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  • Les associations se lancent dans les consulaires

    Les élections consulaires auront lieu les 16 et 17 mai prochains. Le vote électronique  est à cet égard confirmé. Son usage, qui se fera sous contrôle, sera combiné avec le vote papier. Les 2 millions de Français de l’étranger inscrits sur les listes consulaires pourront ainsi choisir. Une manière, jugée idéale, pour permettre en particulier aux plus âgés qui ne sont pas toujours à l’aise avec les outils informatiques de se déplacer tout en permettant aux autres, à travers quelques clics et alors qu’ils sont parfois très éloignés des bureaux de vote, de faire leur devoir citoyen.

    L’Assemblée des Français de l’étranger compte 90 membres. Dans sa composition actuelle, 29 sièges sont revendiqués par l’association Français du monde, écologie et solidarité à gauche, 33 par l’alliance de la droite, du centre et des indépendants, 10 sièges par le groupe « conseillers indépendants et libres », les autres étant non-inscrits.

    Une évolution fondamentale du paysage politique

    Depuis 2014, le paysage politique français a été transformé. 66% des Français ont voté pour Emmanuel Macron au deuxième tour, 77% chez les Français de l’étranger. 10 députés sur 11 des Français de l’étranger ont été élus sur des listes de la majorité présidentielle, et il ne fait nul doute que cette dernière porte de grands espoirs pour les municipales en mars mais également les consulaires en mai.

    Les élus consulaires auront notamment comme fonction d’être grands électeurs pour la moitié des 12 sénateurs des Français de l’étranger durant l’automne prochain. La Haute-Assemblée, dominée par la droite et avec par ailleurs un groupe socialiste important et un groupe présidentiel faible, pourrait, par effet domino, elle aussi évoluer.

    Pour autant, les choses sont loin d’être inscrites dans le marbre et le contexte local pèse énormément. Les élections consulaires partielles à Shanghai en 2018 ont montré la victoire d’associations locales, loin des partis traditionnels et de LREM.

    L’UFE et l’ADFE, deux associations traditionnelles des Français de l’étranger

    Il est souvent rappelé que les élus consulaires sont un peu aux Français de l’étranger ce que sont les élus locaux. Le rapport de proximité est par conséquent essentiel. Si deux associations reconnues d’utilité publique marquent depuis longtemps la vie des Français de l’étranger, l’UFE sur le côté droit et l’ADFE à gauche, la recomposition politique est cependant en route également chez les expatriés.

    Shanghai l’a montré : les Français de l’étranger sont moins attachés à l’engagement partisan qu’à l’engagement local. A ce jeu, les associations de proximité, et elles sont nombreuses représentant les Bretons, les Savoyards, les Gascons, les Alsaciens, … peuvent tirer leur épingle du jeu. Certaines de ces associations comptent des centaines de membres, souvent infiniment plus que les antennes locales des partis politiques français. Elles organisent également régulièrement des évenements comme le Beaujolais nouveau et la galette des rois qui mobilisent massivement. En Belgique seule, il existe de très nombreuses associations de Français expatriés comme l’Union des Français de Belgique, l’entraide française, des associations représentant les anciens du lycée français, les fonctionnaires français de la Commission européenne … Au Royaume-Uni plusieurs conseillers consulaires sont déjà à présent élus via des listes associatives, il en est de même en Asie.

    Cette situation est liée à un paradoxe: les partis politiques français ne sont pas vraiment connectés au quotidien avec les réalités des Français de l’étranger. Le débat sur la fiscalité des non-résident en est un exemple en ce qui concerne la majorité présidentielle. Pour autant, ce « vivier » de voix les intéresse forcément. Ils cherchent ainsi à mobiliser mais souvent sans vraiment y parvenir. Et les Français de l’étranger peuvent avoir tendance à se tourner vers ceux qu’ils connaissent le mieux: l’association représentant leur région d’origine, celle de leurs hobbies, celle qui regroupe leurs anciens camarades…

    L’UFE elle même, l’a annoncé via son président François Barry Delongchaps: » les membres seront libres de s’engager à titre personnel, dans le cadre de leur choix, sans cacher pour autant leur appartenance à l’UFE ». Une double obédience donc, assumée, mais pour autant revendiquée?

    Reste à savoir si ce sera le cas lors du scrutin de mai.

  • Point sur le Coronavirus dans le monde et principes de précaution

    Apparu début décembre sur un marché de Wuhan, le coronavirus a déjà fait 41 morts, recensés ce samedi. Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 1.287, selon les autorités et sur ce total, 237 cas sont considérés comme « critiques ». Au terme d’une réunion de deux jours à son siège de Genève, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu jeudi « l’urgence en Chine » mais a jugé qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ». Les autorités chinoises ont néanmoins décidé de mettre en quarantaine la ville de Wuhan et sa région, soit 50 millions d’habitants qui semblent être au centre de cette épidémie.

    Le président chinois s’exprimait, cet après-midi, après une réunion du bureau politique du Parti communiste chinois. Xi Jinping a donc expliqué que l’épidémie « s’accélère » et place la Chine dans « une situation grave ». Il a appelé à renforcer l’autorité du régime communiste. Le Bureau politique du Parti communiste est l’instance de sept membres qui dirige le pays, selon l’agence de presse Chine nouvelle.

    « Face à la situation grave d’une épidémie qui s’accélère (…) il est nécessaire de renforcer la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti », a affirmé le président chinois.

    Dans de premières déclarations lundi dernier, il avait appelé à « enrayer » résolument l’épidémie.

    Cependant le monde est désormais atteint : Thaïlande, cinq cas ; Australie, quatre cas ; Japon, trois cas ; Malaisie, trois cas ; Singapour, trois cas ; Taïwan, trois cas ; Etats-Unis, deux cas ; Corée du Sud, deux cas ; Vietnam, deux cas ; Népal, un cas et la France 3 cas ! 

    « Le virus circule plus largement que ce que nous pensions mais est aussi moins virulent », reconnaît le docteur Daniel Lévy-Bruhl de Santé publique France sur BFM TV

    Se protéger car une contamination d’homme à homme semble possible

    C’est une question centrale. Si le risque de transmission d’humain à humain était d’abord jugé « faible », il ne fait aujourd’hui plus de doute. Reste à connaître son intensité. « Le problème, c’est que nous n’avons pas encore assez de données pour déterminer précisément le taux de reproduction de base de cette maladie », souligne le Pr William Keevil (Université de Southampton, Angleterre).

    Utilisée en épidémiologie, cette unité désigne le nombre moyen de cas provoqués par un seul patient atteint d’une maladie transmissible. « Si ce taux est élevé et que le virus mute à l’avenir vers une forme plus dangereuse, cela deviendrait préoccupant », selon le Pr Keevil. La période d’incubation (entre l’infection et l’apparition de symptômes) est estimée à deux semaines maximum.

    Autorités sanitaires et scientifiques mettent en avant l’importance des « mesures-barrières », efficaces pour d’autres maladies virales comme la grippe : se laver les mains fréquemment, tousser ou éternuer dans le creux de son coude ou dans un mouchoir dont on se débarrasse ensuite, éviter de se toucher le visage (nez, mains, bouche)… En outre, si un cas est avéré, le patient doit être placé à l’isolement pour éviter la contagion.

    En France 3 cas recensés

    « Ça ne sert à rien d’avoir peur » : François Braun et Patrick Pelloux, les présidents du Samu et de l’association des urgentistes de France (Amuf), se sont montrés rassurants samedi après la confirmation en France de cas de coronavirus.

    « Il faut savoir raison garder. Il y aura cette année à nouveau plusieurs milliers de gens qui vont mourir de la grippe hexagonale, et ça ne fait pas la Une des journaux », a indiqué Patrick Pelloux.

    « Là, nous avons trois cas en France et qui ne sont même pas graves. C’est une épidémie qui est contrôlée, il faut faire confiance aux autorités, il faut faire confiance à l’OMS (Organisation mondiale de la santé) », a-t-il ajouté. De son côté, le Dr François Braun, président de Samu-urgences de France, a indiqué que « pour l’instant », il n’y avait « pas un pic d’appels, pas d’affolement ».

    « Si ça devait être une crise qui dure, au-delà d’une semaine, dix jours, nous passerons dans le cadre des situations exceptionnelles, avec des mobilisations de personnel plus importantes notamment », a-t-il expliqué. « C’est ce qui avait été fait lors de la grippe H1N1 », maladie respiratoire aiguë déclenchée en 2009. « On n’est pas du tout dans ce champ, loin de là », a relativisé le médecin, expliquant qu’en France, les « schémas d’organisation en cas de risque épidémique sont bien rodés »

    Dans le cas du bordelais, « dix à quinze personnes » entrées en contact avec le patient infecté au coronavirus chinois, un professionnel du milieu du vin rentrant de voyage en Chine, « se sont signalées » auprès des autorités sanitaires, a annoncé le maire de Bordeaux, Nicolas Florian, lors d’un point presse ce matin. D’ailleurs les festivités du Nouvel An chinois, qui devaient se tenir dimanche à Bordeaux, ont été annulées par les organisateurs en raison de la confirmation d’un cas de coronavirus dans la capitale girondine. « Un grand défilé devait notamment se tenir dimanche après-midi », a expliqué à l’un des organisateurs, Yang Xu, assurant que ce n’était pas la municipalité qui leur avait demandé cette annulation. « Pas du tout, c’est nous qui avons voulu ce principe de précaution, tout simplement » en annulant tous les événements prévus, publics et privés.

    Deux autres patients ont été diagnostiqués positifs au virus à Paris.

    Ce couple a été pris en charge à l’hôpital Bichat (XVIIIe), un établissement à la pointe en virologie, et placés à l’isolement, au sein de l’unité REB dédiée (Risques épidémiques et biologiques) du service des maladies infectieuses et tropicales, a précisé samedi l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

    Les deux personnes, originaires de Wuhan, sont arrivées en France le 18 janvier. Elles « étaient asymptomatiques au moment de leur arrivée » en France, a précisé ce samedi midi Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses de l’hôpital Bichat. Ces patients, âgés de 30 et 31 ans, « vont bien », a-t-il encore souligné.

    « Ces personnes ont suivi les bonnes procédures, c’est-à-dire qu’elles ont appelé le centre 15 puis ont été transportées dans de bonnes conditions vers des hôpitaux spécialisés, à Bordeaux et à Paris », a aussi souligné dans nos pages le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la santé (DGS), qui assure que « leur situation n’inquiète plus les cliniciens ». Selon lui, ces trois patients ne présentent « pas de fragilité particulière ».

  • Le nouvel an chinois ou la fête du printemps – Podcast de la French Radio Hong-Kong

    Le solstice d’hiver tombe toujours au onzième mois et le Nouvel An est toujours la deuxième nouvelle lune après le solstice d’hiver.

    Chaque année chinoise est associée à un des douze signes du zodiaque chinois, associés aux 12 rameaux terrestres du cycle sexagésimal*, qui se succèdent dans un ordre cyclique : rat, bœuf, tigre, lapin, dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien et cochon. Chaque année est également associée à un des cinq éléments : métal, eau, bois, feu et terre.

    Se débarrasser des mauvaises influences de l’année passée, en se servant des signes de l’astrologie chinoise, est au centre des pratiques pour ce nouvel an chinois.

    Le réveillon a lieu dans la nuit du dernier jour du douzième mois. Le grand nettoyage de la maison est fait. Les souhaits ont été écrits sur papier rouge, symbole de chance. Chacun pense à faire des provisions car un grand nombre de commerces ferment à cette occasion. Les enfants ont reçu leur vêtement neuf à porter pour ce Nouvel an.

    Le repas du réveillon est important avec des plats censés apporter les « bonnes ondes » pour la santé, les études, etc. Le poisson est une obligation, homophone de d’abondance, il est présent à chaque repas. Dans le nord de la Chine, le repas comporte un plat de raviolis car sa forme se rapproche de celle d’un lingot.Enfon, le dessert est généralement le niangao, « gateau de l’an ». Gateau en chinois se dit aussi pour « grandir », c’est donc l’assurance d’une croissance dans sa vi-e qu’elle soit opersonnelle ou professionnelle.

    Annie Au Yeung, professeur de mandarin au Lycée Français de Hong Kong de 1973 à 2004, nous parle de ce Nouvel an chinois, des calendriers ou encore de ce qu’il faut avoir à sa table de réveillon et nous explique pourquoi.

    Nous l’écoutons. Cliquez sur ci-dessous

    *Le cycle sexagésimal est un système chinois de numérotation des unités de temps basé sur la combinaison de deux séries de signes, les dix tiges célestes et les 12 branches terrestres, permettant d’obtenir soixante combinaisons différentes. Cette numérotation est le plus souvent utilisée pour marquer le déroulement des années, mais peut également s’appliquer aux mois, jours ou heures. Outre la Chine, elle a également été employée au Japon, en Corée et au Vietnam. On trouve aussi en français les termes « troncs célestes » et « rameaux terrestres ».

  • Les pays européens attendent de pied ferme une taxe numérique mondiale en 2020

    Les pays européens attendent de pied ferme une taxe numérique mondiale en 2020

    Malgré les menaces américaines d’imposer de nouveaux droits de douane, la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni ont fait savoir qu’ils instaureraient une taxe numérique nationale si l’OCDE de parvenait pas à un accord d’ici à la fin de l’année.

    La taxe numérique est l’un des sujets brûlants discutés cette semaine au Forum économique mondial de Davos.

    Une conversation de dernière minute entre le président français Emmanuel Macron et le président américain Donald Trump a permis d’éviter une aggravation de la guerre commerciale transatlantique.

    Paris a accepté de suspendre le recouvrement de sa taxe sur les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple…) jusqu’à la fin de l’année. En contrepartie, l’administration Trump n’imposera pas, pour l’heure, de nouveaux droits de douane sur des produits français d’une valeur de 2,4 milliards de dollars.

    Mais la France a fait savoir qu’elle percevrait rétroactivement toutes les taxes au début de l’an prochain si l’OCDE échouait à trouver un accord sur une taxe numérique.

    « Nous devons parvenir à une solution crédible au niveau international pour éviter que les pays européens n’adoptent des solutions nationales », a déclaré le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, aux journalistes présents à Davos.

    L’OCDE planche depuis plusieurs mois sur une proposition visant à remédier au transfert des bénéfices pratiqué par certaines multinationales pour éviter de payer des impôts. La facture fiscale des entreprises numériques compte parmi les plus basses en raison de leur stratégie agressive d’optimisation fiscale et de la nature de leur activité.

    Le grand argentier français a indiqué aux journalistes qu’au cours de ces dernier jours, à Davos, il avait été en contact avec ses homologues, l’Espagnole Nadia Calviño, l’Italien Roberto Gualtieri et le Britannique Sajid Javid.

    « Nous partageons tous le même point de vue », a souligné Bruno Le Maire. « S’il existe une solution crédible à l’OCDE, il n’est pas nécessaire d’en trouver une au niveau national. »

    Interrogé par Euractiv.com, Roberto Gualtieri a confirmé qu’il soutenait la position de Bruno Le Maire. La taxe italienne prévoit que les paiements soient effectués l’année suivante et elle est assortie d’une clause de caducité qui entraînera la suppression du dispositif national dès que la version de l’OCDE sera en place, a -t-il expliqué.

    « Nous sommes très engagés dans la recherche d’une solution mondiale. Mais bien entendu, si aucune solution n’est trouvée à ce niveau d’ici à la fin de l’année, nous allons poursuivre la mise en œuvre de notre mesure nationale ». Roberto Gualtieri

    Pour Roberto Gualtieri, une « solution commune » au niveau de l’UE serait également souhaitable.

    Même son de cloche du côté de Nadia Calviño. Selon la ministre espagnole, à moins que des « progrès satisfaisants » ne soient enregistrés au niveau de l’OCDE cette année, les pays de l’UE sont « déterminés » à faire pression pour adopter une solution européenne. Parallèlement, l’Espagne ira de l’avant pour instaurer une taxe nationale. Si aucune option internationale (de l’OCDE ou de l’UE) n’est adoptée « à court terme », l’Espagne s’en tiendra à ses plans nationaux.

    Dans le cadre d’un débat à Davos, Sajid Javid a fait savoir que le Royaume-Uni prévoyait d’avancer dans l’élaboration de sa taxe sur les services numériques à partir d’avril. Il a ajouté que celle-ci serait temporaire et « disparaîtrait dès qu’une solution internationale serait trouvée ».

    Menaces américaines

    Les pays européens affichent leur détermination en dépit des nouvelles menaces de Washington. Outre-Atlantique, on promet de riposter si les Européens vont de l’avant avec leurs taxes nationales sur le numérique.

    S’exprimant lors du même débat que Sajid Javid, Steve Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, a martelé que la taxe numérique française et les autres mesures du même type étaient « de nature discriminatoire ».

    « Si les gens veulent taxer arbitrairement nos entreprises numériques, nous envisagerons de taxer arbitrairement les entreprises automobiles », a-t-il ajouté.

    La probabilité d’un accord dépendra de la capacité de l’OCDE à résoudre la quadrature du cercle. Il s’agira de concilier l’exigence européenne de trouver une « solution crédible » et la volonté des États-Unis d’instaurer une taxe numérique volontaire.

    Le secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurría, a rencontré Bruno Le Maire et Steve Mnuchin le 23 janvier, dans le but de trouver un terrain d’entente.

    « Il y a encore du travail à faire pour que l’on s’entende sur une base permettant de lancer les travaux à l’OCDE », a admis Bruno Le Maire.

    Nadia Calviño espérait que l’OCDE présenterait une « bonne proposition » d’ici à la fin du mois, qui conduirait à un accord politique au G20 en juin, et à l’adoption du dispositif international au cours de la deuxième moitié de l’année.

    Malgré les divergences entre les États-Unis et la France, Bruno Le Maire s’est montré relativement confiant quant à la possibilité de trouver une solution, étant donné « l’entente commune pour désamorcer » le litige, affichée par Emmanuel Macron et Donald Trump, ses « excellentes » relations personnelles avec Steve Mnuchin et le « très dur » labeur accompli par l’OCDE depuis le mois d’août au niveau technique.

  • Réforme fiscale : en deux temps, mais définitive…

    D’après l’article 12 de la Loi de Finances pour 2020, promulgué le 29 décembre 2019, la mise en place  de la réforme des règles d’imposition à l’impôt sur les revenus de source française des Français résidant à l’étranger a été découpée en deux. Un premier volet dès 2021 et les modifications impopulaires en  2023. Après l’élection présidentielle au cours de laquelle, LREM compte bien obtenir de nouveau un soutien massif des Français de l’Etranger comme en 2017.

    Initialement prévue pour le 1er janvier 2020, cette réforme prévoit que l’impôt soit calculé de la même manière sur l’ensemble des revenus de source française des non-résidents et recouvré par le biais du prélèvement à la source.

    Jusqu’au premier janvier 2023, l’assiette de calcul et le barème actuels seront maintenus. Ensuite, les revenus imposables à la retenue à la source seront soumis au prélèvement à la source. Par contre la suppression du caractère partiellement libératoire de la retenue à la source pour certains traitements, salaires, pensions et rentes viagères, elle entrera en vigueur au 1er janvier 2021. L’administration fiscale peut donc vous réclamer des justificatifs à votre situation et éventuellement vous demander de compléter le versement. Pour les plus gros contribuables, il y a de forte chance que la réforme s’applique dès le premier janvier de l’année à venir.

    En 2023, tous au nouveau barème ! 

    L’objectif principal la modification de la fiscalité des non-résidents sur leurs revenus issus de France et l’application d’un nouveau barème : 20% pour les premiers 27 000€, 30% au-delà.

    Une autre possibilité, cependant, est alors le choix du barème progressif, qui est le barème qui s’applique en France à condition de fournir les revenus mondiaux et la constitution de son foyer. Il faut alors déclarer tous ses revenus dans le monde et voir s’appliquer pour la partie française le barème progressif.

    Une des atténuations de ces nouvelles règles proposées est, donc, l’inclusion du quotient familial dans le calcul. Bien connu en France, ce principe permet de diviser le revenu imposable en un certain nombre de parts.

    Fixé en fonction de la situation de famille du contribuable et du nombre de personnes à charge, le quotient familial permet de proportionner le montant de l’impôt afférent à un revenu donné en fonction du nombre de personne qui vivent sur ce revenu. Concrètement, les familles nombreuses payent moins d’impôts sur un revenu similaire à une personne qui vivrait seule.

    Domiciliation fiscale des dirigeants des grandes entreprises françaises

    À l’article 3, le projet de loi de finances prévoit aussi de clarifier les règles de domiciliation fiscale des dirigeants des grandes entreprises françaises, celles dont le siège social se situe en France et qui réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur 250 millions d’euros dans l’Hexagone (seuil abaissé en 1ère lecture par l’Assemblée nationale, il était fixé à 1 milliard d’euros à l’origine).

    Le texte indique que les dirigeants en question « sont considérés comme exerçant en France leur activité professionnelle à titre principal », même si cette activité s’effectue pour partie à l’étranger.

    La mesure, qui contraindra les contribuables concerner à remplir une déclaration de revenus en France, doit s’appliquer à compter de l’imposition des revenus de l’année 2019 donc dès cette déclaration.

    Et les conventions fiscales ? 

    La portée de ces textes sera atténuée par les convention fiscales signées par la France avec des dizaines d’autres pays (destinées à éliminer les doubles impositions).

    Sauf que Le but de cette réforme est, évidemment,  de vous faire payer plus d’impôts, mais aussi de savoir exactement quels sont vos revenus « mondiaux », France et pays de résidence compris.

    Une fois ces informations collectées par Bercy, le gouvernement aura la possibilité, vieux serpent de mer de la fiscalité des Français de l’Etranger, de décider d’imposer les Français non-résidents en changeant la tradition fiscaliste française basée sur le critère de résidence pour un autre critère, « à l’américaine », le critère de la nationalité selon lequel, si vous êtes Français, où que vous résidiez, vous paierez l’impôt en France. Évidemment, il faudra renégocier les conventions bilatérales, mais les USA l’ont déjà fait. Est ce le prémisse d’une imposition au passeport ?  

    Une fois de plus, les Français de l’Etranger sont sacrifiés sur l’autel du symbolisme.. Les plus gros contribuables ont la possibilité de limiter la casse à 30% (ce qui est bien moins que l’imposition risquée en France) tandis que le citoyen lambda qui tire un peu de revenus d’une résidence secondaire ou d’une épargne constituée pendant ses années de travail en France comme le salarié-expatrié détaché par son entreprise, vont, eux, subir de plein fouet cette réforme.

     

  • Coronavirus : La métropole de Wuhan, foyer de l’épidémie, placée en quarantaine – Recommandations de l’Ambassade de France

    Les autorités sanitaires chinoises ont annoncé la mise en quarantaine, dès aujourd’hui, de cette métropole de plus de 11 millions d’habitants. Décision prise pour « contenir la propagation », indique Pékin. Depuis ce matin, les trains, avions ou encore bus ne sont plus autorisés à quitter la ville. Les autorités locales ont donné les consignes aux habitants de ne pas sortir “sans raison spécifique ou circonstances exceptionnelles”.

    Par Catya Martin de la French Radio Hong-Kong et Macao / Trait d’Union 

     

    A l‘aube du Nouvel an chinois les autorités craignent une propagation importante et rapide du virus sachant que des centaines de millions de personnes voyagent, à cette occasion, dans tout le pays.

    Depuis le mois de décembre et jusqu’à ce jour, selon les informations communiquées par les autorités chinoises, ce sont près de 600 personnes qui ont été contaminées par le virus qui a fait 17 morts. Ce nouveau virus, qui se transmet par voies respiratoires, « pourrait muter et se propager plus facilement », a déclaré lors d’une conférence de presse le vice-ministre de la Commission nationale de la santé, Li Bin.

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    A Hong Kong, deux cas ont été signalés tout comme à Macao.

    L’épidémie est devenue maintenant mondiale avec des cas signalés en Thaïlande, à Taïwan, en Corée du Sud, au Japon ou encore aux États-Unis.

    Proche du virus du SARS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui, en 2003, avait tué, selon l’OMS, 774personnes dans le monde dont 349 en Chine et 299 à Hong Kong, sur 8.096 cas, ce coronavirus, apparu à Wuhan, sur un marché, en décembre dernier, baptisé 2019-nCoV, est officiellement transmissible d’humain à humain.

    Les autorités hongkongaises ont indiqué que deux camps de vacances dans la ville ont été désignés comme des centres de quarantaine, centres qui vont accueillir les premiers cas aujourd’hui.

    Les symptômes sont similaires à ceux d’une grippe avec de la fièvre, de la toux, des douleurs musculaires, un essoufflement et des difficultés respiratoires. Des complications peuvent avoir lieu notamment d’ordre pulmonaire. L’infection peut provoquer une pneumonie mais également une insuffisance rénale. Les personnes fragiles sont les plus à risque, en particulier les jeunes enfants et les personnes âgées ou malades. Les recommandations restent simples mais efficaces, se laver régulièrement les mains, se couvrir la bouche et le nez dès que vous toussez et, dans la mesure du possible, éviter tout contact avec des personnes présentant des symptômes de maladie respiratoire tels que la toux et les éternuements.

    Recommandations de l’Ambassade de France en Chine.

    • Eviter tout contact avec des animaux vivants ou morts, de se rendre dans des marchés où sont vendus des animaux et d’éviter de consommer des produits d’animaux peu ou mal cuits ;
    • Eviter tout contact rapproché avec des personnes souffrant d’infection respiratoire aigüe.

    En cas de symptômes d’infection respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoires), il est recommandé de mettre un masque et de consulter dans un hôpital public localement et rapidement (voir liens infra) en prenant les précautions d’usage pour ne pas contaminer l’entourage (rester à distance, protéger la bouche lors de la toux, usage de mouchoirs jetables et bien se laver les mains). Bien indiquer au médecin les personnes et lieux fréquentés.

    Circonscription de Pékin : https://cn.ambafrance.org/Liste-indicative-des-professionnels-de-sante-et-hopitaux

    Circonscription de Canton : https://cn.ambafrance.org/Liste-des-medecins-et-des-hopitaux-dans-la-circonscription-30269

    Circonscription de Chengdu : https://cn.ambafrance.org/Hopitaux-dans-la-circonscription-du-Sud-ouest

    Circonscription de Shanghai : https://cn.ambafrance.org/Liste-des-medecins-hopitaux-et-pharmacies-a-Shanghai-et

    Circonscription de Shenyang : https://cn.ambafrance.org/FICHE-SANTE-DONGBEI

    Circonscription de Wuhan : https://cn.ambafrance.org/Hopitaux-a-Wuhan

    Circonscription de Hong Kong : https://hongkong.consulfrance.org/Medecins-et-hopitaux.

    Il ne peut être présumé de l’évolution du virus, il est conseillé de consulter régulièrement le site internet du ministère français des Solidarités et de la Santé, ainsi que celui de l’OMS :

    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/cas-groupes-de-pneumopathies-possiblement-associes-a-un-nouveau-coronavirus-wuhan-chine

    https://www.ecdc.europa.eu/en/novel-coronavirus-china.

    L’ambassade et les consulats généraux de France en Chine peuvent être joints en dehors des heures et jours d’ouverture aux numéros figurant sur le lien suivant : https://cn.ambafrance.org/Qui-contacter-en-cas-d-urgence

  • 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz

    Emmanuel Macron, Vladimir Poutine, le vice-président américain Mike Pence : Israël accueuille une quarantaine de dirigeants ce jeudi 23 janvier pour marquer le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz, dans l’un des plus grands rassemblements de leaders jamais organisés à Jérusalem.

    Des milliers de policiers et autres forces de sécurité quadrilleront la ville dès mardi pour l’arrivée des premiers dirigeants, en grande partie européens, qui discuteront cette semaine d’antisémitisme, mais aussi de géopolitique moyen-orientale.

    « Je vais discuter avec eux de l’Iran, des développements dans la région et des moyens de renforcer les relations entre nos pays« , a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, voulant ainsi donner le « la » de la semaine, Israël considérant Téhéran comme l’une des principales menaces à son existence. Le chef du gouvernement israélien avait déjà prévenu l’Iran d’une riposte « retentissante » en cas d’attaques sur son sol visant à venger l’assassinat, le 3 janvier dans une frappe américaine en Irak, du général Qassem Soleimani, chef des opérations extérieures iraniennes et grand ennemi d’Israël.

    Le point d’orgue des commémorations est prévu jeudi au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, où Emmanuel Macron, le président russe Vladimir Poutine, le prince britannique Charles et les présidents allemand et israélien Frank-Walter Steinmeier et Reuven Rivlin doivent prononcer les principaux discours pour commémorer la mémoire des millions de Juifs assassinés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Andrzej Duda, le président polonais, pays sous occupation nazie pendant la guerre et où était notamment situé le camp d’Auschwitz libéré par l’Armée Rouge en janvier 1945, ne participera pas aux commémorations car n’ayant pas été invité à prononcer un discours lors de la cérémonie.

    Le tout se déroule sur fond de tensions avec Vladimir Poutine, qui a récemment accusé la Pologne d’avant-guerre de collusion avec Hitler et d’antisémitisme. Le président russe sera au coeur des commémorations à Jérusalem où il doit inaugurer un monument en l’honneur des victimes du siège de Leningrad par les nazis, fatal à au moins 800.000 personnes de 1941 à 1944.

  • Atout France et Business France: ces agences de promotion de la France dans le monde

    1ère destination touristique mondiale, 7ème puissance économique mondiale et 2ème de la zone euro, leader mondial dans des secteurs comme le vin et les produits de luxe et disposant de champions de l’énergie, de l’industrie pharmaceutique, de l’automobile et l’aéronautique entre autres, la France ne manque pas, quoi qu’en disent ses citoyens, d’atouts.

    Une image unique au monde, parfaitement identifiée et globalement de façon très positive, mais qu’il faut entretenir ! pour cela, deux outils ont en particulier été développé : Atout France et Business France.

    Résultat de recherche d'images pour "atout france"Atout France, l’agence agence de développement touristique de la France

    Atout France, l’agence agence de développement touristique de la France, est chargée de renforcer le positionnement de la destination France à l’international. Elle dispose de 32 bureaux dans 29 pays et est très active pour le rayonnement touristique de la France.

    Business France pour aider à l’export les entreprises françaises

    Business France, pour sa part, dispose de près de 100 bureaux et travaille activement avec les Chambres de Commerce et d’Industrie. Si Atout France travaille à la promotion du tourisme en France, Business France pour sa part aide les entreprises françaises, PME et de taille moyenne, à gagner des marchés à l’international et à attirer des investisseurs étrangers en France.

    Des agences VRP de la France dans le monde  

    Deux missions donc différentes mais complémentaires.

    Le tourisme est un poids-lourd de l’économie française. 85 millions de personnes visitent notre pays chaque année et dépensent 160 milliards d’Euros, soit 7% du PIB.

    Par ailleurs et sans cependant avoir la puissance de feu de l’Allemagne, la France est aussi un grand pays exportateur et qui attire également de très nombreux investissements étrangers.

    Ces deux entités, qui au quotidien mettent en contact des entrepreneurs et collectivités locales françaises avec des investisseurs jouent donc un rôle essentiel, bien que largement méconnu.

    Certaines réussites françaises étonnent : le marché de noël de Strasbourg s’est implanté avec grand succès à New York , le Beaujolais se vend dans le monde entier , et plus de touristes se rendent chaque année dans l’Hexagone.

    Ces agences sont donc utiles. A travers leurs collaborateurs parfaitement implantés sur place, elles sont mieux que quiconque aptes à savoir quels sont les besoins et comment améliorer l’attractivité. Les besoins et les envies des Américains et des Chinois ne sont pas les mêmes. Les deux catégories de population ont cependant un intérêt à investir en France et à la visiter. Une équation délicate en somme.

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