Élections consulaires 2026 au Québec : Geoffroy Guillon-Lemoine (RN) veut « être à la hauteur des attentes des Français établis au Québec »

Élections consulaires 2026 au Québec : Geoffroy Guillon-Lemoine (RN) veut « être à la hauteur des attentes des Français établis au Québec »

Dans le cadre de nos interviews dédiées aux élections consulaires 2026 des Français de l’étranger, Lesfrancais.press prend la direction de Québec pour rencontrer Geoffroy Guillon-Lemoine, tête de liste « Rassemblement des patriotes » (Rassemblement national). Rôle des conseillers des Français de l’étranger, accès aux droits, fiscalité, protection sociale ou encore abstention : il expose sa vision pour renforcer l’efficacité des élus consulaires et mieux répondre aux attentes des Français installés au Québec.

À quoi servent les élections consulaires ?

Lesfrancais.press : « Que représentent pour vous les élections consulaires et qu’est-ce qui vous distingue des autres candidatures ? »

Geoffroy Guillon-Lemoine : « Les élections consulaires ne sont pas un scrutin secondaire : elles constituent le premier niveau de représentation concrète des Français établis hors de France. Elles engagent des décisions directes sur le quotidien, accès aux droits, accompagnement administratif, soutien scolaire, protection sociale, et déterminent la capacité réelle d’une communauté à être entendue. Dans un contexte où elles demeurent insuffisamment considérées, l’enjeu est de restaurer leur autorité, leur lisibilité et leur efficacité au service des Français du Québec.  La singularité de cette candidature repose sur une ligne claire, structurée et assumée. Portée avec le soutien du Rassemblement national (RN), premier parti de France, elle s’inscrit dans une démarche cohérente, exigeante et tournée vers les résultats.

« Il s’agit d’incarner une méthode : être à la hauteur des attentes des Français établis au Québec, avec constance, crédibilité et détermination. »

Ce soutien traduit une confiance exprimée à l’échelle nationale, à prolonger auprès des Français établis à l’étranger. Cette dynamique s’appuie sur des relais solides et expérimentés, notamment par une coordination étroite avec notre responsable Rassemblement National d’Amérique du Nord, dont l’engagement en gestion publique, structuration d’équipes et conduite d’actions concrètes traduit une exigence de sérieux et d’efficacité. Elle s’inscrit aussi dans une continuité institutionnelle assumée, aux côtés de notre ancien député européen, aujourd’hui délégué national aux Français de l’étranger.

Au-delà du mandat local, ces élections participent à un équilibre démocratique plus large : les conseillers consulaires prennent part au collège des grands électeurs pour les sénatoriales des Français de l’étranger. Choisir un représentant, c’est donc porter une voix claire et cohérente à tous les niveaux. Face à des candidatures parfois dispersées ou déclaratives, cette démarche repose sur trois piliers : une vision politique lisible, une organisation structurée et opérationnelle, et une culture du résultat orientée vers des actions utiles et mesurables. Il s’agit d’incarner une méthode : être à la hauteur des attentes des Français établis au Québec, avec constance, crédibilité et détermination. »

Lesfrancais.press : « Certains critiquent l’utilité même des conseillers des Français de l’étranger, jugés peu visibles et peu influents. Que répondez-vous à ceux qui estiment que ce mandat est inefficace ? »

Geoffroy Guillon-Lemoine : « Qualifier ce mandat d’inefficace ne révèle pas une faiblesse de la fonction, mais, plus souvent, une attente légitime face à ce qu’elle devrait pleinement incarner. Un conseiller des Français de l’étranger dispose de leviers réels : accès aux instances consulaires, capacité d’alerte, rôle direct dans les dispositifs d’aides, notamment sociales et éducatives, et relais institutionnel auprès des autorités françaises. Lorsqu’il est pleinement investi, ce mandat devient utile, concret et mesurable. Il convient également de rappeler qu’il participe au collège des grands électeurs pour les élections sénatoriales des Français de l’étranger : ce rôle confère à cette fonction une responsabilité institutionnelle qui dépasse le seul cadre local.

Geoffroy Guillon-Lemoine tête de liste Rassemblement des patriotes Circonscription de Québec
Geoffroy Guillon-Lemoine tête de liste Rassemblement des patriotes Circonscription de Québec

La réalité est simple : ce n’est pas le mandat qui manque de force, ce sont parfois les méthodes qui en limitent la portée. C’est précisément là que la différence s’impose. Avec le soutien du Rassemblement national, premier parti de France, cette candidature s’inscrit dans une logique d’efficacité assumée : structurer, relayer, intervenir et obtenir des résultats. Elle s’appuie sur une ligne claire et sur des relais engagés de premier plan, notamment notre ancien député européen, aujourd’hui délégué national aux Français de l’étranger, impliqué sur les enjeux des Français de l’étranger, et notre responsable Rassemblement National d’Amérique du Nord, dont l’exigence de gestion et l’engagement dans l’action publique participent à cette cohérence d’ensemble.

La visibilité ne se revendique pas, elle se construit. L’influence ne se proclame pas, elle s’exerce. Réduire ce mandat à une fonction symbolique serait une erreur d’appréciation ; en faire un levier d’action concret est une responsabilité. C’est précisément ce choix qui est proposé ici. »

Quelles propositions pour les expatriés ?

Lesfrancais.press : « Quelles sont alors vos deux ou trois priorités principales pour les Françaises et Français de votre circonscription ? »

Geoffroy Guillon-Lemoine : Les priorités ne relèvent pas d’un catalogue d’intentions : elles partent d’une réalité vécue. Celle de Français qui, à l’étranger, doivent souvent faire face seuls à des situations complexes, parfois urgentes, toujours légitimes. À partir de là, une exigence s’impose : protéger, simplifier et agir. La première priorité est l’accès aux soins et la protection sociale. Parce qu’en matière de santé, l’incertitude n’est pas acceptable. Il n’est pas normal que des Français se retrouvent sans réponse claire, sans solution rapide, ou confrontés à des inégalités selon leur parcours. L’objectif est simple et non négociable : garantir une protection sociale lisible, équitable et réellement accessible.

« La visibilité ne se revendique pas, elle se construit. »

La deuxième priorité concerne l’équité fiscale. Vivre à l’étranger ne doit pas exposer à des incohérences ou à des situations injustes. Une fiscalité doit être compréhensible, stable et respectueuse des parcours de vie. Défendre cette équité, c’est rétablir une forme de justice dans le quotidien de nombreux Français. Troisièmement, il est indispensable de rétablir une relation claire, humaine et efficace avec les services consulaires. Derrière chaque démarche, il y a une situation personnelle : une famille, un projet, parfois une difficulté. Le rôle du conseiller consulaire n’est pas d’observer, mais d’accompagner, d’expliquer, de débloquer. Être présent, accessible, et capable de répondre quand cela compte vraiment. Enfin, le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur. Changements de règles, incertitudes, délais : pour beaucoup, ces évolutions créent une insécurité réelle. Face à cela, une ligne claire : informer sans détour, anticiper les évolutions et accompagner chaque parcours.

Parce que derrière chaque dossier, il y a une vie en construction. Ces priorités s’inscrivent dans une démarche cohérente, soutenue par le Rassemblement national, et portée avec une exigence constante de résultats. Mais au-delà des dispositifs, une conviction guide l’action : chaque situation est unique, chaque demande mérite une écoute réelle, et chaque Français doit pouvoir trouver un interlocuteur qui répond, qui comprend et qui agit.Faire de ce mandat un point d’appui concret, fiable et humain : c’est là que se joue la différence.

Lesfrancais.press : « La France, ses institutions et son administration vous semblent-elles bien appréhender la réalité vécue aujourd’hui par les Français de l’étranger ?

Geoffroy Guillon-Lemoine : « La France dispose d’institutions solides et d’une administration structurée. Les outils existent, les dispositifs sont là, et la vocation à accompagner les Français de l’étranger est réelle. Mais entre ce cadre et la réalité vécue, un écart subsiste. Cet écart ne tient pas aux institutions elles-mêmes, mais à leur mise en œuvre concrète. Trop souvent, les décisions restent pensées à distance, avec une appréhension partielle des contraintes quotidiennes : complexité des démarches, délais, évolutions locales rapides, notamment au Québec, qui exigent réactivité et adaptation.

Geoffroy Guillon-Lemoine Rassemblement des patriotes Circonscription de Québec
Geoffroy Guillon-Lemoine Rassemblement des patriotes Circonscription de Québec

Vivre à l’étranger, ce n’est pas s’éloigner de la France : c’est vivre en permanence entre deux systèmes. Cela suppose une administration capable non seulement d’organiser, mais surtout d’écouter, de comprendre et d’ajuster. C’est précisément là que le rôle du conseiller consulaire prend toute sa dimension : être un relais actif, faire remonter les réalités du terrain et contribuer à rétablir une cohérence entre les décisions et les situations vécues.

Dans cet esprit, cette démarche, soutenue par le Rassemblement national, s’inscrit dans une exigence claire : rapprocher la décision du réel, simplifier ce qui doit l’être, et faire en sorte que chaque Français établi à l’étranger soit pleinement pris en compte. Parce qu’au fond, l’attente est simple : une administration qui comprend, qui répond et qui agit, à la hauteur des vies qu’elle accompagne. »

Comment éviter une forte abstention ?

Lesfrancais.press : « Malgré la possibilité de voter par internet pour les élections consulaires, l’abstention reste très élevée. Est-ce selon vous un problème d’information, de confiance… Ou un désintérêt pour ces élections ? Quelles actions concrètes envisagez-vous pour changer cette situation dans votre circonscription ? »

Geoffroy Guillon-Lemoine : « L’abstention n’est pas un désintérêt. Elle est, le plus souvent, l’expression d’un éloignement, éloignement des dispositifs, complexité des modalités, et parfois, perte de sens. Dans la circonscription de Québec, cette réalité s’impose avec évidence : un seul bureau de vote, situé au collège Stanislas, pour un territoire vaste et une communauté dispersée. Pour beaucoup, voter implique des déplacements importants, parfois incompatibles avec les contraintes du quotidien. Dans ces conditions, l’exercice d’un droit fondamental se heurte à une réalité matérielle.

Une démocratie ne peut durablement accepter que l’accès au vote soit conditionné par la distance. La première exigence est donc celle de l’accessibilité. Ouvrir la réflexion sur l’implantation de bureaux de vote supplémentaires dans les zones où la présence française est établie, c’est rétablir une égalité réelle devant le suffrage. Mais cette exigence dépasse le seul cadre des élections consulaires : elle concerne l’ensemble des échéances démocratiques. Partout où le citoyen est appelé à se prononcer, il doit pouvoir le faire simplement, dignement, sans obstacle.

« Vivre à l’étranger, ce n’est pas s’éloigner de la France : c’est vivre en permanence entre deux systèmes. »

Car lorsqu’il devient difficile de voter, c’est le lien civique lui-même qui se fragilise. Le vote électronique constitue une avancée utile, adaptée aux réalités contemporaines. Mais il ne saurait, à lui seul, remplacer la portée symbolique et civique du vote à l’urne. Se déplacer, glisser un bulletin, participer physiquement à la vie démocratique : ce geste demeure, pour beaucoup, l’expression la plus pleine de l’engagement citoyen. Il ne s’agit pas d’opposer les modalités, mais de garantir à chacun la liberté effective de choisir comment exercer ce droit.

La mobilisation repose, enfin, sur une exigence de proximité et de confiance. Être présent, accessible, en capacité de répondre aux situations concrètes. Informer avec clarté, accompagner sans détour, notamment sur les modalités de vote. Dans cet esprit, une réflexion est engagée afin de structurer des dispositifs d’écoute et d’accompagnement, notamment sous forme de permanence dédiée, permettant d’apporter des réponses directes et adaptées aux attentes exprimées.

Ces orientations s’inscrivent dans une démarche cohérente, soutenue par le Rassemblement national, et portée par une exigence constante : replacer le Français au cœur de toute action publique, simplifier les parcours, et faire de chaque mandat un levier d’amélioration concrète du quotidien. L’enjeu est essentiel : faire en sorte que nul ne renonce à voter par contrainte, et que chaque Français, où qu’il se trouve, puisse pleinement exercer son droit, et son devoir civique, avec la dignité et la considération qui lui sont dues. »

Pour suivre Geoffroy Guillon-Lemoine et la liste « Rassemblement des patriotes – Circonscription de Québec » sur Instagram, c’est par ce lien

Pour les élections consulaires concernant les Français de la circonscription de Québec, 5 conseillers des Français de l’étranger sont à élire et 1 délégué consulaire. Le scrutin se tiendra du 22 au 27 mai (12h heure de Paris) par Internet, et le 30 mai 2026 aux urnes.

6 listes ont été déposées, voici l’ordre de présentation après le tirage au sort (cliquez ici)

  1. La Gauche Solidaire et Écologiste de l’Est du Québec / Florian TABAKA
  2. ASFE – Défendre et accompagner les Françaises et les Français du Québec / Arthur SILVE
  3. UNION DES DROITES pour Ecouter, Agir et Servir les Français du Québec / Marie-Claudia VITRY
  4. HORIZONS / Julien, Claude Maurice GIGAULT
  5. Collectif Citoyen et Solidaire de l’Est du Québec / Solène, Louise COISNE
  6. Debout ! La sociale-écologie à votre service et à votre écoute vers la transition écologique de nos sociétés dans le respect de toutes et tous. Liste soutenue par le mouvement Debout! / Aleksandra TRETYAK
  7. Rassemblement des Patriotes / Geoffroy GUILLON-LEMOINE

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