Dans la 9ème circonscription, les partis se mobilisent peu pour les Européennes 2024 !

Dans la 9ème circonscription, les partis se mobilisent peu pour les Européennes 2024 !

Dans cette dernière ligne droite pour les candidats aux élections européennes qui se tiennent dimanche 9 juin en France, la communauté française établie dans les pays de la 9ème circonscription (Afrique du nord / ouest) est également appelée à voter. Un rendez-vous électoral qui ne semble pas susciter beaucoup d’intérêt auprès des représentants d’un certain nombre de formations politiques « établies » au sein de la circonscription. Comme si les électeurs Français de cet espace géographique étaient tout bonnement ignorés par ceux qui sont censés porter leurs voix demain à Bruxelles et défendre leurs intérêts sans limite spatiale. La réalité semble tout autre au vu du silence assourdissant observé par des formations politiques y compris celles aux responsabilités.

Abdelghani Youmni

Passons à celles et ceux qui ont répondu favorablement à notre invitation et répondre aux différents enjeux d’une élection qui concerne tous les Français sans exception aucune et qui se veut essentielle pour l’avenir de l’Europe. « Les 3 millions de Français de l’étranger représentent la 14ème région de France et un périmètre non négligeable de l’Europe, celle-ci est à seulement 14 kilomètres de la 9ème circonscription et l’Afrique est stratégique pour l’UE. Nous défendons une Europe qui ne soit plus enchaînée par ses dépendances vis-à-vis des Etats Unis, de la Russie et de la Chine. Réveiller l’Europe, c’est pour nous une Europe tournée vers l’Europe et vers son voisin africain et méditerranéen. Une Europe écologique, humanise, solidaire et ouverte sur le monde », indique Abdelghani Youmni, membre du Conseil fédéral de la Fédération des Français de l’étranger et co-secrétaire fédéral aux affaires consulaires au parti Socialiste.

Edouard de Castellan

Pour le parti des écologistes, EELV, « la 9ème circonscription est d’autant plus importante pour nous car elle est représentée au niveau national par le seul député de gauche pour les Français établis hors de France qui siège dans le groupe Ecologiste à l’Assemblée nationale. Entre urgence climatique et lutte contre l’extrême droite, nous sommes mobilisés sur le terrain sur la 9ème circonscription à travers notre réseau militant », précise Oussama Laraichi, Co-secrétaire des Ecologistes / EELV hors de France et élu Conseiller des Français de l’étranger. « Bien que les enjeux de cette élection puissent sembler lointains, ils n’en demeurent pas moins déterminants pour notre avenir en tant que français établis hors de France mais aussi pour les interactions entre l’Europe et d’autres continents notamment le continent africain » lance Edouard de Castellan, ancien candidat LR de la 9ème circonscription. Il ajoute que « les décisions prises au niveau de l’Union européenne ont un impact direct et profond sur les législations nationales. De nombreuses lois et régulations récentes en France sont le résultat de directives et de réglementations européennes. Voter aux élections européennes, c’est peser sur des décisions qui influenceront notre économie, notre environnement, nos droits sociaux et bien d’autres aspects de nos vies quotidiennes dans l’hexagone et du continent ».

Renaissance et PS / Place Publique au coude à coude…

Selon les instituts de sondage, le candidat du Rassemblement national (RN) est maintenu en tête des intentions de vote, bien loin devant ses concurrents. La 2ème place semble se disputer entre la liste Renaissance et celle du parti socialiste et Place Publique. L’écart entre les deux listes étant resserré à quelques jours du scrutin. Ce qui fait dire Abdelghani Youmni, soutien dans la 9ème du candidat Raphaël Glucksmann, « la seule liste qui a un projet structuré et qui est issue d’une tradition européenne, c’est la nôtre, celle de Robert Schuman, de Pierre Mendès France et de Jacques Delors. Pour nous Réveiller l’Europe n’est pas un slogan mais une profonde motivation pour reconstruire une Union européenne dotée d’une puissance politique, géopolitique, industrielle, sociale et économique. Nous sommes opposés à une Europe à géométrie variable qui favorise les riches, à une Europe qui se ferme derrière les discriminations et une Europe sans défense, sans monnaie et sans budget. Je suis confiant dans notre capacité à arriver deuxième au soir du 9 juin. »

Abstention dans la 9ème….

Abdellatif Houila

Du côté du parti Les Républicains, crédité par les instituts de  sondages d’une estimation de vote le plaçant en compétition avec le parti Reconquête, le score annoncé pour le RN n’est qu’un vote sanction envers le parti d’Emmanuel Macron. « Si le RN venait à gagner cette élection en arrivant en tête des suffrages exprimés, nous pourrons alors dire que les Français auront clairement exprimé leur mécontentement du bilan de la Macronie. Il faudra donc se poser les bonnes questions en revenant aux fondamentaux de la politique et de ses clivages, de la notion du « en même temps » ou du « ni gauche ni droite » prônée par le président de la République » indique Abdellatif Houila, délégué Les Républicains au Maroc, membre du Bureau de l’association UFE des Français de l’étranger. Quant à savoir ce que la position que prendront les LR dans l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale voulue par le RN en cas de défaite politique du parti présidentiel et de victoire du RN, le délégué LR considère « que Jordan Bardella semble confondre élections européennes et élections législatives françaises… ».

Concernant le parti « Ecolo », l’eurodéputée verte ne cesse de décrocher et de se rapprocher du seuil fatidique des 5 % , en dessous duquel il est impossible d’avoir des élus siégeant au sein du prochain Parlement européen. Un véritable séisme pour un parti pour lequel les élections européennes ont souvent souri. « Notre mobilisation va au-delà des chiffres, cependant nous sommes conscients de ce que les instituts de sondage rapportent. Nous croyons en la force de notre message et en l’importance de l’engagement citoyen. A l’instar de 2019, les sondages ne capturent pas toujours l’énergie et la détermination sur le terrain qui sont encore aujourd’hui très présentes », indique Oussama Laraichi.

Oussama Laraichi

Quant à savoir pourquoi le thème majeur de l’élection européenne est l’immigration loin devant les enjeux climatiques. Sa réponse est sans appel :  « Le gouvernement d’Emmanuel Macron a failli à apaiser notre société et nous sommes conscients du climat de fracture que ce dernier a accentué. La montée des idées d’extrême droite a été catalysée par ce gouvernement. Les enjeux climatiques auraient dû être au cœur des préoccupations mai ils ont été éclipsés par des débats polarisants ».

Outre les intentions de vote et les résultats obtenus par chaque liste, c’est une nouvelle fois l’abstention qui devrait dominer ce scrutin. Selon des instituts de sondage, seuls 47 % des Français se déclarent certains d’aller voter, avec des fluctuations selon plusieurs paramètres comme l’âge ou la catégorie socio professionnelle. Lors de la dernière élection européenne, en 2019, le taux de participation avait été de 50,1 % alors que le taux de participation des Français établis hors de France avait été établi à 18,36 %, un niveau largement en dessous de la moyenne nationale.

Qu’en sera-t-il en 2024 dans la 9ème circonscription des Français établis hors de France ? Réponse ce dimanche dans l’édition spéciale de votre site d’actualités : Lesfrancais.press.

9e-europeenne

Toutes les listes candidates

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des listes candidates lors du scrutin du 09 juin.

La liste Pour une humanité souveraine, menée par Léopold-Edouard Deher-Lesaint

Menée par Léopold-Edouard Deher-Lesaint, surnommé « Fidel », la liste Pour une humanité souveraine fait « la promotion de la souveraineté des peuples, du développement durable, et de la protection des droits des citoyens dans les Caraïbes et la France », est-il écrit dans sa profession de foi. Elle veut également revoir en profondeur l’aide sociale l’enfance (ASE).

La liste de Décidons nous-mêmes, menée par Philippe Ponge

La « première coalition démocratique pour l’instauration d’une démocratie réelle », du mouvement Décidons nous-mêmes, se présente aux élections européennes pour instaurer, entre autres, le référendum d’initiative citoyenne européen (RIC). Emmenée par Philippe Ponge, cette liste défend également l’effectivité du vote blanc. 

La liste Reconquête, menée par Marion Maréchal

L’ancienne députée FN du Vaucluse Marion Maréchal est la tête de liste du parti d’extrême droite Reconquête, dirigé par l’ancien éditorialiste Eric Zemmour, qu’elle a rejoint en mars 2022, lors de la campagne présidentielle. La femme politique de 34 ans, retirée un temps de la vie politique, apparaît loin derrière le RN et tourne autour de 5% dans les sondages. En dessous de ce seuil, aucun siège ne sera attribué aux candidats Reconquête, dont la compagne d’Eric Zemmour, Sarah Knafo. La nièce de Marine Le Pen prône notamment la suppression de la Commission européenne.

La liste de La France insoumise, menée par Manon Aubry

La France insoumise a réinvesti Manon Aubry, 34 ans, comme tête de liste pour ces élections européennes. Celle qui copréside le groupe de la gauche au Parlement européen va tenter de faire mieux qu’en 2019, lorsqu’elle avait récolté 6,31% des suffrages. Sous les 10% d’intentions de vote dans les sondages, l’eurodéputée veut « tout changer » en Europe, à commencer par « sortir de l’austérité ». Sa liste de l' »Union populaire » intègre des personnalités comme la juriste franco-palestinienne Rima Hassan ou l’inspecteur du travail Anthony Smith.

La liste du Rassemblement national, menée par Jordan Bardella

A 28 ans, le président du RN mène sa deuxième campagne des européennes, après avoir fini en tête du scrutin en 2019, avec 23,34% des suffrages et 23 sièges d’eurodéputés décrochés. Favori des sondages depuis des mois, Jordan Bardella prône notamment « la priorité nationale et la préférence européenne » dans le domaine économique et un « tournant de fermeté en matière migratoire ». L’eurodéputé veut aussi faire de cette élection un référendum contre la politique d’Emmanuel Macron.

La liste Les Ecologistes-EELV, menée par Marie Toussaint

La juriste de 36 ans, eurodéputée sortante à l’origine de la campagne L’Affaire du siècle, est à la tête de la liste Les Ecologistes-EELV. En 2019, son prédécesseur, Yannick Jadot, avait réussi à se classer en troisième position avec 13,48% des voix. Cette fois, les sondages leur promettent un score bien moindre, entre 6% et 7%. Marie Toussaint entend pousser pour « un Etat-providence écologique européen » et veut défendre le Pacte vert. Sa liste pro-européenne et pro-ukrainienne rassemble des personnalités comme l’eurodéputé sortant David Cormand, ainsi que des candidats d’ouverture comme la figure des « gilets jaunes » Priscillia Ludosky.

La liste Free Palestine, menée par Nagib Azergui

Le président et fondateur de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF), âgé de 51 ans, mène la liste Free Palestine, dont le but est notamment de sensibiliser l’opinion publique à la guerre à Gaza. Sur son site, le mouvement demande ainsi « un changement radical de la diplomatie française et européenne » avec la mise en place de sanctions vis-à-vis d’Israël (interdiction de la vente d’armes, embargo commercial et exclusion de toute compétition internationale, entre autres). Créée en 2012, l’UDMF avait recueilli aux dernières élections européennes 0,13% des suffrages.

La liste du Parti animaliste, menée par Hélène Thouy

La liste de l’avocate de 40 ans avait créé la surprise en 2019, en réunissant 2,16% des voix. La cofondatrice du Parti animaliste veut défendre les droits des animaux au niveau européen. Elle souhaite notamment « réorienter l’agriculture vers une végétalisation » et espère obtenir les premiers députés européens de son histoire.

La liste du Parti révolutionnaire Communistes, menée par Olivier Terrien

L’aide-soignant Olivier Terrien conduit la liste du Parti révolutionnaire Communistes, qui entend lutter « contre les injustices générées par le système capitaliste ». Les membres de cette liste sont favorables à « une politique de paix pour le désarmement, pour la disparition de l’Otan et de tous les pactes militaires ». En 2019, elle avait récolté 0,01% des suffrages. 

La liste du Parti pirate, menée par Caroline Zorn

La conseillère municipale de Strasbourg et vice-présidente de l’Eurométropole a été choisie par les militants du Parti pirate pour mener une liste autonome. En 2019, la formation politique n’avait obtenu que 0,13% des voix. L’un des objectifs du Parti pirate est de « construire une base démocratique solide » pour l’UE et d’« encourager le développement d’un espace européen commun pour la culture, la politique et la société civile ».

La liste de Renaissance (et alliés), menée par Valérie Hayer

Présidente de Renew, troisième groupe au Parlement européen, mais quasi inconnue du grand public, Valérie Hayer a été désignée tardivement pour mener la liste du camp présidentiel pour les européennes. De nombreuses personnalités de la majorité telles qu’Edouard Philippe, François Bayrou ou Elisabeth Borne figurent en positions non éligibles sur cette liste baptisée « Besoin d’Europe », qui rassemble des membres de Renaissance, d’Horizons, du MoDem, d’Agir, du Parti radical et de l’UDI. Mais la campagne menée par les soutiens d’Emmanuel Macron ne décolle pas. Loin derrière le Rassemblement national dans les sondages, la femme politique de 38 ans fait aussi face au candidat du PS-Place publique, Raphaël Glucksmann. En 2019, les macronistes avaient fini à un point derrière le RN (22,42%). L’écart pourrait être beaucoup plus conséquent le 9 juin.

La liste du Parti des citoyens européens, menée par Alexandre Audric 

Cette liste milite pour « l’armée européenne »« l’Europe sociale » et la défense de la planète, avec l’objectif d’instaurer une véritable « République européenne ». Elle avait rassemblé 0,03% des voix en 2019.

La liste Equinoxe, menée par Marine Cholley

Trois ans après sa création, le parti Equinoxe se présente pour la première fois aux élections européennes. Marine Cholley, ingénieure de 31 ans, mène une liste tournée vers l’écologie qui « fait de la science la base de toute réflexion ». Elle vise notamment à « sortir des énergies fossiles par la sobriété et par les énergies renouvelables et nucléaire », développer massivement le train ou encore « organiser une Convention citoyenne pour simplifier les normes européennes ».

La liste Ecologie positive et territoires, menée par Yann Wehrling

Ancien numéro 1 des Verts, Yann Wehrling, 52 ans, a ensuite rejoint le MoDem avant d’en partir en 2022. Au conseil régional d’Ile-de-France, dont il est vice-président, il siège dans la majorité de Valérie Pécresse, qu’il a soutenue à la présidentielle 2022. La même année, il crée son parti, Ecologie positive, pour une écologie « de compromis » et « de gouvernement ». Pour les européennes, il s’est allié avec plusieurs micropartis, dont Cap 21, créé par l’ex-ministre de l’Ecologie Corinne Lepage. La liste est créditée d’environ 0,5% des intentions de vote dans les sondages.

La liste de l’Union populaire républicaine, menée par François Asselineau

François Asselineau, 66 ans, mène sa troisième campagne pour les européennes. Ancien inspecteur des finances, le fondateur de l’UPR est souverainiste. Il prône le Frexit, c’est-à-dire la sortie de la France de l’UE, l’abandon de l’euro, ainsi que la sortie de l’Otan. En 2019, sa liste avait récolté 1,17% des suffrages. Elle est actuellement créditée d’environ 1% des voix dans les sondages.

La liste de Paix et décroissance, menée par Michel Simonin

Cette liste a pour ambition principale d’aboutir à une décroissance économique au niveau européen. Elle souhaite notamment « réduire les consommations inutiles par une taxation différentielle des marchandises et des services suivant l’utilité sociale, les nuisances écologiques, la taille de l’entreprise ». Lors du dernier scrutin, la liste Décroissance 2019 avait récolté 0,05% des voix.

La liste de Pour une autre Europe, menée par Jean-Marc Fortané

Menée par le vétérinaire Jean-Marc Fortané, cette liste défend « la reprise de notre souveraineté individuelle, alimentaire, médicale, monétaire, économique, énergétique, sécuritaire, judiciaire et militaire », à travers la révision du fonctionnement des institutions européennes.

La liste des Républicains, menée par François-Xavier Bellamy

L’eurodéputé sortant de 38 ans avait déjà mené la droite lors du scrutin de 2019, et avait récolté 8,48% des voix. A la traîne dans les sondages, le parti Les Républicains (LR) défend un projet très à droite et entend « relever » l’Europe, particulièrement avec un plan de réindustrialisation de l’UE et l’allègement des normes pour les agriculteurs. Sur l’immigration, LR souhaite « construire des barrières physiques aux frontières extérieures de l’UE ». Plusieurs personnalités comme la députée sortante Nadine Morano, ainsi que l’agricultrice Céline Imart et le général Christophe Gomart, figurent sur la liste.

La liste Lutte ouvrière, menée par Nathalie Arthaud

Porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud est aussi la tête de liste de son parti pour les européennes. A 54 ans, la candidate aux trois dernières présidentielles n’a presque aucune chance d’atteindre le seuil des 5% et d’envoyer des eurodéputés au Parlement. Mais elle entend se servir de ce scrutin européen pour porter la cause des travailleurs. La figure historique de LO, Arlette Laguiller, 84 ans, figure, comme en 2019, en position non éligible sur la liste.

La liste Nouvelle Donne, menée par Pierre Larrouturou

En 2019, Pierre Larrouturou avait été élu eurodéputé sur la liste PS-Place publique de Raphaël Glucksmann. Après cinq ans au Parlement européen, l’économiste de 59 ans a décidé de faire une liste à part avec son mouvement Nouvelle Donne, et ambitionne de « changer l’Europe ». Il propose notamment de « mettre 300 milliards » d’euros chaque année « pour le climat », milite pour « la semaine de quatre jours » et fait campagne contre « l’optimisation fiscale ».

La liste Nous le peuple, menée par Georges Renard-Kuzmanovic

Ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, Georges Renard-Kuzmanovic a claqué la porte de La France insoumise en 2018 pour fonder son parti, République souveraine. L’homme politique de 51 ans, leader du mouvement République souveraine, rejette « l’Union européenne issue de Maastricht », créée selon lui « pour asservir les peuples aux marchés économiques ». La liste, intitulée « Nous le peuple », se veut « transpartisane et citoyenne », selon l’équipe de campagne.

La liste du NPA-Révolutionnaires, menée par Selma Labib

La conductrice de bus de 28 ans mènera la liste issue de l’éclatement du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en deux entités en 2022. Le parti veut exprimer « le rejet de la politique du président des riches et du racisme de l’extrême droite », selon un communiqué. Elle est créditée de 0,5% d’intentions de vote dans les sondages.

La liste du Parti des travailleurs, menée par Camille Adoue

A 24 ans, la militante Camille Adoue fait campagne « pour le pain, la paix, la liberté ». Le parti, classé à l’extrême gauche, défend le pouvoir d’achat des plus pauvres et veut bloquer les prix et interdire les licenciements. Il s’oppose également à la livraison d’armes à Israël et à l’Ukraine.

La liste Les Patriotes, menée par Florian Philippot

L’ancien bras droit de Marine Le Pen, qui a rompu avec le FN en 2017 et qui est désormais à la tête du parti qu’il a créé, Les Patriotes, fait cause commune avec Jean-Frédéric Poisson, président du parti Via. Ils défendent une ligne souverainiste pour la sortie de la France de l’Union européenne, mais également la sortie de l’Otan. L’homme politique de 42 ans, qui sera donc la tête de liste de cette alliance, avait recueilli 0,65% des suffrages lors des dernières élections européennes.

La liste du mouvement Rester libre, menée par Edouard Husson

La liste Non ! Prenons-nous en main s’oppose au « basculement d’une Europe des pays vers une Europe fédérale ». Elle alerte contre la « perte de la souveraineté » de la France dans un « Etat européen autoritaire ».

La liste de Forteresse Europe, menée par Pierre-Marie Bonneau

Cette liste « a vocation à rassembler les nationalistes et les patriotes souhaitant défendre l’identité des peuples européens et la souveraineté de la nation française », au travers d’une « grande politique d’inversion des flux migratoires » et « l’abrogation de la tutelle des lobbies et des instances supranationales ».

La liste Parti socialiste-Place publique, menée par Raphaël Glucksmann

L’essayiste de 44 ans et fondateur du mouvement Place publique a de nouveau fait alliance avec le Parti socialiste (PS) pour être tête de liste. En 2019, Raphaël Glucksmann avait terminé sixième, avec 6,19% des suffrages. Cette fois, celui qui s’évertue à défendre un positionnement pro-européen, hostile à la Russie, a le vent en poupe. Troisième dans les sondages, l’eurodéputé espère bien terminer premier à gauche, voire devant la candidate de la majorité. Et enclencher une dynamique sur laquelle le PS compte prospérer pour la présidentielle de 2027.

La liste de l’Association nationale des communistes, menée par Charles Hoareau

Emmenée par le syndicaliste de la CGT Charles Hoareau, cette autre liste communiste s’oppose principalement à l’Union européenne et à l’Otan. Elle entend « faire barrage au capitalisme international et à son aile fasciste » et est soutenue par le syndicaliste Olivier Mateu, candidat à la succession de Philippe Martinez, en 2023.

La liste Alliance rurale, menée par Jean Lassalle

Initiée par le patron de la fédération des chasseurs, Willy Schraen (en 3e position), la liste Alliance rurale est conduite par Jean Lassalle. Le médiatique ancien député de 69 ans et ancien candidat à la présidentielle 2022 (3,13% des suffrages) défend un programme contre « l’écologie radicale »« l’animalisme punitif », la « technocratie méprisante » de l’UE et « l’administration étouffante ». Il pourrait obtenir entre 0,5 et 2% des voix, selon les sondages.

La liste de France libre de Francis Lalanne

Le chanteur Francis Lalanne et le polémiste Dieudonné font liste commune pour proposer « une alternative à la dictature politicienne », contre « la République », qui est selon eux « le contraire de la démocratie ». Plusieurs personnalités anti-vaccins et complotistes figurent dans cette liste. 

La liste Europe Territoires Ecologie, menée par Guillaume Lacroix

Menée par le président du Parti radical de gauche (PRG), cette liste réunit aussi des partis régionalistes français, le Mouvement des citoyens et le parti paneuropéen Volt. En 2019, le PRG soutenait le Parti socialiste, mais la participation de ce dernier à la Nupes a poussé à la création d’une liste séparée. Guillaume Lacroix, 48 ans et conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, défend une Europe plus forte, moins centralisée et laissant plus de place aux territoires régionaux. L’eurodéputée sortante de l’Union démocratique bretonne Lydie Massard est l’une des personnalités présentes sur la liste.

La liste de La Ruche citoyenne, menée par Lorys Elmayan

Cette liste milite pour « une Constitution écrite par les peuples européens, garantissant une Europe démocratique ». Elle souhaite notamment « arrêter l’érosion du vivant » et « lutter farouchement contre le lobbyisme agroalimentaire et défendre le bien-être animal ». Sur le plan sanitaire, elle dénonce la gestion de la crise sanitaire par l’Union européenne et défend les médecines alternatives.

La liste du Parti communiste français (et alliés), menée par Léon Deffontaines

C’est un militant de 28 ans qui mène la liste des communistes et ses alliés (Gauche républicaine et socialiste, L’Engagement, Radicaux de gauche et le Mouvement radical citoyen) aux européennes. Léon Deffontaines, porte-parole de Fabien Roussel durant la campagne présidentielle de 2022, a pour tâche de faire mieux que Ian Brossat et ses 2,49% en 2019. Selon lui, il est « encore possible » de récolter plus de 5% des voix et obtenir ainsi des eurodéputés. Le militant veut pour cela « remettre la question sociale au cœur du débat » et bâtir « une autre Europe ».

La liste Défendre les enfants, menée par Gaël Coste-Meunier

Le but principal de cette liste menée par Gaël Coste-Meunier, président de l’association Droits du parent et de l’enfant, est de défendre « l’application des droits des enfants tels que définis dans la Convention internationale des droits de l’enfant ».

La liste L’Ecologie au centre, menée par Jean-Marc Governatori

Elu au conseil municipal de Nice, Jean-Marc Governatori mène la liste L’Ecologie au centre, qui veut porter une écologie politique différente et moins à gauche que celle des Ecologistes-EELV. L’homme politique de 65 ans, arrivé dernier à la primaire écologiste de 2021, lutte contre le « wokisme »« l’extrême gauche », « la macronie » et « l’ultralibéralisme ».

 La liste du mouvement Démocratie représentative, menée par Hadama Traoré

Autoproclamé « candidat des banlieusards », le militant associatif de Seine-Saint-Denis Hadama Traoré mène une liste « contre l’antisémitisme et l’islamophobie ». « Il est important d’avoir une Europe forte, unie et engagée pour la paix dans le monde », explique-t-il sur sa page Facebook. 

La liste Espéranto langue commune, menée par Laure Patas d’Illiers

De son propre aveu, Laure Patas d’Illiers, 67 ans, n’escompte pas avoir de députés européens en juin prochain. Le mouvement dont elle mène la liste, qui ne se présente qu’aux élections européennes, défend avant tout la langue universelle qu’est l’espéranto et invite les autres formations politiques à se saisir de la question linguistique dans l’Union européenne. Cette liste avait rassemblé 0,08% des suffrages en 2019.

La liste de Liberté démocratique française, menée par Patrice Grudé

L’agent de maîtrise en sécurité ferroviaire de 54 ans mène une liste composée d’anciens « gilets jaunes ». La liste a été publiée le 23 mai au Journal officiel. Le mouvement milite pour « plus de démocratie directe » et la sortie de la France de l’UE. Il souhaite également le retour au franc, ainsi que la sortie de la France de l’Otan et de l’ONU.

Auteur/Autrice

  • Rachid Hallaouy

    Rachid Hallaouy est journaliste et éditorialiste installé au Maroc depuis 2006. Après avoir collaboré avec de nombreux médias en presse écrite (L’Economiste), électronique (Yabiladi) et audiovisuel (France 24), il a rejoint Luxe radio pour y lancer en 2011 un concept de débat d’idées traitant de sujets politiques et économiques.

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