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Eléonore Caroit à Londres pour défendre la Francophonie

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Eléonore Caroit à Londres pour défendre la Francophonie

Les 25 et 26 juin, Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, était en déplacement à Londres. Entre l’inauguration du nouveau Centre Molière de l’Institut français du Royaume-Uni, sa participation à la London Climate Action Week, ses rencontres avec la communauté française et ses visites au Lycée International de Londres Winston Churchill puis au Lycée français Charles de Gaulle, la ministre est venue défendre une même ambition : faire de la francophonie un levier d’influence dans le Royaume-Uni post-Brexit. Lesfrançais.press était présent tout au long de cette visite et a pu s’entretenir en exclusivité avec la membre du gouvernement Lecornu.

La place de la francophonie au Royaume-Uni

Sous une chaleur exceptionnelle de 36 °C, diplomates, enseignants, élus consulaires, mécènes et représentants de la communauté française se retrouvent dans la cour de l’Institut français de Londres. Quelques instants plus tard, la ministre Éléonore Caroit coupe le ruban du nouveau Centre Molière, aboutissement de cinq années de travaux. Mais au-delà de cette inauguration, c’est un message beaucoup plus large que la membre du gouvernement Lecornu est venue porter : dix ans après le Brexit, la France entend continuer à renforcer la place de la francophonie au Royaume-Uni.

Dans un pays qui accueille l’une des plus importantes communautés françaises établies à l’étranger, la langue française demeure un outil d’influence, de transmission et de coopération. À travers son déplacement des 25 et 26 juin, Éléonore Caroit a souhaité montrer que cette ambition ne repose pas uniquement sur la diplomatie, mais aussi sur les établissements scolaires, les institutions culturelles et les Français installés outre-Manche.

« La francophonie est plus que jamais un sujet d’avenir. »

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

Au cours de ces deux journées, la ministre a notamment inauguré le nouveau Centre Molière de l’Institut français du Royaume-Uni, participé à la London Climate Action Week, rencontré les représentants de la communauté française, visité le Lycée International de Londres Winston Churchill avant de poursuivre son déplacement au Lycée français Charles de Gaulle, où les échanges ont porté sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

Quelques minutes après avoir inauguré le Centre Molière, Éléonore Caroit a accordé un entretien exclusif à Lesfrançais.press. Interrogée sur l’avenir de la francophonie, la ministre défend une vision résolument optimiste. « La francophonie est plus que jamais un sujet d’avenir », explique-t-elle. « Aujourd’hui, près de 396 millions de personnes parlent français dans le monde. Nous sommes devenus la quatrième langue la plus parlée et la deuxième langue la plus apprise. Nous estimons qu’il y aura près de 700 millions de francophones d’ici 2050, notamment grâce au dynamisme du continent africain » nous a-t-elle dit.

Le Centre Molière, nouvelle vitrine de la langue française

L’inauguration du Centre Molière constituait le principal temps fort de cette visite londonienne. Après cinq années de travaux et un investissement de 3,3 millions de livres sterling, ce nouvel espace de l’Institut français entend devenir bien davantage qu’un simple centre de langue. Il ambitionne de devenir l’une des principales vitrines de l’enseignement du français au Royaume-Uni et un symbole du rayonnement culturel français outre-Manche.

Éléonore Caroit inaugure officiellement le Centre Molière de l’Institut français de Londres lors de son déplacement des 25 et 26 juin.
Éléonore Caroit inaugure officiellement le Centre Molière de l’Institut français de Londres lors de son déplacement des 25 et 26 juin. © Alexander Seale / Lesfrançais.press

L’inauguration du Centre Molière marque l’aboutissement de cinq années de travaux et d’un investissement de 3,3 millions de livres sterling. Pour les responsables de l’Institut français, ce projet dépasse largement la rénovation d’un bâtiment. Il traduit la volonté de la France de continuer à investir dans la promotion de sa langue au Royaume-Uni.

« Quand on veut défendre la langue française et son apprentissage, il faut pouvoir recevoir des élèves dans de bonnes conditions. »

Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni,

Dans son discours, Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, rappelle pourquoi ce chantier était devenu indispensable. « Quand on veut défendre la langue française et son apprentissage, il faut pouvoir recevoir des élèves dans de bonnes conditions», explique-t-elle, saluant le travail des équipes qui ont poursuivi les cours pendant toute la durée des travaux ainsi que le soutien des trustees et des nombreux mécènes.

L’ambassadrice insiste également sur la signification du nom Centre Molière. Il ne s’agit pas seulement d’un hommage au dramaturge français, mais de rappeler qu’une langue est à la fois un héritage culturel et un outil vivant, capable de rassembler des générations d’apprenants venus d’horizons différents. Pour Vincent Gombault, président du Friends of the French Institute Trust, cette rénovation était devenue une priorité.

Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, prononce son discours lors de l’inauguration du Centre Molière, sous le regard d’Éléonore Caroit.
Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, prononce son discours lors de l’inauguration du Centre Molière, sous le regard d’Éléonore Caroit. © Alexander Seale / Lesfrançais.press

Il rappelle ainsi que le bâtiment était dans un état préoccupant il y a encore quelques années et que sa modernisation conditionnait l’avenir même du centre de langue. Mais son argument va plus loin. Selon lui, le Centre Molière constitue le véritable « poumon économique » de l’Institut français de Londres. Les cours de français permettent en effet de financer une grande partie de la programmation culturelle de l’Institut, faisant du centre de langue un élément essentiel du rayonnement culturel français au Royaume-Uni.

« Le centre de langue est le poumon économique de la culture française en Angleterre. »

Vincent Gombault, président du Friends of the French Institute Trust

Vincent Gombault explique également pourquoi il a souhaité rebaptiser l’ancien « Centre de langue ». Pour lui, la France devait disposer à Londres d’une identité culturelle aussi forte que celle de l’Instituto Cervantes pour l’Espagne ou du Goethe-Institut pour l’Allemagne.

Vincent Gombault, président du Friends of the French Institute Trust, lors de son intervention à l’occasion de l’inauguration du Centre Molière. Il est revenu sur les cinq années de rénovation et sur le rôle des mécènes dans le financement du projet.
Vincent Gombault, président du Friends of the French Institute Trust, lors de son intervention à l’occasion de l’inauguration du Centre Molière. Il est revenu sur les cinq années de rénovation et sur le rôle des mécènes dans le financement du projet.
© Alexander Seale / Lesfrançais.press

Le Centre Molière devient ainsi une véritable marque culturelle française, plus facilement identifiable par les apprenants, les entreprises, les partenaires et les mécènes appelés à accompagner les futurs projets de l’Institut français. Pour la ministre, investir dans un lieu comme le Centre Molière revient à investir dans l’influence française à long terme, bien au-delà du seul apprentissage de la langue.

La francophonie un sujet d’actualité ?

Quelques instants après l’inauguration du Centre Molière, Lesfrançais.press a pu s’entretenir en exclusivité avec Éléonore Caroit. Pour la ministre, ce nouvel espace dépasse largement le cadre d’un simple centre de langue. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la place du français dans le monde, et tout particulièrement au Royaume-Uni. Interrogée sur les raisons de son déplacement à Londres, Éléonore Caroit rappelle que cette visite répond aux trois grands axes de son portefeuille ministériel.

« Je suis ici pour des événements qui sont très importants pour chacun des portefeuilles dont je m’occupe », explique-t-elle à Lesfrançais.press. « D’abord la francophonie, avec l’inauguration du Centre Molière. Ensuite les partenariats internationaux, puisque Londres accueille l’un des rendez-vous majeurs de la London Climate Action Week consacré à la résilience climatique. Enfin, je suis ici pour rencontrer les Français du Royaume-Uni et visiter plusieurs établissements scolaires français. »

« La francophonie est plus que jamais un sujet d’avenir. »

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

Pour la ministre, la francophonie est aujourd’hui plus pertinente que jamais. « La francophonie est plus que jamais un sujet d’avenir. Aujourd’hui, nous comptons près de 396 millions de locuteurs dans le monde. Le français est désormais la quatrième langue la plus parlée et la deuxième langue la plus apprise. Nous prévoyons près de 700 millions de francophones d’ici 2050, notamment grâce au dynamisme démographique du continent africain. »

« C’est beaucoup plus qu’un symbole », explique-t-elle. « C’est un peu la maison de la France ici au Royaume-Uni. C’est un lieu où des enfants, des étudiants mais aussi des adultes pourront apprendre notre langue. C’est aussi un lieu qui contribue très concrètement au renforcement de la relation entre la France et le Royaume-Uni. »

Entretien exclusif – Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, lors de son entretien avec Lesfrançais.press à l’Institut français de Londres.
Entretien exclusif – Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, lors de son entretien avec Lesfrançais.press à l’Institut français de Londres. © Alexander Seale / Lesfrançais.press

La ministre souligne également le rôle essentiel joué par les Français établis à l’étranger dans la promotion de la langue française. « Les Français de l’étranger sont nos meilleurs ambassadeurs. Beaucoup sont engagés dans les lycées français, les institutions culturelles, les librairies françaises ou les associations. Le fait que de nombreux Français installés au Royaume-Uni aient contribué à la rénovation du Centre Molière montre très concrètement leur engagement en faveur de la francophonie. »

« Je continuerai ce combat pour que chacun puisse s’exprimer dans sa langue. »

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

L’entretien s’est conclu par une question particulièrement symbolique, dix ans après le Brexit. Lesfrançais.press a demandé à la ministre si elle considérait comme un échec pour la francophonie le fait que l’anglais demeure la principale langue de travail des institutions européennes malgré le départ du Royaume-Uni de l’UE.

Éléonore Caroit rejette cette idée. « Je ne parlerais pas d’échec, parce que cela voudrait dire que nous abandonnons le combat. Lorsque je participe aux réunions des institutions européennes, je prends systématiquement la parole en français. Nous sommes encore trop peu nombreux à le faire. C’est une facilité de s’exprimer uniquement en anglais. Pour ma part, je continuerai ce combat pour que chacun puisse s’exprimer dans sa langue, parce que c’est aussi cela, la richesse de l’Union européenne. »

Au Lycée International de Londres Winston Churchill, la réforme de l’AEFE au cœur des échanges

Avant l’inauguration du Centre Molière, Éléonore Caroit s’est rendue au Lycée International de Londres Winston Churchill, où Lesfrançais.press a accompagné une partie de la délégation française. Accueillie par Mireille Rabaté, proviseure de l’établissement, la ministre a rencontré les équipes de direction, les enseignants et les représentants des parents d’élèves afin d’échanger sur l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

Éléonore Caroit est accueillie par Mireille Rabaté, proviseure du Lycée International de Londres Winston Churchill, avant un échange consacré à la réforme de l’AEFE.
Éléonore Caroit est accueillie par Mireille Rabaté, proviseure du Lycée International de Londres Winston Churchill, avant un échange consacré à la réforme de l’AEFE.© Alexander Seale / Lesfrançais.press

Pendant près d’une heure, les échanges ont porté sur la réforme de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) que la ministre pilote depuis son arrivée au gouvernement. D’emblée, Éléonore Caroit a reconnu que cette réforme était née d’une urgence budgétaire, mais qu’elle devait désormais devenir une réforme de fond. « Notre objectif est de donner davantage de visibilité aux établissements, à leurs gestionnaires, à leurs personnels mais aussi aux familles », a-t-elle expliqué.

« Donner davantage de visibilité aux établissements, aux personnels et aux familles. »

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

La ministre rappelle que le réseau AEFE rassemble aujourd’hui 612 établissements répartis dans le monde entier.

« Il n’y a pas un établissement qui ressemble à un autre. Les réalités locales sont différentes, les législations nationales également. Nous devons accompagner les établissements selon leurs besoins propres tout en préservant l’identité du réseau. » Les discussions se sont rapidement orientées vers l’une des principales préoccupations des enseignants : les détachements de l’Éducation nationale. Plusieurs professeurs ont évoqué les difficultés liées au renouvellement de leur détachement, certains parlant d’un « stress permanent » quant à leur avenir professionnel.

Éléonore Caroit reconnaît que cette inquiétude est largement partagée. Selon elle, l’Éducation nationale ne considère pas encore suffisamment le réseau AEFE comme une composante stratégique de la carrière des enseignants. « Aujourd’hui, partir enseigner plusieurs années dans un établissement français à l’étranger n’est pas toujours perçu comme un parcours valorisant. C’est précisément ce que nous voulons faire évoluer. »

La ministre souhaite ainsi renforcer la coopération entre le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de l’Éducation nationale afin de faciliter les mobilités et d’offrir davantage de perspectives aux enseignants. Le Brexit s’est également invité dans les échanges. Évoquant la situation britannique, Éléonore Caroit estime que la France doit continuer à investir dans la présence du français au Royaume-Uni. « Après le Brexit, nous avons envie d’être présents. Nous constatons que le français perd parfois du terrain dans certaines écoles publiques britanniques au profit d’autres langues. C’est précisément dans ce contexte qu’il faut renforcer notre présence. »

« Les meilleures réformes ne se construisent pas uniquement dans les bureaux parisiens. Elles se construisent aussi en écoutant les chefs d’établissement, les enseignants et les familles. »

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

La ministre a également présenté plusieurs pistes de réforme : la création d’une fondation internationale destinée à renforcer les capacités de financement du réseau, une meilleure coordination avec l’Éducation nationale ainsi qu’un accompagnement plus souple des établissements selon leurs réalités locales. Avant de quitter le lycée, Éléonore Caroit a insisté sur un point essentiel : cette réforme ne pourra réussir qu’en s’appuyant sur les remontées du terrain. « Les meilleures réformes ne se construisent pas uniquement dans les bureaux parisiens. Elles se construisent aussi en écoutant les chefs d’établissement, les enseignants et les familles. C’est tout le sens de cette visite à Londres » a-t-elle souligné.

Au terme de cette rencontre ce vendredi 26 juin, la ministre a poursuivi son déplacement au Lycée français Charles de Gaulle, où elle devait rencontrer les équipes éducatives et les représentants de la communauté scolaire afin de poursuivre les échanges engagés autour de l’avenir du réseau AEFE.

Les Français du Royaume-Uni, premiers ambassadeurs de la francophonie

Au fil de son déplacement londonien, un message est revenu à plusieurs reprises dans les discours comme dans les échanges de la ministre : la francophonie ne se construit pas uniquement depuis Paris. Elle repose aussi sur les femmes et les hommes qui la font vivre au quotidien. À Londres, cette réalité est particulièrement visible. Entrepreneurs, enseignants, chercheurs, élus consulaires, responsables associatifs, mécènes ou parents d’élèves participent tous, à leur manière, au rayonnement de la langue et de la culture françaises.

Pour Éléonore Caroit, la rénovation du Centre Molière illustre parfaitement cette mobilisation. « Le fait que des Français établis au Royaume-Uni aient contribué à la rénovation de ce centre montre très concrètement le rôle qu’ils jouent dans la diffusion de notre langue », explique-t-elle à Lesfrançais.press. « Beaucoup s’investissent dans les lycées français, les institutions culturelles, les librairies françaises ou les associations. Ils sont les premiers ambassadeurs de la francophonie. »

À l’issue de l’inauguration, Éléonore Caroit pose aux côtés d’Hélène Duchêne et d’une représentante de l’Institut français de Londres.
À l’issue de l’inauguration, Éléonore Caroit pose aux côtés d’Hélène Duchêne et d’une représentante de l’Institut français de Londres. © Alexander Seale / Lesfrançais.press

Cette idée a également été défendue par les différents intervenants tout au long de la journée. Pour Hélène Duchêne comme pour Vincent Gombault, le nouveau Centre Molière n’est pas seulement un bâtiment rénové. Il est le résultat d’un partenariat entre l’État français, l’Institut français, les mécènes, les entreprises françaises implantées au Royaume-Uni et une communauté française particulièrement investie.

En l’espace de deux jours, Éléonore Caroit aura ainsi décliné une même stratégie à travers chacun de ses déplacements : promouvoir la langue française au Centre Molière, renforcer le réseau scolaire français au Lycée International de Londres Winston Churchill et au Lycée français Charles de Gaulle, soutenir les Français établis au Royaume-Uni et développer les coopérations internationales et diplomatiques lors de la London Climate Action Week.

« Les Français de l’étranger sont nos meilleurs ambassadeurs. »

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

À l’heure où certains annoncent que l’intelligence artificielle pourrait rendre l’apprentissage des langues moins indispensable, la ministre défend la conviction inverse. Une langue ne se résume pas à une traduction automatique. Elle transmet une culture, une histoire, une manière de penser et de créer du lien.

Photo de famille réunissant les représentants de l’Institut français, de l’Ambassade de France et les invités de l’inauguration du Centre Molière.
Photo de famille réunissant les représentants de l’Institut français, de l’Ambassade de France et les invités de l’inauguration du Centre Molière. © Alexander Seale / Lesfrançais.press

Le Centre Molière, les établissements scolaires français de Londres et la mobilisation des Français installés outre-Manche constituent ainsi, selon elle, les trois piliers d’une même ambition. Dix ans après le Brexit, la France ne semble donc pas avoir choisi le repli. Au contraire, elle entend continuer à investir dans ce qui demeure l’un de ses principaux instruments d’influence : sa langue.

Auteur/Autrice

  • Alexander Seale

    Alexander Seale est franco-britannique. Né et habitant au Royaume-Uni, il est correspondant pour lesfrancais.press, LCI (France) et LN24 (Belgique) à Londres.

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