Chaque année, le troisième vendredi de décembre, le monde entier célèbre la Journée internationale du pull de Noël. En 2025, cette fête joyeuse et décalée aura lieu le 19 décembre et promet d’être plus festive que jamais. Pour les Français expatriés, cette tradition est une occasion unique de recréer une ambiance chaleureuse et conviviale, même loin de la France. Que vous soyez à Londres, New York, Sydney ou Tokyo, enfilons ensemble nos pulls les plus kitsch et découvrons comment célébrer cette journée avec style, humour et solidarité.
Une tradition née dans les années 1950
Les premiers pulls de Noël, décorés de motifs hivernaux, sont apparus dans les années 1950 aux États-Unis et dans les pays nordiques. À l’origine, ces tricots étaient portés pour se protéger du froid pendant les fêtes, avant de devenir un symbole de convivialité et d’humour. La Journée internationale du pull de Noël, telle qu’on la connaît aujourd’hui, a été officiellement lancée en 2011 par l’association caritative britannique Save the Children, qui a transformé cette coutume en événement solidaire. L’objectif ? Collecter des fonds pour les enfants dans le besoin, tout en répandant la joie des fêtes.
Aujourd’hui, cette journée est célébrée dans le monde entier, avec des concours de pulls originaux, des rassemblements festifs et des actions caritatives. En France, comme à l’étranger, les pulls de Noël sont devenus un incontournable des fêtes de fin d’année, mêlant nostalgie, créativité et esprit de partage.
Pour les expatriés, c’est aussi un lien avec la France et les fêtes de famille
Pour les expatriés, porter un pull de Noël est un moyen de recréer l’ambiance des fêtes en famille, malgré la distance. C’est aussi l’occasion de partager une tradition typiquement française (ou franco-anglo-saxonne) avec leurs amis locaux, et de créer des souvenirs inoubliables. De nombreuses associations de Français à l’étranger organisent des soirées, apéros ou concours de pulls de Noël. Ces événements permettent de renforcer les liens entre expatriés et de célébrer ensemble l’esprit de Noël, dans une ambiance décontractée et joyeuse.
Les pulls de Noël les plus originaux en 2025
En 2025, les pulls de Noël se déclinent en modèles lumineux, geek, ou même personnalisés :
Pulls lumineux à LED pour briller en soirée
Pulls geek (Star Wars, Harry Potter, jeux vidéo) pour les fans de pop
Pulls familiaux pour toute la famille, avec des motifs assortis
Pull de Noël
Mais où acheter son pull de Noël ? Dans certains pays, les boutiques ne manquent pas. Mais vous pouvez aussi en acheter en ligne sur des sites comme Mon-pull-moche-de-noel.com ou sur Amazon, Etsy, Vinted.
Le pull de Noël, un symbole de convivialité
Au-delà de l’aspect festif, la Journée internationale du pull de Noël est avant tout une célébration de la joie, de l’humour et de la solidarité. C’est l’occasion de soutenir des causes caritatives, comme le fait Save the Children au Royaume-Uni depuis 2011.
Au final, la Journée internationale du pull de Noël est bien plus qu’une simple tradition vestimentaire : c’est un moment de partage, de rires et de convivialité, surtout pour les Français expatriés. Que vous optiez pour un pull lumineux, un modèle DIY ou un classique kitsch, l’important est de célébrer ensemble l’esprit des fêtes.
Et vous, quel sera votre pull de Noël en 2025 ? Partagez vos photos avec le hashtag #PullDeNoelExpat et inspirez la communauté !
Les capitales des États sont uniques. Elles reflètent l’histoire de chacun d’entre eux. Certaines sont le fruit d’une décision politique, comme Brasília au Brésil, ou d’une volonté de ne pas choisir une grande cité dont l’influence pourrait interférer avec les intérêts du reste du pays. C’est le cas d’Ottawa au Canada. Les pays centralisés comme la France ou le Royaume-Uni ont opté pour des capitales politiques qui sont également le cœur de l’économie nationale : Paris et Londres. À travers les continents, trois forces dominent : le contrôle du territoire, la neutralité politique, la représentation symbolique de la nation.
Le premier des critères : sécuriser et gouverner le territoire : le cas de Paris
Dans la plupart des pays européens, la capitale politique se situe dans un espace militairement défendable et central au regard du territoire. Paris a été choisie parce qu’elle se situe au cœur du Bassin parisien, loin, mais pas trop loin des frontières. Les rois de France avaient pour objectif de fixer celles-ci sur le Rhin. La capitale devait être suffisamment proche des champs de bataille tout en étant en retrait. Cette position fut préjudiciable au pays en 1814, 1870, 1914 et 1940 : Paris fut rapidement menacée par les forces arrivant de l’Est.
Le choix de Paris répondait également à la nécessité de se protéger des envahisseurs venus du Nord, les Vikings, et de l’Ouest, les Britanniques. Rouen, qui disposait d’atouts indéniables (proximité de la mer, présence d’un fleuve, carrefour de routes terrestres), souffrait d’être trop exposée face à la perfide Albion. Lyon, au centre du pays et à l’intersection de grandes routes commerciales, avait l’inconvénient d’être éloignée des zones de conquête. Marseille avait l’histoire pour elle mais demeurait mal reliée aux grandes agglomérations et ne disposait pas de terres agricoles riches comme Paris, entourée de la Beauce et de la Brie. La capitale française avait la capacité de nourrir une armée importante et de la déplacer rapidement vers les quatre points cardinaux.
Se méfiant de Paris, les rois installèrent longtemps leur pouvoir dans la vallée de la Loire. Région riche et au climat favorable, elle offrait au XIVᵉ siècle une position équilibrée : trop au sud pour être prise facilement, trop centrale pour être isolée. Ce choix était également politique : contrairement à la Normandie ou à la Bourgogne, la vallée ligérienne n’abritait pas de grands princes susceptibles de contester l’autorité royale. Les villes y étaient fidèles à la Couronne depuis Charles VII. Les rois souhaitaient en outre s’éloigner de Paris, réputée peu sûre et sujette aux frondes. La mobilité royale ne prit réellement fin qu’avec Louis XIV quand il décida de s’installer à Versailles. Depuis la Fronde, il avait une sainte horreur de Paris. Il aurait pu choisir Saint-Germain-en-Laye, sa ville natale, mais préféra un lieu marécageux entouré de forêts, à la fois proche de Paris et à distance des agitations urbaines. La réputation de Paris comme ville frondeuse, ville de révoltes et de révolutions se perpétua jusqu’en mai 1968.
En Europe, Madrid présente un profil proche de Paris : située au centre de la péninsule Ibérique. Elle permet de gouverner depuis un lieu protégé des puissances maritimes et des empires continentaux. En Russie, Moscou est une capitale de profondeur stratégique, loin des mers et éloignée des armées d’invasion tout en restant connectée à l’Europe centrale. En Chine, Pékin contrôle l’axe Nord de l’Empire, région décisive pour la survie des dynasties. Ces capitales sont des postes de commandement : leur choix traduit un impératif, tenir le territoire.
Le compromis pour préserver l’unité politique
Le choix de la capitale peut aussi viser à préserver l’unité d’un pays. Washington est ainsi un compromis entre Nord et Sud. Bruxelles équilibre Flandre et Wallonie. La Haye permet d’éviter une mainmise excessive du commerce, et donc d’Amsterdam sur les affaires des Pays-Bas. Ottawa a été privilégiée pour éviter une confrontation entre Montréal, francophone, et Toronto, anglophone : un choix de neutralité linguistique et politique.
Les capitales historiques ou symboliques
Certaines capitales sont choisies pour leur poids historique, même si elles ne sont ni centrales ni les plus peuplées ni les plus productives. Rome symbolise la continuité avec l’Empire romain pour un pays longtemps difficile à unifier. New Delhi incarne à la fois l’autorité impériale et la démocratie indienne. Rabat, capitale administrative créée sous le protectorat, est devenue un symbole de stabilité monarchique.
Les capitales conçues pour ouvrir le pays vers l’extérieur
D’autres villes se sont imposées comme capitales en raison de leur position géographique et de leur ouverture commerciale. Lisbonne appartient à cette catégorie. Située à l’embouchure du Tage, dans une baie naturelle, elle fut un point de départ idéal pour les grandes expéditions maritimes. Elle devint la capitale du Portugal au XIVᵉ siècle en supplantant Coimbra, mieux adaptée à une monarchie vouée à l’expansion navale. Dans cette catégorie figurent Stockholm, Copenhague, Oslo, Athènes, Londres ou Tokyo.
Les capitales construites par compromis : Canberra et Brasília
Plusieurs capitales sont le produit d’un compromis politique. C’est le cas de Brasília ou de Canberra.
À la fin du XIXᵉ siècle, quand l’Australie progresse vers la fédération (1901), Sydney, la plus ancienne et la plus peuplée, et Melbourne, capitale économique, se disputent le rôle de capitale. Aucune des deux ne pouvait être choisie sans provoquer une rupture politique. La solution fut donc la création d’une capitale neutre, située à distance comparable des deux villes. Le choix d’un site intérieur répondait aussi à des raisons de sécurité : en 1901, l’Australie craignait une attaque navale allemande, russe ou japonaise. Un concours international fut lancé en 1911 pour construire la nouvelle capitale, remporté par l’architecte américain Walter Burley Griffin.
Brasília répond à la même logique : corriger un déséquilibre territorial dans un pays dominé par les villes littorales (Rio, São Paulo, Salvador). Le Président Juscelino Kubitschek (1956–1961) concrétisa un vieux projet en lançant la construction d’une capitale nouvelle, symbole d’une république moderne. Brasília, ville sans passé colonial ni aristocratique, reflète l’ambition rationaliste du Brésil positiviste, avec Oscar Niemeyer et Lúcio Costa comme artisans.
Economie et politique associées ou dissociées
Paris, Londres et Tokyo se distinguent en cumulant les pouvoirs politiques et économiques. La région parisienne concentre 18 % de la population française, 30 % du PIB et la quasi-totalité des sièges sociaux. Londres concentre finance, population et pouvoir administratif. Dans d’autres pays, le pouvoir est moins concentré : en Allemagne, Stuttgart, Francfort, Hambourg, Munich ou Düsseldorf contrebalancent Berlin. En Chine, Shanghai, forte de 25 millions d’habitants, pèse trois fois Pékin en puissance d’exportation. En Inde, Mumbai, 20 millions d’habitants, génère à elle seule 6 % du PIB du pays. Au Brésil, São Paulo est un moteur industriel majeur du continent. Toronto, métropole la plus peuplée du Canada, incarne la puissance économique du pays. Madrid doit partager ce rôle avec Barcelone.
Une capitale n’est jamais un simple point sur une carte : elle est la cristallisation d’un rapport au territoire, d’une vision du pouvoir et d’une certaine idée de la nation. Certaines naissent des nécessités de la défense, d’autres d’un compromis politique, d’autres encore d’un geste symbolique destiné à inscrire un pays dans l’histoire ou dans l’avenir. Elles révèlent les fractures à surmonter, les ambitions à affirmer et les contraintes à dompter. En observant leurs choix, nous voyons se dessiner la manière dont les États se pensent, se protègent et se projettent. Les capitales sont capitales parce qu’elles racontent, mieux que tout discours, ce que chaque pays veut être et ce qu’il redoute de devenir.
Lorsque l’on évoque les dangers liés aux téléphones portables, on pense souvent à l’addiction aux écrans. Pourtant, un autre risque tout aussi préoccupant se cache dans nos smartphones : l’espionnage. Devenus le centre névralgique de nos vies, ils concentrent conversations privées, documents professionnels, déplacements et paiements. Cette richesse d’informations en fait une cible privilégiée pour les cybercriminels. L’ANSSI a d’ailleurs publié un état des lieux complet des menaces qui pèsent sur nos appareils, accompagné de recommandations essentielles pour mieux les protéger. Attention aux espions, ils se glissent souvent dans votre poche.
Pourquoi nos smartphones sont si vulnérables ?
Dans le rapport qu’elle publie (téléphones mobiles, état de la menace depuis 2015), l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) alerte sur les failles qui peuvent être exploitées au quotidien, même dans nos applications les plus courantes. En effet, celles-ci peuvent contenir des vulnérabilités. Exploitées par des acteurs malveillants, elles permettent d’accéder à des données sensibles ou d’installer des logiciels intrusifs sans que l’utilisateur ne s’en rende compte, que vous soyez en France ou à l’étranger.
« Le ciblage opportuniste des cybercriminels affecte les particuliers et les entités sans distinction de secteurs ou de zones géographiques »
Rapport ANSSI, téléphones mobiles, état de la menace depuis 2015
Une autre menace devient de plus en plus importante, celle des antennes-relais factices, ces « IMSI catchers » capables de capter appels, messages et localisation. Une technique discrète mais redoutable pour suivre une personne ou écouter ses communications. Certains logiciels d’espions vont même plus loin. Ils sont invisibles et s’introduisent dans vos messages, vos photos, vos contacts, voire vos mots de passe. Un espion complet, silencieux, logé dans votre appareil. Et il peut toucher tout un chacun, comme l’indique l’ANSSI : « Le ciblage opportuniste des cybercriminels affecte les particuliers et les entités sans distinction de secteurs ou de zones géographiques »
Au-delà de l’individu : un enjeu national et international
La multiplication des attaques n’atteint plus seulement la vie privée. Elle touche également à des questions essentielles comme celles de la sécurité nationale, de la stabilité du cyberespace, et de la souveraineté technologique. Face à ces risques, la France agit sur la scène internationale. Avec le Royaume‑Uni, elle pilote le Processus de Pall Mall, une initiative destinée à établir des normes et bonnes pratiques afin de freiner la prolifération des outils d’intrusion cyber.
Smartphones subissant une attaque
Un code de bonnes pratiques a déjà été approuvé par 27 États. Et le travail se poursuit actuellement. D’ailleurs une consultation est ouverte jusqu’au 22 décembre 2025. Elle vise à définir les principes futurs destinés à l’industrie. Ce questionnaire s’adresse en particulier aux entreprises spécialisées dans la fourniture de produits et de services de cybersécurité, ainsi qu’à son écosystème et aussi aux organisations contribuant à une meilleure compréhension de la menace cyber.
Les Français de l’étranger exposés à l’(in)sécurité numérique
C’est grâce à ce type d’initiative internationale que les luttes contre les cybercriminels peuvent s’organiser. Ce genre de programme a aussi des effets positifs sur les Français de l’étranger. Les expatriés sont souvent plus exposés : déplacements fréquents, connexions à des réseaux publics, utilisation de services en ligne transfrontaliers. Renforcer la sécurité des outils numériques, c’est donc mieux protéger leur vie quotidienne, mais aussi celle des données souvent sensibles liées à leurs métiers.
« Désactiver complètement l’interface Wi-Fi sur le téléphone lorsque ce type de réseau n’est pas utilisé »
Rapport ANSSI, téléphones mobiles, état de la menace depuis 2015
Pour mieux se protéger, l’ANSSI publie des recommandations. Celle-ci propose notamment de désactiver complètement l’interface Wi-Fi sur le téléphone lorsque ce type de réseau n’est pas utilisé afin d’éviter des connexions à des réseaux Wi-Fi frauduleux. Elle invite aussi à éviter l’échange d’informations sensibles par SMS et préférer des messageries utilisant un chiffrement de bout en bout afin de garantir la confidentialité des échanges.
Autre conseil appliquer les mises à jour immédiatement et redémarrer régulièrement son téléphone ou bien encore celui de ne pas utiliser un smartphone personnel pour ses activités professionnelles. Vous voilà donc prévenus, mais la facilité l’emporte souvent sur la prudence, que l’on se trouve en France ou à l’étranger.
Lire le rapport de l’ANSSI « téléphone mobiles, état de la menace depuis 2015 »
On ne le sait pas assez mais la France est la crème de la crème en matière de détaxe. Et les Français de l’étranger peuvent en bénéficier, à condition de résider en dehors de l’Union européenne. Avec un taux de TVA standard d’environ 20 % et des remboursements généralement compris entre 12 et 15%,et jusqu’à 16,6 % pour les clients de France Pay avec Skiptax, vous pouvez réaliser de sérieuses économies sur les produits de luxe. De plus, en achetant directement auprès de marques françaises comme Hermès, Louis Vuitton et Cartier, vous éviterez les majorations à l’importation généralement pratiquées dans votre pays.
Le remboursement de la TVA en France est simple
Dans notre pays peu de choses sont simples mais la détaxe, oui, grâce à la solide infrastructure du pays, disponible en magasin, en ligne ou à l’aéroport. La plupart des magasins connaissent bien les formulaires de détaxeet de nombreux grands magasins disposent même de guichets où vous pouvez demander le remboursement de la TVA sur place. Mais pour éviter de passer des heures dans la file d’attente ou à constituer les formulaires, le plus simple c’est d’utiliser une app de détaxe comme Skiptax.
Louis Vuitton, sacs tendance maison
Si vous voulez notre avis, ce sac vaut vraiment la peine d’être acheté lors de votre prochain voyage à Paris.
Quels produits détaxer ?
Mais de France, vous pouvez ramener bien d’autres choses qu’un sac. Ainsi, tous les biens que vous transportez avec vous peuvent être détaxés. Mais, pas les produits consommés ou laissés sur place, ils ne pourront être inclus dans votre panier de détaxe. Globalement, pour être éligible à la détaxe, les produits doivent être destinés à votre usage personnel et non à des fins professionnelles ou commerciales et pour une utilisation principale en dehors de France. Aussi, on l’oublie souvent, vous devez les sortir du pays avant la fin du troisième mois suivant la date d’achat.
Enfin, certains produits échappent à la détaxe, comme le tabac (mais les cigarettes électroniques et les liquides de vapotage sont détaxables), les armes et munitions, certaines antiquités et œuvres d’art classées, les produits pétroliers et carburants, les services (billets de train, nuitées à l’hôtel, repas au restaurant, etc.).
Le délai de remboursement, le point fort de Skiptax !
Pour la plupart des applications, le remboursement est 100 % garanti dès validation du bordereau, sans frais cachés. Une fois validé, le remboursement est enclenché automatiquement. Le délai de remboursement de la détaxe dépend de l’administration fiscale : de quelques jours à 6 semaines en moyenne.
Mais chez Skiptax, le délai est raccourci pour les opérations réalisées en France à 48h en général (14 jours maximum). Pourquoi ? Car Skiptax est la seule application partenaire privilégiée des douanes françaises. C’est donc près d’un mois de gagner sur les autres applications pour votre portefeuille. Et en plus client France Pay ou lecteur du site Lesfrancais.press, vous bénéficierez toujours du meilleur taux de remboursement grâce au code LFP25 à indiquer lors de votre inscription.
SKIPTAX
La détaxe, un marché stratégique en France
En France, la détaxe est un marché important et en particulier pour les acteurs du savoir-faire français. LVMH, premier acteur mondial du luxe, a reconnu que la détaxe représentait entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel en France, soit environ un quart de ses ventes nationales. Kering, propriétaire notamment de Gucci, Balenciaga et Saint Laurent, affiche des proportions similaires, avec près de 186 millions d’euros de chiffre d’affaires issus de ventes détaxées. Même constat chez Hermès, Chanel ou Cartier, dont les clients chinois, américains ou du Golfe représentent une clientèle stratégique.
Mais la détaxe est aussi valable sur les ordinateurs, les téléphones, les meubles (à se faire livrer hors de France), mais aussi, le maquillage ou les Grands crus ! Alors, pourquoi ne pas faire le grand saut en devenant vous-même, un ou une détaxée ?
Si parmi vos bonnes résolutions pour 2026 figure celle de réaliser un stage au sein des institutions européennes, Lesfrancais.press vous présente les étapes essentielles à suivre. Commission européenne, Parlement européen, Conseil de l’UE, ou bien encore Service européen pour l’action extérieure ou Cour de justice, toutes vous ouvrent leurs portes. Toutefois, les places disponibles restent limitées face au nombre de candidatures. Mais n’hésitez pas à postuler. 100 % des stagiaires ont envoyé leur CV.
Parlement européen : entre politique et administratif
Co‑législateur de la plupart des lois européennes aux côtés du Conseil de l’UE, le Parlement européen propose deux types de stages : les stages « Schuman », effectués au sein du Secrétariat général, et les stages auprès des groupes politiques ou des députés.
Les stages « Schuman » sont destinés aux titulaires d’un diplôme universitaire ressortissants d’un État membre de l’UE ou d’un pays candidat. D’une durée de cinq mois, ils peuvent se dérouler à Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg ou dans l’un des bureaux de liaison du Parlement dans les États membres. Deux sessions sont organisées chaque année : pour la session d’octobre, les candidatures doivent être déposées avant le 31 mai ; et pour la session de mars, la date limite est fixée au 31 octobre.
« Au Parlement européen, les stages Schuman ou ceux auprès d’un député »
Chaque année, environ 800 candidats sont retenus via une procédure entièrement en ligne. Toutes les informations relatives aux stages « Schuman » au Parlement européen sont disponibles ici.
Parlement européen à Bruxelles @adobestock
Autre manière de découvrir le Parlement, celle de déposer votre candidature directement auprès des députés européens. Ils sont 720 au total. Chaque parlementaire est également rattaché à l’un des huit groupes politiques (plus celui des non-inscrits), qui proposent, eux aussi, des stages tout au long de l’année.
Le Conseil de l’Union européenne : le colégislateur
Institution qui amende et vote les lois avec le Parlement européen, le Conseil de l’UE propose chaque année plusieurs stages destinés aux titulaires d’un diplôme de premier cycle universitaire. Ceux-ci se déroulent à Bruxelles. Pour pouvoir postuler, il est nécessaire de ne pas avoir déjà effectué un stage de plus de six semaines dans une institution ou une agence de l’Union européenne.
« Le Conseil de l’Union européenne propose chaque année environ 100 stages rémunérés »
Les candidatures sont ainsi ouvertes aux citoyens de l’UE ainsi qu’aux ressortissants des pays candidats ayant achevé les négociations d’adhésion. Les candidats doivent maîtriser au moins deux langues officielles de l’Union, dont obligatoirement le français ou l’anglais. Par ailleurs, un nombre limité de places est réservé aux candidats en situation de handicap.
Le Conseil proposechaque année environ 100 stages rémunérés, d’une durée de cinq mois, indemnisés à hauteur de plus de 1 400 euros par mois. Deux sessions sont organisées, de février à juin, ou de septembre à janvier. Les candidatures doivent être déposées en ligne en respectant le calendrier suivant : en février/mars pour la session de septembre, et en août/septembre pour la session de février.
Cour de Justice de l’Union européenne @adobestock
Le Conseil propose également des stages non rémunérés destinés aux étudiants de 3e, 4e ou 5e année dont le cursus prévoit l’obligation d’effectuer un stage. Ces stages durent de 2 à 5 mois. Les dossiers doivent être déposés : jusqu’au 1er avril de l’année du stage pour la session de septembre et jusqu’au 1er octobre de l’année précédant le début du stage pour la session de février.
La candidature s’effectue intégralement en ligne, retrouvez toutes les informations sur les stages du Conseil de l’UE en cliquant sur ce lien.
La Commission européenne : à l’origine des lois et garante de leur application
Pour rappel, c’est la Commission européenne qui propose les textes de loi, qui sont ensuite, pour la plupart, amendés et puis, sur cette base, adoptés dans les mêmes termes par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne, avant d’être appliqués dans les États membres.
La Commission européenne offre ainsi chaque année lapossibilité aux jeunes diplômés d’effectuer un stage rémunéré de cinq mois, dans le cadre des stages « Blue Book » (Livre bleu). Ces stages, qui se déroulent principalement à Bruxelles, s’adressent aux titulaires d’un diplôme universitaire attestant d’au moins trois années d’études. Deux sessions sont organisées chaque année, un débutant le 1er mars et l’autre 1er octobre. Pour chaque session, environ 1 000 postes sont ouverts. Les candidatures doivent être déposées entre février et mi-mars pour la session d’octobre, et entre juillet et fin août pour la session de mars.
« Postuler à un stage Blue Book de la commission européenne »
Pour être éligible, il faut être titulaire d’un diplôme universitaire validant au moins trois années d’études supérieures, posséder une très bonne connaissance d’au moins deux langues officielles de l’Union, dont l’une doit être une langue de travail de l’UE (anglais, français ou allemand) et ne pas avoir déjà travaillé ou effectué un stage de plus de six semaines dans une institution, agence, organe ou délégation de l’UE, ni auprès d’un député européen ou d’un avocat général de la Cour de justice.
La Commission européenne @adobestock
La sélection se déroule en trois étapes : tout d’abord via le dépôt de la candidature en ligne, puis une présélection dans le « Blue Book » sera faite par deux évaluateurs indépendants et enfin une sélection finale par les directions générales et services de la Commission. Les stagiaires perçoivent une bourse mensuelle de plus de 1 400 euros, ainsi que le remboursement de leurs frais de transport et de visa. Ils bénéficient également d’une assurance accidents et maladie. Des stages de traduction sont aussi possibles. Toutes les informations pour postuler à un stage de la Commission européenne sont ici.
Quelles autres institutions européennes pour un stage ?
D’autres institutions européennes ouvrent leurs portes aux stagiaires. C’est le cas du Service européen pour l’action extérieure. Ils sont d’une durée de 1 à 6 mois. Autre possibilité au sein de cet organe européen, opter pour le Programme « Jeunes professionnels en délégation de l’UE ». Pour les Français, les candidatures sont à déposer auprès du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Si vous êtes intéressés par le SEAE, cliquez ici
Eurojust
La Cour de justice de l’Union européenne accueille également des jeunes diplômés droits ou en sciences politiques. D’une durée maximum de 5 mois, le lieu du stage se trouve au Luxembourg. Deux sessions sont proposées chaque année. Retrouvez les dates et les informations pour les stages au sein de la Cour européenne de Justice via ce lien.
Autre point de chute pour un stage, celui de la Banque centrale européenne. Celle-ci est située à Francfort et les stages proposés varient de 3 à 12 mois. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Quant à la Banque européenne d’investissement situe à Luxembourg, les démarches pour déposer votre candidature se trouvent ici. La BEI organise deux sessions de stage par an. Une commençant le 1er février, et l’autre 1er septembre.
Enfin, les services du médiateur européen offrent aussi des opportunités à la fois dans le domaine du droit mais aussi en communication. Les informations sont à retrouver ici. Europol accueille aussi des stagiaires à la Haye. Pour postuler, il faut suivre ou avoir terminé des études supérieures dans un domaine correspondant aux missions de cette organisation. Pour intégrer l’Office européen de police cliquez ici. Si c’est Eurojust (coopération judiciaire) qui vous intéresse, les informations sont à lire via ce lien.
Faire un stage au sein des institutions européennes constitue bien plus qu’une simple ligne sur un CV, c’est aussi une immersion au cœur du fonctionnement de l’Union. Que ce soit au Parlement européen, à la Commission, au Conseil de l’UE ou dans d’autres organes tels que la Cour de justice, le SEAE ou la Banque centrale européenne, les opportunités sont nombreuses et variées. Les procédures sont parfois sélectives et les calendriers stricts, mais chaque candidature déposée représente une chance réelle d’intégrer une de ces organisations.
De 2023 à 2025, l’encours des fonds tokenisés est passé de 2 à 18 milliards de dollars. Un fonds tokenisé est un fonds d’investissement traditionnel (monétaire, obligataire, immobilier, actions) dont les parts sont émises, enregistrées et transférées sur une infrastructure blockchain. Le jeton ainsi créé (token) n’est pas une copie. Il est la part elle-même, unique, traçable, transférable. La blockchain joue alors le rôle de registre de propriété, remplaçant les chaînes administratives habituelles par une infrastructure sécurisée et programmable. La gestion d’un fonds tokenisé reste assurée par une société de gestion régulée, les actifs sous-jacents sont bien réels, la comptabilité demeure soumise aux autorités de régulation.
La tokenisation des fonds introduit l’instantanéité, la traçabilité immuable et, surtout, la possibilité de fractionner chaque part à l’infini, ouvrant la porte à une démocratisation nouvelle : posséder un millième d’un fonds immobilier ou un fragment d’un fonds obligataire devient soudain possible. La tokenisation permet une traçabilité des opérations, une exécution instantanée des ordres, un élargissement de la distribution à de nouvelles générations d’investisseurs, une opérabilité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La moitié des encours des actifs tokenisés (hors stablecoins) est aujourd’hui constituée par des fonds monétaires.
Stablecoins et crypto
Les fonds tokenisés sont souvent utilisés en collatéral ou en garantie pour les emprunteurs de cryptomonnaies dans le cadre d’opérations de prêts, car ces fonds ont une valeur stable. Par rapport aux stablecoins, les fonds monétaires tokenisés présentent l’avantage d’offrir un rendement. Les stablecoins sont en effet classés comme une monnaie électronique par les régulateurs et ne peuvent donc pas offrir d’intérêts, même si les actifs sous-jacents sont souvent des bons du Trésor.
Les gestionnaires d’actifs proposent des fonds indiciels et des fonds obligataires tokenisés. La tokenisation des fonds est attendue pour soutenir la démocratisation des actifs non cotés (infrastructures, dette privée, immobilier, capital-investissement). Ces actifs offrent plus de rendement aux sociétés de gestion, quatre fois plus de profits que les actifs traditionnels cotés (actions, obligations…), selon la dernière étude sectorielle de PwC. Les grands établissements financiers développent des fonds tokenisés en private equity pour leurs clients les plus aisés. En octobre, JPMorgan a annoncé la tokenisation d’un fond de capital-investissement pour ses clients fortunés. Certaines fintechs commencent à s’imposer, comme Blockchain Capital, créé en 2013, fonds de capital-risque spécialisé sur la blockchain, ou Figure Technology Solutions, fondé en 2018, qui a créé la plus importante plateforme de dette privée tokenisée.
La tokenisation devrait connaître un essor important dans les prochaines années, car elle offre des transferts quasi instantanés, 24 heures sur 24. Elle permet le fractionnement des titres : chaque jeton peut être divisé en unités minuscules, permettant l’accès à des fonds auparavant réservés aux investisseurs fortunés ou l’ouverture du capital immobilier ou obligataire à des apports modestes.
La blockchain supprime ou allège les registres multiples, les tâches de rapprochement et certaines fonctions de conservation. Moins d’intermédiaires signifient potentiellement moins de coûts et moins de frictions. Elle offre aussi plus de transparence et de sécurité. Chaque transaction est inscrite de manière immuable, ce qui limite les erreurs administratives, les risques de double comptabilisation ou les litiges de propriété.
Grâce aux smart contracts (contrat numérique auto-exécutable par application de règles prévues sans intermédiaire, de manière automatique et sécurisée), le fonctionnement du fonds peut être automatisé en ce qui concerne la distribution de dividendes, le respect des règles d’investissement et la gestion des droits des investisseurs.
L’essor des fonds tokenisés est encore bridé par un cadre réglementaire en cours de construction. En Europe, le rôle du dépositaire, la conservation des jetons et les responsabilités en cas de problème sont autant de zones encore grises, pour le moment. La question de la sécurisation des processus se pose. La blockchain n’est pas une forteresse inviolable.
Encours mondiaux & flux annuels par classes d’actifs
Encours mondiaux & flux annuels par classes d’actifs
Après deux mois de débats parlementaires particulièrement houleux, les députés ont adopté, définitivement et de justesse le budget de la Sécurité sociale 2026, ce mardi 16 décembre. Le texte doit désormais être examiné par le Conseil constitutionnel, avant d’être promulgué au Journal officiel. On fait le point sur les principales mesures adoptées et leur impact pour les Français de l’étranger. Vous pouvez retrouver tous les détails pour les Français en contrat de détachement ou pour ceux sur le chemin du retour en France dans l’article publié lundi 15 décembre sur notre site.
La sécurité sociale a un budget
Lors d’un ultime vote organisé ce mardi 16 décembre à l’Assemblée nationale, les députés ont définitivement adopté, de justesse, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. 247 parlementaires ont voté pour et 232 se sont prononcé contre le texte.
« Le texte qui nous est soumis aujourd’hui est objectivement meilleur que la version initiale grâce au travail des parlementaires »
Paul-André Colombani, député Liot de Corse-du-Sud
Ce scrutin clôt deux mois de débats intenses et houleux dans les deux chambres du Parlement. Depuis le dépôt du texte le 14 octobre dernier, avec l’ajout de la suspension de la réforme des retraites par lettre rectificative, le PLFSS a en effet enchaîné les allers-retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Les députés ont tour à tour détricoté le travail des sénateurs et inversement… Jusqu’à la version adoptée le 9 décembre en deuxième lecture à l’Assemblée, puis rejetée par le Sénat dans le cadre d’une motion de rejet préalable.
En l’état, le budget de la Sécu ramène le déficit de la Sécu à 24 milliards d’euros, 19,6 milliards d’euros, après transferts de l’État. Au début de son parcours législatif, le gouvernement espérait abaisser le déficit à 17,5 milliards d’euros.
Reste encore une étape clé. Le PLFSS doit désormais passer à la loupe des membres du Conseil constitutionnel dans un délai d’environ 8 jours avant d’être promulgué au Journal officiel. Il n’est pas exclu que certaines mesures votées par les parlementaires soient retoquées.
Hausse de la CSG sur certains revenus issus du capital
Pour les Français de l’étranger ayant encore des revenus fiscalisés en France, c’est la seule mesure qui la frappera directement et immédiatement. Car sur la CSG, les députés ont bien supprimé du texte le gel du barème pour les revenus de remplacement comme les pensions de retraite, d’invalidité et les allocations chômage. Ils ont néanmoins trouvé un compromis avec le gouvernement sur la hausse du taux de la CSG sur les revenus du capital, qui frappera donc aussi les non-résidents hors de l’Union européenne.
Alors que l’Assemblée nationale avait d’abord adopté, en première lecture, une hausse de 1,4 point du taux, passant de 9,2 à 10,6%, sur tous les revenus issus des placements et du patrimoine, les députés ont finalement adopté un amendement du gouvernement qui ne cible que les revenus tirés des produits d’épargne financière. Ils excluent ainsi de cette hausse les placements plus populaires auprès des classes moyennes comme les contrats d’assurance vie, les plans d’épargne logement mais aussi les revenus fonciers ou les plus-values immobilières. Le rendement de la mesure est chiffré à 1,5 milliard d’euros.
Suspension de la réforme des retraites
Deuxième point, et non des moindres, qui touchera les Français de l’étranger, c’est la suspension de la réforme des retraites, entrée en vigueur de manière progressive depuis le 1er septembre 2023. Pour les expatriés qui ont des droits en France et qui sont proches de l’âge c’est aussi une bonne nouvelle. Concrètement, jusqu’au 1er janvier 2028, l’âge légal de départ sera gelé à 62 ans et 9 mois et le nombre de trimestres pour partir à taux plein sera bloqué à 170.
Un nouveau simulateur devrait être mis en ligne d’ici fin mars par l’Assurance retraite pour savoir exactement à quel âge vous pourrez partir et combien de trimestres vous seront nécessaires pour ne pas subir de décote sur votre pension.
Pour ceux qui sont détachés et dépendent du droit français, il y a une autre mesure qui peut vous frapper : la limitation de la durée des arrêts de travail à 30 jours, dans le cadre d’une primoprescription, et à deux mois pour un renouvellement. Et ce, aussi bien en ville qu’à l’hôpital… Alors qu’initialement le gouvernement souhaitait sévir davantage en limitant la durée des arrêts de travail prescrits en ville à 15 jours et un mois pour ceux délivrés à l’hôpital. Cependant, elle risque d’être retoquée par le Conseil constitutionnel
Un nouveau congé de naissance
Enfin, en adoptant le PLFSS ce mardi, les députés avalisent également la création d’un nouveau congé supplémentaire de naissance, qui s’ajoute aux congés maternité et paternité. Ce dispositif vise non seulement à corriger les inégalités économiques entre les femmes et les hommes et, pourquoi pas, à relancer une natalité en chute libre ces dernières années.
Concrètement, chacun des deux parents pourra profiter de ce congé de naissance supplémentaire. Les parents pourront également en choisir la durée, allant d’un à deux mois pour chacun, soit quatre mois maximum au total. Ils pourront également fractionner leur congé de façon à ce qu’au moins un des deux mois soit pris en alternance. Sur le papier, ce nouveau congé de naissance supplémentaire devrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2026… Même si le gouvernement avait initialement pensé le dispositif pour une mise en application en 2027.
D’autres mesures sont prises pour les résidents en France, vous pouvez les découvrir dans l’article du HuffingtonPost Paris.
Laissez-moi vous raconter une histoire. C’est celle de la sortie spectacle de fin d’année. L’incarnation de la magie de Noël. Quand vos enfants ont les yeux écarquillés face à un brillant artiste sur scène plutôt que sur l’écran de leur smartphone. Quand vous aussi vous allez tout oublier le temps d’une représentation. Le boulot pas jojo, les cadeaux à acheter et votre banquier qui va devoir vous financer. Ce moment de grâce et de détente vous attend encore sur scène cette année. Face aux artistes et aux saltimbanques, aux danseurs et aux patineurs, aux dresseurs de puces et autres peintres fous géniaux.
Tout le monde a besoin d’un petit remontant quand notre moral est déjà bien entamé par la perspective de la bûche trop sucrée et de la dinde trop dodue, par la guerre en Ukraine qui n’en finit plus, par la facture d’énergie qui sent le gaz et nos parents qui vieillissent trop vite.
Le spectacle francophone autour du monde c’est des expériences singulières pour nous, Français de l’étranger, des petites dosettes de bonheur à partager comme on se passe un paquet de bonbons acidulés : avec gourmandise et délectation. Un festival de créations originales, de la danse au cinéma au Hip-Hop entre théâtre et chorégraphie. Allez, venez. Suivez le guide. C’est la sélection de nos spectacles autour du monde pour oublier la fin du monde.
« Au Japon, de Saké je ne bois qu’après un bon cassoulet » (Maître YU. 14ème siècle)
« Repas gastronomique des Français », qui a été inscrit le 6 novembre 2010 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité adoptée par l’Unesco
La seule exposition au monde qui vous fera maigrir en compagnie d’un repas gastronomique.
L’Institut français du Kyushu et La Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon vous invitent à découvrir le « Repas gastronomique des Français », qui a été inscrit le 6 novembre 2010 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité adoptée par l’Unesco, au travers d’une exposition exceptionnelle. Elle vous attend jusqu’au 14 décembre au Musée d’art de l’Université de Kyushu Sangyo au Japon.
Institut français au Japon
Cette reconnaissance universelle de l’Unesco met en avant une pratique culturelle traditionnelle et contemporaine, mais c’est aussi un hommage à tous les grands chefs qui ont fait connaître la cuisine hexagonale à l’international. L’amour de la bonne chère et du bien boire, la convivialité c’est la base de Noël ou ça devrait l’être.
« Harry Potter, va ranger ta chambre » (Dumbledore dans « Harry Potter et la chambre (capharnaüm) des secrets)
Harry Potter en un éclair ! Les 7 livres en 70 minutes
« Potted Potter – une parodie pas vraiment officielle »
C’est à Bruxelles au VIAGE Théâtre – à partir du 12 décembre 2025. Voilà une belle Parodie humoristique des 7 tomes de Harry Potter en 70 minutes, jouée en français. Un spectacle qui plaira aux aficionados du jeune magicien à la cicatrice, comme aux contempteurs du jeune magicien qui la ramène trop comme parfois le font nos adolescents trop bavards. Ce spectacle offre aussi à celles et ceux qui sont passés à côté du phénomène l’occasion de ne pas rester à l’écart lorsque les références à la saga refont surface au repas de Noël.
« Oum Kalthoum, mamie diva et star à tout jamais »
Les divas modernes de la chanson s’appellent Céline Dion, Whitney Houston, Mariah Carey. Et si vous veniez découvrir celle qui les a toutes devancées ? Le 3 février 1975, Oum Kalthoum nous quittait. Cinquante ans plus tard, sa voix de diva égyptienne est une référence absolue dans le monde arabe et au-delà.
« Oum Kalthoum, mamie diva et star à tout jamais »
À travers ce concert dessiné, l’illustratrice Chadia Chaibi Loueslati lui rend un hommage dans la lignée de son roman graphique qui a remporté un franc succès. Sur scène la dessinatrice va créer en direct un récit dessiné, en harmonie avec la musique et en restituant le mythe vivant de la chanson. Accompagnée d’un chœur et de Nourddine Benallouche à la flûte traditionnelle, Chadia Chaibi Loueslati propose une expérience immersive qui pourra rassembler un large public. Ce sera le 19 décembre à Casablanca.
le chorégraphe de hip-hop Mourad Merzouki s’implante au Canada autour d’un show aérien
Après avoir investi le « Bon marché » le chorégraphe de hip-hop Mourad Merzouki s’implante au Canada autour d’un show aérien et impressionnant qui mobilise des artistes circassiens et la troupe de danseurs envoûtante de ce maître du rythme.
Au sein de la salle de la Commune ou marché Bonsecours les artistes réinventent le mythe de la tour de Babel et suspendent le temps à travers acrobaties, poésie et mouvements sensuels. Un moment unique à découvrir le mardi 16 décembre.
Le Théâtre français de Rome, même les italiens nous l’envient
C’est une troupe de théâtre qui possède l’originalité de jouer en Français dans la capitale italienne. Créé en 2003, ce lieu chargé de rires et d’émotion abrite aussi une école de théâtre pour les plus jeunes comme pour les adultes. Son ambition reste la diffusion de la culture et de la langue française en reprenant les auteurs du théâtre classique et contemporain. « Jovanni » c’est la figure d’un artiste attachant qui va se raconter sur scène entre purs moments de souvenirs et parfaits instants d’affabulation. Taxé de schizophrène ou pur talent pour dire sa vie et la romancer, vous ne serez pas indifférent devant ce personnage « bigger than life » comme disait Molière.
Jovanni, le dernier saltimbanque
Pour bien débuter l’année 2026 venez découvrir le dimanche 11 janvier 2026 la création « Jovanni, le dernier saltimbanque » au Teatro Off Off Rome avec deux représentations en journée à 11h et 17h30.
L’Institut français d’Inde soutient un spectacle joué jusqu’au 16 décembre et nommé « Reflet ». Une performance époustouflante entre danse, hip-hop, roller qui vous entraîne vers le rythme mais aussi la méditation.
L’Institut français d’Inde soutient un spectacle joué jusqu’au 16 décembre et nommé « Reflet »
Laissez-vous guider par cette performance rare qui vous plongera peut-être dans une profonde rêverie. Un nocturne indien en somme.
Plus d’informations ici
Perdez la tête avec Marie-Antoinette à Bratislava
Le 12 décembre vivez une expérience historique et artistique dans la chapelle du château de Bratislava en Slovaquie. Un seul billet vous donnera accès à trois expériences : De17h00–18h00 vous aurez accès à l’exposition Marie-Antoinette : « De Vienne à Versailles jusqu’à l’échafaud » dans la Salle des Chevaliers avant de gouter au concert du Collegium Marianum dans la Chapelle du Château, un duo de musique classique.
Marie-Antoinette à Bratislava
Le concert sera suivi d’une dégustation de vins français. De quoi avoir la tête qui tourne en essayant de ne pas la perdre tout à fait.
Réservations ici
Cette sélection Lesfrancais.press vous permettra, nous l’espérons, de découvrir, de vous évader, de vous apporter de la joie, de faire scintiller vos yeux le temps d’un spectacle sur une scène, en laissant quelques instants le smartphone dans la poche.
« Le compte n’y est pas », a ainsi expliqué Benjamin Haddad, en livrant un bilan très mitigé de la Commission Intergouvernementale qui venait sanctionner des mois de négociations, jeudi dernier, le 11 décembre. La gestion fiscale et sociale du télétravail reste un point de discorde entre la France et le Luxembourg.
Le plan français
Actuellement, le quota de jours de télétravail pour les frontaliers français est fixé à 34 jours annuels. Proposé en 2024, le plan français prévoit de porter cette valeur à 40% du temps de travail. Une proposition qui permettrait sans doute de régler les problèmes de mobilité rencontrés actuellement au Luxembourg, avec l’afflux quotidien massif de travailleurs frontaliers.
Une problématique que Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, a vécu pleinement jeudi dernier. En effet, pour se rendre au Luxembourg, le membre du gouvernement français a partagé, avec les travailleurs frontaliers, l’expérience du TER entre Luxembourg et la Moselle. Debout, à bord d’un train bondé, mais à l’heure (une fois n’est pas coutume), le ministre a échangé avec certains voyageurs, écouté leurs revendications, et constaté que le voyage est rarement un long fleuve tranquille.
Mais le Luxembourg fait la sourde oreille. Jusqu’à l’année dernière avant d’envisager de passer à 40% d’heures de travail prestées à la maison, le ministre des Finances Gilles Roth y opposait le fait que « la France n’a pas encore ratifié l’avenant à la convention de non-double imposition signé le 7 novembre 2022, alors que la Chambre des députés a ratifié ledit accord déjà en juin 2023 ». Désormais, c’est chose faite, les représentants français s’attendaient donc à ce que l’accord sur le télétravail soit une simple formalité. Mais Xavier Bettel a opposé une fin de non-recevoir et dit que le Luxembourg campait sur sa position : « La rétrocession fiscale est quelque chose qui n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement luxembourgeois. » Au principe d’une rétrocession ou d’une compensation, cher à certains élus de Lorraine et auquel la Meurthe-et-Moselle a récemment porté son soutien, le Grand-Duché a toujours dit privilégier le codéveloppement.
« Il y a des attentes très fortes de la part de nos concitoyens qui traversent la frontière tous les jours. On a 127.000 frontaliers qui viennent contribuer à l’essor et à la croissance économique du Luxembourg. C’est une chance pour eux et pour la France, mais c’est aussi une chance pour le Luxembourg, et il faut que ça se reflète dans le cofinancement et dans la coopération économique pour l’essor de la Grande Région. »
Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe
Benjamin Haddad voulait rentrer à Paris avec des engagements en termes de fiscalité de la part du Luxembourg, à la hauteur de ce qu’on fait aujourd’hui avec la Belgique, la Suisse ou encore l’Allemagne. Idem sur la question de la prise en charge de l’assurance chômage des frontaliers, afin de se mettre dans la moyenne de ce qu’on voit en Europe. Mais ce ne fut pas le cas.
Crèches, consultation d’un dermatologue, études de médecine
Cependant, s’il n’y a toujours pas d’accord sur le télétravail, le ministre délégué à l’Europe a réussi à débloquer certains dossiers. En premier lieu, les membres de la 8ème Commission Intergouvernementale se sont penchés sur la situation des 3.000 enfants de travailleurs frontaliers, qui résident donc en France, mais qui sont gardés dans des crèches luxembourgeoises. Et vivent donc, pour beaucoup, des trajets à rallonge. « Pour leur bien-être, ce serait mieux s’ils pouvaient être gardés dans des crèches plus proches de leur domicile », souligne le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch .
« Nous allons donc élaborer une convention pour trouver un mécanisme de développement et de financement en France. »
Claude Meisch, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse luxembourgeois
Aussi, afin de soulager le corps médical français, il a été décidé qu’il sera possible pour un résident français du Nord lorrain, même s’il n’est pas travailleur frontalier et n’a donc pas de carte de sécurité sociale luxembourgeoise (CNS), de consulter un dermatologue au Luxembourg pour des soins primaires (hors consultations qui relèvent de la cancérologie et de la chirurgie esthétique). Cette mesure était portée par la sénatrice meurthe-et-mosellane Véronique Guillotin. Dans la foulée, la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale luxembourgeoise, Martine Deprez, a annoncé la rédaction d’une lettre d’intention pour développer un projet de coopération en matière d’urgences médico-psychologiques. « Les travaux et discussions se poursuivent pour mettre en place une unité » transfrontalière, explique-t-elle.
Toujours au rayon de la santé, sa collègue en charge de l’Enseignement supérieur au Luxembourg, Stéphanie Obertin, a annoncé que davantage d’étudiants décrochant leur bachelor en médecine à l’Université du Luxembourg pourront être admis dans les facultés de médecine en France. Il y a actuellement 25 places « réservées » pour des étudiants luxembourgeois, dans le futur il y en aura neuf de plus, à l’Université de Reims.
Les négociations reprendront, la France reste confiante, les représentants des deux gouvernements ont d’ores et déjà convenu de se retrouver au second semestre 2026 pour la prochaine Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise. La mobilité, en particulier le transport ferroviaire, qui n’a pas été évoquée jeudi 11 décembre 2025, devrait alors figurer à l’ordre du jour, sans oublier le télétravail.
Alors que les bruits de bottes résonnent de plus en plus à l’Est, tous les pays européens réfléchissent à réintroduire le service militaire. Emmanuel Macron a annoncé en cette fin d’année qu’un service réellement « militaire » mais volontaire sera proposé aux jeunes Françaises et Français dès janvier 2026. La Suisse, pays connu pour sa neutralité, ne compte pas rester sur la touche et désire désormais que tous les détenteurs de la nationalité suisse réalisent leur service militaire. Il peut être exécuté dans un autre pays dont on détient la nationalité, à condition que ce soit un dispositif similaire à celui mis en place en Suisse. Vous l’aurez compris, la Journée de Défense, dont de nombreux jeunes expatriés sont, en plus, exemptés, ne suffira plus. Qu’ils soient suisses ou français, les binationaux Franco-Suisses devront servir sous les drapeaux. On fait le point pour les expatriés.
Pas de « pseudos » services militaires
Le parlement national suisse a adopté mercredi 10 décembre, dans une version amendée, une motion du Conseil des États pour empêcher les binationaux de contourner moins facilement les obligations militaires suisses.
Dans son texte, le conseiller aux États Mauro Poggia (MCG/GE) ciblait les Franco-suisses, en demandant qu’il ne leur soit plus possible de se soustraire à leurs obligations militaires en Suisse en participant à la « Journée défense et citoyenneté » en France. La Chambre du peuple suisse est allée plus loin : tous les doubles nationaux suisses ne doivent plus pouvoir remplacer le service militaire en Suisse par un « pseudo-service » dans le deuxième pays d’origine.
En prenant le texte à la lettre, les jeunes Français devront donc choisir entre un service militaire volontaire en France ou celui obligatoire en Suisse, mais sur les rives du lac Léman, il y a toujours une possibilité de « s’arranger » !
Ainsi, pour être reconnu, le service militaire accompli par les doubles nationaux suisses à l’étranger doit être comparable à celui effectué en Suisse. Mais, les personnes concernées peuvent décider de payer une taxe d’exemption de l’obligation de servir en Suisse.
Pour autant, si le texte a été adopté par la chambre nationale suisse. Celle-ci devra se prononcer à nouveau car le Conseil fédéral (gouvernement) y est opposé refusant de renégocier les 7 accords, traitant du service militaire, avec ses voisins. Surtout que seul le nombre de conscrits « perdus » en France a une influence sur les effectifs de l’armée helvétique, a indiqué le ministre de la défense Martin Pfister. En moyenne, au cours des dix dernières années, 731 personnes concernées n’ont pas été incorporées par an en Suisse. Le Conseil fédéral voudrait limiter la disposition aux Français. D’ailleurs, le gouvernement s’est dit disposé à entamer des négociations avec la France. Nous ne manquerons pas de suivre le parcours législatif de cette disposition en donnant la parole au député des Français de Suisse.