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  • Le Grand Direct de l’AEFE

    Le Grand Direct de l’AEFE

    Une tradition est en train de naitre, depuis l’année dernière, plus de quarante-cinq Web radios d’établissements du réseau se passent le relais au cœur de la Semaine des lycées français du monde pour explorer les enjeux de l’année. Pour l’édition 2024, c’est le jeudi 20 novembre, du petit matin à la fin de l’après-midi, depuis l’Australie à l’Est jusqu’à San Francisco à l’Ouest, que les jeunes reporters internationaux (JRI) magnifient l’idée de réseau par un tour du monde radiophonique scolaire ! Un événement à suivre sur la plateforme Twitch ou sur cette page le jeudi 28 novembre de 4h20 à 21h40 (heure de France métropolitaine).

    Un Grand direct dédié à la francophonie

    Pour la troisième année consécutive, un Grand Direct est organisé pendant la Semaine des lycées français du monde. Ce Grand Direct compose une sorte d’émission en continu qui fait résonner les voix des élèves de tous les continents sur une même thématique, avec une diversité de points de vue et de mises en forme radiophoniques (JT, débats, micro-trottoirs, chroniques, interviews, portraits, reportages…), chaque établissement ayant un créneau d’une vingtaine de minutes.

    Ce projet radiophonique est coordonné, en lien avec l’AEFE, par deux enseignants-formateurs exerçant dans deux zones différentes du réseau : Isabelle Savary (professeure de lettres), dans la zone Asie-Pacifique, et Guillaume Veyret (professeur d’histoire-géographie), dans la zone Proche-Orient.

    Le Grand Direct de l'AEFE ce jeudi sur Twitch
    Le Grand Direct de l’AEFE ce jeudi sur Twitch

    Cette année, comme la Semaine des Lycées français du monde, c’est la thématique de la Francophonie qui a été retenue en hommage au 19ème sommet de la Francophonie qui a eu lieu en octobre dans la cité de la langue française à Villers-Cotterêts.

    37 pays en 24h

    Cette année, le Grand direct de l’AEFE nous amène en Afrique du Sud, Algérie, Angola, Autriche, Belgique, Burkina Faso, Burundi, Canada, Chili, Chine, Colombie, Cuba, Égypte, Émirats Arabes Unis, Espagne, Gabon, Guatemala, Inde, Indonésie, Japon, Koweït, Liban, Madagascar, Maroc, Mauritanie, Mexique, Pays-Bas, Pologne, République centrafricaine, République dominicaine, République Tchèque, Salvador, Sénégal, Thaïlande, Tunisie, Vietnam.

    C’est un véritable tour du monde à l’antenne que nous préparent les élèves du réseau de l’Enseignement français à l’étranger. Rendez-vous sur la chaine Twitch de l’AEFE le jeudi 28 novembre de 4h20 à 21h40 (heure de France métropolitaine) ou sur cette page !

    Regardez l’émission du Grand direct

  • Retour en France ? Connaissez-vous le régime des impatriés ?

    Retour en France ? Connaissez-vous le régime des impatriés ?

    Lorsqu’on quitte la France pour s’expatrier, on devient un non-résident. Certains sont pourtant toujours fiscalisés en France, c’est que ce qu’on appelle le régime des non-résidents imposables en France, qui a, comme vous le savez, des spécificités. Mais savez-vous aussi qu’au retour en France, un régime fiscal peut vous être appliqué, c’est ce qu’on appelle le régime des impatriés. On fait le point pour les Français de l’étranger même s’il s’applique aussi aux non nationaux.

    Jusqu’à 8 ans de facilités fiscales

    La loi n° 2008-776 du 4 août 2008 a instauré le régime des impatriés, qui est codifié à l’article 155 B du code général des impôts (CGI). Ce texte a été revu en 2017 afin renforcer l’exonération des charges sociales sur les salaires à hauteur de 30% de la rémunération directement liée à l’impatriation et en allongeant la période des avantages fiscaux de 5 à 8 ans pour les salariés.

    Le régime des impatriés prévu à l’article 155 B du CGI s’applique de plein droit ; il n’est donc soumis à aucune procédure d’agrément préalable de l’administration fiscale.

    Selon les dispositions de l’article 155 B du code général des impôts, les impatriés bénéficient d’un régime d’exonération temporaire de certains éléments de leur rémunération, ainsi que de certains éléments de leurs revenus patrimoniaux perçus à l’étranger, et ce, jusqu’au 31 décembre de la 8e année civile suivant celle de leur prise de fonctions en France.

    Conformément aux dispositions de l’article 155 B du CGI, le régime spécial des impatriés peut s’appliquer aux salariés appelés par une entreprise étrangère à exercer un emploi dans une entreprise établie en France pour une durée limitée.

    Le régime s’applique également aux dirigeants fiscalement assimilés aux salariés. Il peut notamment s’agir du président du conseil d’administration dans une SA, ou encore les gérants minoritaires dans les SARL.

    Le texte s’applique également aux personnes directement recrutées à l’étranger par une entreprise établie en France. Au moment du recrutement, les personnes peuvent ainsi être déjà employées dans une entreprise établie à l’étranger, ou ne pas avoir encore d’activité.

    Lorsque les conditions exposées ci-dessus sont remplies, le salarié ou le dirigeant impatrié bénéficie d’un régime spécifique d’impôt sur le revenu pour :

    • La rémunération perçue en contrepartie de l’activité professionnelle, en qualité de salarié ou de dirigeant ;
    • Certains revenus passifs perçus à l’étranger et certaines des plus-values résultant de la cession de valeurs mobilières et de droits sociaux détenus à l’étranger.

    Le salarié, ou le dirigeant fiscalement assimilé à un salarié, bénéficie de l’exonération du complément de rémunération qui est lié à l’exercice de son activité en France, ainsi que de la part de la rémunération perçue, qui correspond à une ou plusieurs mission(s) effectuée(s) à l’étranger.

    La prime d’impatriation, qui correspond aux compléments de rémunération liés à l’exercice de l’activité professionnelle en France, est exonérée d’impôt sur le revenu pour son montant réel.

    Il est important de rappeler que seuls les compléments de rémunération qui sont directement liés à l’impatriation peuvent bénéficier de l’exonération.

    Cela exclut donc les autres éléments de rémunération éventuellement prévus au contrat de travail. Le montant de la prime doit nécessairement apparaître dans le contrat de travail (ou le mandat social du dirigeant). Elle peut également apparaître dans un avenant. Il convient d’observer que la prime d’impatriation est exonérée pour son montant réel ou, sur option du contribuable, pour un montant forfaitaire fixé à 30 % de la rémunération nette totale (c’est-à-dire la rémunération nette de cotisations sociales et de la part déductible de la CSG).

    La France peut mieux faire

    L’évolution actée en 2022, dans l’hypothèse où la prime d’impatriation équivaut à 30% de la rémunération nette, est cependant à prendre avec des pincettes. La diminution est de « seulement » 959€ des contributions sociales employeur représentées en jaune dans le graphique… Ces dernières sont toujours 4 fois supérieures en France qu’en Allemagne ou en Hollande.

    Décomposition du coût total pour l'employeur d'un salarié payé 100k€ brut / an
    Décomposition du coût total pour l’employeur d’un salarié payé 100k€ brut / an

    Contrairement à l’étude de Paris EUROPLACE qui indique que seule la France dispose d’un régime d’impatriation, il est signalé dans le rapport de l’examen de la seconde partie de projet de loi de finances présenté à l’Assemblée nationale en 2016, que nombre de pays européens ont mis en place des dispositifs fiscaux favorables pour attirer sur leur territoire des contribuables étrangers, et notamment des cadres, des chercheurs et des salariés à haute valeur ajoutée. 

    En Hollande, le régime d’impatriation permet aux impatriés, sous certaines conditions, de bénéficier d’une exonération d’impôt de 30% sur leur prime d’impatriation. Cette exonération est subordonnée à la condition que le salaire de l’impatrié soit supérieur à 36.689€ et qu’il possède des compétences faiblement représentées sur le marché du travail néerlandais ; condition absente du régime français. En Allemagne, même s’il n’existe pas de régime fiscal particulier pour les impatriés, les contributions sociales employeur sont toujours bien inférieures à celle de la France et certainement moins dissuasives pour les entreprises.

    De son côté la France peut se targuer d’être le seul pays d’Europe disposant maintenant d’un régime fiscal bénéficiant à la fois aux salariés impatriés et à leur entreprise. Pas de quoi se vanter, la raison derrière cette exception est le montant monstrueux des charges patronales qu’il fallait bien tenter de réduire un jour. Malheureusement, le nouveau régime d’impatriation est une toute petite pierre apportée à ce projet. Selon la Fondation iFRAP il faudrait une réduction de 75% des charges patronales afin de pallier ce manque d’attractivité et de faire véritablement du régime impatrié français le plus favorable d’Europe.

  • Les droits de douane de Donald Trump

    Les droits de douane de Donald Trump

    Donald Trump estime que la Chine, l’Union européenne, le Mexique et de nombreux autres pays tirent avantage, sans contrepartie, de la croissance américaine. En 2023, le déficit commercial des États-Unis atteignait plus de 275 milliards de dollars avec la Chine, 200 milliards avec l’Union européenne, 160 milliards avec le Mexique, 105 milliards avec le Vietnam et 75 milliards avec le Canada. Jugeant ces échanges inégaux, Donald Trump a promis l’instauration de droits de douane majorés sur l’ensemble des importations. Il espère ainsi accroître les recettes publiques, favoriser l’économie américaine et obtenir des concessions de la part des pays exportateurs. Cependant, l’histoire le démontre, les mesures protectionnistes ont rarement produit les effets escomptés. Elles contribuent à l’inflation, réduisent la concurrence et freinent la croissance.

    Les recettes issues des droits de douane sont souvent moins importantes qu’espérées, et les importations, faute de solutions de substitution, restent à des niveaux élevés. En règle générale, la majoration des tarifs douaniers provoque des mesures de rétorsion pesant sur les exportations. Néanmoins, depuis la première révolution industrielle, dans les années 1750, le protectionnisme a toujours eu des adeptes, aux États-Unis comme ailleurs, notamment en France. Un grand nombre d’investisseurs estiment ou espèrent que les propositions de Donald Trump, qui reviendraient à remettre en question tous les accords d’allègement des droits de douane conclus depuis 1944, ne seront probablement pas mises en œuvre dans leur intégralité. L’application d’une majoration universelle de 10 ou 20 % aurait des effets anti-économiques importants, pouvant entraîner une baisse des valeurs boursières.

    Donald Trump essaiera d’obtenir des concessions de la part des Européens, des Japonais ou des Chinois sur des marchés que ces derniers protègent. Les discussions risquent d’être difficiles, compte tenu du contexte économique et social.

     « Tout pays qui enregistre un excèdent commercial avec les Etats Unis trompe l’Oncle Sam » 

    En Europe, les demandes d’ouverture pourraient concerner l’agriculture et les loisirs. Parmi les pays visés par le futur Président figurent non seulement la Chine, mais aussi l’Union européenne, le Vietnam et le Mexique. Pour lui, « tout pays qui enregistre un excédent commercial important avec les États-Unis trompe l’Oncle Sam ». S’il décidait l’instauration de droits de douane de 60 % sur les importations chinoises, ces dernières pourraient potentiellement diminuer de moitié, faisant perdre un point de pourcentage au PIB chinois dans un contexte de croissance déjà timide. Certes, les entreprises chinoises pourraient contourner ces droits en assemblant leurs produits dans des pays voisins comme le Vietnam, le Cambodge ou la Malaisie. Cependant, ces pays pourraient à leur tour être pénalisés par des droits de douane majorés.

    Donald Trump signe les déclarations imposant des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 8 mars 2018. ©MANDEL NGAN / AFP
    Donald Trump signe les déclarations imposant des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 8 mars 2018. ©MANDEL NGAN / AFP

    Donald Trump a également menacé d’imposer des droits de douane de 25 % sur la plupart des produits mexicains, les voitures étant soumises à des taxes encore plus élevées. La valeur des exportations de biens du Mexique vers les États-Unis équivalait, en 2023, à 27 % de son PIB, contre moins de 3 % pour la Chine. Le Mexique dispose de moins de solutions de repli que la Chine, plus des quatre cinquièmes de ses exportations étant destinées à son voisin d’Amérique du Nord.

    Une baisse du commerce international, un effet dépressif sur la croissance mondiale

    Avec un excédent commercial de biens d’environ 200 milliards de dollars avec les États-Unis, l’Union européenne est également dans le collimateur de la future administration républicaine. La banque Goldman Sachs prévoit que les nouveaux droits de douane pourraient réduire de 0,5 point le PIB européen, l’Allemagne étant la plus concernée par cette baisse potentielle. La liste des pays pouvant être touchés par les mesures protectionnistes américaines est longue : le Vietnam, le Canada, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Suisse, Taïwan et la Thaïlande. Tous ces pays enregistrent des excédents commerciaux supérieurs à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

    Une application généralisée des droits de douane par la première puissance économique mondiale entraînerait une baisse du commerce international et aurait un effet dépressif sur la croissance mondiale. Certains alliés des États-Unis, qui n’ont pas d’excédent commercial flagrant avec eux, comme le Royaume-Uni, pourraient, néanmoins, obtenir des exemptions. Certaines multinationales pourraient, ainsi, accélérer leurs efforts de délocalisation pour s’implanter dans des pays disposant d’accords commerciaux avantageux avec les États-Unis.

    Donald Trump envisage des droits de douane majorés pour réduire les déficits commerciaux des États-Unis, ciblant Chine, UE, Mexique et d’autres. Une politique protectionniste aux effets incertains sur l’économie mondiale.

  • Les mesures chinoises visant les eaux-de-vie européennes sont-elles légales ?

    Les mesures chinoises visant les eaux-de-vie européennes sont-elles légales ?

    Dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre Bruxelles et Pékin, l’Union européenne a saisi formellement l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contester les restrictions chinoises visant les eaux-de-vie européennes, notamment le cognac. Cette riposte intervient après la décision de l’UE d’imposer des surtaxes sur les voitures électriques chinoises, jugées subventionnées de manière déloyale. Un nouvel épisode dans le bras de fer commercial qui oppose les deux géants économiques.

    Bras de fer commercial : l’UE et la Chine s’affrontent à l’OMC

    L’Union européenne (UE) a annoncé lundi 25 novembre avoir formellement saisi l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), comme elle s’y était engagée en octobre, pour contester les mesures chinoises contre les eaux-de-vie européennes, dans le cadre d’un bras de fer commercial entre Bruxelles et le géant asiatique.

    Pékin avait lui-même saisi l’OMC le 30 octobre après la décision jugée « protectionniste » de Bruxelles d’imposer des surtaxes douanières sur les voitures électriques importées de Chine.

    L’UE ajoute désormais aux 10 % de taxe déjà en place sur ces véhicules une surtaxe allant jusqu’à 35 %, estimant après enquête qu’ils bénéficient de subventions publiques chinoises qui créent une concurrence déloyale.

    Après l’annonce des droits de douane automobiles en Europe, Pékin impose, depuis le 11 octobre, aux importateurs de « brandies » européens, dont le cognac, de déposer une caution auprès des douanes chinoises. ©Shutterstock/barmalini
    Après l’annonce des droits de douane automobiles en Europe, Pékin impose, depuis le 11 octobre, aux importateurs de « brandies » européens, dont le cognac, de déposer une caution auprès des douanes chinoises. ©Shutterstock/barmalini

    Après l’annonce des droits de douane automobiles en Europe, Pékin impose, depuis le 11 octobre, aux importateurs de « brandies » européens, dont le cognac, de déposer une caution auprès des douanes chinoises.

    La Commission européenne a officiellement demandé lundi des consultations auprès de l’OMC pour contester ces mesures. Cette demande constitue la première étape d’une procédure de règlement des différends.

    « La Commission honore son engagement à protéger notre industrie contre des accusations infondées », a déclaré le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, cité dans un communiqué.

    De son côté, le ministère chinois du Commerce affirme dans un communiqué que les mesures chinoises contre les eaux-de-vie européennes sont « légitimes »« conformes aux règles de l’OMC » et qu’elles ont été « prises conformément aux lois chinoises et à la demande de l’industrie nationale après une enquête juste et impartiale ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.11.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.11.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mercredi 27 novembre, dans les titres de cette édition : Pauline Carmona répond à la Cour des comptes – Le procès des assassins de Samuel Paty – Anne Hidalgo ne se représentera pas à Paris

    Passeports, timbres fiscaux, etc les petites annonces de la directrice de l’administration consulaire

    La cour des Comptes a rendu le 10 octobre 2024 un rapport sur l’action de l’administration consulaire. Les sages avaient donné 7 recommandations. La rédaction du site lesfrancais.press a demandé à Pauline Carmona de partager avec vous les leçons qu’elle en tire. Dans sa réponse publiée hier, on apprend que l’indicateur relatif au nombre de visites à domicile, dans le cadre d’une demande de bourses, a bien été mis en place et que le timbre fiscal numérique sera bientôt disponible pour les Français de l’étranger comme la demande de renouvellement de titre d’identité. Sur le reste, elle ne dira mot, cependant elle revient sur l’augmentation des effectifs, 67 en 2024 ont rejoint nos postes diplomatiques et avec une priorité mise sur le traitement des demandes de visas. Pour plus de détails, direction Lesfrancais.press.

    Pauline Carmona, une réponse de la DFAE à la Cour des comptes 

    Des excuses pour Samuel Paty

    Au procès de l’assassinat de Samuel Paty à la cour d’assises spéciale de Paris ce mardi 26 novembre, Zohra, âgée de 13 ans au moment de l’attentat, a présenté ses excuses auprès de la famille du professeur assassiné en octobre 2020. La jeune fille, scolarisée dans la classe de l’enseignant assassiné, a partagé à son père une rumeur selon laquelle le professeur aurait fait sortir les élèves musulmans de sa classe pour pouvoir projeter les caricatures du prophète Mahomet. Pourtant, l’adolescente était absente du cours en question, et a donc menti. À la barre, la jeune femme a détaillé l’engrenage qui a mené à l’attentat contre le professeur d’histoire-géographie et dont elle est le premier rouage. Les délibérés seront connus fin décembre ou début janvier.

    Samuel Paty enquête

    Pas de troisième mandat pour la maire de Paris

    C’est officiel: Anne Hidalgo ne briguera pas un troisième mandat à la tête de Paris. Une décision annoncée ce mardi 26 novembre. Un processus interne sera organisé par la fédération PS pour désigner le candidat, ce qui est prévu dans le cadre d’une élection locale. Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo et aujourd’hui député parisien, avait notamment lui aussi fait part de sa volonté de se présenter aux élections municipales il y a une semaine. Selon l’entourage d’Anne Hidalgo, c’est un élu à la colonne vertébrale bien bâtie et qui ne va pas louvoyer. « Pas trop clivant », il sait « négocier et discuter ». Il a aussi de l’expérience, avec deux mandats comme président du groupe de la majorité. Les élections se tiendront en mars 2026 comme dans toutes les communes de France.

    Anne Hidalgo

    C’est ainsi que se conclut ce flash quotidien des expatriés. On se retrouve demain. Passez un très bon mercredi où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Pauline Carmona, une réponse de la DFAE à la Cour des comptes 

    Pauline Carmona, une réponse de la DFAE à la Cour des comptes 

    C’est en octobre dernier que la Cour des comptes a publié un rapport sur les services consulaires dans lequel « elle effectue un bilan des moyens alloués et de leur efficacité, tout en proposant des pistes d’amélioration ». Dans sa publication, la juridiction financière française indique que « les besoins en matière de services (…) augmentent ». Si la « qualité » des prestations rendues aux usagers est soulignée par les membres du Palais Cambon, ces derniers estiment pour autant que des « économies » pourraient être réalisées. Aussi, en écho à ce constat et aux recommandations stipulées dans le rapport de la Cour des comptes, Lesfrancais.press a pu interviewer Pauline Carmona, la directrice de la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE).

    Lesfrancais.press : « La Cour des comptes a publié un rapport sur l’activité des consulats de France présents dans les différents pays, dans les conclusions de ce document il est écrit que « les services consulaires assurent leurs missions de manière efficace », c’est un signal important donné à vos équipes et aux représentations consulaires françaises partout dans le monde ? »

    Pauline Carmona : « C’est en effet un signal important envoyé à l’ensemble du réseau, fortement mobilisé en particulier depuis la crise COVID. En particulier dans les services à nos compatriotes, il faut souligner la très nette hausse des demandes de passeports et cartes d’identité : de 372 500 en 2019, nous sommes passés à 474.000 en 2022 et à près de 530.000 en 2023, un niveau jamais connu jusqu’à présent. L’année 2024 confirme cette évolution avec des chiffres qui devraient être sensiblement les mêmes, malgré l’organisation de deux scrutins au début de l’été, qui ont également enregistré un taux de participation record. 

    « Il faut souligner la très nette hausse des demandes de passeports et cartes d’identité : de 372 500 en 2019, nous sommes passés à 474.000 en 2022 et à près de 530.000 en 2023, un niveau jamais connu jusqu’à présent. »

    Pauline Carmona, Directrice, Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire

    Cela a été rendu possible en particulier par la mise en place de grands projets de modernisation et une réflexion d’amélioration continue qui permettent aux équipes dans le réseau d’être davantage disponibles pour les usagers.

    Consulat général de France à Alger
    Consulat général de France à Alger

    Je pense notamment au Service France Consulaire qui a permis, avec sa réponse téléphonique centralisée, de libérer les agents en poste d’un certain nombre d’appels, qui ne nécessitent pas, dans leur grande majorité, d’être traités sur place. »

    Lesfrancais.press : « Toutefois, comme l’indique ce document publié par la Cour des comptes, « alors que l’activité a augmenté, la diminution des effectifs a pu entraîner des tensions sur les conditions de travail des agents, notamment en matière de risques psychosociaux », comment gérez-vous ce type de situation ? Ce rapport est-il l’occasion de demander des effectifs supplémentaires pour répondre aux attentes de nos Français à l’étranger sans détériorer les conditions de travail de vos agents ? »

    Pauline Carmona : « Après deux décennies de réduction des effectifs et une stabilisation en 2021 et 2022, le réseau consulaire a bénéficié de créations nettes d’emploi en 2023 et 2024, pour un total de 67 postes de travail au bénéfice du réseau consulaire à l’étranger. Les postes de travail créés à l’étranger sont venus en soutien de postes consulaires situés plus particulièrement dans trois zones prioritaires : Afrique subsaharienne, Afrique du Nord et Moyen-Orient, et Asie.

    « Concernant les risques psychosociaux, le bien-être au travail des personnels consulaires fait partie des préoccupations majeures du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. »

    Pauline Carmona, Directrice, DFAE

    Ces effectifs supplémentaires visent à renforcer notre capacité d’instruction des demandes de visas au service de notre politique d’influence, à moderniser les services à nos compatriotes, ainsi qu’à accroître nos capacités en matière de lutte contre la fraude, identifiée comme une priorité transversale. Le réseau consulaire devrait encore bénéficier de postes supplémentaires en 2025.

    Concernant les risques psychosociaux, le bien-être au travail des personnels consulaires fait partie des préoccupations majeures du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE).  Les conditions de travail constituent un point d’attention tout particulier. S’agissant plus particulièrement des personnels consulaires, le bien-être au travail est une priorité régulièrement soulignée et la DFAE s’attache à garder un contact permanent avec les équipes consulaires en poste. »

    Lesfrancais.press : « Des recommandations sont aussi proposées dans le rapport de la Cour des comptes. Une d’entre elles s’appuie sur l’expérimentation actuelle menée pour nos ressortissants vivant au Canada et au Portugal qui peuvent renouveler leur passeport de manière dématérialisée, et s’acquitter ainsi du paiement des droits de chancellerie par un timbre fiscal électronique, la Cour des comptes propose de généraliser ce dispositif, pensez-vous que ce sera le cas et quel serait le calendrier ? »

    Pauline Carmona : « Nous saluons cette recommandation de la Cour des comptes de généraliser l’usage du timbre électronique, qui doit permettre aux Français de l’étranger de s’acquitter des droits de chancellerie de manière dématérialisée.

    « Le paiement par timbre dématérialisé est possible depuis plusieurs années pour les Français qui résident en France, il était important que nos compatriotes qui résident à l’étranger puissent bénéficier également de cette facilité. »

    Pauline Carmona, Directrice, DFAE

    Cette mesure, validée par le Comité interministériel de la Transformation Publique (CITP) du 23 avril 2024, constitue une mesure prioritaire de simplification administrative du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE).

    Consulat de France à Londres
    Consulat de France à Londres

    Le paiement par timbre dématérialisé est possible depuis plusieurs années pour les Français qui résident en France, il était important que nos compatriotes qui résident à l’étranger puissent bénéficier également de cette facilité. Il s’agit d’un chantier lourd, tant sur le plan technique que juridique, qui mobilise plusieurs administrations. Nous y travaillons activement, avec un calendrier de déploiement qui reste encore à préciser. Cette modalité de paiement sera proposée en priorité pour les demandes et les renouvellements de passeports. »

    Lesfrancais.press : « Pour renforcer la lutte contre la fraude aux aides sociales et à la scolarité, le rapport demande la mise en place d’un double dispositif, à savoir la création d’un « indicateur relatif au nombre de visites à domicile effectuées pour l’instruction des demandes d’aides sociales et d’aides à la scolarité ». Et aussi d’ « étudier la faisabilité d’une interconnexion des données entre systèmes d’information des ministères des affaires étrangères et de l’intérieur et entre le ministère des affaires étrangères et les organismes sociaux ». Pensez-vous que cette fraude aux aides sociales et à la scolarité est importante chez les expatriés ? Ce double dispositif proposé par la Cour des comptes pourrait-il être mis en place dans les prochaines semaines ?

    Pauline Carmona : « Le MEAE a bien pris note de la recommandation de la Cour des comptes d’étudier la faisabilité d’une interconnexion des données des ministères de l’Europe et des Affaires étrangères et de l’Intérieur avec les organismes sociaux. Cette recommandation est en cours d’étude par les administrations et organismes concernés, notamment s’agissant des spécificités techniques et de protection de données.

    « Pour rappel, les aides sociales à l’étranger ne sont pas un droit mais relèvent d’une mesure gracieuse du ministre »

    Pauline Carmona, Directrice, DFAE

    En revanche, l’indicateur relatif au nombre de visites à domicile a bien été mis en place dans l’application qui synthétise l’activité consulaire des postes diplomatiques et consulaires. Ces visites, que le ministère encourage dans la limite du temps que peuvent y consacrer les agents dans les consulats, sont très importantes pour évaluer le niveau de vie des demandeurs d’aide sociale et de bourses scolaires. Certaines familles en situation de grande précarité ont ainsi pu être mieux identifiées. À l’inverse, d’autres usagers demandaient des aides auxquelles ils ne pouvaient prétendre. Pour rappel, les aides sociales à l’étranger ne sont pas un droit mais relèvent d’une mesure gracieuse du ministre, dans la limite de l’enveloppe budgétaire allouée à cet effet. »

  • TV5MONDEplus, 214 pays, 7000 heures de programme et toujours gratuite

    TV5MONDEplus, 214 pays, 7000 heures de programme et toujours gratuite

    La chaîne de télévision francophone mondiale TV5MONDE, vous le savez, dispose d’une plateforme en ligne sur laquelle peuvent être visionnées films, séries et émissions en langue française, avec des sous-titres en plusieurs langues. Cette plateforme s’appelle TV5MONDEplus, elle est, le plus souvent, gratuite et disponible dans le monde entier. En effet, vous pouvez visionner les 7000 heures de programmes disponibles dans 214 pays. D’ailleurs, c’est au Maghreb que TV5MONDEplus réunit le plus du monde, cette région représente à elle-seule plus de 32 % de l’audience numérique de cette plateforme. En deuxième position, le reste du continent africain, puis l’Amérique latine et enfin les pays d’Europe, France comprise.

    Gratuite ?

    TV5MONDEplus est gratuit dans la plupart des pays, mais avec de la publicité.

    Parmi les exceptions, les USA. Outre-Atlantique, la plateforme francophone TV5MONDEplus est accessible sur l’ensemble des boxes de l’opérateur Comcast Xfinity et Xumo, sans coût supplémentaire pour les abonnés de la chaîne TV5MONDE Etats-Unis. Cette extension de la distribution de TV5MONDEplus est proposée à plus de 13 millions de foyers abonnés au câble Xfinity et plusieurs millions d’utilisateurs supplémentaires grâce à Xfinity X1, Xfinity Flex, la box Xumo et les smart TV Xumo. Parallèlement à cet accord, Sling TV (leader de la télévision payante par internet aux Etats-Unis avec près de 2 millions d’abonnés) vient d’intégrer la plateforme TV5MONDEplus, adossée à l’offre TV5MONDE Etats-Unis. 

    Une large palette de programmes !
    Une large palette de programmes !

    Enfin, en Chine et aux Pays-Bas, l’offre TV5MONDEplus n’est pas disponible, pour l’instant.

    Sur le plan technique, TV5MONDEplus est très sûr à utiliser. Ceci est basé sur l’analyse NLP (Traitement du langage naturel) de plus de 107 avis d’utilisateurs provenant de l’Appstore et la note cumulative de l »Aappstore de 3.7/5  effectuée par le site Justuseapp.com

    Une large palette de programmes !

    Sous le label TV5MONDEplus, la chaîne TV5MONDE propose une offre de programmes en ligne qui enregistre 17 millions de vues de vidéos chaque mois

    Une large palette de programmes !

    Une large palette de programmes !

    Il faut dire qu’il y a de quoi faire sur TV5MONDEplus. On y retrouve onze catégories dont le cinéma, les découvertes, la culture, les arts de ville, les divertissements, la langue française, les partenaires culturels mais aussi les séries, les fictions télé sans oublier l’environnement, le devoir de mémoire, les sujets sociétaux et pour finir les programmes pour la jeunesse et les podcasts. L’offre est donc très, très riche, pour ne pas dire pléthorique.

    Des programmes originaux

    Et si les mauvaises langues imaginaient que TV5MONDEplus se bornerai à rediffuser des vieux classiques français, le public lui a adopté cette lucarne sur le monde francophone. Surtout qu’en plus des programmes phares des services publics audiovisuels, on y retrouve des productions originales.

    Parmi ces inédits, on a découvert Générations Carbone ! Cette série humoristique de 6 épisodes courts centrés sur des thématiques sociales et environnementales : pollution, recyclage, procréation, éco-lucidité, est tantôt satirique, tantôt poétique. Et dans tous les, elle met en scène les paradoxes de chacun face aux enjeux climatiques et écologiques avec pour ambition de renouer le lien entre les générations. Boomers, millennials, génération Z…tout le monde y passe !

    On va dire les termes

    On va dire les termes

    On se régale aussi avec les webséries inédites comme « On va dire les termes«  qui présente les mots de la langue française qui dévoilent les évolutions culturelles et sociétales de notre langue. A la manœuvre, Athéna Sol – LA prof de Français aux 1,1M d’abonnés sur Tik Tok et 350k abonnés sur Instagram – qui vient nous rappeler que la langue française est une langue vivante. Et qui dit vivante, dit mouvante, fluide, en devenir… ni plus, ni moins que la société actuelle.​ ​Avec son ton et son sens du détail implacable, Athéna Sol nous propose dans cette série d’analyser des mots nouveaux comme Autrice, Chum, Complosphère, Ecocide, Go,  Mégenrer, Miskine, etc. Ces mots que l’on entend de plus en plus, qui font parfois débat, qui entrent parfois dans le dictionnaire et qui traduisent les évolutions culturelles et sociétales. Qu’ils viennent du latin, du continent africain ou d’Amérique du Nord, c’est le visage d’une francophonie plus inclusive et bien entrée dans le XXIème siècle qu’ils dessinent. Chaque épisode traite d’un mot que l’on pourra facilement identifier grâce à une direction artistique qui les décline selon un code couleur propre.

    Du côté des fictions, on retrouve de grands classiques du cinéma francophone comme Mélodie en sous-sol mais aussi des séries récentes. Ainsi, TV5MONDEplus recèle quelques surprises en provenance de Suisse et du Québec : on vous propose de découvrir La Chance de Ta VieSurvivre À Ses Enfants et Je Ne Suis Pas Un Robot.

    Comment regarder TV5MONDEplus ?

    Présente dans 214 pays, avec des milliers d’heures et gratuite, la plateforme TV5MONDEplus vous tente ? Mais comment la regarder car le plus souvent, elle n’est pas présente sur les box locales.

    Le plus c’est de passer par sa télévision connectée. L’application TV5MONDEplus est disponible sur les stores des télévisions connectées Samsung et LG, pour les modèles commercialisés à partir de 2019.

    Des programmes originaux

    Des programmes originaux

    Vous pouvez aussi utiliser une ChromeCast. Car la fonctionnalité est disponible depuis votre application TV5MONDEplus et vous permet de visionner vos programmes sur un téléviseur.

    Pour ceux qui disposent de box non verrouillées par un opérateur, l’application est disponible sur le système Android TV.

    Enfin, aux USA, il est impératif d’être abonné à un opérateur et disposer d’un abonnement incluant la chaine TV5MONDE. Le service de streaming est disponible de facto dans l’onglet dédié.

    Bon visionnage à toutes et à tous !

  • Une chasse au trésor mondiale organisée par le Puy du Fou

    Une chasse au trésor mondiale organisée par le Puy du Fou

    À partir du 22 mai 2025, le parc d’attraction célébrissime le Puy du Fou lancera sa propre chasse au trésor qui vous conduira à la recherche d’Exkalibur. Cette chasse au trésor inédite célébrera le nouveau spectacle français de la saison 2025 « L’Epée du roi Arthur ». A la faveur de l’annonce de chiffres record de fréquentation en 2024, le parc de loisirs vendéen a dévoilé le dispositif mis en place pour tenter de trouver une épée forgée à l’ancienne par les meilleurs forgerons de France, gravée et dorée à l’or fin, sertie d’une pierre précieuse et protégée par un fourreau de cuir, estimée à 250.000 euros.

    Un succès fou et mondial

    Le parc de loisirs vendéen a remporté, à Hollywood, en mars 2024, le prix du meilleur spectacle du monde. Une nouvelle consécration et une victoire pour Philippe de Villiers, qui a lancé son projet en 1978 alors que personne n’y croyait.

    Avec 2,8 millions de visiteurs en 2024, le Puy du Fou a bénéficié d’une saison record cette année. Pour la première fois en 47 ans, le parc vendéen, consacré à l’histoire de France et connu pour ses spectacles spectaculaires, enregistre une telle affluence, surpassant son précédent score de 2023 de 200 000 visiteurs. Ce succès conforterait la troisième place du parc dans le classement français, derrière Disneyland Paris et le Parc Astérix, malgré une météo peu clémente cette année.

    Puy du fou Espagne
    Puy du fou Espagne

    Parallèlement, le succès du parc franchit les frontières : en Espagne, le Puy du Fou España a accueilli 1,4 million de visiteurs cette année, et en Chine, un spectacle immersif a été lancé à Shanghai en mai. Prochaine étape dans l’expansion internationale : un projet de parc au Royaume-Uni, tandis qu’en France, le parc finalise le lancement du Grand Tour, un train immersif dont le démarrage est prévu prochainement après un léger report.

    L’Épée du Roi Arthur

    Ainsi, le parc le Puy du Fou lance sa propre chasse au trésor à l’occasion de la sortie dès le 5 avril de son nouveau spectacle « L’Épée du Roi Arthur », inspiré de la légende de la Table ronde, mettra en scène un chevalier méconnu, lié à l’histoire légendaire du parc.

    Prévu pour être joué jusqu’à huit fois par jour, ce spectacle d’une durée de 25 minutes promet une expérience unique avec des effets spéciaux et une scène de 3000 m² capable d’accueillir 2000 spectateurs. À l’image de la tradition du parc, cette nouvelle production a été conçue entièrement en interne, des décors à la musique, perpétuant le succès du dernier grand spectacle, Le Mime et l’Étoile, récompensé en 2023.

    Dans la chasse au trésor, il ne sera pas question de la retirer d’une pierre, mais tout bonnement de la retrouver. Car l’épée de légende du roi Arthur, Exkalibur (oui, avec un k), a disparu.

    L'épée Exkalibur
    L’épée Exkalibur
    Théâtre immersif historique Shanghai
    Théâtre immersif historique Shanghai

    Si celle ou celui qui mettra la main sur son pommeau finement ouvragé ne pourra réclamer aucun trône, le jeu n’en vaut pas moins la chandelle car l’épée, fabriquée de toutes pièces par des artisans français, est estimée à 250.000 euros selon Nicolas de Villiers, président du parc d’attractions.

    Pour « participer à la chasse », qui ne débutera officiellement que le 22 mai prochain, il vous en coûtera de 39 à 129 €, les coffrets les plus chers donnant un accès exclusif, mais temporaire, aux deux premières énigmes. Espérons qu’il faudra moins de temps aux aventuriers pour la dénicher qu’avec la chouette d’or.

  • Pourquoi les marchés financiers plébiscitent-ils Donald Trump ?

    Pourquoi les marchés financiers plébiscitent-ils Donald Trump ?

    L’élection de Donald Trump en 2024 s’est accompagnée de la hausse des principaux indices boursiers américains, de l’appréciation du dollar et de la montée des taux des bons du Trésor. Les promesses de baisses d’impôts et de déréglementation sont perçues comme des moteurs potentiels de croissance économique à court terme. Cependant, le risque de droits de douane accrus et de restrictions sur l’immigration pourrait entraîner une hausse de l’inflation.

    En ce début novembre, les investisseurs privilégient des gains à court terme, mais l’incertitude demeure, Donald Trump restant imprévisible. Bien que favorable à des droits de douane élevés, il pourrait les utiliser comme moyen de pression pour obtenir des concessions de pays étrangers. Malgré ses pouvoirs accrus au Congrès, il devra également composer avec les Républicains modérés, peu enclins au protectionnisme.

    Le programme économique de Donald Trump en 2024 s’articule autour de quatre axes principaux : réduction des impôts, déréglementation, augmentation des droits de douane et réduction de l’immigration.

    Réduction des impôts

    L’un des aspects les plus positifs pour les investisseurs est l’abandon des hausses d’impôts prévues par Kamala Harris qui envisageait une augmentation du taux d’imposition des sociétés de 21 % à 28 % et une taxe sur les plus-values latentes. Donald Trump promet de prolonger les réductions d’impôt sur le revenu instaurées en 2017. Il évoque la possibilité de baisser le taux d’imposition des sociétés, potentiellement à 15 %, et d’abolir l’impôt sur les pourboires.

    Toutefois, le Congressional Budget Office estime que le déficit budgétaire pourrait atteindre 6 % du PIB au cours de la prochaine décennie, un niveau préoccupant en période de paix et de croissance. Ces réductions d’impôts pourraient donc être limitées face aux défis financiers du pays.

    Déréglementation

    Donald Trump prévoit un vaste plan de déréglementation et pourrait collaborer avec Elon Musk, PDG de Tesla, pour piloter une « commission sur l’efficacité gouvernementale ». Il entend alléger les contrôles sur l’intelligence artificielle et réduire la transparence imposée aux entreprises de cryptoactifs, visant à faire des États-Unis « la capitale mondiale des cryptomonnaies».

    Les sociétés énergétiques bénéficieront également de plus de liberté pour exploiter les ressources nationales, notamment le gaz naturel, et le soutien aux énergies renouvelables pourrait diminuer, affectant la performance boursière des entreprises dans ce secteur.

    Augmentation des droits de douane

    Les droits de douane sont un pilier central du programme économique de Trump depuis des années. En 2024, il s’engage à augmenter de 10 à 20 % les droits de douane sur toutes les importations américaines et à 60 % pour les produits chinois. Des hausses de droits sont également envisagées pour les voitures en provenance du Mexique. Ces mesures placeraient les tarifs douaniers à des niveaux inédits depuis 1945. Les économistes craignent que cette politique n’entraîne une hausse des prix à la consommation, une baisse de l’investissement et un ralentissement de la croissance.

    Pourquoi les marchés plébiscitent-ils Donald Trump ?
    Pourquoi les marchés plébiscitent-ils Donald Trump ?

    Le protectionnisme de Trump pourrait également déclencher des représailles commerciales, notamment de l’Union européenne et de la Chine.

    Réduction de l’immigration

    La réduction de l’immigration est un autre volet majeur du plan de Donald Trump. Il prévoit d’expulser des millions de migrants, un projet qui pourrait réduire le PIB américain de 7 % d’ici 2028, selon le Peterson Institute for International Economics. Cependant, les États démocrates pourraient résister à cette politique, et les entreprises, confrontées à des pénuries de main-d’œuvre, exerceront probablement des pressions pour augmenter les quotas d’immigration.

    Un programme inflationniste et ses conséquences

    Le programme économique de Trump est perçu comme inflationniste, en raison des baisses d’impôts, de la hausse des droits de douane et des restrictions sur l’immigration. La montée des taux des bons du Trésor après son élection reflète les inquiétudes des investisseurs face à une possible intervention de la Banque centrale pour contenir l’inflation. Cela pourrait mener à une crise entre le président et la Fed, Donald Trump ayant exprimé sa volonté d’imposer une politique monétaire accommodante. En comparaison avec son premier mandat, Donald Trump semble mieux préparé, avec une équipe élargie et un programme détaillé. Ayant remporté l’élection avec une confortable avance, il pourrait se sentir plus libre d’exécuter ses plans. Réponse après le 20 janvier 2025 !

  • La Bulgarie et la Roumanie bientôt membres à part entière de l’espace Schengen

    La Bulgarie et la Roumanie bientôt membres à part entière de l’espace Schengen

    La Bulgarie et la Roumanie, qui avaient partiellement intégré l’espace Schengen plus tôt cette année, ont reçu le feu vert pour rejoindre entièrement l’espace de libre circulation européen, a annoncé vendredi 22 novembre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

    Les deux pays avaient intégré, en mars 2024, l’espace Schengen au niveau maritime et aérien. Les contrôles terrestres avaient pour leur part été maintenus en raison du veto de l’Autriche, qui estimait que l’immigration clandestine était encore trop importante et qu’ils devaient faire davantage pour l’empêcher.

    Ce vendredi 22 novembre à Budapest, sous l’égide de la présidence hongroise du Conseil de l’UE, les ministres de l’Intérieur de la Bulgarie, de la Roumanie et de l’Autriche ont signé une déclaration sur l’adhésion totale de Bucarest et de Sofia à cet espace qui réunit 29 pays.

    « La Bulgarie et la Roumanie appartiennent pleinement à l’espace Schengen. La levée des contrôles aux frontières terrestres est le dernier obstacle. Je me réjouis des résultats positifs des discussions informelles qui ont eu lieu aujourd’hui à Budapest », a indiqué Ursula von der Leyen sur X.

    La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, était présente lors des discussions de vendredi. Elle s’est réjouie de cette signature et a affirmé espérer une levée des contrôles aux frontières terrestres « à partir du 1er janvier ».

    Ce vendredi 22 novembre à Budapest, sous l'égide de la présidence hongroise du Conseil de l'UE, les ministres de l’Intérieur de la Bulgarie, de la Roumanie et de l’Autriche ont signé une déclaration sur l’adhésion complète de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen. ©Hungarian Presidency on X
    Ce vendredi 22 novembre à Budapest, sous l’égide de la présidence hongroise du Conseil de l’UE, les ministres de l’Intérieur de la Bulgarie, de la Roumanie et de l’Autriche ont signé une déclaration sur l’adhésion complète de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen. ©Hungarian Presidency on X

    La décision finale doit être prise lors du Conseil « Justice et affaires intérieures » du 11 décembre, au cours duquel la Roumanie et la Bulgarie seront officiellement invitées à rejoindre entièrement l’espace Schengen.

    L’importance des frontières terrestres

    Selon l’Union roumaine des transporteurs routiers, les chauffeurs attendent généralement entre 8 et 16 heures à la frontière hongroise, et entre 20 et 30 heures à la frontière bulgare, voire jusqu’à trois jours aux périodes de pointe.

    En Bulgarie, les transporteurs font la queue aux frontières avec la Grèce et la Roumanie, ce qui entraîne des problèmes environnementaux.

    Sur le plan financier, la Roumanie estime que ne pas être membre à part entière de l’espace Schengen lui fait perdre 10 milliards d’euros par an. La Bulgarie, trois fois moins peuplée, estime pour sa part que son économie a perdu un milliard d’euros l’année dernière.

    Cette annonce pourrait jouer en faveur du Premier ministre roumain Marcel Ciolacu, candidat à l’élection présidentielle du dimanche 24 novembre. Son principal adversaire, le populiste d’extrême droite George Simion, rêve de restaurer les frontières de la Roumanie datant d’avant la Seconde Guerre mondiale.

    Les adhésions complètes de la Bulgarie et la Roumanie signifient également que la Grèce sera enfin reliée par voie terrestre au reste de l’espace Schengen.

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