Lors de vos retours en France, vous avez le réflexe de retrouver quelques habitudes acquises enfant comme aller pêcher. Mais les pêcheurs d’Europe et de France vont devoir, à partir du 10 janvier, déclarer sur internet les poissons pêchés. Les 1,5 million de pratiquants de pêche de loisir, dans l’hexagone, y seront soumis dans le cadre d’un règlement européen adopté en 2023 pour renforcer la gestion durable des ressources maritimes. On fait le point pour les Français de l’étranger.
Une liste actualisée
Si les pêcheurs professionnels y sont déjà soumis depuis des années, tous les pêcheurs récréatifs devront s’y mettre à compter du 10 janvier prochain. Ils devront déclarer toute capture de merlu, de bar, de thon rouge et certaines espaces de daurades.
Dans la Manche et l’Atlantique, il faudra déclarer toute pêche de lieu jaune, de bar, de thon rouge ou de daurade rose. Dans la Méditerranée, il faudra déclarer la capture de thon rouge, de daurade rose et de dorade coryphène par exemple. Cette liste sera modifiée selon les évolutions des populations de chaque espèce.
A noter, les pêcheurs à pied ne seront pas concernés comme ceux qui relâcheront leur prise et ce quel que soit le type de pêche
Pêche de loisir, ce que prévoit le nouveau contrôle européen dès le 10 janvier 2026
Extension en 2030
Cette obligation sera élargie aux espèces pour lesquelles la pêche de loisir est jugée significative sur la mortalité globale par avis scientifique, et qui sont incluses dans les plans de gestion professionnels.
Il faudra suivre la même procédure que celle appliquée dès ce mois de janvier soit :
Enregistrement annuel
Déclaration journalière,
Utilisation de l’application dédiée qui sera publiée en décembre
Pour l’instant, aucune amende est prévue… Dans un premier temps, la priorité est donnée à l’information et à la pédagogie.
Le premier tour dans la 5ᵉ circonscription des Français de l’étranger a livré son verdict : deux femmes sont arrivées en tête et s’affronteront au second tour. Qui de Nathalie Coggia (bloc central) ou de Martha Peciña (LFI – Les écologistes) siégera prochainement à l’Assemblée nationale. Au-delà du mandat de députée, quels sont aussi les enjeux alors que la France connaît une instabilité politique depuis plusieurs mois ?
Les forces politiques en présence
Depuis la décision du Conseil constitutionnel, en juillet dernier, d’obliger Stéphane Vojetta à démissionner de son mandat de député tout en le déclarant inéligible pendant un an, l’issue du premier tour de cette élection législative partielle demeurait incertaine. Avec 26,35 % des voix, Nathalie Coggia, alors suppléante de l’ancien député déchu, est arrivée en tête.
« Tous contre Macron » ou « Tous contre Mélenchon » ?
De l’autre côté de l’échiquier politique, la gauche se présentait divisée pour ce scrutin. Place Publique et le Parti socialiste avaient chacun investi un candidat, tandis que LFI et Les Écologistes s’étaient ralliés derrièreMartha Peciña. Ce pari a été partiellement validé dans les urnes : la candidate est arrivée deuxième avec 15,80 % des suffrages. Nul doute que les 9,44 % obtenus par Guillaume Horn (Parti socialiste) et les 7,99 % de Johan Chermette-Wagner (Place Publique) constitueraient un précieux réservoir de voix pour la gauche. D’ailleurs, la Fédération socialiste des Français à l’étranger a appelé « à soutenir Martha Peciña, la candidate de gauche ». En revanche le parti dirigé par Raphaël Glucksmann ne donnera pas, semble t-il, de consigne de vote spécifique.
Que feront également les électeurs de Johana Maurel (RN) et de Christophe Sougey de Funès (LR) créditaient respectivement de 14,02 % pour la candidate de Jordan Bardella et 9,92 % pour celui soutenu par Bruno Retailleau, sachant que le Ministre démissionnaire de l’intérieur a déjà appelé à « se mobiliser pleinement pour barrer la route à la candidate de LFI », sans oublier les 5,18 % obtenu par Stéphane Ravera qui défendait les couleurs de Reconquête ! d’Eric Zemmour ? Le second tour sera-t-il orchestré par un « tous contre Macron » ou un « tous contre Mélenchon » ? Réponse attendue le dimanche 12 octobre au soir.
Les dossiers en cours pour les expatriés
Les noms des deux candidates pour le second tour étant désormais connus, elles auront la possibilité de s’exprimer sur leurs priorités et enjeux pour nos compatriotes établis dans de la 5ᵉ circonscription des Français de l’étranger. Dans un contexte politique national instable, celle qui l’emportera portera au Palais Bourbon plusieurs dossiers touchant directement les expatriés.
Modernisation des services consulaires, budget, retraites, futur des établissements scolaires français à l’étranger, …
Parmi ces dossiers figure l’avenir de l’AEFE et deson réseau d’établissements à l’étranger : mouvement de grève des enseignants le 2 octobre, conseil d’administration reporté durant l’été, coûts de scolarité, et réforme annoncée dont l’ampleur reste à préciser. Le sujet promet d’animer les débats de l’entre-deux tours. Autre enjeu majeur, celui de la modernisation des services consulaires, quasi indissociable de la discussion budgétaire qui s’ouvre. S’ajoutent les questions de retraite et de reconnaissance des périodes d’activité entre la France et le pays de résidence, et la question également de la date effective d’ouverture des droits. L’emploi, l’accès à la culture et la fiscalité comptent également parmi les thèmes sur lesquels les candidates présentes pour ce second tour pourraient se prononcer.
La 5e circonscription des Français de l’étranger : une participation au vote par internet plébiscité
Plus de 120 000 de nos compatriotes sont inscrits sur la liste électorale de la 5ᵉ circonscription des Français établis hors de France, qui regroupe quatre pays : l’Espagne, le Portugal, Monaco et Andorre. Parmi les électeurs en capacité de voter, un peu plus de 20 000 (20 568 exactement) ont glissé un bulletin dans l’urne lors de ce premier tour, soit un taux de participation de 17,02 %. Lors du scrutin de 2024 consécutif à la dissolution, la participation s’élevait à 37,83 %.
2,55 % des inscrits se sont déplacés dans un bureau de vote pour le premier tour de l’élection législative partielle de la 5eme circonscription des Français de l’étranger
Ce qui peut surprendre, c’est l’écart entre le vote à l’urne et le vote électronique. Seuls 2,55 % des inscrits (soit un peu plus de 3000 personnes) se sont déplacés physiquement dans l’isoloir, alors même que 28 centres de vote étaient ouverts dans les quatre pays concernés, mobilisant les équipes des consulats, des ambassades, ainsi que des militants des partis politiques et des membres de la société civile venus prêter main-forte à l’organisation de ce dimanche électoral.
Le vote par internet ouvert du 3 au 8 octobre
Ils sont 14,45 % des inscrits à avoir voté par internet lors de ce premier tour, et 0,02 % (soit 26 personnes) à avoir recouru au vote par correspondance. Certes, la démocratie a un coût, mais ces chiffres invitent à s’interroger sur l’organisation même des scrutins pour les Français de l’étranger. La voie électronique apparaît la plus prometteuse pour favoriser la participation des électeurs, reste à savoir si le cadre légal est pleinement adapté. En effet, les candidats peuvent notamment continuer à faire campagne pendant la période d’ouverture du vote en ligne, alors que celle-ci s’interrompt officiellement le vendredi à minuit précédant le vote à l’urne.
Un test grandeur nature destiné à améliorer le système de vote par internet, prévu en octobre par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), a été reporté en raison de cette élection législative partielle. Il pourrait se tenir en novembre.
Pour rappel, la date du vote à l’urne pour le second tour de l’élection législative partielle dans la 5e circonscription des Français de l’étranger est fixée au dimanche 12 octobre. Les bureaux de vote seront ouverts de 8 h à 18 h (heures légales locales), comme lors du premier tour. Le vote par internet sera également possible du vendredi 3 à midi au mercredi 8 octobre à midi (heures de Paris). Retrouvez toutes les informations liées à la campagne et au second tour sur Lesfrancaispress.
L’Organisation des Nations unies est décriée : certains la jugent inutile, d’autres impuissante. Pour autant, l’Assemblée générale annuelle demeure un moment incontournable. Cette année, elle a notamment été marquée par la reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron ainsi que par le discours de Donald Trump qui, tout en s’en prenant à l’Organisation, a tenu à s’en servir comme tribune. Donald Trump prône le retour à l’isolationnisme ; il a décidé la sortie de son pays des accords de Paris de 2015 sur la transition écologique et de l’Organisation mondiale de la santé.
Pour autant, jamais la densité des relations internationales n’a été aussi forte. Les dirigeants passent leur temps à se parler, que ce soit à l’occasion de commémorations, de rencontres bilatérales ou multilatérales. Malgré la montée des tensions protectionnistes, l’interdépendance est omniprésente. Nul ne peut prétendre aujourd’hui vivre en autarcie. La Chine a besoin du pétrole du Moyen-Orient, tout comme l’Europe. Celle-ci, de même que les États-Unis, importent une grande partie de leurs microprocesseurs et de leurs batteries d’Asie. Les solutions informatiques américaines se sont imposées dans un très grand nombre de pays.
La mondialisation et multilatéralisme
Tous les secteurs échappent difficilement à la mondialisation : santé, alimentation, industrie, finances, tourisme, transports, biens d’équipement… Les zélateurs de la démondialisation risquent d’en être pour leurs frais. Certes, aujourd’hui, les échanges mondiaux progressent moins vite que dans les années 1990-2000, mais il n’y a pas de décrue. On observe des adaptations, des réallocations, mais pas de retour à la situation qui prévalait dans les années 1980. Les importateurs modifient leurs pays d’approvisionnement en fonction du montant des droits de douane, des coûts de production et des contraintes réglementaires.
Le multilatéralisme apparaît moins flamboyant aujourd’hui qu’hier, mais cela n’empêche pas la conclusion de grands accords, comme celui qui concerne le trafic maritime. Par ailleurs, les États mènent des coopérations de plus en plus poussées au niveau régional : l’Union européenne en est l’une des manifestations les plus connues. En Asie comme en Afrique, le multilatéralisme se développe également. Les accords commerciaux entre communautés d’États se multiplient. L’Union européenne a ainsi signé des dizaines d’accords, comme celui avec les pays d’Amérique latine (Mercosur). Ces traités visent à faciliter les échanges en réduisant les contraintes tarifaires et non tarifaires.
La force efface la diplomatie ?
Avec Donald Trump, avec Xi Jinping, avec Vladimir Poutine, le droit semble s’effacer devant les rapports de force, les puissants l’emportant sur les faibles. A l’ère des réseaux sociaux, les chefs d’État ont abandonné le langage diplomatique pour les punchlines. Pourtant, les échanges économiques, financiers et culturels demeurent soumis aux règles et aux accords acceptés par les parties. La Russie et l’Iran ne souhaitent qu’une seule chose : la levée des sanctions. Donald Trump pratique en permanence le troc mais s’enorgueillit des accords dont il est à l’origine.
L’Union européenne est accusée de faiblesse par certains dirigeants des États membres. Elle sert avant tout de bouc émissaire, coupable idéale des impuissances nationales. Sur le plan économique, qui peut imaginer que la France pourrait négocier en meilleure position que la Commission de Bruxelles, représentante d’un marché de 450 millions d’habitants ?
Certains soulignent qu’elle n’est pas légitime car elle n’est pas élue. Or, ses membres sont désignés par les gouvernements démocratiques des États membres et sa composition est approuvée par le Parlement européen, élu tous les cinq ans.
La Commission n’a pas le pouvoir de décision ultime, celui-ci relevant du Conseil européen qui rassemble les chefs d’État et de gouvernement. Les institutions européennes sont complexes et parfois incomprises car elles sont l’expression de multiples compromis.
Aujourd’hui, l’incapacité à construire du consensus au niveau international comme au niveau national est une source de défiance et d’affaiblissement économique. Au moment où l’Occident est en proie à une tentation au repli, il n’est pas surprenant que le flambeau du libre-échange et de l’ouverture sur l’extérieur soit repris par la Chine et les pays du Sud.
Loin de disparaître, le multilatéralisme se transforme. Ses formes anciennes, centrées sur de grandes organisations universelles, s’essoufflent, mais d’autres émergent, portées par des alliances régionales, des partenariats stratégiques ou des coalitions d’intérêts. La gouvernance mondiale ne s’efface pas, elle se recompose. Si les États européens ou les États-Unis venaient à tourner le dos à plus de quatre-vingts ans d’échanges à haut niveau, ils signeraient l’acte de leur déclin et de leur effacement.
La librairie Filigranes, première librairie indépendante de Belgique et haut lieu de la vie culturelle bruxelloise, a annulé au dernier moment, ce lundi 29 septembre, la rencontre avec le philosophe et écrivain Raphaël Enthoven. L’auteur devait y présenter L’Albatros (Ed l’Observatoire), un récit intime consacré à sa mère et à ses derniers jours.
Raphaël Enthoven menacé
Depuis plusieurs semaines, Raphaël Enthoven est la cible de mouvements pro-palestiniens et antifa qui l’accusent de propos jugés hostiles aux journalistes de Gaza. Le philosophe avait affirmé, avant de revenir sur ses propos, « qu’il n’y a aucun journaliste à Gaza », estimant que les reporters y étaient sous l’influence du Hamas.
« Que l’on veuille réduire au silence Raphaël Enthoven m’indigne profondément »
Pierre-Yves Le Borgn, ancien député des Français de l’étranger
Ces déclarations lui ont d’ailleurs valu des campagnes de pressions, notamment autour du Salon du livre de Besançon, où sa venue n’avait finalement pu se tenir qu’sous protection policière.
La librairie Filigranes cède à la pression
À Bruxelles, l’annulation a été annoncée officiellement par communiqué de presse. Paradoxalement, la librairieFiligranes a invoqué la « liberté d’expression » pour justifier sa décision, estimant que les conditions de sécurité ne permettaient pas la tenue sereine de l’événement. Une décision surprenante dans un lieu ouvert habituellement aux débats et qui accueillent généralement de nombreux auteurs.
Communiqué de presse de la librairie filigranes annonçant l’annulation de la rencontre avec Raphaël Enthoven
Quelques militants antifa s’étaient en effet rassemblés devant l’entrée de la librairie, ce qui aurait contribué à la décision d’annulation par la nouvelle direction de la rencontre avec le philosophe français. Mehmet Sandurac qui a repris l’établissement cette année, se veut proche du personnel et à son écoute. Les libraires ont-ils craint un déferlement de violence ou ont-ils cèdé trop rapidement aux sirènes de l’anti-sionisme ?
Le nouveau propriétaire se veut en rupture par rapport à la gestion deMarc Filipson qui a présidé aux destinées de la librairie pendant des décennies. Cette figure emblématique de la vie culturelle belge avait alors jeté l’éponge à l’automne 2024 sous la pression d’accusations de harcèlement et de comptes dans le rouge.
Une décision qui divise : comment résister aux pressions politiques ou militantes ?
Pour une partie des lecteurs francophones de Bruxelles, dont de nombreux Français expatriés, cette annulation est jugée choquante. Ainsi, Pierre-Yves Le Borgn, ancien député des Français de l’étranger et résident à Bruxelles : « « Si une librairie se prétend être un sanctuaire de la liberté d’expression, elle n’annule pas la conférence d’un auteur. C’est très décevant de la part de Filigranes. Que l’on veuille réduire au silence Raphaël Enthoven m’indigne profondément. »
« Museler un auteur c’est un premier pas vers l’autodafé »
Sandrine Mehrez-Kulurudz, créatrice de la Rencontre des Auteurs Francophones
De son côté Sandrine Mehrez-Kulurudz, créatrice de la Rencontre des Auteurs Francophones nous confie « Il n’y a pas de société sans respect. Sans débat. Ma vie est un débat. C’est ce qui fait avancer nos sociétés, les citoyens et qui permet à chacun de mieux comprendre l’autre. Museler un auteur c’est un premier pas vers l’autodafé. On ne peut pas d’un côté défendre l’écriture de Céline au nom de l’art et interdire Enthoven au nom de ses positions. Avez-vous lu Céline ? »
L’Albatros de Raphaël Enthoven (Ed de l’Observatoire)
D’autres rappellent que Filigranes, a toujours cultivé une image de lieu de débat et de liberté intellectuelle. La volte-face de la librairie interroge donc sur la capacité des institutions culturelles à résister aux pressions politiques ou militantes.
Entre littérature et politique
Ironie de la situation : L’Albatros, le livre que Raphaël Enthoven venait présenter, n’a rien de polémique. L’ouvrage n’est ni un essai politique ni une tribune idéologique, mais un portrait familial empreint de mélancolie. L’annulation relance néanmoins le débat sur les limites de la liberté d’expression et la capacité du monde culturel bruxellois à préserver ses espaces de dialogue.
La loi de finances pour 2025 a introduit un nouveau mécanisme permettant d’être exonéré de droits de donation en France. Un dispositif dont les conditions ont été utilement clarifiées par l’administration fiscale et il ne reste que quelques jours pour en profiter.
Donner à quelqu’un en France
Vous voulez donner jusqu’à 100 000 euros dans le cadre familial à un de vos proches qui vit en France, et ce sans avoir à payer de droits de donation ?
Bonne nouvelle : la loi de finances pour 2025 a introduit cette possibilité pour l’achat d’un bien immobilier neuf ou la réalisation de travaux de rénovation énergétique. Jusqu’à présent, les conditions pour en profiter étaient néanmoins floues. Heureusement, l’administration fiscale a précisé les conditions à respecter pour bénéficier de cette exonération de droits de donation.
Une exonération de droits de donation introduite par la loi de finances pour 2025
Ainsi, les particuliers peuvent ainsi transmettre jusqu’à 100 000 euros à un même donataire sans avoir à payer de tels droits. Le donataire, c’est-à-dire la personne recevant le don d’argent, quant à lui, peut recevoir jusqu’à 300 000 euros de la part de plusieurs donateurs.
Pour être éligibles à l’exonération de droits de donation, les fonds transmis doivent être fléchés vers l’achat d’une résidence principale ou vers la réalisation de travaux de rénovation énergétique, toujours au sein de la résidence principale du donataire. Néanmoins, le Conseil supérieur du notariat (CSN) a noté « un certain nombre d’imprécisions du texte ainsi que ses modalités d’application trop strictes« , problème auquel l’administration fiscale s’est attaquée.
Le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFIP) est venu clarifier les règles. Le don d’argent en question doit ainsi avoir été effectué entre le 15 février 2025 et le 31 décembre 2025. En outre, il doit avoir été fait à des enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants. À défaut de descendance directe, le don d’argent peut être consenti à un neveu ou à une nièce, uniquement s’ils sont les enfants des frères et sœurs du donateur, et non de son conjoint.
Quelles sont les autres conditions à respecter pour être exonéré de droits de donation ?
L’utilisation des fonds, elle aussi, est encadrée. Le BOFIP précise ainsi que l’argent donné doit être utilisé pour acheter un immeuble neuf ou en l’état futur d’achèvement VEFA), ce dans les 6 mois suivants la donation. La somme peut également permettre de rembourser le prêt immobilier associé à cette acquisition, à condition qu’il ait été souscrit à partir du 15 février 2025. En revanche, l’achat d’un terrain seul ou l’auto-construction n’ouvrent pas droit à une exonération de droits de donation.
« Ce dispositif ne fonctionne pas en cas d’acquisition d’un bien en résidence services pour étudiant, séniors ou dans un établissement d’hébergement pour personnes handicapées »
BOFIP
La somme d’argent donnée peut également être utilisée pour régler des travaux de rénovation énergétique sur la résidence principale du donataire. Les travaux en question doivent être éligibles à MaPrimeRenov’, mais cette aide ne doit pas avoir été perçue par la personne recevant le don.
En outre, le bien acquis ou rénové doit continuer à être une résidence principale pendant une durée d’au moins 5 ans. Il est néanmoins possible de le mettre en location à usage de résidence principale pendant cette période, mais « le bien ne peut pas être loué à un membre du foyer fiscal du donataire » précise l’administration fiscale.
Enfin, l’exonération de droits de succession n’est pas valable lorsque le donataire bénéficie d’un crédit d’impôt lié à l’emploi direct d’un salarié ou d’une déduction de charges pour l’impôt sur le revenu.
En ce mois d’Octobre Rose, dédié à la sensibilisation au cancer du sein, nous partageons avec les Françaises de l’étranger des recommandations essentielles pour une expatriation en toute sérénité. La détection de cette maladie à un stade précoce reste la clé pour maximiser les chances de guérison.
Vous préparez une expatriation ?
L’un des premiers pas essentiels pour prendre soin de votre santé lorsqu’on fait partie des femmes expatriées consiste à souscrire une assurance santé expatrié. Cela vous garantit une couverture médicale adéquate en cas de besoin, que ce soit pour des consultations médicales de routine, des urgences médicales imprévues ou des événements médicaux plus graves. Avant de partir, il est impératif de choisir une mutuelle santé « expatrié »qui correspond à vos besoins, la plus connue étant la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Celle-ci alignera la prise en charge sur les standards français.
Devez-vous faire un bilan de santé ?
Avant de vous expatrier, il est préférable de planifier un bilan médical complet pour connaître votre état de santé actuel, mettre à jour vos vaccinations et prendre des mesures préventives si nécessaire. L’idéal c’est de consulter votre médecin traitant pour obtenir des conseils spécifiques sur les vaccinations requises ou recommandées pour votre destination.
Les vaccins suivants sont recommandés ou obligatoires selon les cas :
Fièvre jaune, si vous allez vivre en Afrique intertropicale ou en Amérique du Sud ;
Hépatite A et B, si vous allez vivre dans les zones à risques ;
Encéphalite japonaise, si vous allez vivre en Asie ;
Encéphalite à tiques, pour l’est de la France et l’Asie occidentale ;
Vaccin anti-méningococcique, pour l’Arabie saoudite ainsi que plusieurs pays africains ;
Vaccin antirabique, si vous prévoyez des sorties en nature et dans les pays où la rage présente encore un risque élevé ;
Vaccin contre la leptospirose, si vous prévoyez des activités en eau douce.
Il peut être aussi utile de faire un point sur contraception si vous êtes en âge de procréer. Pensez aussi à effectuer un frottis si nécessaire et profitant en pour discuter de vos futurs projets concernant une éventuelle grossesse.
Enfin, à ne pas négliger, faites le point sur votre « santé mentale». Un déménagement à l’étranger peut générer du stress et de l’anxiété. N’hésitez pas à partager vos craintes avec votre médecin qui pourrait ainsi vous conseiller et vous orienter si besoin vers un professionnel.
Par tous les seins, Faites-vous dépister. Octobre rose
Vous êtes déjà expatriée ?
Si vous êtes déjà expatriée, on a réuni quelques conseils pour ne pas négliger votre santé.
Le premier d’entre eux, c’est tout simplement, l’auto-examen des seins. En effet, toutes les femmes devraient pratiquer l’auto-examen des seins de manière régulière. Il s’agit d’une méthode simple qui permet de détecter tout changement inhabituel dans les seins. Si vous remarquez des anomalies telles que des bosses, des douleurs persistantes, ou des changements dans la taille ou la forme de vos seins, consultez immédiatement un professionnel de santé.
Et même en l’absence de symptômes, il est important de planifier des examens de santé réguliers dans votre pays d’accueil ou lors de vos passages en France, une facilité incluse dans les offres de la CFE. Cela permettra de détecter tout problème de santé à un stade précoce et d’agir en conséquence.
En réalisant régulièrement des mammographies, il sera possible de détecter des anomalies avant même qu’elles ne soient palpables. Les lignes directrices varient en fonction de l’âge et des facteurs de risque, mais en général, les femmes sont encouragées à commencer les mammographies à partir de l’âge de 40 ans.
Comme en France, dans certains pays, il existe, comme nous l’évoquions la semaine dernière, des programmes de dépistage organisés du cancer du sein. Ces initiatives, prises ou non en octobre, invitent les femmes d’un certain groupe d’âge à passer régulièrement des mammographies gratuites ou à faible coût. Renseignez-vous sur les dates et lieux de ces programmes de dépistage.
Garantir la sécurité de la piste de deux kilomètres de l’aéroport de Copenhague est soudain devenu une priorité de premier ordre, alors que le Danemark s’apprête à accueillir cette semaine les dirigeants de l’UE et de la Communauté politique européenne, dans un contexte marqué par une série d’incursions de drones.
Mercredi, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se réuniront à Copenhague pour un Conseil européen informel, suivi le lendemain par les dirigeants de la Communauté politique européenne au sens large, c’est-à-dire le cercle concentrique des pays voisins de l’UE.
Pourtant, la semaine dernière, le Danemark a été confronté à des observations répétées de drones au-dessus d’infrastructures critiques.
Le premier incident s’est produit lundi dernier, lorsque de gros drones équipés de gyrophares ont été repérés au-dessus de l’aéroport de Kastrup, perturbant les vols et bloquant des milliers de passagers. Mercredi soir, des drones sont réapparus dans la péninsule du Jutland, notamment au-dessus de l’escadre de chasse Skrydstrup, qui abrite la flotte danoise de F-16 et de F-35. D’autres incursions ont eu lieu au cours du week-end, près de la frontière allemande et dans la plus grande installation militaire du Danemark.
Les autorités ont reconnu qu’elles auraient pu abattre les drones au-dessus de Kastrup, mais elles s’en sont abstenues, invoquant les risques pour les civils.
« Tout ce qui monte doit redescendre »
Michael Wiggers Hyldgaard, Chef de la défense
La semaine dernière, les forces de défense polonaises ont accidentellement mis le feu à une maison en tentant d’abattre un drone russe, a rapporté le média polonais Rzeczpospolita.
Guerre hybride
Dans une allocution télévisée prononcée jeudi, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré que le pays était désormais confronté à une « guerre hybride », désignant la Russie comme le seul acteur ayant à la fois la capacité et l’intention d’organiser de telles provocations.
Peter Viggo Jakobsen, professeur associé au Collège royal de défense du Danemark, a abondé dans ce sens. « Il n’y a pas beaucoup d’autres suspects possibles, car qui d’autre a à la fois la capacité et le désir de le faire ? »
Les incidents ont déclenché un débat au Danemark sur la question de savoir si le pays est correctement préparé aux menaces russes. Le Danemark a fourni plus d’aide militaire à l’Ukraine que n’importe quel autre pays par rapport à son PIB, ce qui en fait une cible probable pour les pressions du Kremlin.
À Bruxelles, le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, a déclaré la semaine dernière que l’Union européenne travaillait sur un « mur de drones » pour protéger son flanc oriental, tout en admettant que son déploiement pourrait prendre un an. Cela n’est guère rassurant pour Copenhague à l’approche des réunions de haut niveau de cette semaine.
La direction de l’aéroport de Kastrup a admis qu’elle devait compter sur le contact visuel — essentiellement des yeux et des jumelles — pour repérer les drones. Ce n’est que lorsque les appareils ont survolé l’enceinte de l’aéroport, lundi, qu’ils ont tiré la sonnette d’alarme, mais il était déjà trop tard.
Au cours de la semaine écoulée, la police danoise a été inondée de signalements de drones, dont la plupart se sont révélés être des drones civils légaux. « Il est préférable de ne pas appeler la police chaque fois que vous voyez une lumière dans le ciel », a averti vendredi l’inspecteur de police Paw Kaltoft à DR. Dimanche, les autorités ont interdit pendant une semaine l’utilisation de drones civils.
« Nous sommes habitués à ce que les drones de loisir soient le problème. Les sommets de l’UE sont beaucoup plus importants », a déclaré Peter Viggo Jakobsen, soulignant que la présence des dirigeants de l’UE augmentait considérablement les enjeux.
« Si vous commencez à saboter un sommet européen, vous risquez d’avoir toute l’Union européenne sur le dos. Ils savent qu’il y a une limite à ce qu’ils peuvent faire pour nous taquiner », a-t-il ajouté
Le Danemark a accepté l’aide de la Suède vendredi, empruntant un système anti-drone pour renforcer ses défenses. Une frégate allemande de défense aérienne a accosté à Copenhague dimanche. L’Ukraine a également proposé son aide, ce que les autorités danoises ont qualifié de geste « touchant » compte tenu de l’effort de guerre actuel de Kiev.
Malgré ces renforts, les observateurs estiment que la réputation du Danemark est déjà entachée. « C’est assez embarrassant. On pourrait essayer de garder un peu sous le radar le fait que tout ce matériel arrive d’autres pays, parce qu’on ne peut pas le gérer soi-même », a fait remarquer Peter Viggo Jakobsen.
Les forces danoises ont cherché à se montrer dissuasives en déployant une frégate à l’extérieur de Copenhague et en organisant des exercices de ciblage par drone naval. Mais les experts estiment que l’opérateur à l’origine de ces incursions a déjà réussi.
« Si leur intention était de créer de l’agitation et de l’insécurité au Danemark, ils y sont certainement parvenus », conclut Peter Viggo Jakobsen.
La France est le dernier pays de la zone euro à n’avoir pas réussi, après la pandémie de Covid survenue il y a 5 ans, à stabiliser et à réduire sa dette publique. Dans un même mouvement, Fitch a dégradé la note française et relevé celle de l’Italie. La France devient le pays malade de l’Europe, la crise politique et celle de la dette publique se répondant l’une à l’autre.
Des taux d’intérêt qui détruisent les marges de manœuvre de la France
Avec un taux d’intérêt à 10 ans de plus de 3,5 % supérieur à la croissance nominale de long terme qui est d’environ 2,5 % (croissance de 1 % en réel et inflation de 1 % à 1,5 %) la France est menacée par un effet boule de neige. La dette augmente mécaniquement tant qu’aucun excédent primaire n’est dégagé. Stabiliser la trajectoire suppose un excédent primaire de plus d’un point de PIB. Or, la réalité est tout autre, le déficit primaire atteignant 3,2 % du PIB en 2025. L’écart, près de 4,3 points, traduit une vulnérabilité du pays dont la population est loin d’avoir conscience. Dans le même temps, les besoins de financement public sont en pleine explosion : retraite, santé, dépendance, transition écologique. Le rapport Draghi évaluait les besoins à plus de 2,2 points de PIB auxquels s’ajoute un point de PIB pour la défense. Au total, la France doit trouver 7,5 points de PIB, soit environ 230 milliards d’euros d’effort budgétaire pour satisfaire les besoins publics et la maîtrise des comptes publics. L’objectif apparaît hors d’atteinte. Pour combler le déficit primaire, stabiliser la dette et financer les besoins nouveaux, il faudrait dégager l’équivalent de sept budgets annuels du ministère de la Justice ou trois budgets de l’Éducation nationale.
Dette publique française, au sens Maastritcht, depuis 1995, en milliards d’euros – Source INSEE
La tentation est grande de ne pas respecter les engagements pris en matière de transition écologique et de défense. La décarbonation des activités suppose un effort annuel de 90 milliards d’euros d’ici 2030 dont 60 % pris en charge par la sphère publique. De plus en plus de voix se font entendre pour ralentir le processus et pour réaliser des économies sur le front de l’environnement. Les gains ainsi réalisés seront durement payés dans les prochaines années. De nombreuses études prouvent que les investissements en lien avec la transition écologique sont rentables à moyen terme. Sur le terrain de la défense, une révision des programmes est déjà évoquée à demi-mots. Le budget de la défense était censé passer de 65 à 105 milliards d’euros d’ici 2030.
Pour trouver des marges de manœuvre, François Bayrou avait proposé une année blanche, ce qui signifiait notamment une non-revalorisation des prestations sociales, pensions de retraite comprises, la protection sociale absorbant, en France, 32,3 % du PIB. Cette non-indexation rapporterait 0,6 point de PIB au prix d’importantes tensions sociales. Dans les faits, l’effort suppose donc une réduction plus brutale des dépenses sociales comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal l’ont pratiquée après la crise financière de 2008. L’autre moyen serait une réduction des aides publiques aux entreprises dont le montant total, selon les évaluations, se situe entre 120 et 210 milliards d’euros. Pour certaines entreprises, la fin des aides pourrait provoquer leur faillite. Cette clarification serait violente à court terme mais bénéfique dans la durée.
La taxe Zucman
Côté recettes, la population demande un alourdissement de la fiscalité sur les contribuables les plus aisés, une mesure supposée ne pas concerner la grande majorité des ménages. La taxe Zucman sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros fait figure de planche de salut. Elle est censée rapporter 0,5 à 0,8 point de PIB, soit 15 à 25 milliards d’euros, dix fois moins que nécessaire. Elle pourrait, en outre, se réduire, d’année en année, à une peau de chagrin avec un risque de délocalisation ou d’attrition de l’assiette. Cette taxe vise potentiellement 1 800 contribuables. Elle serait fortement préjudiciable aux actionnaires finançant des start-ups ou des gazelles en forte croissance. Elle pourrait inciter ces derniers à exiger des dividendes plus élevés pour s’acquitter de la taxe. Or, des dividendes plus importants signifient des salaires plus faibles. De plus, même en doublant l’impôt sur les sociétés, le compte n’y serait pas.
La France est face à un mur en raison de la hausse des taux d’intérêt qui augmente à grande vitesse le service de la dette, plus de 70 milliards d’euros d’ici 2029 et de la faible croissance. Le vieillissement démographique, combiné à un refus croissant de l’immigration, pèse sur l’activité. Les gains de productivité disparaissent laissant encore moins de marges de manœuvre au gouvernement. Tout concourt à la progression de la dette publique qui dépassera 120 % d’ici 2030. Le spread OAT-Bund qui se situe déjà autour de 70 points de base en 2025 pourrait dépasser 150 points en cas de défiance accrue, renchérissant un peu plus le coût de financement de la dette publique. Tôt ou tard, la France devra recourir au Transmission Protection Instrument (TPI), l’outil créé pour protéger un État de la zone euro face à une envolée des spreads. Cette aide sera conditionnée à un programme d’ajustement crédible, impliquant des coupes dans les retraites et la santé. Le scénario est tracé, seule la date de survenue est à préciser.
Le modèle social en danger
La France ne pourra pas faire face à ses engagements en matière de défense et de transition énergétique. Son modèle social est en danger. Pour le moment, l’idée que les riches ou que les étrangers paieront, berce d’illusions une population qui a choisi la politique de l’autruche. Le plus probable est un glissement lent mais continu vers plus de dette, plus de dépendance vis-à-vis de la BCE, et moins de marges de manœuvre nationales. La question n’est pas tant de savoir si la France devra demander le soutien de Francfort, mais quand et à quel prix social et politique.
Qu’on soit encore en France ou déjà l’étranger, pour tous les Français, de l’étranger ou non, il est important de bien préparer sa retraite. Surtout qu’une nouvelle règle fait du retraité, même si l’ensemble des revenus est issu de France, un non-résident dès qu’il passe plus de 6 mois hors de France. Ce statut a des conséquences sur le versement de la pension, l’assurance maladie, la carte Vitale, les démarches administratives. Vous l’avez compris choisir où vivre à la retraite, en France ou à l’étranger, dépend de nombreux critères comme la qualité de vie, la fiscalité ou le coût de la vie. Pour garantir un niveau de vie confortable, il est essentiel d’anticiper.
Un changement de statut aux conséquences multiples
Depuis début 2024, le gouvernement a durci les règles concernant les retraités français vivant à l’étranger. L’idée ? Mettre fin aux abus et mieux encadrer le versement des prestations sociales. En clair, si vous passez plus de 183 jours par an hors de France, vous êtes désormais considéré comme non-résident. Et ce n’est pas qu’un détail administratif. Derrière cette nouvelle classification se cachent des impacts bien réels. Votre pension de retraite, votre accès à la sécurité sociale française ou encore l’utilisation de votre carte Vitale peuvent être remis en question. Il ne suffit plus d’avoir un pied-à-terre en France pour garder l’ensemble de ses droits sociaux comme avant.
Fin de la prise en charge automatique des soins en France
Beaucoup de retraités vivant à l’étranger continuaient de bénéficier du remboursement de leurs soins lors de séjours en France, jusqu’à récemment. Avec les nouvelles règles, ce n’est plus automatique. Vos droits à l’assurance maladie française sont suspendus si vous êtes considéré comme résident à l’étranger. Sauf si des dispositifs spécifiques s’appliquent. Concrètement, si vous revenez pour des soins ponctuels sans couverture adéquate, vous risquez de devoir avancer l’intégralité des frais. Et non, présenter sa carte Vitale comme un sésame universel ne fonctionnera plus toujours.
La carte Vitale peut être désactivée
C’est l’une des conséquences les plus visibles – et souvent les plus mal comprises. Votre carte Vitale peut être désactivée si vous ne résidez plus officiellement en France. Ce n’est pas une punition, c’est une conséquence logique. L’assurance maladie ne couvre que les assurés dont la résidence est stable et continue sur le territoire français.
Mais, Il est possible d’adhérer à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE), pour continuer à bénéficier d’une couverture santé liée au système français, même en vivant à l’étranger. Moyennant une cotisation, la CFE vous permet de rester affilié à une assurance maladie française. Les soins dans votre pays de résidence et lors de vos retours en France seront par ailleurs remboursés.
Pensez aux conventions bilatérales
Certains pays ont signé des accords avec la France en matière de sécurité sociale. Ces conventions permettent, sous conditions, de transférer certains droits et de bénéficier d’une couverture partielle ou complète pendant vos séjours en France. Cela dépend du pays, de la durée du séjour et du type de soins.
Avant de partir ou même une fois installé, mieux vaut donc vérifier si votre pays figure sur la liste et comprendre les modalités exactes. Un petit tour sur le site du CLEISS (Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale) peut vous éviter bien des mauvaises surprises.
Ou s’installer ?
Maintenant, qu’on connait les règles du jeu quant à la protection sociale, penchons sur les pays qui peuvent vous accueillir sereinement pour ces longues années de retraite. Pour cela, on s’appuie sur le classement du site retraitesansfrontieres.fr, spécialisé dans l’expatriation des retraités français, met en lumière les destinations privilégiées par les retraités français en se basant sur des critères pratiques et financiers.
Retraite en 2026 : où s’installer et comment gérer la règle des 6 mois
Le Portugal
Souvent cité comme une destination de choix, le Portugal a longtemps été attractif grâce à son régime de « résident non habituel » (RNH), qui permettait une exonération d’impôt sur les pensions de source étrangère pendant 10 ans. Bien que ce régime ait été modifié pour les nouveaux arrivants depuis 2024 (un taux d’imposition de 10% s’applique désormais sur les pensions de retraite étrangères), le Portugal reste intéressant pour son coût de la vie abordable, son climat agréable et son système de santé accessible.
L’Espagne
Proche de la France, l’Espagne attire pour son climat méditerranéen, sa culture riche et un coût de la vie souvent inférieur à la France. La convention fiscale franco-espagnole permet d’éviter la double imposition concernant les pensions de retraite.
La Grèce
La Grèce a mis en place un régime fiscal très avantageux pour les retraités étrangers s’installant dans le pays, proposant un taux forfaitaire de 7% sur les revenus de source étrangère pendant 10 ans, sous certaines conditions. Ce dispositif, combiné à un coût de la vie modéré et un climat agréable, en fait une destination de plus en plus prisée.
L’Italie
L’Italie offre également des incitations fiscales pour les retraités, notamment dans le sud du pays, avec un taux d’imposition de 7% sur les pensions de retraite de source étrangère pour ceux qui s’y installent et n’ont pas été résidents fiscaux en Italie au cours des cinq dernières années fiscales.
Maroc
Le coût de la vie y est attractif, et la proximité géographique avec la France est un atout. Pour les retraités français, le Maroc offre des avantages fiscaux grâce à la convention fiscale bilatérale. Les pensions de retraite du secteur privé sont imposées au Maroc après un abattement forfaitaire.
La Thaïlande
La Thaïlande séduit par son faible coût de la vie et son cadre de vie exotique. La fiscalité des pensions de retraite dépend de vos revenus, du visa et de la convention fiscale franco-thaïlandaise. Sauf que la convention fiscale franco-thaïlandaise, selon sa version française, stipule que les pensions de retraite sont imposables uniquement dans l’État où elles sont versées, soit la France. Toutefois, la version thaïlandaise de la convention est plus ambiguë, permettant une imposition potentielle selon l’impôt sur le revenu où les pensions pourraient être imposées en France et en Thaïlande. Il est alors essentiel de bien se renseigner notamment du fait de la réforme fiscale du 1er janvier 2024.
En 2025, alors que la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale, le rail se positionne plus que jamais comme le pilier d’un futur mix énergétique durable. Avec des émissions de CO₂ jusqu’à 50 fois inférieures à celles de l’avion et une efficacité énergétique inégalée, le train incarne la mobilité responsable de demain. Pour les millions de Français expatriés qui rentrent régulièrement au pays, il représente aussi une solution pratique, confortable et de plus en plus compétitive face à l’avion ou à la voiture. Dans ce contexte, la SNCF frappe un grand coup avec le lancement de sa nouvelle offreOptimum, une classe premium conçue pour séduire les voyageurs en quête d’excellence, qu’ils soient en déplacement professionnel ou en visite familiale. Entre innovation technologique, engagement écologique et expérience client repensée, Optimum promet de redéfinir le voyage ferroviaire en France. Une invitation à redécouvrir la France… sur les rails.
La réponse à une concurrence féroce et à de nouveaux enjeux
Depuis une décennie, la SNCF fait face à une concurrence accrue sur le marché des transports en France. D’un côté, les compagnies aériennes low-cost comme Ryanair, EasyJet ou Volotea ont démocratisé les vols intra-européens à des tarifs agressifs, captant une part croissante des voyageurs, y compris sur des trajets domestiques comme Paris-Marseille ou Paris-Toulouse. De l’autre, les cars longue distance (BlaBlaCar Bus, FlixBus) et le covoiturage ont séduit les voyageurs sensibles aux prix, tandis que la voiture individuelle reste plébiscitée pour sa flexibilité, malgré son impact environnemental.
Quelques chiffres clés :
En 2024, 30 % des trajets Paris-Lyon étaient effectués en avion, contre 60 % en train il y a 10 ans.
Les vols intérieurs représentent encore 12 % des émissions du secteur aérien en France, alors que le train émet 20 fois moins de CO₂ par passager.
Le covoiturage a progressé de 40 % en 5 ans, notamment grâce à des plateformes comme BlaBlaCar.
Face à cette fragmentation du marché, la SNCF doit innover pour reconquérir les voyageurs, notamment les expatriés habitués à des standards élevés de confort et de service.
La France s’est engagée à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (loi Climat et Résilience). Dans ce cadre, le gouvernement pousse pour un report modal vers le train, avec des mesures comme :
L’interdiction des vols domestiques lorsque le trajet peut être effectué en train en moins de 2h30 (décret de 2023).
La subvention des billets de train pour les trajets de moins de 4h (aide de 25 à 50 % selon les revenus).
Le développement des lignes à grande vitesse (LGV), avec l’objectif de couvrir 90 % du territoire en TGV d’ici 2035.
Pour la SNCF, Optimum est une réponse à la fois commerciale et écologique : proposer une alternative luxe et durable à l’avion, tout en fidélisant une clientèle aisée prête à payer pour du premium
Une clientèle ciblée : expatriés, voyageurs d’affaires et touristes haut de gamme
Les Français de l’étranger représentent 2,5 millions de personnes, dont une majorité revient régulièrement en France. Selon une étude de France Diplomatie (2024), 68 % d’entre eux privilégient l’avion pour des raisons de temps, mais 45 % se disent prêts à prendre le train si l’offre est à la hauteur.
C’est ici qu’Optimum entre en jeu : une classe haut de gamme, pensée pour ceux qui recherchent :
Un gain de temps (embarquement simplifié, correspondances optimisées).
Un confort supérieur (sièges spacieux, restauration gastronomique, espaces de travail).
Une expérience « tout compris » (services VIP en gare, accès aux salons, flexibilité des billets).
« Faire du train le premier choix pour les voyages en France, même pour ceux qui ont l’habitude de l’avion. »
Communique de presse de la SNCF
Optimum : une offre premium sur mesure, décryptage
Alors qu’est-ce que l’offre Optimun de la SNCF ? Selon la compagnie nationale, il faut imaginer un voyage où le temps passé à bord n’est plus une contrainte, mais un moment de pur plaisir : un siège aussi spacieux qu’en business aérien, une cuisine signée par des chefs étoilés, et des services sur mesure dignes des plus grands hôtels. Avec Optimum, la SNCF repousserait les limites du confort ferroviaire pour offrir une expérience haut de gamme, pensée pour les voyageurs exigeants – expatriés, professionnels ou touristes en quête d’exception.
Entre innovation technologique, art de vivre à la française et flexibilité absolue, cette nouvelle classe premium promet de transformer chaque trajet en une parenthèse luxueuse. Décryptage d’une offre qui pourrait bien faire oublier l’avion… et redéfinir le voyage en France.
À bord : le luxe à la française ?
Optimum n’est pas une simple première classe revisitée, mais une expérience globale, disponible sur les TGV InOui et certains Intercités de nuit.
Conciergerie 24/7, service de bagages porte-à-porte, accès prioritaire aux taxis
Divertissement
Magazine, écrans partagés
Tablette tactile avec films, presse internationale, musique
Flexibilité
Billet modifiable sous conditions
Échanges et remboursements illimités jusqu’à 1h avant le départ
Un positionnement haut de gamme, mais compétitif face à l’avion
Les prix varient selon la distance et la période, mais la SNCF communique sur une fourchette de 150 à 400 € pour un Paris-Lyon (contre 80-200 € en 1ère classe classique). En plus, avec le rail, le voyageur gagne, en moyenne, 1h30 par rapport à l’avion (sans compter les retards fréquents en aérien).
Comparatif avec l’avion (Paris-Lyon, aller simple)
Mode de transport
Prix (éco)
Prix (business/premium)
Temps total (avec enregistrement)
Avion (Air France)
50-120 €
200-450 €
200-450 €
TGV Optimum
–
180-350 €
2h10 (gare à gare)
TGV 1ère classe
–
80-150 €
2h10
Mais Optimum sera progressivement déployé. Cette classe sera disponible en premier sur les lignes suivantes :
Paris-Lyon
Paris-Bordeaux
Paris-Marseille
Paris-Toulouse
Lille-Nice (via Lyon)
Puis des extensions sont prévues en 2027 sur les TGV vers l’Europe (Bruxelles, Francfort, Barcelone) mais aussi les trains de nuit (Paris-Nice, Paris-Toulouse) avec des cabines privatives.
Optimum vs. avion vs. voiture : comparatif prix, temps et empreinte carbone
Pour un expatrié ou un voyageur en séjour en France, le choix du transport dépend de 3 critères :
Le coût (billet + extras).
Le temps (porte-à-porte).
L’impact environnemental.
Trajet
Mode
Prix (€)
Temps total
Temps total
Avantages
Inconvénients
Paris-Lyon
Optimum (TGV)
180-350
2h10
1,2 kg
Confort, flexibilité, centre-ville à centre-ville
Prix élevé vs. 2nde classe
Paris-Lyon
Avion (Air France)
50-450
3h
180 kg
Rapidité (vol seul : 1h10)
Aéroport éloigné, stress sécurité
Paris-Lyon
Voiture (électrique)
30-50*
4h30
50 kg (mix électrique français)
Flexibilité
Fatigue, péages, parking
Paris-Lyon
Covoiturage
20-40
5h
30 kg (partagé)
Prix bas
Peu flexible, confort limité
Paris-Bordeaux
Optimum (TGV)
200-400
2h20
1,5 kg
–
–
Paris-Bordeaux
Avion
60-500
3h15
200 kg
–
–
Paris-Bordeaux
Voiture (thermique)
60-100*
5h30
140 kg
–
–
Paris-Marseille
Optimum (TGV)
250-450
3h15
2 kg
–
–
Paris-Marseille
Avion
70-550
3h30
220 kg
–
–
Paris-Marseille
Train de nuit
100-200
7h (de nuit)
1,8 kg
Gain de temps (dort pendant le trajet)
Confort variable
Lyon-Nice
Optimum (TGV)
220-400
4h30
3 kg
Paysages, pas de correspondance
Durée
Lyon-Nice
Avion
80-400
3h
150 kg
–
Aéroport de Nice saturé
*Coût estimé (carburant/péage pour la voiture, location batterie incluse pour l’électrique).
Trajet train – Trajet avion
On le constate, encore une fois, le train (Optimum ou non) émet 20 à 50 fois moins de CO₂ que l’avion sur les mêmes trajets. Et face à la voiture électrique, le TGV reste 30 fois plus vertueux (grâce à l’électricité nucléaire/renouvelable française). Seul bémol : Les trains de nuit (si extension à Optimum) pourraient voir leur bilan carbone légèrement augmenter en raison des services premium (repas, climatisation individuelle).
Ainsi, avec Optimum, la SNCF ne se contente pas de lancer une nouvelle classe : elle se lance le défi de réinventer l’expérience du voyage en train pour en faire une alternative crédible à l’avion, même pour les plus exigeants. Pour les expatriés, c’est une opportunité de redécouvrir la France autrement, en alliant luxe, efficacité et responsabilité écologique.
3 raisons de tester Optimum dès son lancement
Un confort inégalé (proche du business aérien, sans les désagréments des aéroports).
Un bilan carbone imbattable (idéal pour les voyageurs soucieux de leur empreinte).
Une expérience « tout compris » (services VIP, partenariats exclusifs).
Et demain ? Si le succès est au rendez-vous, la SNCF pourrait étendre Optimum à toutes ses lignes européennes, faisant de la France le leader du train premium en Europe. Et vous, seriez-vous prêt à payer plus cher pour voyager en Optimum plutôt qu’en avion ? Partagez votre avis en commentaires !