Pour tout expatrié français, le retour au pays commence souvent par le même rituel : l’atterrissage à Roissy-Charles de Gaulle. Entre l’émotion des retrouvailles et la fatigue du décalage horaire, le trajet vers Paris reste toutefois le « dernier kilomètre » le plus redouté. Mais la donne est sur le point de changer. En 2027, le CDG Express viendra enfin briser la malédiction du RER B.
Roissy-CDG : Le géant aux pieds d'argile
L’aéroport de Paris-Charles de Gaulle n’est pas seulement une porte d’entrée ; c’est le cœur battant de la connectivité française. Avec plus de 72 millions de passagers accueillis en 2025, il conserve sa place de premier hub de France et de deuxième en Europe. C’est une ville dans la ville, connectant la France à plus de 310 destinations mondiales.
Pourtant, pour nous, Français de l’étranger, le tableau est souvent moins idyllique une fois les valises récupérées. Situé à 25 km au nord de la capitale, Roissy souffre d’un paradoxe tenace : une excellence aérienne mondiale, mais une desserte terrestre souvent jugée indigne d’une métropole de rang alpha.
Car, jusqu’ici, deux options s’offraient à nous soit le RER B, souvent saturé, vieillissant et sujet à des incidents techniques chroniques. Pour un expatrié chargé de bagages, traverser la banlieue nord dans une rame bondée relève parfois du parcours du combattant. Ou sinon le Taxi ou le VTC, une option confortable en théorie, mais on finit souvent otage d’une autoroute A1 congestionnée. Résultat : un trajet qui peut varier de 45 minutes à 1h30, avec une facture salée à la clé.
CDG Express : Un chantier titanesque pour une promesse simple
Pour pallier ces lacunes, le projet CDG Express est entré dans sa phase finale. Ce n’est pas une simple rénovation, mais une véritable mutation de l’infrastructure ferroviaire francilienne. Le chantier, d’un coût estimé à plus de 1,4 milliard d’euros, mobilise des acteurs majeurs : le gestionnaire d’infrastructure (SNCF Réseau et ADP) et l’exploitant « Hello Paris » (un groupement Keolis et RATP Dev). Les rames, conçues par Alstom, ont été spécifiquement pensées pour les voyageurs aériens avec des espaces bagages généreux et un confort premium.

Les essais dynamiques, qui ont débuté fin 2025, se poursuivront tout au long de cette année 2026 pour garantir une sécurité et une ponctualité optimales. L’enjeu économique est colossal ! Il s’agit de maintenir l’attractivité de Paris face à Londres ou Dubaï, tout en déchargeant le RER B pour les usagers du quotidien.
En 2027, Quel prix pour quel confort et en combien de temps ?
Le compte à rebours est donc lancé avec une mise en service officielle qui est fixée au 28 mars 2027. D’ici là, les structures de la Gare de l’Est se préparent à accueillir ce nouveau flux de voyageurs internationaux. Le prix du billet est annoncé aux alentours de 24 €. C’est certes plus cher qu’un ticket de RER, mais nettement moins onéreux qu’un taxi (souvent entre 55 € et 70 €) pour un voyageur seul ou en couple. Surtout, c’est le prix de la sérénité.
Et surtout, niveau temps de trajet, le CDG EXPRESS reliera la Gare de l’Est au Terminal 2 de Roissy en 20 minutes chrono, ce qui est imbattable. Surtout, que la fréquence des trains, qui est annoncée, toutes les 15 minutes, de 5h00 à minuit, 365 jours par an, garantira une grande fluidité. Du côté des services à bord, l’opérateur Hello Paris (la nouvelle entreprise ferroviaire créée par Keolis et RATP pour exploiter le CDG Express) promet un Wi-Fi haute densité, des écrans d’information sur les vols en temps réel et une accessibilité totale pour les personnes à mobilité réduite.
Découvrez le chantier du CDG EXPRESS
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