Halloween dans le monde

Halloween dans le monde

Halloween ! Cette fête, peu célébrée en France, est pourtant incontournable dans certains pays. Nous vous proposons un tour du monde des origines de cette fête.

Le succès fou d’Halloween aux États-Unis

Les États-Unis est le pays qui célèbre le plus Halloween dans le monde, avec le Canada. Cette fête, très commerciale, soulève presque autant d’enthousiasme que Noël. Les maisons américaines sont très décorées (citrouilles géantes, faux squelettes, maisons hantées…) pour accueillir les enfants venant demander des friandises. Mais Halloween n’attire pas seulement les enfants : 1 Américain sur 2 se déguise, ce jour-là. D’ailleurs, cette année, le costume le plus porté par les enfants sera un déguisement de super-héros. Les adultes, eux, seront plutôt déguisés en sorcières.

L’Irlande, le pays d’origine d’Halloween

Halloween est une fête très importante en Irlande. C’est d’ailleurs dans ce pays qu’elle a été inventée, il y a plus de 2 000 ans. À l’origine, les Celtes célébraient chaque année le début de l’hiver le 31 octobre. Ils allumaient alors de grands feux et se déguisaient en monstres pour chasser les mauvais esprits. Aujourd’hui, Halloween est toujours beaucoup fêtée en Irlande : des feux d’artifice sont tirés dans tout le pays. Et un immense défilé costumé est organisé dans les rues de Dublin, la capitale de l’Irlande.

Halloween s’installe en Roumanie

En Roumanie, la célébration d’Halloween a débuté récemment, parce qu’il n’existe pas de tradition associée à cette fête. Cette coutume vient essentiellement des Américains : enfants déguisés, décorations spéciales, fêtes déguisées, etc. Avec la légende du comte Dracula, les habitants de ce pays se rendent habituellement en Transylvanie pour visiter son château à la nuit tombée. Ils fêtent également des festivals d’horreur et de fantaisie dans des maisons hantées, mais cela est surtout tourné vers les touristes. De plus en plus de gens pensent que ce pays est la destination parfaite pour célébrer Halloween.

Halloween en Espagne, tous sur les chars

En Espagne, il est de plus en plus fréquent que des personnes montent sur des chars pour fêter Halloween, surtout les enfants. La tradition ancestrale est la suivante : le 1er novembre, connu comme le “Día de Todos los Santos” (Jour de Tous les Saints), les familles se rendent dans les cimetières pour rendre visite et décorer avec des fleurs les tombes de leurs proches décédés, pour les honorer et se remémorer des bons moments. Il s’agit d’un jour férié dans tout le pays, où personne ne travaille et ne va à l’école.

Halloween en Autriche, le boom depuis les années 90

Dans ce pays, depuis les années 1990, la célébration de la fête d’Halloween a pris de plus en plus d’ampleur, surtout chez les plus jeunes.
Traditionnellement, le 31 octobre fait partie de la “Semaine de Toutes les Âmes” ou “Seleenwoche”, qui est fêtée du 30 octobre jusqu’à 8 novembre. Pendant cette période, les croyants se rendent à l’église pour honorer les défunts. La tradition veut que les gens, quand ils vont dormir, laissent de l’eau, du pain et une lampe allumée pour recevoir les esprits et célébrer ce jour ensemble.

Halloween débarque au Japon

La célébration d’Halloween au Japon est toute récente. Elle a commencé à captiver les amoureux de la culture américaine, et a trouvé sa place auprès des jeunes. Autour du 31 octobre, on assiste à des animations spéciales organisées par le Tokyo Disneyland. Les ados anticipent également les évènements spectaculaires mis en place chaque année par l’Universal Studio au Japon. Concerts délirants, déguisements hideux et flashy, jeux macabres, tout ce qui a trait à la morbidité est au rendez-vous.

Halloween ou Famadihana à Madagascar

Halloween à Madagascar est connue sous le nom de « Famadihana », ce qui traduit en espagnol « maison funéraire », c’est tout simplement le retour (au sens littéral) des morts.

Les citoyens de Madagascar se rendent dans les cimetières pour enlever les corps de leurs défunts, les vêtir et ainsi entamer avec eux un défilé de musique live pour célébrer à nouveau la société entre vivants et morts. Cette coutume de déterrer les morts a lieu tous les 7 ans. C’est l’occasion idéale pour toute la famille de manifester son amour et son respect aux parents décédés.

La fête des Morts au Mexique

Femme déguisée pour la Fête des Morts.

Au Mexique, on ne célèbre pas vraiment Halloween, mais “la fête des Morts” les 1er et 2 novembre. C’est un rendez-vous très joyeux, qui célèbre les défunts : selon la tradition mexicaine, ces jours-là, les morts reviennent chez eux… faire la fête ! Et pour cela, les familles préparent leurs maisons pour les accueillir. Les Mexicains installent alors des autels avec des photos de leurs morts et jouent de la musique. Ils se maquillent aussi le visage en squelette, et défilent dans les rues, comme pendant le carnaval.

Halloween dans les autres pays d’Amérique Latine

Dans les autres pays d’Amérique du Sud, c’est aussi le jour des morts qui est fêté. Les esprits des morts sont remémorés le soir et la famille se réunit autour d’un repas copieux. Au Pérou, le 31 octobre, on fête même le jour de la musique créole depuis 1944, une musique très populaire au Pérou.

Halloween en France et en Europe

Dans l’Hexagone, Halloween est bien moins populaire car notre pays est plus latin qu’anglo-saxon. D’ailleurs, cette fête a été longtemps rejetée par la population. Pourtant, certaines fêtes typiquement bretonnes sont similaires dans leurs rituels. La célébration d’Halloween a commencé à avoir plus d’ampleur vers 1996 même si elle reste néanmoins considérée comme une fête anglo-saxonne.

Le 31 octobre au soir, l’animation est plus portée dans les bars où les breuvages sont colorés de rouge sang, où les toasts sont ornés de faux doigts. Avec l’opportunité de faire des affaires ou simplement de l’animation, la grande distribution, les cinémas et autres types de spectacles, les mairies et organismes municipaux (piscines par exemple) contribuent à Halloween à un moment en général assez gris et terne dans l’année.

Auteur

  • Chantal Julia

    Chantal Julia est maitre de conférence en Suisse. Après plusieurs années à l'Université de Lettre Paris 1, Chantal a suivi son compagnon à Lausanne où elle enseigne toujours la littérature française. Elle écrit pour différents magazines universitaires et Lesfrancais.press

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