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  • Budget 2026, la semaine de tous les dangers pour Sébastien Lecornu

    Budget 2026, la semaine de tous les dangers pour Sébastien Lecornu

    Après une période de « trêve » durant les fêtes, les discussions autour du budget de l’État pour l’année 2026 (PLF) ont repris jeudi 8 janvier. Le texte a été étudié en commission des finances à l’Assemblée nationale, avant son examen dans l’hémicycle cette semaine. On fait le point pour les Français de l’étranger sur les perspectives pour ce Budget 2026 !

    Peu d’espoir qu’un consensus se dégage

    Mais les résultats des travaux de la semaine dernière ne sont pas de bon augure pour le gouvernement de Sébastien Lecornu. Les députés de la commission des Finances ont largement rejeté en nouvelle lecture vendredi dernier la partie recettes du budget de l’État, laissant peu d’espoir qu’un consensus se dégage en séance cette semaine.

    Seul le groupe EPR (Renaissance) de Gabriel Attal a voté pour le texte, comme en première lecture en commission. Le RN et l’ensemble de la gauche ont voté contre, mais aussi Horizons, qui s’était abstenu en octobre. Le MoDem et le groupe indépendant Liot se sont abstenus.

    Un rejet sans appel, au terme de débats qui sont consultatifs et préalables à l’examen dans l’hémicycle. Mais ces discussions n’ont pas non plus laissé entrevoir ce que pourraient être les termes d’un pacte de non-censure entre la coalition gouvernementale et le PS, dans l’hypothèse de plus en plus plausible où le gouvernement ferait passer le texte par 49.3.

    La présidente de l’Assemblée nationale hostile au 49.3

    Alors que de plus en en plus de voix s’élèvent pour demander le recours au 49.3 pour adopter le budget 2026, Yaël Braun Pivet n’est pas de cet avis.

    « Je suis présidente de l’Assemblée nationale et donc je ne souscris pas au 49.3. A partir du moment où le Premier ministre et le gouvernement ont dit qu’ils y renonçaient, je pense que la parole publique est importante et doit être crédible. Lorsque l’on dit une chose, on ne peut pas faire l’inverse quelques semaines ou quelques mois plus tard. »

    La présidente de l’Assemblée nationale sur BFMTV/RMC, vendredi 09 janvier 2026

    Yaël Braun Pivet au perchoir de l'Assemblée nationale
    Yaël Braun Pivet au perchoir de l’Assemblée nationale ©AFP

    Yaël Braun-Pivet a cependant reconnu que si l’Assemblée, dans cette nouvelle navette parlementaire, rejetait le budget, ce serait « une impasse » puisqu’on continuerait « sous le régime de la loi spéciale qui n’est pas du tout satisfaisant. »

    Dégel total du barème de l’impôt

    En ce lundi, on constate que la semaine dernière, sur le volet recette, les députés n’ont pu s’accorder que sur le dégel total du barème de l’impôt sur le revenu et sur la taxe sur les petits colis telle que réécrite par les sénateurs.

    Ce week-end sur le volet dépenses, les députés ont eu beaucoup de mal à s’accorder sur quelques mesures. Désormais, le texte sera présenté demain, mardi 13 janvier 2026, à l’hémicycle. En cas d’échec, le gouvernement de Sébastien lecornu pourrait tomber surtout que ce lundi, l’Union européenne va signer le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. La gauche motivée par l’échec sur le budget pourrait s’unir à la droite souverainiste, emportée par la colère des agriculteurs, pour adopter une motion de censure.

  • MyFrenchFilmFestival s’offre une pause en 2026 avec une édition Best of

    MyFrenchFilmFestival s’offre une pause en 2026 avec une édition Best of

    En ce début d’année, nous avions l’habitude depuis 2020, de vous inviter au MyFrenchFilmFestival ! Cet évènement en ligne, créé par Unifrance en 2011 et porté depuis par sa directrice générale Daniela Elstner, a décidé de faire peau neuve. Mais le chantier ne sera fini qu’en 2027. Alors pour l’édition 2026 sera celle de la transition qui s’étalera sur l’année entière !

    Une formule repensée en 2027

    Le festival va donc se réinventer afin de revenir en 2027 avec une formule repensée pour mieux s’adapter aux usages du public et aux changements du marché de la VOD qui a beaucoup évolué en 15 ans. 

    En effet, Unifrance a décidé de réfléchir dans sa globalité à un nouveau modèle pour cet événement qui ambitionnait, à sa création en 2011, de rendre accessible, dans le monde entier, le meilleur du cinéma francophone contemporain à des internautes quelques fois éloignés des circuits de distribution classiques. Et ce tout en offrant une vitrine exceptionnelle à des œuvres qui avaient parfois peu circulé. 

    Dans un contexte où les plateformes VOD ont intensifié leur présence et acquis une large base d’utilisateurs, et alors que l’offre VOD explose, une réflexion est engagée par Unifrance sur tous les aspects du festival (ligne éditoriale, modèle de distribution, approche marketing et presse, périodicité et calendrier…) afin de tenir compte des nouveaux usages et appétences du public.

    MyFrenchFilmFestival, outil de diffusion et de promotion des œuvres françaises et francophones à l’international, se dévoilera en 2027 dans une forme optimisée et adaptée. Repensée dans sa forme, son engagement et ses ambitions internationales au bénéfice des publics locaux dans le monde, il sera aussi en phase avec les objectifs et la stratégie d’Unifrance en direction de tous les publics.

    Cette démarche s’inscrit dans une mise en cohérence avec la politique éditoriale ambitieuse qu’Unifrance, sous la marque My french Stories, développée depuis trois ans sur les réseaux sociaux et la chaîne Youtube, pour valoriser la création française tout au long de l’année. 

    3 temps forts en 2026

    La programmation 2026, qui sera scandée tout au long de l’année à l’occasion de 3 temps forts thématiques, sera composée d’une sélection de neuf courts-métrages emblématiques, rassemblant films primés au cours de l’histoire du festival et les plus visionnés et plébiscités par les internautes à l’international. Les œuvres sélectionnées révèlent la diversité des écritures et des regards du jeune cinéma francophone contemporain.

    En 2026, MyFrenchFilmFestival proposera une édition dédiée aux courts-métrages
    En 2026, MyFrenchFilmFestival proposera une édition dédiée aux courts-métrages

    Le programme du Best of Shorts MyFrenchFilmFestival

    Best of Shorts – MyFrenchFilmFestival 2026
    Chaque saison, composée de trois courts métrages, sera disponible durant trois mois. Les films seront accessibles sur YouTube et TV5MONDE+.

    Saison 1- février – mai 2026 / Rencontres inattendues

    Trois histoires où l’amour surgit là où on ne l’attend pas : entre rivalité, fantaisie et road-movie intime.

    Saison 2 – mai – août 2026 / La vie en fiction

    Trois variations sur le pouvoir du récit, entre réalité réinventée, parodie historique et hallucination collective.

    Saison 3 – septembre – décembre 2026 / Demain commence ici

    À l’aube de l’âge adulte, trois récits sensibles où l’on quitte l’enfance pour se réinventer.

  • Les meilleures écoles d’ingénieurs de France en 2026

    Les meilleures écoles d’ingénieurs de France en 2026

    Le mois de janvier est un mois charnière au cours duquel de nombreux classements sont publiés. On attaque cette nouvelle année avec celui du mensuel dédié aux professionnels, l’Usine Nouvelle. Comme son nom l’indique, ce média est spécialisé dans les enjeux liés à l’industrie et c’est donc un classement d’école d’ingénieurs qui nous a été livré. Pour les Français de l’étranger, on fait le point sur les meilleures écoles d’ingénieurs de France en 2026 !

    Mais avant penchons-nous sur la méthodologie utilisée par le média l’Usine nouvelle pour établir son classement des meilleures écoles d’ingénieurs de France. Celle-ci n’a pas fondamentalement évolué en 2026. La méthode à points, lancée en 2025, reste la même. Toutefois, il est important de rappeler que ce palmarès évalue des cycles ingénieurs et non pas les masters, les bachelors ou les établissements dans leur globalité. Les données prises en compte concernent donc, pour la grande majorité, les étudiants et diplômés de l’établissement.

    X toujours en tête du classement

    Avec un score total de 83 points sur 100 sur les quatre grandes familles de critères retenues par le magazine, recherche, insertion professionnelle des diplômés, ouverture internationale et proximité avec les entreprises, l’X devance de 11 points CentraleSupélec, deuxième du classement.

    L’École polytechnique arrive en 1ère position sur les critères d’ouverture internationale et d’insertion professionnelle de ses diplômés. La très forte employabilité des diplômes des différentes formations initiales de l’X et la fluidité de leur insertion professionnelle a encore été souligné par les dernières Enquêtes Premier Emploi conduites auprès des diplômés 2024 du cycle ingénieur polytechnicien, des Bachelor 2022 et des diplômés 2024 des programmes de Master of Science & Technology (MSc&T).

    Étudiants de l’École polytechnique (X)
    Étudiants de l’École polytechnique (X) ©L’École polytechnique

    L’X s’inscrit aussi cette année au premier rang sur le critère de la recherche, alors qu’elle se situait en troisième position sur ce critère dans le classement 2025.

    Centrale, ESPCI, Mines, etc

    Dans le top 10, six écoles se démarquent particulièrement, avec des notes supérieures à 65 points : CentraleSupélec, habituée du podium, se positionne à la deuxième place, suivie par l’ESPCI, l’École nationale des ponts et chaussées, puis les Mines de Paris et celles de Nancy, qui se partagent la cinquième place. Chimie ParisTech est 7e avec 66 points sur 100. Ces établissements, avec Polytechnique et l’Isae-Supaéro en 9e position, perpétuent le bastion historique des meilleures écoles d’ingénieurs françaises.

    ESIEE Paris, la seule école privée dans le top 10

    Cette année, une seule école privée, post-bac, passe la barre de la 10e position : il s’agit de l’ESIEE Paris, avec des résultats très équilibrés sur les quatre critères. Les écoles privées post-bac restent cependant nombreuses entre la 10e et la 20e place, comme l’Ipsa (aéronautique), Builders (métiers du BTP) ou l’École de biologie industrielle. Les écoles du numérique, telles que l’Esilv, l’Efrei ou l’ESIEA, sont également très présentes dans le top 20, notamment grâce à des salaires de sortie dépassant les 44000 euros.

  • L’armée française et les jeunes expatriés ! Journée de mobilisation, Service militaire…

    L’armée française et les jeunes expatriés ! Journée de mobilisation, Service militaire…

    Pour les jeunes Français nés hors de France, les obligations liées à la nationalité française sont lointaines et obscures. Pourtant, la Journée défense et citoyenneté est une étape importante donnant lieu à la remise d’un certificat qui sera demandé jusqu’au 25ème anniversaire par les employeurs, les universités, etc. Mais cette année, c’est surtout le lancement dès le 12 janvier 2026 du dispositif inventé pour ressusciter le service militaire…Mais cette fois il sera volontaire.

    Journée défense et citoyenneté et expatriation

    Obligatoire depuis 2010, cette Journée Défense et Citoyenneté (JDC), désormais rebaptisée journée de mobilisation, n’est pas qu’une formalité. Théoriquement, tous les jeunes gens de nationalité française nés à partir de 1980, qu’ils résident en France ou à l’étranger, doivent y participer et obtenir leur une attestation. Sans celle-ci, il n’est pas question de s’inscrire au baccalauréat, en études supérieures, de trouver un emploi ou d’obtenir son permis de conduire.

    Mais à l’étranger, après quelques tentatives à la fin de la décennie précédente pour généraliser des sessions de JDC dans les consulats, elle a complètement disparu depuis la COVID. Depuis, les jeunes reçoivent du consulat un certificat attestant de l’impossibilité de la suivre et de son report temporaire. Ce document permet de pouvoir réaliser les inscriptions pour un parcours universitaire, passer le permis de conduire, trouver un emploi. Mais rappelons-le, après avoir eu 25 ans, ce document n’est plus demandé.

    Le service militaire volontaire

    Le gouvernement lance, à partir du lundi 12 janvier une campagne de recrutement pour le nouveau service national militaire volontaire. Annoncé en novembre dernier par Emmanuel Macron et d’une durée de dix mois, il doit permettre de renforcer les effectifs de la réserve française. Les Français de l’étranger peuvent aussi postuler pour rejoindre ce nouveau dispositif.

    Le recrutement des jeunes se déroulera en plusieurs étapes. Et dès le premier acte, ça se complique pour les expatriés. Car c’est pendant la journée de mobilisation que tous les jeunes, garçons et filles, âgés de 17 ans, se verront remettre un questionnaire pour savoir s’ils sont intéressés par un le service militaire volontaire. Pour les Français de l’étranger, qui ont l’a vu, on peut de chance de vivre cette journée de mobilisation. Mais ils pourront prendre attache avec les services consulaires pour faire acte de candidature. Une fois cette étape résolue, Ils recevront un autre questionnaire plus complet, portant sur leurs savoir-faire et leurs centres d’intérêt.

    À partir du 12 janvier, lycéens, étudiants et jeunes actifs pourront postuler au nouveau service national militaire volontaire.
    À partir du 12 janvier, lycéens, étudiants et jeunes actifs pourront postuler au nouveau service national militaire volontaire. ©Alain ROBERT/SIPA

    Après analyse, c’est le début du second acte au cours duquel les services de recrutement des armées inviteront les candidats à un entretien de motivation. Là aussi un nouveau frein apparaît car le candidat expatrié devra se rendre en France à ses frais, il ne sera pas possible (à priori) de passer par la visioconférence. Pourquoi ? Tout simplement car les candidats feront l’objet d’un examen sportif (difficile à réaliser en visio) et de vérifications des services de renseignement.

    Enfin, il sera proposé, au mois de mai, aux recrues potentielles de signer pour un service national volontaire rémunéré de 10 mois qui débutera en juillet 2026. Un calendrier calé sur celui de l’éducation nationale pour permettre aux jeunes de continuer leurs études à l’issue de ces 10 mois.

  • Rebond du marché immobilier français… mais pas partout !

    Rebond du marché immobilier français… mais pas partout !

    Après une période de ralentissement marquée par la hausse des taux d’intérêt et l’incertitude économique, le rebond du marché immobilier français est désormais confirmé alors que les réseaux d’agents immobiliers font le bilan de 2025. Pour les expatriés français souhaitant investir, acheter ou vendre un bien en France, cette année 2026 s’annonce comme un tournant.

    En effet, les prévisions des experts sont optimistes : stabilisation des prix, baisse progressive des taux, et retour de la confiance des acheteurs. Que vous envisagiez de concrétiser un projet immobilier dans l’hexagone ou de valoriser un bien déjà en votre possession, 2026 pourrait bien être l’année idéale pour agir.

    8 à 10% de ventes en plus en 2025

    Le regain de forme des ventes en 2025 (que nous vous avions annoncé dès le 24 janvier 2025), visible depuis plusieurs mois après deux années noires, atteste du rebond du marché immobilier français.  Celles-ci ont progressé de 8,1 % pour les appartements et de 10,1 % pour les maisons, au troisième trimestre 2025, comparé au troisième trimestre 2024, selon Century 21, un réseau de 960 agences.

    Les prix aussi se redressent. Après plusieurs années de baisse liée à la flambée des crédits immobiliers de 2022-2023, le niveau moyen des prix au mètre carré en France a bondi près de 4 % au troisième trimestre 2025, comparé au troisième trimestre 2024, selon Century 21, pour s’établir autour de 3405 euros. Les tarifs restent néanmoins encore inférieurs de 1,5 % à ce qu’ils étaient en 2022.

    Rues de paris
    Image illustration des rues de Paris ©Stockadobe

    À Paris, où les prix avaient davantage reculé que dans le reste du pays, la hausse au troisième trimestre est plus marquée encore, atteignant 6,4 %, comparé au troisième trimestre 2024 (la baisse étant encore de 5,4 % sur trois ans). Mais les prix baissent encore fortement dans certaines régions. À l’instar des maisons dans les Pays de la Loire (- 6,8 %) ou des appartements en Normandie (- 12,2 %). Ces écarts confirment les différences qui persistent d’un territoire à un autre, dans ce contexte de reprise indéniable.

    Un rebond mais pas partout

    Certaines régions profitent particulièrement de ce retour en grâce, toujours selon l’enseigne au logo jaune et noir : la hausse atteint 28 % en Normandie, 26 % dans les Hauts-de-France, 19 % dans les Pays de la Loire. En Île-de-France, où les transactions avaient chuté ces dernières années, le rebond est net aussi (+ 10 %), mais avec de grosses disparités (+ 41,5 % dans les Hauts-de-Seine, – 3,2 % en Seine-Saint-Denis).

    De son côté, le journal PAP (Particuliers à Particuliers) invite à parier sur la province. Et en particulier sur 3 villes où la demande progresse le plus… un signal fort pour 2026. On vous les détaille.

    Centre-ville de Nantes
    Centre-ville de Nantes ©Stockadobe

    Nantes : + 19,5 % d’acheteurs sur un an

    Nantes prend la tête, avec + 19,5 % d’acheteurs sur un an. Ce décollage s’explique en grande partie par un marché qui reste « atteignable » : 3 610 €/m² en moyenne, et même une légère détente des prix sur l’année (- 0,9 %).

    À retenir : quand les budgets redeviennent compatibles avec un projet d’achat, la demande repart vite… Et Nantes coche aussi la case « qualité de vie + bassin d’emploi ».

    Montpellier : + 17,1 % d’acheteurs en 2025

    Deuxième du classement : Montpellier avec + 17,1 % d’acheteurs. Le marché y reste relativement accessible (3 426 €/m²), même si les prix remontent légèrement (+ 1,4 %), selon l’Observatoire PAP.

    À retenir : la demande ne revient pas seulement « par opportunité », elle revient aussi parce que la ville permet encore de se projeter (surface, cadre de vie, dynamique locale) sans basculer dans des niveaux de prix dissuasifs.

    Marseille : + 14,4 % d’acheteurs en 12 mois

    Marseille complète le podium avec + 14,4 % d’acheteurs. À 3 265 €/m² en moyenne (+ 1,7 % sur un an), la ville conserve un atout décisif : le pouvoir d’achat immobilier y reste nettement meilleur que dans beaucoup de villes du littoral.

    À retenir : dès que le crédit se stabilise et que les ménages reprennent confiance,  Marseille profite immédiatement du retour des projets.

  • Parcoursup : guide pour les jeunes Français de l’étranger

    Parcoursup : guide pour les jeunes Français de l’étranger

    Janvier marque un tournant décisif pour les futurs bacheliers. C’est en effet le 19 de ce mois que les inscriptions dans Parcoursup seront ouvertes. Le compte à rebours sera alors lancé pour formuler ses vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur. Les candidats auront jusqu’au 12 mars pour se positionner. Un calendrier à ne pas négliger, même si prendre le temps de réfléchir reste essentiel lorsqu’il s’agit de choisir son avenir universitaire ou scolaire. Bien évidemment, pour les jeunes expatriés, l’étape Parcoursup est valable uniquement si l’orientation pour l’année prochaine se porte sur la France. Elle sera alors le point de départ incontournable de leur parcours post-bac. Pour se repérer dans les méandres de ce site, voici un petit guide pour les jeunes Français de l’étranger… et leurs parents.

    Parcoursup, la première épreuve des futurs bacheliers

    Dans six mois, la quasi-totalité des lycéens expatriés scolarisés dans les établissements de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) décrochera le baccalauréat. En 2025, le taux de réussite atteignait 98,3 %, avec 82,6 % de mentions. De brillants résultats que la promotion 2026 devrait, sans nul doute, au moins égaler. Mais pour les futurs bacheliers, l’enjeu ne se limite plus à l’obtention du diplôme. L’orientation dans l’enseignement supérieur se joue bien avant les épreuves, imposant aux élèves d’anticiper et de construire leur projet d’études plusieurs mois en amont.

    « Parcoursup : formuler ses vœux du 19 janvier au 12 mars 2026 »

    Pour celles et ceux qui choisiront de poursuivre leurs études supérieures en France, Parcoursup s’impose comme un passage obligé. Souvent critiquée pour sa complexité, parfois questionnée sur les modalités de sélection des dossiers, la plateforme n’en demeure pas moins incontournable pour les jeunes Français souhaitant intégrer à la rentrée prochaine une université ou une école présente sur le territoire national. Première règle à retenir : le respect du calendrier. Pour formuler ses vœux, il faudra le faire du 19 janvier au 12 mars 2026. Une fois cette date passée et les choix enregistrés dans Parcoursup, le mercredi 1er avril sera alors le dernier jour pour compléter définitivement son dossier et confirmer ses vœux.

    Parcoursup : 10 vœux à formuler

    La liste des choix que le candidat peut formuler n’est pas illimitée. Sur Parcoursup, il est possible d’exprimer jusqu’à 10 vœux maximum. Pour certaines formations, ces vœux peuvent être déclinés en sous‑vœux. Un point rassurant, les vœux n’ont pas à être classés par ordre de préférence, ce qui permet de réduire la pression au moment de formuler ses demandes d’orientation sur la plateforme. Il est également utile de savoir qu’en complément de ces vœux dits « classiques », le futur bachelier peut également déposer jusqu’à 10 vœux supplémentaires pour des formations en apprentissage. Et si vous manquez d’idées pour votre futur établissement ou que vous souhaitez obtenir davantage d’informations sur une université ou une école, Parcoursup propose également une carte des formations possible en France

    Au‑delà des règles générales à connaître, Parcoursup comporte également certaines subtilités, notamment en ce qui concerne les critères d’admission, qui varient selon le type de filières. On ne formule en effet pas ses vœux de la même manière pour intégrer un BTS que pour candidater à Sciences Po (IEP). Il est donc essentiel que les candidats se renseignent en amont sur les spécificités de chaque filière, afin d’adapter leur approche et leur stratégie sur Parcoursup, tout en prenant le temps d’identifier et de valoriser leurs propres atouts.

    Comment choisir sa formation et formuler ses vœux ?

    Le choix de l’orientation post‑bac est souvent au cœur de nombreuses discussions entre adolescents, avec les enseignants, au sein de la famille. Et lorsque la pression monte, il est utile de rappeler qu’il n’existe pas un parcours unique, mais une pluralité de trajectoires possibles, parfois réversibles et souvent évolutives. En recentrant la réflexion non pas sur « le métier d’une vie », mais sur ce que l’adolescent souhaite entreprendre dans les prochaines années, certaines inquiétudes liées à l’avenir peuvent s’atténuer. Une manière aussi d’éviter de se poser uniquement la question ultime de son existence devant l’écran du site Parcoursup,

    « Parcoursup : aborder l’orientation et les vœux comme un processus évolutif plutôt qu’une décision définitive »

    Comme en témoignent de nombreuses expériences, faire un choix éclairé suppose avant tout de disposer d’une vision réaliste des études et des métiers. Or, cette connaissance demeure souvent partielle, parfois biaisée par l’environnement familial ou les représentations sociales. D’où l’importance de multiplier les sources d’information (salons, journées portes ouvertes, …) afin de confronter les idées à la réalité concrète des professions, et de distinguer le choix d’une formation de celui d’un métier. Ces questionnements peuvent alors ouvrir un espace de dialogue entre parents, professeurs et adolescents, propice à la clarification des motivations profondes, à dépasser aussi certaines peurs ou projections, et à une approche plus sereine de l’orientation, envisagée non comme une décision définitive, mais comme un processus évolutif.

    Ce ne sont bien sûr que quelques partages, la seule certitude est bien la date butoir du 12 mars 2026 pour cette phase de vœux Parcoursup. Une fois les souhaits formulés et les dossiers complétés, il faudra faire preuve de patience. Ce n’est en effet que le mardi 2 juin 2026 que les premières réponses des établissements seront communiquées aux candidats. S’ouvrira alors une nouvelle phase, souvent source de questionnements entre les acceptations, les refus, les vœux en attente, sans oublier la phase d’admission complémentaire.

    Vous pouvez compter sur Lesfrancais.press pour revenir, en temps voulu, en détail sur ces ultimes séquences du calendrier Parcoursup. Il s’agira également de ne pas négliger les démarches administratives liées à un retour en France pour les jeunes expatriés, futurs bacheliers. Une épreuve qui, parfois, s’avère plus complexe qu’un devoir de mathématiques ou de philosophie.


    Accédez à la Plateforme Parcoursup

  • Où s’installer pour sa retraite pour payer le moins d’impôts en 2026 ?

    Où s’installer pour sa retraite pour payer le moins d’impôts en 2026 ?

    En 2025, on comptait plus de 120 000 retraités nés en France ayant choisi de s’installer à l’étranger, attirés par un climat plus clément, un coût de vie plus abordable, mais aussi et surtout par une fiscalité plus avantageuse. Avec des pensions parfois mises à mal par l’inflation et des prélèvements sociaux en hausse, l’expatriation devient une solution de plus en plus prisée pour préserver son pouvoir d’achat. Alors, où s’installer pour sa retraite pour payer le moins d’impôts en 2026 ?

    Quels sont les pays les plus attractifs pour les retraités français en quête d’optimisation fiscale ? Entre le Portugal et ses droits de successions nuls, l’Italie, qui séduit avec ses avantages pour les nouveaux résidents, le Maroc, proche géographiquement et culturellement, ou encore la Suisse, réputée pour sa stabilité économique, les options ne manquent pas. Chaque destination présente ses spécificités, ses atouts et ses pièges à éviter.

    Dans cet article, nous passons en revue les critères essentiels pour bien choisir sa destination, en analysant les régimes fiscaux, les accords entre la France et ces pays, ainsi que les conditions de vie pour les retraités. Objectif : vous aider à faire le meilleur choix pour une retraite sereine et optimisée.

    Au Maroc, 80% de réduction du montant de l’impôt

    Plusieurs pays du Maghreb proposent des abattements sur les pensions de retraite pour attirer les étrangers, notamment ceux qui recherchent un environnement francophone. C’est le cas du Maroc, historiquement très prisé des touristes français. Depuis plus de dix ans, le royaume propose aux retraités qui y établissent leur résidence fiscale un certain nombre d’abattements avantageux.

    Pour calculer la base imposable du contribuable, un premier abattement de 70% est appliqué sur le montant brut des pensions jusqu’à 168.000 dirhams (environ 15.800 euros), suivi d’un second abattement de 40% sur le surplus. Le résultat est ensuite imposé selon le barème progressif propre au pays, qui varie de 10% à 37% pour la tranche la plus élevée (au-delà de 180.000 dirhams, soit environ 17.000 euros). Et pour les retraités qui acceptent de transférer leur pension en dirhams non convertibles dans une banque marocaine, une réduction supplémentaire de 80% sera appliquée sur le montant de l’impôt dû.

    Retraite au Maroc
    Photo illustration ©Stockadobe

    Mais attention, une fois le change effectué pour des dirhams, il est très difficile de retourner en arrière. En effet, la monnaie marocaine n’est pas libre, elle est sous contrôle de l’office des changes. En théorie, vous ne pouvez pas changer plus de 100 000 dirhams par an. Cependant, des banques en ligne comme France Pay peuvent vous apporter des solutions de contournement mais permettront d’augmenter les liquidités en euros.

    Au Portugal, plus de RNH mais des droits de succession à 0%

    Avec la fin du régime de faveur portugais (RNH), les retraités sont moins nombreux à s’installer au Portugal. Pourtant, il y a encore un avantage notable : une exonération totale des droits de succession si le destinataire a un lien de parenté et 10% en l’absence de lien. Mais là aussi il y a une subtilité, étant donné l’absence de convention spécifique sur les droits de succession, cet avantage n’est valable que pour les expatriés français dont les héritiers sont situés hors de France. Autrement, ils n’échapperont pas à l’imposition française si le donataire a résidé pendant au moins six années dans le pays, continues ou non, lors des dix dernières années.

    En Grèce, 7% tout compris

    Les retraités à la recherche d’un havre de paix ensoleillé accompagné d’une imposition des revenus plus douce peuvent se tourner vers la Grèce. À ses nombreux atouts, climat méditerranéen, paysages variés, gastronomie, coût de la vie modérée, depuis juillet 2020, elle y a ajouté une politique fiscale appliquant un taux d’imposition forfaitaire unique de 7% aux retraités de l’étranger, pour une durée de quinze ans.

    Pour en bénéficier, ces derniers doivent séjourner au moins 183 jours dans le pays et ne pas y avoir été résident fiscal lors de cinq des six dernières années. Une convention doit par ailleurs avoir été signée avec le pays d’origine de la personne, ce qui est le cas de la France. Celle-ci prévoit notamment une exonération d’impôt sur le revenu côté français pour les pensions de retraite privées.

    En Italie, peu d’impôt sous conditions

    Tout comme la Grèce, l’Italie a elle aussi joué sa carte en instaurant dès 2019 un impôt forfaitaire à 7%, valable pour une durée de neuf ans. Mais sa mise en application est néanmoins plus restrictive et loin de s’appliquer à tous. Les retraités étrangers doivent établir leur résidence fiscale dans des communes de moins de 20.000 habitants appartenant à l’une des huit régions situées au sud du pays : Sicile, Calabre, Sardaigne, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise et Pouilles. D’autres villages des Marches, d’Ombrie et du Lazio touchés par les tremblements de terre de 2016, sont également éligibles.

    Par ailleurs, la convention franco-italienne prévoit une imposition partagée des pensions de sécurité sociale, avec un mécanisme de crédit d’impôt censé éliminer la double imposition. L’administration fiscale française se réserve donc le droit d’imposer à hauteur de 20 % (taux en vigueur pour les expatriés français, appliqué dès le premier euro) les pensions du régime général de la sécurité sociale et celles des régimes complémentaires obligatoires comme l’Agirc-Arrco.

    À cela s’ajoute le fait que l’administration italienne, depuis 2021, impose les pensions françaises sans accorder le crédit d’impôt prévu, générant des « redressements rétroactifs importants (jusqu’à 54.000 euros sur six ans pour certains retraités) assortis de pénalités et de mesures coercitives, notamment de saisies bancaires et d’hypothèques sur des biens, en particulier immobiliers, touchant ainsi des milliers de retraités français établis en Italie », interpellait en mai dernier Mathilde Ollivier, sénatrice représentant les Français établis hors de France. Autrement dit, opter pour l’Italie et son forfait à 7% n’est intéressant qu’à partir du moment où la majeure partie de la pension perçue provient d’une autre source que celles précitées.

    Côté transmission, l’Italie fait partie de ces rares pays à avoir conclu un accord bilatéral avec la France pour encadrer la taxation des dons et successions. Il en résulte un taux d’imposition très faible, entre 4% et 8% selon le lien de parenté, assorti d’un abattement d’un million d’euros pour les conjoints et les enfants.

    En Suisse, une transmission facilitée pour les Français de l’étranger

    Si la Suisse a longtemps été privilégiée pour son environnement francophone, sa proximité géographique, ce n’est plus le cas depuis que la France a dénoncé cet accord fin 2014. Côté impôt, c’est donc le régime de plein droit qui s’impose même s’ils sont moins lourds qu’en France, le coût de la vie beaucoup plus élevé rend cette option moins intéressante qu’auparavant.

    Suisse Blason
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    Côté transmission, il est donc aussi aujourd’hui plus difficile de bénéficier de l’exonération de droits de succession en ligne directe en vigueur dans un certain nombre de cantons. Tout comme pour le Portugal, l’absence de convention impose désormais de s’installer dans le pays avec toute sa famille, où au moins faire en sorte que les héritiers n’habitent plus en France.

    La Suisse reste donc réservée aux foyers dont le patrimoine se chiffre à plusieurs millions en financier, et pour laquelle s’exposer à un impôt sur la fortune comme dans le canton de Genève ne sera pas un enjeu important.

    Bien penser son expatriation

    Malgré les avantages fiscaux offerts par nombre de destinations, les experts en la matière sont unanimes : partir pour des raisons purement fiscales représente la meilleure façon de se tromper.

    L’expatriation présente certes des avantages, mais elle vient avec son lot de contraintes liées à l’établissement de la résidence fiscale. Il ne suffit pas de prendre un appartement sur place et y rester plus de six mois. Il faut penser aussi aux soins médicaux en France en prévoyant une assurance comme la CFE, le coût des allers-retours pour voir sa famille, etc. C’est donc une décision à bien murir !

  • Une croissance en France d’au moins 1 % en 2026 ?

    Une croissance en France d’au moins 1 % en 2026 ?

    La Banque de France a relevé vendredi 19 décembre sa prévision de croissance à 0,9% pour 2025, après 1,1% en 2024, notamment en raison de chocs sur l’économie française aux effets moindres qu’escompté il y a quelques mois, et malgré un contexte budgétaire incertain. Dans le sillage de l’Insee, l’institution monétaire a révisé à la hausse sa projection annuelle prévoyant une croissance en France d’au moins 1 % en 2026.

    L’économie tricolore a résisté en 2025

    Au troisième trimestre 2025, le PIB français a enregistré une croissance de 0,5 %, après + 0,3 % au deuxième trimestre. La demande intérieure est en hausse avec une contribution de + 0,3 point à la croissance du PIB du troisième trimestre, contre + 0,2 point au deuxième trimestre. Cette demande est portée par le dynamisme de l’investissement des entreprises (+ 0,8 % après + 0,2 %) et par le rythme toujours soutenu de la consommation des administrations (+ 0,5 %, comme au printemps). En revanche, la consommation des ménages continue de stagner (+ 0,1 %, comme au trimestre précédent). Depuis un an, elle est atone.

    L’investissement des ménages, essentiellement immobilier, s’est presque stabilisé (-0,1 % après -0,2 %). Le commerce extérieur a été la bonne surprise du troisième trimestre (contribution de + 0,6 point à la croissance du PIB), après avoir pesé sur l’activité au premier semestre 2025. Les exportations ont progressé de + 3,2 % après + 0,3 %, grâce aux livraisons aéronautiques record, tandis que les importations ont augmenté de 1,3 % après + 1,5 %. Cette contribution positive a eu pour contrepartie un mouvement de déstockage (contribution de -0,4 point).

    Du côté de l’offre, l’activité a été portée par l’industrie manufacturière (+ 0,8 % au troisième trimestre, après + 0,2 %). La valeur ajoutée a accéléré dans les « autres branches industrielles » (+ 0,9 % après + 0,2 %) et a conservé un rythme soutenu dans les matériels de transport (+ 3,2 % après + 5,2 %), tirée par l’aéronautique. Cette branche a retrouvé son niveau de 2019 avec la levée des contraintes d’approvisionnement. La valeur ajoutée a progressé dans le secteur de l’énergie, après un printemps particulièrement doux (+ 4,4 % après – 3,8 %). Elle est quasi stable dans le secteur de la construction (+ 0,1 %, après – 0,1 % au trimestre précédent) et reste allante dans les services marchands (+ 0,5 %, comme au trimestre précédent), portée par l’investissement des entreprises en services de communication et en services aux entreprises.

    Enfin, la valeur ajoutée agricole a continué de remonter la pente à l’été 2025 : les récoltes de grandes cultures ont été bonnes après une année 2024 très dégradée, tandis que les rendements viticoles ont été plus décevants. D’après les enquêtes de conjoncture, la situation s’éclaircit un peu du côté des entreprises. En novembre, l’indicateur de climat des affaires se situe à 98, deux points au-dessus de son niveau de l’été, mais encore deux points en dessous de sa moyenne de long terme, dont il a décroché au printemps 2024.

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    Le climat est mieux orienté que cet été dans les services et dans l’industrie, mais un peu moins bien dans le bâtiment. Ce prudent regain d’optimisme de la part des entreprises ne se répercute pas sur les ménages dont le moral est mal orienté depuis la fin de l’année 2024. L’indicateur de confiance s’établit à 89 en novembre, loin de sa moyenne de longue période (100). Depuis la fin des années 2010, les ménages français n’ont pas changé d’opinion sur leur situation personnelle, mais leur opinion sur la situation économique générale du pays s’est nettement dégradée. En cela, ils se distinguent des ménages des autres pays européens.

    L’Insee s’attend à un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre, mais dans des proportions limitées (+ 0,2 % de croissance du PIB en prévision au quatrième trimestre).

    L’activité dans l’industrie manufacturière serait stable, marquant la consolidation des gains engrangés à l’été. La production dans l’industrie automobile serait pénalisée par des arrêts temporaires constatés en octobre. La production aéronautique ne décrocherait pas, même si Airbus a revu ses objectifs à la baisse en termes de livraisons d’avions. Le secteur serait porté par les livraisons de moteurs. La valeur ajoutée du secteur de l’énergie se replierait un peu (-1,1 % après +4 ,4 %) du fait des températures clémentes observées en décembre, qui pèseraient sur la demande et la production d’électricité. L’activité ralentirait dans les services marchands (+ 0,3 % après + 0,5 %) et serait en hausse dans la construction (+ 0,5 % après + 0,1 %). La contribution de la demande intérieure à la croissance serait de même ampleur qu’à l’été (+ 0,3 point).

    La consommation des ménages évoluerait toujours à un train de sénateur (+ 0,2 % en fin d’année, après + 0,1 %). La consommation de produits manufacturés augmenterait (+ 0,5 % après -0,5 %), tirée par l’achat d’automobiles et la consommation alimentaire, tandis que celle d’énergie se replierait en fin d’année (-2,0 % après + 4,0 %) du fait des températures clémentes observées en décembre. Le pouvoir d’achat des ménages continuerait de diminuer (-0,5 % après -0,3 %) en raison du calendrier de collecte de l’impôt sur le revenu. Le taux d’épargne devrait baisser au quatrième trimestre et s’élever à 17,8 % du revenu disponible brut, après 18,4 % à l’été.

    L’investissement des ménages augmenterait assez vivement (+ 1,0 % au quatrième trimestre, après -0,1 % au trimestre précédent). D’une part, leur investissement en construction accélérerait (+ 1,0 % après + 0,4 %), reflétant avec retard la reprise des mises en chantier dans le logement neuf. Les transactions dans l’ancien seraient mieux orientées après un troisième trimestre pénalisé par la hausse du taux des droits de mutation à titre onéreux au printemps.

    D’autre part, leur investissement en services rebondirait (+1,0 % après -1,8 %). Du côté des entreprises, l’investissement en biens serait en hausse (+0,6 % après +0,8 %). Leur investissement en construction serait quasi stable (-0,1 %), dans un contexte toujours peu porteur pour l’immobilier professionnel, et leur investissement en services continuerait de progresser (+ 0,8 % après + 1,5 %) après son exceptionnel dynamisme de l’été. Le télétravail et le flex office pèsent toujours sur la demande de bureaux. Au quatrième trimestre 2025, le commerce extérieur porterait de nouveau la croissance (+ 0,5 point). Les exportations ralentiraient (+ 0,5 %), mais les importations se replieraient (-1,0 %) après deux trimestres de fort dynamisme. En contrepartie, la fin d’année connaîtrait un nouveau trimestre de déstockage (-0,7 point), notamment en raison de la livraison d’un important paquebot.

    Au total, la croissance annuelle pour 2025 s’élèverait à +0,9 %, corrigée des jours ouvrés (et + 0,7 % en brut), en léger ralentissement par rapport à 2024 (+ 1,1 % corrigée des jours ouvrés). La demande intérieure y contribuerait à hauteur de + 0,5 point : elle serait essentiellement tirée par la consommation publique (+ 1,5 %), tandis que la consommation des ménages serait atone (+ 0,3 %) et l’investissement privé en convalescence (+ 0,4 % pour les ménages, stable pour les entreprises). Le commerce extérieur contribuerait négativement à la croissance (-0,6 point), ce qui serait plus que compensé par un mouvement de restockage (+ 0,9 point).

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    Cap sur le 1% en 2026

    Au premier semestre 2026, l’activité devrait s’améliorer (+ 0,3 % par trimestre). La production manufacturière progresserait légèrement, tandis que l’activité dans la construction se replierait modérément, du fait du retournement de l’investissement public local dû au cycle électoral. Dans la lignée de la consommation des ménages, la production de services conserverait, quant à elle, un rythme tendanciel. 

    La demande intérieure continuerait de porter la croissance (contribution de + 0,3 point par trimestre). La consommation des ménages accélérerait un peu au premier trimestre (+ 0,3 %), notamment du fait du rebond de la consommation d’énergie, en supposant un retour des températures aux normales de saison, puis conserverait ce rythme au deuxième trimestre (+ 0,3 %).

    Le taux d’épargne des ménages se redresserait mécaniquement en début d’année 2026, à 18,2 % après 17,8 % en fin d’année 2025, puis reprendrait lentement son reflux au printemps (18,0 %) : il se situerait mi-2026 toujours plus de 3 points au-dessus de celui d’avant la pandémie, mais 0,7 point en dessous de son sommet du printemps 2025.

    L’investissement des ménages continuerait de progresser (+ 0,6 % par trimestre) : leur investissement en construction bénéficierait de la livraison des chantiers lancés pendant le cycle d’assouplissement monétaire de la BCE, tandis que l’investissement en services tendrait à se stabiliser (+ 0,5 % par trimestre). L’investissement des entreprises resterait positif (+ 0,3 % au premier trimestre, puis + 0,4 % au deuxième) : l’immobilier non résidentiel serait un peu moins mal orienté au printemps, l’investissement en services continuerait de bénéficier d’un certain dynamisme, tandis que l’investissement en biens progresserait faiblement.

    Usine embouteillage

    La consommation des administrations publiques freinerait un peu (+0,3 % par trimestre) : la dépense publique serait en effet peu dynamique, aussi bien en cas d’adoption de la loi de finances pour 2026 qu’en cas de loi spéciale sur les mesures de politique publique pour 2026.

    La contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative au premier trimestre 2026 (-0,4 point après + 0,5 point) : alors que les importations retrouveraient un rythme comparable à celui de la demande intérieure (+ 0,4 %), les exportations se contracteraient (- 0,7 %) en raison du reflux des exportations aéronautiques et navales après les performances exceptionnelles du second semestre 2025.

    En contrepartie, un mouvement de restockage s’amorcerait (+ 0,4 point). Au deuxième trimestre 2026, la contribution du commerce extérieur à la croissance serait nulle : les importations garderaient le rythme modéré du trimestre précédent, tandis que les exportations progresseraient en deçà de la demande adressée, signe de nouvelles pertes de parts de marché pour les exportateurs français. L’acquis de croissance à mi-année pour 2026 serait déjà de +1,0 %, en accélération par rapport à l’ensemble de l’année 2025.

    La demande intérieure privée prendrait son envol : la consommation des ménages redémarrerait un peu (+ 0,7 % d’acquis à mi-année), les ménages consommant très prudemment une partie des gains de pouvoir d’achat passés. L’investissement accélèrerait plus franchement (acquis de + 1,7 % pour celui des ménages et de + 1,4 % pour celui des entreprises).

    La demande privée prendrait ainsi le relais de la demande publique : la consommation publique ralentirait (+ 1,1 % d’acquis à mi-année) et l’investissement public serait stable à mi-année, le retournement du cycle électoral municipal compensant la hausse attendue des achats de matériel de défense. La contribution du commerce extérieur redeviendrait positive (+ 0,3 point) et aurait pour contrepartie une baisse des stocks (-0,4 point).

  • Le dernier hommage à Brigitte Bardot

    Le dernier hommage à Brigitte Bardot

    Il est 12h37, ce mercredi 7 janvier, le cercueil en rotin fleuri de Brigitte Bardot quitte l’église Notre-Dame de l’Assomption sur un air des Gipsy Kings, groupe qu’elle a soutenu à ses débuts à la fin des années 1970. Le véhicule funéraire a pris la direction du cimetière marin, sous les applaudissements des fans. BB y fut inhumée aux côtés de ses parents et grands-parents, face à la mer. Les Tropéziens, mais pas seulement, ont, ainsi, rendu un dernier hommage à Brigitte Bardot.

    « Bravo merci Brigitte »

    La mairie de Saint-Tropez avait organisé un convoi funéraire dans la ville afin de permettre au public de lui rendre un dernier hommage respectueux. Dans la ville, des boutiques ont placardé sur leurs vitrines des images de la star de la cité tropézienne. L’office de tourisme diffuse quant à elle, à la tombée de la nuit, des images de BB avec un simple message : « Merci Brigitte ».

    Et la mairie, qui a accueilli une grande foule avec la diffusion des obsèques sur un écran géant sur son parvis, a mis les drapeaux en berne. Elle a aussi déployé deux banderoles à l’effigie de Brigitte Bardot sur sa façade.

    Depuis la mort de Brigitte Bardot, le 28 décembre 2025, les hommages de fans, ou de simples touristes, affluent dans les rues de Saint-Tropez. Sur la place Blanqui, à quelques pas du port, des photographies de l’icône du cinéma, mais aussi des messages d’affection et des fleurs ont été déposés autour d’une statue aux reflets dorées de BB, inaugurée en 2017 pour lui rendre hommage.

    Des offrandes du même genre ont été amenées jusqu’à la Baie du Canebiers, non loin de La Madrague, propriété de Bardot. Certaines rappellent ses plus grands rôles, comme dans Et Dieu… créa la femme. Les admirateurs de l’actrice y ont aussi déposé des peluches de chats ou de chiens, un symbole de son long et passionnel combat en faveur de la cause animale.

    Des invités à l’image de sa vie

    Parmi les invités présents ce mercredi matin à Saint-Tropez, on compte l’activiste environnementaliste canadien Paul Watson, Mireille Mathieu, Bernard Montiel, mais aussi la ministre Aurore Bergé et Marine Le Pen. D’autres proches étaient évidemment présents comme Max Guazzini, secrétaire général de la Fondation, Chico, des Gipsy Kings, Allain Bougrain-Dubourg, pionnier de la cause animale et ancien compagnon de l’actrice du « Mépris », etc.

    Aurore Bergé
    Aurore Bergé ©Alexandre Dimou / REUTERS
    Marine Le Pen et Steve Briois
    Marine Le Pen et Steve Briois ©Alexandre Dimou / REUTERS
    Bernard Montiel
    Bernard Montiel ©Manon Cruz / REUTERS
    Le cercueil a fait le tour du village.
    Le cercueil a fait le tour du village. ©Charles Boutin/Le Figaro

    Mais le moment le plus touchant de ces obsèques, ce fut la présence discrète mais bouleversante du fils de Brigitte Bardot, Nicolas‑Jacques Charrier. Venu avec sa femme et leurs deux filles depuis Oslo, Nicolas était aux premiers rangs, visiblement très affecté par la douleur de cet adieu déchirant à sa mère, avec à ses côtés sa fille aînée, Théa. Tous deux sont apparus profondément marqués mais unis dans la douleur.

    Pour rappel, Nicolas Charrier avait longtemps entretenu une relation complexe avec sa mère, avant que les années n’adoucissent certaines blessures. Aujourd’hui âgé de 65 ans, il est venu incarner, auprès de sa propre famille, la continuité de l’amour filial malgré les tumultes de l’histoire personnelle.

    Bien sûr, Bernard d’Ormale, son dernier mari, était aussi présent. La veille, il avait révélé que BB avait été victime d’un cancer, sans préciser lequel. C’est donc dans une atmosphère à la fois sobre et profondément émouvante que la légende du cinéma français, Brigitte Bardot, a été accompagnée pour la dernière fois ce mercredi 7 janvier à l’église Notre‑Dame de l’Assomption à Saint‑Tropez.

  • Les vœux des parlementaires des Français de l’étranger

    Les vœux des parlementaires des Français de l’étranger

    Alors que l’année 2026 s’ouvre sous le signe de nouvelles attentes et de défis persistants, les 11 députés et 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger ont partagé leurs vœux pour cette année charnière. Entre enjeux géopolitiques, questions sociales et aspirations citoyennes, leurs messages reflètent les préoccupations d’une communauté diverse, répartie sur tous les continents.

    Pour les élus, cette nouvelle année est l’occasion de réaffirmer leur engagement en faveur des 2,5 millions de Français établis hors de France. Qu’il s’agisse de simplifier les démarches administratives, de renforcer les liens avec la métropole ou de défendre les droits des expatriés, leurs priorités dessinent une feuille de route ambitieuse.

    Ainsi, les vœux 2026 des députés et sénateurs des Français de l’étranger s’articulent autour de deux axes majeurs :

    • La défense des droits (protection sociale, éducation, mobilité, lutte contre les discriminations).
    • Le renforcement du lien avec la France (participation citoyenne, valorisation du rôle des expatriés, soutien aux médias locaux).

    Ces messages reflètent une volonté commune : faire des Français de l’étranger des acteurs à part entière de la vie nationale, tout en sécurisant leur quotidien à l’international. Décryptage des messages portés par leurs représentants, entre optimisme et pragmatisme.

    Défendre les droits et renforcer la protection des Français de l’étranger

    Cette année, les élus insistent sur la nécessité de consolider les droits et la protection des Français établis hors de France, dans un contexte marqué par des défis budgétaires et géopolitiques.

    Lutte contre les inégalités et les caricatures

    Pieyre-Alexandre Anglade et Olivia Richard dénoncent les caricatures et les préjugés dont sont victimes les expatriés, tout en rejetant fermement des projets comme l’impôt sur la nationalité, jugé injuste. Ils appellent à une réforme structurelle de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et à la garantie du droit à la résidence de repli pour les compatriotes en difficulté.

    Accès aux services publics et protection sociale

    Mathilde Ollivier et Mélanie Vogel soulignent l’importance de renforcer l’accès à la santé, à l’éducation et à la protection sociale, quel que soit le pays de résidence. Elles insistent sur la nécessité de mieux prendre en compte les situations de handicap et de soutenir les associations locales, piliers des communautés françaises à l’étranger.

    Visite de Mme la ministre Eléonore Caroit au siège de l'AEFE
    Visite de Mme la ministre Eléonore Caroit au siège de l’AEFE à St Ouen le 25 novembre 2025 ©MAE

    Mobilité et attractivité

    Vincent Caure met en avant des projets concrets pour faciliter la vie des expatriés, comme la réouverture de dessertes ferroviaires (Ashford, Ebbsfleet) ou l’ouverture d’écoles françaises (Göteborg). Ces initiatives visent à améliorer la mobilité et l’attractivité des territoires pour les Français de l’étranger.

    Renforcer le lien avec la France et valoriser le rôle des expatriés

    Second axe fort de ces vœux 2026 : l’engagement citoyen et la valorisation du rôle des Français de l’étranger au cœur de leurs priorités.

    Participation citoyenne et élections

    Sophie Briante Guillemont et Amelia Lakrafi rappellent l’importance de la participation aux scrutins, notamment pour les élections des Conseillers des Français de l’étranger en 2026. Elles appellent à voter massivement pour affirmer l’existence et les attentes des expatriés, dans un contexte où leur représentation est parfois menacée par une faible mobilisation.

    Les Français de l’étranger, atout pour la France

    Anne Genetet et Caroline Yadan saluent le rôle des expatriés comme “bâtisseurs”, “éclaireurs” et ambassadeurs de la France. Ils incarnent une France ouverte, universelle et tournée vers l’avenir, et leur expérience doit inspirer les politiques publiques. Hélène Conway-Mouret et Nathalie Coggia insistent sur la nécessité de tisser des liens et de refuser la division, pour une communauté unie autour de valeurs communes.

    Information et médias locaux

    Hélène Conway-Mouret et Caroline Yadan rendent hommage aux médias dédiés aux Français de l’étranger, qui jouent un rôle clé dans l’information locale fiable et le maintien du lien avec la France. Ils sont essentiels pour comprendre les préoccupations des expatriés et leur apporter une sérénité dans un monde incertain.

    Carte du monde
    Image illustration ©MAE

    Les Français de l’étranger, une force à défendre et à célébrer en 2026

    Alors que l’année 2026 s’annonce riche en défis, les vœux des députés et sénateurs des Français de l’étranger dessinent une feuille de route claire : protéger, représenter et valoriser une communauté trop souvent méconnue, mais dont le rôle est essentiel pour la France. Entre la défense des droits fondamentaux comme l’accès à la santé, à l’éducation, à la protection sociale et la revendication d’une place reconnue dans le débat national, leurs messages convergent vers un même objectif : faire des Français de l’étranger des citoyens à part entière, écoutés et respectés.

    Les enjeux sont multiples : réformer l’AEFE, garantir la résidence de repli, simplifier les démarches administratives, ou encore renforcer la participation citoyenne lors des élections à venir. Mais au-delà des mesures concrètes, c’est une vision qui se dégage, celle d’une France ouverte, solidaire et fière de ses expatriés, porteurs de ses valeurs bien au-delà de ses frontières.

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