La contribution de la France à l'UE votée

La contribution de la France à l'UE votée

A l’approche de la présidence française de l’Union européenne, l’Assemblée nationale a adopté lundi dernier la contribution du pays au budget de l’UE pour 2022. Avec une participation de 26,4 milliards d’euros, elle apparait comme très élevée depuis la crise sanitaire et le Brexit.

Si la député LR Marie-Christine Dalloz, a noté le bond de 25% de la contribution par rapport à l’an dernier, elle a aussi reconnu le soutien « utile » de l’Union Européenne pendant la crise sanitaire et depuis la relance.

Pour sa part, Clémeant Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, s’est félicité que « depuis un an, le choix d’une réponse budgétaire commune et ambitieuse porté par la France a été validé et mis en oeuvre ». Il fait ici référence au plan de relance européen post-Covid de 750 milliards d’euros, pour lequel la France est la troisième bénéficiaire avec 40 milliards d’euros, dont 5,1 déjà décaissés. Nous précèdent l’Italie et l’Espagne.

Deputies during the weekly session of questions to the government at the national Assembly. Paris-FRANCE-26/05/2020//01JACQUESWITT_choix006/2005261618/Credit:Jacques Witt/SIPA/2005261623

Mais des inquiétudes persistent en France

Le rapporteur général Laurent Saint-Martin (LREM) s’est, pour sa part, inquiété pour l’avenir des règles budgétaires communes. « Le pacte de stabilité a montré ses limites » dès avant la crise, a-t-il souligné. Il plaide donc pour des règles permettant d’ « encourager l’investissement ».

Les députés socialistes, par la voix de Lamia El Aaraje, ont aussi soutenu un assouplissement « durable » des règles européennes. Ce sera l’un des enjeux de la présidence française de l’UE, au premier semestre 2022, alors que le débat est ouvert en Allemagne dans le cadre de la formation du futur gouvernement.

Pour éviter un effondrement économique dans le contexte de pandémie, l’Union européenne avait mis de côté temporairement le « pacte de stabilité ». Ce dernier limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB). Avec le retour de la croissance, se pose la question de sa remise en place.

Seuls les élus communistes et LFI n’ont pas voté en faveur du prélèvement au profit de l’UE, dénonçant « une Europe libérale » synonyme de « rigueur ». « Dire qu’on est aujourd’hui encore dans l’Europe de l’austérité, ce n’est pas sérieux », leur a rétorqué M. Beaune.

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