Covid-19 : le point sur les frontières dans le monde

Covid-19 : le point sur les frontières dans le monde

Tous les États luttent contre la Covid-19. Ils appliquent à des moments différents des restrictions de circulation, voire des fermetures de frontières.

Après un premier été 2020 de déconfinement en Europe et la reprise pour certains des vols internationaux, la réouverture des frontières dans le monde s’effectue progressivement.  Mais l’arrivée de nouveaux variants du virus au début de l’année 2021 complique la donne. Où peut-on voyager ? Quand effectuer une “quatorzaine” ? Qui exige un passeport vaccinal ?

Malgré la levée progressive des restrictions nationales prises contre le coronavirus, peu de pays s’aventurent encore à prédire une reprise prochaine des voyages internationaux. Les mesures sont très différentes en fonction de la situation sanitaire de chacun et de la réponse que les gouvernements y donnent. L’arrivée des variants britannique, sud-africain et brésilien, début 2021, et la hausse des contaminations ont poussé certains États à re-instaurer le contrôle aux frontières et exiger des tests et des quarantaines à l’entrée de leur territoire.

L’Europe referme ses frontières en 2021 en ordre dispersé

  • Union européenne 

Le 4 septembre 2020, la Commission a adopté une proposition de recommandation du Conseil visant à garantir que toutes les mesures prises par les États membres qui restreignent la libre circulation en raison de la pandémie de coronavirus soient coordonnées et clairement communiquées au niveau de l’UE. La Commission a mis à disposition un site internet censé centraliser ces informations et permettre de savoir quelles sonts les restrictions mises en place par chaque pays membre : Re-open EU.

Face l’arrivée des nouveaux variants au courant du mois de janvier 2021, de nombreux pays européens ont re-introduit des contrôles aux frontières ce qui a poussé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à intervenir. Elle a adressé un courrier à l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, la Suède, la Hongrie et au Danemark pour leur demander des explications sur les restrictions prises contre le coronavirus.

  • Allemagne 

Pour les Français de Moselle, il faudra avoir effectué un test PCR ou antigénique, avec un prélèvement effectué depuis moins de 48 heures pour pouvoir pénétrer en Allemagne. Cette mesure, qui concerne au moins 16 000 travailleurs frontaliers, entre en viguer le 2 mars 2021 à minuit.

Le gouvernement a aussi décidé le 14 février de renforcer la surveillance de ses frontières et filtre les passages avec la République tchèque, la Slovaquie et le Tyrol autrichien. Depuis le 19 février, le Danemark a fermé une partie de sa frontière avec l’Allemagne en raison de la situation épidémique à Flensbourg (nord de l’Allemagne), le gouvernement danois a décidé d’intensifier ses efforts à la frontière dano-allemande, où la police, entre autres, fermera une dizaine de passages frontaliers.

Depuis le 25 janvier des quarantaines de 14 jours sont exigées pour les personnes revenant de République Tchèque, d’Espagne, du Portugal et d’Egypte ainsi que d’Israël et des Etats-Unis. A cette liste, le gouvernement allemand a rajouté, depuis le 30 janvier le Royaume Uni, l’Irlande et l’Afrique du sud. Ces restrictions sont appliquées jusqu’au 17 février.

Ces dispositions risquant d’évoluer, le gouvernement allemand conseille aux voyageurs de vérifier les mesures en vigueur en se connectant au site internet du ministère de l’Intérieur.

La chancellière Merkel a recommandé aux Allemands d’éviter les voyages à l’approche de Pâques, le 4 avril, mais sans fermer les frontières. Ainsi de nombreux Allemands ont pu réserver un vol pour les îles espagnoles des Baléares, alors que les Espagnols eux-mêmes sont interdits de voyage pour éviter une propagation du virus. Les voyageurs sont tenus à se faire tester au départ et au retour. Palma de Majorque a ainsi vu ses réservations hôtelières augmenter de 13% cette dernière semaine de mars.

Un test PCR négatif  de moins de 48 heures sera demandé aux voyageurs en provenance des frontières terrestres de Pologne, du Danemark et de la France. Le ministre de l’Intérieur allemand a annoncé le 30 mars que des contrôles aléatoires seront effectués par la police dans un rayon de 30 km autour des frontières. A défaut, la personne sera verbalisée, devra payer une amende et observer une quarantaine de 10 jours, moins si le test s’avère négatif.

  • Autriche

Après le premier confinement du printemps 2020, l’Autriche est accessible à 31 pays sauf la Suède, l’Espagne, le Portugal et la Royaume-Uni à partir du 16 juin 2020. Mais la trêve a été de courte durée.  Au mois d’août 2020, Vienne instaure des contrôles renforcés pour les personnes qui reviennent des Baléares (Espagne) et de Slovénie.
Selon les autorités, un tiers des vacanciers qui ont été testés positifs depuis un mois, à leur retour en Autriche, venaient de Croatie, une destination au sud de la Slovénie.


La liste des pays considérés à risque depuis le 31 août 2020, comportait 33 pays.
Depuis le 30 mars 2021, en dehors des voyageurs en provenance d’Australie, de Finlande, de Grèce, d’Islande, de Nouvelle-Zélande, de Norvège, de Singapour, de Corée du Sud, de la Cité du Vatican, pour lesquels aucune restriction ne s’applique, tous les voyageurs de plus de 6 ans entrant en Autriche doivent respecter une période de quarantaine obligatoire de 10 jours. A partir du 5ème jour, il sera possible de l’interrompre avec un test PCR ou un test antigénique négatif.

  • Belgique

La Belgique a interdit vendredi 22 janvier 2021 à sa population de voyager hors des frontières pour des voyages non essentiels jusqu’au 18 avril inclus. Cette restriction s’accompagne de la mise en place d’un couvre-feu entre minuit et 5 heures du matin, sauf à Bruxelles où il est de 22 heures à 6 heures du matin.

La Belgique exige un test des voyageurs en provenance de pays situés en zone “rouge”, donc à haut risque, sont obligés de soumettre à une quarantaine de 10 jours. On demande également à toute personne désirant voyager vers la Belgique de remplir un formulaire de localisation du passager. Les travailleurs frontaliers ne sont pas tenus à le remplir.

  • Danemark

Depuis le premier confinement en mars 2020, les frontières du Danemark se sont rouvertes en juin mais avec l’arrivée des nouveaux variants au début de l’année 2021, le Danemark a refermé ses frontières, notamment avec l’Allemagne en mars. Depuis le 7 février 2021 les voyages non-essentiels sont interdits et le test obligatroire. Les étrangers désirant entrer au Danemark doivent avoir un motif impérieux pour le faire et surtout doivent présenter un test PCR négatif de moins de 24 heures et s’isoler pendant 10 jours.

  • Espagne 

L’Espagne avait rouvert ses frontières le 21 juin 2020 avec la France, le 1er juillet avec les autres pays de l’UE. Mais après un pic de recontamination, (plus de 26 000 contaminations par jour le 7 septembre), elle se retrouve sur la liste rouge de plusieurs pays qui désormais exigents un test et une quarantaine de tous les voyageurs provenant de la péninsule ibérique. Début 2021, et à l’approche de Pâques, l’Espagne se reconfine. Alors que la Semaine sainte est un évènement culturel et religieux important pour ce pays majoritairement catholique, le gouvernement a interdit tous les déplacements. Cependant des touristes, allemands, italiens et français, ont profité de la levée des restrictions pour venir prendre des vacances dans les îles Baléares.

  • Portugal

L’épidémie de Covid-19 a battu fin janvier 2021 de nouveaux records de morts et de contagions au Portugal, qui a décidé d’interdire les déplacements non essentiels à l’étranger pendant que ses hôpitaux sont soumis à une pression “gigantesque”.

Cette nouvelle mesure de restriction doit entrer en vigueur à minuit dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 janvier, de même que le rétablissement des contrôles aux frontières terrestres du pays.
 
La Commission européenne, soucieuse d’éviter des fermetures de frontières au sein de l’UE, avait recommandé lundi 25 janvier aux Etats membres de mettre en place de nouvelles restrictions de déplacement pour les zones les plus touchées par le virus.

Le Portugal avait déjà suspendu la semaine dernière ses liaisons aériennes avec le Royaume-Uni. Lisbonne a ensuite annoncé mercredi la suspension de tous les vols avec le Brésil, à partir du 29 janvier.

Le Portugal avait durci ses règles sanitaires à partir du mardi 15 septembre 2020 : le nombre de personnes pouvant se réunir passera de 20 à 10 dans l’ensemble du pays, comme cela est déjà le cas à Lisbonne et dans sa banlieue depuis fin juin. 

Comme dans la capitale, la vente de boissons alcoolisées sera interdite partout à partir de 20h00, de même que leur consommation dans les espaces publics.

Aucune quarantaine n’est requise sauf pour les voyageurs en provenance de zones à risques, comme, en ce qui concerne la France, les territoires d’Outremer. Des dispositions spéciales sont en vigueur pour les Açores et Madère : les visiteurs devant présenter un test négatif au COVID-19 réalisé dans les 72h avant leur débarquement, ou bien l’effectuer à leur arrivée.

  • Finlande

La Finlande a décidé à partir du 24 août 2020 de remettre des restrictions pour les voyageurs européens venant d’Allemagne, de Chypre, du Danemark, de Grèce, d’Islande, d’Irlande, de Malte, de Norvège et de San Marino. Les restrictions ont été remise en place aussi pour Andorre, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suisse à cause de l’augmentation du nombre des cas.

Les voyages de loisir sont possibles également depuis la Chine, la Géorgie, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. Le confinement individuel n’est pas obligatoire pour les voyageurs de ces pays. Par contre les restrictions sont de nouveau en place pour les voyageurs venant d’Australie, du Japon et d’Algérie à cause du nombre des cas en progression.

Les voyageurs en provenance des autres pays de l’UE doivent en revanche justifier d’une raison “valable” pour se rendre enFinlande et observer une quarantaine de deux semaines à leur arrivée.

Et jeudi 10 septembre, la première ministre Sanna Marin, est confinée jusqu’à nouvel ordre : elle va subir un test de dépistage au Covid-19 après avoir été potentiellement exposée au virus identifié par l’application gouvernementale de traçage. Sanna Marin, 34 ans, “est asymptomatique et se sent bien”, a précisé son cabinet dans un communiqué.

La Finlande a lancé son application de traçage du coronavirus le 1er septembre, permettant ainsi aux utilisateurs de smartphones de recevoir une alerte lorsqu’ils ont été en contact étroit avec une personne dont le test de dépistage s’est révélé positif.

  • France 

Depuis le du 31 janvier 2021, la France ferme ses frontières aux pays extérieurs à l’UE, “sauf motif impérieux”, a annoncé le premier ministre Jean Castex. Cette disposition ne concerne plus les expatriés, depuis la décision du Conseil d’Etat.

À partir du 1er août 2020, la France demande, pour les passagers aériens en provenance de certains pays, de présenter les résultat d’un test PCR, réalisé moins de 72 heures avant le vol. Il s’agit des personnes en provenance d’Afrique du Sud, Algérie, Brésil, Inde, Israël, Koweït, Madagascar, Oman, Pérou, Qatar, Serbie et Turquie.

De plus, les personnes voyageant à destination de la France, depuis Bahreïn, les Émirats arabes unis, les États-Unis, ou le Panama doivent également fournir ces résultats.

La France avait rouvert ses frontières avec ses voisins européens, le 15 juin, à l’exception de l’Espagne et du Royaume-Uni, avec un principe de réciprocité.  Pour ces deux voisins, une quarantaine de 14 jours était prévue avant l’entrée sur le territoire, dans un premier temps.

  • Grèce 

Depuis le 1er juillet 2020, les aéroports grecs accueillent à nouveau tous les vols internationaux. Les voyageurs doivent cependant remplir un formulaire en ligne au moins 48 heures avant le voyage. Des dépistages aléatoires peuvent être effectués à leur arrivée, quelle que soit leur nationalité et le voie d’entrée. Le port du masque est obligatoire pour tous dans tous les espaces publics fermés et dans les transports publics. Certains pays considérés à risque ont des restrictions. Il s’agit, au 1er septembre, de la Belgique, la Bulgarie, l’Espagne, la Roumanie, Malte et la Suède.

  • Hongrie

La Hongrie a interdit l’accès à son territoire aux non-résidents depuis le 1er septembre 2020 afin de tenter d’enrayer une hausse du nombre des contaminations par le nouveau coronavirus. “À partir du 1er septembre, les citoyens étrangers ne seront plus autorisés à entrer sur le territoire de la Hongrie“, a déclaré le chef du Bureau du Premier ministre Gergely Gulyás. 

Les citoyens hongrois qui reviennent de l’étranger doivent être mis en quarantaine pendant 14 jours ou doivent présenter deux tests négatifs“, a-t-il ajouté.

La Hongrie prévoit des exceptions à l’interdiction d’accès à son territoire notamment pour les citoyens des autres pays du “groupe de Visegrad” (République tchèque, Slovaquie et Pologne) qui peuvent fournir un test négatif au Covid-19 de moins de cinq jours. Le 1er septembre, la Commission européenne a mis en garde la Pologne sur cette mesure qu’elle juge discriminatoire : “Toute mesure qui ne respecterait pas ces principes fondamentaux du droit européen devra bien entendu être immédiatement retirée” a déclaré le commissaire à la Justice Didier Reynders.

  • Italie

Depuis le 3 juin 2020 les frontières sont ouvertes aux touristes de l’Union européenne. Le gouvernement italien espère ainsi relancer le tourisme dans ce pays très affecté par la pandémie. Mais une hausse des contaminations depuis le 20 août, 1210 nouveaux cas en 24 heures et la courbe ne fait que grimper, a provoqué quelques inquiétudes. Selon Raniero Guerra, directeur adjoint de l’OMS, l’augmentation des sujets positifs s’explique par une “incontestable” augmentation mais aussi par “un usage plus développé des tests”. Un tiers des cas enregistrés dans la région de Rome sont liés à des séjours en Sardaigne (le plus célèbre étant l’ex Premier ministre Silvio Berlusconi, qui a contracté une infection pumonaire due à la Covid-19 et est hospitalisé depuis le 4 septembre). Cependant le ministre de la Santé italien Roberto Speranza a exclu un reconfinement général. 

  • Islande

Les touristes européens peuvent se rendre en Islande, à condition de faire un test PCR à leur arrivée sur le territoire, ou de se mettre en quarantaine pendant 14 jours. 

  • Malte

Malte impose désormais des tests de dépistage pour tous les voyageurs en provenance des aéroports de Paris et Marseille, une mesure entrant en vigueur à partir de vendredi 11 septembre 2020 à minuit.
Les personnes arrivant de ces deux villes, particulièrement touchées par des nouveaux cas de coronavirus, devront présenter un test nasal réalisé moins de 72 heures avant leur arrivée à Malte.
Paris et Marseille rejoignent ainsi une liste de villes ou pays déjà soumis à cette mesure, comprenant trois communes espagnoles (Madrid, Gérone et Barcelone), ainsi que la République tchèque et la Tunisie.

  • Norvège

La Norvège a annoncé mercredi 27 janvier 2021 la fermeture de ses frontières à presque tous les non-résidents afin d’éviter la propagation de nouveaux variants, plus contagieux, du coronavirus.

Le pays nordique, qui n’est pas membre de l’Union européenne mais appartient à l’espace Schengen de libre circulation des personnes, réévaluera cette mesure dans deux semaines.

  • Pologne

Les frontières terrestres avec la Pologne sont rouvertes depuis le 13 juin 2020. Dès le 16 juin, ça sera au tour des frontières aériennes européennes. Des restrictions concernant l’Espagne, la Roumanie et Malte ont été mises en place le 1er septembre.
Il n’y a pas de contrôles aux frontières et aucun test ni d’attestation de test négatif au Covid-19 n’est requis pour entrer sur le territoire.

L’interdiction de vols entre la Pologne et 44 pays, pour la plupart non européens, est en vigueur à partir du 2 septembre jusqu’au 15 septembre; cette date peut être prorogée. La liste exhaustive (en polonaisà de ces États est disponible ici.

  • République Tchèque

Le gouvernement tchèque a annoncé  le 5 juin 2020 que ses frontières avec l’Autriche et l’Allemagne ouvriraient à midi, soit dix jours plus tôt que prévu. Le pays avait décidé de fermer ses frontières tant aux étrangers voulant entrer dans le pays qu’aux Tchèques voulant partir à l’étranger depuis le lundi 16 mars.

Lundi dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il rouvrirait le 15 juin ses frontières avec les pays “sûrs”, ses voisins mais aussi la Suisse, la Finlande et les pays baltes.

A partir de cette date, les Tchèques seront également autorisés à voyager, y compris vers des pays beaucoup plus touchés par le virus, mais où celui-ci est en nette régression, comme notamment la Belgique, la France, l’Italie, l’Espagne.

En revanche, les personnes venant de ces pays devront avoir un certificat de test négatif au virus. Les Tchèques revenant de Grande-Bretagne ou de Suède, où le virus ne semble pas encore sous contrôle, devront également fournir un certificat de non-contamination.

A partir du 1er juillet, les voyageurs en provenance de Grande-Bretagne et de Pologne seront à nouveau les bienvenus en République Tchèque. “La région de Silésie en Pologne est passée en zone verte donc les voyageurs n’auront pas besoin de présenter des tests négatifs ou de subir une quarantaine” a déclaré le 29 juin le ministre de la Santé.

Cependant la ville de Prague est sur la liste rouge de nombreux pays qui exigent des tests des personnes qui y ont séjourné.

  • Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a annoncé le 28 janvier 2021 fermer ses frontières aux non-résidents arrivant des Emirats Arabes Unis, dont Dubaï, très prisé des touristes, afin d’éviter l’importation d’un variant du coronavirus apparu en Afrique du Sud.  

L’interdiction, qui vise également le Rwanda et le Burundi, est entré en vigueur dès vendredi 29 janvier 2021.  Elle ne s’applique pas aux ressortissants britanniques et irlandais, ni aux personnes résidant au Royaume-Uni, qui doivent toutefois se soumettre à leur retour au Royaume-Uni à une quarantaine de dix jours.

Depuis le 10 septembre 2020 le Royaume-Uni impose une quarantaine aux voyageurs arrivant du Portugal. C’était le cas déjà depuis le 15 août pour toutes les personnes revenant de France, de Monaco, de Malte et des Pays-Bas.

Une quarantaine a également été imposée, depuis le 8 août 2020, aux visiteurs venant de Belgique, d’Andorre ou des Bahamas, et la ville de Preston, dans le nord-ouest, verra son confinement durci. Des interdictions similaires sont maintenues dans certaines régions du nord-ouest, de l’ouest du Yorkshire et à Leicester.

Deux semaines après avoir exempté l’Espagne des mesures de quarantaine prises pour éviter l’importation de cas de nouveau coronavirus, le gouvernement britannique a réintroduit brusquement le 26 juillet 2020 une quatorzaine d’isolement pour les passagers en revenant. Il a invoqué le nombre d’infections qui a triplé en deux semaines dans le pays en particulier dans la région touristique de Catalogne.

Face à l’arrivée de variants, le Premier ministre Boris Johnson impose une nouvelle fois une quarantaine à partir du 15 février 2021.

  • Slovaquie

La Slovaquie a ouvert ses frontières à 19 pays, depuis le 10 juin 2020. Pour les Français, il est nécessaire de présenter le résultat d’un test PCR datant de moins de 96 heures avant de pouvoir rentrer sur le territoire. 

  • Slovénie

La Slovénie, qui avait annoncé  la “fermeture” de ses frontières à tous les pays étrangers, exceptés les Polonais a précisé qu’elle mettrait en œuvre un filtrage similaire à celui de l’Autriche, sur la foi d’un certificat médical. Ces contrôles seront effectués au niveau des six points de passage qui resteront ouverts. Une liste de pays considérés comme à risque, et qui évolue en fonction du nombre de contamination, est disponible sur le site du Ministère de l’Intérieur. 

  • Suisse

 Le pays impose une quarantaine aux voyageurs revenant d’Espagne (sauf Baléares et Canaries). Comme beaucoup d’autres pays, la Suisse a rouvert le 15 juin 2020 ses frontières avec l’Allemagne, la France l’Autriche, l’Italie et tous les pays de l’UE le Royaume-Uni, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.

La Confédération a rendu obligatoire la quarantaine pour un certain nombre de pays considérés comme à risque dont la liste se trouve ici. La Croatie et les Emirats arabes unis, la Guyane, le Liban, la Libye, le Paraguay, la Polynésie française, Saint Marin, Trinité et Tobago et l’Ukraine ont rejoint cette liste depuis le 7 septembre.

  • Ukraine 

Le 26 septembre 2020, le Premier ministre ukrainien, Denys Chmygal, a annoncé la fermeture des frontières du pays, à compter du vendredi 28 août, pour une durée de 30 jours, à la plupart des ressortissants étrangers.

Auparavant, après quasiment trois mois d’arrêt à cause de la pandémie de coronavirus, l’Ukraine avait annoncé, mercredi 3 juin, la reprise des vols domestiques et celle des vols internationaux à partir du 15 juin. 

  • Pays baltes

L’Estonie et la Lettonie n’autorisent plus de vols directs avec la France depuis le 14 août 2020.

En Lituanie, un auto-confinement pendant 14 jours (quatorzaine) est obligatoire (en provenance des pays de plus de 16 cas Covid-19 pour 100 000, dont la France). Le ministère de la Santé lituanien met à jour chaque semaine la liste de ces pays que l’on peut trouver en anglais ici. Les voyageurs qui rentrent en Lituanie doivent tous s’inscrire au Centre national de la Santé publique. Depuis le 11 août, les voyageurs en provenance de Chypre, l’Islande, les Pays-Bas et la Pologne sont mis en quatorzaine.

Les deux semaines d’isolement auxquelles devaient se soumettre les voyageurs venant de l’étranger en raison de la pandémie de nouveau coronavirus ne seront plus imposées aux visiteurs en provenance de pays “à faible risque”.

Les frontières avec la Russie voisine et le Belarus resteront fermées aux voyageurs, mais ouvertes pour le transport de marchandises.

  • Pays-Bas 

Le gouvernement néerlandais a assoupli à partir du 15 juin 2020 les mises en garde sur les voyages touristiques pour plusieurs pays d’Europe. Pour le reste du monde, la liste est mise à jour très régulièrement, les pays déconseillés sont marqués en orange, ceux où voyager est possible sont en jaunes. De nombreuses régions en France, dont Paris et l’île de France sont depuis le 8 septembre marquées comme orange soit “fortement déconseillées”, ainsi que la Bulgarie, la Croatie, l’Espagne, Malte, Monaco et les îles Grecques.

En Chine, reprise des vols internationaux

Après presque quatre mois de fermeture de ses frontières pour contrer la propagation de l’épidéme de coronavirus, la Chine a annoncé la reouverture de ses frontières le 10 août 2020. Le 27 août, la Chine a repris ses vols avec 36 pays européens et 13 pays asiatiques. Le 3 septembre, elle a repris ses vols directs et quotidiens avec le Cambodge, le Canada, le Danemark, la Grèce, le Pakistan, la Suède et la Thaïlande. 

Avec la diminution des cas de contamination, afin de rétablir le commerce international, la Chine négocie au cas par cas avec certains pays afin d’établir ce qu’elle appelle des “voies rapides“. Des accords ont été signés par le ministère des Relations étrangères chinois avec l’Allemagne, la France, le Royaume Uni, le Japon, la Corée du Sud et Singapour. C’est ainsi qu’un premier charter a été affrêté pour des hommes d’affaires allemands au départ de Francfort pour Shanghai le 25 mai.

En août, le traffic aérien entre la Chine et le Japon est passé de 12 vols par semaines à 15. C’est également le cas pour les vols avec la Corée du Sud qui sont passés de 9 à 15 dont huit opérés par des compagnies chinoises et 7 par des compagnies surd-coréennes.

Par ailleurs, les vols internationaux ne peuvent plus atterrir à Pekin mais sont redirigés vers d’autres aéroports désormais appelés “premier point d’entrée” duquel les voyageurs pourront se diriger vers Pekin une fois avoir passé une quarantaine de 14 jours et des tests prouvant qu’ils ne sont pas porteurs du virus de la Covid-19.

Suie à une nouvelle recrudescence de cas en août à Hong Kong, des tests sont à nouveau obligatoires pour passer la frontière depuis le Guangdong qui exige désormais des voyageurs de se faire dépister.

Cuba espère s’ouvrir aux touristes

À Cuba, la vie reprend doucement mais l’île n’est toujours pas accessible aux voyageurs de l’étranger.

De mars à fin juillet 2020, Cuba a tenu en échec le nouveau coronavirus, le taux d’infection stagnant à 0,6 pour 100.000 habitants, sur une île de 11,2 millions d’habitants. 
La stratégie cubaine, consistant à isoler préventivement les contacts des personnes infectées et à envoyer des étudiants en médecine faire du porte-à-porte pour rechercher les cas possibles, faisait jusqu’ici ses preuves. 

Cuba a même envoyé ses médecins donner un coup de main à l’Italie au plus fort de sa crise sanitaires en mars et fin juin en Martinique.

La Havane et ses 2,2 millions d’habitants sont le principal foyer d’infection de l’île. Dans les provinces, la contagion a été contenue et les écoles ont même rouvert.  Le 2 septembre, la capitale est soumise à un couvre-feu imposé pour deux semaines pour tenter de contenir un reborn de l’épidémie de Covid-19. L’île veut contrôler ce rebond afin de relancer au plus vite le tourisme, un secteur vital pour son économie.

Depuis le 13 septembre, les matchs de baseball ont repris mais sans public. 

La Russie rouvre progressivement ses frontières

Les vols internationaux n’ont repris que depuis le 1er août 2020.  Mais certains pays n’ont pas encore rouvert leurs frontières comme la Finlande qui n’admet pas de voyageurs en provenance de Russie et la France. Des vols de rapatriement vers la France sont organisés régulièrement et il faut consulter régulièrement le site de l’ambassade de France en Russie pour en être informé.

La réouverture des frontières entre l’Union européenne et certains pays tiers ne concerne à ce stade que les pays suivants figurant dans la liste mise à jour par le Conseil européen le 31 juillet (11 pays) : Australie, Canada, Géorgie, Japon, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. 

La Jordanie reprend ses vols avec 22 pays 

Après quatre mois d’arrêt des vols commerciaux, la Jordanie a entamé, mercredi 5 août 2020, la reprise des liaisons aériennes avec 22 pays classés « verts ». Les vols ont repris vers et en provenance des territoires où la situation épidémiologique est jugée à faible risque.
Le Quai d’Orsay confirme que la liste n’intègre pas la France. La Belgique n’y figure pas non plus, à l’inverse du Canada et de la Suisse. S’y trouvent par ailleurs la Chine, Chypre, le Danemark, l’Estonie, la Géorgie, l’Allemagne, le Groenland, l’Islande, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Malaisie, Malte, Monaco, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Taïwan et la Thaïlande. 

A noter que tous les passagers devront avoir effectué un test PCR au préalable tandis qu’une prise de température sera effectuée à leur arrivée à l’aéroport en plus d’un nouveau test. 

Depuis le 8 septembre, l’aéroport international Reine Allia d’Amman accepte à nouveaux tous les vols internationaux.

Les pays africains s’ajustent à la progression de la pandémie

  • Afrique du Sud

Tous les voyageurs africains peuvent de nouveau se rendre en Afrique du Sud, ainsi que ceux venant de pays jugés à risque “faible ou moyen” en termes d’infections, depuis jeudi 1er octobre 2020. 

Par ailleurs, les vols internationaux peuvent de nouveau atterrir en Afrique du Sud, marquant ainsi la réouverture officielle des frontières du pays après plus de six mois de fermeture pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Les autorités ont célébré cette reprise: des canons à eau sont entrés en action pour créer un arc de cercle entourant le premier appareil à se poser dans la matinée au Cap, un avion d’Emirates venu de Dubaï.

Le président Cyril Ramaphosa avait déclaré l’état de catastrophe nationale et engagé une série de mesures, parmi lesquelles l’interdiction des voyages à destination et en provenance de pays comme l’Italie, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis jusqu’au 31 mai. “Tous les ressortissants étrangers ayant visité des pays à haut risque au cours des vingt derniers jours se verront refuser un visa”, a-t-il ajouté, précisant que les citoyens sud-africains rentrant au pays seraient dépistés et placés en isolement.

  • Algérie

Les frontières vont rester fermées en Algérie jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a annoncé le président algérien, Adelmadjid Tebboune face à une recrudescence des contaminations le 24 juillet 2020.

L’Algérie -troisième pays du continent africain le plus touché en termes de décès derrière l’Egypte et l’Afrique du Sud – est confrontée depuis plusieurs semaines à une flambée de foyers de contamination. Elle a enregistré le 24 juillet un record quotidien d’infections (675 cas). Près de 48.254 contaminations ont été recensées dans le pays depuis le 11 septembre, dont 1.612 décès, et le nombre de cas a baissé.

Le Comité scientifique doit se prononcer mi-septembre sur la question de l’ouverture des frontières comme l’explique le site spécialisé Visa Voyages Algérie.

  • Angola

L’état d’urgence a été déclaré le 25 mars 2020. Des mesures de restriction de la circulation des personnes et de l’ouverture des commerces sont entrées en vigueur le 27 mars. Les frontières terrestres du pays sont également fermées.

Les autorités angolaises ont suspendu depuis le 18 mars 2020 tous les vols internationaux en provenance et à destination de l’Angola jusqu’à nouvel ordre. Les frontières nationales angolaises demeurent fermées sauf exceptions définies par les autorités angolaises. La reprise de vols réguliers non commerciaux est annoncée à partir du 14 septembre pour les vols intérieurs et du 21 septembre pour les vols internationaux.

  • Botswana

Depuis le 28 mars 2020, tous les vols commerciaux au départ ou à l’arrivée du Botswana sont suspendus pour une durée indéterminée.

  • Burkina Faso

Le Burkina Faso a rouvert le 1er août ses frontières aériennes, fermées depuis trois mois pour cause de coronavirus. Le pays avait enregistré, mercredi 18 mars 2020, le premier décès lié au coronavirus en Afrique subsaharienne. Dans une déclaration télévisée, le président Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes à partir du 21 mars.

  • Burundi

Le gouvernement a ordonné la fermeture des frontières depuis la découverte d’un premier cas de coronavirus le 30 mars 2020. Seule celle avec la Tanzanie reste ouverte aux poids lourds. Depuis, le commerce transfrontalier est paralysé et les hôtels et restaurants de Bujumbura sinistrés. 

En Afrique de l’Est, les routiers sont souvent stigmatisés et accusés de convoyer le coronavirus. Cette situation porte préjudice aux pays de la région enclavés, comme le Rwanda ou le Burundi.

  • Cameroun

Le président camerounais, Paul Biya, a donné des instructions mardi 17 mars 2020, pour la fermeture des frontières avec les pays voisins jusqu’au 17 avril, face à la pandémie de coronavirus. Cette fermeture a pris effet mercredi 18 mars. Les frontières sont toujours fermées à ce jour.

  • Cap-Vert

L’état d’urgence a été décrété le 27 mars 2020 et le pays respecte un strict confinement. Les frontières extérieures, comme intérieures, aériennes et maritimes sont fermées.

  • République démocratique du Congo

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officialisé mardi 21 juillet 2020 la levée de l’état d’urgence sanitaire, avec une reprise des activités en trois étapes. Les frontières ont rouvert le 15 août. 

  • Congo-Brazzaville

Depuis le 24 août 2020, le Congo-Brazzaville a rouvert ses frontières aériennes, fermées depuis mars comme l’ensemble des frontières du pays pour lutter contre la propagation du coronavirus.  

  • Côte d’Ivoire

Après évaluation de la pandémie” et pour lutter “contre la propagation de la maladie“, le gouvernement a décidé, vendredi 20 mars 2020, de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes à tout trafic de personnes.

  • Egypte

L’Égypte a annoncé le 14 juin 2020 la réouverture à partir du 1er juillet de ses aéroports, fermés depuis mars pour cause de nouveau coronavirus, ainsi que de plusieurs stations balnéaires. Les vols reprendront « entre l’Égypte et les pays qui rouvrent leurs espaces aériens », a assuré le ministre de l’Aviation, Mohamed Manar, lors d’une conférence de presse le même jour au Caire. Avant de préciser : « Nous souhaitons que le business reprenne ».

Mais tout le pays ne sera pas encore accessible. Si les vols internationaux reprennent vers l’Égypte, seuls trois gouvernorats, connus pour leur stations balnéaires, seront en effet autorisés à accueillir les touristes : la Mer rouge, le Sud-Sinaï, dans l’est du pays, et Marsa Matrouh dans le nord. « Nous avons choisi ces trois gouvernorats car ils sont côtiers, loin des grandes agglomérations et ont enregistré les plus faibles nombres de contaminations au virus », a indiqué de son côté le ministre du Tourisme et des Antiquités, Khaled El-Enani. 

Depuis le 15 août 2020, il est obligatoire de présenter un test PCR négatif pour pouvoir entrer sur le territoire égyptien.

  • Ethiopie

Le 23 mars 2020, les autorités éthiopiennes ont décidé de la fermeture des frontières terrestres du pays, à l’exception des importations de marchandises qui sont toujours autorisées. L’état d’urgence a été déclaré depuis le 8 avril. Les voyageurs sont soumis à un test de dépistage et à une quatorzaine avant de pouvoir pénétrer sur le territoire.
 

  • Gabon

A partir du 1er juillet 2020, les autorités gabonaises ont décidé de renforcer leur plan de lutte contre la propagation du Covid-19 par de nouvelles mesures et notamment la suspension de la délivrance des visas touristiques pour toute personne en provenance des « pays à risque » (Union européenne, Chine, Corée du Sud et États-Unis). En conséquence, les touristes en provenance de ces pays ne sont plus autorisés. Les restrictions n’ont pas encore été levées.

  • Gambie 

Le président Barrow a prolongé le 20 mai 2020 l’état d’urgence dans le pays. Les frontières sont toujours fermées.

  • Ghana

L’aéroport international Kokota a réouvert le 1er septembre 2020 accueillant à nouveau des passagers de l’étranger. “Tout passager arrivant au Ghana devra être muni d’un test Covid-19 négatif, réalisé dans son pays d’origine” moins de 72h avant son départ a déclaré le chef de l’état.

  • Guinée-Bissau

Le ministre bissau-guinéen de l’Intérieur, Botche Candé, a indiqué mardi 29 septembre 2020 à la presse avoir “reçu des informations des agents à la frontière indiquant que la frontière avait été unilatéralement fermée par la Guinée (Conakry) depuis dimanche”.

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo entretient des relations notoirement tendues avec son homologue guinéen Alpha Condé, fortement impliqué dans les efforts diplomatiques pour tenter de résoudre les crises politiques à répétitions en Guinée-Bissau.

Le pays avait interrompu les liaisons aériennes et renforcer les contrôles sanitaires à ses frontières terrestres, avec le Sénégal et la Guinée, touchés par le coronavirus.

  • Guinée Conakry

La Guinée, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, a fermé ses frontières terrestres avec la Guinée-Bissau et le Sénégal, a-t-on appris mardi 29 septembre 2020 de sources concordantes.

Le ministre guinéen de la Sécurité, Albert Damantang Camara, n’a pu être joint par l’AFP pour expliquer cette décision, mais un responsable gouvernemental a affirmé sous le couvert de l’anonymat que les frontières avec ces deux pays avaient été fermées pour des raisons de sécurité, sans autre précision.

Le président avait rouvert les frontières aériennes progressivement à partir du 17 juillet 2020, “en fonction de la mise en place des dispositions et procédures sanitaires retenues et conformément au principe de réciprocité entre les pays d’origine et de destination”, a dit Alpha Condé.

Le 26 mars, le gouvernement avait annoncé l’instauration de l’état d’urgence, la fermeture des frontières hors trafic de marchandises, la fermeture des écoles et des lieux de culte et l’interdiction des rassemblements de plus de 20 personnes.

  • Kenya 

Le Kenya a repris ses vols internationaux et nationaux le 1er août 2020 dans le cadre d’une levée progressive des mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus, pourtant en phase de progression dans la première économie d’Afrique de l’Est. 

Le 16 mars, le président Uhuru Kenyatta avait annoncé que son gouvernement suspendait tous les déplacements en provenance des pays où au moins un cas de contamination au Covid-19 avait été confirmé. Début juillet, M. Kenyatta avait levé l’interdiction de quitter ou de se rendre à Nairobi et Mombasa, les deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l’épidémie.  

Il avait précisé que les citoyens kenyans et les ressortissants étrangers disposant d’un titre de résidence permanente étaient autorisés à revenir sur le territoire à condition qu’ils puissent se placer en quarantaine.

  • Madagascar

Madagascar a annoncé mardi 17 mars 2020 la suspension de toutes les liaisons aériennes avec le reste du monde, et non plus seulement l’Europe. 

Air Madagascar a prolongé jusqu’à la fin juillet au plus tôt la suspension de tous ses vols internationaux pour se conformer à la prolongation de l’état de l’urgence sanitaire à Madagascar.

Le gouvernement malgache maintient l’interdiction d’opérer des vols réguliers entrants et sortants de l’île, et continue d’imposer des restrictions de voyage toujours en vigueur dans les pays desservis par la compagnie.

Le gouvernement a annoncé le 5 septembre la prolongation pour 15 jours de l’état d’urgence.

  • Malawi

Les vols commerciaux vers le Malawi sont à nouveau possibles depuis le 1er septembre 2020. Les voyageurs arrivant au Malawi doivent être en possession d’un certificat attestant d’un résultat négatif au test COVID-19. Ce test doit avoir été effectué dans les 10 jours précédant l’arrivée au Malawi. Tous les passagers entrants doivent remplir un «Travel Surveillance Form» (présenté sur le vol ou à l’aéroport à l’arrivée) et sont soumis à une auto-quarantaine de 14 jours.

  • Mali

Le Mali a rouvert ses frontières aériennes le 25 juillet 2020 et ses frontières terrestres le 31 juillet. Brièvement fermées au moment du coup d’état par la junte militaire, les frontières ont été rouvertes le 21 août à minuit.
Bamako avait suspendu les vols commerciaux en provenance des pays touchés par le coronavirus, avait annoncé mardi 17 mars le président Ibrahim Boubacar Keita.

  • Maroc

Depuis le 15 août 2020, le Maroc est de nouveau sur la liste des pays à risques établie par l’Union Européenne et donc imposant à ses ressortissants des tests de dépistage et une quarantaine dans le cas qu’ils aient effectué un séjour dans le royaume. Le Royaume a fermé ses frontières avec l’Espagne et la France.

  • Mozambique

Les autorités ont prolongé l’état d’urgence jusqu’au 31 juillet 2020. L’espace aérien est donc toujours fermé pour les vols commerciaux. L’entrée des personnes par les frontières terrestres et portuaires sont limitées : frontières terrestres avec l’Afrique du Sud fermées sauf Ressano Garcia pour les marchandises), et celles avec le Royaume d’Eswatini (sauf pour les résidents et les nationaux swazis).

  • Namibie

Les touristes internationaux sont à nouveaux les bienvenus à partir du 11 septembre 2020.
 

  • Niger

Les autorités ont imposé un couvre-feu dans la capitale Niamey, épicentre de l’épidémie, également placée en “isolement sanitaire”. Les frontières sont fermées, ainsi que les écoles et les lieux de culte.

  • Nigeria

Le président Muhammadu Buhari a ordonné mercredi 16 décembre 2020 la réouverture des frontières terrestres avec ses voisins du Bénin et du Niger, fermées depuis août 2019 officiellement pour stopper la contrebande et encourager la production locale.

“Le président Buhari a ordonné l’ouverture immédiate des postes frontières”, a annoncé sur Twitter la présidence nigériane.

Le Nigeria a interdit mercredi 18 mars 2020 l’entrée sur son territoire aux voyageurs arrivant de 13 pays à risque (Chine, Italie, Iran, Corée du Sud, Espagne, Japon, France, Allemagne, Etats-Unis, Norvège, Royaume-Uni, Suisse, Pays-Bas) pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

L’espace aérien et les aéroports du pays avaient été fermés aux opérations aériennes en mars 2020 pour freiner la propagation du COVID-19. Le gouvernement fédéral a autorisé le redémarrage des vols intérieurs dans la phase précédente, et approuvé l’ouverture des aéroports pour les vols internationaux à partir du 5 Septembre 2020. Seul deux aéroports, Abuja et Lagos sont autorisés.

En ce moment, le Nigeria a interdit un certain nombre de compagnies aériennes d’atterrir sur son espace aérien. Dix compagnies aériennes n’ont pas été autorisées à opérer dont Air France, KLM Royal Dutch, Lufthansa (depuis les Pays Bas) et Etihad Airways des Émirats arabes unis…, car, les Nigérians avec des visas touristiques ne sont pas autorisés à entrer dans ces pays.

  • Ouganda

Le pays a fermé ses frontières depuis le 23 mars 2020. Il a autorisé à nouveau l’accès à ses sites touristiques et parcs nationaux depuis le 25 juillet mais seulement pour les personnes se trouvant en Ouganda.

  • République centrafricaine

 L’aéroport de Bangui a rouvert depuis le 10 juillet 2020. Les vols sont pour l’instant limités à un vol par semaine par compagnie.
 Tous les voyageurs arrivant à l’aéroport de Bangui M’Poko doivent se soumettre à un contrôle sanitaire (prise de la température) et remplir une fiche de renseignements.
 Toute personne entrant sur le territoire centrafricain depuis des zones à transmission locale du Covid-19 ou ayant séjourné dans de telles zones doit rester confinée pendant 21 jours. Toute sortie est interdite, sauf décision médicale.

  • Rwanda

L’aéroport de Kigali est rouvert depuis le 1er août 2020. Cependant les personnes entrant au Rwanda doivent disposer d’un test PCR négatif à la COVID-19 fait dans les 120 heures avant leur départ. A l’arrivée à Kigali, les personnes entrant au Rwanda doivent observer une quarantaine obligatoire de 24 heures dans des hôtels habilités pour.

  • Sao Tomé-et-Principe

Avec seulement quatre lits en réanimation pour une population de 200 000 personnes, le pays a décidé de fermer ses frontières, malgré l’importance du tourisme pour l’économie locale.

  • Sénégal

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes depuis le 15 juillet 2020, et les vols internationaux ont repris selon un protocole sanitaire défini.

Les frontières terrestres et maritimes restent fermées jusqu’à nouvel ordre.

Les autorités sénégalaises n’autorisent l’entrée sur leur territoire qu’aux seuls ressortissants étrangers titulaires d’une carte de séjour d’étranger ainsi qu’aux personnes de nationalité sénégalaise.

L’île de Gorée, symbole de la traite atlantique et destination prisée des touristes au large de Dakar, a elle aussi rouvert samedi 10 octobre aux visiteurs après sept mois d’une fermeture.
 

  • Sierra Leone

Avant même le tout premier cas de Covid-19, le gouvernement avait fait boucler les frontières terrestres, supprimer les vols internationaux et fermer les écoles. Le Président de la république Julius Maada Bio a décrété l’état d’urgence pour une durée de 12 mois.

  • Somalie

Le gouvernement somalien a autorisé la reprise des vols nationaux, puis internationaux depuis le 3 août 2020, mais maintient des mesures de restriction des mouvements afin de limiter la transmission de la COVID-19. Les voyageurs entrant en Somalie doivent être en mesure de présenter un certificat de moins de 72 heures indiquant qu’ils ont été testés négatifs à la COVID-19.

Par ailleurs le couvre-feu est toujours en vigueur à Mogadiscio entre 20 heures et 5 heures du matin.

  • Soudan

Depuis le 24 mars 2020, les autorités locales ont instauré un couvre-feu de 18 heures à 6 heures. Les trajets en bus et les déplacements de particuliers en voiture dans l’ensemble du pays sont interdits. La frontière terrestre avec l’Égypte a également été fermée.

Les vols sont temporairement suspendus ains que la délivrance de visas d’entrée sur le territoire et de manière générale les entrées de passagers en provenance de la France, l’Italie, l’Espagne, la Chine, la Corée, le Japon et l’Egypte.

  • Tanzanie

Les liaisons aériennes n’ont pas repris un rythme régulier et fiable malgré la levée des restrictions par la Tanzanie le 7 juin 2020. Plusieurs pays de transit restent fermés ou imposent leurs propres mesures sanitaires, de plus l’espace Schengen maintient des restrictions à l’entrée des citoyens tanzaniens. Depuis le 1er août, les vols Kenya Airways entre Nairobi et la Tanzanie (Dar Es Salam / Kilimandjaro / Zanzibar) sont suspendus. La frontière terrestes est toujours fermée entre le Kenya et la Tanzanie.

Du fait de ces difficultés, l’activité touristique en Tanzanie reste réduite et n’est pas recommandée. Les achats via les sites internet sont actuellement à proscrire. Seules les réservations via des agences de voyages permettent d’avoir une garantie de prestations pour chaque étape du périple (hôtels, safari, guides, etc).

  • Togo

Les autorités ont renforcé les mesures de protection le 21 mars 2020 en fermant toutes les frontières terrestres. Depuis le 1er août, l’espace aérien togolais est de nouveau ouvert aux vols commerciaux domestiques et internationaux. Les voyageurs doivent se soumettre à un dépistage et télécharger l’application Togo Safe, pour permettre la géolocalisation des voyageurs après leur admission sur le territoire togolais.

  • Tunisie

Depuis samedi 27 juin 2020, les frontières aériennes, terrestres et maritimes sont rouvertes. Les premiers vols commerciaux ont commencé à atterrir ce jour-là.

Seuls les voyageurs en provenance de pays considérés comme sûrs, classés dans une liste verte -dont l’Allemagne, la Chine ou l’Italie- peuvent arriver en Tunisie sans aucune condition. Ceux venant de pays classés orange, dont la France, le Maroc et l’Espagne, devront présenter un test PCR négatif fait moins de 72 heures avant le départ, a indiqué le ministère tunisien de la Santé.

La saison touristique semble néanmoins compromise par les restrictions de déplacement visant à limiter un retour du nouveau coronavirus.

Les frontières de la Tunisie ont été fermées plus de trois mois, entre le 18 mars et le 27 juin 2020. 

  • Ouganda

Le président ougandais Yoweri Museveni a décrété un arrêt immédiat de toute circulation de véhicules et un couvre-feu nocturne pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Depuis le 23 mars 2020, ce pays d’Afrique de l’Est a fermé ses frontières terrestres, maritimes et aériennes – exception faite des vols cargo et d’urgence – et interrompu les transports publics.

  • Zimbabwe

Le 30 mars 2020, les autorités du Zimbabwe ont décrété un confinement général de 21 jours, ainsi que la suspension des liaisons aériennes commerciales internationales.

Le Pakistan fermé à l’Iran et à l’Afghanistan

Le Pakistan a fermé ses frontières avec l’Iran et l’Afghanistan lundi 16 mars 2020 “pour une période initiale de deux semaines (..) dans l’intérêt des trois pays frères”, a précisé le ministère.

Les vols internationaux à destination du Pakistan ne devraient toutefois pas être affectés pour le moment, ont déclaré des responsables.

  • Canada

Le premier ministre Justin Trudeau restreint au maximum les possibilités de voyages vers ou depuis le Canada afin de mieux protéger le pays contre les variants du virus.

Les quatre principales compagnies aériennes canadiennes annulent tous leurs vols pour les destinations soleil dans les Caraïbes et au Mexique,depuis le 31 janvier et jusqu’au 30 avril 2021. Cela concerne quinze destinations au total. Dans le cas de la compagnie Air Transat, elle annule tous ses vols jusqu’au 30 avril 2021.

Depuis la mi-mars 2020, les frontières du Canada sont fermées aux étrangers, sauf en cas de voyages jugés essentiels. La frontière terrestre avec les États-Unis est également fermée depuis le 18 mars, sauf pour le transport des marchandises et en cas de voyages qualifiés d’essentiels, et elle va le rester au moins jusqu’au 21 février. Cette fermeture se renouvelle de mois en mois et on ne s’attend pas à ce que la frontière rouvre avant le printemps. 

Le Canada a annoncé mercredi 20 janvier 2021 une nouvelle prolongation d’un mois, jusqu’au 21 février, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

Depuis mars dernier 2020, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours afin d’éviter la propagation du coronavirus. Depuis début janvier, ils doivent en plus présenter un test négatif au Covid-19 datant de moins de trois jours pour pouvoir s’envoler pour le Canada.

“Avec certaines des restrictions de voyage les plus strictes au monde, nous avons pris des mesures énergiques à nos frontières pour lutter contre la Covid-19”, a commenté le ministre de la Sécurité publique Bill Blair dans un tweet annonçant la prolongation.

Et depuis début juin 2020, les ressortissants étrangers peuvent rejoindre leur famille vivant au Canada, s’ils sont des conjoints, des enfants, des parents ou des tuteurs légaux de citoyens canadiens. Sinon, seules les personnes dont la présence sur le sol canadien est jugée essentielle, comme certains salariés, sont admises.

La frontière entre le Canada et les Etats-Unis fermée

La frontière du Canada avec les Etats-Unis reste fermée également jusqu’au 21 février 2021, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels.

Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars 2020, et elle est depuis renouvelée chaque mois.

Le 11 mars 2020, le président américain avait annoncé la suspension, pour trente jours, de l’entrée aux États-Unis des voyageurs ayant récemment séjourné en Europe, à l’exception des citoyens américains.

L’Égypte et Israël ferment leurs frontières

En Égypte et en Israël, même son de cloche. Le Caire a annoncé mercredi 3 mars 2020 l’interdiction du territoire égyptien à tous les ressortissants qataris. Une décision qui fait écho à l’annonce de Doha, dimanche dernier, d’imposer “une restriction d’entrée temporaire”  à toutes les personnes provenant d’Egypte.

L’accès au sol israélien se voit lui aussi restreint. Le ministère de l’Intérieur a annoncé que “les touristes en provenance de France, Espagne, Autriche, Allemagne et Suisse ne pourront plus entrer en Israël à partir de vendredi (ndlr 6 mars) à 8 heures du matin”. Les résidents israéliens ne sont pas concernés par cette restriction. Aujourd’hui, près de 150 000 Français vivent dans le pays.

Mais depuis février 2021, Israël qui a commencé à massivement vacciner sa population, songer à relancer le tourisme. Le gouverment a mis en place un “passeport vert”, c’est à dire un passeport vaccinal. Le pays a signé des accords avec Chypre et la Grèce autorisant les voyages pour les personnes vaccinées.

Le ministère de la Santé irakien a annoncé avoir recensé un 35ème cas de contamination, des Irakiens pour la plupart revenu d’Iran, l’un des plus importants foyers de coronavirus après la Chine. Si l’Irak n’a pour l’heure pas fermé ses frontières, elle suspend tout commerce avec l’Iran.

Le Liban coupé du monde 

Depuis mercredi 18 mars et jusqu’au 12 avril 2020, l’aéroport international de Beyrouth, les ports et les frontières terrestres seront fermés au Liban.
 

En Cisjordanie, les séjours touristiques interdits

Après un premier cas suspecté du nouveau coronavirus en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne a annoncé interdire pendant deux semaines les séjours touristiques en Cisjordanie.

La basilique de la Nativité à Bethléem, lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, sera quant à elle fermée jusqu’au 20 mars. D’autres églises et mosquées sont également appelées à ne pas accueillir de fidèles et ainsi éviter la contagion du virus. 

Visas annulés et bateaux interdits en Inde

Les voyageurs en provenance de France ne sont plus admis en Inde. Le pays vient de suspendre l’attribution de tous les visas de tourisme, et d’interdire à tout bateau de croisière d’accoster dans ses ports. Les visas précédemment accordés pour les visiteurs venant de Chine, d’Italie, d’Iran, de Corée du Sud et du Japon sont annulés.

Le Sikkim et l’Arunachal Pradesh, deux États frontaliers avec la Chine, interdisent désormais l’entrée aux étrangers. A noter que l’une des premières contagions du pays est arrivée par un Indien qui revenait d’Italie.

L’Amérique Latine isolée face au coronavirus

  • Argentine

Le président argentin Alberto Fernández a averti que tout non-respect de mise en quarantaine préventive serait considéré “comme un délit, car cela met en danger la santé publique”.

Le gouvernement argentin suspend totalement l’entrée sur son territoire aux personnes venant d’Italie, où la propagation du virus a explosé. Par ailleurs, il suspend pour 30 jours les vols en provenance des pays les plus touchés.

  •  Brésil

Le Brésil a fermé jeudi 19 mars 2020 par un décret ministériel pour 15 jours toutes ses frontièresterrestres, à l’exception de celle avec l’Uruguay, afin de tenter d’endiguer l’expansion du coronavirus.

  • Colombie

La Colombie va aussi isoler les personnes arrivant de Chine, d’Espagne, de France et d’Italie pour tenter de freiner la propagation du Covid-19 sur son territoire.

“Compte tenu de ce qu’impliquent les mesures de quarantaine mises en place par la Chine, l’Italie, l’Espagne et la France, le gouvernement a opté pour l’isolement préventif des personnes en provenance desdits pays afin de protéger la santé publique”, a expliqué le chef de l’Etat colombien Iván Duque sur Twitter.

  • Chili

Le président chilien, Sebastian Piñera, a annoncé, lundi 16 mars 2020, la fermeture des frontières sauf pour les Chiliens et les personnes ayant la résidence permanente dans le pays. Cette mesure est entrée en vigueur mercredi 19 mars.

Cela ne concerne pas l’entrée et la sortie de marchandises“, a déclaré le chef de l’État.

  • Pérou

Le Pérou a rouvert, ce lundi 5 octobre, son espace aérien international après environ trois mois d’interruption, en reprenant les liaisons avec sept pays latino-américains : 

la Colombie, l’Equateur, le Panama, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie et le Chili.

Il s’agira de “sept pays et onze destinations, car dans certains pays les vols internationaux iront dans plus d’une ville“, a précisé le président Martin Vizcarra. 

  • Salvador et Guatemala

Au Salvador, les autorités ont pris une décision radicale : aucune entrée d’étrangers sur son territoire pendant 21 jours, sauf les résidents et diplomates, qui seront soumis à une quarantaine de 30 jours.

Son voisin, le Guatemala, a fermé ses portes aux personnes en provenance des zones touchées.

  • Venezuela, Bolivie, Pérou

Le Venezuela et la Bolivie ont choisi de suspendre pendant un mois tous les vols européens. Le Paraguay les supprime jusqu’à nouvel ordre, tout comme le Pérou.

Lima a d’ailleurs annoncé qu’elle placera systématiquement à l’isolement à leur arrivée les voyageurs venus de Chine, Italie, Espagne ou de France.

  • Equateur

Face à l’épidémie, le gouvernement équatorien a déclaré l’état d’urgence sanitaire, et a ordonné la fermeture des écoles, le confinement, la limitation du trafic automobile et la fermeture des frontières. Les autorisations de sortie sont quant à elles fortement réduites dans la région de Guayas (sud-ouest), la plus touchée.

Les mesures de quarantaines se multiplient

  • Japon

Le pays autorise une réouverture des frontières pour le retour des résidents étrangers, sous conditions. Le gouvernement japonais, accusé de lenteur à l’arrivée du virus, a lui aussi mis en place de nouvelles mesures. Depuis le 9 mars 2020, tous les passagers en provenance de Chine et de Corée du Sud seront placés en quarantaine pendant deux semaines. « Nous leur demanderons de rester deux semaines dans des endroits désignés et de ne pas utiliser les transports en commun dans le pays », a annoncé le Premier ministre Shinzo Abe.

Haïti restreint ses vols pour les passagers “à risque”

Haïti a demandé aux compagnies aériennes de ne pas transporter de passagers en provenance de six pays touchés par l’épidémie de coronavirus, dont la France, à moins qu’ils n’aient passé 14 jours dans une zone “sans risque”.

Six pays figurent sur la liste haïtienne des zones  à “haut risque de transmission du Covid-19”: Allemagne, Chine, Corée du Sud, France, Iran et Italie.

Le ministère haïtien de l’Intérieur et des Collectivités territoriales exhorte les “lignes aériennes fonctionnant sur (son) territoire national” à “prendre les dispositions nécessaires en vue d’interdire l’embarquement de tout passager provenant des zones rouges”. Aucun cas de coronavirus n’a encore été officiellement déclaré en Haïti.

Alors que les gouvernements tentent de se prémunir face à la propagation du coronavirus, le transport aérien lui, fait grise mine. Avec les restrictions qui ne cessent de se multiplier, les compagnies pourraient enregistrer jusqu’à 113 milliards de dollars de perte en 2020, si la propagation continue.

Laisser un commentaire