Du 12 novembre au 3 décembre 2025, de l’étranger comme en France, vous pouvez participer aux Semaines de la citoyenneté numérique, un événement 100 % en ligne et gratuit. A destination des jeunes, ces semaines proposent aux adultes, enseignants comme parents, une panoplie d’outils pour accompagner le futur citoyen dans cette jungle numérique.
Comprendre, agir et éduquer au numérique
Dans un monde toujours plus connecté, il est essentiel d’accompagner les élèves vers un usage responsable, critique et créatif du numérique.
Les Semaines de la citoyenneté numérique proposent aux enseignants, formateurs et acteurs éducatifs de plonger au cœur des enjeux du numérique à travers un programme riche et varié :
2 conférences inspirantes
11 webinaires interactifs
1 podcast inédit d’Extra Classe
Des vidéos, parcours de formation et bien plus encore !
Tout au long de ces semaines, vous découvrirez des clés, des témoignages et des outils concrets pour agir et construire une génération engagée dans le monde numérique.
L’année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique
En 2025, c’est aussi l’Année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique 2025. Elle a permis de concerter les États pour optimiser les efforts des parties prenantes afin de créer des initiatives visant à sensibiliser les apprenants aux changements que la technologie numérique apporte dans le monde, à voir plus clairement les avantages des environnements en ligne dans lesquels ils choisissent d’évoluer, et à améliorer leurs connaissances et leurs compétences pour éviter les inconvénients.
Conférence de clôture « La voie à suivre » Ljubljana, 18-19/11/2025
En outre, elle a permis de mettre en évidence les moyens et les avantages de participer à une culture de la démocratie et l’importance de vivre en paix avec les autres dans des sociétés libres et culturellement diverses. Car le numérique transforme nos façons d’apprendre, de communiquer et de vivre ensemble, il est essentiel d’accompagner les jeunes vers un usage responsable, critique et créatif des outils numériques.
La parentalité numérique
Vous recherchez des pistes concrètes pour accompagner les enfants et adolescents vers des usages numériques équilibrés et épanouissants ? Participez à la conférence « Parentalité numérique : enjeux et repères pour agir ensemble » du réseau CANOPE. Deux expertes, Anne Cordier et Marie Danet, répondent à ces questions lors d’une conférence CanoTech le mercredi 19 novembre à 14 h 00 (heure de Paris).
Pour travailler en éducation aux médias et à l’information et compléter les propositions de formations des Semaines de la citoyenneté numérique, la plateforme Canopé vous propose :
Le 15 novembre 2025, la France publiera la nouvelle promotion civile de l’Ordre national du Mérite (ONM). Comme à chaque session, des femmes et des hommes venus d’horizons variés verront leur parcours reconnu par l’Ordre national du Mérite : quand la République distingue l’engagement du quotidien.
Institué en 1963 par le général de Gaulle, l’ONM récompense « les mérites distingués acquis au service de la Nation ». Au fil du temps, la distinction s’est ouverte à une plus grande diversité de profils, au-delà des cercles administratifs ou militaires. Elle reflète désormais une France engagée, discrète, mais active dans tous les domaines de la vie publique.
ONM : une distinction née du souci d’équilibre entre les ordres nationaux
Lorsque le général de Gaulle crée l’ONM, son objectif est clair : compléter le système honorifique français. Entre la Légion d’honneur, symbole d’excellence suprême, et les médailles ministérielles ou professionnelles, il manquait un échelon capable de valoriser les parcours d’engagement intermédiaires.
« L’initiative citoyenne permet à la République de reconnaître ceux qu’elle ne voyait pas toujours. »
L’ONM répond alors à cette logique. Il permet de mettre en lumière des citoyens dont l’action contribue au bien commun, sans forcément relever de fonctions d’État.
Aujourd’hui, l’ordre compte près de 175 000 membres, dont environ 120 000 civils. Deux promotions civiles sont publiées chaque année, au printemps et à l’automne, ainsi qu’une promotion militaire en décembre. Les distinctions sont accordées sur proposition des ministères, mais aussi grâce à une démarche participative ouverte à tous : l’initiative citoyenne.
L’initiative citoyenne, un levier pour rendre visible le mérite ordinaire
Chaque Français peut proposer la candidature d’une personne jugée exemplaire : depuis deux décrets récents, ceux du 22 janvier et du 20 février 2025 les dispositions qui codifient l’initiative citoyenne, précisent et modifient le dispositif initial qui concerne 200 médailles par an. Cette possibilité a permis de faire émerger des profils longtemps restés dans l’ombre : bénévoles associatifs, enseignants, infirmiers, artisans, agents publics, élus locaux ou entrepreneurs solidaires. Les propositions doivent être transmises à la Préfecture ou directement à la Grande Chancellerie chargée de vérifier leur sérieux.
L’objectif n’est pas de multiplier les distinctions, mais de garantir que la reconnaissance nationale s’étende à ceux dont l’action quotidienne illustre les valeurs de solidarité, de civisme et d’engagement collectif. L’initiative citoyenne permet à la République de reconnaître ceux qu’elle ne voyait pas toujours.
Des actions éducatives pour transmettre les valeurs de l’engagement
Au-delà de son rôle honorifique, l’Ordre national du Mérite participe activement à la promotion de la citoyenneté. Grâce à des partenariats avec l’Éducation nationale, l’Association Nationale des Membres de l’Ordre national du Mérite (ANMONM) mène des interventions dans les collèges et lycées afin de présenter aux élèves les parcours de ses membres et d’échanger sur la notion de service à la collectivité.
Médailles Ordre national du Mérite (ONM)
Le Prix de l’éducation à la citoyenneté, mis en place dans plusieurs académies, associe des élèves à des titulaires de l’ONM qui partagent leur expérience de l’engagement. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’un travail plus ancien de transmission, à l’image des Maisons d’éducation de la Légion d’honneur, institutions publiques qui incarnent depuis plus de deux siècles l’esprit de mérite et de discipline républicaine.
Les Français de l’étranger régulièrement distingués
Les Français établis hors de France figurent à chaque promotion. Sous l’autorité du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère délégué chargé des Français de l’étranger, plusieurs dizaines de compatriotes sont distingués chaque année. Lors de la promotion civile du printemps 2025, près d’une soixantaine de Français de l’étranger ont ainsi été promus.
« Au-delà de la distinction elle-même, l’Ordre national du Mérite témoigne d’une volonté de valoriser le travail, le dévouement et la responsabilité partagée. »
Parmi eux, des enseignants des lycées français, des médecins, des chercheurs, des dirigeants associatifs, mais aussi des conseillers des Français de l’étranger investis dans la vie locale. Cette reconnaissance illustre le rôle de la communauté française à l’étranger dans le rayonnement culturel, scientifique et économique du pays. Leur engagement, souvent bénévole, contribue à renforcer la présence française dans les sociétés d’accueil et à maintenir un lien vivant entre la France et ses ressortissants.
Une distinction au service de la cohésion nationale
Dans un contexte où la participation civique semble fragilisée, l’Ordre national du Mérite rappelle qu’il existe une autre forme de réussite : celle de l’engagement collectif. Il distingue des citoyens dont l’action, parfois discrète, renforce le tissu social, éducatif ou culturel du pays. L’insigne bleu à six branches, orné de la tête de Marianne, symbolise cet attachement à la République et à ses valeurs fondamentales : le mérite, la continuité et le sens du service public.
Chaque promotion offre un instantané de la société française : des parcours divers, des origines sociales variées, mais une même volonté de contribuer au bien commun.
Une reconnaissance institutionnelle, mais aussi humaine
À l’approche du 15 novembre, des milliers de propositions sont à l’étude. Certains récipiendaires recevront leur décoration dans le cadre officiel d’une préfecture ou d’une ambassade ; d’autres, au sein de leur commune, en présence de leurs proches.
Qu’elle soit remise dans un grand salon ou une salle municipale, la médaille symbolise la reconnaissance de la collectivité envers un engagement individuel.
Au-delà de la distinction elle-même, l’Ordre national du Mérite témoigne d’une volonté de valoriser le travail, le dévouement et la responsabilité partagée. Dans une société en quête de repères, il rappelle que la République continue à distinguer ceux qui la servent concrètement, au quotidien.
Depuis 11 ans, les Français de l’étranger participent au Téléthon, ce marathon télévisuel caritatif qui permet de collecter les fonds pour aider la recherche contre les maladies rares. Quel est le programme pour cette année 2025 ?
Une mobilisation du nord au sud
Que ce soit à Tokyo, Pékin, Boston, Rabat ou Varsovie, les Français de l’étranger se sont mobilisés aux quatre coins du monde pour le Téléthon 2024. Bouquinerie solidaire, conférences sur la génétique, randonnée collective, marche symbolique, tournoi de paddle, repas solidaire dans un restaurant inclusif, défi intercontinental de comptage de pas, ventes solidaires, lotos, concerts, courses, soirées festives… Chaque année, une centaine d’animations sont organisées dans plus de 20 pays autour du globe au profit du Téléthon.
L’année dernière, il y a eu de nombreux évènements comme une marche des femmes à San Francisco sur le Golden Gate Bridge et une autre sur la Muraille de Chine. D’autres ont été innovants, comme ces bouquineries solidaires proposées à Londres et au Japon. Le Téléthon s’est aussi exporté en Terre Adélie, nous offrant un Beach Volley sur la banquise organisé par un centre de recherche français ! Ainsi, le Téléthon traverse la planète d’Est en Ouest et ce n’est pas pour rien, les Français de l’étranger ont ainsi collecté en 2024 plus de 200 000 euros dont près de 50 000 euros sur le terrain.
Les écoles en première ligne
Dans l’objectif de former des jeunes éclairés, libres et responsables qui appréhendent les enjeux du monde contemporain et ont l’ambition et les moyens de contribuer au progrès collectif, le Réseau de l’AEFE, comme les établissements affiliés à la Mission Laïque française, ont renouvelé son engagement aux côtés de l’AFM-Téléthon.
À travers des actions variées telles que des collectes, des défis sportifs ou des ateliers créatifs, vous pouvez encourager l’engagement solidaire, sensibiliser vos élèves aux enjeux de santé publique et soutenir concrètement la recherche ainsi que les personnes atteintes de maladies génétiques rares.
Se mobiliser pour le Téléthon
A moins d’un mois du Téléthon, il est encore possible de se mobiliser. Hors de France, les évènements Téléthon se déroulent tout au long de l’année. Vous avez une idée ? Le plus simple, c’est de contacter Marion, la coordinatrice du Téléthon des Français de l’Étranger. Elle vous accompagnera dans la mise en place de votre événement.
Face aux difficultés économiques et financières qui s’accumulent, les Français ne se rendent pas compte qu’ils sont protégés par l’Union européenne ou plutôt par l’euro. Ils bénéficient de la force de la monnaie européenne et du rôle de mutualisation des risques qu’elle génère. Cette situation n’est pas sans limite car il ne faut pas oublier que la France vit à crédit sur la discipline des autres.
La froide réalité des chiffres
En 2025, le déficit public français dépassera 5 % du PIB et sera deux fois plus élevé que la moyenne européenne. La dette publique est désormais supérieure à 115 % du PIB, contre 89 % pour la zone euro. Elle continue à progresser quand celle des autres Etats membres est en recul. Les dépenses publiques de la France atteignent plus de 57 % du PIB, ce qui constitue un record au sein de l’OCDE. Pour autant, toutes les collectivités publiques et les Français réclament une hausse des dépenses.
Pour stabiliser le poids de la dette publique, la France devrait consentir un effort de plus de 100 milliards d’euros, or même sur un objectif de 30 milliards d’euros aucun consensus ne se dégage au sein du Parlement. La France ne respecte pas les critères de Maastricht depuis de nombreuses années et rien ne garantit que d’ici 2029 elle puissent s’en rapprocher. En 2026, la France devrait rester le premier émetteur d’obligations souveraines, autour de 300 milliards d’euros. Pour autant, elle emprunte encore à des taux proches de ceux de ses voisins : 3,4 % sur dix ans, contre 2,6 % pour l’Allemagne (taux 2 novembre 2025). La hausse des taux de l’OAT à 10 ans est moins prononcée que celle du déficit ou de la dette.
La France a pu compter entre 2015 et 2023 la mansuétude de la Banque centrale européenne qui a absorbé près de 700 milliards d’euros de dette dans le cadre de ses programmes d’achat d’actifs. Sans elle, les marchés auraient exigé une prime de plus élevée. Elle peut compter sur la relative tolérance des États membres qui constatent le dérapage des comptes publics français sans appeler de réelles sanctions de leurs vœux. Mais, cette tolérance n’est pas sans limite. L’euro suppose que les Etats membres respectent les règles. Il y a une co-responsabilité vis-à-vis de la devise dont la force repose avant tout sur la confiance.
Un enfer sans l’euro
Et si la France sortait de l’euro, que se passerait-il ? Si la France avait sa propre monnaie, sa propre banque centrale, il est certain qu’une anticipation de défaut de la France sur sa dette publique apparaîtrait, conduisant à une dépréciation du change et à une forte hausse des taux d’intérêt. Le gouvernement serait sans nul doute contraint de demander l’aide du FMI comme ce fut le cas pour le Royaume-Uni dans les années 1970. A minima, le pays devrait, comme François Mitterrand l’avait fait au début des années 1980, solliciter plusieurs pays pétroliers comme le Qatar pour obtenir des prêts libellés en dollars afin de pouvoir régler les importations. Sans l’euro, la France serait, en effet, confrontée à un problème de réserve de changes compte tenu de son déficit commercial récurrent depuis 2003, 85 milliards d’euros en 2024. L’Allemagne dégage de son côté plus de 200 milliards d’euros d’excédents. La France ne produit pas assez. Le poids de l’industrie dans le PIB est tombé à 9,3 %, moitié moins qu’en Allemagne (19 %). Elle se situe nettement en dessous de l’Italie (15 %). La productivité horaire a reculé de 1,5 % depuis 2019, tandis qu’elle progressait de +2,5 % outre-Rhin.
Lors de ces vingt dernières années, la France s’est spécialisée dans les emplois domestiques. L’emploi public, plus de 5,7 millions de postes, est plus important en France que dans les autres pays européens.
Certains estiment que la contribution de la France est trop importante. Elle contribue à hauteur de 27,5 milliards d’euros au budget communautaire et en reçoit 20,4, mais elle bénéficie d’aides indirectes, près de 40 milliards d’euros issus du plan Next Generation EU, 9,8 milliards de la PAC, 5 milliards des fonds de transition numérique et énergétique. Par ailleurs, les aides versées aux pays d’Europe centrale permettent à ces derniers d’acheter des produits et services français ce qui concourent positivement à la croissance.
Next Generation EU
La BCE ne pourrait pas accepter un défaut (une restructuration) sur la dette de la France car compte tenu du poids de cette dernière au sein de la zone euro et de celui de ses établissements financiers, la qualité de tous les actifs financiers libellés en euros sera en jeu. Le risque d’une crise financière majeure ne serait alors pas nul, avec comme conséquence la disparition de l’euro.
Si la dérive des comptes publics français se poursuit, la BCE pourrait être contrainte d’acheter des titres publics pour empêcher un défaut de la France, avec en contrepartie une mise sous tutelle du pays. Cette garantie est pour le moment le meilleur atout de la France. Les investisseurs sont conscients que la BCE ne pourra pas se soustraire à son rôle de banquier en dernier ressort. Cette situation explique en partie les taux relativement faibles auxquels est soumise la France.
La France est devenue à son corps défendant le passager clandestin de l’Europe. Tous les autres Etats ont réalisé depuis 2022 des efforts pour maîtriser leur déficit public et leur dette. Le Portugal et la Grèce sont en excédent budgétaire. Le déficit de l’Italie est revenu en-dessous des 3 points de PIB. Pour sortir de ce rôle, elle doit renouer avec une croissance plus importante ce qui nécessite un taux d’emploi plus élevé. Un effort important en faveur de la recherche et développement est nécessaire avec un objectif à 3 % du PIB en 2030 au lieu de 2,2 % aujourd’hui. Les dépenses de R&D en Allemagne, en Suède ou au Danemark dépassent 3 points de PIB. Elles sont en hausse dans ces trois pays depuis trois ans quand elles stagnent en France. L’élévation des compétences des élèves constitue également une priorité.
Résultats aux enquêtes PISA de l’OCDE
Pour le moment, grâce à l’Europe, la France a reporté la réalisation des efforts nécessaires à la réduction de ses déficits. En revanche, elle vit à crédit et de plus en plus dans le déni. L’écart de revenus entre les ménages et ceux des Etats d’Europe du Nord tend à s’accroître. Sans sursaut, la France sera bientôt dans la seconde division européenne.
On y est, l’année 2025 se termine déjà, il est plus que temps de se pencher sur le programme des fêtes de fin d’année. En tant qu’expatrié(e), vous avez plusieurs options, souvent les Français de l’étranger en profitent pour rentrer en France mais ils peuvent aussi accueillir votre famille sur place. Après il faut aussi choisir entre un ancrage dans le terroir français ou adopter les coutumes locales. Alors que faire pour cette fin d’année 2025 ?
Noël dans son pays de résidence
Passer Noel en famille, c’est la base, les Français de l’étranger rentrent donc le plus souvent en France pour cette période surtout si on est célibataire ou qu’on est en couple avec une personne de nationalité français. Mais quand on est lié via son conjoint(e) à une famille de son pays de résidence, il est difficile d’imposer à tout le foyer de se rendre en France pour chaque Noël. Car, la tradition de Noël est, désormais, véritablement installée dans la majorité des pays de la planète. Même en Thaïlande qui est un pays bouddhiste à 95 %, les sapins, guirlandes et autres illuminations fleurissent aux abords des centres commerciaux où vous pouvez faire vos achats de Noël.
Cette année, c’est votre tour, de rester sur place ? Alors que faire ? S’adapter ou imposer un repas à la française ? Vaste sujet qui peut tendre les relations familiales. Heureusement, là aussi, vous allez bénéficier de l’influence mondiale de notre gastronomie. Pour le repas, si vous avez l’habitude de manger de la dinde et des macarons au repas de Noël, vous en trouverez certainement dans une grande surface de votre nouvelle région, à moins d’habiter un village perdu au fond de l’Amazonie ou vous trouver dans le bush australien !
Mais, vous pouvez aussi profiter de ces fêtes de fin d’année pour sortir des sentiers battus en les célébrant comme la population locale. Cela vous donnera la possibilité de goûter à la nourriture préparée pour l’occasion et d’assister aux rituels et cérémonies qui entourent cette période.
Ainsi, si passer Noël à l’étranger peut vous paraître, à première vue, déprimant à cause de votre éloignement et de l’absence de vos proches, vous pouvez, grâce aux nouvelles technologies, continuer à rester en contact avec votre famille. La joie de fêter Noël demeure intacte si vous perpétuez vos vieilles habitudes comme le repas, les cadeaux entre proches, ou la traditionnelle messe de minuit. Une autre option existe aussi, celle d’emprunter le chemin inverse et de vous investir totalement dans la découverte des traditions, rituels et cérémonies de Noël dans votre pays d’accueil.
Noël en France
S’il est évident que retrouver sa famille pour les vacances de Noël est une priorité, d’autres motivations poussent aussi les expatriés à revenir en France ! Ca peut être l’occasion de faire le plein de produits français ou de faire un « check santé » . Mais déjà comment et à quel prix rentrer en France ?
Dans un article paru en octobre, nous vous indiquions les bons plans pour obtenir un billet d’avion pour la France lors des fêtes d’année 2025 aux meilleurs prix. Si la période la plus propice est passée, il est toujours possible de trouver quelques opportunités en s’inscrivant sur les sites de monitoring dédiés aux vols comme Ratepunk. Pour ceux qui peuvent prendre le train, l’ouverture à la concurrence sur le continent européen permet multiplier les opportunités de voyager en profitant d’un tarif plus avantageux. Enfin, certains choisiront la voiture, de ce côté-là, le voyage sera surement plus onéreux que l’année dernière, le carburant étant toujours fortement taxé et les péages toujours plus nombreux.
Une fois arrivée dans l’hexagone, vous pourrez retrouver famille, amis et traditions. La France comme chaque année offrira de nombreux marchés de Noël et autres festivals. Mais vous pouvez aussi en profiter de remplir vos valises de produits français pour votre usage ou pour faire plaisir à vos proches qui vous attendent au retour dans votre pays de résidence. En sus, si votre résidence habituelle est dans un État non membre de l’Union européenne (UE) ou dans un État tiers, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) peut être déduite du prix des marchandises que vous achetez en France. N’oubliez pas en tant que lecteur Lesfrancais.press, vous pouvez profiter d’un meilleur taux de remboursement, avec Skiptax et le code LFP2025.
Certains en profitent aussi pour s’occuper de leur santé. En effet, il est possible de se faire soigne en France même quand on n’y réside pas. En effet, les expatriés qui sont résidents dans l’UE, munis de leur « carte bleue européenne » et en ayant pris le soin de vérifier les conditions de prise en charge auprès de leur organisme de prévoyance, peuvent bénéficier du système français. Il est possible d’avoir conservé sa carte vitale, soit parce qu’on est détaché, soit parce qu’on a souscrit à une des offres de la CFE. La Caisse des Français de l’étranger propose, aussi, une formule exclusive, abordable, qui permet de conserver ses droits en France. Enfin, dans tous les cas, si vous avez travaillé 15 ans en France, vous avez le droit à la couverture médicale, mais les démarches, sans carte vitale, sont plus longues.
Le mouvement Movember a éclos en 2003 en Australie. Véritable défi de deux amis, qui se sont mis en tête de ramener la moustache à la mode, en convainquant une trentaine d’hommes à faire pousser la leur tout le mois de novembre. En 2004, ils décident de rattacher une cause à leur mouvement, en recueillant l’équivalent de 50 468 $ en dons pour la Fondation australienne du cancer de la prostate (PCFA) à l’aide de 480 participants. Echo de l’Octobre rose, le Movember est né et depuis il se répand sur la planète entière. Pour les Français de l’étranger, on fait le point sur les actions en cours en ce mois de novembre 2025.
Près de 30 pays en 2025
Ainsi, au fil des années, Movember a pris une tournure internationale, alors qu’il s’étend en premier lieu vers la Nouvelle-Zélande en 2006, puis vers le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Espagne en 2007. Pas moins de 20 pays ont participé en 2023, marquant les 20 ans du mouvement, cette année, plus de 30 pays devraient apporter leur contribution.
Selon les données rapportées l’an dernier, Movember aurait permis de recueillir plus de 1,6 milliard $ depuis 2003, en plus d’avoir financé plus de 1320 projets en santé masculine grâce à plus de 6,8 millions de participants. Pour l’année 2024-2025, le mouvement aurait généré plus de 138,4 millions de dollars australiens autour du globe, peut-on voir dans le plus récent rapport.
Les Français de l’étranger peuvent eux aussi apporter leur contribution, soit en portant tout simplement la moustache et en faisant un don à l’association locale ou à l’antenne française. Mais ils peuvent aussi donner de leur personne en participant à différents évènements comme au Vietnam en courant au Tràng An Marathon ou à Auckland le 29 novembre 2025. N’hésitez pas à taper Movember dans votre moteur de recherche, avec l’option autour de moi, pour découvrir l’évènement organisé à proximité.
250+ chercheurs connectés dans le monde entier
S’il n’y en a pas, sachez, qu’il est encore possible de créer son propre rendez-vous pour fédérer sa communauté, que ce soit en 2025 ou en 2026. Pour cela, vous disposez sur le site de l’association d’un kit.
La santé masculine
Mais si les hommes, comme les femmes, se mobilisent, c’est que la santé masculine semble être encore plus tabou que celle féminine. En effet, les hommes meurent 6 ans plus tôt que les femmes en moyenne, 75% des suicides sont commis par des hommes et les cancers de la prostate et du testicule sont parmi les cancers les plus meurtriers chez l’Homme.
La Movember Foundation considère que ces maladies sont trop peu prises en considération par les autorités sanitaires et qu’il est important d’éveiller l’opinion publique à ces problématiques. Car à l’inverse des femmes qui consultent régulièrement leur gynécologue et disposent de dépistage organisé pour le cancer du sein, les hommes ne consultent pas ou qu’en cas de symptômes tardifs le plus souvent. Aussi, ils doivent rester attentifs à des signes pouvant être évocateurs de tumeurs (difficultés à uriner, sang dans les urines, masse indolore, dure, augmentant le volume de la bourse…).
Alors après le pins rose, il est l’heure de remiser le rasoir et d’afficher avec fierté sa moustache. Car pour l’association, Movember Foundation, en publiant vos photos, vous inciterez vos proches et amis à faire des dons. Par ailleurs, chaque participant inscrit est relié à un Mo Space, un espace sur lequel il peut publier ses photos, partager des messages de soutien et faire des appels aux dons pour soutenir la cause qu’il souhaite. Les femmes peuvent, aussi, participer à Movember, soit en faisant un don, soit en participant à l’un des événements partenaires.
Entre le jeudi 6 et le lundi 10 novembre, en France, comme dans les établissements du réseau AEFE, une partie de la journée des enfants étaient dédié à la lutte contre le harcèlement scolaire. Instaurée en 2015, la journée nationale de lutte contre le harcèlement est l’occasion d’alerter sur l’urgence d’agir contre un phénomène qui touche particulièrement les enfants et les adolescents. C’est l’occasion pour nous de faire un point sur les dispositions prises par l’Agence pour l’Education Française à l’Étranger, mais aussi sur le service en ligne du plan deprévention du harcèlement, le pHARe !
Le harcèlement dans le réseau AEFE
Comme nous le révélaient, Loïc Bourdin, Conseiller technique et Rodolphe Echard, IA-IPR, tous deux en charge du dossier au sein de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, lors d’un entretien publié l’année dernière sur votre média, il n’existe pas « de données globales sur les situations de harcèlement rencontrées dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger. Les établissements n’ont pas d’obligation de remonter de manière systématique les situations de harcèlement, notamment lorsqu’ils parviennent à le résoudre. Ils disposent en revanche d’outils, proposés par l’AEFE, qui permettent d’évaluer l’importance des phénomènes de violences et de harcèlement, à savoir les questionnaires « harcèlement » et les enquêtes locales de climat scolaire (ELCS). »
Mais depuis cette rentrée, un nouveau dispositif unique de signalements des actes de violence, discrimination, harcèlement et agissements sexistes, publié au Journal officiel du 17 juillet 2024, a été totalement déployé. Celui-ci s’inscrit “dans une politique ambitieuse en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et contre tout type de violence” comme le souligne l’AEFE sur son site.
La tenue de ce nouveau service est réalisée par un prestataire privé. L’accompagnement permet à l’AEFE :
De renforcer la sensibilisation de ses personnels en matière de prévention des actes de violence, de discrimination, de harcèlement et de violences sexistes et sexuelles au travail (VSST),
D’accueillir la parole des personnes à l’origine de signalements dans des conditions optimales et adaptées,
D’assurer un traitement efficace des faits signalés
Ce mécanisme vient compléter le programme pHARe de l’Etat qui permet ainsi d’appliquer la loi française qui est particulièrement sévère sur ce point. En effet, en France, le harcèlement scolaire est un délit, puni par la loi d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 € d’amende. Les parents peuvent être tenus pour responsable pour les moins de 13 ans.
Pour contacter le pHARE, en France, il suffit de composer le 3018. D’ailleurs, le numéro fonctionne aussi, par le biais de WhatsApp mais aux horaires d’ouvertures français. Il est également possible de joindre les services du 3018 depuis l’étranger, en se connectant au site Internet de l’association e-enfance.org, par tchat ou par mail.
Le cyberharcèlement
Si 37% des élèves en France déclarent avoir déjà été harcelés, plus de la moitié des cas se poursuivent en dehors de la cour de récréation en traquant la victime sur le net et les réseaux sociaux.
C’est un constat qu’on connait depuis longtemps, le cyberharcèlement est d’ailleurs l’objet d’une journée mondiale depuis plus de 20 ans avec le « Safer Internet Day» Pour cette année scolaire, c’est la date du 10 février 2026 qui ouvrira une séquence de sensibilisation aux usages du numérique afin d’encourager les comportements responsables et positifs en ligne.
Cet événement offrira l’opportunité à la communauté éducative d’organiser des ateliers pédagogiques de sensibilisation avec la mise à disposition de kits clés en main par « Internet Sans Crainte » sur l’IA et la citoyenneté numérique. Ce qui tombe bien puisque la thématique transversale de l’année 2025/2026 est « Cultiver la créativité et la pensée critique à l’ère de l’IA ».
En plaçant l’année 2025-2026 sous le signe de l’IA, l’AEFE s’engage à élargir le champ des possibles grâce à une maîtrise raisonnée de l’intelligence artificielle, au service de l’humain, dans une approche éthique. Tout au long de l’année, plusieurs événements et dispositifs permettront aux établissements du réseau de valoriser les innovations existantes ou à venir, de questionner les pratiques, de tester en classe, d’investir des parcours de formation, de sensibiliser une communauté éducative large. La date du 10 février 2026 sera donc particulièrement propice à former les jeunes élèves des écoles, collèges et lycées français à l’étranger.
Regarder la vidéo du ministère de l’Éducation nationale
Depuis son ouverture en 2019, le National Centre for Gaming Disorders, au Royaume-Uni, a accueilli des centaines d’adolescents, parfois poussés par leurs parents, venus chercher de l’aide contre leur addiction aux jeux vidéo. Mais les jeunes ne sont plus les seuls patients à franchir les portes de ce centre : un nouveau profil émerge. Les spécialistes de l’addiction vidéoludique y ont déjà traité 67 personnes de plus de quarante ans. La doyenne, une femme de 72 ans, était dépendante aux jeux sur son smartphone.
Le numérique, un débat de société
Dans de nombreux pays, la limitation de l’accès aux smartphones, aux jeux vidéo et aux réseaux sociaux pour les jeunes fait l’objet d’intenses débats. Le psychologue social Jonathan Haidt parle d’une « génération anxieuse », à qui les écrans auraient volé l’enfance. Les gouvernements multiplient les restrictions : interdiction des téléphones dans les classes, campagnes pour une « enfance sans smartphone ». En Australie, l’usage des réseaux sociaux sera interdit aux moins de seize ans à partir de décembre.
Mais les jeunes ne sont plus les seuls concernés. À mesure que les sexagénaires familiers du numérique prennent leur retraite, leur temps d’écran augmente. Certains seniors vivent désormais à travers leur smartphone, comme les adolescents, observe Ipsit Vahia, directeur du Technology and Ageing Laboratory du McLean Hospital, rattaché à la Harvard Medical School.
Les baby-boomers davantage accros aux écrans que les jeunes adultes
Les personnes âgées ont toujours été de grandes consommatrices de télévision, mais elles se tournent désormais vers les plateformes numériques. Un temps libre accru, une mobilité réduite et une solitude plus marquée expliquent cette évolution. Longtemps à la traîne sur le plan technologique, les seniors rattrapent leur retard : avec le départ à la retraite des baby-boomers, le numérique s’impose dans leur quotidien.
Selon une étude menée dans sept pays par l’institut GWI, les plus de 65 ans sont désormais plus nombreux que les moins de 25 ans à posséder une tablette, une liseuse ou un ordinateur portable. Les grandes entreprises de la tech s’adaptent : Apple commercialise des écouteurs servant aussi d’aides auditives et des montres capables d’effectuer un électrocardiogramme ou d’appeler les secours en cas de chute. 17 % des plus de 65 ans possèdent aujourd’hui une montre connectée. Et la génération suivante s’annonce encore plus technophile : près d’un cinquième des 55-64 ans détient déjà une console de jeux.
Avec la généralisation de ces appareils, le temps d’écran des seniors ne cesse d’augmenter. Leurs comportements convergent avec ceux du reste de la société : la consommation de télévision et de radio reste stable, tandis que le temps consacré aux réseaux sociaux, aux jeux et au streaming explose. Selon Ofcom, les Britanniques de plus de 65 ans passent désormais plus de trois heures par jour en ligne, soit la moitié du temps des 18-24 ans. En cumulant télévision et appareils connectés, les retraités passent davantage de temps devant un écran que les jeunes adultes.
L’autre addiction silencieuse
Dans les pays les plus numérisés, cette évolution inquiète autant que celle observée chez les adolescents. En Corée du Sud, une étude de 2022 estime que 15 % des 60-69 ans sont à risque d’addiction au smartphone. Au Japon, une autre recherche établit un lien entre usage intensif des écrans et baisse de l’activité physique chez les aînés.
En Chine, un sondage auprès des plus de 60 ans associe l’usage des écrans à une dégradation du sommeil. Les écrans encouragent-ils la sédentarité ou constituent-ils le refuge de ceux que l’immobilité retient déjà chez eux ? Les seniors sont exposés à des risques spécifiques : leur téléphone, souvent lié à leur compte bancaire, les expose à la tentation des microtransactions (loot boxes) et, surtout, aux escroqueries en ligne. Dans de nombreux pays émergents, WhatsApp est devenu un outil universel de communication et de commerce… mais aussi une plateforme prisée des fraudeurs.
Souvent isolés, les retraités n’ont personne pour les alerter en cas de fraude. Les médecins voient rarement les seniors pour une addiction aux écrans, mais celle-ci se cache derrière d’autres symptômes : insomnie, anxiété, irritabilité. Certains patients âgés développent des troubles du sommeil par crainte des arnaques en ligne : d’autres souffrent d’angoisse face au défilement compulsif d’informations anxiogènes sur les réseaux sociaux. L’exposition répétée à des contenus alarmistes ou trompeurs constitue un risque cognitif. Les plus de 65 ans sont deux fois plus nombreux que les jeunes à consulter régulièrement des sites ou applications d’actualité.
Les vertus d’un usage raisonné
Les services en ligne peuvent toutefois jouer un rôle bénéfique pour les seniors : ils réduisent la solitude, favorisent le lien familial et offrent de nouvelles activités. Les applications de messagerie rapprochent les générations ; d’autres permettent de pratiquer du sport, de suivre des conférences ou d’apprendre en ligne.
Contrairement à l’idée d’une « démence numérique », une méta-analyse publiée en avril, portant sur plus de 400 000 adultes, montre que les plus de 50 ans utilisateurs réguliers de dispositifs numériques présentent un déclin cognitif moindre que ceux qui s’en abstiennent. La causalité reste difficile à établir : peut-être les esprits les plus alertes sont-ils aussi les plus connectés ?
La prochaine étape : la réalité virtuelle
La réalité virtuelle (VR) constitue désormais une nouvelle frontière. Elle permet aux personnes confinées chez elles de voyager dans le temps et l’espace. Le Dr Vahia raconte avoir proposé à une patiente de 85 ans souffrant de dépression une séance immersive la ramenant dans la maison de son enfance, puis dans son école primaire. Ce voyage virtuel a ravivé des souvenirs enfouis et apaisé des conflits anciens.
Une solitude connectée
Après la jeunesse happée par les écrans, c’est désormais la vieillesse qui s’y abandonne, entre dépendance douce, consolation numérique et solitude connectée.
L’écran devient à la fois miroir et refuge, substitut de lien social et prolongement de la mémoire. Le défi des années à venir sera de préserver la dimension humaine du numérique afin que la technologie reste un outil de vie et non une échappatoire à la vie elle-même.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rencontrera la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, lundi 10 novembre, afin d’éviter le rejet de la proposition de budget 2028-2034 — une menace brandie par les eurodéputés depuis la présentation du projet par la Commission en juillet. C’est ce qu’a confirmé jeudi 6 novembre un fonctionnaire de l’UE.
Un budget de 2 000 milliards d’euros
Le projet de la Commission visant à fusionner les subventions agricoles et régionales dans des programmes nationaux négociés avec Bruxelles, qui représente une enveloppe de 865 milliards d’euros sur un budget de 2 000 milliards d’euros, a suscité une vive opposition de la part des régions, des agriculteurs et des eurodéputés.
À la suite d’une réunion de haut niveau avant la date butoir du 12 novembre fixée par le Parlement pour exiger des ajustements à la proposition budgétaire, le commissaire européen au Budget, Piotr Serafin, a déclaré que l’exécutif envisageait des « changements juridiques » et que Ursula von der Leyen inviterait Roberta Metsola et la présidence tournante du Conseil, actuellement occupée par le Danemark, à une réunion formelle.
Un fonctionnaire de l’UE a confié à Euractiv que la réunion aurait lieu aujourd’hui lundi 10 novembre, soit deux jours avant la date limite fixée par le Parlement. Pour l’heure, l’on ignore encore qui représentera le Conseil à cette réunion.
Nous mettrons l’article à jour dès que les premières informations seront connues.
Si le marathon budgétaire se poursuivra cette semaine à l’Assemblée comme au Sénat, certaines dispositions ont, déjà, été votées. Cependant, il est important de noter que ces nouvelles dispositions ne s’appliqueront que si le budget, dans sa globalité, est adopté par la représentation nationale lors du vote solennel. Rien n’est donc moins sûr, on fait le point pour les Français de l’étranger sur cette inflation fiscale qui peut frapper la France !
Le durcissement de l' »exit tax »
L’Assemblée a approuvé un amendement de Jean-Philippe Tanguy (RN) qui rétablit l' »exit tax », ou taxe d’expatriation, dans sa version d’origine. Cet impôt avait été créé sous Nicolas Sarkozy pour freiner l’évasion fiscale des actionnaires, avant d’être très fortement raboté par Emmanuel Macron en 2018.
Cet amendement a été soutenu par le RN et son allié de l’Union des droites pour la République (UDR), tandis que les macronistes, les centristes et la droite l’ont rejeté. La gauche s’est largement abstenue. La mesure doit rapporter 70 millions d’euros, selon la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
La hausse de la CSG sur les revenus du capital
Si vous avez des revenus issus d’un capital (actions, placements, immobiliers) et que vous résidez hors de l’Union européenne, vous êtes concerné(e). C’était l’une des propositions des socialistes pour financer la suspension de la réforme des retraites : après de vives tensions à gauche, les députés ont approuvé un amendement de Jérôme Guedj qui prévoit une hausse de la Contribution sociale généralisée sur les revenus du capital. Il s’agit de relever le taux de la CSG de 9,2% à 10,6% sur certains revenus de l’immobilier, de l’épargne et de placements (produits de contrats d’assurance-vie, dividendes, épargne salariale, Plans épargne logement), ou des plus-values immobilières et mobilières, comme les ventes d’actions.
Selon les socialistes, cela permettrait de rapporter 2,66 milliards d’euros supplémentaires aux caisses de la Sécurité sociale. Leur amendement a été soutenu par la gauche, une partie des macronistes et des centristes, tandis que LR et le RN s’y sont opposés.
Durcissement du pacte Dutreil sur la transmission d’entreprise
Créé en 2003, le pacte Dutreil allège la fiscalité lors des transmissions familiales d’entreprises. Les députés se sont écharpés sur son coût pour l’État et l’optimisation fiscale qu’il engendre, selon un rapport de la Cour des comptes à paraître.
Ils ont finalement adopté un amendement du macroniste Jean-René Cazeneuve pour mieux l’encadrer, en excluant les biens non professionnels afin d’éviter qu’il soit détourné pour réduire les droits de succession. Cette mesure a été soutenue par la gauche, mais elle a divisé les macronistes et a été rejetée par la droite, tandis que le RN s’est abstenu.
La taxe sur les holdings patrimoniales
Le patron des députés Les Républicains, Laurent Wauquiez, a obtenu l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings patrimoniales, à l’initiative de son groupe. Le gouvernement proposait à l’origine une taxe de 2% sur les holdings détenant au moins cinq millions d’euros d’actifs, avec de nombreuses exceptions, notamment l’exclusion des biens professionnels. Elle était censée rapporter un milliard d’euros. L’amendement adopté réduit le nombre de holdings concernées, en relevant le seuil de détention par une personne physique de 33% à 50%, et limite l’assiette de la taxe en listant les types de biens concernés. « A la fin, cette taxe n’est plus un gruyère, c’est une chips : ça ne concerne plus personne« , a fustigé le socialiste Philippe Brun.
L’alignement de l’abattement sur les successions pour les beaux-enfant
« L’idée est de moderniser notre fiscalité sur les successions pour prendre en compte les familles recomposées et donner un signal important et attendu de modernité« , a assuré le macroniste David Amiel. Le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État a repris à son compte un amendement du député Jean-René Cazeneuve visant à aligner l’abattement sur les successions pour les beaux-enfants sur celui des frères et sœurs, en passant « de 1 594 euros à 15 932 euros« . L’Assemblée nationale l’a adopté.
Participation minimale des étrangers non européens à leurs frais de santé
La création d’une participation minimale pour les ressortissants étrangers non-européens bénéficiant de la protection universelle maladie a été votée. Cette cotisation sera obligatoire pour l’ouverture et le maintien de leur droit à cette protection s’ils sont titulaires d’un visa long séjour « visiteur ». Cette mesure vise ouvertement les retraités américains installés en France, mais elle pourrait aussi frapper les conjoint(e)s des Français qui ont décidé de (re)venir en France pour passer leur retraite dans l’hexagone.
A l’Assemblée, les parlementaires ont aussi voté un amendement du Rassemblement national qui modifie profondément le taux applicable lors du rachat d’actions, en le portant à 33% au lieu de 8%. Cet amendement doit rapporter 8 milliards d’euros, selon le député RN Kévin Mauvieux. De son côté, La France Insoumise a réussi à faire adopter, lors d’un vote très serré, un amendement instaurant une taxe exceptionnelle sur les superdividendes.
La contribution sur les hauts revenus
La contribution différentielle sur les hauts revenus, instaurée en 2025 dans le budget du gouvernement Bayrou, a été prolongée. Au premier jour de l’examen du budget, les députés ont largement approuvé (279 pour et 25 contre) le maintien de ce dispositif jusqu’au passage du déficit sous les 3% du produit intérieur brut (PIB), ce qui pourrait intervenir en 2029, selon les objectifs du gouvernement. Initialement, ce dernier défendait une prolongation pour la seule année 2026.
Cette mesure fixe un taux minimal d’imposition de 20% pour les ménages dont les revenus dépassent 250 000 euros par an, soit 24 000 ménages, selon le gouvernement. Elle doit rapporter 1,5 milliard d’euros en 2026, d’après l’exécutif. C’est un alignement entre ceux restés en France, qui ne bénéficient donc plus des tranches basses du barème, sur l’impôt libératoire proposé aux non-résidents. Un appel du pied des députés au départ de France ?
L’impôt sur la fortune improductive
Une alliance de députés PS, RN et MoDem a approuvé une modification de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui intègre dans l’assiette de l’impôt « les actifs improductifs » tels que les « biens immobiliers non productifs, biens meubles corporels (objets précieux, voitures, yachts, avions, meubles meublants, etc.), actifs numériques, assurance-vie pour les fonds non alloués à l’investissement productif« , en excluant la résidence unique ou principale, comme le souhaite de longue date le Rassemblement national.
Si le PS s’est réjoui d’un rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), La France insoumise a au contraire jugé que l’impôt sur la fortune immobilière était « affaibli« . Le RN a salué le vote d’une mesure « inspirée » de son programme. Le décret d’application permettra d’affiner la portée du texte pour les expatriés. En l’état, selon les interprétations, la notion de résidence unique pour un foyer fiscal (là aussi, il sera pertinent de se pencher sur la définition de celui-ci, il semble ne pas exclure la possibilité d’être partiellement fiscalisé en France) pourrait répondre aux requêtes des Français de l’étranger. Ces derniers, à travers leur parlementaire, veulent voir la création d’une notion de résidence de repli (assimilable à une résidence principale). Avec cette interprétation, cela rétablirait une égalité entre les Français lors de la vente du bien principal et permettrait à ceux qui sont au seuil de l’ancien IFI de s’en éloigner.
Les députés ont très largement approuvé un amendement de La France insoumise pour taxer les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réalisée en France et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale. La mesure a recueilli les voix des différents groupes de gauche et celles du Rassemblement national, contre celles du camp gouvernemental (207 contre 89). Le gouvernement y était opposé. Cet « impôt universel » sur les multinationales, inspiré de l’association Attac et de l’économiste Gabriel Zucman, pourrait rapporter 26 milliards d’euros au budget de l’État, selon ses défenseurs. Pour le ministre de l’Économie, Roland Lescure, ce serait « 20 milliards d’ennuis » en plus pour la France, signataire de plus de 125 conventions fiscales avec 125 pays. En effet, il est garanti que ce texte est en contradiction avec le droit européen et/ou les conventions fiscales.
L’adoption de ce texte est, peut-être, la démonstration, la caricature, du problème français. Élus, comme nos compatriotes dans l’hexagone, n’ont pas intégré les nouvelles règles du jeu européen comme mondial. En 2025, sans sa zone d’influence héritée de la colonisation, sans présence militaire structurée hors de France (à quelques exceptions), intégré à l’espace commun européen, et exsangue de ses dettes, notre pays ne dispose plus des outils nécessaires à cette souveraineté mondiale à laquelle aspirent les députés ! Comme pour l’impôt universel, voulu par les extrêmes de l’Assemblée nationale, une telle mesure est inapplicable et ne répond pas aux urgences du moment.