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  • France : une morgue provisoire dans le marché international de Rungis

    France : une morgue provisoire dans le marché international de Rungis

    La morgue installée depuis début avril dans un hangar du marché de Rungis est critiquée pour sa gestion.

  • Action Support France – Quand des Français de Hong-Kong livrent des masques au Cannet (06) !

    Thibaud Sarrazin nous parle de « Action Support France ».

    Cadre en assurance, en Chine depuis 11 ans, élu consulaire en Chine du Sud, président des alumni HEC en Chine du Sud, administrateur de l’UFE Monde et des anciens élèves des lycées Français du monde, Thibaud Sarrazin, aujourd’hui à Hong Kong, a accepté de répondre à nos questions sur l’opération « Action Support France ».

    Tous bénévoles, les six Français ont décidé de mettre leur réseau au service de leur pays et aidé à fournir des masques en cette période de crise sanitaire.

    Qui sont-ils ?

    Thibaud Sarrazin, Patrick-Marie Herbet et Thomas Baccino pour l’équipe basée en Chine et à Hong Kong.

    Et Matthias Baccino, Mathieu Ramadier et Emilien Siméoni pour l’équipe en France.

    Thibaud Sarrazin nous en parle.

    La ville du Cannet a bénéficié des masques livrés grâce à l’opération « Action Support ».

    Ensuite nous avons contacté Michelle Tabarot, ancien maire du Cannet dans les Alpes-Maritimes aujourd’hui députée. Touchée par le cumul des mandats, elle avait en juillet 2017 laissé sa place à Yves Pigrenet comme maire du Cannet.

    Elle répond à nos questions et nous explique comment les collectivités locales en France s’organisent face à cette pénurie de masques.

    ECOUTEZ LES INTERVIEWS EXLCLUSIVES DE THIBAUD SARRAZIN ET DE MICHELLE TABAROT A LA FRENCH RADIO 

    Catya Martin, journaliste, Rédactrice en chef de la French Radio Hong-Kong et du magazine des Français de Chine, Trait d’Union

     

  • Macron rencontre le Pr. Raoult à Marseille – 91% de taux de guérison sur plus de 1000 patients

    Macron rencontre le Pr. Raoult à Marseille – 91% de taux de guérison sur plus de 1000 patients

    Le président est arrivé à l’IHU peu avant 16 heures. Cette rencontre n’était pas un déplacement officiel susceptible d’être connu du grand public selon cette même source. Le professeur Didier Raoult s’est fait notamment connaître pour prôner l’usage de l’hydroxychloroquine dès l’apparition des premiers symptômes du coronavirus.

    Une rencontre avec différents scientifiques

    Quelques jours avant sa prise de parole à la télévision, prévue ce lundi, Emmanuel Macron a décidé de s’afficher aux côtés de différents scientifiques experts du coronavirus. « Ce déplacement à Marseille s’inscrit dans la même logique que la séquence de ce matin, indique ainsi une source présidentielle à l’AFP. Le président souhaite se faire exposer l’ensemble des pistes et essais thérapeutiques en matière de traitement du Covid-19. Ce matin, il est allé au CHU du Kremlin-Bicêtre où on lui a présenté les essais du programme Discovery. L’idée du déplacement de ce matin, comme celui avec Didier Raoult, est de faire le point sur toutes les perspectives disponibles de traitement contre le virus. » De

    Un moyen également d’approuver les démarches entreprises par le professeur Didier Raoult, pourtant contestées dans le passé par l’Agence régionale de santé et certains membres de la communauté scientifique ? L’Elysée ne veut pas envoyer ce message, conscient peut-être de la division qui pourrait en découler.

    « La visite d’Emmanuel Macron ne légitime pas un protocole scientifique comme celui de Didier Raoult, tient à préciser à l’AFP une source présidentielle. Il marque l’intérêt de l’exécutif pour des effets thérapeutiques, qu’ils soient prometteurs ou pas. Nous sommes dans un centre d’excellence reconnu sur le plan national. Il est normal que le président rende visite au professeur Raoult. »

    Une étude avec un taux de succès de 91% a été remise au Président de la République

    Le professeur Didier Raoult a réservé au président de la République l’exclusivité de son étude de suivi sur 1.061 patients passés par ses services. La guérison virologique a été obtenue chez 973 patients en 10 jours. L’information a été dévoilée par Les Echos .

  • Demain est-il toujours le jour d’après ?

    Demain est-il toujours le jour d’après ?

    Il y a ceux qui se complaisent à refaire le match d’hier en se lamentant de l’absence de masques et de tests et il y a ceux qui rêvent de l’avènement d’un autre monde. L’idée du grand soir, d’un revival, fait flores. À la différence de la fin d’un conflit armé, la sortie de dépendance ne devrait pas s’accompagner de réelles scènes de liesse car elle risque d’être progressive et marquée par la crainte d’une résurgence du virus. Les pays seront suspendus à la découverte d’un vaccin ou d’un traitement curatif efficace. Quelles qu’elles soient, les sorties de choc sont difficiles à conduire pour les pouvoirs en place. Churchill, le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale fut battu aux élections législatives du mois de juillet 1945, les conservateurs n’obtenant que 197 sièges contre 393 aux travaillistes. En France, le Général de Gaulle décide de quitter le pouvoir, au mois de janvier 1946, faute de disposer d’une majorité pour soutenir son projet constitutionnel.

    Après une crise, la tentation de reprendre les jeux du passé entre en concurrence avec celle du changement. En 1918, la première l’avait emporté en France, quand après la Seconde Guerre mondiale, la situation avait été plus complexe. En 1945, sur le terrain institutionnel, la continuité fut de mise jusqu’en 1958 quand des révolutions se produisirent sur le plan social et sociétal, notamment avec le droit de vote des femmes et la création de la Sécurité sociale.

    En 2020, la crise sanitaire a un effet psychologique hors de proportion par rapport aux dégâts réels qu’elle occasionne. Le nombre de morts reste limité au regard des épidémies ou des conflits militaires passés. Du XIVe au XVIIIe siècle, la peste pesa lourdement sur la population européenne en entraînant la mort de millions de personnes. Son origine ne fut trouvée qu’au XIXe siècle avec la découverte du bacille responsable, baptisé Yersinia pestis véhiculés par les rats et transmis aux hommes par les puces. En 1832, le choléra tua plus de 100 000 personnes en France. La grippe espagnole entre 1918 et 1920 aurait provoqué le décès de plus de 240 000 personnes.

    Dans un monde qui a placé au cœur de ses priorités le principe de précaution, la survenue d’une épidémie a créé un effet de stupeur. L’incapacité des pays les plus riches à faire face malgré des systèmes d’État providence ultradéveloppés, n’a fait qu’accentuer cet effet. Dans une société d’abondance, de l’immédiateté qui est devenue la norme au temps d’Internet et des réseaux sociaux, le manque de masques, de gels hydroalcooliques est pour une grande partie de la population incompréhensible nourrissant ainsi les idées complotistes. Face à une situation mal appréhendée, face à la peur de perdre la vie, la recherche de bouc-émissaires est facile.

    Jamais une crise a donné lieu à autant de recours devant le Conseil d’État. Cette juridicisation du conflit s’inscrit dans une tendance de fond mais elle exprime également un état d’esprit de moins en moins consensuel au sein de la population. Faire front demeure le sentiment le plus partagé mais il n’est pas sans arrière-pensée.

    Si la crise perdure en raison de la résurgence du virus, si les déplacements demeurent limités et soumis à autorisation, si les pouvoirs publics sont contraints de prononcer régulièrement des confinements locaux ou régionaux, la vie économique et sociale s’en ressentira évidemment jusqu’au moment où l’immunité collective sera de mise, à moins qu’un vaccin soit développé d’ici là.

    Le secteur qui pourrait être le plus touché sera le tourisme et surtout celui au long cours. Entre le risque d’attraper le covid-19 et celui d’être bloqué loin de chez soi, les touristes renonceront dans les prochains mois à leurs projets. L’obligation de présenter à l’embarquement les résultats de tests pourrait être également assez dissuasive. Le transport aérien, les croisiéristes, les tours opérateurs, les hôtels de luxe, etc. pourraient connaître une à plusieurs saisons difficiles. L’essor contraint du télétravail marque la victoire absolue d’Internet et des réseaux. Le recours aux visio-conférences au sein des entreprises, au niveau des États a déjà changé la façon de diriger.

    Une approche plus long-termiste

    Pour certains, la crise actuelle est en lien avec la dégradation de l’environnement pouvant induire une demande plus importante d’action en faveur de la transition écologique. Ce lien est discutable au vu des expériences passées des épidémies qui bien souvent avaient été occasionnées par un manque d’hygiène et par une cohabitation entre l’homme et des animaux sauvages. Si de 1950 à 2019, l’Occident fut préservé par les grandes épidémies à l’exception du sida, ce ne fut pas le cas du tiers monde où des millions de personnes ont péri (choléra, Ébola, etc.).

    Un soutien en faveur des entreprises stratégiques, en particulier dans le secteur de la santé, est attendu. Comment s’exprimera-t-il ? Prendra-t-il la forme d’un nouveau protectionnisme au niveau de chacun des pays ou au niveau européen ?

    La victoire du tout État ?

    La crise pourrait relégitimer le rôle de l’Etat. Ce dernier pourrait s’immiscer plus fortement dans la gestion de l’économie. Le contrôle sur les entreprises et sur leurs dividendes pourrait se renforcer. Cette étatisation pourrait s’appuyer sur une demande de l’opinion publique. Les dépenses publiques devraient s’accroître. La France qui a le plus fort taux de dépenses publiques au sein de l’OCDE (près de 56 % en 2019) ne dispose guère de marges de manœuvre en la matière. Avec la réduction de l’activité marchande, les dépenses publiques rapportées au PIB devraient atteindre des sommets et se rapprocher des 60 %. La question sera leur repli dans les prochains mois dans un contexte de fortes demandes sociales.

    La pression à la hausse des dépenses de santé sera forte. Au sein de l’OCDE, elles atteignent déjà 8 % du PIB en 2010 contre 6,5 % en 2003. En France, elles dépassent déjà 12 % du PIB. Y-t-il un seuil à ne pas dépasser en matière de dépenses publiques ? Est-il imaginable de socialiser les deux tiers de l’activité économique d’un pays ? La tentation étatiste trouvera-t-elle comme limite la volonté des corps intermédiaires d’organiser le futur ? La défiance des opinions à l’encontre des pouvoirs publics offre-telle une chance aux partenaires sociaux de prendre la main, de retrouver un esprit de conquête afin de bousculer les tables et instituer de nouveaux schémas de pensée ?

    Ces vingt dernières années, la déréglementation désordonnée a fragilisé les liens sociaux au sein des entreprises et plus globalement au sein de la société. La crise actuelle peut-elle inverser la tendance et déboucher sur de nouveaux mo

  • La France songe à une coalition européenne pour émettre de la dette commune

    La France songe à une coalition européenne pour émettre de la dette commune

    Coalition pour une dette conjointe.

    La France n’écarte pas l’idée d’émettre de la dette avec d’autres pays européens et pourrait mettre en place une coalition de pays motivés en cas de veto allemand, a déclaré une source élyséenne à l’agence Reuters. L’idée d’une coalition initialement lancée par Pascal Lamy, l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pourrait faire son chemin.

    Alors que l’Eurogroupe est divisé sur la gestion de la crise sanitaire, la France défend l’importance de soutenir les économies européennes les plus touchées, comme l’Espagne et l’Italie, qui figurent également parmi les pays les plus endettés d’Europe.

  • Coronavirus: 541 morts en 24 heures à l’hôpital, 7148 personnes en réanimation

    Coronavirus: 541 morts en 24 heures à l’hôpital, 7148 personnes en réanimation

    541 patients sont morts au cours des dernières 24 heures à l’hôpital. Le nombre total de victimes du Covid-19 en France depuis le 1er mars s’élève au moins à 10.869 personnes.

  • Hospitalisation du Premier Ministre, télétravail et écoles fermées, les Français de Londres racontent

    Hospitalisation du Premier Ministre, télétravail et écoles fermées, les Français de Londres racontent

    Le Premier Ministre Britannique, Boris Johnson, 55 ans, est toujours en soins intensifs à l’hôpital St Thomas de Londres. L’homme fort de Londres, fer de lance du Brexit, qui avait il y a quelques mois obtenu une victoire éclatante aux élections législatives et travaillait ardemment, il y a encore quelques semaines, sur le dossier du Brexit, combat la pandémie qui l’a touché et dont il souffre depuis environ 10 jours.

    Une heure après le discours de la Reine dimanche 5 avril, Downing Street, résidence officielle du Premier Ministre, annonçait que Boris Johnson était hospitalisé dans le prestigieux hôpital St Thomas, à deux pas de ses bureaux et du Parlement britannique.

    Les Français du Royaume-Uni suivent l’évolution de la santé du Premier Ministre

    Boris Johnson pratiquait le télétravail jusqu’à son hospitalisation

    Le Premier Ministre a été placé lundi soir en soins intensifs, avec la possibilité, selon le communiqué officiel, de devoir être intubé. Les médias britanniques, et du monde entier, se sont immédiatement mobilisés pour couvrir cet évènement quasiment sans précédent dans l’histoire politique britannique, et ce alors que son ministre des affaires étrangères, Dominic Raab, était désigné comme « en charge » de la situation, sans que sa position soit parfaitement claire dans un pays qui, rappelons-le, n’a pas de constitution écrite et de règles clairement établies pour ce genre de situation.

    Les Français du Royaume-Uni suivent avec la plus grande attention cette situation sans précédent, parfois par le biais de conversations WhatsApp.

    L’Ambassade et le Consulat de France informent les Français

    Olivier Jauffrit, Français qui vit dans la banlieue de Londres depuis 17 ans, nous décrit la situation : « l’hospitalisation du Premier Ministre est un choc pour tous. Il ne fait bien sûr pas l’unanimité et ses premières réactions concernant la pandémie ont montré une fois de plus son dilettantisme habituel et a surement fait beaucoup de dégâts. Mais il faut aussi reconnaitre qu’il a mis en place un pack de soutien aux travailleurs et aux indépendants sans précédents qui a beaucoup surpris de la part d’un élu conservateur. Plus Churchill que Thatcher sur ce point ! ».

    Le Royaume-Uni a rapatrié de nombreux résidents sur le sol britannique, qui n’ont pas tous la nationalité donc, qui se trouvaient à l’étranger. Avions, trains, bateaux, tous les moyens étaient bons pour rejoindre l’île qui est désormais quasi totalement confinée.Le Consulat et l’Ambassade de France ont par ailleurs communiqué avec les Français du Royaume-Uni.

     » c’est bruyant, animé, tous les jours, à peu près tous les soirs, toute l’année. Et soudainement, plus rien. C’est très étonnant et un peu déprimant aussi » Vincent – Français à Londres

    Les londoniens confinés dans de petits logements

    Vincent, un Français qui habite également de longue date au Royaume-Uni, nous décrit une situation étrange : « j’habite dans le centre de Londres, c’est bruyant, animé, tous les jours, à peu près tous les soirs, toute l’année. Et soudainement, plus rien. C’est très étonnant et un peu déprimant aussi ».

    Difficile d’être confiné dans de petits logements

    Autre problème, le manque d’espaces de vie : les loyers sont exorbitants, et même des personnes avec de bons revenus peuvent vivre dans des espaces réduits. William, est franco-britannique et est venu vivre dans le pays de son père pour suivre de prestigieuses études a désormais un confortable salaire du Foreign Office et , statut de haut fonctionnaire oblige, ne risque pas d’être impacter. Pour autant, il vit dans 30 mètres carrés, ce qui est déjà bien plus que certains, et se sent plus qu’à l’étroit au bout de deux semaines : « quand on a pas de patrimoine initial, même un bon salaire ne suffit pas forcément à quitter un studio ou une colocation. Mais ne nous plaignions pas, vivre à Londres c’est aussi avoir d’excellents hôpitaux, de grands supermarchés qui restent largement fournis …. ».

    Les écoles s’adaptent, de manière variable

    Le lycée français de Londres organise des cours en ligne

    Concernant le système éducatif, les choses semblent ne pas trop chaotiques  : le lycée français est fermé mais a mis en place, comme les autres établissements, des vidéos, des cours en ligne, tout une batterie d’outils pour continuer à suivre ses 3 500 élèves. Ceux de terminale restent en attente d’explications concernant la façon dont leur moyenne, qui validera l’année faute de baccalauréat, sera calculée entre terme de notation pré-confinement et d’assiduité.

    Dans le système d’enseignement britannique, les choses sont plus variables d’une école à l’autre. Les fameuses « Public Schools » qui accueillent le gratin de la haute société britannique ont toutes mises en place des mécanismes extrêmement poussés avec cours en ligne pour limiter au minimum l’impact du confinement. Nul doute qu’Eton, où passent tous les princes de la famille Windsor, ne verra pas la qualité de son cursus réellement altéré, même si ces établissements sont aussi, habituellement, des lieux ou se pratique le sport de manière intensive.

    Olivier, dont la fille de 10 ans est également dans l’enseignement britannique, nous a décrit la situation dans son école (locale), et elle est plutôt bonne aussi : « les écoles sont fermées depuis le 20 mars. La première semaine, l’accompagnement passait par un appel en ligne sur skype, et l’école avait donné un projet : trouver des idées pour « sauver le monde ». La deuxième semaine, enfin les premiers jours car depuis ce sont les vacances de Pâques, a été plus structurée. Maintenant, je sais que ce fut beaucoup plus chaotique dans d’autres écoles, espérons que les vacances permettront, si besoin, d’organiser cela ! ».

    Ainsi et comme dans de larges parties du monde, la vie s’organise et les habitudes changent au Royaume-Uni. Le débat sans fin du Brexit a très largement été mis au frigo, celui du « Megxit » concernant le prince Harry et son épouse, également, et les considérations plus terre-à-terre dominent : occuper les enfants, organiser le télétravail, s’informer…

  • La sécurité informatique des entreprises françaises

    La sécurité informatique des entreprises françaises

    Le confinement de la population française a provoqué le développement du télétravail. Ce dernier a entraîné un essor des attaques informatiques en provenance de hackers qui exploitent les failles plus importantes des systèmes informatiques des particuliers. Ce problème souligne l’importance croissante de la sécurité informatique.

    Une étude récente de l’INSEE souligne qu’en 2018, 16% des sociétés de 10 personnes ou plus avaient dû faire face à un ou plusieurs incidents de sécurité informatique. Ces incidents pouvaient prendre la forme suivante : indisponibilité des services informatiques, destruction ou altération de données, divulgation de données confidentielles. Cela a concerné 13% des petites sociétés (10-19 personnes) et 30% des grandes sociétés (250 personnes ou plus).

    Au niveau des secteurs d’activité, ce taux est de 9% dans l’hébergement-restauration et de 21% dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques.

    40% des entreprises assurées

    Quatre sociétés de 10 personnes ou plus sur dix sont assurées contre les incidents de sécurité informatique. 30% des petites sociétés et 60% des grandes le sont. Dans l’ensemble, plus les sociétés sont exposées à ces incidents, plus elles sont dotées d’assurances contre ces risques. Les sociétés de l’information et de la communication sont fortement assurées et sont, en proportion, moins atteintes par des incidents. Elles sont davantage conscientes des risques et elles les prennent mieux en charge. À l’inverse, les sociétés de la construction sont les moins assurées contre ces risques bien qu’elles soient très exposées aux incidents.

    En 2018, 12% des sociétés de 10 personnes ou plus été confrontée à une indisponibilité de leurs services informatiques provoquée notamment à une attaque extérieure ou à une panne de logiciel ou de matériel informatique. Les incidents aboutissant à la destruction ou à l’altération de données concernent deux fois moins de sociétés (6%). Les incidents aboutissant à la divulgation de données confidentielles sont marginaux (2%). En 2019, 87% de sociétés de 10 personnes ou plus réalisent des activités en lien avec la sécurité de leur système d’information : tests de sécurité, formations à la sécurité des technologies de l’information et de la communication (TIC), résolution des incidents, etc. 2% des petites entreprises ne réalisent pas de test ou de formations. Ce taux est de 1% chez les grandes entreprises 67% des sociétés ont recours à des prestataires pour réaliser des activités de sécurité informatique, parfois en plus des employés de l’entreprise, et 20% les font réaliser uniquement par leurs propres employés.

    En 2019, 86 % des sociétés de 10 personnes ou plus mettent à jour régulièrement leurs logiciels et systèmes d’exploitation. C’est la mesure de sécurité la plus répandue. La mise à jour des logiciels permet notamment d’installer les derniers correctifs de sécurité émis par les éditeurs. Suivent l’authentification par mot de passe fort (70%), le contrôle d’accès au réseau informatique (69%) et la sauvegarde de données à l’extérieur. 94% des sociétés de 250 personnes ou plus utilisent un VPN pour sécuriser leurs échanges de données, contre 45% de l’ensemble des sociétés de 10 personnes ou plus.

  • L’Eurogroupe reste divisé après 16h de téléconférence

    L’Eurogroupe reste divisé après 16h de téléconférence

    Après une téléconférence de 16 heures qui s’est terminée mercredi matin (8 avril), les ministres des finances de la zone euro n’ont pas réussi à trouver un accord sur le paquet économique pour faire face à l’impact économique du coronavirus.

    Les désaccords ont persisté après que les Pays-Bas ont continué à insister sur des conditions strictes pour les prêts à taux réduit accordés aux pays durement touchés comme l’Espagne et l’Italie dans le cadre du fonds de sauvetage de la zone euro, le mécanisme de stabilité européen (MSE).

    Les ministres n’étaient pas non plus d’accord sur la question de savoir s’il fallait émettre des dettes communes, connues sous le nom de « coronabonds» , dans le cadre d’un plan de relance plus large visant à surmonter la grave récession que le coronavirus va provoquer.

    « Après 16h de discussions, nous sommes parvenus à un accord mais nous n’en sommes pas encore là» , a déclaré le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, sur son compte Twitter. La téléconférence reprendra jeudi.

    Avant le début de la réunion, les fonctionnaires nationaux et européens espéraient qu’un accord pourrait être conclu sur une série de prêts et de garanties pour protéger l’économie européenne des dommages causés par le coronavirus.

    Le paquet comprend une injection de liquidités d’un montant total d’environ 500 milliards d’euros destinée aux gouvernements nationaux (via le mécanisme européen de stabilité), aux entreprises (via la Banque européenne d’investissement) et aux travailleurs (via le nouvel instrument SURE de la Commission européenne).

    L’Eurogroupe doit également discuter du plan de relance qui devrait suivre ce paquet de liquidités, afin de relancer l’économie une fois que la pandémie aura reculé et que les pays auront levé les mesures de confinement.Mais les ministres n’ont pas réussi à faire une percée lors d’une longue téléconférence qui a débuté mardi à 16 heures. La discussion s’est interrompue à plusieurs reprises pour élaborer des propositions visant à combler ce qu’un fonctionnaire a qualifié de « grandes différences» .

    Les Pays-Bas et l’Autriche isolés

    Les deux pays réclament des conditions plus strictes pour les coronabonds. La Haye et Vienne insistent pour inclure une conditionnalité plus stricte attachée aux prêts pour les pays touchés par le coronavirus, durcissant la formule proposée par le fonds de sauvetage de la zone euro (ESM) et vue par EURACTIV.com.

    L’Italie et l’Espagne ont rejeté les conditions strictes que les Pays-Bas voulaient imposer aux gouvernements cherchant à puiser dans le fonds de sauvetage de la zone euro, selon un diplomate national qui s’est entretenu avec Euractiv sous le couvert de l’anonymat. L’Autriche et la Finlande ont soutenu La Haye dans sa demande de conditions d’accès au MES, mais se sont montrés « moins bruyants» , a expliqué un autre diplomate.

    L’Allemagne et la France ont fait un dernier effort mercredi matin pour tenter de trouver un compromis qui pourrait être présenté plus tard aux dirigeants européens, qui attendaient une décision de l’Eurogroupe. Ce compromis aurait laissé le chapitre de la conditionnalité de la MES ouvert afin de permettre aux dirigeants européens de poursuivre la discussion sur la formulation. Mais l’Espagne s’est opposée à cette alternative. Klaus Regling, le PDG du MES, avait déjà soutenu des propositions visant à réserver jusqu’à 240 milliards d’euros du fonds de sauvetage aux pays de la zone euro qui sollicitent un soutien, avec des règles de conditionnalité très légères et communes à tous. Mais La Haye a exigé un protocole d’accord spécifique à chaque pays, avec des réformes « favorisant la croissance»  que les gouvernements devraient mettre en œuvre une fois la pandémie sous contrôle.

    Les dirigeants divisés sur les mesures de relance contre la pandémie

    Jeudi 26 mars, les dirigeants européens avaient continué à ne pas être d’accord sur la réponse économique au coronavirus, les pays du Nord ayant rejeté l’idée d’émettre une dette commune, connue sous le nom d’« obligations corona» , proposée par neuf États membres pour financer la reprise. Les ministres des finances et les dirigeants de l’UE ne sont pas parvenus à un accord il y a deux semaines déjà sur une réponse européenne aux retombées économiques du COVID-19. Le virus devrait déclencher une récession plus grave qu’en 2009, année où l’économie de l’UE a chuté de -4,3 %.

    Les États membres de l’UE l’ont reconnu. Les dirigeants de Berlin, Paris et Madrid s’accordent à dire que le coronavirus est le plus grand défi auquel l’Europe a été confrontée depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais ils restent en désaccord sur les mécanismes de solidarité européens pour faire face à la tempête.

    Pour un groupe de neuf pays, dont l’Italie et l’Espagne, l’Europe devrait non seulement fournir des liquidités par le biais d’instruments tels que le mécanisme de sauvegarde d’urgence, mais aussi partager les coûts de la relance en émettant des dettes communes, ou « coronabonds» . La ministre espagnole de l’économie, Nadia Calviño, a déclaré aux journalistes avant la réunion que l’Eurogroupe devrait donner un « signal clair»  pour travailler « dès que possible»  sur une proposition d’émission de « dette commune»  qui, selon elle, sera nécessaire pour financer la reprise. Mais les « coronabonds»  restent un tabou pour une poignée de pays, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande. Comme alternative pour financer la relance, la Commission travaille sur un cadre financier pluriannuel (CFP) actualisé qui sera présenté plus tard ce mois-ci

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