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Tribune : « Les Français de l’étranger ne demandent pas de discours. Ils demandent des réponses. »

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Tribune : « Les Français de l’étranger ne demandent pas de discours. Ils demandent des réponses. »

À la suite de drames récents qui ont marqué l’opinion, en France comme à l’étranger, la question de la protection de la jeunesse s’intègre de plus en plus fortement dans le débat public. Geoffroy Guillon-Lemoine nouvellement conseiller consulaire des Français de l’étranger – Circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national a rédigé cette tribune. Lesfrancais.press vous propose sa lecture dans son intégralité.

Lire la Tribune dans son intégralité :

« À Narbonne, des milliers de personnes se sont réunies pour ce que la famille de Louis a souhaité appeler « la dernière marche ». Derrière cette expression se cache un souhait que chacun peut partager : qu’aucune autre famille n’ait à traverser une telle épreuve. Quelques semaines auparavant, la disparition tragique de la jeune Lyhanna avait déjà profondément bouleversé les consciences. Ces drames, comme d’autres avant eux, ont suscité une émotion considérable en France. Mais ils ont également trouvé un écho bien au-delà de nos frontières.

Depuis le début de mon séjour en France, j’ai multiplié les rencontres et les déplacements afin de rester au plus près des préoccupations de nos compatriotes. J’ai notamment eu l’occasion d’échanger avec le député Jean-Philippe Tanguy, d’assister à son intervention publique à Beaucamp-le-Jeune, ainsi qu’au meeting de Marine Le Pen et Jordan Bardella à Liévin.

« Les Français établis hors de France ne cessent pas d’être concernés par ce qui se passe dans leur pays. »

Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national

Au-delà des sensibilités politiques, un même sujet est revenu avec constance dans les discours, dans les échanges avec les citoyens et dans les nombreuses conversations que j’ai pu avoir tout au long de ce déplacement : la protection de notre jeunesse et la sécurité des familles.

J’ai également rencontré de nombreux Français, des Français établis au Québec, des familles franco-québécoises, mais aussi des Québécois. Tous, avec leur propre regard, m’ont exprimé une inquiétude commune face aux violences qui touchent des enfants et des adolescents. Beaucoup m’ont confié leur attachement à ce que le Québec demeure un territoire où la protection de l’enfance constitue une priorité, tout en exprimant leur émotion devant les drames qui frappent la France.

Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national
Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national

Les Français établis hors de France ne cessent pas d’être concernés par ce qui se passe dans leur pays. Beaucoup envisagent un retour, même temporaire, pour retrouver leurs proches ou s’y réinstaller un jour. Ils souhaitent naturellement pouvoir le faire dans une France où leurs enfants grandissent en sécurité. D’autres m’ont confié leur souhait que les difficultés observées aujourd’hui ne se reproduisent pas ailleurs, notamment dans leur pays d’accueil. Ces interrogations m’ont été exprimées avec sincérité et elles méritent, à mes yeux, d’être entendues.

« C’est dans cet esprit que j’ai pris l’initiative de solliciter le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. »

Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national

Au fil de ces échanges, l’émotion a laissé place à une interrogation plus profonde : comment mieux protéger notre jeunesse ? Une question est revenue à de nombreuses reprises. De nombreuses familles m’ont interrogé sur les dispositifs existants au Québec en matière de protection de l’enfance, de prévention, d’accompagnement et de soutien aux familles. D’autres souhaitaient comprendre quelles politiques publiques y sont mises en œuvre et si certaines pratiques pouvaient nourrir utilement la réflexion.

Je n’ai pas souhaité répondre sur la base d’impressions, de comparaisons hâtives ou de convictions personnelles. Parce que ce n’est pas le rôle d’un élu Conseiller Consulaire. Notre responsabilité est d’informer, d’éclairer et d’orienter nos compatriotes à partir d’informations fiables, objectives et vérifiables. C’est dans cet esprit que j’ai pris l’initiative de solliciter le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec afin de mieux comprendre les mécanismes existants en matière de protection de la jeunesse ainsi que les dispositifs actuellement mis en œuvre. À ce jour, je demeure dans l’attente d’un retour.

Cette démarche n’avait pas vocation à comparer deux modèles, ni à porter un jugement sur les politiques conduites de part et d’autre de l’Atlantique. Elle répond à une exigence simple : lorsque les Français de l’étranger nous interrogent sur un sujet aussi essentiel que la protection de leurs enfants, nous avons le devoir de rechercher des réponses sérieuses, documentées et institutionnelles. Être conseiller consulaire ne consiste pas uniquement à accompagner des démarches administratives. C’est aussi être à l’écoute des préoccupations des Français établis hors de France, rechercher les informations utiles auprès des institutions compétentes et les restituer avec rigueur, responsabilité et transparence.

Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national
Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national

Les Français établis à l’étranger demeurent profondément attachés à leur pays. Beaucoup y reviennent régulièrement. Leurs familles, leurs proches et leurs racines s’y trouvent encore. Les drames qui touchent la France les atteignent donc avec la même intensité. Ils souhaitent comprendre, être informés et pouvoir prendre des décisions éclairées pour leur avenir et celui de leurs enfants.

La protection de l’enfance ne devrait jamais être un sujet partisan. Elle constitue une responsabilité collective qui appelle l’engagement des institutions publiques, des professionnels de terrain, des familles et de l’ensemble des citoyens. Protéger la jeunesse ne consiste pas à opposer prévention et autorité. Une société responsable doit savoir accompagner les familles lorsqu’elles en ont besoin, transmettre des repères éducatifs solides, soutenir les professionnels de terrain, mais également garantir que la réponse apportée aux actes les plus graves soit à la fois rapide, lisible et adaptée. C’est dans cet équilibre entre prévention, responsabilité et protection que se construit durablement la confiance des citoyens.

« Mon rôle n’est ni d’entretenir les peurs, ni de commenter chaque fait d’actualité. Il est d’écouter les préoccupations des Français que je représente. »

Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national

Aucune société ne peut prétendre supprimer totalement le risque. En revanche, toute démocratie a le devoir d’évaluer en permanence ses politiques publiques, de renforcer ses dispositifs lorsque cela est nécessaire et d’expliquer avec transparence les moyens qu’elle met en œuvre pour protéger les plus vulnérables. C’est cette culture de la responsabilité que je souhaite défendre dans le cadre de mon mandat.

Mon rôle n’est ni d’entretenir les peurs, ni de commenter chaque fait d’actualité. Il est d’écouter les préoccupations des Français que je représente, d’interroger les institutions compétentes, de rechercher des réponses et de transmettre à nos compatriotes une information claire, sincère et utile.

Au lendemain de la dernière marche organisée en mémoire de Louis, je formule un vœu simple : que l’émotion collective ne demeure pas seulement un moment de recueillement, mais qu’elle nous conduise à renforcer sans relâche tout ce qui peut mieux protéger notre jeunesse.

Les Français avec lesquels j’ai eu l’occasion d’échanger au cours de ce séjour, comme les nombreux Français établis hors de France avec lesquels je suis régulièrement en contact dans le cadre de mon mandat, ne m’ont pas demandé de commenter l’actualité. Ils ne m’ont pas demandé de prendre position. Ils m’ont demandé des réponses. Des réponses sur la protection de leurs enfants. Des réponses sur les dispositifs existants. Des réponses qui leur permettent de comprendre, d’anticiper et de décider en connaissance de cause.

C’est précisément le sens de mon engagement. Écouter. Rechercher. Informer. Représenter. Parce qu’au fond, la mission d’un conseiller consulaire n’est pas seulement de porter la voix des Français de l’étranger. Elle est aussi d’être au service de leurs préoccupations.

Parce qu’au-delà des débats politiques, la première responsabilité d’une nation est de protéger ses enfants. Au terme de cette réflexion, une certitude demeure : l’avenir de la France ne se subit pas, il se prépare.

À travers mes prises de parole de ces dernières semaines sur les réseaux et autres, j’ai souhaité porter une conviction simple : une démocratie forte repose sur des citoyens engagés, une République solide garantit la sécurité de ses compatriotes, et une Nation confiante sait rassembler les énergies autour d’un projet commun.

C’est dans cet esprit que je poursuis mon engagement au sein du Rassemblement national, aux côtés de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, convaincu que le débat démocratique s’enrichit lorsque chacun assume avec clarté ses convictions et les met au service de l’intérêt général. Au-delà des sensibilités politiques, ces principes constituent, à mes yeux, les fondements de notre pacte républicain et de l’espérance que nous devons transmettre aux générations qui nous succéderont.

C’est pourquoi je veux lancer un appel à tous les Français, où qu’ils vivent, en France comme à l’étranger. Les prochaines grandes échéances nationales ne se gagneront pas en quelques semaines : elles se préparent dès aujourd’hui. Elles se construisent par l’engagement, la responsabilité, le débat d’idées, mais aussi par les gestes les plus essentiels de la vie démocratique, à commencer par l’inscription sur les listes électorales.

Chaque citoyen détient une part de l’avenir de notre pays. Les Français établis hors de France ont, eux aussi, une voix, une responsabilité et un rôle essentiel à jouer dans le destin national. L’histoire de notre Nation s’écrit par celles et ceux qui choisissent de s’engager, de transmettre leurs convictions et d’agir avec constance. C’est ensemble que nous préparerons les grandes décisions de demain, au service de la France et de tous les Français. »

Auteur/Autrice

  • Geoffroy Guillon-Lemoine, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de Québec, élu avec le soutien du Rassemblement national

    Conseiller consulaire des Français de l’étranger – Circonscription de Québec, Élu avec le soutien du Rassemblement national »

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