sont mises en place pour les victimes de violences intrafamiliales ?
Mustafa Soykurt : « Nous disposons au consulat général d’un service social qui accompagne nos concitoyens qui sont dans des situations difficiles. Nous travaillons de manière très étroite avec le Dispensaire français, dont je salue d’ailleurs l’activité. Ce que nous avons mis en place il y a quelques semaines, grâce à l’engagement d’un certain nombre d’avocats français et britanniques, c’est d’essayer de mettre en place un dispositif de soutien à nos concitoyens et concitoyennes qui subissent des maltraitances domestiques pour pouvoir leur donner accès à un conseil juridique avec le Dispensaire.
Je remercie deux avocats qui, à travers leur groupe professionnel, s’engagent avec le Dispensaire et avec nous. Le but du jeu, c’est de capitaliser sur l’ensemble. Il y avait un groupe qui le faisait déjà, il y a un autre groupe qui s’est manifesté, le but du jeu c’est de se rejoindre, avec le Dispensaire, qui lui aussi va permettre d’accueillir le cas échéant.
On est en voie de finalisation, de construction de ce dispositif, et on a bon espoir de le mettre en place dans les prochaines semaines. On a eu une réunion avec le Dispensaire et les deux avocats il y a une semaine ici au consulat général. »
Élections de 2027 : rapprocher les urnes des électeurs
Lesfrancais.press : Comment inciter les Français du Royaume-Uni à participer davantage à l’élection présidentielle de 2027 ?
Mustafa Soykurt : « Nous incitons les Français en rendant le dispositif le plus efficace et le plus simple et en facilitant les élections. Qu’est-ce que nous avons décidé de faire ? Sur les dernières élections présidentielles, il y avait 51, une cinquantaine de bureaux de vote. Nous avons décidé d’en proposer 69. Donc nous augmentons de manière considérable le nombre de bureaux de vote. Pourquoi ? Pour répondre aux besoins et pour réduire le temps d’attente. Nous faisons tout ce que nous pouvons faire en tant que consulat général pour faciliter l’inscription sur la liste électorale et l’organisation matérielle du vote.
« Nous, nous faisons tout ce que nous pouvons faire en tant que Consulat général pour faciliter l’inscription sur la liste électorale et l’organisation matérielle du vote. »
Mustafa Soykurt, consul général de France à Londres
Nous allons inciter et demander à nos concitoyens de voter, mais c’est là où nous avons besoin aussi de l’ensemble de l’équipe France des médias, des organisations. On a vu à Londres un changement dans l’installation de compatriotes dans la ville de Londres et dans le Grand Londres. Au début, il y avait une focalisation sur South Kensington, Chelsea, etc. Maintenant, on assiste à un phénomène où la population est allée un peu plus dans le sud, puis dans l’est et dans le nord. On a rajouté un certain nombre de bureaux de vote qui se rapprochent un peu plus de là où ils habitent.
L’inscription sur la liste électorale, l’inscription sur le registre, ce sont deux inscriptions différentes, mais qui sont toutes les deux très importantes. J’encourage nos concitoyens à s’inscrire sur le registre et deuxièmement, j’encourage nos concitoyens à s’inscrire sur la liste électorale. Il y a un dispositif notamment pour les procurations en ligne. »
Retisser les liens entre les Français du Royaume-Uni
Lesfrancais.press : Comment souhaitez-vous renforcer le dialogue entre le Consulat, les associations et les Français qui ne participent pas habituellement à la vie associative ?
Mustafa Soykurt : « D’abord, on multiplie nos vecteurs d’information. Ensuite, on sollicite l’ensemble des vecteurs d’information qui peuvent nous permettre d’abord de leur envoyer un message de notre disponibilité. Avant que les gens viennent vers vous, ils doivent savoir que vous êtes disponibles, que vous êtes là pour les aider. Via vous, via les associations, en allant à leur rencontre, via les écoles, via les élus consulaires, via nos consuls honoraires, et via des déplacements que je vais effectuer à travers le pays, en faisant des réunions publiques, en disant : nous sommes là pour vous, nous sommes là pour vous aider.
« Le but du jeu, c’est que l’ensemble de notre communauté puisse exercer son activité confortablement et tranquillement. »
Mustafa Soykurt, consul général de France à Londres
Mais il faut aussi que, de votre point de vue, vous veniez vers nous. Donc nous, on peut faire un pas, mais on a besoin que notre communauté fasse un pas vers nous. C’est aussi s’engager et être volontaire pour les élections. On est à leur écoute, on souhaite créer une synergie avec l’interaction. »
Lesfrancais.press : Comptez-vous renouer avec les rencontres organisées dans l’appartement du consul, réunissant les directeurs d’établissements scolaires, les associations et les acteurs économiques ? Ces rendez-vous, selon la question posée lors de la rencontre, n’auraient plus eu lieu depuis cinq ou six ans, voire davantage.
Mustafa Soykurt : « C’est exactement l’idée. On va commencer à le faire de manière un peu modeste. On va le faire d’ici quelques semaines. Mais oui, c’est aussi notamment dans la perspective des élections, mon souhait de rassembler l’ensemble des présidents des associations et de vous inviter aussi, pour que vous puissiez rencontrer les organisations économiques, les organisations culturelles de façon à faire ce genre d’activité pour que vous puissiez entrer en interaction.

C’est exactement ce que nous sommes en train de faire. Si on veut que ça ait un impact, il faut aussi nous laisser un peu le temps de faire le tour de la communauté pour pouvoir représenter les bonnes personnes. La communauté est tellement grande qu’il me faut encore quelques mois. »
Lesfrancais.press : Les médias francophones à l’étranger font également face à des difficultés économiques. Peuvent-ils espérer un soutien ou une coopération plus structurée ?
Mustafa Soykurt : « Naturellement, ça, c’est un dispositif qui ne peut être que national. Je prends le point. Je n’ai pas autorité pour vous donner une réponse sur la faisabilité. Mais ce que je peux faire, en revanche, c’est faire passer le message. La deuxième chose que je souhaite faire c’est faire en sorte que l’ensemble des écosystèmes londoniens interagissent ensemble. Ce que j’essaie de faire, ce que j’ai commencé à faire, mais que je souhaite développer, c’est développer les interactions entre les organisations économiques, culturelles, les écoles et les différents membres de la communauté. »
Quel bilan souhaiterait-il laisser ?
Lesfrancais.press : Vous venez d’arriver, mais quelle amélioration concrète aimeriez-vous que les Français du Royaume-Uni retiennent de votre passage à Londres ?
Mustafa Soykurt : « Je ne veux pas identifier un point, parce que ça voudrait dire que je ne m’inscris pas dans une continuité de ce qui a déjà été fait. Moi, je m’inscris dans la ligne de ce que mon prédécesseur a fait. Je ne veux pas être celui qui dit : moi, j’ai fait mieux que les autres. Ce n’est pas du tout ma façon de faire, ce n’est pas l’esprit. C’est être le plus efficace possible dans la réponse aux besoins de nos concitoyens. Et c’est ça notre mission première. Si nos concitoyens considèrent que le consulat général et l’ambassade répondent à leurs besoins, j’aurai accompli ma mission. Ce n’est pas une question personnelle. »







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