« Aidez- Nous ! Révolution »

« Aidez- Nous ! Révolution »

 Emmanuel Macron a pris un bain de foule dans Beyrouth dévasté. Il a dit : «  On ne vous lâchera pas ». La foule, dans ce quartier chrétien à coté du port, où les habitations sont détruites, a crié : «  « Aidez-nous ! Révolution ! » pour chasser les dirigeants au pouvoir.

 

le Président de la République Française réconfortant une libanaise victime des explosions
le Président de la République Française réconfortant une libanaise victime des explosions

 

Dans sa première déclaration, Emmanuel Macron a donné le ton, dans la ligne de ce que Jean Yves Le Drain avait déclaré il y a quelques jours:

 

"Je souhaite que les enquêtes puissent se faire dans un cadre indépendant et transparent. Mais au-delà de l’explosion, il y a aujourd'hui une crise politique, morale, économique et financière qui dure depuis plusieurs années. Elle implique que des initiatives politiques fortes soient prises pour lutter contre la corruption, pour imposer la transparence, pour mener les réformes que nous connaissons et qui ont été portées depuis deux ans dans le cadre du programme CEDRE". - Emmanuel Macron

L’essentiel est dit. Il y a l’explosion. Les morts. Les destructions. Elle n’a pas eu lieu par hasard. Et le Liban ne peut se reconstruire avec ceux qui l’ont mené à la ruine.

Trois avions militaires français sont arrivés. De nombreux pays ont envoyé aides et secours. Emmanuel Macron a proposé de coordonner l’aide internationale.  Il est le premier chef d’Etat sur place. Peut-être le seul qui viendra. Le seul qui puisse y prendre un bain de foule.

Pour l’instant, l’explosion d’hier a provoqué la mort de 137 personnes dont un expatrié français, Jean Marc Bonfils. De nombreux blessés sont dans un état grave. La communauté française compte au moins 40 blessés dans ses rangs.

Un tiers de Beyrouth serait endommagé, trois hôpitaux ont dû être évacués, le port est inutilisable, 300.000 personnes sont sans abri.

La Fondation de France a lancé un appel aux dons, (que relaie lesfrancais.press), l’AFD (Agence Française de Développement) s’est engagée à en doubler le montant. Mais la question demeure : qui gérera les dons ?

Une conférence des donateurs devrait se réunir prochainement. Personne, ni la population, ni les gouvernements, ni les organisations internationales, ni les Banques, n’ont confiance dans les dirigeants actuels et dans les factions politico-religieuses qui le tiennent sous sa coupe. Notamment le Hezbollah libanais, qui contrôle le port, le dépôt de nitrate d’ammonium – le gouvernement.

La France, par l’action d’Emmanuel Macron, peut-elle prendre une initiative qui libérerait le Liban ?

Sa présence est un premier message. Elle ne peut évidemment rien faire seul. Il lui faut l’appui de la majorité des Libanais, et ceux des pays qui ont intérêt à un Liban libre et stable. Mais tout le monde n’y a pas intérêt.

 

Laurent Dominati

A.Ambassadeur de France

A. Député de Paris

Fondateur de la société éditrice du site "lesfrancais.press"

 

 

 

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