La nouvelle application Lesfrancais.press disponible sur tous les stores dès à présent

Sénatoriales Français de l’étranger : Olivier Cadic prône une approche entrepreneuriale au service des Français de l’étranger

Temps de lecture

4–6 minutes
Sénatoriales Français de l’étranger : Olivier Cadic prône une approche entrepreneuriale au service des Français de l'étranger

À l’approche de l’élection sénatoriale pour les Français établis hors de France prévue le 27 septembre, le site Lesfrancais.press donne la parole aux candidats qui sollicitent la confiance des 533 grands électeurs. Sénateur sortant, membre du groupe Union centriste au Sénat et tête de liste « Libres et indépendants », Olivier Cadic revient sur son parcours, son bilan et ses priorités pour son potentiel troisième mandat.

Écouter le podcast avec Olivier Cadic 

Podcast

Sénatoriales Français de l’étranger : Olivier Cadic prône une approche entrepreneuriale au service des Français de l’étranger

Podcast Lesfrancais.press

Olivier Cadic : un profil d’entrepreneur ancré

Entrepreneur établi au Royaume-Uni depuis 1997 et élu parlementaire depuis 2014, Olivier Cadic définit sa démarche politique par le prisme de l’innovation et du pragmatisme économique : « Je viens du monde de l’innovation, j’ai appris que l’on pouvait changer les façons de produire, de commercer, de travailler grâce au numérique, mais surtout qu’une idée n’a de valeur que si elle se traduit par un résultat et donc j’ai appliqué cette méthode à la politique. »

« Je suis un homme de centre droit, modéré, adepte de la liberté d’entreprendre et un Européen convaincu. »

Olivier Cadic, tête de liste « Libres et indépendants », sénatoriales Français de l’étranger

Revendiquant plus de 650 déplacements dans 117 pays au cours de ses deux premiers mandats, le sénateur sortant met en avant une méthode fondée sur le terrain et la concrétisation de projets locaux (écoles, Alliances françaises, chambres de commerce).

Sur l’échiquier politique, l’élu précise sa position au cours de cette interview : « je suis un homme de centre droit, modéré, adepte de la liberté d’entreprendre et un Européen convaincu. Je suis indépendant et sans étiquette depuis 2017. Comme vous l’avez dit, je siège au groupe Union centriste qui est un des deux piliers de la majorité sénatoriale. », ajoutant « les partis choisissent souvent un camp. Nous, nous choisissons un objectif. Vous reconnaîtrez là, c’est l’approche entrepreneuriale. »

Modernisation consulaire et transition vers une administration prédictive

Interrogé sur les évolutions du service public à destination des expatriés, notre invité salue les avancées récentes tout en fixant de nouvelles ambitions pour les décennies à venir. Selon lui, le service rendu aux usagers s’est considérablement amélioré sous l’impulsion des parlementaires et des conseillers des Français de l’étranger : « En un siècle, nous sommes passés d’une administration bureaucratique à une administration plutôt orientée client. »

Collège du Léman International School avec Emmanuel Coigny, proviseur du Secondaire et Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE.
Collège du Léman International School avec Emmanuel Coigny, proviseur du Secondaire et Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE.

Parmi les concrétisations récentes qu’il a soutenues figurent le déploiement de la plateforme France Consulaire ou encore l’autocertification des certificats de vie via smartphone pour les retraités. Pour l’avenir, la liste « Libres et indépendants » souhaite orienter la relation administrative vers la proactivité grâce aux outils numériques : « Après l’administration qui répond, nous devons construire ensemble maintenant celle qui va anticiper les attentes. »

Les priorités d’Olivier Cadic : sécurité, réseau économique et enseignement français

Parmi les priorités exposées pour ce nouveau mandat sollicité, Olivier Cadic cite l’accompagnement des projets portés par les élus locaux, comme la réouverture de consulats ou l’établissement de nouvelles lignes aériennes, le renforcement de la sécurité des résidents en période de crise, ainsi que le soutien continu au tissu entrepreneurial représenté par les réseaux Business France, la French Tech et les chambres de commerce de l’étranger.

« Après l’administration qui répond, nous devons construire ensemble maintenant celle qui va anticiper les attentes. »

Olivier Cadic, tête de liste « Libres et indépendants », sénatoriales Français de l’étranger

Le dossier de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) constitue également un enjeu majeur. Le sénateur rappelle un constat chiffré alarmant concernant la couverture scolaire actuelle : « Ce qu’il faut savoir, malgré tout l’argent que nous dépensons chaque année, près d’un demi-milliard d’euros pour l’enseignement français à l’étranger, près de 80% des enfants français à l’étranger ne fréquentent pas notre réseau. »

Pour répondre à cette situation et éviter que le modèle français ne perde son influence internationale face aux réseaux internationaux concurrents, il plaide pour l’instauration d’un « pass éducation langue française » et pour la montée en puissance de l’Association nationale des écoles françaises à l’étranger (ANEFE), qu’il préside : « Je suis déterminé, moi, à pouvoir travailler pour qu’on puisse continuer à développer ce réseau. C’est fondamental, sinon dans deux, trois décennies, nous serons relégués au même niveau que le système allemand. »

Fiscalité et gouvernance : refuser l’imposition universelle

Sur la question récurrente de la fiscalité appliquée aux Français établis hors de France, Olivier Cadic exprime une opposition catégorique quant à l’établissement d’un impôt basé sur la nationalité à l’image du modèle américain (FATCA) : « Évidemment, compte tenu de nos obligations, de nos conventions fiscales, ça semble absolument dingue d’essayer d’imaginer vouloir copier les Etats-Unis. »

A Hawthorne en Californie, visite de l’usine de SpaceX en compagnie de Sylvie Almeri, directrice de la SoCal French-American Chamber of Commerce
A Hawthorne en Californie, visite de l’usine de SpaceX en compagnie de Sylvie Almeri, directrice de la SoCal French-American Chamber of Commerce

Concernant la gouvernance et le rattachement institutionnel du ministère délégué aux Français de l’étranger, le candidat estime que la priorité ne réside pas dans les organigrammes ministériels mais dans la fixation de lettres de cadrage précises axées sur les résultats : « Alors, pour moi, je ne demande pas un ministre mieux placé, je demande un ministre doté d’objectifs clairs et tenu à une obligation de résultat. C’est ma vision. »

En conclusion de cet entretien, interrogé sur ce qui lui manque le plus lorsqu’il réside à l’étranger, Olivier Cadic évoque avec humour le fromage avant de souligner la force du lien patriotique qui unit les Français hors de France : « À l’inverse, lorsque je suis en France et que résonne l’hymne national, à ce moment-là, ce qui me manque le plus, c’est la ferveur unique des Français de l’étranger lorsqu’ils chantent la Marseillaise. Dans l’hexagone, je ressens rarement une telle intensité. »

Auteur/Autrice

  • La Rédaction vous propose quelques articles où l'ensemble des collaborateurs ont participé à leur rédaction.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Détaxe avec Skiptax
CFE
Toute l’actualité des Français de l’étranger avec les sites Lesfrancais.press, Lafrench.us, Lafrench.radio, etc.
https://france-pay.com/
Jouer un son