Cocorico ! Lonely Planet sacre La Réunion pour 2026 !

Cocorico ! Lonely Planet sacre La Réunion pour 2026 !

Comme en chaque début de l’année, les classements tombent les uns après les autres. Aujourd’hui, on se penche sur le palmarès 2026 des voyages et des nouvelles découvertes à faire cette année. Parmi tous ceux publiés, c’est l’édition de Lonely Planet qui est toujours celle que l’on attend avec impatience ! Et cette année, c’est un département d’outre-mer français qui est sacré première destination de l’année ! Zoom sur La Réunion et 5 autres destinations !

La Réunion, première destination 2026 pour Lonely Planet

C’est une destination française qui occupe la tête du classement de Lonely Planet. Le célèbre guide a choisi La Réunion (556 000 touristes en 2024) pour ses 400 microclimats, qui favorisent la biodiversité endémique, son héritage créole et multiculturel et, bien sûr, ses paysages spectaculaires.

Montagnes classées à l’Unesco, cirques démesurés et l’inévitable Piton de la Fournaise : La Réunion se positionne comme l’île sauvage par excellence dans l’océan Indien, où la nature règne en maître. Plus qu’aux clichés de lagons enjôleurs, les cartes postales de La Réunion font la part belle aux images de hameaux perdus, de crêtes étroites, de plaines d’altitude et de flots de nuages cotonneux évoluant entre les sommets. Elles parlent de cirques, d’un volcan, de ravines et de sentiers reliant l’ensemble… Île volcanique et montagneuse culminant à plus de 3 000 m, La Réunion est un paradis pour les randonneurs, avec une infinité d’itinéraires.

Autre originalité, faites comme les habitants de l’île qui ne ratent jamais une occasion de découvrir son environnement d’une nouvelle façon. Depuis quelques années, explorer les entrailles du volcan en se glissant dans les tunnels des laves creusés par les éruptions dans le Grand Brûlé est ainsi devenu l’une des activités incontournables du Sud sauvage. Étonnante et instructive, cette initiation à la volcano-spéléologie permet de voir une autre facette du piton de la Fournaise : sous la surface, on observe des formations de magma qui n’ont pas été altérées, des laves de différentes viscosités, de la plus pure ressemblant à du chocolat à la plus noire et rugueuse, des formations mates ou brillantes, des grottes et fontaines de lave solidifiées… Une expérience fascinante !

Dans l’ouest de l’île de la Réunion, découvrez un tunnel formé il y a plus de 300 000 ans par une éruption du Piton de neiges.
Dans l’ouest de l’île de la Réunion, découvrez un tunnel formé il y a plus de 300 000 ans par une éruption du Piton de neiges. ©Office du tourisme

Et puisqu’on est en France, n’oublions pas la gastronomie. À la Réunion, le melting pot est présent jusque dans les assiettes. 

Cuisine Péi
Cuisine Péi ©Office du tourisme de la Réunion

La “cuisine Péi”, cuisine du pays, ou cuisine locale, mêle les saveurs des traditions culinaires françaises, indiennes, chinoises et créoles. Son premier ambassadeur est le cari, ragoût parfumé à base de poulet, de poisson, de viande de porc, de canard, de saucisses ou de fruits de mer, traditionnellement servi accompagné de riz blanc, de grains (haricots, lentilles, pois) et d’un condiment épicé, le rougail.

En 2026, découvrez La Réunion et laissez-vous porter par la devise locale, “Florebo quocumque ferar” (“Je fleurirai partout où je serai portée”).

Sur les traces des Incas

Deuxième au classement 2026 du guide, Lonely Planet, le Pérou. Bénéficiant désormais de ses nouvelles infrastructures, comme l’aéroport de Huaraz et celui de Chinchero près de Cusco, le pays est plus accessible et ouvre la voie vers les Andes et le Machu Picchu.

Car le patrimoine inca est désormais mieux préservé grâce à une gestion durable des sites, incitant les voyageurs à découvrir des trésors plus discrets tels que Choquequirao ou le réseau ancestral du Qhapaq Ñan.

Quant à Lima, elle confirme son statut de grande capitale gastronomique, avec plusieurs établissements parmi les meilleurs du monde. Sa gastronomie Nikkei, fusion des cuisines péruvienne et japonaise, dont l’une des spécialités est le tiradito (poisson cru finement tranché et accompagné de sauces épicées et colorées), est devenue un véritable symbole de la créativité péruvienne.

Sentier pédestre le plus célèbre du continent, le Chemin de l’Inca
Sentier pédestre le plus célèbre du continent, le Chemin de l’Inca ©Office du tourisme du Pérou

Si vous êtes courageux, on ne peut que vous inviter à découvrir le Sentier pédestre le plus célèbre du continent, le Chemin de l’Inca serpente sur 43 km, gravissant des marches en pierre et traversant l’épaisse brume de forêts de nuages. Véritable pèlerinage, cette randonnée de 4 à 5 jours s’achève à Intipunku (porte du Soleil), où les marcheurs aperçoivent pour la première fois le majestueux site archéologique de Machu Picchu. Si d’innombrables sentiers préhispaniques sillonnent tout le pays, le Chemin de l’Inca, ponctué de vues magnifiques, de splendides cols montagneux et de ruines, demeure le favori des voyageurs.

Chaque année, plusieurs milliers de personnes effectuent sac au dos cette randonnée de 4 jours, la plus célèbre d’Amérique du Sud. Bien que la distance ne soit que de 39 km, le chemin tracé par les Incas entre la Vallée Sacrée et Machu Picchu serpente entre les montagnes et franchit trois cols élevés, ce qui lui a valu le surnom “d’Inca Trial” (l’“Épreuve de l’Inca”, et non le “Chemin de l’Inca”, Inca Trail). La vue spectaculaire sur les sommets enneigés, les hameaux où paissent les lamas, la forêt de nuages où croissent les orchidées et la découverte des ruines blotties sur les falaises font de ce trek une expérience inoubliable.

L’Afrique à l’état brut au Botswana

Pour boucler le podium, Lonely Planet part en safari ! Direction le Bostwana, en Afrique australe, afin de découvrir, du delta de l’Okavango aux dunes du Kalahari, des paysages offrant une diversité spectaculaire dans lesquels évoluent éléphants, hippopotames et lions.

Le Botswana mise par ailleurs sur un tourisme à faible impact avec campements limités, infrastructures légères et safaris éthiques, dans le respect de la faune locale. Depuis quelques années, des opérateurs comme Beyond ou Wilderness proposent des safaris éthiques encadrés par des guides d’élite respectant les consignes officielles imposant des campements limités, des infrastructures légères et le respect absolu de la faune.

Safari Botswana
Safari Botswana ©Office du tourisme du Botswana

L’île de Jeju-Do en Corée du Sud

Classée géoparc mondial de l’UNESCO, Jeju-do est une île spectaculaire où volcans, falaises et plages s’unissent dans un décor à couper le souffle. On y randonne sur le Jeju Olle Trail, on gravit le Hallasan, toit de la Corée, et on plonge dans des eaux claires peuplées de coraux.

Mais Jeju, c’est aussi une île d’art et de lumière : musées audacieux, galeries à ciel ouvert et œuvres signées Tadao Ando ou Yayoi Kusama y côtoient les paysages de lave noire. Et pour compléter ce voyage des sens, les haenyeo, plongeuses légendaires, servent poissons grillés, porc noir et mandarines sucrées sur les marchés animés de Seogwipo.

île de Jeju en Corée du Sud
Île de Jeju en Corée du Sud © Office du tourisme de Corée du Sud

Entre désert et Méditerranée en Tunisie

Cinquième et dernière destination qu’on explore, la Tunisie. En effet, Lonely Planet s’emballe pour le « renouveau créatif » qui agite la Tunisie. Artisans, chefs, musiciens et designers réinventent les traditions avec audace, estime le célèbre guide.

On redécouvre aussi les charmes incontournables de la Tunisie. Des médinas classées à l’Unesco aux sites antiques, des îles paisibles aux oasis du sud, le pays se découvre par ailleurs facilement grâce à un réseau routier et ferroviaire bien développé.

Le parc national d'Ichkeul
Le parc national d'Ichkeul © Office du tourisme de Tunisie

On vous invite particulièrement à explorer le parc national d’Ichkeul. Il est le seul site naturel tunisien inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco (les autres étant des sites culturels). Lac d’eau douce pendant une moitié de l’année et d’eau saumâtre pendant l’autre, l’écosystème du lac Ichkeul est unique en Afrique du Nord et extrêmement fragile. Ces conditions particulières attirent un nombre impressionnant d’oiseaux (environ 230 espèces différentes) et le site est un véritable paradis pour les ornithologues ou autres amateurs de l’observation des oiseaux. Les flamants roses sont très populaires, mais cigognes et poules sultanes notamment viennent compléter le tableau. Mais attention, il est nécessaire d’obtenir une autorisation pour accéder au parc. Faites-en la demande auprès d’une agence de voyage locale plusieurs semaines à l’avance.

Auteur/Autrice

  • Samir Kahred a suivi ses parents dont le père était ingénieur dans une succursale du groupe Bouygues. Après une scolarité au Lycée français et des études au Caire, il devient journaliste pour des médias locaux et correspond pour lesfrancais.press

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