Lisbonne : l'anti-colonialisme mène à la prison

Lisbonne : l'anti-colonialisme mène à la prison

Padrão dos Descobrimentos, le « Monument des découvertes » érigé à Lisbonne sous le régime autoritaire de Salazar, à la gloire des grands navigateurs portugais, a été tagué le 11 août… par une Française ! On revient sur ces faits alors que la justice portugaise a demandé sa mise en détention.

Une étudiante en arts

L’œuvre aurait en effet «été vandalisée par une Parisienne qui ne se trouve déjà plus au Portugal». L’étudiante aurait été identifiée par les forces de l’ordre, après avoir publié, cet été, dans la foulée de son fait d’armes, sur les réseaux sociaux une vidéo de son graffiti, accompagné du message : «It’s a wrap, bye Lisboa» («C’est dans la boite, au revoir Lisbonne»).

La jeune femme a tagué sur le monument, en anglais, «Blindly sailing for monney (sic), humanity is drowning in a scarllet (sic) sea». Ce qui peut se traduire par «Partie naviguer aveuglément pour de l’argent, l’humanité sombre dans une mer écarlate». Bâti en 1960 sous le règne de Salazar, l’imposant ouvrage de 52 mètres de haut représente d’importants navigateurs et personnages historiques ayant permis l’expansion portugaise à partir du XVe siècle.

Les Portugais outrés

Le Portugal a connu de vives réactions suite à cet acte. Le président du parti conservateur CDS-PP, Francisco Rodrigues, n’a pas hésité à le qualifier de «véritable terrorisme culturel». «C’est une attaque contre toute notre histoire», a estimé de son côté le parti nationaliste Chega. Avec cette polémique, des voix se sont élevées pour réclamer l’installation de caméras de surveillance autour des monuments, a rapporté Le Point.

Cette semaine lors de l’audience, le procureur portugais a demandé une amende conséquente et plusieurs mois de prison ferme. Verdict en décembre !

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