Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 21 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Mercosur : la députée des Français du continent s’y oppose – Le Téléthon débarque à Boston – Un manteau neigeux sur la France
Éléonore Caroit revient sur le voyage d’Emmanuel Macron en Amérique du Sud
Et on parle bien sûr du Mercosur qui est devenu un « objet qui cristallise beaucoup de mécontentements», mais ceux-ci, parfois, n’ont rien à voir avec le Mercosur pour Eléonore Caroit, la députée des Français de la 2ème circonscription. Autour du débat en France sur cet accord commercial, Eléonore Caroit constate ainsi « qu’il y a des informations qui ne sont pas tout à fait exactes et qui circulent ». Et elle demande ainsi à être « précise » et à ne pas « stigmatiser » sur ce qui se passe en Amérique du Sud. D’ailleurs, rappelle-t-elle, il ne faut pas oublier ce qu’est ce traité UE-Mercosur : un « accord ambitieux ». Pour autant, la position de la France sur ce texte n’a pas changé. C’est la même que celle défendue en 2019. Elle s’y oppose ! La parlementaire approuve cette position.
Le Téléthon à Boston
Depuis 1987, l’Association française contre les myopathies (AFM) organise le Téléthon. Cet événement caritatif permet, entre autres, de financer des projets de recherches médicales. Les dons versés sont également utilisés pour aider le quotidien des familles touchées par la maladie. Le Téléthon sera organisé en France les 29 et 30 novembre prochains. Mais il a aussi traversé les frontières. D’ailleurs, certaines actions sont déjà lancées, notamment aux Etats-Unis. Pour en parler, Lesfrancais.press a donné la parole au Docteur Matthias Lambert qui réside actuellement outre-Atlantique. Il connaît très bien la maladie. Il la vit chaque jour à la fois comme patient, mais aussi en tant scientifique. Un témoignage riche d’enseignements.
32 départements français en vigilance jaune pour un risque lié aux chutes de neige
Dans un bulletin publié ce mercredi 20 novembre dans l’après-midi, Météo-France indique le placement en vigilance orange de plusieurs départements pour un risque de neige-verglas. Cette prévision annonce l’arrivée de chutes de neige sur le territoire jeudi 21 novembre, dans le sillon de la tempête Caetano. Les précipitations neigeuses devraient s’étendre sur un axe allant de la Bretagne-Normandie jusqu’à la région Bourgogne-Franche-Comté, avec une limite pluie-neige coupant la France en deux au niveau de Nantes.
C’est ainsi que se termine ce bulletin des Français de l’étranger. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !
Depuis 1987, l’Association française contre les myopathies (AFM) organise le Téléthon. Cet événement caritatif permet, entre autres, de financer des projets de recherches médicales. Les dons versés sont également utilisés pour aider le quotidien des familles touchées par la maladie. Le Téléthon sera organisé en France les 29 et 30 novembre prochains. Mais il a aussi traversé les frontières. D’ailleurs, certaines actions sont déjà lancées, notamment aux Etats-Unis. Pour en parler, Lesfrancais.press a donné la parole au Docteur Matthias Lambert qui réside actuellement outre-Atlantique. Il connaît très bien la maladie. Il la vit chaque jour à la fois comme patient, mais aussi en tant scientifique. Depuis Boston, un témoignage saisissant où courage et espoir se mélangent pour ne faire qu’un.
Partir aux Etats-Unis pour vivre ses rêves
Originaire du Nord de la France, le Docteur Matthias Lambert a cette particularité d’être un patient-chercheur. En effet, il est non seulement atteint d’une forme rare de la myopathie, mais il effectue aussi de la recherche médicale sur cette maladie en tant que docteur en biologie. C’est donc cette double expérience qu’il partage dans les actions qu’il co-organise, dans la région de Boston, en faveur du Téléthon. Au cours de ce podcast, il nous parle aussi d’empathie, de force de vivre et de volonté de se battre.
Operation du Téléthon à Boston
Après avoir obtenu son doctorat en sciences de la vie et de la santé à l’université de Lille en 2016, il rejoint, quelques semaines plus tard, le pays de l’Oncle Sam. Direction le Massachusetts où il travaille sur la dystrophie musculaire de Duchenne à l’hôpital des enfants de Boston. Il intègre aussi la Harvard Medical School. Pourquoi ce souhait de partir outre-Atlantique ?
« Ce départ aux Etats-Unis, c’est une envie d’aventure. Avec mon handicap j’ai toujours été limité, ce corps est une prison pour moi. Alors j’ai eu envie de vivre mes rêves »
Docteur Matthias Lambert
En outre, exerçant son métier de scientifique aux USA, et en se basant sur son expérience, notre invité estime-t-il que la recherche médicale est plus facile, plus rapide, aux Etats-Unis qu’en France ou qu’en Europe ? Au cours de ce podcast, le Docteur Lambert nous répond « oui », en donnant des explications à cela. Notamment, il met en avant la confiance accordée plus facilement aux jeunes !
Le handicap, c’est aussi une valeur ajoutée
Lors de cette interview, le docteur Lambert revient aussi sur ce qu’il vit au quotidien avec sa maladie. Et le lien qu’il développe aussi avec les autres. Et même s’il est « difficile de voir sa maladie progresser, et de s’adapter ainsi chaque année à de nouvelles limites », notre invité souhaite également mettre en avant le fait que :
« Le handicap peut être une plus-value dans un laboratoire, dans une entreprise »
Docteur Matthias Lambert
Et si des premières victoires ont déjà été remportées sur différentes formes de myopathie, il reste encore à faire. C’est aussi tout l’enjeu du Téléthon.
Le Téléthon 2024 aux Etats-Unis : les actions à Boston
Atteint par une forme très rare de myopathie, le Docteur Mathias Lambert souhaite « ouvrir des voies ». A la fois, par son travail dans la recherche médicale, pour de futures possibles thérapies, mais aussi pour montrer que
« Une personne souffrant de myopathie doit aussi avoir des rêves et des buts dans la vie (…) C’est un message fort du Téléthon. »
Docteur Matthias Lambert
C’est cette double expérience, de chercheur et de patient que notre invité partage dans les actions qu’il co-organise pour le Téléthon aux Etats-Unis. À Boston, le lancement des opérations pour cet événement caritatif s’est effectué le 2 novembre dernier. Des prochains rendez-vous sont aussi programmés, allant de la vente de pains et de viennoiseries à l’organisation d’une marche, en passant par une soirée spéciale, des cours de Yoga et bien d’autres activités encore. Voici la liste pour participer à ces opérations du Téléthon 2024 sur Boston :
Pour conclure notre interview, le docteur Matthias Lambert nous livre aussi un de ses secrets. Ou puise-t-il toute son énergie ? Elle viendrait, entre autres, de trois femmes marquantes dans sa vie. Pour savoir lesquelles, nous vous invitons à écouter l’intégralité de ce podcast. Merci à tous pour votre mobilisation en faveur du Téléthon 2024. Avec ses actions en France, mais aussi avec les opérations organisées par les Français de l’étranger à Boston, et également un peu partout dans le monde.
Cliquez sur le Logo pour faire un don au Téléthon – Boston :
Cette semaine le président de la République, Emmanuel Macron, est en déplacement officiel en Amérique du Sud. Aussi, pour nous parler de la visite du Chef de l’Etat dans cette région du monde, Lesfrancais.press reçoit Eléonore Caroit. La députée de la 2eme circonscription des Français établis hors de France (Amérique centrale, Amérique du Sud et Caraïbes) décrypte les rendez-vous présidentiels et ne balaye aucun des sujets. D’ailleurs sur le Traité UE-Mercosur, elle demande à ce que l’on soit précis sur ce texte et à ne pas « stigmatiser » et utiliser la situation pour d’autres motifs, nous dit-elle. Pour savoir pourquoi la parlementaire défend cette position, écoutez son interview en podcast Lesfrancais.press
Eléonore Caroit, la députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
Élue députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes pour la première fois en 2022, le Conseil constitutionnel a, par la suite, annulé ce résultat électoral. En janvier 2023 les sages de la rue Montpensier ont effet mis en avant un dysfonctionnement sur l’organisation générale du scrutin en ligne. Une nouvelle élection législative est alors organisée en avril 2023. Et, se représentant devant les électeurs de la 2eme circonscription des Français établis hors de France, Eléonore Caroit regagne son siège billet à l’Assemblée nationale.
Le Président de la République Emmanuel Macron
Avocate de formation, spécialisée en droit international, Eléonore Caroit est également réélue en juillet 2024, après la dissolution décidée par le Président de la République. Au Palais Bourbon, elle siège actuellement en tant membre apparentée du groupe Ensemble pour la République, présidé Par Gabriel Attal.
Pourquoi cette visite présidentielle en Amérique latine ?
Après s’être rendu au Maroc en visite officielle fin octobre, et avant des rendez-vous prévus début décembre en Arabie saoudite, le président Macron effectue donc, cette semaine, ce déplacement en Amérique du Sud. Une nouvelle façon pour le chef de l’Etat français de s’exprimer depuis la nomination de Michel Barnier à Matignon ?
« Depuis que je suis élue, je demande au président de la République de s’intéresser à l’Amérique latine (…), donc je suis très heureuse qu’il puisse se rendre dans trois pays. »
Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
La parlementaire souhaite d’ailleurs qu’Emmanuel Macron puisse faire d’autres futurs déplacements, sa circonscription couvrant 33 pays.
France-Argentine : quelle relation ?
La première étape de cette venue du locataire de l’Elysée en Amérique du Sud fut l’Argentine. Emmanuel Macron a rencontré son homologue, le président argentin, Javier Milei. Sur le papier, de nombreux sujets les opposent, que ce soit celui du changement climatique ou bien encore le traité UE-Mercosur. Notre invitée retient avant tout le message suivant :
« Il y a une véritable amitié entre le peuple français et le peuple argentin, et cela va bien au-delà des gouvernements qui peuvent changer. »
Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
Ainsi, l’Argentine reste un partenaire avec lequel la France doit continuer à travailler.
Traité UE – Mercosur : un débat en France utilisé à d’autres fins ?
Actuellement, la mise en œuvre du traité de libre-échange Mercosur revient sur toutes les lèvres. Destiné à faciliter les échanges commerciaux entre l’UE et cinq pays d’Amérique latine (Argentine, Brésil, Bolivie, Paraguay, Uruguay), cet accord serait sur le point de devenir effectif, alors que la France s’y oppose. Notre pays semble en effet isolé, la plupart des membres de l’Union européenne y seraient favorables. La parlementaire rappelle qu’en 2019 notre pays s’est opposé à l’entrée en vigueur de ce traité, en demandant notamment des garanties environnementales supplémentaires, et des règles de réciprocité. Aussi, les positions entendues sur la scène nationale française interrogent parfois. Pour notre invitée :
« Le débat public français autour du Mercosur est biaisé »
Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
C’est devenu, entre autres, un « objet qui cristallise beaucoup de mécontentements très légitimes », mais ceux-ci, parfois, n’ont rien à voir avec le Mercosur, poursuit notre invitée. Autour du débat en France sur cet accord commercial, Eléonore Caroit constate ainsi « qu’il y a des informations qui ne sont pas tout à fait exactes et qui circulent ». Et elle demande ainsi à être « précise » et à ne pas « stigmatiser » sur ce qui se passe en Amérique du Sud.
Eléonore Caroit à la tribune de l’Assemblée nationale
D’ailleurs, rappelle-t-elle, il ne faut pas oublier ce qu’est ce traité UE-Mercosur : un « accord ambitieux ». Pour autant, la position de la France sur ce texte n’a pas changé. C’est la même que celle défendue en 2019. Elle s’y oppose ! La parlementaire approuve cette position. En effet, il manque toujours un addendum environnemental, des clauses miroirs, des garanties pour nos agriculteurs. Notre pays est donc cohérent dans la défense de ses intérêts. Toutefois, nous déclare l’élue à l’Assemblée nationale pour les Français d’Amérique du Sud :
« Ne pas oublier qu’il est important de commercer avec les pays du Mercosur tout en respectant les nomes et les contraintes que nous nous imposons »
Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
Le risque est notamment de laisser la Chine prospérer dans cette région. D’ailleurs après le G20, son président, Xi Jinping, se rendra au Brésil en visite d’Etat.
Depuis le Chili : un appel à la ratification du traité BBNT sur la protection des océans
Une des autres étapes de cette tournée en Amérique du Sud emmène le Président de la République, Emmanuel Macron, au Chili. Il va s’exprimer sur les océans et les espaces maritimes qui n’appartiennent pas à la juridiction des Etats. À notre micro, Eléonore Caroit explique pourquoi ce pays est stratégique dans ce programme de défense environnementale. Il a notamment été un des premiers a ratifié le premier traité international pour protéger la haute mer, connu sous le signe anglais BBNJ.
« La présidence du Président Emmanuel Macron au Chili enverra un message très important sur les Océans, et sur la nécessité de ratifier le traité BBNJ pour qu’il puisse entrer en vigueur »
Éléonore Caroit, députée des Français d’Amérique Latine et des Caraïbes
Rappelons que la ville de Nice accueillera la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC), un sommet sur ce sujet, en juin prochain. Et que 2025 sera d’ailleurs l’année des Océans et de la biodiversité marine en France.
Éléonore Caroit s’exprimant lors de la rencontre organisée avec la communauté française au Chili
Enfin, en marge de ce déplacement d’Emmanuel Macron, la parlementaire a organisé une rencontre avec la communauté française à Santiago du Chili. Aussi, pour conclure cette interview, la question est posée à la députée de la 2eme circonscription des Français établis hors de France : quelles sont les problématiques des expatriés que vous avez remontées au Président de la République durant cette visite ? Pour connaître la réponse de la parlementaire, et aussi vous immerger dans cette visite présidentielle française en Amérique du Sud, écoutez l’intégralité de ce podcast Lesfrancais.press.
La route a été tracée par le premier ministre lors du discours de Politique générale. Michel Barnier souhaite, donc, rapprocher Atout France et Business France, pour faire des économies budgétaires. La fusion de ces deux structures chargées de l’attractivité de l’Hexagone, l’une auprès des investisseurs étrangers, l’autre auprès des touristes, sera amorcée « dès 2025, notamment en vue d’une réorganisation de leur réseau à l’étranger et d’une mutualisation de leurs moyens », selon le projet de loi de finances de 2025, présenté jeudi 10 octobre.
C’est l’occasion pour nous de rappeler les missions de ces deux organes bien connus des entrepreneurs expatriés et d’entendre les avis des experts sur cette fusion.
Atout France
Tout d’abord, essayons de comprendre, les missions de ces organismes en commençant par Atout France. Cette agence prend en charge la promotion touristique de notre pays, c’est, pour simplifier, le méga office de tourisme en charge de la marque France. Et ce n’est pas une mince affaire, car le tourisme en France, c’est 8 % du PIB, et deux millions d’emplois directs et indirects.
C’était il y a un peu plus de 15 ans. Atout France était construit, déjà, sur la fusion de deux structures : Maison de la France et Odit France.
Business France et Atout France : une fusion pour quoi faire ?
Le Code du tourisme définit clairement le rôle d’Atout France. Le groupement d’intérêt économique (GIE) n’est pas l’État. Mais l’agence est placée sous la tutelle du ministre chargé du Tourisme, et poursuit « un triple objectif de promotion du tourisme en France, de réalisation d’opérations d’ingénierie touristique et de mise en œuvre d’une politique de compétitivité et de qualité des entreprises du secteur ». Mieux : « Elle définit la stratégie nationale de promotion de la destination France » conformément aux orientations arrêtées par l’État. »
Ces missions principales sont :
Promouvoir la France et ses destinations à l’international
Faire rayonner les marques mondiales, comme point d’entrée dans les territoires
Appuyer le développement des territoires
Contribuer à la qualité et au renouvellement de l’offre au travers des classements, des labels et des immatriculations
Atout France défini donc le classement des hébergements touristiques collectifs, les fameuses étoiles pour les hôtels, les campings, les parcs résidentiels de loisirs, les résidences de tourisme et les villages de vacances. Elle est aussi présente dans les salons et organise de nombreux évènements à travers le monde.
Business France
La deuxième agence concernée par cette fusion, c’est Business France.
Cette agence nationale est au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France. Elle promeut l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. Elle gère et développe le VIE (Volontariat International en Entreprise).
Créée le 1er janvier 2015, Business France est issue de la fusion d’UBIFRANCE et de l’AFII (Agence française pour les investissements internationaux).
Les trois principales missions de l’agence sont :
Le développement international des entreprises et de leurs exportations
La prospection et l’accueil des investissements internationaux
L’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires
Pourquoi une fusion ?
Le projet de fusion vise notamment des économies. L’agence de promotion du tourisme emploie 320 personnes en France comme à l’étranger (29 bureaux), et dispose jusqu’à maintenant d’une subvention annuelle de l’État de près de 30 millions d’euros. Structure d’accompagnement des entreprises françaises à l’international, Business France compte pour sa part près de 1 500 collaborateurs dans 110 pays.
Business France et Atout France : une fusion pour quoi faire ?
Pour autant, ce n’est pas vraiment une surprise. Il y a longtemps qu’une réforme de l’organisation de l’Atout France est discutée. En mai, lors d’un comité interministériel du tourisme, le gouvernement avait annoncé son désir de moderniser cet organisme qui, selon Dominique Marcel, président de l’Alliance France Tourisme, a perdu de son dynamisme initial. Des critiques régulières sont formulées à l’encontre de sa stratégie internationale ainsi que de sa déconnexion avec l’environnement économique français.
Cependant, dans cette agence, la nouvelle d’une fusion a été douloureusement reçue. Notamment parce que Business France est quatre fois plus grand et il n’y a pas d’égalité entre les deux agences. Hervé Novelli, qui a contribué à la création de l’agence en 2009, a souligné que la fusion n’a pas de sens car « il n’y a pas grand-chose » à partager entre les deux agences. De plus, il y a actuellement aucune stratégie claire ni de plan défini. Atout France est au centre de la réduction des dépenses publiques alors que sa subvention est modeste et que les avantages possibles de la fusion avec Business France sont loin d’être clairs. Un autre membre d’Atout France a exprimé sa surprise face à cette démarche, en se demandant où est l’intérêt public et où est la considération pour les employés.
L’instabilité politique s’installe aux États-Unis. En 2020, Donald Trump n’avait pas enchaîné un deuxième mandat consécutif. En 2024, les démocrates n’y sont pas davantage parvenus. Entre 1992 et 2016, les trois présidents – Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama – avaient, en revanche, réussi à être réélus, bien que leurs partis respectifs aient subi des défaites au Congrès, en particulier lors des élections de mi-mandat. En 2020, la défaite de Donald Trump s’explique notamment par la pandémie de Covid-19, tandis que celle de Kamala Harris, en 2024, est en grande partie la conséquence de la vague inflationniste et de l’immigration. La question est désormais de savoir quelle politique sera mise en œuvre par le nouveau président.
En janvier prochain, Donald Trump devrait disposer de tous les pouvoirs : l’exécutif, le législatif et une Cour suprême favorable. Certes aux Etats-Unis, le système institutionnel permet un équilibre raffiné des pouvoirs évitant certains excès. Néanmoins, le nouveau Président aura ainsi la possibilité, durant les deux prochaines années, de refaçonner les États-Unis et d’influencer le monde. Lors de son premier mandat, il avait dû composer avec un Congrès souvent frondeur, ce qui ne devrait pas être le cas cette fois-ci. Appliquera-t-il à la lettre son programme ou fera-t-il preuve d’un réel pragmatisme au risque de donner un plus de véracité au fameux dicton « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » ?
Des points de convergence existent entre les deux partis
Au-delà des discours de campagne virulents, des points de convergence existent entre les deux partis, ce qui pourrait conduire à une relative continuité de la politique américaine dans plusieurs domaines. En matière de protectionnisme, par exemple, Joe Biden avait conservé les grandes lignes de politique de Donald Trump. Ce dernier prévoit certes d’amplifier encore les augmentations de droits de douane, en les généralisant à tous les pays. Si tel était le cas, les conséquences potentielles seraient multiples. Les pays touchés par ces augmentations prendraient, sans nul doute, des mesures de rétorsion, enclenchant un cycle de fermeture des frontières sans précédent depuis 1945. L’Organisation mondiale du commerce pourrait, soit exclure les États-Unis, soit perdre toute crédibilité en raison de son incapacité à faire respecter les accords commerciaux multilatéraux établis au cours des quatre-vingts dernières années. Quoi qu’il en soit, le commerce international serait affecté avec, à la clé, un net ralentissement.
Les pays les plus touchés seraient ceux de l’Union européenne, pour lesquels les États-Unis sont un client majeur, ainsi que les pays émergents ou en développement dont la croissance dépend de leurs exportations.
Des États-Unis plus protectionnistes et de moins en moins prévisibles
L’isolationnisme américain pourrait aussi entraîner des conséquences en matière de sécurité pour l’Europe. Les États du Vieux Continent pourraient être amenés à accroître leurs dépenses militaires, alors même qu’ils cherchent à réduire leurs déficits publics.
@adobestock
Des États-Unis plus protectionnistes et de moins en moins prévisibles pourraient, à terme, affaiblir le dollar. Pour l’instant, la devise américaine demeure la monnaie de référence mondiale : la moitié des échanges mondiaux et 60 % des réserves en devises sont libellés en dollars, l’euro étant loin derrière. La Chine aspire à attirer davantage de pays dans sa sphère financière. Toutefois, l’absence de transparence de son marché financier et sa faible profondeur dissuadent pour l’instant les investisseurs internationaux d’utiliser le renminbi. Les autorités chinoises comptent néanmoins sur les éventuelles erreurs américaines et sur le yuan numérique de la banque centrale (e-yuan) pour renverser cette tendance.
Briser l’Union européenne, un rêve qu’il partage avec Vladimir Poutine ?
Bien que ses premières déclarations se veuillent rassurantes, Donald Trump n’avait pas ménagé l’Union européenne lors de sa campagne. Un de ses rêves, souvent exprimé à demi-mot, ne serait-il pas de briser l’Union européenne, un rêve qu’il partage avec Vladimir Poutine ? Cela pourrait toutefois avoir l’effet inverse, obligeant les Européens à relancer le processus d’intégration, en panne depuis l’échec du référendum sur le traité constitutionnel en France, il y a près de vingt ans.
Plus de quarante ans après la « révolution conservatrice » des années 1980, Donald Trump sera-t-il à l’origine d’une nouvelle révolution économique et géopolitique ? Après la décennie perdue des années 1970 et la guerre du Vietnam, Ronald Reagan avait su replacer les États-Unis à la tête des puissances occidentales avec une politique néolibérale. L’implosion de l’URSS, incapable de rivaliser technologiquement et économiquement, est l’une des victoires indirectes attribuées à l’ancien acteur devenu président. Avec son slogan « Make America Great Again », Donald Trump semble vouloir détourner les États-Unis du reste du monde, jugé source de problèmes et sans intérêt pour la population américaine. Le nouveau président ne pourra cependant ignorer que ses décisions sont susceptibles de modifier le cours de l’histoire.
La réélection de Donald Trump et la guerre en Ukraine ont figuré en bonne place à l’ordre du jour de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du Triangle de Weimar — la France, l’Allemagne et la Pologne — et de leurs homologues italien, britannique, ukrainien et espagnol, qui s’est tenu à Varsovie mardi 19 novembre.
Le ministère allemand des Affaires étrangères a confirmé la présence des ministres des Affaires étrangères de la France et de l’Italie, ainsi que de la nouvelle Haut représentante de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, à la réunion.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Espagne et de la Grande-Bretagne ont participé à distance, selon une porte-parole.
« Cette réunion est l’expression de la nécessité d’une coordination étroite entre les principaux partenaires en Europe », a-t-elle expliqué.
Même si les ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont réunis à Bruxelles lundi 18 novembre, le groupe restreint pour la réunion de mardi ont semblé conçu pour faciliter une discussion plus ciblée sans la présence des États membres de l’UE dont le soutien à l’Ukraine a été remis en question.
« Ce qui est essentiel dans cette réunion, c’est l’absence de la Hongrie et de la Slovaquie, dont la rhétorique sur la Russie et l’Ukraine est complètement différente de celle des autres États européens », a déclaré à Euractiv Pologne Wawrzyniec Konarski, un expert en politique à l’université Vistula à Varsovie.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán — proche allié de Donald Trump — a appelé à plusieurs reprises à un cessez-le-feu en Ukraine suivi de pourparlers de paix entre Kiev et Moscou, tandis que son homologue slovaque Robert Fico a mis en doute l’efficacité du soutien de l’Occident à l’Ukraine.
Selon Wawrzyniec Konarski, comme Bratislava et Budapest n’ont pas été représentés, l’atmosphère des pourparlers a été moins tendue et plus propice à un consensus.
La coalition anti-Trump de l’Europe ?
Lorsqu’il prendra officiellement ses fonctions en tant que président, Donald Trump pourrait réduire la présence militaire des États-Unis en Europe et réévaluer son approche de l’OTAN.
Au lendemain de la victoire du candidat républicain à la présidence des États-Unis, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait annoncé qu’il organiserait des entretiens avec Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique, le secrétaire général de l’OTAN et les dirigeants des États nordiques et baltes pour discuter de la coopération transatlantique et de la guerre en Ukraine.
« Dans les prochains jours, nous coordonnerons de manière très intensive la coopération avec les États qui ont un point de vue très similaire sur la situation géopolitique et transatlantique et sur la situation en Ukraine », avait-t-il déclaré au début du mois de novembre.
Selon Sébastien Maillard, conseiller spécial à l’Institut Jacques Delors, une telle coalition est nécessaire en Europe, « car il n’y a pas de chef de file clair qui puisse parler à Donald Trump au nom du bloc.»
« [Emmanuel] Macron connaît [Donald] Trump depuis son premier mandat, mais il est politiquement faible et n’obtiendra pas le soutien des autres États membres à lui seul. D’où la nécessité d’une coalition », a-t-il justifié.
De même, le chancelier allemand Olaf Scholz s’est retrouvé affaibli après la chute de son gouvernement plus tôt en novembre.
Pendant ce temps, Donald Tusk s’est imposé comme la « tête d’affiche » de l’UE en matière de défense — avec plus de 4 % du PIB dépensés par la Pologne pour la défense en 2023.
De son côté, la Première ministre italienne Giorgia Meloni est politiquement alignée avec Donald Trump.
Néanmoins, les participants à la réunion de mardi ont minimisé la possibilité d’une coalition anti-Trump. La porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a modéré les attentes concernant l’émergence d’un nouveau format européen pour contrer Donald Trump, affirmant que la réunion de Varsovie « n’a pas besoin d’être étiquetée pour le moment ».
Côté italien, Lorenzo Castellani, analyste politique et professeur à l’université Luiss Guido Carli à Rome, a également rejeté l’idée d’une coalition anti-Trump.
« De tels fantasmes n’existent qu’à Bruxelles », a-t-il réagi, ajoutant que les Européens négocieront probablement sur les demandes de Donald Trump concernant les livraisons d’armes.
Tensions avec la Russie
Si les ministres des Affaires étrangères ont discuté du futur président américain, ils ont aussi évoqué la dernière manœuvre du président sortant, Joe Biden.
Les relations entre la Russie et les États-Unis ont connu un regain de tension dimanche 17 novembre, après que l’administration de Joe Biden a autorisé l’Ukraine d’utiliser des armes fabriquées aux États-Unis pour frapper directement en Russie.
Les participants à la conférence de Varsovie ont été divisés sur la question. Paris et Varsovie ont salué l’initiative de Joe Biden, et Londres pourrait bientôt autoriser l’utilisation de ses missiles Storm Shadow en territoire russe, suivant ainsi le précédent américain.
« Il y a certaines limites pour le chancelier », a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand lundi. « Il ne veut pas que ces armes à longue portée soient livrées. Cette position ne changera pas ».
En marge du Conseil des affaires étrangères de l’UE lundi, le vice-premier ministre et ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a également réitéré la position de l’Italie sur l’utilisation d’armes par l’Ukraine.
« Notre position reste inchangée : les armes ne peuvent être utilisées que sur le territoire ukrainien », a-t-il soutenu.
Pendant ce temps, à Moscou, la décision de Washington a été accueillie fraîchement.
« Le président s’est exprimé sur cette question », a fait savoir dimanche la représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
Le 12 septembre, Vladimir Poutine avait souligné qu’une éventuelle décision d’utiliser des armes de longue portée occidentales contre la Fédération de Russie ne représenterait « rien d’autre qu’une participation directe des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN à la guerre en Ukraine ».
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 20 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Au Liban, des Français attendent toujours l’aide française – « l’Irresponsabilité budgétaire » en France – le G20 et le réchauffement climatique
Pas de reconnaissance pour les victimes de l’explosion à Beyrouth
Le 04 août 2020, deux incroyables explosions ont ravagé le port de Beyrouth. Cette catastrophe a fait plus de 250 morts, et occasionnée de nombreux blessés. Parmi eux, 50 Français. Dans un podcast sur Lesfrancais.press, une victime témoigne et s’indigne de l’absence de reconnaissance juridique de la catastrophe par la France. Sans cela, aucune démarche des autorités françaises ne pourrait être envisageable pour soutenir nos compatriotes ayant vécu cette tragédie au Liban. Toutefois le nouvel ambassadeur de France au Liban a été pris contact avec la déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV). Affaire que nous suivrons.
C’est donc au tour du Sénat de se pencher sur le projet gouvernemental, expurgé des amendements des députés, afin de se prononcer à leur tour. Cette séquence a été ouverte ce 19 novembre par la remise des conclusions du rapport d’information du Sénat sur le dérapage du déficit public. Et il est sans appel, les gouvernements précédents ont travaillé avec un « sentiment général d’irresponsabilité et de déni collectif ». Selon le rapport de la mission d’information, c’est à nouveau l’idée d’un sérieux retard à l’allumage qui ressort. « Le gouvernement connaissait l’état critique des finances publiques dès décembre 2023, il aurait dû réagir vigoureusement et il ne l’a pas fait », commentent les sénateurs. Pour autant, ces derniers ont voté aujourd’hui la réduction de l’effort demandé aux collectivités locales. Pour rappel, ce sont les élus de ces organes régionaux, départementaux ou communaux qui constituent le corps électoral qui votent pour les Sénatoriales.
Lula appelle à relever les objectifs de l’accord de Paris
Les chefs d’États et de gouvernements du G20 sont réunis à Rio depuis lundi et ont discuté en ce deuxième jour de sommet du développement durable et de la transition énergétique alors que la COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan, semble dans l’impasse sur les questions de financement. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a exhorté mardi les dirigeants du G20, lors de leur sommet annuel à Rio de Janeiro, au Brésil, à revoir à la hausse leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique. Les négociations sur le climat de la COP30 des Nations unies, que le Brésil doit accueillir l’année prochaine dans la région de la forêt amazonienne, constituent la dernière chance pour le monde d’enrayer un changement climatique irréversible, a ajouté le président brésilien.
Le G20 sous pression en sommet à Rio
C’est ainsi que se termine ce flash quotidien des expatriés. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !
Le Sénat a commencé à étudier le budget 2025 présenté par le gouvernement en octobre. Ce dernier est expurgé des amendements de l’Assemblée nationale, les députés ayant rejeté le projet. Dans une interview au JDD mise en ligne samedi, Le président du Sénat Gérard Larcher se dit favorable à ce que l’effort budgétaire demandé aux collectivités dans le budget 2025 soit réduit à deux milliards d’euros, plutôt que cinq prévus par le gouvernement.
Lutter contre la fraude
La question du fonds de réserve de 3 milliards d’euros, qui figure dans la seconde partie du PLF pas encore examinée par la commission des finances, est aussi posée. « Avec un certain nombre d’acteurs et le gouvernement, nous sommes en train de travailler sur des propositions », a-t-il précisé. Le Congrès des maires de cette semaine prochaine, auquel doit se rendre le Premier ministre Michel Barnier, pourrait être l’occasion d’un geste envers les collectivités. Les pistes d’une hausse du plafond des droits de mutation (les frais de notaire) et des hausses ciblées du versement mobilité sont notamment évoquées.
En parallèle de ces évolutions, le rapporteur général propose d’augmenter les recettes, via différents dispositifs anti-fraude et anti-abus, comme l’encadrement du crédit impôt recherche (400 millions), ou encore la lutte contre la fraude « CumCum » aux arbitrages de dividendes, pour lequel il présentera un dispositif dans un futur amendement.
Coupes dans les dépenses
La commission des finances du Sénat s’attaque également aux dépenses. Elle a ainsi approuvé un rabot de 200 millions d’euros sur l’aide médicale d’Etat, voté la suppression des crédits du service national universel (SNU) ou encore adopté un amendement pour réduire de 1 milliard d’euros le budget de la formation des enseignants. Une économie qui pourrait s’avérer illusoire, ces crédits étant déjà consommés ailleurs, selon nos sources. Les aides à l’apprentissage sont aussi dans le viseur, pour une économie de plus de 750 millions d’euros au total.
Deux amendements votés mercredi dernier en commission des finances prévoient enfin des ponctions dans les trésoreries d’opérateurs de l’Etat (650 millions d’euros pour le CNC, au lieu de 450 millions d’euros prévus, et 221 millions d’euros pour la Caisse des dépôts et consignations). « Des mesures sans effet sur le déficit public », pointe un bon connaisseur des finances publiques auprès de l’AFP, la situation de ces opérateurs étant déjà prise en compte dans le calcul.
Dans l’ensemble, les propositions de la commission des finances du Sénat aboutiraient à plus de 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires, indique le rapporteur, ce qui permettrait de ne pas dégrader le solde prévu par le gouvernement. Jean-François Husson a par ailleurs suggéré l’idée de mobiliser l’épargne des Français en lançant un « grand emprunt public mobilisateur », pour accompagner l’effort de redressement.
Après le rejet au Palais-Bourbon du volet recettes, il appartient désormais aux sénateurs de se pencher sur le texte initial du PLF, dont ils se saisissent officiellement aujourd’hui, mercredi 20 novembre. Le gouvernement veut s’appuyer sur la majorité sénatoriale, de droite et du centre, pour que le budget voté reflète au mieux ses intentions, avant que le texte ne soit à nouveau discuté avec les députés en commission mixte paritaire, puis fasse probablement l’objet d’un 49.3.