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  • Du Sénégal à la Chine, on voyage en octobre sur TV5MONDEplus

    Du Sénégal à la Chine, on voyage en octobre sur TV5MONDEplus

    En octobre, sur la première plateforme francophone mondiale et gratuite, TV5MONDEplus, on voyage du Sénégal à la Chine en passant par le lac Léman sans oublier le Canada. Un tour du monde de la francophonie alors que vient de se conclure le XIXème sommet de la francophonie dans la cité de la langue française au Château de Villers-Cotterêts.

    La direction des programmes de TV5MONDEplus et la rédaction, on sélectionnait quelques pépites à découvrir dans les nouveautés du mois ou dans le catalogue existant. Car il ne faut l’oublier, la plateforme d’AVOD francophone réunit plus de 5000 de programmes dont certains sont sous-titrés en 5 langues – français, anglais, espagnol, arabe et allemand – comme d’ailleurs l’interface de l’application qui est également disponible dans ces 5 langues. Avec l’app TV5MONDEPlus sur votre smart TV, votre smartphone ou votre tablette, c’est l’assurance de retrouver films, séries, documentaires, émissions, reportages et podcasts, en français et accessibles partout tout en étant gratuite.

    2 séries et des podcasts

    Parmi les nouveautés du mois, deux séries nous ont tapés dans l’œil ! Et on a découvert aussi des petites perles belges dans une collection de podcasts publiés par la chaîne publique belge la RTBF.

    NO BLABLA  – 10x26min

    Affiche de la série No Blabla
    Affiche de la série No Blabla

    Créée et réalisée par François Bergeron a été écrite en collaboration avec Basile Yawanké, cette série nous présente les aventures extravagantes d’un migrant africain, Blabla, dans une Afrique du XXIe siècle fantasmée. Traqué sans relâche par l’A-Armée, Blabla dégaine ses armes : optimisme, romantisme et roublardise. 3 pays se sont associés pour la produire, le Burkina Faso, la France et le Sénégal.

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    SIX DEGRÉS – 13X22min

    Réalisée par Hervé Baillargeon, cette série, produite par Radio-Quebec, raconte l’histoire du jeune Léon qui est presque aveugle. Sa mère lui enseigne l’école à la maison. Mais un jour, elle décède : Léon se retrouve parachuté chez son père biologique qu’il ne connaît pas. Celui-ci habite avec sa femme et leurs quatre enfants, à Montréal, loin de la campagne que Léon a toujours connue.

    Affiche retaillée de la série Six Degrés
    Affiche retaillée de la série Six Degrés

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    Les podcasts belges

    Alors que les créateurs de podcasts natifs se multiplient depuis quelques années en Belgique, le format est pressenti comme la grande tendance de 2020. Le podcast permet d’aborder des sujets plus variés avec une liberté dans le ton et dans le format qu’on ne retrouve pas dans les autres médias. Si les marques et les annonceurs commencent à s’intéresser aux podcasts, les revenus publicitaires ne permettent pas encore aux créateurs de podcasts belges indépendants d’assurer leur viabilité économique. La RTBF a été l’un des premiers acteurs à investir dans le format et continue aujourd’hui à financer, seule, des productions. 

    Et TV5MONDEplus, comme toujours, soutient les initiatives qui mettent en avant la Francophonie. Et désormais, vous pouvez découvrir gratuitement quand vous le voulez une sélection de podcasts de la RTBF avec « Comment la musique change le monde », « La mini heure H », « Marguerite », « Attention Taulards » et « Bonne nuit ».

    Mosaique des podcasts de la RTBF présents sur TV5MONDEPlus
    Mosaique des podcasts de la RTBF présents sur TV5MONDEPlus
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    3 documentaires pour comprendre le monde

    Sur TV5MONDEplus, on se passionne pour l’art cinématographique, on partage des moments d’émotions, on s’évade à travers les yeux des autres mais aussi on explore le monde et ce qui le fait tourner. Ce mois-ci sur la plateforme mondiale et francophone, à l’occasion du sommet de la francophonie, on explore les origines de la langue française avant de se pencher sur les relations sino-françaises. Enfin, on s’ébahira face au courage de ce jeune Suisse qui se lance le défi de parcourir 75 km en moins de 24 heures.

    BIOGRAPHIE DE LA LANGUE FRANCAISE

    Officiellement, elle est née au XVIe siècle, de la main d’un roi, au château de Villers-Cotterêts. Depuis, la langue française voyage à travers les continents, grâce à ses 321 millions de locuteurs. À la première personne, elle raconte les difficultés et les accomplissements que les siècles lui ont réservés.

    Avec la participation d’Amin Maalouf, Claude Hagège, Barbara Cassin, Dany Laferrière, Mohamed Mbougar, etc.

    Affiche du documentaire Biographie de la langue française
    Affiche du documentaire Biographie de la langue française

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    Chine – France : 60 ans

    L’année 2024 marque le soixantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la République populaire de Chine. Retour sur les événements marquants de ce dialogue entre les deux pays.

    Casting : Laurent Fabius, Pierre de Gaulle, Alain Mérieux, Hervé Machenaud, Daniel Levavasseur, Yannick Lintz, Bernar Venet, Jiang Shanqing, Olivier Saillard, Zhao Qian, Rudy Salles, Emmanuel Lenys, Hélène Rollès

    Affiche retaillée du documentaire Chine-France : 60 ans
    Affiche retaillée du documentaire Chine-France : 60 ans

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    L’ODYSSEE DU LEMAN

    Pour finir, on vous invite à revenir sur l’été 2021. Une saison au cours de laquelle Noam Yaron, 24 ans, décide de traverser le lac Léman dans sa longueur. Ce challenge, parcourir 75 km en moins de 24 heures, synthétise sa passion pour la natation et son envie de sensibiliser le public à la préservation des eaux de la pollution plastique.

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  • Karim Ben Cheïkh : « C’est dangereux de construire une politique publique sur des fantasmes »

    Karim Ben Cheïkh : « C’est dangereux de construire une politique publique sur des fantasmes »

    Député de la 9ème circonscription des Français établis hors de France, Karim Ben Cheïkh donne son avis sur le débat « polémique » autour des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) et son impact dans les relations entre la France et les pays du Maghreb.

    Lesfrançais.press : Comment expliquez-vous le discours politique particulièrement brutal au sujet des
    OQTF ?

    Karim Ben Cheïkh : Les obsessions migratoires de l’extrême droite ont gagné la droite y compris jusque dans le camp macroniste. C’est une bataille culturelle que mène le RN contre les étrangers établis en France, et ce thème est complaisamment relayé par quelques médias et désormais le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et ses soutiens. La France est le pays d’Europe qui délivre le plus d’OQTF, c’est une mesure administrative qui est presque sans rapport avec le niveau d’intégration d’un individu. Les OQTF peuvent concerner d’ailleurs aussi bien des personnes qui sont entrées légalement et se sont mises en défaut pour une raison ou une autre, que des personnes entrées illégalement. Le débat médiatique et politique actuel tend à confondre toutes les situations à dessein avec le but de présenter des chiffres importants pour effrayer les Français. »

    « C’est dangereux car on construit de mauvaises réponses quand on construit des politiques sur des fantasmes et le discours ambiant expose d’ailleurs nos compatriotes établis à l’étranger. »

    Karim Ben Cheïkh

    LFP : Des observateurs politiques considèrent que la ligne politique du nouveau ministre de l’Intérieur sur les OQTF et son propos « L’immigration n’est pas une chance pour la
    France » serait largement partagée par des partis du centre, de gauche et par une
    majorité d’électeurs français, qu’en pensez-vous ?

    Karim Ben Cheïkh :  » Le vote de la loi immigration en décembre dernier, une loi restrictive voulue par les macronistes et la droite dure de Bruno Retailleau, déjà alliés de circonstances, une loi déjà fortement inspirée des idées d’extrême droite, avait été le symbole d’un naufrage moral. Cette loi touchait les familles mixtes, les conjoints de Français, notre attractivité universitaire, notre rayonnement culturel, nos relations avec des pays partenaires. Seule la gauche s’est levée pour la combattre. Je retiens aussi les propos de M. Retailleau sur l’État de droit, déclarant qu’il n’était pas “intangible en France”. Ce sont des propos irresponsables qui créent le désordre institutionnel. Du reste la loi immigration de décembre dernier voulue par M.Retailleau avait été partiellement censurée par le conseil constitutionnel saisi par l’ensemble des parlementaires de gauche. La France ne doit pas renoncer à ses valeurs, les droits fondamentaux, l’État de droit, la démocratie, sous la pression démagogique. Quand j’entends Michel Barnier mentionner dans son discours de politique générale les deux millions et demi de visas octroyés en France chaque année, je m’interroge. Pourquoi ne pas dire aux Français que 90% sont des visas touristiques ? Pourquoi ne pas dire que dans un pays qui accueille 100 millions de touristes chaque année ces chiffres démontrent surtout une attractivité du tourisme. Pourquoi ne pas dire que la moitié des visas long séjour sont des étudiants en mobilité universitaire ? Le gouvernement et son prédécesseur pensent à voix haute que la meilleure manière de combattre les idées d’extrême droite est d’appliquer les idées de l’extrême droite. Rien n’est plus faux. »

    Échanges lors d'une campagne
    Échanges militants

    LFP : Au vu de la tournure prise par le discours politique comme celui d’établir un rapport de force avec des pays comme le Maroc ou l’Algérie et « délivrer  » des visas contre des laissez-passer consulaires, est-ce annonciateur de nouvelles tensions entre la France et les pays du Maghreb ?

    Karim Ben Cheïkh : « J’entends beaucoup de voix à droite qui reprennent le refrain du “rapport de force”. Nous connaissons déjà la suite du film puisque nous avons eu à suivre ses lamentables épisodes entre octobre 2021 et février 2023. Exercer des représailles sur des centaines de milliers de visas de personnes voyageant tout à fait légalement pour quelques centaines de laisser-passer consulaires a gravement porté préjudice à la France. Il a fallu presque deux ans à Gérald Darmanin, Gabriel Attal et Emmanuel Macron pour le comprendre. Que la droite veuille emprunter ce chemin, et nous verrons que les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et dans la surenchère vers le pire, les LR, tout à leurs obsessions maghrébines, proposent désormais de conditionner le travail de l’AFD dans un pays aux reconduites effectuées, ce qui par exemple conditionnerait directement notre coopération avec un pays comme le Maroc où des entreprises françaises ont récemment été sélectionnées pour des chantiers stratégiques, en partie financés par des prêts de l’AFD. Quel serait le sens de cette politique ? C’est cela le projet des LR pour les relations entre la France et les pays du Maghreb ? La crise des visas a laissé des traces, des ruptures psychologiques profondes entre la France et les sociétés civiles de ces pays. Elle a mis en difficulté notre diplomatie, nos intérêts et nos compatriotes. »

    « On ne fait pas une politique de rapport de force avec des pays partenaires. »

    Karim Ben Cheïkh

    LFP : Nombreux sont les politiques à déclarer « qu’il faut changer tout le fonctionnement des OQTF » et d’autres comme Nicolas Sarkozy suggère que la question migratoire soit gérée au niveau de l’UE, qu’en pensez-vous ?

    Karim Ben Cheïkh : «  Il y a beaucoup de déclarations médiatiques à tort et à travers. La question de la migration est déjà une compétence partagée européenne. L’UE finance des gardes-frontières, des coopérations judiciaires et sécuritaires avec les pays de la rive Sud de la Méditerranée, elle déploie déjà des équipes sur le terrain, par exemple au Nord du Sénégal et pendant longtemps au Nord du Niger. L’attribution d’un visa court séjour dépend aussi de procédures de coordination judiciaire et sécuritaire dans l’espace Schengen. Du reste, ces vingt dernières années, les migrations de travail et même d’asile ne se sont pas dirigées vers la France, mais vers l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni ; c’est ce que nous montrent les chiffres. Il faut une solidarité européenne et des outils européens mais aujourd’hui le risque est grand de voir prédominer des logiques de repli nationales. »

    Karim Ben Cheïkh : « C’est dangereux de construire une politique publique sur des fantasmes »
    Visite de délégation parlementaire (en tant que président du groupe d’amitié France-Maroc)
    Karim Ben Cheïkh : « C’est dangereux de construire une politique publique sur des fantasmes »

    LFP : Avez-vous des propositions concrètes pour une gestion politique efficiente des
    OQTF ?

    Karim Ben Cheïkh : « L’OQTF n’est pas le bon outil pour fonder une politique migratoire car c’est une catégorie qui ne fait pas de distinction par le parcours des individus ou leur niveau d’intégration. La France expulse de nombreux étrangers en situation irrégulière, c’est le pays qui en fait le plus en Europe d’ailleurs. Il faut aujourd’hui renforcer la lutte contre les filières de passeurs et de trafics d’êtres humains en coopération avec les pays de départ. Sur le volet intérieur, il faut donner latitude aux services préfectoraux de travailler de manière adaptée aux situations individuelles. L’outil de la régularisation est également pertinent, pourquoi le disqualifier ? J’ai un problème fondamental lorsqu’un ministre de l’Intérieur comme M. Retailleau déclare qu’il faut “plus d’OQTF et moins de régularisations” alors qu’aucun indicateur ne démontre que c’est la réponse la plus efficace et la plus adéquate. »

    « Est-ce qu’on pense sincèrement que mettre hors cadre juridique sans solution des gens qui sont actuellement sur notre territoire et qui souvent y travaillent est le parangon de la sécurité ? »

    Karim Ben Cheïkh

  • AFE : une 41eme session plénière pour répondre aux attentes des expatriés ?

    AFE : une 41eme session plénière pour répondre aux attentes des expatriés ?

    Deux fois par an, les 90 élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) se réunissent officiellement à Paris. Ainsi, du 14 au 18 octobre se tiendra la 41eme session plénière de l’AFE. Quels sujets seront, entre autres, abordés au cours de cette semaine de travaux par vos représentants ? Quels sont également les débats programmés pour répondre aux attentes de nos ressortissants vivant hors de France ? Et aussi, la nouvelle ministre en charge des expatriés, Sophie Primas, échangera-t-elle avec les élus ? Lesfrancais.press vous donne tous les détails.

    Le programme complet de la 41eme session plénière de l’AFE

    Représentant les Françaises et les Français établis hors de France, l’AFE est une instance politique consultative. Elle est notamment composée de 90 personnes, qui sont élues pour six ans directement par les 442 conseillers des Français de l’étranger. Chaque membre de cette assemblée travaille dans une des six commissions thématiques. Ces dernières couvrent tous les aspects de la vie quotidienne des expatriés. De la santé à la sécurité, en passant par l’éducation, la fiscalité ou bien encore la protection sociale pour ne prendre que ces exemples. Sur la base d’auditions ou de cas concrets étudiées au cours de ces travaux, des avis ou des résolutions sont ainsi rédigés et votés lors de la session plénière.

    STAFE
    La 40ème session de l’Assemblée des Français de l’Etranger

    Cette 41eme session plénière ne dérogera pas aux règles d’organisations habituelles. Une partie sera accessible à tous et, est également diffusée sur Youtube. Et une autre, à huis clos, est liée au travail au sein des commissions thématiques.

    C’est ainsi que cette semaine de l’AFE, du 14 au 18 octobre, débutera par une séquence ouverte au public. C’est le discours de l’actuelle présidente Hélène Degryse qui inaugurera cette session plénière. Cette élue représentant nos compatriotes aux Pays-Bas accueillera également la nouvelle ministre déléguée au commerce extérieur et aux Français de l’étranger, Sophie Primas.

    Sophie Primas, ministre des Français de l'étranger
    Sophie Primas, Ministre déléguée au commerce extérieur et aux Français de l’étranger

    Dorénavant, il est de tradition que le détenteur du portefeuille ministériel des expatriés vienne s’exprimer devant les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    « Ce sera une première pour Sophie Primas, nommée le 21 septembre dernier. Toutefois, du côté des élus, depuis le renouvellement de l’AFE en 2021, c’est déjà le quatrième ministre en charge des Français de l’étranger que les membres de cette assemblée vont recevoir ».

    La question de la continuité des dossiers en cours est ainsi posée. Au cours de cette partie accessible au grand public, le nouveau secrétaire général de l’AFE, Olivier-Antoine REYNES nommé officiellement au début de ce mois, prendra également la parole ce lundi 14 octobre. Puis les élus se rendront dans les différentes commissions, dont les ordres du jour de chacune sont détaillés ci-dessous.

    C’est ensuite le jeudi 17 octobre après midi et le vendredi 18 octobre, que la session plénière sera à nouveau ouverte au public, avec notamment la présentation des travaux des différentes commissions thématiques. La Directrice générale de l’ANTS, l’agence nationale des titres sécurisés, échangera aussi avec les élus au cours de cette séquence. Enfin, le vendredi 18, Pauline Carmona, la directrice des Français à l’étranger et de l’Administration consulaire, fera une intervention qui devrait être suivie d’une séance de questions avec les membres de l’AFE.

    Quel ordre du jour pour les six commissions thématiques de l’AFE ?

    Pour pouvoir présenter des avis ou des résolutions sur les sujets qui concernent le quotidien de nos ressortissants vivant hors de France, les élus de l’AFE siègent au sein de commissions thématiques. C’est toute cette partie effectuée au sein de ces dernières qui constitue la majeure partie des travaux des membres de l’AFE. Ces réunions se déroulent généralement à huis clos. Les ordres du jour ne font pas toujours l’objet d’une communication officielle vers l’extérieur. Alors, pour cette 41eme session de l’AFE, quels seront les principaux sujets traités et les auditions programmées dans ces différentes commissions thématiques ?

    AFE : Commission des Finances, du Budget et de la Fiscalité, le budget des expatriés en danger ?

    Présidée par Renaud Le Berre, membre du parti Les écologistes et élu consulaire en Espagne (Barcelone), cette commission orchestra ses travaux autour de la loi de finances 2025 (le Budget de l’Etat) et sur celui de la fiscalité des Français de l’étranger. Dans le contexte de réduction des dépenses publiques, les crédits alloués aux actions pour les expatriés seront étudiés à la loupe. Elles sont notamment regroupées autour de deux programmes, le 151 qui concerne les affaires consulaires, y compris les bourses scolaires AEFE, et le programme 185 relatif à la diplomatie culturelle et d’influence.

    Combien rapporterait une augmentation de certains impôts ?
    @AdobeStock

    Pour mener à bien cet examen, des auditions avec des parlementaires seront, entre autres, organisées, ainsi qu’avec des membres du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment des directions de la stratégie et des affaires budgétaires Des représentants de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) et de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) échangeront aussi avec les membres de cette commission.

    Un débat la fiscalité de nos expatriés en Italie, en Suisse, en Thaïlande et dans les pays du Sahel est aussi programmé. En effet, des cas de doubles impositions ont été répertoriés, ou des problèmes de communication avec l’administration fiscale du pays d’accueil. Sur toutes ces questions, des avis seront donc rédigés par les membres de cette commission, et présenter ensuite en séance plénière.

    AFE : Commission du développement durable et du commerce extérieur, quelles priorités pour Business France ?

    Du côté de la commission du développement durale et du commerce extérieur présidée par Pascal Bourbon, élu consulaire en Espagne (Madrid) et membre du groupe « Solidaires et Indépendants » à l’AFE, les priorités de Business France (Agence publique accompagnant les entreprises françaises à l’exportation) seront étudiées. D’autant plus que dans son discours de politique générale, le Premier Ministre, Michel Barnier a soumis l’idée d’une fusion de cette structure avec Atout France, davantage porté sur le tourisme.

    Un échange sur la façon de développer des nouveaux modèles pour le commerce extérieur de la France en lien avec le développement durable est également programmé. Le sujet du Fond vert pour le climat sera aussi abordé, ainsi qu’une radioscopie du commerce extérieur de la France avec les BRICS+. Des avis et des résolutions découleront de ces débats.

    AFE : Commission de l’enseignement, des affaires culturelles, de la francophonie et de l’audiovisuel extérieur, un agenda allant des bourses scolaires à la cité internationale de la langue française

    Quelques jours après les conclusions du XIXeme sommet de la Francophonie qui s’est tenu en France, la commission présidée par Jean-Hervé Fraslin, membre du Modem et venant de Madagascar, fera de ce sujet une de ses priorités. Une audition de parlementaires sur ce thème ainsi qu’un déplacement à Villers Cotterêts, à la Cité internationale de la langue française, sont notamment à l’agenda.

    Journée mondiale des enseignants : le syndicat SE-UNSA répond sur l’évolution de ce métier dans les lycées français à l’étranger
    Lycée français AEFE Anne de Kiev en Ukraine

    La labellisation des établissements au sein du réseau de nos lycées AEFE est également sur le bureau de cette commission. Tout autant, la question des bourses scolaires sera aussi débattue, ainsi que la situation actuelle de la MLF (Mission Laïque française) qui fait face à une situation financière tendue. Sur la base de ces travaux, des propositions seront ainsi rédigées et soumises au vote des 90 élus de l’AFE.

    AFE : Commission des lois, des règlements et des Affaires consulaires, Certificat de nationalité française et retour sur les élections européennes et législatives au programme

    C’est Rosiane Houngbo-Monteverde, venant de Dubaï et membre du groupe « les Indépendants » à l’AFE qui préside cette commission. Au programme de cette semaine de travail, trois sujets principaux. Tout d’abord celui de la charge de la preuve de la nationalité française précédant l’exigence de CNF (Certificat de nationalité française). Une complexité administrative, voire politique, semble entraver les démarches de dépôts de dossier.

    Le processus d’attribution des ordres nationaux attribués aux Français de l’étranger est aussi à l’ordre du jour de cette commission et des recommandations seront proposées. Enfin, une note de synthèse sur le déroulement des opérations de vote aux élections européennes et législatives sera aussi rédigée et présentée au cours de la session plénière ouverte au public.

    AFE : Commission de Sécurité et des Risques Sanitaires, la désinformation et l’aide psychologique, notamment à l’ordre du jour

    Catya Martin : « Franck Riester va écouter la commission de la sécurité et des risques sanitaires de l’AFE » Dans un monde en turbulences perpétuelles, cette commission, présidée par Catya Martin, membre d’Horizons et élue consulaire pour les Français de Hong-Kong, ne manque pas de sujets. Pour cette session, un des points portera sur le rôle et l’impact des médias dans la sécurité des communautés françaises à l’étranger.

    AFE : une 41eme session plénière pour répondre aux attentes des expatriés ?
    @adobestock

    Un échange avec les représentants de l’organisation « Renacump », une association nationale d’urgence médico-psychologique, après un attentat ou un désastre naturel, est dans l’agenda. Les cas de violences faites aux femmes et aux enfants dans un contexte d’expatriation seront aussi étudiés. Des avis et propositions viendront clore ces séquences et seront soumis à l’adoption de tous les élus de l’AFE.

    AFE : Commission des affaires sociales, du monde combattant, de l’emploi et de la formation, les assises de la protection sociale confirmée ?

    Précédemment, le gouvernement dirigé par Gabriel Attal avait acté l’organisation des assises de la protection sociale pour les expatriés. Depuis, Michel Barnier est devenu le locataire de Matignon, aussi la nouvelle ministre des Français de l’étranger, Sophie Primas confirmera-t-elle la tenue de ces assises ? C’est l’objet d’une question ouverte que portera cette commission présidée par Florian Bohème, membre du Parti radical de gauche (PRG) et élu pour les Français du Cambodge. Le budget de l’Etat en matière d’affaires sociales retiendra aussi l’attention des membres de cette commission. Un dialogue avec les Caisses de retraites est aussi programmé, avec la proposition venant des élus de créer, au sein de ces organismes, un comité clients dédiés aux Français de l’étranger. Ce serait une première.

    Ce sont donc tous ces sujets que traiteront vos représentants au cours de cette 41eme session plénière de l’AFE. Un travail de propositions et de recommandations sera donc réalisé par les 90 élus. Mais que deviendront ces différents avis et résolutions une fois adoptés ? Quels impacts auront concrètement ces textes sur les actions du gouvernement et des parlementaires ? Entre autres, la réponse à ces questions de la part de la nouvelle ministre en charge des Français de l’étranger est très attendue par les élus. Une attente partagée aussi chez tous les expatriés, des Français vraiment comme les autres ?  

    Pour suivre la partie des travaux de l’AFE accessible au public :

  • Les États à la recherche d’efficacité

    Les États à la recherche d’efficacité

    De campagne électorale en campagne électorale, les candidats promettent de restaurer les services publics, mais ces promesses restent souvent lettre morte. En entrant à la Maison Blanche en 2021, le président Joe Biden avait promis de revitaliser les infrastructures américaines. Pourtant, durant son mandat, les dépenses consacrées aux routes et aux chemins de fer ont diminué. Un plan visant à étendre l’accès au haut débit dans les zones rurales est resté inachevé. Le National Health Service britannique absorbe toujours plus de fonds, mais fournit des soins de plus en plus médiocres. Il en va de même pour le système de santé français. Les trains allemands, autrefois source de fierté nationale, sont maintenant connus pour leurs retards, avec moins des deux tiers des trains longue distance arrivant à l’heure. Dans certaines régions du Canada, des enfants peuvent attendre plusieurs années pour une place en crèche. Au Royaume-Uni, les détenus sont libérés plus tôt que prévu en raison de l’absence de places en prison, une situation similaire à celle de la France. Les États seraient-ils devenus de moins en moins efficients ?

    Les Etats dépensent de plus en plus pour des résultats de moins en moins satisfaisants

    Ils dépensent de plus en plus pour des résultats de moins en moins satisfaisants, que ce soit en termes de croissance ou de lutte contre les inégalités sociales. Alors qu’en 1960, les dépenses publiques des États de l’OCDE représentaient 30 % du PIB, elles dépassent 40 % en 2024. Dans certains pays, comme la France, ce ratio excède même 50 %. Depuis le milieu des années 1990, les dépenses publiques britanniques ont augmenté de six points de pourcentage du PIB, tandis que celles de la Corée du Sud ont progressé de dix points.

    Aux États-Unis, en 1950, les dépenses publiques consacrées aux services publics, comme les salaires des enseignants ou la construction d’hôpitaux, représentaient 25 % du PIB, alors que les dépenses sociales n’en représentaient que 8 %. Les dépenses de retraite étaient alors inférieures à 3 % du PIB.

    Les prestations sociales avant les services publics et les investissements

    En 2024, les prestations sociales représentent plus de 15 % du PIB, un niveau relativement faible par rapport aux autres pays de l’OCDE. Depuis les années 1980, l’augmentation des dépenses sociales s’est accélérée, en partie à cause du vieillissement démographique et du ralentissement de la croissance. Au sein de l’OCDE, les dépenses sociales sont passées de 14 % à 21 % du PIB entre 1980 et 2022. À cela s’ajoutent les engagements futurs, tels que les retraites et les pensions d’invalidité qui constituent un « passif social ». Selon l’économiste James Hamilton de l’Université de Californie à San Diego, ce passif social aux États-Unis représenterait six fois le PIB.

    Le vieillissement de la population pèse sur les finances publiques. En 2022, 33 millions de personnes avaient plus de 85 ans dans l’OCDE, soit 2,4 % de la population totale. En 1970, elles n’étaient que 5 millions, représentant 0,5 % de la population. Entre 1980 et 2022, les dépenses sociales dans les pays de l’OCDE sont passées de 14 % à 21 % du PIB. En France, elles dépassent 33 %.

    Une envolée de la dette publique

    Durant les quarante dernières années, les États ont accru les impôts moins rapidement que les dépenses, provoquant ainsi une envolée de la dette publique. La dette publique aux États-Unis, en Italie, en Grèce ou en France, dépasse désormais 100 % du PIB. La progression rapide des dépenses sociales a contraint les États à réaliser des économies sur les services publics, le fonctionnement des administrations et les investissements.

    Cette augmentation des dépenses sociales est imputable non seulement au vieillissement démographique, mais aussi à la montée des inégalités. Incapables de corriger ces inégalités en amont, les États interviennent sous forme de prestations sociales. Le financement de ces prestations accapare une part croissante de la richesse des pays, entraînant une hausse du coût du travail, ce qui pèse sur les salaires et favorise les délocalisations.

    En cherchant à être les béquilles du capitalisme, les États n’ont-ils pas fait fausse route ? Depuis les années 1980, les États sont passés d’une logique assurantielle à une logique d’assistance en matière de prestations sociales. Les aides sont de plus en plus conditionnées à des niveaux de ressources. Aux États-Unis, cette tendance est également observée. En 1980, le quintile des Américains les moins bien payés recevait des transferts sous condition de ressources équivalant à un tiers de leur revenu brut. Depuis les années 1970, la part des Américains bénéficiant de bons alimentaires a doublé, atteignant une personne sur huit.

    Les États sont devenus plus généreux en période de crise. Pendant la pandémie de Covid-19, ils ont accordé des aides aux actifs et aux entreprises affectés, ainsi qu’à de nombreuses personnes qui continuaient à travailler. Pendant la crise énergétique de 2022, de nombreux gouvernements ont pris des mesures pour atténuer les effets de l’augmentation des prix de l’énergie. Même l’Allemagne, traditionnellement réputée pour sa rigueur budgétaire, a alloué 4,4 % du PIB pour protéger les ménages et les entreprises des conséquences de la guerre en Ukraine.

    Ces dernières années, les gouvernements semblent avoir perdu toute mesure. Aux États-Unis, la loi Inflation Reduction Act, visant à financer des investissements écologiques, pourrait coûter plus de 1 000 milliards de dollars. En Italie, un projet visant à encourager les propriétaires à rendre leur logement plus écologique est devenu incontrôlable, le gouvernement ayant déjà déboursé plus de 200 milliards d’euros (soit 10 % du PIB).

    Les États à la recherche d’efficacité
    @adobestock

    L’impossible solution fiscale

    Depuis la crise financière de 2008, les gouvernements ont agi comme si des dépenses supplémentaires pouvaient être réalisées sans augmenter les impôts ni opérer des arbitrages budgétaires. Entre les années 1960 et 1990, les recettes fiscales en pourcentage du PIB des pays riches ont régulièrement augmenté. Depuis les années 2010, elles stagnent. Dans les années 1970 et 1980, les réformes fiscales étaient partagées équitablement entre celles qui augmentaient et celles qui réduisaient les recettes. En revanche, les réformes récentes se sont concentrées sur la réduction des impôts. En 2022, 85 % des réformes de l’assiette de l’impôt sur le revenu des particuliers dans les pays de l’OCDE ont conduit à une baisse de l’impôt collecté.

    En France, les gouvernements ont supprimé ces dernières années la taxe d’habitation, la redevance audiovisuelle, la première tranche de l’impôt sur le revenu et une partie de l’ISF, sans compenser ces pertes fiscales par de nouvelles sources de revenus ou par des économies budgétaires. Le résultat est le maintien de déficits publics élevés malgré la reprise économique depuis 2021. En 2024, le déficit public moyen de l’OCDE est de 4,4 % du PIB, dépassant 7 % aux États-Unis et atteignant 6 % en France. Dans le passé, de tels taux n’étaient observés qu’en période de guerre ou de récession.

    Des services publics dégradés

    Face à l’explosion des dépenses sociales, les gouvernements ont tendance à réduire les crédits alloués aux services publics. À l’exception de la France, la part de l’emploi dans le secteur public, en pourcentage du total, a diminué depuis la fin des années 1990. En raison de la complexification du droit et de la diminution des moyens alloués à l’administration, son efficacité a diminué. Aux États-Unis, le délai pour obtenir un permis de construire pour un projet résidentiel a doublé en trente ans. Au Royaume-Uni, les tribunaux du travail sont confrontés à d’importants retards en raison d’une pénurie de juges, avec des audiences sur les licenciements abusifs ou les discriminations raciales prévues jusqu’en 2026. En Australie, le délai de traitement des demandes de passeport est passé de trois à six semaines entre 2022 et 2024.

    Des investissements en baisse et de plus en plus difficiles à réaliser : La réalisation d’investissements publics, comme les lignes ferroviaires à grande vitesse ou les métros, prend désormais des décennies, alors que dans les années 1970, quelques années suffisaient. La France a réussi à construire 18 centrales nucléaires entre la fin des années 1960 et la fin des années 1980, tandis qu’il a fallu 17 ans pour achever la seule centrale EPR de Flamanville. Aux États-Unis, l’Empire State Building a été construit en un an dans les années 1930. Aujourd’hui, un tel projet prendrait trois ou quatre fois plus de temps. Dans les années 1950 et 1960, les gouvernements, notamment en Allemagne et au Japon, ont construit des millions de logements sociaux et des milliers de kilomètres de routes et de voies ferrées.

    Pour limiter la dérive de leurs finances, les États ont réduit leurs investissements dans la recherche et le développement. En 2023, les États de l’OCDE financent 10 % des dépenses de recherche, contre plus de 17 % en 1981. Presque toutes les avancées récentes en matière d’intelligence artificielle proviennent du secteur privé, alors que jusqu’aux années 1980, les grandes innovations technologiques, telles qu’Internet ou les trains à grande vitesse, étaient souvent le fruit d’investissements publics.

    La réforme, un mot honni

    Depuis les années 2010, les gouvernements réforment peu. Quand ils le font, la croissance économique n’est rarement leur priorité. En 2024, les gouvernements sont tiraillés entre la nécessité de stabiliser les impôts et celle de trouver de nouvelles ressources pour financer les dépenses publiques en augmentation. Dans son budget 2024-2025, le nouveau gouvernement britannique devrait augmenter les impôts sur l’épargne et l’investissement, au risque de freiner la croissance. Le Canada a augmenté les impôts sur les plus-values. En France, le gouvernement envisage d’augmenter les impôts sur les entreprises et les ménages les plus aisés. Aux États-Unis, où le déficit annuel atteint 7,3 % du PIB, les candidats à la présidence refusent d’envisager des hausses d’impôts. À la place, ils promettent de nouvelles baisses d’impôts qui risquent d’aggraver encore le déficit public. Les deux candidats ont proposé l’exonération des pourboires de l’impôt sur le revenu. Donald Trump a promis l’exonération des heures supplémentaires et une forte augmentation des droits de douane, qui sont dans les faits un impôt sur la consommation des produits importés.

    Les gouvernements recourent à des expédients pour tenter de limiter la dérive des déficits publics, mais ils sont peu nombreux à chercher à améliorer l’efficacité des dépenses ou à moderniser le système fiscal. Des impôts à large assiette et à faible taux permettraient d’augmenter les recettes publiques tout en étant plus neutres économiquement. Le relèvement des taux de TVA constitue également une solution pour accroître les recettes, générant généralement peu de contestation.

    Les pays d’Europe du Nord ont des taux de TVA allant de 24 % à 25 %. Récemment, l’Estonie a augmenté sa TVA pour financer son industrie de la défense. Aux États-Unis, les Républicains s’opposent à toute augmentation de la TVA, arguant que cet impôt est régressif. Les ménages modestes consacrent en effet une part plus importante de leurs revenus à la consommation de biens et de services que les ménages plus aisés. Cependant, ces ménages sont aussi ceux qui bénéficieraient le plus de services publics efficaces.

    Des gains de productivité pour faire face à l’augmentation des dépenses

    Un autre argument contre l’augmentation de la TVA est son impact inflationniste. Cependant, depuis le printemps 2024, l’inflation est en nette diminution, et la faible croissance devrait inciter les entreprises à ne pas répercuter entièrement cette hausse sur les prix. Les États ont une ardente obligation à dégager des gains de productivité pour faire face à l’augmentation des dépenses de retraite et de santé, et pour réduire leurs déficits publics. Ils devront probablement recourir à la fiscalité, mais en privilégiant des impôts à fort rendement et aussi neutres que possible d’un point de vue économique.

  • Les ministres de l’Intérieur des 27 vers un durcissement de la politique migratoire européenne

    Les ministres de l’Intérieur des 27 vers un durcissement de la politique migratoire européenne

    Lors d’une réunion du Conseil pour la justice et les affaires intérieures, prévue au Luxembourg jeudi 10 octobre, les ministres de l’Intérieur des 27 États membres discuteront du renforcement des frontières extérieures de l’Union européenne (UE) et de la meilleure façon de renvoyer dans leurs pays d’origine les migrants en situation irrégulière.

    Lors d’un déjeuner informel à huis clos le 10 octobre, et selon des informations recueillies par Euractiv, les ministres des 27 devraient évoquer les moyens à leur disposition pour rationaliser les retours de migrants déboutés de leur demande d’asile, notamment en mettant en place des « hubs de retour » (return hubs) hors de l’UE.

    Ils devraient aussi évoquer le rôle de l’Agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes (Frontex), la meilleure façon de renforcer leurs relations avec des États non-membres de l’UE, et l’approche à envisager pour expulser des « personnes représentant une menace pour la sécurité », originaires de pays dits « sensibles ».

    La réunion, sous le patronage de la présidence hongroise, devrait poser les bases d’une déclaration commune publiée par les dirigeants des États membres, lors du prochain sommet de l’UE à Bruxelles, les 17 et 18 octobre.

    « Le Conseil européen appelle à intensifier la coopération avec les pays d’origine et les pays de transit, par le biais de partenariats mutuellement bénéfiques, afin de s’attaquer aux causes profondes et de lutter contre la traite et le trafic, pour prévenir les départs irréguliers et les pertes de vies humaines », indique un projet de conclusions du Conseil européen, envoyé aux gouvernements de l’UE samedi 5 octobre et obtenu par Euractiv.

    Ces discussions s’appuient sur une note — dite « non-paper » dans le jargon bruxellois — rédigée vendredi 4 octobre par quinze pays membres, plus la Suisse et la Norvège, et qui appelle à une révision de la directive « retour ». Adoptée pour la première fois en 2005 et révisée en 2008, cette dernière définit ce que les États membres peuvent et ne peuvent pas faire lorsque des migrants en situation irrégulière se sont vus refuser l’asile et doivent quitter le territoire européen.

    Les secours maritimes transfèrent 27 migrants au port d'Almeria après qu'ils aient été secourus de deux bateaux en mer d'Alboran, à Almeria, en Espagne, le 03 août 2019. ©EPA-EFE/RICARDO GARCIA
    Les secours maritimes transfèrent 27 migrants au port d’Almeria après qu’ils aient été secourus de deux bateaux en mer d’Alboran, à Almeria, en Espagne, le 03 août 2019. ©EPA-EFE/RICARDO GARCIA

    « Le cadre juridique actuel ne reflète plus suffisamment les besoins des [États membres] pour assurer des expulsions efficaces », souligne la note rédigée par l’Autriche et les Pays-Bas, et signée par une douzaine d’autres États de l’UE, dont la France, l’Italie et l’Allemagne.

    « Cette directive empêche, en réalité, les retours », affirmait mardi 8 octobre le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau à l’Assemblée nationale, qui appelle de ces vœux une « refonte complète » du texte.

    La Commission avait proposé des modifications de cette directive en 2018 et les gouvernements de l’UE s’étaient mis d’accord sur une position commune en 2019, mais le projet législatif avait été bloqué lors de son examen par la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) au Parlement européen, en raison de désaccords entre groupes politiques.

    Le non-paper de vendredi appelle donc à « un changement de paradigme dans le processus de retour, vers des obligations et des devoirs pour le ressortissant de pays tiers faisant l’objet d’une décision de retour » et cherche à définir un « cadre juridique moderne » pour améliorer ces procédures.

    La Commission européenne ne devrait cependant pas proposer de modification de la directive « retour » avant l’entrée en fonction du nouveau Collège, au plus tôt en décembre 2024.

    Différents modèles de migration

    Bruxelles avait en mai dernier adopté le Pacte sur la migration et l’asile, qui visait à renforcer la réponse de l’Union face aux migrations irrégulières, à mieux partager avec les pays de première entrée la responsabilité du contrôle des frontières extérieures de l’UE grâce à un nouveau mécanisme de « solidarité », et à mettre en place des contrôles de « pré-filtrage », avant que les migrants irréguliers ne pénètrent sur le territoire européen.

    Mais depuis les élections européennes de juin 2024 et les scrutins nationaux en France et aux Pays-Bas, les États membres semblent de plus en plus décidés à durcir la politique migratoire de l’Union et à multiplier les accords de retour avec des pays tiers.

    « Les défis actuels concernant le système d’asile et de migration de l’UE, y compris la forte augmentation des arrivées irrégulières, sont insoutenables », avaient écrit quinze États de l’Union dans une lettre adressée à la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, en mai dernier.

    Ces derniers appelaient déjà à des « partenariats étendus » avec des pays non-membres de l’UE situés le long des routes migratoires, « en changeant notre approche de la gestion de la migration irrégulière en Europe, afin de soutenir les réfugiés et les communautés d’accueil dans les régions d’origine ».

    La manière dont ces accords passés entre l’UE et des pays tiers fonctionnent dans la pratique, et dans quelles mesures ceux-ci sont conformes au droit international continue de faire l’objet de nombreux débats et de multiples controverses depuis des années.

    Reste cependant que l’accord signé par l’Italie avec l’Albanie intéresse beaucoup les capitales européennes. Selon ce dernier, les exilés interceptés durant la traversée de l’Adriatique devraient être transférés sur le sol albanais, où leur demande d’asile sera étudiée par les autorités de Rome.

    En Grande-Bretagne, l’ancien gouvernement conservateur du Premier ministre Rishi Sunak prévoyait de déporter des demandeurs d’asile au Rwanda, mais a dû faire face à l’opposition de la Cour suprême du Royaume-Uni. La mesure a finalement été abandonnée par le gouvernement de centre gauche du Premier ministre travailliste Keir Starmer.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 10.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 10.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le 10 octobre 2024, Dans les titres du flash quotidien des expatriés de ce jeudi : Un avion Air France a failli être touché par un missile iranien – Les Français de Floride face à Milton tandis qu’en France, c’est une tempête qui frappe

    Un avion d’Air France se trouvait au-dessus de l’Irak

    Quand l’Iran a tiré ses premiers missiles en direction d’Israël le 1er octobre, un vol en direction de Singapour se trouvait à proximité. L’organisation syndicale Atel a publié une analyse, heure par heure, des événements, en faisant notamment observer qu’il était 16 heures (heure universelle) quand l’avion a pénétré le corridor irakien. A ce moment-là, assure le syndicat, cela faisait déjà une heure et quarante minutes que les médias américains annonçaient que l’Iran préparait une attaque imminente. Trois autres appareils KLM ont fait demi-tour avant même d’arriver au corridor et un quatrième a modifié son plan de vol pour passer par l’Egypte, toujours selon cette source, qui présente des captures d’écran. Alors pourquoi Air France (qui détient KLM) n’a pas fait de même ? Une enquête est ouverte en France.

    Photo montage ©SUD-OUEST
    Photo montage ©SUD-OUEST

    Milton arrive en Floride

    Certains l’annoncent comme la tempête du siècle, cet ouragan de catégorie 5 devrait toucher au cours de la nuit de mercredi à jeudi, la Floride. Sur place, le consulat est mobilisé, sur le site vous pouvez retrouver toutes les informations des autorités américaines traduites en français. Mais les élus consulaires comme le personnel du consulat et le Consul sont aussi sur le terrain et disponibles sur les réseaux sociaux. Consultez l’article dédié sur Lesfrancais.press pour en savoir plus.

    Carte prévisionnelle pour l'ouragan Milton de la @Chaine Météo
    Carte prévisionnelle pour l’ouragan Milton de la @Chaine Météo

    L’ancien ouragan Kirk a frappé la France

    Devenue une dépression, celle-ci s’est intensifiée en France, ce mercredi 9 octobre, entraînant des « pluies intenses » de la Vendée aux Ardennes et de forts coups de vent dans le sud-ouest du pays, et perturbant le trafic ferroviaire en Nouvelle-Aquitaine. Par précaution, la SNCF avait programmé une interruption totale du trafic sur plusieurs axes mercredi, notamment entre Dax (Landes) et Tarbes (Hautes-Pyrénées), Bayonne et Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) ou encore Saintes et Royan (Charente-Maritime). Dans la région, un fort coup de vent a déjà été ressenti, notamment sur les sommets de l’ouest du massif pyrénéen : selon Météo-France, des rafales à 211 km/h ont été enregistrées dans la nuit dans le secteur de la station de ski d’Iraty, dans les Pyrénées-Atlantiques. En tout, c’est trente-cinq départements qui ont été placés en vigilance orange « pluie-inondation », « vent » et/ou « crues. Un mois de pluie est tombé en une journée sur un axe allant de la Vendée à la Champagne-Ardenne, au sud de la Picardie en passant par la région parisienne.

    carte des précipitations en France suite à la tempête Kirk
    carte des précipitations en France suite à la tempête Kirk

    C’est ainsi que se termine ce flash quotidien des expatriés, bon jeudi à toutes et à tous où que vous soyez.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français de Floride face à l’ouragan Milton

    Les Français de Floride face à l’ouragan Milton

    L’ouragan Milton s’approche des côtes est américaines, les Français de Floride se préparent comme les Américains à surmonter cette épreuve. Car Milton a le potentiel d’être l’un des ouragans les plus destructeurs jamais enregistrés dans le centre-ouest de la Floride ». L’ouragan Milton, un temps rétrogradé en catégorie 4, a regagné en puissance pour revenir en catégorie 5, la plus élevée, sur l’échelle de Saffir-Simpson. C’est avec cette force que celui-ci devrait toucher la côte ouest de la péninsule de Floride dans la nuit du mercredi 9 octobre au jeudi 10 octobre selon les prévisions météorologiques du Centre national des ouragans.

    Évacuer ou rester ?

    Selon les prévisions, Milton traversera probablement la Floride avant d’atteindre l’océan Atlantique, le Centre national des ouragans (NHC) mettant en garde contre des « conséquences potentiellement mortelles pour certaines parties de la côte ouest de la Floride mardi ou mercredi ». L’ouragan pourrait, d’après sa trajectoire anticipée par le NHC, épargner l’intérieur des terres américaines, comme les montagnes de Caroline du Nord où l’ouragan Helene a occasionné de graves dégâts en déclenchant notamment des inondations.

    Pour Michael Lowry, cité par l’AFP« si les pires prévisions se concrétisent pour la région de la baie de Tampa, les submersions côtières provoquées par Milton pourraient être le double de celles observées il y a deux semaines durant Helene ».

    Le passage de Milton, mardi, au large de la péninsule du Yucatan, n’a pas fait de victimes, ne provoquant que quelques dégâts matériels. Mais, avec des vents annoncés jusqu’à 270 km/h cette nuit, la Floride se prépare au pire.

    Carte prévisionnelle pour l'ouragan Milton de la @Chaine Météo
    Carte prévisionnelle pour l’ouragan Milton de la @Chaine Météo

    Alors que les secours sont toujours à pied d’œuvre pour venir en aide aux nombreuses victimes de l’ouragan Helene, « toute la péninsule de Floride est sous une forme soit de surveillance soit d’alerte », a déclaré mardi Ron DeSantis, le gouverneur de Floride, à l’approche de Milton.

    Sur les 67 comtés de Floride, 51 sont sous un décret d’état d’urgence. Les autorités ont émis des ordres d’évacuation obligatoire pour des parties du comté de Pasco et de l’île d’Anna Maria, près de Tampa, à partir de lundi, tandis qu’une poignée d’autres localités ont demandé aux résidents de certains types de bâtiments, comme les établissements de soins de longue durée, d’évacuer.

    De nombreux Américains ont fait le choix de rester pour tenter de protéger leurs biens, et ce alors que la Gouverneure de Floride a été claire dans ses déclarations, « Si vous restez c’est la mort qui vous attend ». Parmi ceux qui ont fait ce choix, on retrouve des Français. D’ailleurs, l’élu consulaire Axelle Gault, refusant de juger les décisions personnelles des uns et des autres, publie ses réseaux sociaux des posts pratiques comme celui indiquant où on peut trouver des sacs de sable pour tenter de limiter l’entrée des eaux dans les domiciles, bureaux et commerces.

    Mobilisation consulaire

    Depuis Paris, Roland Lescure, qui assiste aux débats sur le budget français 2025, est aussi mobilisé et veille aux actions de notre consulat à Miami pour lutter contre l’ouragan Milton.

    « J’exprime tout mon soutien aux Français de Floride face à la montée de l’ouragan Milton. Je sais les dégâts matériaux et les victimes déjà causées par l’ouragan Helene ces dernières semaines. Le consulat de Miami est pleinement mobilisé pour accompagner les Français qui en auraient besoin dans cette période difficile. Je suis en contact constant avec le consul général, suis de près la situation et me tiens informé des évolutions. »

    Roland Lescure, député des Français d’Amérique du Nord et ancien ministre de l’Industrie

    Et en effet sur le site du consulat, vous pouvez retrouver toutes les informations des autorités américaines traduites en français. Celles-ci sont aussi disponibles sur les réseaux sociaux.

    Le Président du Conseil consulaire, Franck Bondrille, félicite d’ailleurs les équipes du Consulat comme le Consul, pour leur présence sur le terrain et leur disponibilité pour nos compatriotes. À travers les boucles Whatsapp et Télégram, il est possible d’échanger directement avec eux. Là encore, vous pouvez trouver les noms et coordonnées de vos élus locaux sur le site du consulat de Miami.

    « En Floride, le Consulat communique beaucoup, entre les chefs d’îlots, le consulat et les élus, nous sommes en contact permanent. Sur nos boucles Whatsapp et autres, nous échangeons aussi avec nos compatriotes »

    Franck Bondrille, président du Conseil consulaire
  • Alain-Pierre Mignon : « une nouvelle dynamique pour l’UFE »

    Alain-Pierre Mignon : « une nouvelle dynamique pour l’UFE »

    Écouter le podcast d’Alain-Pierre Mignon

    Président de l’Union des Français de l’étranger monde (UFE) depuis mars 2023, Alain-Pierre Mignon fait, pour Lesfrancais.press, un premier bilan de son action à la tête de cette association. Au cours de ce podcast, celui qui est aussi chef d’entreprise, partage, entre autres, son regard sur l’évolution de l’expatriation. Cette nouvelle donne à un impact sur les actions de l’UFE. C’est pourquoi une nouvelle dynamique est indispensable pour répondre aux demandes des Français de l’étranger qui se transforment depuis des années. Écoutez l’intégralité de ce podcast pour découvrir les ambitions de l’UFE et de son président, Alain-Pierre Mignon.

    UFE : une association engagée pour les expatriés

    Notre invité, Alain-Pierre Mignon, réside en Asie. C’est un chef d’entreprise. Il est Conseiller du commerce extérieur. Il est également Conseiller des Français d’Indonésie, et il a été président du groupe « Les Républicains » à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Il a aussi présidé la Caisse des Français de l’étranger de 2015 à 2022. Alain-Pierre Mignon est aux commandes de l’UFE-Monde depuis mars 2023.

    Alain-Pierre Mignon
    Alain-Pierre Mignon

    Depuis plusieurs décennies l’Union des Français de l’étranger (UFE) organise diverses activités à destination de nos compatriotes expatriés. L’action de cette association se définit autour de 4 valeurs : l’accueil, l’entraide, la convivialité et le rayonnement. Il existe plus de 140 antennes de l’UFE dans le monde. Et « chaque représentation de l’UFE est un petit morceau de France à l’étranger » selon le site internet de l’organisation. Reconnue d’utilité publique, l’UFE est présente dans différentes commissions officielles organisées par les consulats de France et les ambassades, comme celles des bourses scolaires ou du STAFE. Une association qui semble donc bien ancrée chez nos ressortissants vivant hors de France. 

    Pour autant, concernant l’expatriation, « les temps ont changé » constate notre invité. En effet celle-ci s’est transformée au fil des ans. De plus, « la binationalité est une composante dont il faut tenir compte » indique-t-il. Aussi, ces transformations sociologiques font en sorte qu’au sujet de l’UFE, nous dit son président,

    « Il n’est pas nécessaire de conduire une étude, un audit, une série d’évaluations pour constater que l’UFE a besoin d’une nouvelle dynamique »

    Alain-Pierre Mignon, Président de l’Union des Français de l’étranger

    Comment cela se concrétise ? « Le paysage associatif à l’étranger nous oblige à revoir notre offre, la rendre plus attractive répondant aux besoins des jeunes, des moins jeunes et des seniors ». Et, au cours de son interview, le Président de l’UFE monde, Alain-Pierre Mignon, présente également plusieurs actions et les nouveaux services proposés par son association.

    Les nouvelles offres de l’UFE : stages, emplois, entrepreneuriats, santé

    Parallèlement, notre invité souhaite aussi mettre en avant les initiatives déjà entreprises par les différentes antennes de l’UFE à travers le monde. Il dit d’ailleurs au sujet de celles et de ceux qui les animent : « j’ai pu me rendre compte de la qualité, de la générosité et de la disponibilité de plusieurs milliers de Françaises et de Français que constitue notre réseau de représentations dans le monde ». C’est pourquoi, intégrer un réseau comme celui qu’il préside à des avantages indique notre invité. Aussi, pour lui :

    « Être membre de l’UFE c’est faire partie d’une grande et généreuse famille sur laquelle vous pourrez compter pour accompagner votre expatriation ». » Alain-Pierre Mignon, Président de l’UFE-Monde.

    Alain-Pierre Mignon, Président de l’UFE-Monde.

    Parmi les nouveaux services que propose l’UFE, il y a notamment celui des stages pour les jeunes qui, au cours de leurs années universitaires, sont à la recherche d’expériences professionnelles. Aujourd’hui, les étudiants rencontrent encore des difficultés à concrétiser leurs démarches auprès des entreprises. Il s’agit donc de les aider. Plus largement, c’est aussi tout le marché de l’emploi qui fait partie des nouvelles offres, ainsi, nous informe notre invité : 

    « Nous ouvrons une plateforme UFE ESPACE EMPLOI pour des recherches de travail à l’étranger mais également de compétences ».

    Alain-Pierre Mignon, Président de l’Union des Français de l’étranger

    Des actions pour favoriser l’entrepreneuriat ou bien encore pour répondre aux problématiques liées à la santé sont aussi intégrées dans les nouveaux services de l’UFE.  Vous les découvrirez en écoutant le podcast. Une conciergerie UFE est même actuellement à l’étude.

    La nouvelle application de l’UFE à télécharger

    Pour mieux faire connaître les nouveaux services de l’UFE, Alain Pierre Mignon se fixe un objectif : « nous allons mieux communiquer en 2025 » déclare-t-il. Toutefois, de récents moyens pour faciliter l’interaction ont d’ores et déjà été mis en place par l’UFE-Monde. Ainsi, une application a été lancée, et, comme nous le dit notre invité :

    « Dans cette application de l’UFE vous trouverez toutes les informations »

    Alain-Pierre Mignon, Président de l’UFE-MONDE

    Enfin, l’arrivée de Sophie Primas, la nouvelle ministre déléguée au commerce extérieur et aux Français de l’étranger, est évoquée au cours de cet entretien. Que souhaite entreprendre le président de l’UFE-Monde avec le nouveau gouvernement ? La réponse à cette question, et toutes les autres sont dans le podcast.

    Ainsi, pour tout connaître de l’UFE-Monde et de ses nouveaux services, ainsi que sur l’évolution de l’expatriation, écoutez en intégralité l’interview d’Alain-Pierre Mignon, le président de cette association, un podcast Lesfrancais.press