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  • Cécilia Gondard : « la macronie n’est plus un rempart face au Rassemblement national »

    Cécilia Gondard : « la macronie n’est plus un rempart face au Rassemblement national »

    Convaincre les Français du Benelux, c’est l’ambition de Cécilia Gondard. Candidate battue aux législatives de 2022, la représentante du Nouveau Front Populaire fait campagne pour gagner le siège de députée des Français du Bénélux, et entrer à l’Assemblée nationale. L’élue consulaire à Bruxelles et aussi secrétaire générale de la fédération des Français de l’étranger du Parti socialiste. Elle répond aux questions Lesfrancais.press.

    Écouter l’interview avec Cécilia Gondard – candidate dans la 4ème circonscription des Français de l’étranger

    La macronie n’est plus un rempart au RN

    Le vote des expatriés pour le pari de Marine Le Pen diffère de celui de nos compatriotes vivant dans l’Hexagone. Pour autant l’arrivée au pouvoir du RN est une des interrogations de cette élection. La conseillère des Français de l’étranger constate que « la macronie n’est plus un rempart face au Rassemblement national ». Elle ajoute également que le pouvoir en place leur « sert sur un plateau » ces législatives en les organisant « de façon expresse dans la foulée » des européennes.

    Cécilia Gondard anime la fédération des Français de l’étranger au sein du PS. Elle évoque le choix des candidats Nouveau Front Populaire dans les onze circonscriptions chez les expatriés. Le délai très court à inciter à donner priorité au député sortant, Karim Ben Cheïkh (9e circonscription – Maghreb et l’Afrique de l’Ouest) pour le reconduire. Puis, les candidats qui avaient été battus aux législatives de 2022 et qui avaient continué à travailler leur terrain ont aussi été privilégiés. Au cours de cette interview, notre invitée parle aussi des autres candidatures du Parti Socialiste. 

    « Le programme du Nouveau Front Populaire est un projet de gouvernement »

    Un programme commun du Nouveau Front Populaire est présenté devant les électeurs. Il fait débat. Est-il représentatif de tous les courants ?  La réponse de notre invité est sans ambages : « c’est un projet d’une gauche de gouvernement, responsable ». Au cours de cet entretien, Cécilia Gondard explique également le positionnement de cette alliance sur de nombreux sujets, y compris sur l’antisémitisme et l’islamophobie.

    Cécilia Gondard, en campagne dans les rues de Bruxelles, en 2022 ©Cécilia Gondard

    La macronie dans le viseur

    Dans la circonscription du Benelux, son opposant siégeait au sein du Groupe Renaissance à l’Assemblée nationale. Pieyre-Alexandre Anglade a aussi été le directeur de campagne de Valérie Hayet aux européennes. Cécilia Gondard estime que le résultat « est une grosse claque pour Emmanuel Macron (…) et pour le député sortant ». Elle ajoute aussi, parlant de ce dernier : « au lieu d’intriguer à Paris pour essayer de devenir secrétaire d’Etat à l’Europe, il ferait mieux de s’occuper un peu plus des Français de sa circonscription ». 

    L’indexation salariale : bonne ou mauvaise mesure pour la France ?

    Le Nouveau Front Populaire propose la mise en place de l’indexation salariale. Nos compatriotes vivants outre-Quivrain connaissent ce procédé, leur pays d’accueil l’a mis en place. Or, les prix flambent, et nombreux passent la frontière et viennent en France pour faire leurs courses au supermarché. Bonne ou mauvaise mesure ? Écoutez l’intégralité de l’interview pour connaître la position de l’élue des Français de Belgique. 

    Rétablir les services publics

    Enfin, pour terminer cet entretien, on aborde aussi la question générale des Français de l’étranger. Courtisés pendant les élections, ils sont souvent oubliés, une fois celle-ci terminées. Pour Cécilia Gondard c’est une réalité tangible puisque selon elle, les effectifs n’ont fait que diminuer dans l’administration consulaire comme dans ce qui reste de l’ancien corps diplomatique et ce depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017. Elle revient sur ce jeu de promesses non réalisées. 

    Les candidatures pour la 4eme circonscription

    des Français établis hors de France sont (par ordre de tirage) :

    1. Mme DE CAUSANS Juliette, remplaçant M. HEDIN Olivier ;

    2. Mme GONDARD Cécilia, remplaçante Mme LIBEAUT Catherine ;

    3. Mme BEAUFILS Charlotte, remplaçant M. CERDOBBEL Frederic ;

    4. Mme ROSSOLINI Aude, remplaçant M. GUERIN Philippe ;

    5. Mme MACHICOTE Genevieve, remplaçant M. MELON Frederic ;

    6. M. COURTIAL Sacha, remplaçante Mme DAP Aurélie ;

    7. M. BRISSET Patrick, remplaçante Mme DOREL Carole ;

    8. Mme GIRARD Anne-Catherine, remplaçant M. LEFORT Thierry ;

    9. M. ANGLADE Pieyre-Alexandre, remplaçante Mme COFFINEAU Louise.

  • C’est l’heure de s’évader sur TV5MONDEplus

    C’est l’heure de s’évader sur TV5MONDEplus

    Si on parlait politique… Non, bien sûr que non, depuis le 09 juin, elle a envahi tous les écrans français voir francophones. Mais heureusement, l’équipe de programmation de la seule plateforme francophone mondiale et gratuite, TV5MONDEplus, garde la tête froide, cap sur l’été et la détente. Car en juin, c’est l’heure de s’évader sur TV5MONDEplus !

    Immersion

    Pour s’évader de son quotidien, quoi de mieux que d’aller visiter celui des autres.. Surtout s’il est hors du commun.

    Cap sur les Belges

    Cette année, le mois de juin sera belge. En ce mois d’élections européennes, quoi de plus normal. Faut-il le rappeler mais la capitale de l’Union européenne est Bruxelles !

    Un ticket pour l’Europe

    Réalisation: Luca Van Ecke, Charline Larue (Belgique, 2024). Durée: 8×26′ – RTBF

    Dans la perspective des élections européennes 2024, huit jeunes Belges partent chacun pour une destination « mystère ». Sur place, ils sont confrontés aux enjeux politiques du pays qu’ils visitent et échangent sur les questions qui les préoccupent.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Trentenaires

    Réalisation: Joachim Weissmann (Belgique, 2022). Durée : 24×29′ – RTBF

    À Charleroi, les aventures d’un groupe d’amis, liés par un traumatisme commun. Toutes et tous font face aux défis de leur génération, cherchant leur équilibre au quotidien.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    En France, on décrypte les arrière-cours

    Comme toujours, en France, on aime aller voir ce qu’il se passe derrière la porte… celle des évènements comme celle de nos esprits francophones.

    Roland-Garros : 40 ans d’exploits

    Roland-Garros, un tournoi mythique où se sont écrites certaines des plus belles pages du tennis mondial, où sont nées des légendes, où des rêves sont devenus réalité. Retour sur quelques moments emblématiques des quatre dernières décennies.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Derrière les paroles – Saison 2

    Présentation: Laélia Véron (France, 2024). Durée : 10×7′.

    Laélia Véron, linguiste et stylisticienne, décrypte et décortique les paroles de chansons francophones du moment pour savoir ce qui se cache derrière les paroles. À découvrir, un épisode spécial avec Zaho de Sagazan.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Évasion

    Faire le plein de connaissances et d’expériences, c’est bien mais s’évader en écoutant de la musique ou en se plongeant dans une œuvre cinématographique monumentale, c’est encore mieux alors que l’été s’annonce dans l’hémisphère nord et qu’il s’attarde au sud.

    Concert Oumou Sangaré – Jazz à la Villette 2023

    Artiste libre et indéfectible militante des droits des femmes depuis ses débuts en 1989, Oumou Sangaré a gravé quelques-unes des plus belles œuvres de la musique africaine contemporaine. Durant ce concert, véritable communion ethnique, le son des guitares blues se joint aux rythmes de l’Afrique.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Collection Claude Chabrol

    Claude Chabrol, réalisateur emblématique et passionné, a marqué le 7e art français par son exploration unique des mœurs bourgeoises et de l’hypocrisie sociale. Avec une cinquantaine de longs-métrages, il a navigué à travers différents genres, de la comédie de mœurs au film noir.

    Redécouvrez La rupture, La décade prodigieuse, Les noces rouges, Les innocents aux mains sales, Folies Bourgeoises, Que la bête meure et Une partie de plaisir.

    https://www.tv5mondeplus.com/login
  • Frédéric Petit : « il faut un parlement fort, pluriel et cohérent »

    Frédéric Petit : « il faut un parlement fort, pluriel et cohérent »

    Député sortant de la 7eme circonscription des Français établis hors de France, Frédéric Petit répond aux questions Lesfrancais.press. Comment convaincre avec une campagne si courte ? Que pensent les expatriés vivant sur cette terre d’élection qui regroupe l’Allemagne, l’Europe centrale et les Balkans de la situation ? Le Président de la République, avec cette dissolution, a-t-il confisqué tout débat sur l’Union européenne ? Et quel programme pour gouverner ? Ces interrogations sont notamment au menu de ce podcast.

    Écouter le podcast avec le candidat Frédéric Petit

    Frédéric Petit « L’Europe au cœur »

    Dès le début de son interview, le candidat « Ensemble » exprime sa volonté pour que « la France retrouve un débat sain ». Il affirme aussi qu’« il faut un parlement fort ». « Il est devenu une pétaudière » ajoute-t-il. 

    L’affiche de campagne de l’ancien parlementaire porte le slogan « L’Europe au cœur ». C’est une référence à la situation géographique de sa circonscription, mais est-ce aussi un message adressé au chef de l’Etat ? En effet, en convoquant ces élections anticipées, Emmanuel Macron annihile-t-il tout échange politique sur l’Union Européenne ? C’est en écoutant ce podcast que vous entendrez la réponse de Frédéric Petit.

    L’Assemblée nationale ce n’est pas une classe de 5eme ni l’AG de l’Unef 

    Trois blocs s’affrontent lors de ce scrutin législatif. Cependant une des offres politiques obtiendra-t-elle la majorité absolue pour gouverner ? « Le peuple français aura toujours raison » exprime notre invité. A notre micro, il continue en souhaitant qu’au Palais Bourbon on « fasse confiance à des gens qui ne soient pas en classe de 5eme ni à la dernière assemblée générale de l’Unef ». Il rappelle également le champ de compétences des députés pour qu’ils fassent « leur job de contrôler l’action du gouvernement ».

    « La nouvelle Nupes fait un cadeau aux riches »

    Dans cette interview, Frédéric Petit aborde le programme de la gauche. Ainsi, il déclare que « la nouvelle Nupes fait un cadeau aux riches ». Il prend l’exemple de la proposition de repas à 1€ pour les étudiants. Néanmoins, c’est pour partager son analyse sur l’incohérence entre les paroles et les propositions de ses adversaires. « Je veux un parlement où on n’est logique » désire-t-il. Il constate aussi que dans l’hémicycle constitué en 2022 « il y a la moitié qui ne réfléchit pas à la conséquence de ce qu’ils font ». 

    M. Frédéric PETIT et sa suppléante Mme Claire STAUDENMAYER

    Au cours de cet entretien, le candidat de la majorité présidentielle sortante partage la conviction suivante : « je cherche un parlement où l’on va faire un travail de parlementaire » fait-il savoir. « Je ne veux plus un parlement de gens qui crient, qui mentent, (…) et qui n’en ont rien à faire de la France. » Indique-t-il sur notre antenne.   

    Quelle place pour le RN dans le débat avec les expatriés ?

    Le Rassemblement national obtient des scores plus faibles chez les expatriés que dans la totalité des circonscriptions françaises. Or, l’arrivée au pouvoir en France de ce parti est un des enjeux de cette campagne. Comment aborder le thème auprès de personnes qui ne sont pour le moment pas convaincu par les thèses de ce parti sans en faire le lit ? Toujours est-il que Frédéric Petit nous livre sa façon de procéder. « Je parle du RN quand il dit des choses qui obstruent la réflexion citoyenne. ». Néanmoins nous dit-il : « je fais ma campagne pour mes convictions ». 

    Une campagne électorale express prive-t-elle le débat ?

    Concernant les Français de l’étranger, « les réformes ne vont pas très vite » pour les expatriés observe notre invité. Même « elles avancent ». Moins de quinze jours de campagne pour un engagement de cinq ans, n’est-ce pas trop court ? Après tout, avec ce calendrier ne prive-t-on pas les expatriés d’un débat ? Notre rédaction a posé ces questions au membre du MoDem. Vous retrouverez ses réponses et les propositions du candidat pour nos ressortissants hors de France en écoutant l’intégralité du podcast Lesfrancais.press.

    Les candidatures pour la 7eme circonscription des Français établis hors de France sont (par ordre de tirage) :

    1. M. PETIT Frédéric, remplaçante Mme STAUDENMAYER Claire;

    2. Mme HUQUET Isabelle, remplaçante Mme GOLAMHOSSEN Ivana;

    3. Mme RICHARD Cécile, remplaçant M. ROMARY Laurent;

    4. Mme GEFFRAY Fanny, remplaçante Mme CIBIEL Sandrine;

    5. Mme RHARMAOUI-CLAQUIN Asma, remplaçante Mme LECLERC Audrey;

    6. Mme MIER-GARRIGOU Dominique, remplaçant M. MARLIERE Michel;

    7. M. CHAMBON Jérôme, remplaçant M. CHAMBON Alexandre;

    8. Mme ALEXANDRE Julie, remplaçant M. LAGNEL Sylvain;

    9. Mme NAVEYS–DUMAS Mathilde, remplaçant M. ARQUER Guillaume.

  • Vent de folie sur un air de déjà-vu

    Vent de folie sur un air de déjà-vu

    Crise sanitaire, guerre en Europe et au Proche-Orient, montée du populisme et du protectionnisme, fragmentation des sociétés… Ce début de XXIe siècle ressemble, par certains aspects, à son prédécesseur.

    Une démocratie en danger ?

    La démocratie, régime politique reposant sur le pluralisme des opinions et le respect de l’État de droit, semble aujourd’hui fragilisée par la succession des crises. Comme dans les années 30, la tentation est au repli sur soi et à la recherche de boucs émissaires. Les campagnes électorales, en particulier en France et aux États-Unis, donnent lieu à une surenchère en matière de promesses rarement vue depuis le début des années 1980. La faiblesse des salaires, les difficultés d’accès au logement, l’insécurité, la baisse de qualité des services publics et la désertification rurale sont durement ressenties. Quelle que soit leur étiquette partisane, les gouvernements successifs n’ont pas été en mesure d’apporter des réponses tangibles à ces problèmes, alimentant une large défiance et un profond sentiment d’injustice. S’il corrige nombre d’inégalités, l’État providence, dont le poids n’a jamais été aussi élevé au sein des pays occidentaux, génère aussi de la jalousie et des rancœurs.

    La démocratie est également menacée par la désagrégation des sociétés. Des mondes parallèles se sont institués : les urbains, les rurbains, les ruraux, les néoruraux, les « wokistes », les « antiwokistes », etc. Chacune de ces communautés se considère comme porteuse d’une vérité universelle, aidée en cela par l’essor des réseaux sociaux. Lieu naturel du débat démocratique et de la représentation, le Parlement est devenu un terrain de guerre dans de nombreux pays. À quelques jours de l’ouverture des jeux olympiques de Paris, il n’est pas inutile de se rappeler la formule de Pierre de Coubertin « l’important ce n’est pas de gagner mais de participer ».

    « Quand l’ambition disparait… »

    Aujourd’hui, la politique semble s’être éloignée de l’esprit olympique pour retrouver les accents d’un passé que nous pensions révolu. La violence des débats, les attaques personnelles et le recours à la manipulation sont devenus légion. En 1944, après leur victoire sur le régime nazi, et face au régime soviétique, les alliés avaient décidé de renouer avec les vertus traditionnelles de la démocratie. Ils avaient également fait le pari de la libéralisation des échanges économiques et de la coopération entre les États. Ces choix courageux ont permis la reconstruction et l’engagement d’un cycle de croissance sans précédent en Europe.

    Aujourd’hui, face aux États-Unis, à la Chine, et à de nombreux États émergents, les États européens n’ont, seuls, aucun avenir. Confrontés au vieillissement démographique et après avoir manqué les dernières révolutions technologiques, la dernière erreur à commettre serait le démantèlement de l’Union européenne. Si celle-ci n’a pas répondu totalement aux attentes, ce n’est pas dû à sa supposée hégémonie mais bien au contraire à son sous-dimensionnement. Depuis la création de la monnaie unique, aucune avancée importante n’a été réalisée. Depuis 30 ans, les rares progrès n’ont été obtenus que face à l’urgence et la souffrance. Quand l’ambition disparaît, les institutions politiques, surtout les plus jeunes, sont menacées de dégénérescence.

    La crise actuelle ne pourra être dépassée qu’avec une remise en cause du mode de fonctionnement des institutions et de leurs pratiques. Cette remise en cause devra s’accompagner d’un renforcement des coopérations que ce soit sur le plan de l’énergie, de la recherche, de la défense ou des financements. D’autres dossiers devraient être examinés également au niveau européen, comme ceux liés à l’emploi ou la retraite. Il faut redonner toute sa valeur à la politique. En Europe comme ailleurs, la politique doit retrouver sa valeur cardinale, celle de l’organisation et de l’exercice du pouvoir dans une société pacifiée.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.06.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.06.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 18 juin 2024 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres : Commémoration de l’appel du 18 juin – Les candidats sont connus – Mobilisation pour les élections 

    Le Général jusqu’au Japon 

    Ce matin, pour la deuxième année consécutive, le Souvenir français commémorera l’appel du 18 juin au Japon. Ils célébreront ces Français libres et résistants qui ont été l’honneur de la communauté française du Japon dont ils ont fait partie à un moment de leur vie. Des représentants des autorités françaises au Japon, des membres du Souvenir français et des jeunes participeront à cette journée nationale commémorative qui se déroulera sous le parrainage de l’Ambassade de France. Ce 18 juin 2024, la mémoire de René Capitant sera honorée à l’Institut français à Tokyo dont il a été le responsable en sa qualité de directeur de la Maison franco-japonaise de 1957 à 1960.

    Pluie de candidats pour les Français de l’étranger

    Hier, les autorités ont publié les listes des candidats qui se sont déclarés dans toutes les circonscriptions de France. Et ils sont nombreux, dans l’hexagone comme dans les 11 circonscriptions des expatriés. Ils sont en moyenne une quinzaine à solliciter vos voix. En plus, des candidats Renaissance, Rassemblement nationale ou du Nouveau Front populaire, on retrouve des LR, des dissidents et des citoyens qui tentent l’aventure. Vous pourrez découvrir tous les noms aujourd’hui sur Lesfrancais.press.

    Les candidats du Nouveau Front Populaire

    409.226 procurations 

    Ont déjà été faites pour les élections législatives. C’est 6,5 fois plus que lors des élections législatives de 2022 sur la même période, a indiqué ce lundi le ministère de l’Intérieur. Entre le lundi 10 juin et le dimanche 16 juin, soit entre J-20 et J-14 avant le premier tour, «nous comptabilisons 409.226 procurations», explique Beauvau, ajoutant que «91 % des procurations ont été établies via une voie partiellement ou totalement dématérialisée». Les Français de l’étranger sont aussi mobilisés, mais le vote en ligne permet à de nombreux électeurs d’éviter le parcours complexe, qui passe par le consulat, obligatoire pour établir une procuration. 

    Français de l’étranger 

    C’est tout pour ce mardi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Passez une belle journée où que vous soyez. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les 11 candidats du Nouveau Front Populaire pour les Français de l’étranger

    Les 11 candidats du Nouveau Front Populaire pour les Français de l’étranger

    Dimanche 16 juin à 18h (heure de Paris), les registres des candidatures se sont fermés pour ces élections législatives anticipées du 30 juin et 07 juillet. Dès demain, mardi 18 juin, on connaîtra tous les noms pour toutes les circonscriptions. Mais dès à présent, on peut faire un point sur les candidats du Nouveau Front populaire pour les Français de l’étranger qui sont connus. L’occasion pour nous de faire aussi un point sur leur programme.

    Qui est candidat pour le Nouveau Front Populaire ?

    La répartition des circonscriptions entre les membres du Nouveau Front Populaire est le fruit d’un savant calcul, préservant, le plus souvent les sortants tandis que le solde a été réparti selon les résultats du dimanche 09 juin. Ainsi Le scrutin européen a rebattu les cartes : le Parti socialiste a devancé ses autres partenaires, modifiant les équilibres.

    La France Insoumise a négocié 229 circonscriptions, quand elle en avait plus de 300 en 2022. 175 circonscriptions sont attribuées au Parti socialiste et à son allié Place Publique, quand le premier en avait 70 en 2022. Le Parti communiste reste stable avec 50 circonscriptions et les écologistes ont vu leur nombre d’investitures baisser de 100 en 2022 à 92 en 2024. Pour les 11 circonscriptions des Français de l’étranger, les écologistes ont obtenu les Amériques (1er et 2ème circonscriptions) mais aussi la 3ème et la 9ème, tandis que le PS a récupéré la 4ème, la 6ème, la 10ème et la 11ème. LFI présente des candidats dans la 5ème, la  7ème et la 8ème.

    Amérique du Nord (1ère) Oussama Laraichi (EELV)

    Oussama Laraichi a été élu le 31 mai 2021 sur la liste des Écologistes du Midwest et du Kentucky, conseiller de Français de l’étranger pour la 4ème circonscription des États-Unis qui regroupe les 12 états du Midwest et le Kentucky.

    Militant écologiste depuis plus d’une dizaine d’années, c’est en 2014 qu’Oussama s’établit à Chicago. Passionné par les idées sociales de l’écologie politique, il en fait le fer de lance de son engagement. Aujourd’hui cosecrétaire de la région Les Écologistes-EELV Hors de France, Il est aussi ingénieur en analyse de données et jeune papa de deux petits Franco-Américains, qui donnent du sens à son engagement.

    Amérique du Sud et Caraibes (2ème)  Sergio Coronado (EELV)

    Sergio Coronado, né le 13 mai 1970 à Osorno (Chili), est un homme politique français, membre du parti Europe Écologie Les Verts (EÉLV).

    En 2001-2002, il est directeur adjoint de Noël Mamère pour l’élection présidentielle. Il est porte-parole et directeur de la communication d’Eva Joly, candidate EÉLV à l’élection présidentielle de 2012, après avoir été son directeur de campagne pour la primaire écologiste. Candidat d’union EÉLV-PS aux élections législatives de 2012, il est élu dans la deuxième circonscription des Français établis hors de France (Amérique latine et Caraïbe). Lors de la présidentielle de 2017, il rejoint La France insoumise. Candidat à sa réélection pour EÉLV-LFI, il est battu par Paula Forteza (LREM).

    Royaume-Uni et Pays scandinaves Charlotte Minvielle (3ème) (EELV)

    Diplômée de King’s College et LSE, Charlotte Minvielle vie à Londres depuis 15 ans où elle travaille dans le secteur du développement international et des droits humains. Sa candidature est le prolongement de son engagement professionnel et citoyen en faveur de l’écologie et de la justice sociale.

    Benelux (4ème)  – Cecilia Gondard (PS)

    Cécilia Gondard est candidate socialiste du Front Populaire 2024 au Benelux. Elle est élue Conseillère des Français de l’étranger et Membre de l’Assemblée des Français de l’étranger. Secrétaire de la Fédération des Français de l’Étranger du Parti Socialiste français, elle soutient également le parti socialiste belge.

    Engagée pour la défense d’une Europe solidaire au service des citoyens depuis de nombreuses années, elle a également été en charge de l’égalité femmes-hommes au parti socialiste, créant le réseau féministe, et le triple dispositif de lutte contre les violences faites aux femmes. Mère de deux enfants, elle vit en Belgique depuis 15 ans et a vécu auparavant en France, aux Pays bas, en Allemagne et au Royaume Uni.

    Péninsule ibérique (5ème) – Maxime Da Silva (LFI)

    Militant dès l’adolescence contre les réformes de l’éducation Chatel et Darcos, il est originaire de Seine-Maritime, où il a commencé à s’engager dans les associations de lutte contre la pauvreté et de défense des droits LGBTQIA+. Après des études en sciences politiques suivies à Nanterre et la Sorbonne, il a pu approfondir ses connaissances sur tous les sujets d’action publique. Il a débuté sa carrière comme directeur de cabinet pendant 5 ans d’un député en charge du suivi des Français de l’étranger. Désormais, il est Responsable Ressources humaines et Évènements d’un des groupes de l’Assemblée nationale, ce qui lui permet d’avoir une solide connaissance de l’environnement parlementaire.

    Notons que Maxime Da Silva, était 24e sur la liste de Manon Aubry (La France insoumise) aux élections européennes du 9 juin 2024. Ce Rouennais est très engagé localement, il a, déjà, été, candidat en 2022, dans la 1re circonscription de Seine-Maritime, à Rouen, Déville-lès-Rouen et Mont-Saint-Aignan.

    Suisse (6ème) – Halima Delimi (PS)

    Née à Paris en 1975, elle vit à Genève où elle fait ses études supérieures. Après avoir vécu de nombreuses années à Tokyo elle est revenue s’installer en Suisse avec sa famille franco-japonaise. Elle est mère de deux enfants, scolarisés à Genève.

    Mais Halima Delimi est aussi engagée depuis de nombreuses années au PS. Elle est ainsi membre du comité de pilotage de la convention « Le temps des femmes » du Parti socialiste pour représenter la Fédération des Français de l’étranger.

    Europe centrale et Balkans (7ème) – Asma Rharmaoui – Claquin (LFI)

    Europhile depuis toujours, elle a effectué l’intégralité de ses études dans la 7ème circonscription des Français de l´étranger et parle couramment allemand, anglais, espagnol et russe. Asma Rharmaoui travaille désormais en tant que conseillère politique en énergie renouvelable à l’Association Fédérale de l’Energie et de l’Eau (Allemagne).

    Méditerranée de l’Est et Israel/Territoires palestiniens (8ème)  – Yael LERER (LFI)

    Née à Tel Aviv où elle a grandi, naturalisée française en 2016, elle est aujourd’hui candidate en tant que députée de la 8e circonscription des Françaises et des Français de l’étranger.

    Féministe, écologiste, militante de longue date pour la justice et l’égalité, elle se dit cosmopolite et polyglotte. Elle maîtrise le français, l’hébreu, l’arabe et l’anglais. Entre autres, elle a créé la maison d’édition Andalus qui a publié la littérature arabe en hébreu. Elle a également participé à la fondation du parti Balad pour lequel j’ai été porte-parole et collaboratrice parlementaire.

    Afrique de l’Ouest et Maghreb (9ème) – Karim Ben Cheikh (EELV)

    Karim Ben Cheïkh, né le 19 mars 1977 à Tunis, est un diplomate de carrière, il fut consul, par exemple, au Liban. Il fut élu député français lors des élections législatives françaises de 2022. Membre du parti Génération.s, fondé par Benoît Hamon, il siégeait au sein du groupe écologiste – Nupes de la XVIᵉ législature. Il porte leurs couleurs pour cette élection.

    Afrique de l’est et Proche Orient (10ème) – Elsa Di Méo (PS)

    Après 10 ans à la Caisse des dépôts et consignations, elle a fait le choix de travailler dans le développement. En poste pendant 5 ans auprès de l’Agence Française de développement au Mali, elle développe des projets d’infrastructures énergétiques. Elle rejoint le PS après le choc du 21 avril 2002, alors qu’elle était élue régionale dans le sud de la France, elle place le combat contre l’extrême droite au cœur de son engagement.

    Depuis 2017, elle a rejoint l’ambassade de l’Union européenne au Cameroun où elle est en charge de la communication de l’institution et de la promotion de la culture entre les deux continents. Elle vit à Yaoundé.

    Europe de l’est, Asie et Océanie (11ème) –  Franck Pajot (PS)

    Franck Pajot est enseignant. Il travaille dans les lycées français de l’étranger depuis 2001. Il a enseigné à Marrakech, et depuis 2007, il est en poste à Pékin. Franck Pajot est engagé politiquement à gauche depuis toujours. Il est aussi responsable en Chine du SNES FSU. Membre de Français du Monde-adfe à Pékin, il intervient sur les questions sociales, administratives et celles liées à l’éducation. Ses convictions, son expérience et son expertise lui permettent de défendre l’intérêt des Français de la communauté. Engagé dans la vie publique, il est particulièrement sensible aux questions liées aux inégalités.

    Un programme qui ratisse large

    Maintenant qu’on connaît les candidats, penchons-nous sur le programme. Deux mesures prioritaires pour la gauche en cas de victoire aux législatives, autour du « pouvoir d’achat » et de la « paix » sont prévues. À savoir la signature d’un décret de blocage des prix des biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants, – avec une annulation de la hausse programmée du prix du gaz au 1er juillet -, mais aussi un appel à un « cessez-le-feu » immédiat à Gaza et ce n’est pas tout.

    Le Nouveau Front populaire dévoile ses mesures, à Paris le 14 juin 2024. ©AFP

    Annulation de la réforme des retraites et du chômage

    Les partis de gauche s’engagent, « dans les 15 jours » suivant le second tour des législatives, à abroger la réforme des retraites, qui a porté à 64 ans l’âge légal de départ, pour revenir à 60 ans. Mais aussi celle de l’assurance chômage, prévue pour entrer en vigueur le 1er juillet, et qui doit réduire la durée maximale d’indemnisation des demandeurs d’emploi.

    Pour financer le retour à 60 ans, si le Nouveau Front populaire arrive au pouvoir, le nouveau gouvernement augmentera les charges sociales prélevées sur les salaires ce qui permettra de rééquilibrer le solde. Une option qui diminuera le net disponible ou plombera la compétitivité de nos entreprises. Mais pour maintenir le pouvoir d’achat, le Nouveau Front populaire a des idées.

    Bloquer les prix pour rogner les marges des industriels

    C’est une proposition qui a le mérite d’être compréhensible par tout le monde. Le Nouveau Front populaire ambitionne de bloquer par décret les prix de certains produits de première nécessité dans l’alimentation et l’énergie. Serait ainsi établi, pour quelques produits de grande consommation, un prix plafond au-dessus duquel il n’est pas légal de vendre ce paquet de pâtes ou ce légume.

    Visant à redonner du pouvoir d’achat aux ménages populaires, une telle mesure ne devrait pas mobiliser les finances publiques, mais aurait comme autre objectif de ponctionner une partie des marges des entreprises.

    Quels produits seront concernés ? Quel niveau de prix sera imposé et comment celui-ci sera réévalué selon l’évolution des coûts de production ? Un niveau de prix trop élevé aura peu d’impact, mais un niveau trop bas pourrait casser le modèle économique de certains maillons de la chaîne de production.

    Si le blocage des prix dans le domaine alimentaire représente une véritable rupture avec les politiques menées jusqu’alors, c’est moins le cas pour les tarifs de l’énergie. Le Nouveau Front populaire souhaite annuler la dernière hausse de 10 % du tarif de l’électricité et celle du gaz de 11 % prévue pour le 1er juillet prochain.

    Indexer les salaires sur l’inflation

    Dans le « contrat de législature », un éventuel gouvernement Nouveau Front populaire aurait « cent jours » pour introduire ce dispositif dans une « grande loi pour le pouvoir d’achat » qui comprendrait aussi l’indexation de l’allocation « adulte handicapé » et la tenue d’une grande conférence sur l’emploi, les salaires et les qualifications.

    Il faudra alors préciser ce que l’expression recouvre : cela peut aller de l’obligation sous contrainte de l’Etat de réunir les partenaires sociaux, pour qu’ils revalorisent les grilles de salaires des différentes branches professionnelles, à un modèle plus directif et centralisé.

    L’indexation sur l’inflation à elle seule ne suffit pas à une politique des salaires, car sur longue période, il est normal et sain que les salaires, qui reflètent la productivité du travail, progressent plus vite que les prix. En France, elle représenterait toutefois une rupture avec les politiques constantes, des gouvernements non seulement de droite, mais aussi de gauche. Officiellement, l’indexation des salaires en France a disparu en 1983, lorsqu’une loi Jacques Delors avait interdit les mécanismes faisant référence à l’indice des prix lors des négociations collectives. Ce dispositif est toujours en vigueur chez nos voisins belges qui subissent toujours une inflation autour de 10%. Les produits y sont tellement chers que les Flamands comme les Wallons privilégient les supermarchés aux Pays-Bas, en Allemagne ou en France à ceux installés en Belgique. Cécilia Gondard, candidate au Benelux pour le Parti socialiste, défend cette proposition, elle explique en détail dans l’interview à découvrir demain sur Lesfrancais.press, le dispositif et les barrières possibles pour éviter l’écueil belge.

    Le retour de l’ISF

    Pour financer les priorités du Nouveau Front populaire (soutien au pouvoir d’achat, renforcement des services publics, transition écologique…), un fil conducteur : « la justice fiscale », a insisté Olivier Faure lors de la présentation du programme. Il s’agit de taxer les plus riches, non pas seulement pour en tirer des recettes, mais aussi pour réduire les inégalités. Les premiers visés sont les ultra-riches, ces milliardaires qui paient aujourd’hui relativement moins d’impôts que le reste des contribuables.

    Première mesure, le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), supprimé par Emmanuel Macron, serait assorti d’une dimension climatique en imposant les placements néfastes aux activités polluantes. Suivent les suppressions de la « flat tax » qui impose – là encore depuis 2017 – tous les revenus du capital à un taux unique de 30 %, et des niches fiscales jugées « inefficaces, injustes et polluantes ».

    Mais la réalité risque de les rattraper, les dispositions comme la remontée des bénéfices au sein de l’UE, les conventions fiscales, sont autant d’armes dont disposent les plus riches pour échapper à une taxation trop élevée. Les premiers gagnants de tels dispositifs seront sûrement les cabinets fiscalistes.

    Le Nouveau Front populaire propose également une réforme de l’impôt sur l’héritage, en instaurant un héritage maximal et en rendant cet impôt plus progressif pour mettre à contribution les très hauts patrimoines, de plus en plus concentrés. Là aussi, la solution pourra être pour les personnes visées de simplement s’installer et de décéder dans un pays où la convention fiscale les protégera de ces mesures.

    Pourtant, faire porter ce surplus d’imposition aux 1 % les plus riches augmenterait les recettes publiques de 10 à 20 milliards d’euros, une somme non négligeable à l’heure où l’exécutif précédent cherchait 50 milliards d’euros pour rétablir l’équilibre des comptes publics.

    La planification écologique

    En matière d’écologie, le programme du Nouveau Front populaire ne recèle pas d’immenses surprises. On y retrouve les priorités communes de ses trois principales composantes, LFI, le PS et les Ecologistes, en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement.

    Principales nouveautés par rapport au programme de la Nupes de 2022, les mesures d’urgence prévues pour les quinze premiers jours au pouvoir – un moratoire sur les grands projets autoroutiers et les mégabassines – s’inspirent directement des grandes luttes écologistes récentes.

    C’est clairement le parent pauvre du programme car les négociateurs ont évité les sujets qui fâchent ainsi nulle mention de la production nucléaire : ni construction de nouveaux réacteurs, voulus par les communistes, ni date de démantèlement pour les réacteurs actuels.

    À plus long terme, le programme prévoit plusieurs mesures structurantes. De régulation d’abord, avec un conditionnement des aides aux entreprises au respect de critères environnementaux, et « zéro financement des banques pour les énergies fossiles en commençant par les nouveaux projets ».

    Concernant les transports, première source d’émission de gaz à effet de serre du pays, la coalition annonce « des tarifs accessibles et des mesures de gratuité ciblée (jeunes, précaires, etc.) dans les transports publics », ainsi qu’une TVA à 5,5 % sur la tarification des transports en commun, une mesure rejetée par le gouvernement en 2022. Sur le ferroviaire, outre un objectif général de développement, le programme prévoit de revenir sur la privatisation de Fret SNCF et d’adopter un moratoire sur la fermeture des petites lignes.

    Une politique d’accueil en matière d’immigration

    Tout d’abord, le Nouveau Front populaire mettra en place l’abrogation de la loi « immigration », adoptée en décembre dernier avec les voix du Rassemblement national, puis rabotée par le Conseil constitutionnel pour être promulguée en janvier. Cette décision constitue un des principaux éléments de rupture avec les politiques restrictives qui prévalent depuis des décennies.

    L’alliance veut notamment garantir l’aide médicale d’Etat (AME), que la droite sénatoriale avait souhaité supprimer. Les autres mesures annoncées définissent un tournant dans les politiques d’immigration – et offrent des angles d’attaque aux partis de droite – en prenant le parti de l’accueil. Cela passe par la création de « voies légales et sécurisées d’immigration », mais aussi la facilitation de l’accès aux visas et des régularisations pour les travailleurs, les étudiants et les parents d’enfants scolarisés.

    Également au programme, une révision de la politique d’asile : accompagnement social et autorisation de travailler pour les demandeurs d’asile, fin des mesures dérogatoires pour l’étude des demandes, création d’un statut de réfugié climatique.

    Le Nouveau Front populaire se projette aussi à l’échelle de l’UE avec la mise en place d’une agence (nationale) de sauvetage en mer et sur terre, « dans l’attente de sa création au niveau européen », et le souhait de réviser le Pacte sur la migration et l’asile adopté par l’UE en mai, pour assurer « un accueil digne des migrants ».

    Soutien à Gaza et statu quo sur l’Ukraine

    Les questions internationales ont été au cœur des discussions. Sous le titre « L’urgence de la paix », les forces de gauche se sont mises d’accord sur le fait de « défendre indéfectiblement la souveraineté et la liberté du peuple ukrainien ainsi que l’intégrité de ses frontières » et ce « par la livraison d’armes ».

    Cette clarification était indispensable pour le parti de Raphaël Glucksmann, Place publique, qui a obtenu un bon score aux élections européennes (13,8 %), notamment grâce à son discours de soutien marqué à Kiev. Cette position se distancie en partie du programme de La France insoumise, qui proposait une « conférence sur les frontières » lors des élections européennes. Le programme acte également le soutien militaire à l’Ukraine, qui s’était progressivement imposé au sein de LFI au fil du conflit.

    Sur Gaza, le programme commun appelle à un cessez-le-feu immédiat et réclame d’agir pour la libération des otages détenus depuis les « massacres terroristes du Hamas ». L’équipe Glucksmann tenait à cette formulation face à certains élus LFI, qui refusaient de qualifier de terroristes les responsables des attaques du 7 Octobre.

    Le Nouveau Front populaire demande aussi la reconnaissance de l’Etat de Palestine (comme l’ont fait l’Espagne, l’Irlande et la Norvège) et appelle à « faire respecter l’ordonnance de la Cour internationale de justice, qui évoque, sans ambiguïtés, un risque de génocide ». On retrouve ici la patte insoumise : Raphaël Glucksmann, partisan de la reconnaissance du génocide des Ouïghours en Chine, refuse, lui, d’utiliser ce terme pour la situation des Gazaouis.

  • Les Bleus sonnés par la crise politique

    Les Bleus sonnés par la crise politique

    C’est dans les entrailles du Matmut Atlantique de Bordeaux le dimanche 9 juin que les joueurs découvrent sur leur smartphone la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée Nationale. Encore dans le vestiaire après leur triste 0-0 face au Canada, les joueurs se rendent compte des conséquences de cette décision historique. Malgré la gravité du moment, ils tentent de faire abstraction de cette actualité politique brûlante en regagnant l’aéroport de Bordeaux. Plusieurs joueurs partent en jet privé profiter de deux jours off octroyés par Didier Deschamps. Pendant ce temps, les Républicains implosent dans un enchaînement de scènes lunaires, et les différents partis de gauche tentent de mettre de côté leurs nombreux différents pour s’allier et s’offrir une chance de victoire électorale.

    Parler foot ou politique ?

    Mardi 11 juin, le groupe se réunit au complet à Clairefontaine avant de décoller pour leur camp de base de Bad Lippspringe le lendemain. Les premiers échanges sur le climat politique s’enclenchent alors. À 16h le mercredi, Kingsley Coman et Dayot Upamecano ouvrent le bal des conférences de presse à la Home Deluxe Arena, leur stade d’entraînement. Les premières questions fusent sur la situation politique. « On en n’a pas parlé », élude Coman. « On a dit qu’on avait une compétition à préparer qui concerne le football. On ne parle pas trop politique. » Le « trop » a son importance car si, le groupe en parle. « Je ne suis pas venu pour parler de ça », répond Upamecano. « Je préfère parler de football. »

    Inciter à voter

    Le lendemain, Ousmane Dembélé donne un tout autre relief à ce sujet politique: « Ce n’est pas que je ne veux pas me positionner, la sonnette d’alarme a été lancée. Il faut se mobiliser pour aller voter. Un Français sur deux ne vote pas. Il faut se mobiliser. La FFF va mettre en place quelque chose pour qu’on aille voter par procuration. » L’ailier du PSG est le premier joueur à admettre que c’est bien un sujet au sein du groupe même si certains joueurs refusent d’en parler publiquement comme Ferland Mendy: « Chacun a son avis personnel. J’ai le mien et c’est comme ça. Je n’ai pas besoin de l’étaler. »

    Vendredi 14 juin, l’Euro débute. L’excitation des supporters allemands avant la première de la Mannschaft contraste avec ce drôle de climat chez les Bleus. Benjamin Pavard prolonge le propos de Dembélé sur la participation: « Le vote arrive vite. Il faudrait que tout le monde aille voter. Les jeunes comme les moins jeunes. » Près d’une question sur trois concerne les élections. De quoi commencer à perturber le groupe? « Non », répond Olivier Giroud. « Aucune incidence sur notre préparation. Si j’ai un conseil à donner aux Français c’est d’aller voter. C’est très important. Le taux d’abstention ce n’est pas normal. Je ne donnerais aucune tendance sur mon orientation possible. »

    Prise de position

    Mais le lendemain, Marcus Thuram se présente détendu et souriant devant la presse. La première question politique arrive vite. Sa réponse claque: « C’est la triste réalité de notre société. Des messages sont passés à la TV pour aider ce parti (le RN). Faut aller voter. Que ce soit vous, ou moi en tant que citoyen, il faut se battre pour que le RN ne passe pas. » Les journalistes écarquillent les yeux. C’est inédit. Jamais un joueur en exercice ne s’était autant engagé politiquement surtout à deux jours de l’entrée en lice d’une grande compétition. Mais Thuram va plus loin: « J’espère que tout le monde partage le même avis que moi. Je comprends que certains disent seulement aller voter. Mais c’est pas suffisant. Je n’ai aucun doute que tout le monde partage ma vision au sein du groupe. »

    Ces propos vont agiter les prochaines heures au sein du paisible camp de base. Marcus Thuram est-il allé trop loin en appelant à faire barrage au parti qui a remporté le plus de voix aux dernières élections européennes et qui pourrait remporter la majorité aux élections législatives?

    Mais tout le monde attendait surtout la position du capitaine de l’équipe de France. Pas connu pour s’échapper au moment de s’engager, Mbappé y va à fond: « On est dans un moment crucial. C’est un moment très important de l’histoire de notre pays. C’est une situation inédite. J’ai envie de m’adresser au peuple français. J’appartiens à une génération qui peut faire la différence. Les extrêmes aux portes du pouvoir. J’appelle à aller voter. J’espère que ma voix va porter. »

    Mais appelle-t-il clairement à voter contre le RN comme Marcus Thuram? « Je partage les mêmes valeurs que Marcus. Je suis avec lui. Pour moi il n’est pas allé trop loin. On a la liberté d’expression. Il a donné son avis. Je me range avec lui. »

    Les inquiétudes de Deschamps

    Onze minutes de conférence de presse quasi exclusivement consacrée à la situation politique. Pendant le show Mbappé face aux médias, Didier Deschamps patiente dans les coursives du stade et se présente enfin devant la presse. Le verbe est moins assuré que d’habitude. Rarissimes, des perles de sueurs apparaissent sur son front. « Je ne vais pas commenter ce que disent les joueurs. C’est leur liberté. Certains vont dire c’est bien, d’autres c’est pas leur rôle… Demain le foot va réunir tout le monde », déclare-t-il visiblement impatient de parler plutôt de 4-3-3 ou 4-4-2. Mais les questions politiques s’enchaînent: sa phrase contre Le Pen en 1996, réaction à la récupération politique de quelques élus… Deschamps coupe son interlocuteur: « Attendez, c’était un autre contexte. Moi je suis déconnecté (de ce qui se dit dans les médias). Je ne vais pas réagir à des personnes que je ne connais pas. Nous, on est uni. On va tout faire pour partager avec le public de belles émotions. Je suis sélectionneur. Mais je sais ce qu’il se passe dans notre pays. »

    En fin de conférence de presse, un journaliste étranger souhaite détendre l’atmosphère en demandant à Deschamps de réagir à la blague de Marcus Thuram quelques jours plus tôt qui avait dit en rigolant qu’il était plus beau que Kylian Mbappé après un lapsus d’un journaliste. « Ah il a même dit ça Marcus… » sourit Deschamps. Une réaction spontanée mais pas anodine. Le sélectionneur aurait-il préféré que Thuram s’étende moins sur un sujet aussi sensible, potentiellement perturbant dans la préparation et qui a entraîné beaucoup de réactions? En tout cas, les Bleus devront faire avec et plonger dans leur Euro dès ce lundi 17 juin face à l’Autriche, malgré ce contexte inédit dans l’histoire de l’équipe de France.

  • Anne Genetet : « Il y a un véritable choix de société, un choix de projet pour la France »

    Anne Genetet : « Il y a un véritable choix de société, un choix de projet pour la France »

    Dans le cadre de la campagne électorale des élections législatives du 30 juin et du 07 juillet, nous proposons aux auditeurs de la French Radio Hong-Kong et aux lecteurs du site Lesfrancais.press de rencontrer les candidats, sur la XIème circonscription des Français de l’étranger, représentant les 3 principaux mouvements en position de créer une coalition à l’Assemblée nationale et de gouverner notre pays. Première invitée : Anne Genetet, la députée sortante qui se représente pour la majorité présidentielle sous l’étiquette Ensemble, soutenue par Horizon.

    L’interview de la candidate Renaissance

    Q: Anne Genetet, vous n’avez que quelques jours entre le dépôt de candidature et le vote. Comment est-ce que vous pensez vraiment faire campagne en si peu de temps ?

    R: Je crois que dans ce temps très court sur une circonscription qui est aussi vaste, avec autant de fuseaux horaires, la campagne se fait essentiellement par voie numérique, avec peut-être quelques déplacements. Il faut vraiment capitaliser sur le numérique.

    Q : 15 jours de campagne pour un engagement de cinq ans. Est-ce que ce n’est pas un peu priver les électeurs de débat ?

    R: À partir du moment où on rend la parole au peuple, il y a déjà de fait un débat.

    Ensuite, rappelons-nous que même lorsque nous avons une élection législative dans les suites d’une présidentielle, le moment où la campagne démarre vraiment est toujours un peu lent et il y a finalement une campagne relativement courte. Enfin, les Français, sont « saoulés » avec des campagnes trop longues. Donc finalement, une campagne très courte permet d’aller à l’essentiel, de débattre des sujets qui sont importants. Et je crois que c’est ce que les Français attendent. Ils attendent que l’on aille vite et que l’on soit efficace.

    Q: Dans la 11ème, le Rassemblement national est fort avec près de 10 %, pour les européennes. L’arrivée au pouvoir en France de ce parti est la question clé. Est-ce que c’est le paradoxe entre une campagne en France et une autre en dehors des frontières ? Quel est votre avis, Anne Genetet ?

    R: Je respecte infiniment le vote de chacun des électeurs. Le choix de chacun est souverain et je n’ai en aucun cas à le juger.

    Vu de l’étranger, nous regardons notre pays un peu différemment. Nous voyons qu’il y a un véritable choix de société, un choix de projet pour la France. Quelle France nous voulons demain, dans quinze jours et puis dans les cinq ans qui viennent, puisque c’est un mandat de cinq ans que nous allons devoir faire, nous regardons la France différemment.

    J’ai été interpellée par certains de mes interlocuteurs étrangers de la circonscription, qui sont venus me voir paniquée en disant « Mais qu’est ce qui se passe chez vous? »

    « Que va devenir la France? », en voyant cette perspective de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national.

    Nous voyons de l’extérieur combien le Rassemblement national peut faire peur à nos pays partenaires avec lesquels nous construisons notre avenir, par exemple économique ou encore en matière de sécurité et de défense. Donc, oui, il y a une inquiétude véritable. Nous avons là un enjeu de société. Je respecte infiniment le vote de chacun, mais je veux vraiment mettre en garde attention sur quelle France nous voulons dans les mois et dans les dans les années qui suivent.

    ©Anne Genetet

    Anne Genetet : « Défendre ces entrepreneurs »

    Q: Anne Genetet, quelle est la réforme pour les expatriés, celle pour laquelle vous vous engagez plus particulièrement ?

    R: D’abord, nous ne sommes pas que des expatriés, nous sommes des Français qui habitons à l’étranger. Parmi nous, nous avons des expatriés, mais nous avons aussi des Français qui se sont installés là depuis fort longtemps avec un véritable projet de vie. Je pense notamment aux entrepreneurs français à l’étranger, qui sont dans une structure économique de droit local. Nous avons par exemple dans tout le secteur du tourisme et de la restauration, tout un tas d’entrepreneurs qui sont, je le dis souvent, le dernier maillon d’une chaîne économique et de valeur qui commence en France.

    Tous ces entrepreneurs, sont ceux qui font vivre l’image de la France, qui nous font exister, qui font que la France donne des étoiles dans les yeux de nos interlocuteurs. Ce sont ces étoiles que je ne veux pas voir disparaître. Donc oui, j’ai envie de continuer à pouvoir défendre ces entrepreneurs.

    J’avais déposé une proposition de loi aux deux mandats précédents pour créer une forme de label qui permette de les identifier, car aujourd’hui, ils sont très nombreux dans beaucoup de pays, mais on ne les connaît pas, on ne les identifie pas.

    Ça donne une force à la présence française qui est absolument extraordinaire.

    Nous étions aussi en train de travailler avec le ministre du Commerce extérieur et en charge des Français de l’étranger pour que ce projet de label puisse avancer sans en passer par la loi. J’espère bien, dans le mandat qui vient, pouvoir avoir le soutien du prochain ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger pour faire avancer et vraiment déployer totalement ce label.

    Q: Concernant la circonscription, la 11ᵉ circonscription, quels seraient aujourd’hui les points que vous auriez à mettre en avant ?

    R: (…)La croissance du monde de demain, elle est en Asie. Donc il faut que notre région soit beaucoup plus attractive, beaucoup mieux connue. Il nous faut beaucoup plus de Français dans la zone. Ça veut dire aussi, par des services publics beaucoup plus déployés. Nous avions obtenu 100 emplois d’agent de l’État sur l’ensemble du réseau, et notamment beaucoup étaient déployés sur la région Indopacifique. Il faut pouvoir continuer dans cette voie. On va ouvrir en septembre un consulat général à Melbourne. J’en suis très fière. Et puis, par ailleurs, nous devons aussi développer le réseau des écoles françaises à l’étranger.

    Peu importe le statut, qu’elles soient conventionnées, partenaires, ce qui importe, c’est qu’elles existent parce qu’elles sont notre outil de présence française et d’influence française.

    Nous avons par exemple ouvert une nouvelle école française à Taipei. Voilà un très bon exemple. On déploie aussi d’autres écoles en Australie. Il y a un projet de conventionnement d’écoles en Nouvelle-Zélande. Le réseau des écoles françaises est essentiel.

    Q: Vous avez été critiquée sur la question fiscale, et notamment le projet que vous avez porté sur la fiscalité des Français de l’étranger. Qu’est-ce que vous avez à dire?

    R: Nous avons déployé avec l’ensemble des parlementaires français à l’étranger, tous les efforts pour faire comprendre que les Français qui sont à l’étranger ne sont pas des exilés fiscaux, notre majorité avait commencé à le comprendre.

    J’avais d’ailleurs commencé à faire avancer l’idée que les niches fiscales pour les sujets de transition écologique deviennent accessibles aux Français qui sont établis à l’étranger et qui ont des revenus de source française. Cette idée était en train de progresser. Donc c’est un des sujets que je veux absolument pouvoir faire avancer dans le prochain mandat.

    En revanche, quand je vois les projets politiques qui arrivent du côté du Rassemblement national comme du côté du Front populaire qui l’un et l’autre nous considèrent tous comme des exilés fiscaux et veulent nous matraquer sur le plan fiscal surtout, il ne faut pas les faire avancer. L’urgence est là.

    Q: Quel message souhaitez-vous transmettre aux électeurs de la 11ème circonscription pour leur expliquer pourquoi voter pour vous ?

    R: La continuité de mon travail. J’ai expliqué les points sur lesquels j’ai travaillé. J’ai également aidé des Français de notre circonscription pour des erreurs dans les calculs d’impôts, pour la liquidation d’une retraite qui traînait, pour le remboursement de frais médicaux qui avaient six mois de retard, des choses vraiment très concrètes dans la vie de nos concitoyens. Pour répondre à ces demandes, mes interlocuteurs auprès de qui je peux avoir la réponse à ces problèmes, se trouvent à Paris, donc ça m’oblige à une présence à Paris pour les voir en face à face.

    Q: Justement cela peut être une réponse à la critique que l’on vous fait est de ne pas être présente sur la circonscription ? Que répondez-vous Anne Genetet ?

    R: En effet, le travail du parlementaire, que ce soit le travail de vote de la loi de contrôle du gouvernement, ou de l’action de l’intervention pour des cas auprès de nos concitoyens de la circonscription. Tout ça, c’est à Paris.

    Pour mes déplacements, je ciblais uniquement les périodes de pause parlementaire, le moment où l’Assemblée suspend ses travaux. Il y a trois semaines à Noël, une semaine en février, deux semaines en avril et trois à quatre semaines au mois d’août.

    Par ailleurs, je fais très attention à ne pas me déplacer pour me déplacer car derrière, n’oublions pas qu’il y a un enjeu d’empreinte carbone et j’y suis extrêmement attentive. Et donc oui, je choisissais les déplacements là où je considère que j’avais une valeur ajoutée, que ma présence pouvait apporter une aide, une visibilité, que nos concitoyens attendent, que nos consulats, que nos ambassades attendent.

    Donc oui, je choisissais mes déplacements avec beaucoup de discernement. Le député n’est pas utile sur tout et l’utilité est d’abord à Paris.

    Pour revenir à ce qui me conduit à m’engager dans cette continuité de mon travail, le deuxième point, c’est que nous sommes en état d’urgence politique et que nous avons là deux projets qui, clairement, visent à terriblement affaiblir la France.

    On le voit depuis l’étranger, nos interlocuteurs étrangers nous en parlent. Je ne veux pas que mon pays soit affaibli. Il était déjà. Ne nous leurrons pas, nous sommes une puissance moyenne. Le général de Gaulle l’avait déjà dit. Donc, il nous faut faire attention à ne pas devenir une toute petite puissance, c’est un travail quotidien et le député y contribue considérablement.

    Et puis enfin, parce que je suis au cœur de la circonscription depuis 20 ans maintenant. Je l’ai sillonné partout, que ce soit à titre privé auparavant ou en tant que parlementaire. Je crois que je la connais vraiment bien et je sais encore que nous avons plein de combats à mener, des écoles, des alliances françaises, des entrepreneurs français à défendre, également des projets sur la stratégie indo-pacifique de la France à continuer à porter. C’est tous ces combats-là que je veux continuer à mener.

    Pour suivre la candidate Anne Genetet :

    X : https://x.com/agenetet?s=21&t=yK90McXlabOmPFRf3onr5w

    Facebook : https://www.facebook.com/AGenetet

    Les candidats déclarés :

    • Olivier Machet
    • Marc Guyon (Union des Droites)
    • Elise Phronrath
    • Jacques Cheminade (Parti Ouvrier Européen)
    • Victor Maurel
    • Pierre Brochet (Rassemblement National)
    • Franck Pajot (Nouveau Front Populaire)
    • Françoise Arthur
    • François Asselineau (Union Populaire Républicaine)
    • Nelly Violette
    • Tatians Boteva-Malo (Egalité Europe Ecologie)
    • Anne France Larquemin (Reconquête)
    • Jordan Cruciani
    • Nathalie Martin

  • Retour de la politique en bourse

    Retour de la politique en bourse

    Depuis les années 1980, la politique avait perdu en influence au niveau des marchés. Les résultats des élections européennes du 9 juin dernier et la décision du Président Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée Nationale ont remis la politique au cœur des marchés. Les investisseurs en bourse ou ailleurs craignent par-dessus tout l’instabilité politique et les changements de cap brutaux. Les programmes de certaines formations pouvant aboutir à une forte augmentation des dépenses publiques suscitent leurs profondes réserves.

    -6% en cinq jours.

    Le CAC 40 a signé sa plus mauvaise semaine depuis 2 ans. Il a perdu plus de 6 points en 5 jours et a terminé la semaine 7503 points loin de son record de ces derniers mois. Les valeurs bancaires ont été les principales victimes de ce recul, les investisseurs craignant l’éclatement de la zone euro.

    La crise politique française a également entraîné une augmentation non négligeable de l’écart entre le taux d’intérêt des OAT à 10 ans, dépassant 3,1 % et son équivalent allemand, à 2,35 %.

    Les taux d’intérêt français au niveau des taux du Portugal

    En quelques jours, cet écart est passé de 0,5 pp à près de 0,8 pp. Une telle hausse est sans précédent depuis 2011. Elle traduit un degré de défiance de plus en plus manifeste à l’égard de la dette française.

    Les taux auxquels la France emprunte sont même passés, quelques heures, au-dessus des taux du Portugal. Le croisement des courbes françaises et portugaises sanctionne deux gestions des finances publiques bien différentes. En 2023, Lisbonne affichait un excédent public de l’ordre de 1,2 % du PIB. Bien loin du déficit de 5,5 % de la France. Après huit années de mandat, dédié au redressement des comptes, le chef du gouvernement socialiste, Antonio Costa, a fait passer la dette de son pays sous la barre des 100 % du PIB, versus 133 %, dix ans plus tôt. Pendant la même période, la dette hexagonale n’a cessé de grimper, de 95 % à 110 %.

    Les taux espagnols se rapprochent également des taux français. Pour Paris, qui regardait avec une certaine distance il y a un peu plus de dix ans ces États (les fameux « Piigs » pour Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne, en anglais Spain) se débattre au cœur de la crise de la dette, ce retour de bâton est le signal d’un certain déclassement.

    L’augmentation des taux d’intérêt engendre également celle du service de la dette pour l’État. Elle contribue ainsi à dégrader un peu plus la situation des finances publiques françaises.

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