Polémique autour de l’écriture "inclusive" dans l’Union Européenne

Polémique autour de l’écriture "inclusive" dans l’Union Européenne

Il y a plusieurs semaines déjà, la Commission européenne a publié un guide recommandant aux représentants européens d’utiliser davantage l’écriture et le langage dits inclusifs, afin de n’exclure personne au sein des institutions.

Les phrases à bannir

Un exemple, parmi tant d’autres, a particulièrement ébranlé les élus. Le guide les invite effectivement, à bannir l’élément de langage « Mesdames, Messieurs, joyeux Noël », car d’après la Commission, c’est une phrase excluant tant les personnes non genrées, que les citoyens ne se sentant pas concernés par les fêtes chrétiennes.

Réaction des conservateurs

Face à la vague d’indignation créée par le guide, la Commission européenne a tenté de faire marche arrière, en vain. L’aile conservatrice des députés européens a demandé à tenir un débat. Assita Kanko, députée européenne (N-VA, parti nationaliste flamand), s’inquiète à propos de ce rapport pour deux raisons. D’un côté, elle estime que la Commission devait avoir « du temps à perdre » pour le rédiger, et d’un autre, le rapport illustre à ses yeux le non-respect des rédacteurs envers l’héritage historique et culturel judéo-chrétien de l’Europe.

Parlement européen à Bruxelles.

La gauche plus modérée

A l’opposé de l’échiquier politique, les réactions sont plus tempérées. Les élus de gauche voient en cette demande de débat une tactique de la part des conservateurs pour obtenir une tribune. Cependant, ils considèrent également que supprimer ces éléments de langage serait infructueux. Maria Arena, députée européenne (Parti Socialiste belge), juge nécessaire d’avoir un débat sur l’inclusion, mais que remplacer « Mesdames, Messieurs », par « chers collègues » reviendrait à invisibiliser les femmes et donc à créer d’autant plus d’exclusion.

Un reportage de TV5 Monde

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