Les cinémas, les centres de vacances, les casinos et les salles de jeux vont rouvrir en France à partir de lundi, a annoncé Matignon vendredi soir. Les stades devront attendre le 11 juillet.
Les cinémas, les centres de vacances, les casinos et les salles de jeux vont rouvrir à partir de lundi, a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi Matignon dans un communiqué publié après une réunion du Conseil de Défense et sécurité nationale.
« Que chacun maintienne une posture vigilante »
La réouverture se fera « dans le respect de règles sanitaires strictes », a précisé le communiqué du Conseil réuni vendredi sous l’autorité du président Emmanuel Macron.
« L’amélioration de la situation sanitaire permet en effet de lever certaines interdictions à condition que chacun maintienne une posture vigilante face à l’épidémie, a fortiori pendant la période estivale », a ajouté le communiqué.
Les stades rouverts le 11 juillet avec 5000 spectateurs
Le gouvernement a par ailleurs autorisé la reprise des activités de sports collectifs à partir de lundi « avec des mesures de prévention adaptées », a-t-il fait savoir dans un communiqué.
Par ailleurs, les stades et hippodromes en France rouvriront au public le 11 juillet avec un nombre maximal de 5000 spectateurs, a annoncé Matignon dans la nuit de vendredi à samedi, au terme de cette même réunion.
6 sénateurs des Français établis hors de France ,sur les 12 qui représentent les expatriés à travers le monde, pourraient voir leur mandat prolongé d’un an. Le Sénat a en tout cas voté en ce sens.
Comme nous l’indiquions dans notre article du 11 juin, la situation est délicate alors que la moitié du Sénat est renouvelée tous les trois ans, avec une élection prévue en septembre 2020.
Pour les Sénateurs issus des territoires en France, il n’y aura aucune difficulté en raison du maintient des élections municipales ce qui permet de renouveler, largement, le corps électoral comme prévu. Pour rappel, les élus locaux (municipaux, régionaux, cantonaux, etc.) sont les Grands Electeurs qui élisent les membres de la chambre haute de notre parlement.
Donc élus par les Grands Electeurs, soit pour les Français de l’Etranger : les Conseillers et Délégués des Français de l’Etranger, le renouvellement de nos Sénateurs, est lui problématique. En effet, les élus consulaires, ne devraient être renouvelés qu’en mai 2021 après le report des « Consulaires » prévues initialement en mai de cette année.
Des Sénateurs prolongés ou des Sénateurs à la légitimité contestée ?
La raison : l’impossibilité d’organiser le scrutin dans toutes les circonscriptions consulaires alors que la crise sanitaire liée à la Covid-19 est très loin d’être stabilisée, notamment aux Amériques. De nombreux pays ont indiqué qu’ils ne donneraient pas leur accord pour l’organisation de scrutins, qui entraineront, logiquement, une forte concentration de nos concitoyens dans un même lieu, ce que les mesures de distanciation physique interdises.
Dès lors deux solutions, dont aucune n’est entièrement satisfaisante :
Soit prolonger les 6 sénateurs d’un an pour que leur renouvellement se calque sur celui des élus consulaires, comme le Sénat vient de le proposer en séance. Cette prolongation des uns aurait comme effet de raccourcir le mandat des autres (les nouveaux élus) à 5 ans, afin d’être renouvelés aves leurs pair, normalement, en 2026.
Soit renouveler les 6 sénateurs avec un collège de grands électeurs non renouvelé. Cette hypothèse poserait un problème de légalité majeure, avec un risque extrêmement important d’annulation d’une élection basée sur un collège électoral « périmé ». Et aussi un problème de légitimité politique : les élus consulaires, qui voteraient si l’élection est maintenue en 2020, sont issus d’une consultation des Français résidents hors de France organisée en 2014 ! Depuis la population a fortement augmenté tout en se diversifiant, tandis que le paysage politique français vivait une grande mutation en 2017.
Le Sénateur Philippe Bas
Situation particulière pour période exceptionnelle.
Si la prolongation du mandat des 6 Sénateurs est qualifiée de « désagréable » par le Sénateur Philippe Bas, elle est cependant vue par la Chambre Haute du Parlement comme un moindre mal.
Le texte va désormais être étudié par l’Assemblée Nationale. Les députés vont donc se prononcer sur la prolongation ou non du mandat de certains de leurs collègues parlementaires.
La majorité LREM/Modem devrait suivre l’avis des sages, le parti présidentiel privilégiera les nouveaux élus. Avec plus de 90% des voix à la présidentielle, LREM a de grandes ambitions pour ces scrutins. Les couloirs bruissent d’une rumeur annonçant une possible candidature de Jean-Baptiste Lemoyne, actuel Secrétaire d’Etat en charge des Français de l’Etranger, à un siège au palais du Luxembourg où il siégeait, déjà, lors de la précédente mandature comme Sénateur de l’Yonne.
La France célèbre les 80 ans de l’appel du 18 juin 1940. Durant cette période, la vraie capitale de la France libre ne fut pas Londres, mais bien Brazzaville. Retour sur cette histoire africaine méconnue avec notre éditorialiste Slimane Zeghidour.
Qui se souvient que le MASQUE est plus qu’une protection sanitaire ?
Cet objet sacré, utilisé depuis 7000 ans dans les rituels et les cérémonies secrètes revient sur le devant de la scène. Va-t-il y rester ? Va-t-il disparaître, comme le Covid 19 ? Quelle image lais- sera-t-il derrière lui ?
Masque pendant la Grande Peste au Moyen-Age en Europe
Pendant la grande peste du XVIIe siècle, Charles de Lorme, médecin du roi de France Louis XIII, avaitconçu un costume spécial pour les pestiférés. La tête était couverte d’un masque à bec qui contenaitun filtre à miasme, le tout protégé sous un chapeau de cuir. Un masque qui est aujo- urd’hui plus associéà la Comedia dell’Arte qu’aux progrès de la médecine.
La crise du COVID 19 a son propre costume
La crise du COVID 19 a son propre costume: le masque chirurgical, le plus minimaliste de l’his- toire dumasque, et pourtant celui qui s’est répandu dans le monde le plus rapidement. Blanc et anonyme, sansâme, il est redouté, nécessaire, il en a terriblement manqué, et voici qu’il est désormais surproduit.
Pour tous les artistes, et principalement ceux confrontés au confinement, le masque sanitaire est unappel à la création. Instagram a signalé une augmentation spectaculaire du #mask atteignant unmillier de citations par heure. La profusion de publications de masques trendy sur Instagram montreun intérêt mondial pour le masque et la créativité qu’il génère.
Transformons les masques en art.
Destiné à orner, cacher, soigner, protéger, danser, jouer, séduire ou chasser, le masque est une source de beauté, de secret et de magie. Il est devenu un symbole universel de la période Covid 19, unobjet vital pour tous, mais il a également retrouvé son pouvoir sacré entre les mains des artistes.
THE MASK GALLERY
La Galerie de « The Curators », qui organise le concours, a attiré plus de 200 masques et 10 000 votes au cours de la première semaine de compétition.
Les candidatures d’artistes du monde entier montrent une incroyable diversité d’inspirations, de traditionset de médiums. Une collection unique de masques, à la fois originaux et sanitaires.
Pour endiguer la crise sanitaire et la crise économique qui en résulte, les États, épaulés par les banques centrales, multiplient les plans de soutien. Quand l’incertitude sanitaire s’atténuera, quels seront les effets réels des mesures prises dans l’urgence sur les prix ?
Depuis le milieu du mois de mars, les prix sont orientés à la baisse en raison de la diminution de la demande. Les prix de l’énergie et des matières premières ont fort logiquement diminué. Certes, certains biens comme les produits frais ont pu connaître des hausses mais cette progression reste marginale. Les contraintes sanitaires – adaptation des postes de travail, distanciation, gel, masques – génèrent des surcoûts qui peuvent contribuer à des hausses de prix.
Avec la reprise, des augmentations de prix peuvent se produire en raison de goulets d’étranglements dans les chaînes d’approvisionnement. Ce phénomène peut s’amplifier si les tendances protectionnistes prennent de l’ampleur. Les augmentations salariales en faveur de certaines catégories d’actifs jouent également en faveur d’une reprise de l’inflation tout comme les plans de soutien à l’activité.
Le chômage pèsera lourdement
À l’inverse, le fort taux de chômage pèsera sur le niveau des salaires comme ce fut le cas entre 2009 et 2019. Si la désindustrialisation se poursuit, en France, la tendance baissière des rémunérations s’amplifiera. La France connaît depuis vingt ans un processus rapide de diminution des emplois industriels (-25 %) contribuant à une stagnation des revenus. Cette situation pourrait s’accentuer si le secteur financier qui offre aujourd’hui les meilleures rémunérations était contraint de revoir sa politique salariale.
La transition énergétique que les gouvernements entendent accélérer est également inflationniste car elle aboutit à un renchérissement peut-être temporaire mais réel du coût de l’énergie. Le recours aux énergies renouvelables pour la production d’électricité, énergies pouvant fluctuer en fonction d’aléas climatiques, suppose la réalisation de capacités de production excédentaires en raison de l’impossibilité de stockage en grande quantité. Ces redondances sont, par nature, inflationnistes.
La crise risque de réduire la concurrence sur les marchés. Les entreprises les plus fragiles disparaîtront ou seront rachetées par des concurrents. Dans un marché d’oligopoles, les prix ont tendance à augmenter plus vite. Par ailleurs, le protectionnisme latent réduit également le nombre de concurrents et favorise donc la hausse des prix. Lors des deux dernières décennies, le développement de l’e-commerce et des plateformes de services en ligne a compensé l’effet inflationniste de la concentration accélérée des entreprises dans les grands secteurs d’activité (automobile, sidérurgie, médicaments, finances, etc.).
Liquidités injectées
Depuis le début de la crise sanitaire, les banques centrales ont multiplié les injections de liquidité afin d’éviter tout blocage financier et assurer la solvabilité des États. Pour la zone euro, la base monétaire devrait passer de 3 200 à 4 500 milliards d’euros de 2019 à la fin de l’année 2020. Cette dernière, pour mémoire, était de 500 milliards d’euros en 2002 et de 1000 milliards d’euros en 2009. A compter de 2021, cette abondance de liquidités pourrait avoir les mêmes conséquences qu’entre 2015 et 2019, à savoir une forte augmentation du prix de certains actifs et en particulier de l’immobilier.
Depuis 2002, en France, le prix des maisons a été multiplié par 2,2 quand la progression des salaires n’a été que de 0,4. Il convient de souligner que la hausse est intervenue surtout entre 2002 et 2009 même si, depuis 2018, les prix avaient tendance à accélérer. La progression des salaires nominaux par tête s’est arrêtée en 2009 et n’a pas réellement repris depuis. Il en résulte une perte de pouvoir d’achat pour l’immobilier, en partie compensée par la baisse des taux d’intérêt. Les banques commencent à resserrer l’accès aux crédits par crainte de défaillance de l’emprunteur. Une légère augmentation des taux est en cours du fait de la majoration de la prime de risque. Ces deux facteurs devraient atténuer la tendance haussière des prix de l’immobilier. Elle pourrait être également freinée par la diminution de la demande internationale du moins en ce qui concerne les biens premiums (bureaux au cœur de l’agglomération parisienne, logements de standing à Paris et lieux touristiques recherchés).
Le retour d’une inflation maitrisée est souhaité par les États afin de réduire le poids de leur endettement. Cependant il pose plusieurs questions. Cette inflation sera-t-elle maîtrisable ? Échappera-t-elle aux contrôles des banques centrales ? Par ailleurs, est-ce que cette inflation s’accompagnera d’une croissance forte ou pas ? Si la croissance fait défaut, l’inflation sera synonyme de pertes de pouvoir d’achat pour tous ceux dont les rémunérations ne seront pas indexées. Elle pourrait alors contribuer à une augmentation des tensions sociales.
Un certain nombre de villes européennes ont à nouveau imposé des mesures de restriction après que de nouveaux cas de COVID-19 sont apparus ces derniers jours.
Nouvelle vague.
En Allemagne, un porte-parole du district de Gütersloh en Rhénanie du Nord-Westphalie a annoncé mercredi 17 juin que les écoles et les garderies locales fermeraient pour ralentir la propagation du virus à la suite d’une nouvelle vague dans la région, qui a débuté dans une usine de conditionnement de la viande. Les écoles resteront fermées jusqu’au début des vacances d’été, le 29 juin. (Sarah Lawton | Euractiv Allemagne)
Dans le nord de la Grèce, tous les habitants de la communauté d’Echinos à Xanthi ont été mis en quarantaine stricte pendant sept jours afin d’éviter la propagation du Covid-19. 73 nouveaux cas et 4 décès ont été signalés dans la région ces derniers jours. Cette hausse, qui pourrait être problématique peu de temps avant la saison estivale, a soulevé des questions au sein du gouvernement grec. (Sarantis Michalopoulos | Euractiv.com)
En Slovénie, le chef du comité de gestion du coronavirus auprès du Ministère de la Santé a demandé que des contrôles stricts soient immédiatement réimposés aux frontières, après qu’une augmentation des nouvelles infections a été enregistrée à l’étranger. (Zoran Radosavljević | Euractiv.com)
La Bulgarie a elle aussi enregistré un nombre record de cas de COVID-19 mercredi : au cours des 24 dernières heures, 112 nouvelles infections ont été recensées, ce qui porte le nombre total de malades confirmés à 3453. Au moins 35 personnes de la région de Shumen ont contracté le virus à cause de la négligence d’un auxiliaire médical. (Krassen Nikolov | Euractiv Bulgarie)
Aux États-Unis, plus de trois semaines après la mort de George Floyd, la colère des manifestants ne faiblit pas. Et 54 ans après leur création, les Black Panthers inspirent la jeunesse. L’une des figures du parti, Fredrika Newton qui était aussi l’épouse de son co-fondateur, est toujours sur le front.
Fermeture des lycées français dans le monde, polémique sur les réductions accordées parfois aux parents d’élèves, avenir du réseau, unique au monde, lesfrancais.press ont interrogé Samantha Cazebonne, députée LREM de la Vème circonscription des Français hors de France (Espagne, Portugal, Andorre et Monaco), très impliquée sur ces questions.
Découvrez le podcast de notre échange avec Mme Cazebonne:
Madame la députée bonjour, merci de répondre aux questions des francais.press, vous êtes députée des Français hors de France dans la circonscription qui comprend la péninsule ibérique (Portugal, Espagne et Andorre) ainsi que Monaco. Vous êtes au sein de l’hémicycle très engagée sur la question de l’enseignement français l’étranger. Enseignement bouleversé par la Covid-19, ou en sommes nous au niveau des établissements? Quel est le climat et existe-t-il des risques de refermeture?
Samantha Cazebonne: Il y a toujours des risques, nous ne connaissons pas l’évolution du virus, chaque pays décide, étant souverain, en plus bien sûr des protocoles dans chaque établissement qui relèvent aussi de la France. Il peut aussi s’ajouter le principe de précaution dans chaque établissement en fonction des circonstances.
Concernant l’évolution il est difficile d’avoir une lisibilité même à court terme, chacun s’adapte au mieux, dans ma circonscription, c’est à géométrie variable. Certains ont rouvert, refermé, d’autres n’ont jamais rouvert…
Des plans d’aide sont en marche, au niveau en particulier de l’AEFE, où en est le processus? Et par ailleurs, pour prendre l’exemple de votre circonscription, il y a des différences au niveau des remises sur les coûts de scolarité entre par exemple le lycée de Madrid et celui de Bilbao, certains sont en gestion directe et d’autres non. Les plans de soutien sont différents. Comment cela se passe-t-il?
Samantha Cazebonne: la situation est complexe à coordonner en raison des statuts, les réseaux diplomatiques essayent de coordonner mais effectivement les situations varient. Les établissements en gestion directe mettent en application des décisions fixées par un cadre par le Conseil d’Administration de l’AEFE. Les établissements conventionnés font en fonction de leurs possibilités, et certains ont mis en place des remises. La souplesse selon leurs moyens et des comités de gestion.
Samantha Cazebonne
C’est parfois difficilement compréhensible pour les parents, ils ne comprennent pas et ne cherchent pas à comprendre les différences de statuts entre les établissements, ils recherchent des établissements homologués de l’enseignement français. Ils peuvent avoir des difficultés à comprendre pourquoi le lycée de Bilbao opère des remises que celui de Madrid ne fait pas. Ce n’est pas simple à coordonner, cela tient à l’état des finances de chaque établissement et des directives de l’AEFE.
Nous avons récemment échangé avec un conseiller consulaire de votre circonscription, M. Benlahcen, qui nous a indiqué que par exemple au Lycée français de Lisbonne il y a assez peu de nouvelles demandes de bourses, et ce alors que la situation économique est critique. C’est étonnant, comment analysez vous cette question?
Mehdi Benlahcen, conseiller consulaire et conseiller AFE, basé au Portugal
Samantha Cazebonne: Les demandes d’aides sont compliquées pour certaines familles, certains le prennent comme une obligation d’explications financières, c’est assez intrusif et parfois il y a de l’auto-censure, certains se sentent, il faut le dire, humiliés, le mot est fort mais c’est vrai. Il est difficile de prendre parti, il n’est pas concevable de distribuer de l’argent sans justifications mais il faut aussi comprendre que c’est délicat pour les familles aussi, notamment si elles parlent à des interlocuteurs qu’en l’occurrence elles connaissent souvent bien. Parfois aussi les familles savaient qu’ils partiraient l’année scolaire prochaine.
Parlons d’un autre sujet, le baccalauréat, il sera cette année, circonstances exceptionnelles, basé sur une évaluation en contrôle continu. Si les lycées français de l’étranger sur-performent au baccalauréat, ils sont aussi connus pour être très stricts durant le contrôle continu, n’y-a-t-il pas rupture d’égalité?
Samantha Cazebonne: Il existe des commissions d’harmonisation pour vérifier les écarts. Il y a des réajustements dans les deux sens. J’entends effectivement les témoignages de familles, et les professeurs parfois assument de noter durement en expliquant que les lycéens auront des bonnes surprises au bac, maintenant j’imagine que tout cela a été revu en fonction du contexte que nous connaissons et je tiens à réassurer que les commissions ont été mises en place pour réajuster.
Parlons de la rentrée, est-ce que l’on va vers un retour « à la normale » et serait-ce une bonne idée? La pandémie ne nous a t’elle pas donné aussi des pistes sur l’école de demain?
Samantha Cazebonne: Je n’ai pas de réponses définitives sur ce point mais rien ne sera plus jamais comme avant. L’enseignement français à l’étranger s’est adapté au numérique et nous nous préparons à ce qui pourrait être une deuxième vague, tout en sachant qu’elle ne prendra pas l’ampleur du confinement que nous avons vécu. Nous devrons cependant prendre en compte les équipements, le soutien scolaire, cette année a été contrariée, il faudra remettre certains élèves à niveau, rassurer les familles, il faudra s’adapter, notamment au niveau des personnels et des directions.
Pour la rentrée c’est différent selon chaque pays, la Suède par exemple n’a jamais confiné, la situation est différente selon les pays.
Dernière question: le Président de la République a annoncé au début de son quinquennat la volonté de doubler le réseau, est-ce toujours d’actualité ou la question n’est-elle pas maintenant de sauver le réseau?
Samantha Cazebonne: il y a les deux aspects: le développer se faisait via les établissements partenaires, ce qui ne coûte rien à l’Etat et puis via l’AEFE pour mettre en place une structure de formation des enseignants. Le Ministère peut apporter son expertise et les familles sont en demande. Les zones à développer étaient celles où il n’y a pas d’écoles, le projet reste viable, mais maintenons l’existant, je serai dans l’hémicycle la semaine prochaine pour défendre ces aspects, je soutiens les ministres à cet égard.