Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture
sécurité sociale française

Études après le bac : où vont les bacheliers du réseau AEFE ?

Temps de lecture

4–6 minutes
Études après le bac : où vont les bacheliers du réseau AEFE ?

Alors que les épreuves finales du baccalauréat débutent, et que les vœux sur Parcoursup sont bouclés en attendant les réponses, Lesfrancais.press s’interesse au parcours des jeunes qui décrochent le précieux sésame qui vient clore les années de « Lycée ». En effet, chaque année, des milliers d’élèves issus du réseau d’enseignement français à l’étranger obtiennent leur diplôme. Mais que deviennent-ils ensuite ? Entre universités françaises d’excellence, grandes écoles prestigieuses et établissements internationaux de renom, les choix d’orientation des bacheliers AEFE illustrent une mobilité académique quasi unique. Décryptage des tendances pour la session 2025, en attendant la cuvée 2026.

Un baccalauréat qui ouvre les portes du monde

Le baccalauréat français reste une référence académique reconnue à l’international. Pour les élèves du réseau AEFE, il constitue bien plus qu’un diplôme : « Le baccalauréat : un passeport pour les meilleures universités du monde ! » l’écrit l’AEFE dans un post publié récemment sur les réseaux sociaux. Alors même que la réforme de ce réseau suscite de nombreuses interrogations, les parcours des bacheliers indiquent peut-être un chemin à suivre.

« 53 % des bacheliers de l’AEFE choisissent de poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur français » source :  Le bac et après ?

AEFE

Ainsi, chaque année, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) analyse les trajectoires post-bac de ses élèves. Pour la session 2025, les résultats confirment une constante : les jeunes diplômés s’orientent vers des établissements qualifiés « d’excellence », en France comme à l’étranger.

À la lecture des données disponibles, la France demeure la destination privilégiée. Selon les chiffres, environ 53 % des bacheliers choisissent de poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur français, tandis que 32 % restent dans leur pays d’obtention du bac. Une part plus réduite, autour de 14 %, décide de partir vers un autre pays, notamment le Canada, le Royaume-Uni, l’Espagne, les États-Unis ou encore la Suisse.

La France, premier choix des bacheliers AEFE

Sans surprise, l’enseignement supérieur français attire massivement les diplômés du réseau. Parmi ceux qui font ce choix, une majorité s’oriente vers l’université. On observe que « 60 % des bacheliers font le choix de formations d’excellence à l’université », en intégrant des établissements reconnus comme l’Université Paris-Saclay, l’Université de Lille, la Sorbonne ou encore l’Université Claude-Bernard Lyon 1.

Quel avenir pour les bacheliers du réseau AEFE ?
Quel avenir pour les bacheliers du réseau AEFE ?

En parallèle, les filières sélectives continuent de séduire. « Près de 30 % rejoignent des écoles de commerce, d’ingénieur et des classes préparatoires aux grandes écoles ». Parmi les institutions les plus convoitées figurent l’Edhec, Sciences Po, l’Insa Lyon ou encore l’EM Lyon. Les classes préparatoires prestigieuses, comme Henri-IV et Louis-le-Grand à Paris ou le lycée du Parc à Lyon, restent également des choix privilégiés.

Dans le détail, la répartition des étudiants dans l’enseignement supérieur français montre une forte domination de la licence (60,5 %), suivie des écoles d’ingénieurs (11 %), des écoles de commerce (10 %) et des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE – 8 %).

Baccalauréat AEFE : une forte ouverture à l’international

Si la France arrive en tête, la dimension internationale du parcours AEFE reste centrale. Une part significative des bacheliers choisit de poursuivre ses études à l’étranger, souvent dans des institutions dites également « de très haut niveau ». Les pays les plus attractifs sont majoritairement francophones ou anglophones, avec en tête le Canada, le Royaume-Uni (même si le Brexit a eu un effet spécifique sur les cohortes) et la Suisse. Cette orientation s’explique par la reconnaissance du baccalauréat français et par la qualité des établissements proposés.

« 60 % des 100 premiers établissements du classement THE* ont admis au moins un bachelier du réseau. »

Source :  Le bac et après ? AEFE

Les universités les plus plébiscitées illustrent cette excellence académique. « Les établissements du classement THE (Times Higher Education World University Rankings) qui admettent le plus d’élèves sont : l’Université de McGill au Canada, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse et l’University College de Londres (UCL) au Royaume-Uni ».Plus largement, le rayonnement du bac français se confirme dans les classements internationaux. « 60 % des 100 premiers établissements du classement THE ont admis au moins un bachelier du réseau ». Et « au moins 20 bacheliers étudient actuellement dans une université du top 5 mondial : Oxford, MIT, Princeton, Cambridge, Harvard ».

Union ALFM : un réseau d’alumni qui se structure partout dans le monde

Au-delà de la poursuite d’études, intégrer le réseau AEFE signifie aussi rejoindre une communauté mondiale. On estime aujourd’hui à environ 800 000 le nombre d’anciens élèves issus des plus de 600 établissements du réseau. Cet écosystème constitue un véritable atout pour les jeunes diplômés, en favorisant les échanges, les opportunités professionnelles et le maintien d’un lien fort avec la culture française.

Les bacheliers AEFE et leurs parcours dans les universités
Les bacheliers AEFE et leurs parcours dans les universités

Comme le souligne l’AEFE, ces alumni sont unis par une langue et des valeurs partagées, quels que soient leur pays d’origine ou leur parcours académique. Ahmed Mernissi, le président de l’Union ALFM, l’Union des anciens des lycées français du monde, est d’ailleurs venu dernièrement témoigner sur les antennes Lesfrancais.press des activités de cette association présentes partout dans le monde.

Entre universités de renom, grandes écoles sélectives et établissements étrangers prestigieux, les parcours se diversifient, mais convergent vers l’objectif d’intégrer des formations d’excellence. Dans un contexte de mondialisation de l’enseignement supérieur, le baccalauréat français confirmerait ainsi son rôle de tremplin académique. 

Pour les Français de l’étranger, il demeure un sésame ouvrant l’accès aux meilleures opportunités, en France comme à l’international. Reste une question essentielle : à quel prix ? La réforme en cours devrait apporter des éléments de réponse. 

Quoi qu’il en soit, la cuvée 2026 est avertie. Il lui faudra faire aussi bien, voire mieux, que ses prédécesseurs. En 2025, le taux d’obtention des élèves du réseau AEFE s’élevait à 98,3 %, dont 82,6 % avec mention. Les élèves du baccalauréat français international (BFI) avaient, quant à eux, atteint le résultat de 98,7 % de réussite, avec 97,3 % de mentions.

La rédaction Lesfrancais.press adresse tous ses vœux de réussite à celles et ceux qui s’apprêtent à plancher sur les différentes épreuves du baccalauréat 2026 dans les prochains jours.

Auteur/Autrice

  • Jérémy Michel est rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press. Il est également coach en développement personnel et formateur en communication. Jérémy a auparavant travaillé au sein de diverses institutions politiques françaises et européennes. Il a aussi été en charge des affaires publiques d’un grand groupe spécialisé dans la santé.

Articles similaires

Laisser un commentaire

gymglish
Compte bancaire
Détaxe express
CFE
● Radio en direct
En pause