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  • Le beau succès du Beaujolais nouveau dans le monde

    Le beau succès du Beaujolais nouveau dans le monde

    Comme chaque année, le Beaujolais nouveau 2024 sera commercialisé à la fin de sa vinification qui intervient généralement au creux de l’automne. Cet événement, devenu un rendez-vous commercial mondialement célèbre, donne souvent lieu à de nombreuses festivités en France comme à l’étranger. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    21 novembre

    Cette année il faudra attendre le jeudi 21 novembre 2024 pour découvrir le millésime 2024 du célèbre vin primeur. En effet, depuis plus de 35 ans, les Beaujolais nouveaux de l’année sont disponibles à partir du troisième jeudi du mois de novembre. Ce rendez-vous annuel est avant-tout un grand événement commercial puisque nombreux sont les restaurants ou les bars à organiser à Paris ou ailleurs des festivités autour de la sortie de ce vin devenu célèbre au-delà des frontières de la France. C’est aussi un rendez-vous incontournable pour ceux qui aiment découvrir traditionnellement ce nouveau millésime en famille ou entre amis autour d’une assiette de charcuterie et de fromages.

    Pourquoi le Beaujolais Nouveau est-il si célèbre ? 

    Avant les années 80, le Beaujolais Nouveau est bien loin de prendre une dimension internationale. C’est le grandGeorges Dubœuf qui a véritablement réussi à faire de lui un phénomène médiatique mondial. Il arrive à Romanèche-Thorins, en Bourgogne, en 1964, et devient rapidement un célèbre négociant du Beaujolais. Il voit en fait dans ce vin primeur, et dans ces zones viticoles, de grandes capacités.

    Le beau succès du Beaujolais nouveau dans le monde
    Le beau succès du Beaujolais nouveau dans le monde

    Dès ces années-là, les efforts de promotion payent, et le vin devient déjà fermement populaire sur le territoire français, hors de la région. À partir des années 80, Dubœuf fera exploser sa popularité. Il commence à organiser des courses pour livrer les premières bouteilles de Beaujolais, aux grandes villes du monde entier. Tout cela, accompagné de stratégies marketing ingénieuses. Le Beaujolais Nouveau s’importe alors en Amérique du Nord, en Australie ou encore au Japon, pays où il est toujours aujourd’hui on ne peut plus populaire. Durant de nombreuses années, Georges Dubœuf se rend ainsi chaque année aux États-Unis et au Japon, entre autres, pour ouvrir les premières bouteilles du Beaujolais !

    C’est donc tout particulièrement grâce à cepionnier de la promotion viticole que la célébration du Beaujolais Nouveau, tous les 3ème jeudis de novembre, a su s’implanter brillamment chez nos voisins. Mort en 2020, Georges Dubœuf est aujourd’hui toujours connu comme « le roi du Beaujolais ».

    Vin de terroir, frais, léger et fruité, ce vin primeur participe au rayonnement de nos savoir-faire viticoles français. Il fêtera donc, en 2024, ses 73 ans !

    Où boire du Beaujolais nouveau ?

    Comme expliqué précédemment, de nombreux événements sont organisés lors de la sortie du Beaujolais nouveau. Une carte interactive permet de trouver tous les lieux dans le monde où il est possible de boire du Beaujolais nouveau. Si vous êtes en France, c’est en région lyonnaise puis à Paris qu’il sera le plus facile de découvrir le goût du millésime 2024 du Beaujolais nouveau.

    Carte Beaujolais nouveau
    Carte Beaujolais nouveau
  • La Cour des Comptes et l’action des élus consulaires

    La Cour des Comptes et l’action des élus consulaires

    La Cour des Comptes a rendu publiques, le 10 octobre 2024, ses observations définitives sur les services consulaires rendus aux Français à l’étranger. Dans cette publication, la Cour effectue un bilan des moyens et de l’efficacité de ces services et propose des pistes d’amélioration. Après une décennie d’application et la réalisation de deux cycles électoraux (2014 et 2021) pour désigner les conseillers des Français de l’étranger et les représentants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), ce rapport évalue la performance de ces mesures législatives, notamment leur efficacité à instaurer une démocratie de proximité et à accroître la participation politique des Français vivant hors des frontières nationales.

    205 représentations consulaires

    Les Français à l’étranger représentaient, selon le registre des Français établis hors de France, 1 683 915 personnes en décembre 2022. D’après les estimations du ministère l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) la communauté des expatriés est évaluée entre 2,5 et 3 millions de personnes, à laquelle il faudrait rajouter une dizaine de millions de voyageurs occasionnels tous les ans. Le réseau consulaire français quant à lui est présent dans 138 pays avec 92 consulats et 113 sections consulaires. Ce réseau employait 3235 ETP en 2022 et disposait d’un budget de 378,5 millions d’euros la même année. Dans son rapport la Cour des comptes note que les différentes enquêtes de satisfaction menées auprès des utilisateurs des services consulaires montrent que ces derniers assurent un service très satisfaisant pour une très large majorité des personnes qui y ont recours.

    Les élus consulaires, vecteurs de démocratie

    Les résultats révèlent que la loi de 2013/14 a majoritairement atteint ses objectifs initiaux.

    La mise en place des conseils consulaires a contribué à renforcer la démocratie de proximité grâce à un meilleur maillage territorial. De plus, les ajustements dans la composition de l’AFE ont renforcé la présence des élus représentant les Français de l’étranger. Cependant, des défis persistent. La reconnaissance des conseillers élus, tant au niveau des conseils consulaires qu’à l’AFE, demeure insuffisante en matière politique, administrative et indemnitaire.

    Cour des comptes française
    Cour des comptes française

    Le caractère strictement consultatif des prérogatives accordées à l’AFE limite son influence, et le dialogue entre l’assemblée et le gouvernement s’est détérioré, caractérisé par un manque de fluidité et de régularité. Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, des améliorations sont nécessaires pour maximiser l’efficacité de la représentation politique des Français résidant à l’étranger.

    7 recommandations

    La mission d’information a publié 7 propositions dans son rapport, afin de conforter les conditions d’exercice des mandats électifs et améliorer le fonctionnement des instances représentatives, d’une part, et de sécuriser le déroulement des élections françaises à l’étranger d’autre part.

    Parmi celles-ci que vous pouvez retrouver en détail dans le rapport téléchargeable en fin d’article, on note que l’expérimentation du renouvellement à distance des passeports au Canada et au Portugal est un succès. La Cour des Comptes veut ainsi généraliser le dispositif à tous avec un paiement des droits de chancellerie par timbre fiscal électronique.

    Autre mesure voulue par les sages, la suppression du vote par correspondance et la sécurisation du vote par internet pour les Français de l’étranger. Elle voudrait aussi que le gouvernement envisage, pour les électeurs qui le souhaitent, la dématérialisation de la propagande électorale.

    Mais aussi d’autres qui démontrent que les aprioris sur les expatriés sont toujours ancrés dans l’esprit de nos responsables. Ainsi, la Cour des Comptes veut aussi que soit renforcer le nombre de visites à domicile effectuées pour l’instruction des demandes d’aides sociales et d’aides à la scolarité. Mais aussi, alors que cela ne se pratique pas pour les Français résidant dans l’hexagone, le rapport pousse le gouvernement à envisager une interconnexion des données entre systèmes d’information des ministères des affaires étrangères et de l’intérieur et entre le ministère des affaires étrangères et les organismes sociaux.

    Quelles seront les mesures retenues ? Nous poserons la question à notre ministre, Sophie Primas et à l’administration consulaire.

    Télécharger le rapport

  • COP29 : un échec à venir ?

    COP29 : un échec à venir ?

    A l’approche du retour au pouvoir de Donald Trump, le représentant de Joe Biden à la conférence annuelle de l’ONU sur le climat à Bakou a promis lundi que l’action climatique se poursuivrait aux Etats-Unis, dans une journée tumultueuse marquée par les dissensions Nord-Sud.

    La perspective du retrait américain de l’accord phare de Paris (2015), pour la seconde fois, affaiblit la parole des négociateurs de la première puissance mondiale.

    Les COP ont déjà vécu cela sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021): à l’époque, des États fédérés américains, des villes et des entreprises avaient promis de compenser, au moins en partie, les reculs au niveau fédéral.

    « Même si le gouvernement fédéral américain sous Donald Trump met en pause l’action climatique, le travail pour contenir le changement climatique se poursuivra aux Etats-Unis« , a déclaré John Podesta, émissaire américain pour le climat pour encore deux mois.

    Le thème de la coopération entre États, alors que le monde n’a toujours pas réussi à stabiliser ses rejets de gaz à effet de serre, est en filigrane de toute cette conférence, organisée par l’ONU et l’Azerbaïdjan.

    « Il est temps de montrer que la coopération mondiale n’est pas au point mort. Elle est à la hauteur du moment », a lancé le patron de l’ONU Climat, Simon Stiell.

    L’enjeu principal de la COP29 est de fixer le montant de l’aide climatique des États développés pour les pays en développement afin qu’ils se développent sans charbon ni pétrole, et puissent affronter plus de canicules et d’inondations. Aujourd’hui de 116 milliards de dollars par an (en 2022), l’aide climatique future doit être plus que décuplée, selon les pays pauvres.

    Les pays développés ont contracté une « dette climatique », a lancé Tasneem Essop, du Climate Action Network (CAN), qui regroupe des milliers d’ONG.

    Mais les Occidentaux jugent les ordres de grandeur avancés irréalistes pour leurs finances publiques.

    Le chef de l'ONU Climat lors de son discours d'ouverture de la COP29 à Bakou (Azerbaïdjan) le 11 novembre 2024 © AFP Alexander NEMENOV
    Le chef de l’ONU Climat lors de son discours d’ouverture de la COP29 à Bakou (Azerbaïdjan) le 11 novembre 2024 © AFP Alexander NEMENOV

    Le président de la COP29 Moukhtar Babaïev a évoqué des « centaines de milliards » dans son discours d’ouverture, mais aucun négociateur n’a dévoilé ses cartes.

    Ordre du jour bloqué

    A l’issue des premières journées poussives et après des heures de retard en raison de dissensions entre blocs de pays, les près de 200 pays réunis ont fini par adopter une première décision : les premières règles majeurs de l’ONU pour le marché des crédits carbone, jusqu’ici sans régulation internationale et sujet à abus, fraudes et greenwashing.

    Les pays en développement, avec la Chine et l’Inde, ont aussi bataillé en coulisses sur l’ordre du jour, un bras de fer très symbolique des tensions avec les pays riches, qui seront le refrain de toute cette COP, censée s’achever le 22 novembre.

    Accord de Paris en danger

    La COP29 est un moment de vérité pour l’accord de Paris », a lancé M. Babaïev, ministre azerbaïdjanais de l’écologie, et ancien cadre de la compagnie pétrolière nationale, Socar, en ouverture lundi.

    Environ 51.000 participants sont accrédités, selon l’ONU Climat. Nombre d’ONG critiquent la tenue de la conférence dans un pays qui célèbre le pétrole comme un « cadeau de Dieu », et où les autorités ont arrêté et poursuivent plusieurs militants environnementaux.

    Il ne faudra qu’une signature à Donald Trump, à son entrée à la Maison Blanche le 20 janvier, pour rejoindre l’Iran, le Yémen et la Libye hors de l’accord quasi-universel adopté à Paris en 2015. Cet accord est le moteur qui a permis d’infléchir la trajectoire de réchauffement aux alentours de 3°C ou moins d’ici 2100, contre 1,3°C déjà en moyenne aujourd’hui, et probablement 1,5°C sur une année individuelle en 2024.

    A Paris, les pays se sont engagés à limiter le réchauffement à 1,5 ou 2°C, par rapport à 1850-1900.

    Des absents

    Les Européens jurent qu’ils redoubleront d’efforts pour compenser le retrait américain, mais peu sont à Bakou. Et seule une poignée de dirigeants du G20 seront présents.

    L’argent public venant des pays développés, aujourd’hui à 69% des prêts selon l’OCDE, permet de construire des centrales solaires, d’améliorer l’irrigation, de construire des digues ou d’aider les agriculteurs face aux sécheresses.

    Mais l’heure est plutôt à l’austérité (en Europe) ou au désengagement international (aux États-Unis).

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Commission européenne : Stéphane Séjourné appelle l’UE à « maîtriser son destin » et s’engage à dynamiser l’industrie

    Commission européenne : Stéphane Séjourné appelle l’UE à « maîtriser son destin » et s’engage à dynamiser l’industrie

    Lors de son audition mardi 12 novembre, le commissaire désigné Stéphane Séjourné a assuré aux eurodéputés qu’il s’efforcerait d’aider l’Europe à « maîtriser [son propre] destin » s’il était confirmé au poste de vice-président de la Commission européenne à la Prospérité et à la Stratégie industrielle. Il s’est engagé à protéger tous les secteurs nationaux, de l’acier à forte consommation d’énergie jusqu’aux technologies propres.

    Une Europe plus autonome et compétitive

    Lors d’une audition sous tension où la légitimité politique du centriste français a été remise en cause, Stéphane Séjourné a souligné à plusieurs reprises que les décideurs de l’Union européenne (UE) devraient intensifier leurs efforts pour garantir l’« autonomie stratégique » du continent — un objectif clé de son ami et allié, le président Emmanuel Macron.

    « Nous devons également assurer notre autonomie stratégique. C’est notre capacité à maîtriser notre destin qui se joue ici, aujourd’hui », a indiqué Stéphane Séjourné dans son discours d’ouverture.

    Lors des questions-réponses, l’ancien eurodéputé (Renew) a noté que cet objectif serait atteint en partie en offrant une « première préférence » dans les appels d’offres publics aux entreprises opérant dans des « secteurs stratégiques » dans l’ensemble de l’Union.

    « La sécurité des approvisionnements, notamment, fait partie des objectifs que nous allons nous fixer avec la Commission », a-t-il assuré, ajoutant que les « standards sociaux et environnementaux » devraient également être « pris en compte » dans la réflexion sur les marchés publics.

    Interrogé sur les secteurs « stratégiques », le commissaire désigné français a précisé qu’ils incluaient à la fois les « anciens » secteurs, tels que l’acier, l’aluminium et les produits chimiques, et les nouvelles technologies « propres ».

    Selon lui, « nous aurons besoin de la “vieille industrie” ».

    Il a ajouté que l’industrie sidérurgique, l’une des industries européennes les plus intensives en carbone, « ne sera pas laissée à l’abandon », notant que « sans acier, il n’y a pas d’éoliennes, […] pas de rail, […] pas de bâtiments ».

    Stéphane Séjourné a cependant mis en garde contre le fait de préférer les entreprises ayant leur siège dans l’UE pour les marchés publics.

    « La question n’est donc pas celle de la nationalité de l’entreprise », a-t-il répondu lorsqu’il a été interrogé par l’eurodéputée française d’extrême droite Virginie Joron (PPE) sur la décision de la Commission de confier ses services de cloud (informatique dématérialisée) à Amazon et Google, et ses services de messagerie à Microsoft, «mais est-ce qu’elle contribue à la richesse européenne ?».

    Le Français a également exprimé son soutien à une série d’autres mesures visant à stimuler la compétitivité faiblissante de l’Europe, notamment la réduction des formalités administratives, l’harmonisation de la législation dans les États membres, la « simplification et la rationalisation » du budget de l’UE et l’intégration du marché unique des capitaux.

    Il a également insisté sur le fait que de nombreuses industries européennes sont actuellement confrontées à un « effet de ciseau », les prix élevés de l’énergie et les « surcapacités » chinoises étant responsables de la mort « littérale » de nombreuses industries de l’UE.

    Audition de confirmation de Stéphane Séjourné, Commissaire européen désigné pour la Prospérité et la Stratégie industrielle. ©Parlement européen
    Audition de confirmation de Stéphane Séjourné, Commissaire européen désigné pour la Prospérité et la Stratégie industrielle. ©Parlement européen

    Il est donc pour lui nécessaire de stimuler la demande intérieure pour certaines technologies vertes, notamment les pompes à chaleur et les véhicules électriques.

    « Les ventes de véhicules électriques stagnent et celles des pompes à chaleur ont été divisées par deux au cours des six derniers mois », a-t-il expliqué, ajoutant que l’UE devait « actionner tous les leviers possibles pour inverser la tendance ».

    Une audition sous tension au Parlement européen

    Stéphane Séjourné a gardé son calme face aux confrontations avec les eurodéputés français d’extrême droite et d’extrême gauche, réussissant à faire passer une forte conviction pro-européenne tout au long de ses réponses.

    « rien, manifestement, ne vous désigne professionnellement pour ce poste », a estimé Marion Maréchal, ancienne membre du parti français d’extrême droite Reconquête, aujourd’hui indépendante au Parlement européen.

    « Vous n’avez jamais dirigé une entreprise, ni réellement travaillé dans le secteur privé, et encore moins dans le secteur industriel », a-t-elle ajouté.

    Stéphane Séjourné a répondu qu’il trouvait son commentaire « déplacé ».

    «  Je trouve dommage d’utiliser une minute de votre temps sur cette problématique alors qu’il y a des milliers d’emplois en jeu et qu’il y a aujourd’hui des enjeux importants au niveau européen », a-t-il poursuivi sous les applaudissements des députés.

    Dans les dernières minutes de son audition parlementaire, qui a duré plus de trois heures et demie, le proche d’Emmanuel Macron a tout misé sur une rhétorique politique sincère qui a placé les valeurs européennes d’unité au cœur de son message — en faisant appel à des objectifs communs qui transcendent les intérêts sectoriels et nationaux.

    « Si vous me faites confiance, j’espère travailler avec vous et avec les collègues pour aboutir sur le Pacte pour une industrie propre, sur l’accélérateur de décarbonation, évidemment, sur les fonds de compétitivité », a-t-il résumé.

    Nous avons un « engagement européen commun et […], si l’Europe existe, si la construction européenne existe, c’est aussi grâce à la détermination des générations avant nous et à la volonté des peuples de travailler ensemble, malgré, souvent, des moments de doute ».

    « Nous vivons une époque turbulente », a-t-il ensuite poursuivi. « Des changements qui se produisent à une vitesse vertigineuse, […] ce monde qui a changé […] [tout cela] exige de nous la même détermination que la génération qui a construit la Communauté européenne du charbon et de l’acier (en 1952) alors qu’elle était encore » sous le choc de la Seconde guerre mondiale, a-t-il déclaré.

    Stéphane Séjourné a souligné que tous les secteurs européens seront imbriqués dans une politique industrielle stratégique, de la production traditionnelle à forte intensité énergétique aux technologies propres.

    « Nous avons vu à quel point l’industrie européenne est fragile », a-t-il rappelé, à travers les crises en Ukraine et du Covid-19, soutenant que les différents types de production européenne devraient être encouragés et sauvegardés.

    « Il n’y a pas de compétitivité sans autonomie, mais il n’y a pas d’autonomie sans compétitivité », a-t-il conclu.

    Le sort de Stéphane Séjourné devrait être décidé par les députés européens soit mercredi 13 novembre, soit la semaine prochaine, en même temps que celui des cinq autres vice-présidents exécutifs désignés.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.11.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.11.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 14 novembre et vous écouter le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Rejet du budget 2025- Musk ministre des Fonctionnaires, la droite française en rêve – le Hong Kong French Film festival

    Vers un 49.3 pour le budget 2025

    Une première étape de la bataille budgétaire s’est achevée à l’Assemblée nationale, ce mardi 12 novembre. Les députés ont en effet rejeté, par 362 voix contre 192, la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF) pour 2025. Conséquence immédiate : l’ensemble du texte, considéré comme rejeté, est directement transmis au Sénat. Sans que la partie « dépenses » ne soit examinée dans l’hémicycle du Palais-Bourbon.  En cas d’activation très probable de l’article 49.3 de la Constitution au retour du Budget à l’Assemblée dans quelques semaines, Michel Barnier pourra retenir les modifications du Sénat qu’il souhaite et en écarter d’autres. Il devrait aussi profiter de l’occasion pour réintroduire plusieurs dispositions qu’il avait défendues, mais qui avaient été finalement retoquées par ses propres troupes, à l’instar de la hausse de la taxe sur l’électricité, l’alourdissement du malus automobile et la surtaxe sur les grandes entreprises.

    Budget 2025 : Rejet de l’intégralité du projet de loi de finances
    Budget 2025 : Rejet de l’intégralité du projet de loi de finances

    Démanteler la bureaucratie gouvernementale

    Après l’annonce de la nomination d’Elon Musk à la tête d’un nouveau ministère de l’Efficacité gouvernementale dans la future administration Trump aux États-Unis, le milliardaire a reçu un hommage de Valérie Pécresse. Sur son compte X, la présidente de la région Île-de-France a commenté le communiqué de Donald Trump, tout juste nommé président. « Un comité de la hache anti-bureaucratique, j’en ai rêvé et Elon Musk va le faire ! », a-t-elle écrit. Autre réaction politique en France, celle de Guillaume Kasbarian, ministre de la Fonction publique qui a félicité le milliardaire tout en indiquant qu’il suivra ces mesures avec attention.

    Démanteler la bureaucratie gouvernementale

    Au cœur de la perle d’Asie, l’Alliance française fait son festival

    Depuis 1972, l’Alliance française locale travaille en collaboration avec le département des loisirs et des services culturels de Hong Kong, pour organiser ce festival devenu un événement annuel phare de la vie culturelle hongkongaise. L’édition 2024 aura lieu du 19 novembre au 10 décembre avec en ouverture le film « L’Amour Ouf » de Gilles Lellouche. Aussi, des séquences avec les talents, présents sur place comme Franck Dubosc ou Antoine Chevrollier, comme sont prévues. Au programme, une spéciale Truffaut mais aussi Farewell Delon pour dire au revoir à Alain Delon., ainsi que la projection du film « Les Bronzés font du ski » en hommage à Michel Blanc.

    Hong Kong French Film festival 2025

    C’est ainsi qu’on referme le flash quotidien des expatriés du jeudi 14 novembre. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez et à demain pour le dernier bulletin de la semaine.

    Écouter le bulletin quotidien des Français de l’étranger

  • Le Hong Kong French Film festival 2024

    Le Hong Kong French Film festival 2024

    Écouter le reportage de Catya Martin de la French Radio Hong Kong

    Depuis 1972 le festival travaille en collaboration avec le département des loisirs et des services culturels de Hong Kong, festival devenu un événement annuel phare de la vie culturelle hongkongaise.

    L’édition 2024 aura lieu du 19 novembre au 10 décembre avec en ouverture le film « L’Amour Ouf » de Gilles Lellouche.

    Les talents présents à Hong Kong

    Franck Dubosc, réalisateur, acteur, humoriste et scénariste français. Il a réalisé plusieurs comédies, dont « Tout le Monde Debout » (Rolling to You) (2018) et « Un ours dans le Jura » (How to Make a Killin (2024).

    Antoine Chevrollier, cinéaste français connu pour avoir réalisé les séries The Bureau et Le Baron Noir. Son premier film, « La Pampa » (Block Pass), a été tourné dans la ville de son enfance, Longué-Jumelles, et a été sélectionné pour le programme de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2024.

    Jean-Sebastien Attié, Directeur de l'Alliance Française
    Jean-Sebastien Attié, Directeur de l’Alliance Française

    Camille Razat, actrice et mannequin française qui s’est fait connaître pour son rôle de Camille dans la série américaine Emily in Paris. En 2022, elle crée sa propre société de production, TAZAR PRODUCTIONS. Elle joue dans le film Prodigieuses aux côtés de Mélanie Robert.

    Mélanie Robert, actrice française apparue dans la série Ange et Gabrielle en 2018, puis en 2022 dans le polar Dans l’ombre des dunes de Philippe Dajoux. Avec Camille Razat, elles campent le rôle de sœurs jumelles dans Prodigieuses.

    Des séquences avec les talents sont prévues, une spéciale Truffaut également et Farewell Delon pour dire au revoir à Alain Delon., ainsi que la projection du film « Les Bronzés font du ski » en hommage à Michel Blanc.

    Découvrir le site du Hong-Kong French Film Festival


    HKFFF

    Billetterie Hong Kong French Film Festival


    BIlleterie

  • Budget 2025 : Rejet de l’intégralité du projet de loi de finances

    Budget 2025 : Rejet de l’intégralité du projet de loi de finances

    C’est un acte sans précédent sous la Ve République que les députés ont accompli, mardi 12 novembre, en fin d’après-midi. Les élus du Palais-Bourbon ont rejeté la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2025. Ce vote négatif provoque le rejet de l’ensemble du budget de l’État examiné en première lecture à l’Assemblée nationale. La seconde partie, consacrée aux dépenses, ne sera donc pas discutée par les députés, pour la troisième année de suite.

    Les députés n’examineront pas le volet dépenses

    Une première étape de la bataille budgétaire s’est achevée à l’Assemblée nationale, ce mardi 12 novembre. Les députés ont en effet rejeté, par 362 voix contre 192, la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF) pour 2025. Conséquence immédiate : l’ensemble du texte, considéré comme rejeté, est directement transmis au Sénat. Sans que la partie « dépenses » ne soit examinée dans l’hémicycle du Palais-Bourbon. 

    Dans la nuit du vendredi 8 à samedi 9 novembre, le ministre avait déjà fustigé les modifications adoptées lors de l’examen du PLF 2025, créant des recettes pour la plupart « contraires aux traités européens, aux conventions fiscales signées par la France« , ou encore « totalement inconstitutionnelles« . « Il y a beaucoup trop d’impôts« , avait déploré Laurent Saint-Martin, pointant l’ajout de près de 35 milliards d’euros de recettes supplémentaires par rapport au projet initial.

    Les membres du « socle commun » ont successivement critiqué le texte, David Amiel (Ensemble pour la République) dénonçant un « barbouillis budgétaire qui n’a ni queue ni tête« Jean-Paul Matteï (Les Démocrates) évoquant un texte qui « n’est plus assis sur la réalité« , ou encore Félicie Gérard (Horizons) critiquant un budget qui « abandonne toute logique de responsabilité financière« . « La version du texte issue de nos débats est totalement dénaturée et ne correspond en rien à la proposition initiale souhaitée par Michel Barnier » a, quant à elle, regretté Véronique Louwagie (Droite républicaine).

    Le Triangle des Bermudes budgétaire
    @AdobeStock

    Un budget façonné par la gauche

    Dans une Assemblée nationale sans véritable majorité, la partie « recettes » du projet de loi de finances, largement amendée dans le sens souhaité par la gauche, a en revanche reçu le soutien des quatre groupes du NFP. « Ce budget est celui du Nouveau Front populaire« , est allé jusqu’à estimer Aurélien Le Coq (La France insoumise) en raison des inflexions majeures apportées dans l’hémicycle, avant de déclarer la « Macronie » définitivement « morte« .

    Si le Rassemblement national est parvenu, lui aussi, à faire adopter un certain nombre d’amendements, il n’a cependant pas validé la copie issue de la première lecture du texte à l’Assemblée nationale. « Vous avez alourdi la barque jusqu’à l’absurde, de sorte que nous ne pouvons évidemment pas voter cette première partie du budget, qui mènerait notre pays au chaos« , a fustigé Matthias Renault, accusant les députés du Nouveau Front populaire d’ »étouffement fiscal« . Il a, par ailleurs, reproché aux élus du « socle commun » de Michel Barnier d’avoir « déserté le budget » et « laissé la gauche [le] saboter« . 

    Direction 49.3 ?

    Parmi les mesures qui vont probablement disparaître, l’augmentation de la fiscalité liée au patrimoine des milliardaires et la hausse des impôts sur les superprofits, autant de mesures votées par la gauche qui a profité de la déperdition des troupes LR et macronistes.

    Michel Barnier devrait aussi profiter de l’occasion pour réintroduire plusieurs dispositions qu’il avait défendues, mais qui avaient été finalement retoquées par ses propres troupes, à l’instar de la hausse de la taxe sur l’électricité, l’alourdissement du malus automobile et la surtaxe sur les grandes entreprises.

    C’est désormais au Sénat d’amender le texte mais le Premier ministre pourrait en effet être tenté de balayer d’un revers de la main les pistes d’économies votées par les sénateurs. En cas d’activation très probable de l’article 49.3 de la Constitution au retour du Budget à l’Assemblée dans quelques semaines, Michel Barnier pourra retenir les modifications du Sénat qu’il souhaite et en écarter d’autres.

    Certains dans les rangs de Renaissance, à l’instar du député Charles Rodwell, menacent déjà de ne pas parvenir à unaccord en cas de hausse des cotisations patronales votée par le Sénat.

    Autant dire que la chambre haute qui n’a de cesse ces derniers mois de jouer la carte de la responsabilité face à l’Assemblée va devoir jouer finalement sa partition.

  • Pension de réversion : comment ça marche ?

    Pension de réversion : comment ça marche ?

    On le sait les rapports avec l’administration en France ne sont pas une partie de plaisir. Et même dans la douleur du décès, il ne faut pas espérer, que celle-ci s’adaptera à vote situation. Les veuves et veufs peuvent en témoigner, récupérer la pension de réversion est une épreuve digne des travaux d’Hercule. Car la pension de réversion, qui permet aux veufs et aux veuves de mieux supporter le coût de la vie après le décès d’un conjoint, fait ainsi partie de ces droits considérés comme très nébuleux. D’autant plus qu’elle a connu tout récemment une grosse refonte avec la réforme, et que ses droits ont été élargis aux orphelins de travailleurs indépendants. On vous explique tout.

    Quelles sont les conditions ?

    Pour prétendre à ce droit, il faut obligatoirement être marié et avoir plus de 55 ans pour la toucher. Cependant, la pension de réversion pourrait également, d’ici quelques années, être accessible aux personnes pacsées ou ayant vécu en concubinage.

    Autres conditions pour pouvoir toucher la pension de réversion ? Ne pas dépasser un certain plafond avec ses revenus personnels. Dans les régimes de base du privé par exemple, vos revenus ne doivent pas dépasser 24 232 € par an si vous êtes seul. Si vous êtes en couple, ils ne doivent pas excéder les 38 771,20 € en 2024.

    Du côté des régimes de la fonction publique et les régimes complémentaires en revanche, il n’y pas de limites de revenus. Seule exception ? Le régime complémentaire des indépendants (SSI), où le plafond est fixé à 87 984 € par an. Les revenus pris en compte incluent ceux issus d’une activité, des allocations et des biens mobiliers et immobiliers.


    Attention à l’immobilier

    Aussi, les revenus seront pris en compte pour vous déterminer l’éligibilité à la pension de réversion. Et les biens immobiliers et mobiliers en font partie. Vous devez, lors de votre demande pour toucher la pension, les déclarer à votre caisse de retraite, et ce quel que soit le pays où se situent les biens. Et l’administration considérera alors que ces biens vous rapportent un revenu annuel égal à 3 % de leur valeur (même si vous les louez à un prix différent) et adaptera en fonction le montant de la pension.

    Naviguer les démarches pour obtenir la pension de réversion en France n’est pas simple.
    Naviguer les démarches pour obtenir la pension de réversion en France n’est pas simple.

    De même, si vous avez fait donation d’un bien immobilier il y a moins de cinq ans, il est pris en compte de la même façon (3 % de sa valeur). Pour une donation faite il y a entre cinq et dix ans, le revenu estimé sera de 1,5 % de sa valeur. Au-delà de 10 ans, les biens donnés ne sont en revanche plus pris en compte et n’impactent donc pas le montant de la pension.

    Il faut aussi ne pas oublier que les avantages en nature (par exemple une voiture ou un logement de fonction) sont évalués forfaitairement (ils le sont déjà pour le calcul des cotisations sociales).

    Comment faire la demande ?

    La réversion n’est pas attribuée automatiquement. Elle doit faire l’objet d’une demande à la caisse de retraite. Le formulaire comprend une liste très complète des revenus à déclarer, qui inclut aussi bien les revenus pris en compte qu’une partie de ceux qui ne le sont pas.

    Les revenus à déclarer sont ceux des 3 derniers mois. Lors de la 1re demande, ces 3 derniers mois correspondent généralement à une période où votre conjoint disparu était encore en vie. Ses biens propres et ses revenus ne doivent pas être pris en compte. À noter que si les revenus des 3 derniers mois sont supérieurs au plafond, on fait le calcul sur les 12 derniers mois. Si ce dernier chiffre est plus favorable, il est retenu.

    La réversion peut ensuite faire l’objet d’une réévaluation au bout de 3 mois après la 1re demande. Il se peut que la succession ou des décisions importantes aient modifié vos revenus au terme de cette période. Une nouvelle réévaluation peut avoir lieu également au moment de votre départ en retraite (si vous étiez encore en activité au moment du décès de votre conjoint).

    Dans tous les cas, il est important de prendre les devants et de signaler à votre caisse de retraite tout changement de situation, pour éviter de devoir rembourser des sommes importantes – ou au contraire pour éviter de percevoir une rente de réversion réduite.

  • Allemagne : de la crise industrielle à la crise politique

    Allemagne : de la crise industrielle à la crise politique

    Le spectre de la désindustrialisation hante l’Allemagne. Longtemps, ce pays a été une exception en Europe, en conservant une industrie compétitive et exportant dans le monde entier. L’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a marqué une rupture, bien que des fissures lézardaient l’économie allemande depuis plusieurs années. La hausse des prix de l’énergie a mis en évidence la fragilité de l’industrie allemande, de plus en plus concurrencée par celles des pays émergents, notamment la Chine. La désindustrialisation est devenue une réalité.

    Vague de fermetures et de suppressions d’emplois : l’industrie allemande sous pression

    La déclaration de Daniela Cavallo, principale représentante des travailleurs de Volkswagen, selon laquelle l’entreprise fermerait au moins trois usines en Allemagne, supprimerait des dizaines de milliers d’emplois (30 000 selon les rumeurs) et réduirait les salaires de 10 % (18 % pour certains), a été un choc. En 87 ans d’existence, cette entreprise n’avait jamais fermé d’usine en Allemagne. La restructuration de VW est liée à l’annonce d’une baisse de 64 % de son bénéfice net en glissement annuel au troisième trimestre, principalement due à la faiblesse des ventes de ses voitures en Chine.

    En février dernier, Miele, fabricant d’appareils électroménagers, a prévu de délocaliser une partie de sa production en Pologne, affectant ainsi 700 emplois à Gütersloh en Rhénanie du Nord-Westphalie, siège de l’entreprise familiale vieille de 125 ans. Continental, un équipementier automobile, supprime 7 000 emplois et ferme des sites. Michelin, fabricant de pneumatiques français, supprime 1 500 emplois en Allemagne et ferme des usines. En juillet, ZF Friedrichshafen, un autre équipementier automobile allemand, a annoncé la suppression de 14 000 emplois d’ici 2028.

    Face à la désindustrialisation et à la crise énergétique, l'Allemagne connaît une période de turbulences économiques et politiques. Licenciements massifs et fermetures d’usines ébranlent l’industrie, et la crise s’étend jusqu’au sommet de l’État, menaçant la stabilité du gouvernement de coalition et potentiellement ouvrant la voie à des élections anticipées.
    Face à la désindustrialisation et à la crise énergétique, l’Allemagne connaît une période de turbulences économiques et politiques. Licenciements massifs et fermetures d’usines ébranlent l’industrie, et la crise s’étend jusqu’au sommet de l’État, menaçant la stabilité du gouvernement de coalition et potentiellement ouvrant la voie à des élections anticipées. / @adobestock

    Un tiers des entreprises prévoient une réduction de leurs investissements en Allemagne

    Selon une étude de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie (DIHK), un tiers de toutes les entreprises et deux cinquièmes des entreprises industrielles interrogées prévoient une réduction de leurs investissements en Allemagne. Seules 19 % des entreprises industrielles jugent leur situation actuelle « bonne », tandis que 35 % la qualifient de « mauvaise ». Selon Moritz Schularick, directeur de l’Institut de recherche sur l’économie mondiale de Kiel, une crise chez un grand constructeur automobile pourrait inciter le gouvernement à changer de politique.

    Le 29 octobre, le chancelier Olaf Scholz a organisé un « sommet » avec des personnalités du monde des affaires, dont Oliver Blume, patron de VW, et les dirigeants de Siemens et BASF, géants de l’ingénierie et de la chimie, ainsi que des leaders syndicaux, pour discuter des moyens d’atténuer les difficultés de l’industrie. Ce sommet n’a pas débouché sur un plan de grande ampleur. Des aides pour faire face à la hausse des prix de l’électricité et des mesures pour réduire les formalités administratives ont été évoquées.

    Il a été question, par exemple, de supprimer la loi obligeant les grandes entreprises à vérifier si leurs fournisseurs dans le monde respectent les droits de l’homme et les normes environnementales. Le chancelier a tenu ce sommet sans prévenir Christian Lindner, son ministre libéral des Finances, ni Robert Habeck, son ministre vert de l’Économie. Lindner a décidé d’organiser un contresommet et a proposé la création d’un fonds d’investissement pour aider les entreprises. Ce double sommet a provoqué une crise gouvernementale sans précédent depuis près de cinquante ans.

    Des élections au plus tard fin mars

    Le chancelier a limogé son ministre des Finances et a l’intention de poser la question de confiance au parlement en janvier ce qui pourrait ouvrir la voie à des élections au plus tard fin mars. En effet, sans le FPD, la coalition n’a plus la majorité au Bundestag. De son côté, le ministre de l’Economie issu des Verts, Robert Habeck, a annoncé briguer le poste de Chancelier. Après la France, l’Allemagne entre dans une période d’incertitudes politiques inédite.

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